Back to the discussion

in Entre deux voyages › Carnets de voyage

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Discussion started by Chouhibou on 2013-01-23

29 replies

English translation pending — showing the original.


Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Chouhibou · 2013-01-23

L’Inde ça commence par un chien prisonnier de la circulation, coincé contre le parapet central d’une 2X2 voies. Sa première tentative de traversée est repoussée par un bus. Deuxième tentative, deuxième bus. L’animal se glisse sous le châssis, yeux terrifiés. Une roue arrière lui happe une patte, immédiatement lui broie le corps et finit par lui faire éclater la tête.

Ca ne serait probablement pas très moral de s’attarder sur ce drame animalier, car depuis ½ heure et notre sortie de l’aéroport de Chennai, c’est le drame indien (humain !) que nous touchons du doigt. La misère qui longe la route, des cubes de béton qui tiennent lieu de maison, - des taudis -, et la vie qui se déroule sur un tapis d’immondices. 3 heures de taxi (carnet pratique à suivre) nous amènent à Pondichéry où la France a laissé quelques pans de sa culture. Le quartier français est agréable à arpenter. Les rues y sont relativement propres, relativement calmes, l’architecture souvent plaisante. Le quartier musulman (pas cité par le Lonely Planet qui nous guide) est lui aussi reposant et assez charmant. Au hasard de nos flâneries, nous tombons sur un chantier de rénovation d’une belle bâtisse ancienne. Les ouvrières portent des récipients remplis de gravier sur la tête. Ce pays, possesseur de l’arme atomique, d’une flopée de satellites, de chercheurs compétents, ne sait pas offrir une brouette à ses ouvriers. La ville moderne, 100% indienne, est toute proche. Les Indiens ont probablement inventé le klaxon et ils le font savoir, tout le temps. Autour du klaxon, ils ont ingénieusement construit des bus, des voitures, des camions, des motos (rarement plus de 150CC). Bien que la ville soit modeste en taille, la densité de population, l’absence de feux tricolores ou de stop font de la rue indienne le lieu d’une sacrée pagaille, un tintamarre plutôt joyeux. Dans le genre, le carrefour de la Bahadur shastu street avec la Mahatma Gandhi road est un must, spectacle garanti, peut-être plus encore à l’heure de sortie des écoles. Plus généralement c’est ça que nous avons aimé à Pondichéry, déambuler dans les rues sans véritable but, se gaver de ce spectacle inconnu sous nos latitudes occidentales. Le capharnaüm de la circulation est une attraction à lui seul : 3, 4 et jusqu’à 5 personnes sur un scooter, 10 enfants et un chauffeur dans un rickshaw, des carrioles, des voitures parfois de luxe, des vaches et là-dedans d’intrépides piétons. Dans la rue nous avons aussi aimé nous arrêter dans les bouis-bouis, pour, comme les indiens, profiter d’un café ou d’un thé au lait pour trois fois rien, quitte à le regretter un peu plus tard, au moment de courir vers les toilettes. Malheureusement les terrasses sont rarissimes et c’est debout qu’il faut le plus souvent profiter de la pause-café. D’autres échoppes, ou parfois des carrioles, proposent pour guère plus cher des samossas, brochettes ou petits plats. A Pondi nous avons aimé ceux de la plage où la promenade est bien agréable et très fréquentée le soir venu (1 petit plat pour 30 RPS, café ou thé pour 13 RPS avec 100RPS=1.50€).

Voilà. La rue, ce côté apocalyptique, ce grouillement, c’est ce que nous avons aimé au cours de nos premières heures indiennes. Et c’est cela même –augmenté tout de même de la misère et de la crasse exhibées à leur comble- qui doucement allait nous imprégner, nous emplir jusqu’à l’écœurement.

Trichy, à 5 heures de bus au sud-ouest de Pondi, est comme le reste, chaotique. C’est ici que je suis tombé malade, à ne plus rien pouvoir avaler. C’est vraiment dommage que cette cuisine orientale rende parfois malade à devenir repoussante car elle est le plus souvent savoureuse et nous avons apprécié la plupart des restos essayés (avec ou sans l’aide du LP). En ce qui me concerne, je peux même dire que de tous les pays que j’ai visité, l’Inde est celui où je me suis le plus régalé. Cette très temporaire indigestion ne nous a pas empêchés de visiter la ville. Le Rock fort temple, au pied duquel foisonnent notamment les boutiques à textiles, s’offre après une petite grimpette. Jolie vue de la ville au sommet, certes, mais on est quand même dubitatifs quant aux termes employés par le LP - « époustouflant »-, bon…, on peut rester mesuré non ? Au cours de la montée le monde tourne parfois à l’envers, et ce sont les touristes indiens qui insistaient pour nous prendre en photo. Ça, c’était un moment vraiment sympathique. Pour ma part le temple de sri Ranganathaswamy ne m’a pas transcendé. Il faut que je me rende à l’évidence : bien que curieux en matière de religion, l’hindouisme et ses kitschissimes édifices me laissent froid. Cette appréciation est évidemment (comme l’ensemble de ce journal) toute personnelle et Coralie, qui m’accompagne, a quant à elle plutôt aimé. Un indien francophone, armé d’un gros accent difficile à décrypter, nous a initiés à Shiva, Vishnu et quantité de leurs comparses. Ça avait l’air intéressant mais, je me répète, je suis un peu hermétique. J’ai déjà un peu de mal avec notre Trinité alors pensez bien que les Dieux qui se réincarnent à l’infini, ça m’épuise. Le tour à l’église de Lourdes ne s’impose pas, mais c’est tout près de là que nous avons pris le bus de ville pour rejoindre notre hôtel. Nous avons choisi d’excursionner une journée à Tanjavore en gardant notre base de Trichy, pourtant peu reluisante. Il s’agit là aussi de découvrir un temple hindou (Brihadishwara), mais cette fois-ci le charme du lieu opère mieux. Probablement parce que les statuettes, monochromes, qui ornent les édifices sont beaucoup moins kitsch ( ?). Par contre vous pouvez vous dispenser de la visite du Palais, un peu plus loin dans la ville (ville bruyante, polluée, crade…rien de neuf). Cette visite frise le foutage de gueule.

De Trichy nous avons rejoint Maduraï le 22 décembre, lendemain du jour de la fin du monde si l’on en croit les mauvais traducteurs des tablettes mayas. Ici en Inde, c’est tous les jours l’apocalypse, à Maduraï comme ailleurs. Une petite semaine après notre arrivée, l’Inde nous semble être le pays du trop : · Trop de monde · Trop de bruit · Trop de pollution · Trop de crasse · Trop de puanteur · Trop de misère Et quand il vous semble que vous avez choisi le bon hôtel –clean, calme, personnel à l’écoute- ben non, re-mauvaise pioche, un groupe électrogène démarre tôt sous votre fenêtre, très tôt le matin, et c’est la petite goutte de « trop » pour votre coéquipière qui là, pète un plomb, se demande ce qu’elle fout là, c’est quoi ce pays de tarés, quand est-ce qu’on rentre. Ce qu’on peut faire dans ce cas-là c’est prendre sur soi, se dire que ce pays ne peut pas se résumer à ça. Alors on espère, malgré le manque de signaux rassurants, on prend effectivement sur soi, et on replonge dans la rue –crasse évidemment- qui mène au temple de Sri Meenakshi. On se déchausse, on entre par l’une des 4 portes, on parcourt différentes salles et couloirs, on croise du monde, beaucoup de monde dont pas mal en pèlerinage, mais ça ne nous bouleverse pas. Nous quittons donc Maduraï sans regret et plein d’attente de notre prochaine étape.

Au cours des 2 premières heures de notre périple vers Munnar, le paysage est identique à ce qu’il a été depuis Chennai. : plat, désespérément. Les rares reliefs aperçus jusque-là tiennent plus, comme le souligne ma belge accompagnatrice, du terril que de la véritable montagne. Mais bientôt, ouf, la route s’élève, s’élève encore, parfois vertigineusement. Le paysage prend de nouvelles couleurs, le visage de Coralie aussi, la température devient douce. Le bus se traîne à 20 km/h, si, si, sur ces pentes abruptes mais l’essentiel est ailleurs : nous changeons doucement de pays. Et c’est vrai administrativement aussi, puisqu’une barrière en bois, frontière désuète, nous indique que nous quittons le Tamil Nadu pour le Kérala. A Munnar le sort semble s’acharner, tous les hôtels que nous visitons sont complets pour plusieurs jours. Cette fois nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous-mêmes : 2 jours avant Noël, les indiens sont nombreux à prendre des vacances et eux aussi aspirent au calme qui manque tant aux villes. Nous trouvons à nous loger à 7 km de Munnar. A 4000 RPS (60 euros tout de même !!), on s’attendait à un confort en proportion. Non. Nous sommes en Inde et pour 60 euros, votre balcon surplombe un tas d’immondices odorants… Au-delà de ces déboires et malgré ce que je viens d’écrire, Munnar aura été un grand bol d’air. Enfin…toutes proportions gardées hein ! Munnar est une petite ville encombrée, sale et bruyante, mais dans une certaine mesure. Acceptable. Surtout, il y a autour de Munnar les jolies plantations de thé, des montagnes qui ont de la gueule. On ne vous conseillera jamais assez de louer un scooter et de prendre la route par vous-même (plutôt que de louer un rickshaw), puis les routes transversales. Au hasard vous tomberez sur quelques très beaux paysages, une rivière où les hommes et les femmes sont affairés à laver dans la rivière le linge des grands hôtels, une petite fête de village, une terrasse riquiqui où le thé se boit en compagnie des chèvres. Loin du tumulte, loin des touristes, nous avons vécu là nos meilleures heures indiennes, 2 jours à sillonner la région au guidon de notre engin.

Personnellement j’appréhendais beaucoup le retour dans la plaine, mais côté ouest cette fois-ci. Kochi est en effet une grosse ville. Mais, au sein de la pagaille habituelle, fort Cochin est un quartier plutôt calme. A toute médaille son revers, fort Cochin est très touristique et, par exemple, nombre des restaurants ne sont fréquentés que par les occidentaux (et les prix s’en ressentent, la cuisine aseptisée aussi). Pour autant les indiens ne sont pas absents de la ville. Ils s’agglutinent au plus près de la mer où les échoppes (en-cas, jus de fruits..) sont légion. Nous avons goûté là notre premier concert hard-rock indien, ça déménage, loin des mélodies à l’eau de rose entendues dans les bus. La mer c’est aussi l’occasion pour des flopées de parents de laisser les enfants jouer dans l’eau ou sur le sable. Cela reste intrigant tout de même, si loin de notre culture, de le faire à quelques mètres d’une eau saumâtre, puante de pollution. On peut facilement échapper au flot de touristes, par exemple en rejoignant à pieds le quartier juif. La balade n’a rien d’exceptionnel mais c’est la vie de tous les jours qui se déroule là, et si on voyage, c’est aussi pour être témoin de ça. Le quartier juif en lui-même est à nouveau très touristique, et c’est l’endroit qu’il vous faut si vous souhaitez ramener quelques antiquités en France (toujours très pratique en sac à dos). Notez que le palais et la synagogue sont fermés le vendredi et le samedi, nous on ne l’avait pas noté. La pierre tombale vedette de l’église St François ne ressemble pas à grand-chose. Il n’empêche : un amoureux du voyage ne peut pas passer à proximité de la tombe de Vasco de Gama sans lui rendre un petit hommage. Il n’y a que des bonnes raisons d’aller faire un tour sur Vypeen island, à 5mn de ferry de fort Cochin. Il y a d’abord une jolie promenade à y faire en front de mer, étonnamment propre et bien aménagée (le contraste est saisissant avec le « versant » fort Cochin). Ici les pêcheurs ne mettent pas en action les grands filets chinois pour amuser les touristes, car il n’y en a pas. En continuant on se perd dans des ruelles étroites où voitures et scooters n’ont apparemment pas droit de cité. Le quartier est franchement bourgeois, calme. En rejoignant la route principale, le bus nous amène pour des clopinettes à Cheraï beach. Le temps d’y arriver on s’étonne du nombre d’églises et on traverse nombre de canaux, comme un premier aperçu des backwaters, notre prochaine étape. La plage est elle aussi étonnamment propre. Cependant si les détritus vous manquent, il suffit de s’approcher des quelques cabanons qui vendent des en-cas (5RPS, une misère), à déguster sous un parasol. La mer n’est pas turquoise mais ni les indiens ni les occidentaux n’hésitent à s’y baigner. Et si je n’avais pas oublié mon maillot, je n’aurais pas hésité. Avant de quitter fort Cochin nous avons visité un lieu d’expo de la biennale. Les artistes « art contemporain » prouvent que l’Inde ne se contente pas des traditions et des clichés, comme auparavant les hards-rockers.

Allepey est une petite ville, bruyante en son centre comme les autres. Les canaux y sont très pollués mais, pour profiter pleinement des backwaters, il ne faut pas s’éloigner de beaucoup. Nous avons loué ici une barque et son rameur pour 8 heures. Les éloges du LP sont cette fois-ci justifiées et, après avoir suivi le chemin qu’empruntent tous les bateaux, notre embarcation se faufile dans les plus petits canaux, loin du bruit des moteurs. Un vrai chouette moment, bucolique à souhait, même si le passage des touristes à quelques mètres de leurs habitations semble parfois incommoder les autochtones (on se met facilement à leur place). On profite donc un peu gênés du quotidien des habitants, rien de très exaltant au fond, le train-train des gens qu’on devine modestes : · . Martine lave son linge à la rivière · . Martine lave sa vaisselle à la rivière · . Martine lave ses cheveux à la rivière · . Martine papotte avec les voisins près de la rivière · . Martine a même pas peur des serpents de la rivière Nous avons (très très bien) déjeuné dans une gargote située sur un minuscule îlot émergeant d’un « étang » splendide, étonnamment ignoré des autres bateaux, le top. Le soir, la plage d’Allepey est semble-t-il le lieu de rendez-vous de toute la population locale. Jeunes, moins jeunes et familles se retrouvent là dans une ambiance très bon enfant. Quelques touristes sont noyés dans la foule indienne, curieuse de notre présence. Les échanges sont sympathiques. On s’aperçoit au fil de notre séjour que l’inde n’est pas si caricaturale qu’on veut bien le croire depuis l’occident. Il y a par exemple une vraie classe moyenne en Inde, des gens qui, sans rouler sur l’or, ont un niveau de vie « correct ». Et même si la misère n’est jamais loin, on côtoie beaucoup de ces gens-là qui, notamment, ont les moyens de se payer quelques jours de vacances dans leur propre pays (qui ne résume donc pas à une classe de très riches et une classe de pauvres). Un chiffre lu dans le journal est éloquent : 54% des habitants de Dehli ont un portable ! Les jeunes se baladent souvent les écouteurs d’un MP3 aux oreilles. En marchant de notre logement vers le centre-ville, nous sommes passés devant une grande église, à l’heure où la messe commençait. Nous nous sommes invités. L’église est remplie. On se déchausse à l’entrée, hommes à gauche, femmes voilées à droite. Beaucoup de chants, plutôt agréables. Une statue de Jésus (et quelques autres) est dévoilée au bout de 10 minutes, de façon très théâtrale. Chacun se recueille. C’est assez émouvant au fond de voir cette foule unie dans la communion, dans une célébration à la fois proche de la nôtre (catholique) et en même temps très éloignée (indienne).

Pour rejoindre le sud du Kérala depuis Allepey, nous avons choisi l’option bateau. Bonne pioche. Ça n’est évidemment pas la solution la plus rapide puisque la croisière dure 8 heures mais c’est assurément la plus agréable. On passe par différents paysages et par moments on se croirait en pleine jungle. Un chouette périple dans les backwaters pour une somme très modique. A ne pas manquer si vous êtes dans le coin. C’est sur ce bateau que nous nous sommes rendus compte de la quantité d’illuminés (occidentaux) qui viennent en Inde pour s’extasier gourou, méditer gourou, et même lui faire coucou au gourou (c’est du côté des backwaters que vit la grosse dame, vue à la télé c’est dire, qui vous prend dans ses bras pour quelques secondes, certes, mais en réalité pour une éternité de spiritualité). Nombre de ces jeunes gens ont ici cette gourou-attitude, une quête de l’essentiel si je comprends bien qui me laisse tout de même perplexe, un peu plus encore lorsque l’on voit ces mêmes jeunes gens consulter internet sur leur portable en sirotant un Coca Cola. C’est étrange il me semble de chercher la sérénité, la plénitude, dans un pays rongé par la misère et la corruption, envahi de détritus et de vacarme même si l’Inde, évidemment, ne se résume pas à ça.

Je n’ai pas grand-chose à dire sur Kollam où nous avons débarqué avant de poursuivre vers le sud. Un petit mot tout de même pour signaler la malhonnêteté des conducteurs de rickshaws qui vous assurent, sur la tête de leur descendance, qu’il n’existe pas de bus pour Varkala et que le mieux est d’y aller…en rickshaw ! Heureusement, ce genre de comportement est rarissime en Inde, mais pas à Kollam.

Le bus vous dépose en une petite heure et pour quelques roupies au village de Varkala. De là un rickshaw vous dépose près de la falaise où se concentrent les hôtels à touristes, les restaurants à touristes, les boutiques à touristes. Que dire de Varkala (je parle ici du quartier de la falaise) ? C’est un endroit pour oublier l’Inde quand on en est fatigué. C’est un endroit où vous mangerez à l’occidentale, où vous trouverez facilement une bière fraîche ce qui n’est pas gagné en Inde. C’est un endroit doté d’une promenade en bord de falaise, en bord de terrasses, à laquelle on peut trouver un certain charme. C’est un endroit qui garde de l’Inde, tout de même, une mer chaude, des cocotiers, des saisonniers indiens. C’est un endroit où on trouve beaucoup de bouquinistes car de prime abord il n’y a pas grand-chose d’autre à faire à Varkala qu’à filer à la plage au pied de la falaise, et alterner lecture et baignade. En ce qui me concerne c’est un endroit où, rapidement, l’Inde me manque. Pour la retrouver un peu, on peut marcher au hasard des ruelles, derrière les hôtels de 1ère ligne. On trouve là quelques bouis-bouis indiens mais qui tous, tout de même, font quelques concessions aux occidentaux qui font vivre le quartier. Pour la retrouver mieux, l’Inde, on peut prendre un bus depuis Temple junction pour la ville qui ne casse rien mais où les indiens vivent et mangent – ouf- indien. Et pour la trouver belle, l’Inde, vous poursuivrez vers le nord la promenade qui longe la mer (qui reste donc sur votre gauche). Bientôt les falaises s’effacent, la foule de touristes et la foultitude de restaurants aussi. Quelques baraques de pêcheurs. Filets étendus sur le sable. Une terrasse. Enfin, une vraie terrasse. Comme on aime, idéale pour prendre un thé, il faudra vous y faire, devant la mer. Et puis, en poursuivant, de temps en temps une autre terrasse, quelques hôtels clairsemés aux bungalows noyés dans la palmeraie. Et devant, LA plage d’Odayam. Des touristes certes, mais pas de grandes concentrations. Et puis des indiens, pour la plupart pêcheurs, dont la seule préoccupation est de ramener sur la plage, à la force des bras et par équipes d’une vingtaine de personnes, les filets déposés un peu plus tôt à plusieurs centaines de mètres du rivage. Une technique de pêche étonnante et rudimentaire à laquelle on peut participer, les bras supplémentaires n’étant pas de trop. En poursuivant le long de la mer, on remonte sur des falaises où les indiens ont repris leurs (mauvaises) habitudes : balancer leurs ordures n’importe où. Mais si on insiste sur ce chemin, on aperçoit une nouvelle plage. Avant d’y parvenir on tombe sur un petit hôtel, le « 8 wonders » au moment où ma coéquipière tombe, elle, sur les fesses et assez douloureusement sur le poignet. Une des 2 jeunes propriétaires, sympathique hollandaise, nous dépanne d’un peu de glace à appliquer sur la blessure. C’est l’occasion de discuter et d’apprendre qu’elles ont racheté cet ensemble de bungalows alors en ruine il y a 4 mois, ont ouvert il y a un mois. Et, miraculeusement, dans cet endroit relativement isolé en bordure d’un petit village, sans publicité, sans site internet, les touristes sont présents. Et, à lire le livre d’or, particulièrement enchantés de leur séjour. Un bel endroit qu’on recommande et qui fait rêver les routards qui, un jour, souhaitent eux aussi accueillir les touristes dans leur propre gîte, quelque part sur cette planète. Il n’y a pas grand-chose à faire, je vous l’ai dit, à Varkala, si ce n’est se reposer. Alors nous sommes revenus plusieurs fois sur la plage d’Odayam pour observer les pêcheurs, comprendre leur technique, vérifier que leur prise, cette fois encore, est bien maigre, et puis aussi pour profiter du soleil et jouer avec les rouleaux que font les vagues comme dans une lessiveuse, version essorage.

La route qui mène en 2 heures à Trivandrum, capitale du Kerala, n’est pas particulièrement agréable. Voilà une ville qui n’a pas grand-chose à offrir aux touristes mais qui nous a bien plu. Nous avons donc marché au hasard des rues, découvert le petit Connemara market. La visite du zoo fait une balade pas désagréable mais les conditions de vie de certains animaux font peine à voir.

Pour rejoindre Chennaï, nous avons choisi le train. 17 heures de voyage en classe 2AC (la deuxième en partant de la plus confortable). A ce prix vous partagez avec 3 autres voyageurs et quelques cafards un « compartiment ». Les couchettes sont dures, les draps et couvertures sont fournis. Le « super fast » de 17h10 laisse largement le temps d’admirer le paysage si vous avez la chance d’être assis devant une fenêtre propre, ce qui n’est pas gagné. Plats et boissons sont proposés par des vendeurs ambulants dans le train. Ce long voyage nous a permis d’échanger avec un jeune indien installé depuis 5/6 ans aux USA. Une vision intéressante de son propre pays par quelqu’un qui connait aussi le mode de vie occidental. Le paysage défile, les détritus longent sans fin la voie ferrée. Chennaï : Ville chaotique, sale, bruyante. Bidonvilles. Canaux servant de décharges. Le contraste est saisissant entre Tamil Nadu où nous sommes de retour et Kérala d’où nous venons. L’impression (définitive ?) que le Tamil Nadu n’offre pas de répit en terme de crasse, de vacarme, de misère (avec, comme exception confirmant la règle, les quartiers français et musulman de Pondichéry). Au Kérala, même si tout est très loin d’être parfait les efforts en terme de propreté sont encore timides mais réels, les gens paraissent globalement plus riches, le pays plus calme. Il faut tout de même reconnaître à l’administration de Chennaï un grand sens de l’humour : l’immense gare routière Moffusil est ISO-9001, fallait oser.

Nous voici au terme de notre voyage, à Mamallapuram, qui affiche moins de 15.000 habitants, donc relativement calme. En s’approchant de la mer on s’interroge beaucoup sur les indiens et cette espèce de complaisance à vivre à proximité immédiate, quand ce n’est pas sur les détritus : l’accès à la plage est juste immonde, ce qui n’empêche pas les pêcheurs de réparer ici leurs filets, trier les poissons. Même si c’est là que nous logeons, le quartier touristique offre peu d’intérêt avec sa succession d’hôtels, de restaurants branchés et de boutiques. Malheureusement les temples ne nous ont guère plus ému (et là on s’interroge sur la surenchère de superlatifs employés par les guides, LP comme routard). En attendant notre avion de retour pour Paris nous avons tout de même apprécié le calme du patio de notre hôtel, les balades autour des temples et même le long de la plage en allant vers le nord, devant les beaux Resorts parce qu’ailleurs c’est juste dégueu. Au sud du temple du rivage, nous sommes tombés sur une foule de toute évidence en pèlerinage. Un joli moment à voir ces femmes et surtout ces jeunes hommes jouer dans quelques dizaines de centimètres d’eau de mer alors que, de toute évidence, ils ne savent pas nager.

Nos 27 jours passés dans le sud de l’Inde du sud prennent fin. Mes (nos) sentiments sont très partagés et contrastés. Quand on marche dans la rue indienne, on est souvent heurté, choqué ou attristé par la crasse parfois immonde, la puanteur abjecte, le vacarme assourdissant, l’insupportable misère. Mais, dans la même rue, quelques mètres plus loin, les alléchantes odeurs des épices cuisinés vous invitent à pénétrer dans une cantine et vous régaler sous les yeux bienveillants des serveurs toujours trop nombreux. Pour moi, l’Inde est pareille à sa rue : souvent incompréhensible, indigeste, horripilante, mais aussi parfois aguicheuse, souriante, étonnante… et délicieusement épicée.

(Le carnet pratique suit)Chouhibou

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Chouhibou · 2013-01-23

Carnet pratique Inde du sud.

Nos étapes : Chennaï-Pondichery-Trichy-Tanjavore-Maduraï-Munnar-Cochin-Allepey-Kollam-Varkala-Trivandrum-Chennaï-Mamallapuram. Nous avons voyagé pendant la « high season » voire la très haute saison (entre Noël et nouvel an). Mes coups de cœur : · La cuisine indienne. Gros miam à peu près partout. Les « hôtels » indiens sont en fait des espèces de cantines. On y mange avec les doigts des trucs tous plus succulents les uns que les autres. Parfois une carte en anglais, parfois pas. Mention spéciale au Guru’s hôtel à Munnar, mon préféré, qui est devenu notre base. Non référencé dans le LP (qui a dit tant mieux ?). Les repas sont partout très bon marché, moins de 3 euros en général. Les serveurs prennent souvent le temps d’expliquer ce qu’on va trouver dans notre assiette. Un grand nombre de restos sont végétariens. · Les environs de Munnar en scooter · Le hochement de tête made in India pour dire « ça va bien » · Les backwaters · La plage d’Odayam · Les cafés ou thé (au lait si vous ne précisez pas) à boire debout dans la rue, en compagnie des indiens. Coût : Ce périple de 27 jours nous a coûté 22.70 euros/jour/personne, frais bancaires inclus. On aurait pu s’en tirer moins cher en voyageant en dehors des vacances, en évitant 1 ou 2 hôtels chers. Donc sans fréquenter les taudis, en mangeant à sa faim et en s’autorisant quelques visites on peut facilement s’en tirer pour 20 euros/jour. Change et argent : 100 roupies (rps) valent grosso modo 1.50 euro (avec frais bancaires). Les DAB (ATM) sont assez fréquents dans les villes. On peut rarement retirer plus de 10.000 rps. On peut rarement payer avec la VISA (sauf à fréquenter des hôtels haut de gamme). Quelques prix : · Taxi Aéroport Chennaï-Pondi 2600 rps (3 heures, réservé par l’hôtel). 2500 rps pour aller de Munnar à fort Cochin. 1100rps de Mamallapuram à l’aéroport de Chennaï (1h30) · Rickshaw entre 20 et 100 rps en fonction de la course · Bus intervilles : entre Pondi et Trichy 112 rps pour 5 heures, je crois que ça a été le trajet le plus cher · Bus de ville : 4,5,6, et jusqu’à 9 roupies · Scooter à Munnar : 1 seul point à notre connaissance : allez au Royal retreat hotel. Un monsieur qui bosse là loue des scooters pour 350rps/jour (+ petrol). On le conseille vivement (04865231113 ou portable : 9447220648) · Ferry à fort Cochin-Vypeen island : 2rps (ayez la monnaie !) · Barque (canoë) dans les backwaters : Splendide ! (mais vous trouverez moins cher que les 3000rps qu’on a payé pour 8 heures de barque). Loué via l’hôtel cf plus bas. · Bateau Allepey-Kollam : 300rps (+ repas quelconque 100 rps). Magnifique ! · Train trivandrum-Chennaï : Une expérience. 1735 rps/pers en couchette pour 17h en classe 2AC. · Soins ayurveda : 1500 rps pour la totale (1h30). Coralie a aimé · Petite restauration : Petit plat en rue 30 rps, 2 samossas 10 rps, 2l d’eau minérale 25 rps (15 à 20 pour 1l), jus d’orange frais 40 rps Guides : On a voyagé avec le LP et on a consulté une fois le routard en croisant une française. Evidemment ils sont parfois d’un précieux secours. Mais il ne faut pas hésiter parfois à se fier à son instinct. Sur Mamallapuram c’est juste honteux : ces 2 guides ne citent que des restos à touristes alors qu’il y a des cantines indiennes vraiment bonnes dans le village (essayez le Guru : suivez la route principale (east raja) vers le nord et prenez la ruelle juste derrière le château d’eau. On s’est régalés. Il y en a d’autres très bien aussi). Drague : Si vous êtes jeune et blonde il va falloir supporter les jeunes hommes, de toute évidence tous en manque. Ils sont parfois lourdingues, c’est peu dire. A bien y réfléchir ils doivent être aussi lourds avec les brunes… Nos Hôtels : · Pondi : Dumas guest house. Tenu par une franco-indienne. Chambre spacieuse. Calme. 4944 rps pour 2 nuits pdj inclus. (cf sur le net) · Trichy : Ramyas hotel 1100 rps/nuit pdj inclus. Pour les nostalgiques de l’Union Soviétique. Calme quand le voisin est absent, quand la robinetterie n’est pas sollicitée, quand les employés se souviennent qu’ils bossent dans un hôtel, quand le groupe électrogène fait une pause (boules Quiés conseillées). Cf LP · Maduraï : hôtel Keerthi (cf LP). 1600 rps. Chambre clean. Mais ça a été le groupe électrogène de trop pour Coralie Evitez le Surya restaurant si vous aimez la cuisine indienne mais pas si vous souhaitez échanger avec d’autres touristes occidentaux (cf LP) · Munnar : à 7km le Mist’Inn Resort est à éviter. A moins que vous n’aimiez dépenser 60 euros pour avoir une chambre qui surplombe le gros tas d’ordures. Ensuite nous avons changé pour le Sree Venkateswara, limite côté propreté, 1200 rps/nuit, ça dépanne mais rien de plus (grand prix du matelas le plus dur) · Fort Cochin : Spencer home (cf LP). Nickel. 2000rps/nuit sans pdj. Internet et wifi gratuits. On recommande. Le « champs de manœuvre » dont parle le LP, devant l’hôtel, est en fait un terrain de sport fréquenté par les jeunes qui y jouent, au foot ou au criquet. Sympa. Le Casa Linda (cf LP) est un resto très bien (cuisine et service). Par contre restos au plus près de la mer et de l’animation insipides. A Kunnumpuram junction vous trouverez les cantines indiennes qui vont bien (D3 dans le plan du LP). On a testé le lucky star, bien. Service pas franchement jovial mais efficace. Prix minis made in India (326rps pour 2, comptez pas loin du triple dans les restos à touristes) · Allepey : le Tharayil tourist home est bien mais je ne me souviens plus du prix (raisonnable, genre 1500rps). Tout près (25 mètres) du Sona héritage cité dans le LP (les rickshaws connaissent le Sona et pas forcément le Tharayil). On peut vous faire à manger, vous fournir une bière, un jus de fruit frais… Propose des sorties sur backwaters. C’est ce qu’on a choisi mais ça nous semble très cher (on avait une grosse flemme de comparer les prix, et puis c’était la veille du jour de l’an…). En repassant devant le Sona, faites encore 25 mètres et arrêtez-vous au Jiya hôtel : micro-cantine locale de chez locale, petits plats (miam le egg roast du petit dej). J’adore. · Kollam : le Nani hôtel est cher (3250rps). Chambre très confortable mais impersonnelle. Ca peut dépanner et ça nous a dépanné. Quelques chambres moins chères (2000rps) mais c’était complet. Pdj inclus. On a mangé au « Indian café house » assez proche et dont le LP fait …tout un plat. Envoyez moi les types qui ont écrit le guide je leur ferai découvrir de vrais bons restos indiens. Les serveurs portent une coiffe certes ridicule mais en plus pleine de vieilles tâches de graisse. · Varkala : On a négocié 4 nuits pour 6000rps au « Dream Shore beach resort », en léger retrait (30 mètres) par rapport au restaurant Tratorria cité dans le LP. Chambre simple, propre, correcte, vue sur la mer et terrasse sympa si vous êtes à l’étage. Il y a aussi des bungalows. Au hasard des ruelles à l’arrière des hôtels qui longent la falaise vous pourrez tomber sur la petite cantine indienne « Amantha ». N’hésitez pas à y prendre un repas (tarifs raisonnables par rapport aux restos de la falaise. · Trivandrum : On a trouvé le Princess Inn (cf LP) par hasard. 1125 rps pour une chambre correcte. Ici on loue la chambre pour 24h (arrivés à 15h, nous repartons à 15h le lendemain, pratique si comme nous vous attendez un train l’après-midi à 17h). · Mamallapuram : le meilleur qualité/prix de notre voyage. 700 rps/nuit pour une chambre très correcte au « Villa Manikandan guest house », tenu par une française. Le patio est particulièrement agréable. Jus de fruits et bière au bar, on n’a pas testé le resto. Il est visible sur tripadvisor ou http//enchemins.free.fr/manikandan. On vous le conseille. Il est tout près du Sea breeze cité par le LP, dans Othavadaï cross street. Dans la petite ruelle presque en face de l’hôtel, à 20 mètres il fait bon boire un thé massala en grignotant un sablé chez « Mery », petit boui-boui qui ose faire de l’indien au milieu des hôtels et restos à occidentaux.

Tous ces hôtels sont équipés de ventilateurs, nécessaires en dehors des zones de montagne. Les chambres avec air co sont un peu plus chères.

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Traveltom · 2013-01-23

super récit , je part le 1er Mars pour 3 mois dans le sud et ton carnet me serra très utile merci 😉

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Filou1761 · 2013-01-23

salut mon cousin ! ben tu vois, c'est un pays qui ne m'a jamais attiré, et bien ton récit me conforte dans l'idée qu'il y a beaucoup d'autres pays à visiter avant celui-là ! Mais toujours bien raconté ! bises @+ Philippe

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Xinzano · 2013-01-24

Merci d'avoir pris le temps d'écrire ( et bien ) ce récit intéressant et détaillé de ton périple dans le sud de l'Inde. J'apprécie ce regard un petit peu décalé qui prend du recul sans être dénué d'humour.

Même si je dois bien avouer que la première partie de ton récit sur la circulation n'est pas des plus rassurantes... Du moins en ce qui me concerne ( et pour les chiens aussi ) car je pars la semaine prochaine faire un trajet assez similaire mais je le ferai entièrement à vélo.

Avant de quitter fort Cochin nous avons visité un lieu d’expo de la biennale. Les artistes « art contemporain » prouvent que l’Inde ne se contente pas des traditions et des clichés

Pourrais-tu nous en dire plus sur la "biennale" ? Je serais assez intéressé par une exposition d'art contemporain.

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Mékong · 2013-01-24

salut Didier

j'aime beaucoup ce petit récit décalé, politiquement incorrect qui ferait grincer les dents des "fous de l'Inde". j'ai fait ce parcours. La location de scooter à Munnar je n'avais pas vu. La gare ISO à Chennai, c'est la même chose à Madurai 🙂 très jolie conclusion aussi bravo

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

LaLee · 2013-01-24

Merci pour ce récit, j'aime bien votre style aussi, c'est gai à lire. Moi-même je me tâte toujours: aller en Inde ou pas. Un jour, je vois de magnifiques images, je lis des trucs très positif et je me dis "faut vraiment que j'y aille". Puis une autre fois, je vois d'autres photos ou je lis des retours de voyage qui me découragent...du coup je n'ai pas encore mis le pied dans ce très grand pays. Je viens de voir le film "Life of Pi" de Ang Lee, que j'ai beaucoup apprécié. L'histoire débute en Inde à Pondichery et les images des plantations à Munnar étaient splendides. Bref, ça me donnait à nouveau envie de tenter l'Inde.

Avez-vous eu bcq de problèmes de tourista? j'entends souvent autour de moi qu'on est facilement malade à cause de la nourriture et du manque d'hygiène...quelle est votre expérience?

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Hermine82 · 2013-01-26

J'ai passé un bon moment à lire votre récit en revivant mon dernier voyage en Inde du Sud (2003). Curieuse, je viens de lire vos autres textes sur le Chili. Toujours aussi empreints d'humour! Merci

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Ozalid2 · 2013-01-26

Je viens d'y passer 15 jours et mes intestins s'y sont mieux porté qu'en Belgique :-) Parfois je me demande ce qu'on nous vend ici, franchement. J'ai juste pris soin de ne boire que de l'eau en bouteille dont je me servais aussi pour me laver les dents et rincer ma brosse à dents. Pas de soucis non plus avec les sodas en bouteille ni avec le thé ou café même au lait. J'ai mangé peu de viande et ai évité les glaçons. Vous pouvez partir le tube digestif rassuré:-)

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Huguetter · 2013-01-27

Bonjour et merci pour votre message ! Juste une petite question :ou se trouve la plage d' ODAYAM par rapport a Varkala et comment y acceder ?

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Icicoco · 2013-01-28

Je suis la compagne de Chouhibou, celle qui a craqué nerveusement après 5 jours dans ce pays... épicé! Mais qui a davantage aimé la suite (heureusement!).

Pour la plage d'Odayam: Prendre la promenade aménagée (pavée) en bord de mer vers le nord (c'est-à-dire en laissant derrière vous les restos/bars et la plage touristique et la mer est à votre GAUCHE lorsque vous marchez). Durée environ 15 minutes.

Etapes successives: - allée pavée sous les palmiers, mer à gauche, sans plage, juste des rochers - passage dans le sable avec petite anse, maisons de pêcheurs, pêcheurs, filets, barques - petit resto sur la droite, avec terrasse sur la digue en face - 500 m dans le sable, palmiers - terrasse + échoppe + hôtel + bungalow + pêcheurs - c'est là, juste après Attention aux vagues!

Bon séjour!

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Icicoco · 2013-01-28

Bonjour,

Nous (Choohibou et moi) avons suivi les mêmes règles que Ozalid: uniquement de l'eau en bouteille (on demandait les jus de fruits sans glaçons... au début... puis finalement on les préférait frais, donc tant pis c'était avec glaçons... et c'est passé).

Pour le reste, on a absolument TOUT goûté et cela même dans des gargottes absolument peu hygiéniques.

Il a juste fallu un petit temps d'adaptation (notamment à l'aspect spicy!!! des plats). L'un et l'autre avons été "dérangés" après 4-5 jours mais tout est rapidement rentré dans l'ordre (vive immodium et cie.).

Le riz, aliment de base et quotidien, doit avoir pas mal arrangé le transit :-)

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Icicoco · 2013-01-28

Houla!!! A vélo!! Peut-être avez-vous l'habitude de ce genre de pays avec ce genre de transport... mais personnellement je ne m'y lancerais pas! Pollution, traffic, absence de code de la route, absence d'attention des chauffeurs, proximité avec les odeurs, longues distances sans rien de très intéressant, ... Mais j'imagine que vous avez bien préparé votre voyage et que l'aventure continue malgré tout à vous tenter! Courage alors!

Concernant la biennale de Cochin: d'après notre souvenir (chouhibou et moi) cet événement dure jusque mi-mars. Pour quelque chose comme 1,50 euros, vous achetez un pass qui vous permet d'accéder à 4-5 lieux dans la ville (dans d'anciens bâtiments coloniaux) pour une durée illimitée. Ce qu'on a vu était très étonnant, très original (vidéo, animation, création d'objets, ...).

Bon voyage!!!!

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Xinzano · 2013-01-29

Merci Icicoco pour ces précisions sur la biennale 😉

PS : Je n'ai pas vraiment "l'habitude de ce genre de pays avec ce genre de transport" mais si je l'avais, j'y trouverais sans doute moins d'intérêt ...

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Chouhibou · 2013-01-31

Salut,

Comme te le souffle Icicoco, mais avec d'autres mots, il faut être un peu toqué-timbré pour se lancer dans la visite de l'Inde en vélo. Mais c'est ça qui est bon aussi dans les voyages, se laisser aller à ses envies, en oubliant les bons conseils des gens avisés. Bon voyage donc (et bon courage !)

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Chouhibou · 2013-01-31

Merci pour vos compliments (à Traveltom aussi). C'est sympa de savoir que mes récits sont appréciés et qu'ils servent à d'autres.

Et très très sympa d'aller lire mes écrits plus anciens. Dans ce cas là, faites y une petite réponse, ça les fera repasser en tête de gondole 😉

Merci encore Didier

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Chouhibou · 2013-01-31

Sakut Eric, Moi aussi je m'attendais à ce que les inconditionnels de l'Inde me répondent sèchement. Mais je n'ai que des éloges ! Peut être parce que j'ai pris soin de préciser qu'il s'agit de mon ressenti, et bien évidemment pas d'une vision objective de l'Inde.

En tout cas merci de ta critique très positive.

Concernant la location de scooter à Munnar, pas étonnant que tu ne l'aies pas vue. C'est parce qu'on ne la voit pas ! Il faut vraiment aller à l'hotel indiqué et demander à la réception. Aucun scooter (ou moto) à louer n'est visible depuis la rue.

Didier

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Chouhibou · 2013-01-31

Bonjour Nathalie,

Avant de "tenter" l'Inde, je pense qu'il faut vraiment se demander de quoi on a envie. Sérieusement et à tête reposée. De toute évidence savoir que certains aspects vont être "durs" ne suffit pas (on se doutait bien nous mêmes en partant qu'on n'allait pas atterrir aux Bahamas).

Pour te rassurer, et malgré donc quelques moments difficiles, soit sûre que pour nous ce voyage est et restera un bon souvenir. Quand on part à la découverte d'une culture étrangère, il faut être prêt à ne pas adhérer à certains pans de cette culture (même si c'est lourd parfois). Je vois que tu as déjà bourlingué. Je pense que l'Inde viendra "naturellement" un jour (ne pas se forcer !).

Didier

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

LaLee · 2013-02-01

Bonjour Didier, Merci pour ta réponse et tes conseils. Je pense que tu as tout à fait raison, c'est une destination qui va encore mûrir un peu dans ma tête et qui a un moment s'imposera naturellement. Bonne journée!

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Chouhibou · 2013-02-01

Un dernier petit mot pour te dire, Nathalie, que ça fait déjà quelques temps qu'on envisage la Jordanie comme une future probable destination. Et qu'on l'envisage encore un peu plus depuis que nous avons jeté un oeil sur ton blog (Bravo pour les textes à la fois sobres et enthousiasmants, et bravo évidemment pour les photos)

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Kola · 2013-02-01

Je suis la compagne de Chouhibou, celle qui a craqué nerveusement après 5 jours dans ce pays... épicé! Mais qui a davantage aimé la suite (heureusement!).

(... Moi je me souvenais de ça ... Que le chemin continue alors... paisible et lumineux. 🙂 ... )

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Chouhibou · 2013-02-01

Wouahou, ça me touche beaucoup que tu te souviennes de ce post 😊. Nous avons fêté nos 5 ans d'aventures communes le 1er janvier, en Inde. Merci Kola !

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Grandpope44 · 2013-07-09

Et hop de nouveau ce post en tête de liste car votre compte rendu m'a beaucoup plu. Je vais certainement m'en inspirer un peu car je pars 3 semaines dans le tamil nadu et le kerala et cela dans exactement 3 SEMAINES . Merci 😏

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Chouhibou · 2013-07-11

Salut et merci pour ces compliments

Si tu n'as jamais mis les pieds en Inde, tu vas voir, plus qu'un voyage c'est une expérience.

Alors bon voyage, et profite bien de l'expérience

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

FabGreg · 2013-07-11

on a absolument TOUT goûté et cela même dans des gargottes absolument peu hygiéniques.

Il a juste fallu un petit temps d'adaptation (notamment à l'aspect spicy!!! des plats). L'un et l'autre avons été "dérangés" après 4-5 jours mais tout est rapidement rentré dans l'ordre (vive immodium et cie.).

En Inde du Nord, j'ai suivi le même programme alimentaire, essentiellement en gargotes ou restauration de rue.

Indisposé seulement 2 fois sur 6 semaines, les 2 fois à cause d'un masala dosa. Et c'est logique, car c'est un plat comportant des crudités (tomates au moins) juste chauffées et non cuites. Donc avec leur quota de bactéries. Mais indisposition alimentaire résorbé d'elle même, sans le moindre médicament : jeûne (sauf bananes, chapati et riz tout de même), eau, cola.

Dès qu'un plat a bien mijoté, cela limite considérablement le risque d'intoxication, sous réserve qu'il ne traîne pas avant d'être consommé (avantage des gargotes très fréquentées).

Fabrice

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Franela · 2014-12-15

Bonsoir, Nous sommes actuellement à fort cochi. Je viens de lire votre message posté il y a un an. Nous sommes aussi passés par Chennai, et Pondy. Votre message reflète exactement ce que nous ressentons ici (humour et réalisme compris). Juste une question : comment rejoindre le sud du kerala par allepey en bateau ? merci encore

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Icicoco · 2014-12-15

Bonsoir, Je suis la compagne de Choohiboo, actuellement en mission en Antarctique (je ne dis pas qu'il ne vous répondra pas...mais peut-être n'aura-t-il pas toutes les infos en tête ;-)). Ce dont je me souviens: - ce bateau est une sorte de ferry/ligne régulière mais quand même plutôt fréquenté par des touristes - 300 rps - 8h de trajet (un livre avec soi c'est pas mal une fois lassé par le paysage... mais il change... donc ça passe assez vite... lorsque le fleuve s'élargit ça devient vraiment impressionnant... on traverse des installations de pêche... puis on arrive à une connexion fleuve-mer... wouaw!!) - arrêt pour un lunch le midi sur une petite île (compris dans le prix et pas trop mauvais) - bateau pris (depuis Allappey) sur une sorte d'embarcadère principal (public?) en bord de rivière - le matin - billet acheté la veille ou avant-veille, dans un "bureau" en haut de cet embarcadère, à hauteur de rue donc.

Je viens de regarder sur mappy et ça me revient: c'est sur Boat Jetty Road (la rue qui mène vers la gare des bus).

Bonne suite de séjour à vous, Enjoy!! Coralie

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Franela · 2014-12-16

Bonjour, Merci pour votre réponse si rapide. Nous avons pris beaucoup de plaisir à lire le récit de votre compagnon. C'est frappé au coin du bon sens et c'est vraiment notre ressenti de l'inde. J'ai fait passé le lien à mes contacts afin qu'ils puissent comprendre la "vraie" inde. Nous sommes partis en TDM pour 3 ans, en commençant par l'inde. Merci encore Ela et François VERMEERSCH.

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Chouhibou · 2014-12-16

Merci François,

C'est très sympa d'avoir de tels retours.

3 ans, c'est Top ! Bon voyage (avez-vous un blog ?)

Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique

Franela · 2014-12-19

Bonsoir, Nous n'avons pas de blog (pas encore). Bien que notre projet soit préparé depuis longtemps, nous avons "omis" ce point là. nous continuons à découvrir l'inde. Aujourd'hui, les backwaters, puis la semaine prochaine Munnar. Merci encore une fois pour vos conseils, votre bon sens, et votre humour.

VoyageForum — the largest community of French-speaking travellers.