Le passager idéal
Attention, le portrait qui suit n'est ni fictif ni réel, ce n'est que le cumul fictif de qualités bien réelles.
A quoi ressemble le passager idéal d'un avion de ligne? Cette question est souvent fondamentale car, étant donné la promiscuité régnant dans les classes économiques de la plupart des avions, les qualités des uns et les défauts des autres sont amplifiés par l'espace confiné de la cabine et du siège passager. Sur des trajets d'une dizaine d'heures, cela prend toute son importance.
Le passager idéal aime prendre ses aises. Il lui faut occuper les deux accoudoirs, de droite et de gauche, et ce, le plus tôt possible, afin d'empêcher les voisins d'en profiter. Afin de ne laisser aucun doute sur la réalité et le sérieux de ses intentions, il empiètera allègrement sur l'espace déjà réduit de ses voisins, afin, le cas échant, de se donner bonne conscience en rendant quelques millimètres au voisin récalcitrant. Profitant d'un sommeil parfois fictif, le passager idéal étendra encore son espace vital la nuit tombée.
Le passager idéal dort en permanence, et ce dès qu'il pose ses larges fesses sur son petit siège, avant même que l'avion ne décolle. C'est une tactique imparable pour empêcher le pauvre voisin coincé entre le hublot et le passager idéal de se rendre aux toilettes. Inversement, le passager idéal se réveillera souvent pour aller aux dites toilettes, et faire se lever le voisin donnant sur l'allée.
Le passager idéal est obèse, pue, et ronfle. Il en faut pour tous les sens, et à défaut de pouvoir lécher ou croquer le passager idéal, l'ouïe, l'odorat, le toucher et la vue de ses voisins doivent être satisfaits. Le passager idéal sait être ecléctique et possède tout un répertoire de bruits et d'odeurs que vous ne soupçonniez pas: odeurs de pieds, de dessous de bras, de mauvaise haleine, pets et plus si affinités, éternuements, baillements, ronflements, tics de bouche, raclements de gorge, etc... Cela compensera largement la médiocrité éventuelle du programme de divertissements de votre compagnie aérienne préférée.
Le passager idéal sait profiter de toutes les fonctionnalités de son siège. Il n'aura par exemple aucun mal à trouver la molette de réglage du volume sonore, et à la tourner au maximum, afin de faire profiter son entourage de ses goûts musicaux, parfois fort excentriques. Il aura encore plus de facilité à presser le bouton servant à incliner le siège. Malheureusement, voyageant en classe économique, le passager idéal n'arrivera pas à l'incliner à 180°, et compensera ce défaut de fabrication en donnant des coups réguliers dans son dossier, manquant parfois de peu d'écraser le passager de derrière qui commençait sérieusement à s'ennuyer pendant son repas.
Le passager idéal est parfois taquin, il aime jouer à ouvrir et fermer sa tablette, en pressant fermement et frénétiquement le petit levier situé sur le siège de devant. Afin de réveiller le passager ayant la chance d'être assis devant lui lorsqu'on survole un fascinant paysage maritime en pleine nuit, le passager idéal calera ses genoux sur le dossier de devant et s'en servira pour battre le rythme endiablé de sa musique torride.
Le passager idéal ne parle aucune langue que vous maîtrisez. De toute façon, il est du même sexe que ses voisins, et il n'y aurait absolument aucun intérêt à engager la conversation avec lui.
Le passager idéal est généreux. Il brûle de partager avec ses voisins le café gratuit qu'on lui aura apporté. Mais il est parfois taquin le bougre, il préfèrera le verser directement sur votre pantalon avant que vous ne vous en chargiez vous-même.
Le passager idéal est quelqu'un d'important, et les consignes de ne pas allumer les téléphones portables dès le roulage ne s'appliquent évidemment pas à lui. Bobonne DOIT être prévenue du départ imminent de l'avion. L'avenir du monde libre en dépend.
A quoi ressemble le passager idéal d'un avion de ligne? Cette question est souvent fondamentale car, étant donné la promiscuité régnant dans les classes économiques de la plupart des avions, les qualités des uns et les défauts des autres sont amplifiés par l'espace confiné de la cabine et du siège passager. Sur des trajets d'une dizaine d'heures, cela prend toute son importance.
Le passager idéal aime prendre ses aises. Il lui faut occuper les deux accoudoirs, de droite et de gauche, et ce, le plus tôt possible, afin d'empêcher les voisins d'en profiter. Afin de ne laisser aucun doute sur la réalité et le sérieux de ses intentions, il empiètera allègrement sur l'espace déjà réduit de ses voisins, afin, le cas échant, de se donner bonne conscience en rendant quelques millimètres au voisin récalcitrant. Profitant d'un sommeil parfois fictif, le passager idéal étendra encore son espace vital la nuit tombée.
Le passager idéal dort en permanence, et ce dès qu'il pose ses larges fesses sur son petit siège, avant même que l'avion ne décolle. C'est une tactique imparable pour empêcher le pauvre voisin coincé entre le hublot et le passager idéal de se rendre aux toilettes. Inversement, le passager idéal se réveillera souvent pour aller aux dites toilettes, et faire se lever le voisin donnant sur l'allée.
Le passager idéal est obèse, pue, et ronfle. Il en faut pour tous les sens, et à défaut de pouvoir lécher ou croquer le passager idéal, l'ouïe, l'odorat, le toucher et la vue de ses voisins doivent être satisfaits. Le passager idéal sait être ecléctique et possède tout un répertoire de bruits et d'odeurs que vous ne soupçonniez pas: odeurs de pieds, de dessous de bras, de mauvaise haleine, pets et plus si affinités, éternuements, baillements, ronflements, tics de bouche, raclements de gorge, etc... Cela compensera largement la médiocrité éventuelle du programme de divertissements de votre compagnie aérienne préférée.
Le passager idéal sait profiter de toutes les fonctionnalités de son siège. Il n'aura par exemple aucun mal à trouver la molette de réglage du volume sonore, et à la tourner au maximum, afin de faire profiter son entourage de ses goûts musicaux, parfois fort excentriques. Il aura encore plus de facilité à presser le bouton servant à incliner le siège. Malheureusement, voyageant en classe économique, le passager idéal n'arrivera pas à l'incliner à 180°, et compensera ce défaut de fabrication en donnant des coups réguliers dans son dossier, manquant parfois de peu d'écraser le passager de derrière qui commençait sérieusement à s'ennuyer pendant son repas.
Le passager idéal est parfois taquin, il aime jouer à ouvrir et fermer sa tablette, en pressant fermement et frénétiquement le petit levier situé sur le siège de devant. Afin de réveiller le passager ayant la chance d'être assis devant lui lorsqu'on survole un fascinant paysage maritime en pleine nuit, le passager idéal calera ses genoux sur le dossier de devant et s'en servira pour battre le rythme endiablé de sa musique torride.
Le passager idéal ne parle aucune langue que vous maîtrisez. De toute façon, il est du même sexe que ses voisins, et il n'y aurait absolument aucun intérêt à engager la conversation avec lui.
Le passager idéal est généreux. Il brûle de partager avec ses voisins le café gratuit qu'on lui aura apporté. Mais il est parfois taquin le bougre, il préfèrera le verser directement sur votre pantalon avant que vous ne vous en chargiez vous-même.
Le passager idéal est quelqu'un d'important, et les consignes de ne pas allumer les téléphones portables dès le roulage ne s'appliquent évidemment pas à lui. Bobonne DOIT être prévenue du départ imminent de l'avion. L'avenir du monde libre en dépend.