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Se sortir d'une expatriation complètement ratée...
Discussion started by Pluvialis on 2013-07-30
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Se sortir d'une expatriation complètement ratée...
Pluvialis · 2013-07-30
Bonjour à tous
C'est mon premier message sur ce forum, j'espère ne pas vous importuner avec quelque chose qui a dû revenir déjà un paquet de fois. Il y a plusieurs rubriques qui pourraient correspondre, je poste ici par défaut parce qu'apparemment les messages de cette rubrique sont longs et moins orientés sur des problèmes pratiques. J'aimerais vraiment avoir vos expériences, idées, conseils, n'importe quoi...
Je travaille depuis septembre 2012 dans une université au Danemark (Arhus), et mon contrat court jusqu'en septembre 2014. En théorie, c'est une situation d'expatriation idéale: pays européen, possible de rentrer voir ma copine en France une fois par mois sur au moins le week end, salaire double de ce que je gagnerais en France à protection sociale proche, projets professionnels très flexibles, avec des collègues motivés et un chef compréhensif, peu d'exigences...
Seulement voilà, ça ne le fait pas. Depuis le jour de mon arrivée, je suis complètement dépassé par le simple fait de vivre à l'étranger. J'ai pourtant fait pas mal de voyages en Europe et ailleurs (compte tenu de mon âge, 27 ans), je m'y éclate toujours, mais c'était pour quelques semaines et avec des proches. Là, depuis un an, c'est un véritable cauchemard. Je n'ai pas vécu l'euphorie de l'arrivée dans un pays étranger: dès le passage de la frontière, j'ai ressenti ce "choc culturel" avant même d'avoir parlé à un seul danois: isolement, peur panique, sentiment d'insécurité. Tout l'automne 2012, j'ai oscillé entre crises de panique, parano, crises de nerfs, chaque jour, malgré un contexte professionnel très conciliant. Pendant l'hiver, j'ai sombré dans une sorte de léthargie, fatigué physiquement, incapable de voir l'avenir, me réfugiant dans les quelques week ends en France, en les allongeant autant que possible par des rendez-vous avec mes collaborateurs français. Au printemps, parano et panique sont revenues, parfois violemment - incapable de bosser certains jours, crises de nerfs le soir, besoin d'être tout le temps connecté à ma copine et à quelques proches. En juin et jusqu'à mes vacances mi juillet, j'ai été pris de panique hypocondriaque au point d'aller voir 3 médecins, sans réussir à me raisonner. Je rentre juste de vacances et sens que je replonge déjà...
J'étais un peu prévenu du "choc culturel", et ça contribue sans doute à la situation: je ne comprends pas (n'aime pas) la mentalité danoise, la bureaucratie me semble insurmontable, je sens que je n'ai rien à partager avec les danois qui m'entourent. En fait, j'évite toutes relations sociales autant que je peux: à chaque fois que j'ai tenté d'accompagner des collègues au resto ou au bistrot le soir, je suis rentré le plus tôt possible, et me suis rué sur skype, anéanti par un sentiment d'isolement complet malgré des discussions riches. Le moindre échange de 10 minutes avec mes colocs (pourtant sympa et discrets) me donne l'impression irrationnelle d'une éternité pendant laquelle je suis en danger, coupé de mes proches.
Bref, je n'ai rien à reprocher aux danois ni au Danemark, mais m'y sens complètement vulnérable, coupé de mes proches (qui pourtant me manifestent l'exact contraire) et de ma copine (qui pourtant fait tout pour moi malgré une situation professionnelle difficile en France de son côté). J'ai essayé, plusieurs fois, de m'ouvrir un peu à la culture, aux gens: échec. Ca ne colle pas. Je suis français, j'ai besoin de la France et de mes attaches. Chaque rencontre au Danemark me donne l'impression (stupide j'en conviens) de trahir mes origines et mes proches. Je n'arrive plus à aucun raisonnement rationnel, du genre: laisser venir, attendre le prochain week end à la maison, plus qu'un an à tirer. En fait, j'ai un peu perdu la notion du temps, incapable de réaliser qu'un mois n'est pas le bout du monde et qu'il ne me reste qu'un an à faire: mais un an comme ça, et avec l'hiver danois que j'ai eu tant de mal à supporter cette année??
Il y a beaucoup d'irrationnel là dedans. Sans doute aussi pas assez de réflexion a priori: je suis parti par peur d'échouer professionnellement en France, parce que dans mon domaine il "faut" que le cv mentionne une expérience à l'étranger (a posteriori, pas tant que ça), et pas par envie d'aller chercher autre chose ailleurs. Je ne crois plus que l'expatriation est universellement enrichissante: elle me détruit chaque jour un peu plus et je n'en tire rien de bon - ou alors, peut être cela viendra-t-il plus tard, mais à quel prix dans l'immédiat... Un peu de culpabilité enfin: de trahir un peu par cette faiblesse la confiance que mon chef m'a accordée en me recrutant il y a un an; de ne pas réussir à vivre dans des conditions que beaucoup d'expats (voire de français en France) m'envieraient.
Bref, c'est un peu le récit d'un gugus sans doute un peu fragile psychologiquement qui vit très mal une expatriation volontaire, mais pas voulue. Vu ma situation matérielle, je ne suis pas à plaindre, sans doute beaucoup plus à juger - sur le manque de recul, de réflexion, d'adaptation, etc... J'ai l'impression de gâcher 2 ans de ma vie, et je ne sais plus quoi faire: rentrer, vite, à n'importe quel prix, afin de limiter la casse, retrouver proches, copine, France, quelqu'en soit le prix? Mais les futurs employeurs français pourraient-ils me reprocher ce ratage? Dans mon secteur, la recherche académique, tout le monde se connait, à échelle internationale: impossible de cacher ce qui serait pris pour un échec et une faiblesse manifeste (malgré une production somme toute dans les clous des exigences du projet). Rester encore l'année qui reste, encaisser, essayer de tenir en multipliant les séjours en France autant que les finances le permettent, finir totalement anéanti, probablement dégouté de mon travail, mais finir, au moins ? Qu'est ce qui est réellement possible à ce point? Qu'est ce que vous avez vécu?
Voilà, il y avait moyen de faire beaucoup plus court mais j'avais envie de détailler un peu, c'est à prendre comme vous voulez. Il y a un petit côté témoignage qui fait qu'à l'avenir je ne conseillerai jamais à qui que ce soit de partir à tout prix "pour le cv", comme on me l'a plus que conseillé. Il y a sans doute un peu un côté pathétique (risible?) du type qui découvre que vivre à l'étranger n'est pas comme y partir en vacances, et qui ne sait plus comment faire pour s'en tirer sans trop de dégâts. Après, si au delà des jugements (que j'accepte - je n'ai pas d'excuses), d'autres ont envie de partager des expériences similaires ou différentes, ça pourrait m'aider à savoir comment conclure tout ça: rentrer ou faire le forcing pour rester quoiqu'il en coûte... Peut être même (j'en doute mais bon) que ça peut servir à d'autres de lire cette expérience d'une expatriation totalement foirée alors qu'il y avait tout pour réussir (sauf peut être l'acteur principal)...
à plus, et merci à ceux qui ont lu et contribueront (même si c'est pour m'enfoncer!).
Pluvialis
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Kola · 2013-07-30
Tu exposes de manière minutieuse, exhaustive, lucide... les difficultés, les déplaisirs, l'angoisse y compris dans ses manifestations physiques, d'une situation, l'expatriation, que tu as choisi.
Se peut-il qu'il n'y ait que ces aspects négatifs, dans ce qui constitue ta vie depuis plus d'une année ?
Pourrais-tu faire des brèches dans la trame serrée de ce récit ?
Trouver des points positifs, même minuscules...
Citer des petites joies quotidiennes, quelque chose qui serait mieux (ou moins pire)...
Tu devrais bien trouver, parce qu'il doit bien y en avoir. Juste histoire d'y mettre, dans cette étoffe sombre, des petites trouées de lumière...
Que tu puisses tirer dessus pour les agrandir.
Ceci dans un premier temps...
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Elfepapillon · 2013-07-30
A mon humble avis, tu devrais consulter !...........
Je suis restée 2 ans en Scandinavie et j'ai trouvé ça génial !
Hélas, j'ai quitté la Suède pour El Salvador.....là! on peut parler des "chocs des cultures"
Courage !
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CatherineGil · 2013-08-02
Bonjour Jyb,
Tu as tort de culpabiliser et de te fustiger de la sorte.
Tu dis toi même que tu n'as rien à reprocher ni aux danois ni au Danemark ni à l'ambiance dans ton boulot mais voilà, tu languis et c'est très très désagréable et déstabilisant. Faut croire que ce n'était pas le bon moment pour t'expatrier.
Nous avons passé 1 an au Maroc pour le boulot de mon mari. Je me suis mise en indisponibilité pour l'accompagner et, pour moi ça été une année vraiment super, pourtant, je n'avais plus de travail donc rien à faire de mes journées en attendant qu'il rentre contrairement à mon habitude, mais moi, j'ai adoré. Mon mari par contre, pas du tout, et au bout d'un an alors que sa mission devait durer 2 ans il nous à fallu rentrer car il languissait nos enfants ( le plus jeune à l'époque avait tout de même 26 ans ! ) craignait qu'il leur arrive dieu sait quoi, leur téléphonnait presque tous les jours et s'arrachait les cheveux si par hasard l'un ou l'autre ne répondait pas....l'enfer...Bref, il lui a fallu un temps fou pour admettre qu'il languissait et lorsqu'il l'a eu admis, qu'il s'est arrangé pour pouvoir rentrer plus tôt, c'est comme si on lui avait ôté un poids énorme de sur les épaules et du coup la fin de notre séjour s'est très bien déroulée.
Depuis, nous revenons presque tous les ans au Maroc qui est un pays que nous aimons beaucoup, nous avons fait un voyage de 1 an en camping-car en Amérique du Sud et, il n'a plus jamais ressenti une telle angoisse.
Te dire si tu dois rentrer plus tôt ? C'est difficile, peux-tu t'arranger sans trop nuire à ta situation si tu rentres avant la fin de ton contrat ? Pourras-tu assurer tes arrières en France en rentrant prématurément ? Si oui, alors pourquoi continuer d'en baver ?
Occupes-toi d'organiser un départ éventuellement prématuré, au moins ça te permettras de voir le bout du tunnel et si ça n'est pas possible, ou bien si tu décides de tenir bon malgré tout, trouves-toi un bon vieux calendrier et barres les jours, l'un après l'autre, tu verras la satisfaction d'arracher une page au bout d'un mois, puis deux, puis etc...
Allez ! Courage 🙂
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B00merang · 2013-08-02
Bonjour,
Est-ce que tu as essayé de rencontrer d'autre expats français sur place? Il peuvent peut-être t'aider à combler ce manque et à intégrer plus en douceur cette nouvelle culture...
Je me suis expatrié 6 mois et même si j'adorais vivre avec des étrangers et que je ne m'y sentais absolument pas seul, j'avais le besoin de voir régulièrement d'autres français rencontrés sur place (ou francophones du moins). Je supporte l'éloignement des proches, mais on se rend compte qu'au delà de ça, c'est la culture qui nous manque. Pouvoir pratiquer ma langue à l'occasion et réentendre des expressions bien de chez nous était un vrai plaisir.
Se sortir d'une expatriation complètement ratée...
Pluvialis · 2013-08-03
Bonjour à tous et merci pour vos réponses.
J'ai effectivement tenté certaines des solutions que vous proposez les uns et les autres, sans succès.
Oui c'est vrai, il y a quelques côtés positifs, mais qui n'ont jamais réussi à atténuer les côtés négatifs. Ne serait-ce que le job en lui même, passionnant, mais que je n'arrive même plus à assurer depuis à peu près 1 mois. La paie est plus du double de ce que je peux espérer de mieux en France, la sécurité sociale y est similaire, les horaires sont très flexibles. Il est vrai aussi que je ne me suis pas mis dans la situation la plus facile: faute de pouvoir obtenir une estimation précise de mon salaire et du coût de la vie avant d'arriver, j'ai dû opter pour une chambre de 9m² dans une coloc, sans meubles, sans lit (juste un matelas décathlon), et mal chauffée. A posteriori, j'aurais eu les moyens de beaucoup mieux, mais je ne l'ai su que trop tard. J'ai bien tenté de me rapprocher de français, sans succès: je n'avais rien en commun avec les collègues français de ma boite (qui de plus ne bossaient pas sur le même lieu), et n'ai jamais su où chercher d'autres contacts.
J'ai résolu la question hier avec mon chef (décidément très arrangeant) qui me laisse bosser les deux derniers mois de l'année en France et me permet de démissionner en fin d'année sans préjudice sur les collaborations et projets en cours, et ce suite à une visite chez mon médecin qui m'a fortement incité à rentrer et craint que je n'aie déjà de vrais problèmes de santé en lien avec cette dépression qui dure depuis septembre dernier à des degrés variés.
Au delà de mon cas personnel, je n'aurais jamais pensé qu'un choc culturel / mal du pays puisse être aussi intense à l'intérieur même de l'Europe de l'Ouest, même en ayant beaucoup voyagé avant (en tant que touriste, certes) et en s'étant préparé de longue date à l'expatriation (ça fait plus de 5 ou 6 ans que je savais qu'il faudrait partir un jour). La leçon est manifestement qu'on ne sait rien sur sa propre adaptation avant d'y être réellement confronté... Mais aussi qu'il ne faut pas se forcer à attendre 1 an si c'est négatif dès le début. Il m'apparait aussi plutôt clairement qu'il n'y a rien de plus dangereux que de partir "parce qu'il le faut". Expatrié exclusivement pour mettre mon CV au niveau exigé, je pense que le bénéfice professionnel que je suis supposé avoir acquis par cette expérience est soit nul, soit voué à apparaitre à bien plus long terme que les perspectives de recrutements... Bref, ne pas partir par stratégie, peur de l'avenir ou par obligation... Ca semble trivial, mais je ne suis pas le seul dans mon domaine à avoir fait cette erreur, et je le paie cher. Ca m'aurait servi de le lire quelque part avant, peut être que ce témoignage servira à un autre?
En tout cas merci à nouveau à tous pour vos réponses.
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Mathews · 2013-08-03
Pendant l'hiver, j'ai sombré dans une sorte de léthargie, fatigué physiquement, incapable de voir l'avenir, me réfugiant dans les quelques week ends en France, en les allongeant autant que possible par des rendez-vous avec mes collaborateurs français.
Pluvialis
je ne connais pas les hivers au Danemark ( pourtant j'ai vécu au Québec pendant plus de 5ans)
Peut-être que tu ne supportes tout simplement pas les longs hivers dans les pays du Nord
En plus les pays Scandinaves c'est parfait pour le confort matériel , le progrès social mais tout est un peu codifié pas de place pour l'inattendu...
si tu te promènes dans la rue en France c'est digne de la Cour des Miracles, c'est un bazar organisé...cela n'existe pas dans les pays du Nord où tout est organisé , bien rangé..
Ensuite je n'arrive pas à comprendre pourquoi tu t'est fait à l'idée de "devoir s'expatrier"
Sans projet personnel bien précis le risque de se tromper est énorme
En tout cas j'ai apprécié de lire ce témoignage
Se sortir d'une expatriation complètement ratée...
Mathews · 2013-08-03
Nous avons passé 1 an au Maroc pour le boulot de mon mari. Je me suis mise en indisponibilité pour l'accompagner et, pour moi ça été une année vraiment super, pourtant, je n'avais plus de travail donc rien à faire de mes journées en attendant qu'il rentre contrairement à mon habitude, mais moi, j'ai adoré.
Depuis, nous revenons presque tous les ans au Maroc qui est un pays que nous aimons beaucoup, nous avons fait un voyage de 1 an en camping-car en Amérique du Sud et, il n'a plus jamais ressenti une telle angoisse.
là je ne suis carrèment pas d'accord ; vivre au Maroc c'est totalement différent avec le Danemark.
Je pense qu'une bonne majorité de Français est plus à même de vivre au Maroc que dans les pays du Nord de l'Europe
En plus dans les pays du Nord se pose le problème de la dépression hivernale, le manque de lumière...
un manque de lumière ça entraine physiologiquement par une baisse de la Sérotonine qui est l'hormone du bien-être
C'est peut-être ce qu'a ressenti l'initiateur de ce fil de discussion
Se sortir d'une expatriation complètement ratée...
Antlia · 2013-08-04
là je ne suis carrèment pas d'accord ; vivre au Maroc c'est totalement différent avec le Danemark.
Je pense qu'une bonne majorité de Français est plus à même de vivre au Maroc que dans les pays du Nord de l'Europe
En plus dans les pays du Nord se pose le problème de la dépression hivernale, le manque de lumière...
un manque de lumière ça entraine physiologiquement par une baisse de la Sérotonine qui est l'hormone du bien-être
C'est peut-être ce qu'a ressenti l'initiateur de ce fil de discussion
Je suis bien d'accord (y compris sur la sérotonine car, effectivement, les pays du Nord ont le plus grand nombre de dépressifs suicidaires. Juste dire que la sérotonine est un neurotransmetteur mais pas une hormone, l'histoire de pinailler en tant qu'ancien biochimiste). J'ai adoré le Maroc au niveau humain. J'y ai rencontré partout des gens désirant les contacts, la connaissance de l'autre. Chacun s'intéressant à la vie de l'autre, à ses problèmes, à ses désirs. Je m'y suis fait rapidement de vrais amis. Manque de pot ma délocalisation à moi est aussi foireuse : quittant la France qui s'effondre et les français qui deviennent de plus en plus asociables, je me suis installé au Paraguay.... qui ne vaut pas mieux, recroquevillés qu'ils sont dans leur famille et leur inculture. Niveau zéro de curiosité, aucun désir de savoir et même de promotion sociale. Le pire pays que je connaisse en Amérique du sud et il a fallu que je m'y installe. Mais je ne pouvais pas savoir et je me suis focalisé sur les "conditions objectives" car il est vrai que la vie n'y est pas bien chère et, surtout, qu'il est facile d'y être résident permanent. Mais, à la différence de l'initiateur de cette discussion (qui s'exprime très bien avec une bonne précision, je pense qu'il serait bien qu'il creuse cette mauvaise expérience avec un psychothérapeute) je n'ai nullement envie de retourner en France qui ressemble de plus en plus au Titanic en train de sombrer "dans les eaux glacées du calcul égoïste". Je ne me sens lié qu'à la culture francophone (et encore, la moitié de ce que je lis est anglo-saxon, mais traduit) que, même avec une connexion Internet quatre fois moins rapide et trois fois plus chère, j'engrange sous forme de vidéos et de livres électroniques. J'amasse aussi des traductions en espagnol des grands textes français car je pense que j'aurais des "tertulias literarias" avec des argentins quand j'irais faire une grande vadrouille en Amérique du sud avec "Zuzu-la-roja" mon pickup Isuzu 4x4 double cabine. Je dois dire que je récupère aussi de très bonnes chansons chiliennes (cherchez Inti-Illimani sur Youtube) avec lesquelles je suis aussi en phase culturelle. Et puis je suis un naturaliste et je ne m'ennuie jamais quand je suis dans un beau paysage ou au contact avec la vraie nature.
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AlfredNeuman · 2013-08-04
" ... (qui s'exprime très bien avec une bonne précision, je pense qu'il serait bien qu'il creuse cette mauvaise expérience avec un psychothérapeute) ... "
Pour les mêmes raisons, je pense exactement le contraire (=qu'il n'a pas besoin d'un psy),
et je rejoins Mathews sur l'intérêt du témoignage de Pluvialis, même si celui-ci contenait dès le premier message la réponse à ses questions, qu'il a d'ailleurs trouvée bien vite je trouve !
" quittant la France qui s'effondre et les français qui deviennent de plus en plus asociables, je me suis installé au Paraguay.... qui ne vaut pas mieux, recroquevillés qu'ils sont dans leur famille et leur inculture. "
" je n'ai nullement envie de retourner en France qui ressemble de plus en plus au Titanic en train de sombrer "dans les eaux glacées du calcul égoïste". "
Ca, en revanche, ça interpelle pas mal et donne envie de te tendre un miroir : dénigrement systématique des autres, de son pays, généralisation simpliste ... il est où, l'associable ? ... Ne conservons-nous pas notre libre-arbitre, et sommes-nous vraiment obligés de nous fondre dans l'environnement humain ambiant au point de l'imiter en toutes choses?
Tu ne te serais pas déjà un peu installé sur le divan de Pluvialis, rebondissant sur ce qu'il vient nous confier de sa vie pour à ton tour et à sa place nous raconter la tienne ?
Il est vrai que tu n'es pas le seul ...
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Pluvialis · 2013-08-04
Mathews, merci pour tes commentaires.
Oui c'est vrai que l'hiver est difficile au Danemark pour un Français - il y avait encore 10cm de neige au 5 avril, et contrairement au printemps désastreux en France ça n'avait rien d'exceptionnel ici. Curieusement cependant, je n'ai réellement sombré profond (au point de ne presque plus pouvoir bosser) qu'en juin, en plein épisode de beau temps... Allez comprendre...
Ensuite je n'arrive pas à comprendre pourquoi tu t'est fait à l'idée de "devoir s'expatrier"
Sans projet personnel bien précis le risque de se tromper est énorme
Justement si, j'en avais un, et extrêmement précis. Dans mon domaine (recherche), il "faut" passer par la case étranger pour décrocher un poste par la suite. C'était du moins présenté par mes profs, encadrants, collaborateurs comme un impondérable et comme nombre de mes collègues (jeunes chercheurs quoi), je suis parti sans autre raisonnement que: "si je n'ai pas d'expérience à l'étranger, je n'arriverai jamais à décrocher un poste en France". Mon poste est d'ailleurs en parfaite adéquation avec cet objectif et l'échec n'en est que plus frustrant. L'erreur que j'ai fait est de ne pas avoir vérifié la justesse de ce raisonnement, et, après coup, je me suis assez rapidement aperçu que cette nécessité de s'expatrier n'était pas si universelle que cela.
Qu'importe, l'autre erreur est surtout de ne raisonner que comme si toute une vie se résumait en 2 pages de parcours professionnel - sans penser aux coûts que ça génère. J'ai récemment vu quelqu'un, sur un autre forum, qui se préparait à faire cette même erreur: il voulait partir juste pour se faire du fric et gagner de l'expérience ailleurs, mais n'avait strictement aucune idée ne serait-ce que d'où aller. Il n'avait clairement réfléchi à aucun aspect pratique et psychologique et refusait d'en entendre parler sous prétexte d'optimisme. Je me suis interdit de le mettre en garde, d'autres l'avaient fait avant moi, mais ça me semble symptomatique d'une société où une proportion de notre classe d'âge (20 - 30 ans) part par peur et non par envie...
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Pluvialis · 2013-08-04
Antlia, merci pour ta réponse et le début de discussion avec Antlia.
u'il a d'ailleurs trouvée bien vite je trouve !
A vrai dire, j'ai mis 1 an à m'y résoudre. Je n'aime pas trop parler sur les forums de mon expérience car elle n'a pas de valeur généralisable, et n'ai écrit ici qu'en dernier recours, alors que j'étais à bout, que mon toubib m'avait engagé à parler à des gens et partir très vite. Je ne sais pas vraiment si j'ai posé des questions ou cherché des témoignages voire initier une discussion dans ce premier message; peu importe au fond...
Ne conservons-nous pas notre libre-arbitre, et sommes-nous vraiment obligés de nous fondre dans l'environnement humain ambiant au point de l'imiter en toutes choses?
Il me semble que c'est l'équilibre le plus dur à trouver. D'un côté, c'est difficile de se fondre dans un environnement: je ne parle pas pour Antlia que je ne connais pas, mais j'ai eu comme une sorte de répulsion à cela, peut être un peu par peur de renier mon origine et de me couper un peu plus de l'environnement que j'avais quitté à reculons (là c'est de la spéculation, je n'y ai pas vraiment réfléchi). D'un autre côté, le libre-arbitre est limité par des contraintes matérielles, l'administration, la nécessité de communiquer avec des gens. On a vite fait de verser soit complètement dans le rôle de l'expatrié qui oublie son pays pour quelques temps et se noie avec plus ou moins de succès dans son lieu d'adoption, soit comme moi dans celui de la bulle sanitaire où on rejette tout ce qui est local comme pour s'en préserver...
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Antlia · 2013-08-04
La réponse classique : faut rien critiquer, si on n'est pas content du monde dans lequel on vit, cela ne peut provenir que de soi-même. Finalement j'aimerais bien, car il serait plus facile de changer le psychisme d'un seul gugusse que d'une société, je n'ai aucune hypertrophie de mon ego contre cela. Seulement "l'analyse concrète d'une situation concrète" montre que ce n'est pas moi qui ne tourne pas rond. Il y a quand même des faits (têtus) à ce sujet. Un processus morbide que je suis infichu d'expliquer, mais toutefois capable d'observer, contrairement au bisounoursisme ambiant. De plus ma formation de biologiste me donne la capacité de porter un éclairage particulier sur ce processus, confirmant ce qu'observent les sociologues. J'y suis même allé d'une conception de la perte de la "séduction biologique" qui est très différente de la séduction classique (et à laquelle Jean Baudrillard a consacré un livre intitulé, justement, "De la séduction"). Et j'ai même rencontré l'hérésie suprême : des suisses qui étaient très critiques sur la Suisse et la mentalité globale de ce pays et pas seulement Alain Tanner et Jean Ziegler.
"Dénigrement systématique des autres" est un raccourci stalinien pour m'envoyer au goulag, mais il est faux. J'ai assez vu de pays divers pour, à chaque fois, faire la liste des aspects positifs et des aspects négatifs. Tout n'est pas blanc ou noir. Et c'est le même gugusse qui se trouve dans ces pays. Avec certains je suis en phase, avec d'autres pas du tout. Il est clair que je ne le suis pas avec des gens pour qui le monde s'arrête à leur famille et à leur télévision que ce soit en France ou au Paraguay (et j'aurais peur des pays du nord de l'Europe à ce sujet moi qui suis seul). Pour ce dernier pays, assez spécial, comme je l'ai dit sur le reste de l'Amérique du sud, il m'a fallu un peu plus d'un an pour que je comprenne la construction psychique de leur logique illogique. C'est que si l'ethnographie est assez aisée, il n'en est pas de même pour l'ethnologie. Pour cela il m'a fallu mes connaissances en psychanalyse de base et de comprendre une phase très importante de l'histoire de ce pays : la "guerre de la Triple Alliance". Je ne développe pas ici, ça serait trop long (et ça peut être l'objet d'un bouquin, si je ne suis pas trop flemmard pour l'écrire). En tout cas ça m'a rassuré sur ce que je savais déjà (j'ai déjà pas mal vadrouillé dans les pays d'Amérique du sud) : ce n'est heureusement pas la même structure psychique dans les pays voisins car l'histoire n'a pas été la même.
Dernier point pour finir : Non, je ne cherche pas à m'intégrer, d'ailleurs j'ai horreur de ce concept qui me semble synonyme de phagocyter ou digérer. J'aime que l'Autre reste un "étrange étranger" (sans pour autant être submergé par des islamistes fanatiques) et m'apporte sa culture et sa Weltanschauung (pour employer un gros mot de la philosophie allemande). Et c'est pareil pour moi quand je suis "ailleurs". J'aime susciter la curiosité en même temps que je suis curieux des autres cultures. Mon côté dénobulien pour les amateurs de Star Trek Enterprise...
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Pampita · 2013-08-04
Mais attends, le Danemark c'est pas non plus la lune... Et c'est juste à côté de chez toi en plus, c'est l'Europe, c'est quasiment la même culture, en deux minutes tu y es même si tu marches sur les mains en sens arrière...
Je respecte ce que tu as écrit car tu l'as fait avec ton coeur et tu as mis du temps à coucher tous tes sentiments par écrit, je trouve ça très courageux. Mais honnêtement, je ne l'entends pas. J'ai beau le retourner dans tous les sens, je n'arrive pas à comprendre ton problème...
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CatherineGil · 2013-08-04
Pourtant, des prof, des fonctionnaires etc. du Midi nommés à Paris connaissent la même déprime. La distance réelle ne fait rien à l'affaire, ni d'ailleurs "le choc des cultures". C'est un phénomène strictement affectif extrêmement pénible et déstabilisant.
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Antlia · 2013-08-04
C'est pourquoi j'ai suggéré à notre intervenant d'en discuter avec un psychothérapeute. Comme il s'exprime bien ça devrait lui être profitable. Moi ma "nostalgie" je ne l'ai que quand je peste contre les pequeñas ferreterias de mierda qui n'ont jamais ce que je veux et ma connexion Internet qui est quatre fois plus lente et trois fois plus chère. Ah ! Mon Leroy-Merlin et ma Freebox....
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Pampita · 2013-08-04
Pourtant, des prof, des fonctionnaires etc. du Midi nommés à Paris connaissent la même déprime. La distance réelle ne fait rien à l'affaire, ni d'ailleurs "le choc des cultures". C'est un phénomène strictement affectif extrêmement pénible et déstabilisant.
D'accord, ça n'a donc rien à voir avec l'expatriation, l'étranger et je dirais presque que ça n'a rien à faire sur un forum de voyage...
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Pampita · 2013-08-04
C'est pourquoi j'ai suggéré à notre intervenant d'en discuter avec un psychothérapeute. Comme il s'exprime bien ça devrait lui être profitable.
J'ai hésité à répondre à ton message parce que tu sais que je t'apprécie, et aussi parce que j'apprécie le courage de celui qui a ouvert le fil, mais là franchement... consulter un psycho-pipologue... Tout ça me paraît tellement ridicule, ça fait tellement "petit bourgeois occidental qui pleure parce qu'il s'est cassé un ongle". Enfin, tu vois ce que je veux dire... 🤪 Si la France en est là, à envoyer encore plus de gens voir des psycho-samèrologues, à prendre des anti-depresseurs de merde et à creuser encore plus la dette pour des conneries à deux centimes... Il y a quelques dizaines d'années, des gens étaient capables de faire des guerres, de partir loin de chez eux, de mourir pour leurs idées, pour la liberté, leur famille ou leur patrie. Maintenant on en arrive à des gens qui pleurent parce qu'ils ont un choc affectif en sortant de France... Non mais merde, quoi, où on va là... Ca fait des années que je vis et voyage à l'étranger et que je vois des pauvres, des gens qui meurent de faim et qui pourtant s'accrochent, avec le sourire en plus. Et là, des petits hypocondriaques pleins aux as viennent chialer parce qu'ils sont à 300 km de maman... Mais franchement, c'est quoi ce délire...
Enfin bon, je m'arrête parce que c'est vraiment le genre de truc qui m'énerve.
Se sortir d'une expatriation complètement ratée...
Jcender · 2013-08-04
Certains se font à vivre à l'étranger, d'autres moins. Après chaque personne à un pays où elle s'acclimatera mieux que d'autres, certains adorent les pays latins et ne pourraient passer leur vie dans un pays nordique, d'autres aiment les pays asiatiques et au contraire ne pourrait vivre en amerique du sud.... Chaque profil de personne s'acllimatera mieux à certaines cultures. Peut être que le danemark n'est simplement pas la culture la plus proche de ton caractere.
Après de là à dire que tu perds deux années de ta vie c'est une grosse erreur, tu verras quand tu sera rentré en France tu ne gardera quasiment que de bon souvenirs, c'est très enrichissant ton expérience, la première leçon que tu tirera de cette expérience c'est que "l'herbe n'est pas plus verte ailleurs", et ça ça t'aidera toute ta vie.
Etre expatrié et implicitement déraciné n'est jamais simple, tu évolue dans une autre langue, une autre culture, tu as beaucoup de tracasserie administrative du fait que que tu es étranger, que tu dois t'installer. Encore tu es en Europe donc c'est de loin le type d'expatriation le plus simple. Voyager ou être expatrié c'est totalement différent, il y'a des pays super pour le tourisme mais y bosser c'est complétement autre chose.
Dis toi que c'est une grande expérience, une chance, que tes amis ta copine et ta famille tu va les revoir à la fin de ton année, en attendant apprécie le danemark, visite tout ce que tu peux, profite de tes amis et connaissances locales.
Pour ce qui est d'un problème de Psy comme j'ai pu lire, je ne sais pas si celui qui a besoin d'un psy est celui a qui ses racines et ses points de repère manquent, ou celui qui n'attends que de fuir ses racines.... Je me suis mainte fois poser la question 🙂
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Pluvialis · 2013-08-04
Votre analyse est en gros que le fait de ne pas s'accommoder d'une expatriation intra-européenne est essentiellement un caprice de gosse de riche du 21ème siècle. Ca va peut être vous surprendre mais je pense comme vous, les jeunes générations dont je fais partie ont été surprotégées. On peut toujours discuter du soldat napoléonien qui se retrouvait à Moscou en plein hiver sans internet ni possibilité de rentrer, ou du responsable colonial en Inde: à mon avis nombre d'entre eux n'étaient guère plus forts, mais les récits historiques n'ont pas gardé trace des plus faibles - ceci dit c'est un faux problème, nous vivons à des époques différentes et les mentalités ont évolué...
Enfin l'idée c'est que oui, des "petits hypocondriaques pleins aux as" comme moi viennent "chialer d'être à 300km de maman", mais ce que vous semblez ne pas réaliser, c'est qu'on ne choisit pas ce genre d'échec... En général quand on part on a envie de réussir et pas de finir en dépression (enfin en tout cas je suis parti à reculons mais en espérant bien que ce soit constructif, pas finir les choses ainsi). C'est vrai que oui, le Danemark c'est pas la campagne de Russie, le Rwanda ou Calcutta. C'est justement ce que je me suis dit pour achever de me persuader de partir, et c'est aussi ce qui fait que je suis incapable d'expliquer les motivations profondes du résultat. Maintenant, une fois qu'on a dit ça, qu'on sait qu'on est une loque incapable de résister à 2 ans en Europe là où d'autres font leur vie à travers le monde, qu'est ce qu'on fait? On reste se foutre en l'air santé mentale et physique, ou on accepte de faire partie des enfants gâtés de l'occident incapables de résister à un choc culturel minime?
Ne voyez aucune animosité dans ma réaction, j'essaie juste de creuser un peu les choses afin de les comprendre...
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Pluvialis · 2013-08-04
Merci pour ce message. En fait, j'ai l'impression que vous avez raison sur le long terme - peut être que dans 2-5 ans je percevrai les bénéfices. Je ne veux pas préjuger de ça, faute de la lucidité pour avoir un véritable regard critique à chaud, là je suis dans une logique de court terme qui vise à limiter les dégats en termes de santé physique et mentale. C'est toujours le même problème, en tout cas dans mon domaine professionnel où on est en gros prié de partir quelques temps: on ne pense qu'aux bénéfices de partir à échelle de 5 ou 10 ans; aux collaborations engrangées, à l'expérience, à la ligne sur le CV, etc etc. Et du coup on part en croyant qu'on change juste de lieu de travail, en zappant complètement qu'à côté du travail il y a une vie qu'il va falloir vivre au jour le jour, et que ça, on va être capable de le gérer, ou pas...
Peut être qu'un autre pays aurait été plus facile, et en tout état de cause il est clair que le Danemark n'est pas le plus compliqué, loin de là. C'est ce qui me donne l'impression comme d'autres l'ont suggéré que le blocage est complètement psychologique et un peu lié à une certaine fragilité accrue par le confort matériel d'une situation relativement privilégiée et sécurisante en France. Peut etre aussi que l'expatriation fait surgir des fragilités psychologiques plus ou moins inhibées chez soi et qui se lâchent lorsqu'on se retrouve seul; je ne sais pas si c'est mon cas, mais c'est ce que cette digression sur les psys m'inspire.
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Pampita · 2013-08-04
Mais arrête - on peut se tutoyer, dis? - de gémir sur tout et sur rien. Le problème, ce n'est pas le Danemark ou l'expatriation, le problème il est en toi. Pour un peu, tu vas nous faire une crise de nerf si au lieu d'aller faire tes courses chez Carrefour comme d'habitude, tu te retrouves obligé de les faire chez Auchan...
Enfin l'idée c'est que oui, des "petits hypocondriaques pleins aux as" comme moi viennent "chialer d'être à 300km de maman", mais ce que vous semblez ne pas réaliser, c'est qu'on ne choisit pas ce genre d'échec... En général quand on part on a envie de réussir
Mais arrête de parler d'échec ou de réussite, enfin merde... Les gens n'ont plus que ça à la bouche: "j'ai bien avalé ma tartine, c'est une réussite", "j'ai pissé deux gouttes à côté de la cuvette, c'est un échec"... Mais qu'est-ce que c'est que cette mode débile de tout juger à l'aune de la réussite ou de l'échec? Il vient d'où ton délire? Ca ne veut strictement rien dire la réussite ou l'échec en voyage ou en séjour à l'étranger. Ce n'est pas un examen, on ne met pas de note à un voyage, merde... Comment on peut avoir cette vision de la vie, ça me dépasse...
Tu vis mal une situation, point-barre. Ca sera peut-être très bénéfique pour ton futur. Donc quoi? C'est un échec qui se transforme en réussite? Bref, du grand n'importe quoi...
et pas de finir en dépression
Mais ça n'existe pas la dépression, c'est une invention des petits puceaux occidentaux des années 70 qui ne savaient plus quoi faire dans leur vie... Arrête de t'auto-analyser et de te coller des concepts qui n'existent pas, c'est ridicule. Tu te crois si important que ça? Tu n'es pas important, je ne le suis pas non plus. Nous sommes de petites fourmis dans un monde de montagnes, d'océans et d'étoiles, nous sommes de petites gouttes d'eau ridicules dont se rient les Dieux. Arrête de prendre la vie trop au sérieux, de toute façon tu n'en ressortiras pas vivant... Cesse de te regarder le noeud et profite des quelques dizaines d'années qui te restent, elles vont passer trop vite...
C'est vrai que oui, le Danemark c'est pas la campagne de Russie, le Rwanda ou Calcutta.
Bah justement, tu ferais peut-être bien d'y aller, ça te remettrait les idées en place...
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CatherineGil · 2013-08-04
Mais si voyons puisque pour Jyb ces évènements se passent au Danemark et qu'il fait la relation de ce qui lui est arrivé lors de cette expatriation.
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Jcender · 2013-08-04
Le fait d'être seul et qui plus est à l'étranger vous met à nu complétement, et c'est vrai que cela fait ressortir certaines fragilités que nous ne voyons pas lorsque nous sommes chez nous, avec nos habitudes, nos repères....... Toutes ces petites choses au jour le jour qui nous rassurent, mais qui d'un côté aussi nous emprisonne dans notre quotidien.
Vous ne devez pas voir uniquement les bénéfices pour votre CV ce qui a l'air de vous tenir à coeur et d'être votre motivation première, vous allez surement vous connaitre beaucoup plus avec votre expatriation, être plus débrouillard, meilleur en langue, recentrer un peu plus votre propre culture par rapport aux nouvelles culture que vous avez rencontré....
Vous êtes sur VF et ici vous rencontrez énormément de baroudeurs, ex expat, et voyageurs de tout poil. Mais je pense que la majorité des gens ne souhaiterais pas vivre à l'étranger, sauf pour des motivations financières qui valent vraiment la peine. Demandez vous aussi quel serait votre état actuel si vous étiez en France mais dans une ville bien loin de votre ville d'origine......
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Pampita · 2013-08-04
Le fait d'être seul et qui plus est à l'étranger vous met à nu complétement, et c'est vrai que cela fait ressortir certaines fragilités que nous ne voyons pas lorsque nous sommes chez nous, avec nos habitudes, nos repères....... Toutes ces petites choses au jour le jour qui nous rassurent, mais qui d'un côté aussi nous emprisonne dans notre quotidien.
C'est ça... Continue de caresser dans le sens du poil son caractère hypocondriaque et ses jérémiades artificielles, c'est sûr que ça va aider...🤪
Un grand coup de pied dans le cul et hop, à Calcutta en train de soigner les mourants chez Mère Teresa, voilà ce qu'il lui faudrait...
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Pluvialis · 2013-08-04
Mais qu'est-ce que c'est que cette mode débile de tout juger à l'aune de la réussite ou de l'échec? Il vient d'où ton délire? Ca ne veut strictement rien dire la réussite ou l'échec en voyage ou en séjour à l'étranger. Ce n'est pas un examen, on ne met pas de note à un voyage, merde... Comment on peut avoir cette vision de la vie, ça me dépasse...
Je suis un peu désarmé par autant d'agressivité. Je pensais que sur un forum de ce type on pouvait s'attendre à ce que les contributeurs acceptent différentes manières de voyager, différentes attentes, sans forcément les juger. Alors si, une expatriation peut être un examen. Le candidat qui est parti, a une lettre de recommandation d'un supérieur étranger, va à l'entretien d'embauche. Le candidat qui n'est pas parti ou n'a aucune preuve qu'il a valorisé son séjour est recalé d'office. Il y a pas mal de secteurs où ça fonctionne comme ça. Du coup, on peut considérer qu'il y a une notion de réussite ou d'échec lorsque le voyage / le séjour à l'étranger est une étape critique dans un parcours professionnel. Ca vous dépasse peut être, c'est compréhensible, mais tout le monde ne se promène pas pour le plaisir, pour s'amuser, ou simplement pour découvrir le monde. Ca je l'ai fait aussi, je me suis éclaté en Asie Centrale, dans le Bihar, à Bénarès (juste histoire de vous dire que j'ai croisé aussi la misère puisque vous semblez en douter), dans l'Himalaya, en Amérique du Nord, et là OK il n'y avait ni réussite ni échec. Quand on joue 40 ans de carrière, c'est différent.
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Jcender · 2013-08-04
Chacun est différent, si lui ne s'épanouit pas où toi tu t'épanouis, c'est à dire loin de chez soi il a peut être besoin d'autres conseils que d'aller à Calcutta.
Tes conseils sont très éclairés, c'est vrai que l'on n'est rien, rien que des fourmis dans tout ce monde, en plus d'etre une poussiere sur la carte on est encore plus petit si l'on regarde notre taille par rapport à l'axe du temps. Et c'est vrai aussi que ce triturage de meninges est bien occidental, jamais vu un Indien qui fait une depression.... Hein???
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Jcender · 2013-08-04
"Je suis un peu désarmé par autant d'agressivité. Je pensais que sur un forum de ce type on pouvait s'attendre à ce que les contributeurs acceptent différentes manières de voyager, différentes attentes, sans forcément les juger."
L'un parle de voyage et l'autre d'expatriation. Deux sujets complétement différents.... Mais c'est vrai que je trouve cela dommage que cela devienne agressif.
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Antlia · 2013-08-04
Objection à l'objection 😉
Non ! La souffrance psychique n'est pas un luxe de petits bourgeois (même si ce sont eux qui peuvent se payer les services d'un psychologue/analyste, cher, mais quand un patient vous a collé un bout de sa déprime pour le restant de la soirée, je trouve que ce n'est pas mal payé). Qui va se gausser d'un claustrophobe, d'un qui a le vertige ou d'un autre qui dégueule tant et plus quand il y a un petit roulis marin ? Et moi qui grimpe aux rideaux en poussant un cri femelle quand une grosse araignée s'approche de moi !
Justement, dans mon patelin, le Paraguay, c'est encore pire ! Ils vivent tellement recroquevillés sur eux-mêmes que seulement s'aventurer un peu loin de leur maison dans leur plat pays les angoisse un max. Et ce n'est pas du pipo ! Débauchant un solide éphèbe de 17 ans, Jorge, pour aller vadrouiller sur la piste du lago Ipoa, coin délicieusement paumé, piste déserte, caillouteuse à souhait, une roue sur chaque pierre, j'étais aux anges, mais mon compagnon d'aventures (sic) en faisait une crise d'angoisse et même une crise d'asthme. J'ai du renoncer ne voulant pas faire souffrir ce garçon.

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Mathews · 2013-08-05
Mais arrête - on peut se tutoyer, dis? - de gémir sur tout et sur rien. Le problème, ce n'est pas le Danemark ou l'expatriation, le problème il est en toi. Pour un peu, tu vas nous faire une crise de nerf si au lieu d'aller faire tes courses chez Carrefour comme d'habitude, tu te retrouves obligé de les faire chez Auchan...
...
1 je n'aime pas le mépris affiché dans ce message, d'une part.
2-on vit soi-disant "mieux" dans les pays scandinaves qu'ailleurs dans le monde avec tout le confort matériel qui va avec...
Mais pour ce qui est des pays scandinaves ce n'est pas un eldorado, les gens y sont plutôt froids , très individualistes résultat des courses ça fait des types complétements tarés comme Anders Breivik ou l'ex chanteur du groupe de Metal , Mayhem qui s'est fait arrêter récemment à Brive alors qu'il voulait faire un gros carton avec ses armes.Et qui a fait de la prison parce qu'il a assassiné un autre musicien de son groupe..
Mais ça n'existe pas la dépression, c'est une invention des petits puceaux occidentaux des années 70 qui ne savaient plus quoi faire dans leur vie....
c'est réduire une pathologie à sa plus simple expression..
dans les pays occidentaux on ne vit pas forcément mieux , les taux de suicides sont plus élevés que dans les pays en voie de développement
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Mathews · 2013-08-05
Enfin, tu vois ce que je veux dire... 🤪 Si la France en est là, à envoyer encore plus de gens voir des psycho-samèrologues, à prendre des anti-depresseurs de merde et à creuser encore plus la dette pour des conneries à deux centimes...
c'est pas du tout un problème français c'est un problème de société de consommation qui encore une fois nous vient du mode de fonctionnement des USA et des pays anglo-saxons
Le principe c'est qu'il faut médicaliser toute pathologie et "vendre" des traitements adaptés.
Si tu déprimes tu achètes des antidépresseurs, tu en deviens dépendant mais pendant ce temps-là les grands labos pharmaceutiques gagnent de l'argent.
Donc c'est une sorte de cercle vicieux...
alors qu'une simple thérapie de groupe ou l'exercice d'un sport régulier suffirait
Il y a quelques dizaines d'années, des gens étaient capables de faire des guerres, de partir loin de chez eux, de mourir pour leurs idées, pour la liberté, leur famille ou leur patrie.
Quelles guerres ? Il n'y a plus de conflit armé sur terre à part quelques exceptions comme la Syrie
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Mathews · 2013-08-05
qui s'exprime très bien avec une bonne précision, je pense qu'il serait bien qu'il creuse cette mauvaise expérience avec un psychothérapeute) je n'ai nullement envie de retourner en France qui ressemble de plus en plus au Titanic en train de sombrer "dans les eaux glacées du calcul égoïste".
La France qui sombre ? Ah tiens ?
C'est oublier les émeutes qu'il y a eu récemment dans un pays scandinave justement ; dans une banlieue pauvre de Stockholm il y a eu encore des émeutes.
Et pourtant moi j'ai toujours pensé que la Suède c'était un pays tranquille sans problème, avec son système égalitaire social-démocrate
On voit bien que le système ne fonctionne pas et ceci partout sur terre...
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AlfredNeuman · 2013-08-05
Le pire, c'est que tu es certainement très fier de tout ce que tu éructes !
(éructer : rejeter avec bruit, par la bouche, et parfois avec violence, les gaz de la boîte crânienne)
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Greensnow · 2013-08-05
😉Il est vraiment nécessaire que la modération s'occupe de ton cas, et arrête de te laisser divaguer sur le site par des allégations agréssives voir intempestives sur chacun des sujets abordés.
A part insulter, dire à tes interlocuteurs qu'ils ne connaissent rien à la vie, que tu es le ++ que mieux des connaisseurs de la chine, Thaïlande , Inde........certainement bientôt le forum Malaisie ou tu vas peut être sévir ...de troller les conversations.(en accusant les autres de le faire, c'est l'hôpital qui se fou de la charité).
D'envoyer des MP d'insultes et.............
Tu éructes, elle est vraiment là la réalité. Expatrié aigri tu es à 36 ans, tu montres surtout un sacré déséquilibre dans le rapport à l'autre (et à ton pays la France, car à te lire ici et là sur les discussions ou tu t'imposes, la France c'est aussi 1 pays de merde de délinquants avec "des gamins qui manifeste pour leurs retraite" .... c'est risible).
Chasser le naturel, il revient au galop (parfois affable pour la forme, ensuite insultes réglementaires..)
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Chrispopof · 2013-08-05
La recommandation de consulter n'est pas forcément la meilleure. A toi de voir si tu penses ce genre de méthode comme quelque chose qui peut t'apporter à toi.
As-tu déjà évoqué tes problèmes en interne dans cet université ? N'as tu pas la possibilité de mettre fin au contrat si tu trouves par exemple quelqu'un pour te remplacer ?
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Greensnow · 2013-08-05
😉J'ai fais plusieurs séjours dans le grand Nord dans le cadre de trekking isolé de la ville (en Finlande dans le Kèvo au bord de la Norvège et en suède du côté de Abisko), néanmoins, je ne connais pas le Danemark.
A vous lire, je me dis que c'est pas franchement grave dans la mesure ou vous n'y mettez pas une importance essentiel à ce que vous pouvez prendre pour 1 échec.
Parfois, on peu se retrouver dans des situations souhaitées au départ mais qui se révèle pénible à la durée voire dès le départ
En général, c'est simple à régler car il suffit de partir sans rien dire.
Le problème c'est quand il y a 1 engagement vis à vis d'autres. Cela est plus compliqué car il faut malheureusement se justifier pour arrêter (donc 1 coup dans l'orgueil, parfois aussi aucun argument à donner pour justifier son retrait).
Donc en fait, le truc c'est de pouvoir se défaire d'un engagement dans votre cas professionnel qui ne vous porte pas préjudice professionnellement et ni psychologiquement. Ratage, échec ne passe pas forcement par une remise en cause et pas forcement par la maladie.
Accepter la chose, la régler au mieux matériellement et passer à autre chose humainement.
C'est vrai que les pays nordiques culturellement sont à l'opposé de nous en France (les allemands se sentent parfaitement bien dans les pays du Nord).
De plus de la manière dont ils vivent voire le climat avec les périodes très longues des nuits ou de jour peu jouer énormément sur le moral voir créer de l'excitabilité.
Petite anecdote: Lors de mon premier voyage en Laponie, il faisait jour encore à 02h00 du matin. J'avais commencé mon trek à 13h00, à 22h00 je marchais toujours et j'avais l'impression de survoler le terrain (mon épouse avait les mêmes sensations). Vers 22h30, nous croisons 1 bivouac et entendons des gens ronfler.
Du coup mon épouse regarde l'heure et nous nous trouvons anéanti par la fatigue et déprimé de n'avoir pas mangé et encore planter notre tente après 09 heures de marche. Nous avons été gêné par le jour pendant 3 jours (moralement, organisations...)
Tout cela pour dire, qu'en ayant discuté aussi avec des Finlandais à Tempéré que le climat, la culture du pays les plombais énormément d'un point de vue du morale et équilibre (les fameuses orgies en groupe du Samedi en ville qui font peine à voir mais nécessaire pour leur équilibre).
Tient 1 autre région que nous touristes trouvons vraiment belle : Inari en Laponie Finlandaise (les gens sur place souffre d'alcoolisme car ils "s'ennuient".
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Pluvialis · 2013-08-05
Merci pour cette réponse
Je ne sais pas ce qui est "grave" ou pas, mais si je ne mets plus vraiment d'importance à accepter cet échec, c'est parce que je suis arrivé à une extrémité qui nécessite de prendre du recul et de passer à autre chose quelles qu'en soient les conséquences professionnelles. Depuis mon premier message, j'ai pu convenir d'un retrait en fin d'année, anticipé par du travail à distance à partir du milieu de l'automne, de manière à ce que ça soit le moins préjudiciable possible pour l'une et l'autre partie. Ca montre quand même que malgré les intérêts de la hiérarchie et un gap culturel difficile à maîtriser (en particulier en termes de communication), il y a une certaine flexibilité d'esprit face à l'équilibre travail / vie privée. En ce sens, les danois (et scandinaves en général) me semblent bien plus ouverts que ce à quoi nous sommes habitués: pas vraiment de notion d'horaires, respect absolu des périodes de repos et des impératifs personnels, et de manière générale une forme d'humilité qui fait qu'on ne se sent pas jugé en permanence par les supérieurs. Je n'ai jamais eu ce genre de problème en France mais suspecte que ce ne serait pas aussi évident chez nous de faire comprendre à un supérieur qu'on arrête un travail où on a un rôle clé, parce que le mental ne suit plus et que la santé commence à flancher.
Il est clair que le climat est difficile y compris pour les danois - ils le reconnaissent volontiers et d'ailleurs remplissent des charters pour la Méditerrannée en hiver... voire se demandent bien ce qu'un français, un italien ou un espagnol vient chercher chez eux. D'ailleurs, il y a dans mon équipe un danois qui a passé 1 an en Norvège et en est revenu approximativement dans le même état que je ne suis actuellement: les scandinaves ne semblent pas immunisés... Mes collègues danois, pourtant très fiers de leur pays, n'ont de fait jamais semblé vraiment convaincus par le fait qu'un projet sympa doublé de conditions salariales et sociales avantageuses suffisent à dépasser l'hiver, la gastronomie limitée, la bureaucratie pesante. Au final, c'est plutôt eux qui avaient raison...
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CatherineGil · 2013-08-05
🙂, Bonjour, Jyb,
Voilà, je suis très contente pour toi que tu ais pu négocier un départ anticipé, c'était ce que je te disais dans mon message N°4 de cette discussion et je vois que, sachant que ça va être possible, déjà tu commences à prendre du recul. C'est bien.
Ce genre "d'accident" peut arriver à n'importe qui, il ne s'agit pas d'une "fragilité psychologique " particulière, les plus forts, ou qui se croient tels, peuvent craquer comme tout le monde dans une situation où on se sent, sans vraiment de raisons logique ou explicable, en grand danger affectivement. Tu as très bien fait de décider d’abréger l'expérience. Ca n'a sans doute pas été facile coté amour propre donc, bravo d'avoir eu ce courage là. 🙂
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Jcender · 2013-08-05
Un employeur reste un être humain, si tu es honnete et tu sembles l'être, explique que tes doutes a terminer ton contrat dans les conditions actuelles viennent du fait que ta famille et tes proches te manque et que cela te pése de plus en plus je pense qu'il le comprendra, si tu es dans un état comme cela ça nuit surement à ton efficacité et il en a entiérement conscience. Comme tu le soulignes les pays nord européens sont surement en avance socialement pour bien des points. Il y'a peut être des compromis possible mais ce n'est qu'en exposant tes ressentiments que vous trouverez des solutions. Peut être que le fait d'en parler avec lui te fera imaginer un réel retour en ton pays et tout ce que cela implique et te donnera la force de terminer ta mission au Danemark.
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CalamityGin · 2013-08-07
Votre analyse est en gros que le fait de ne pas s'accommoder d'une expatriation intra-européenne est essentiellement un caprice de gosse de riche du 21ème siècle. Ca va peut être vous surprendre mais je pense comme vous, les jeunes générations dont je fais partie ont été surprotégées.
Peut-être, et peut-être que les jeunes générations d'antan ne l'ont pas été suffisamment, mais comme vous l'avez écrit, l'histoire ne retient pas le sort des "faibles". Il est facile lorsqu'on va bien d'insulter la souffrance d'autrui, faute de la comprendre et d'accepter que tout le monde ne peux pas être aussi fort/courageux/brave que soi et que ce n'est peut-être pas de leur faute ...
Maintenant, une fois qu'on a dit ça, qu'on sait qu'on est une loque incapable de résister à 2 ans en Europe là où d'autres font leur vie à travers le monde, qu'est ce qu'on fait? On reste se foutre en l'air santé mentale et physique, ou on accepte de faire partie des enfants gâtés de l'occident incapables de résister à un choc culturel minime?
Ce qui est certain, c'est que l'auto-flagellation n'a jamais résolu aucun problème de la sorte.
Bon courage pour le reste de votre séjour et bon retour chez vous.
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Alienor0105 · 2013-08-10
Bonjour,
Loin de moi l'idée de porter un jugement sur ton expérience ! Je pense que tu dois l'arrêter et rentrer en France.
Une expérience est une expérience, je ne serais pas si négative et je ne parlerais pas d'échec, je dirais "une expérience qui n'a pas été concluante, ou qui ne m'a pas plu".
Je suis prof et j'entends souvent les récits et commentaires de mes élèves qui partent un an à l'étranger avant d'entamer des études universitaires, ou au cours de celles-ci. On entend souvent des récits enthousiastes, mais on oublie de parler des expériences "qui ont tourné court" !
Un de mes élèves parti aux Etats-Unis cette année scolaire ne s'est pas du tout acclimaté à la mentalité américaine et ne s'est pas adapté à sa famille d'accueil; il a pourtant fait des efforts, mais il est finalement rentré déprimé en Europe avant la fin de l'année scolaire. J'ai entendu un autre récit "malheureux" concernant l'Australie.
Sache que ton expérience n'est pas unique; on peut ne pas se plaire ni s'acclimater à un autre pays, je peux parfaitement le concevoir et il y a de multiples raisons à cela.
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Mathews · 2013-08-12
Un de mes élèves parti aux Etats-Unis cette année scolaire ne s'est pas du tout acclimaté à la mentalité américaine et ne s'est pas adapté à sa famille d'accueil;.
j'aurais aimé plus de détails 🙂
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Webgrrl · 2013-10-15
Merci à Pluvialis pour ce témoignage, très instructif.
Je suis sur la même pente alors j'espère retenir de bons enseignements de ton expérience...
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AEllul · 2015-10-02
"Et j'ai même rencontré l'hérésie suprême : des suisses qui étaient très critiques sur la Suisse et la mentalité globale de ce pays et pas seulement Alain Tanner et Jean Ziegler."
Alors là ! chapeau bas. Et si vous avez les coordonnées des Suisses en question, je suis preneur, car je commence à me sentir seul sur les barricades.
Bien à vous,
Ellul