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4 Normands en Ardèche, avec un chien

Discussion started by Triztana on 2013-09-03

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4 Normands en Ardèche, avec un chien

Triztana · 2013-09-03

Bonjour! Un petit retour de notre semaine en Ardèche fin août. Bon comme Voyageforum est devenu un peu chiant avec les photos (on peut plus illustrer en les insérant dans le texte 😠 ou alors c'est moi qui suit nulle 😏) Dans tous les cas, je vais mettre ici le texte seul, et pour ceux que ça intéresse, y a le récit avec les photos ici (faut cliquer sur France puis sur Ardèche, bizarrement).

Cette année il y a quelques nouveautés dans notre périple. Premièrement, nous emmenons le chien ! Deuxièmement, et découlant du premièrement, nous ferons bien moins de voiture, le petit chien n'étant pas tellement favorable aux longs trajets, et finalement nous non plus... Après l'expérience de l'Irlande, beaucoup de voiture c'est plutôt fatigant, on préfère tester des trajets moins longs, quitte à « en voir moins » (ça se discute), et privilégier des balades à pieds. En gros on aura mal aux pieds au lieu des fesses. Troisièmement, et là se révèle notre perspicacité : l'achat d'une voiture du 21e siècle.

Vendredi 16 août

Nous avons réservé un gîte du côté de Vals-les-bains du samedi au samedi, mais évitons le flux de voitures en partant le vendredi matin pour Saint-Cirgues-en-montagne où nous passerons une nuit en hôtel pour être sur place dès samedi matin. Près de 800 kilomètres nous séparent de notre destination. La route n'est pas tellement nouvelle pour nous, puisque nous en avons déjà fait les 700 premiers pour rejoindre Rioms-ès-Montagnes en Auvergne en 2010, dont il y a peu de traces écrites parce que j'avais rien écrit à l'époque et que là je m'en rappelle pas assez pour le faire. Nous avons la chance de pouvoir prendre l'autoroute tout du long en évitant la région parisienne et les autoroutes les plus encombrées : de Caen nous prenons l'autoroute vers le Mans, puis Tours, puis Bourges, puis Clermont. Après une petite huitaine d'heures nous voici à Saint-Cirgues en train de chercher le Parfum des bois (ça sent bon !), notre hôtel. C'est la fête au village apparemment, y a une espèce de marché avec des gens qui vendent des saucisses, un vide-grenier, et de la musique. Après une brève installation dans notre chambre 4 personnes supplément chien, nous partons faire un petit tour dans le village, en repérage pour manger. Encore une fois, dur dur d'être végétarienne, notre unique choix (à maman et moi) se limitant à une omelette aux cèpes, ce qui du coup n'est plus un choix. En attendant la faim, nous grimpons une petite rue étroite et improvisons une redescente à pieds par un sentier qui semble rejoindre la foire communale. Arrivés en bas, on se tâte à acheter une barquette de frites et des hot dog au fameux méchoui, quand on fait une dernière tentative au camping les Airelles, que je ne peux pas recommander en tant que camping puisque j'y ai pas campé, mais qui peut faire ses preuves en tant que restaurant. Pour les deux gars, ce sera menu à 14€ : entrée plat dessert + vin et café compris, ce qui est plutôt bon marché. Pour nous ce sera une salade et une assiette de frites des plus copieuses. Et pour le chien, du gras de viande, assis à table comme un grand.

4 Normands en Ardèche, avec un chien

Triztana · 2013-09-03

17 août 2013

Après une nuit de tout repos et un petit déj dans la chambre, en route pour le lac d'Issarlès, un cratère de 138 mètres rempli d'eau. Il fait bon à l'ombre et nous faisons tranquillement les quatre kilomètres du tour de lac à pieds. Il est facilement 11h30 quand on a fini, le gîte est prêt depuis une heure et nous nous mettons en quête de gasoil tout en nous dirigeant vers Vals-les-bains, à 45 km de là. Repassons par Saint-Cirgues et prenons une toute petite route à flanc de montagne pour rejoindre les Eyres (lieu-dit de Vals) au lieu de passer par la nationale et le centre-ville. Ce fut dix longs kilomètres, et un choix pas forcément judicieux. Nous arrivons enfin, il doit être facilement 13h, le proprio a laissé le gîte ouvert et reviendra dans l'après-midi. La maison est super sympa, belle vue sur les montagnes, un jardin, un barbecue, un garage naturel pour la voiture... Elle demanderait une bonne petite rénovation et quelques réparations mais pour une semaine de location ce sera parfait. Les chargés de course seront papa et moi, puisque Petit chien est mieux au gîte qu'à l'entrée du supermarché, que maman ne peut pas se déplacer sans Petit chien sinon il fait une crise, et que le frangin reste aussi pour pas que maman reste deux heures toute seule (elle ne fait pas de crise mais ça serait pas très cool). Direction Aubenas et l'intermarché, la voiture est un four, il fait 37°C. De retour au gîte vers 15 heures, on mange un morceau avant de redescendre tous à Vals-les-bains pour aller voir la source intermittente. Il s'agit d'un geyser naturel mais régulé avec une vanne « pour que les touristes n'attendent pas trop longtemps »... mh. Donc la source jaillit précisément toutes les six heures (5h30 – 11h30 – 17h30 – 23h30). Apparemment le record de hauteur est de seize mètres, nous ne le battrons pas aujourd'hui puisqu'elle ne dépassera pas les quatre - cinq mètres à mon avis. A la fin les gens applaudissent et je me demande qui ils applaudissent exactement. De retour au gîte, nous profitons des transats avant un barbecue et un repas dehors très agréable.

18 août 2013 Nous nous levons assez tôt dans l'optique d'aller acheter de quoi pique-niquer ce midi, aller voir la cascade Pissarelle à Freyssenet du côté de Labastide-sur-Bésorgues, monter au col de Moucheyre, se garer, monter au suc de l'ubac, monter à La Tour, redescendre au parking, pique-niquer, aller faire une balade dans la forêt du Goudoulet... Ce que nous faisons, à peu de choses près... Nous ne montons pas jusqu'à la Tour, nous nous arrêtons au suc de l'ubac, la montée étant déjà assez raide. Il fait chaud et les cigales ksskssent. Quant à la cascade de la Pissarelle, on n'a pas tellement trouvé le sentier qui y menait, mais on a quand même pu grimper sur des rochers et suivre un semblant de cascade un peu plus bas. Après un pique-nique au parc de Burzet et un remplissage de bouteilles d'eau sur la route, on entame la pire route jamais vue, même en Irlande je crois. Un espèce de chemin à moitié goudronné et troué par j'imagine des événements naturels genre éboulements, neige, etc. Au bout de quelques kilomètres entre 10 et 20 km/h, nous voici à un croisement, d'un côté le suc du pal, de l'autre le GR7, que nous empruntons pour faire une boucle de cinq kilomètres en forêt.

19 août 2013

Il fait assez couvert aujourd'hui. Au programme, petites courses le matin et direction Thueyts cette après-midi pour faire le sentier du Pont du Diable à l'échelle de la Reine en passant par Fargebelle. Après s'être garés dans le parc juste derrière l'Office de tourisme, il suffit de traverser le parc pour rejoindre un sentier de pierres qui descend longuement vers le Pont du Diable, pont construit par le diable lui-même (c'est pas classe ça ?) pour que les filles qui voulaient rejoindre leurs amants puissent traverser. Et elles ne sont jamais revenues, y paraît... Rien de très effrayant en réalité, un joli petit pont de pierres avec l'Ardèche qui coule en-dessous, y a même un cœur fait avec des cailloux dans l'eau, alors hein. Au moment où on va commencer le sentier vers Fargebelle, un orage s'abat sur nous tel un avertissement... On se réfugie sous les arbres en bordure de la rivière, heureusement il ne dure pas trop longtemps et nous reprenons la route quelques minutes plus tard, pour une longue, longue, longue montée... Jusqu'à une table d'orientation, qui rejoint la via ferrata qui part du pont. De là on a une vue sur le village et la Chaussée des géants, falaise de basalte de plus de 80 mètres de haut sur 500 de large, en somme un bon gros tas de lave. S'en suit une longue partie du sentier en forêt où on longe la montagne jusqu'aux ruines de Fargebelle, ancien village forestier. Cossu, mais fragile. Puis le sentier redescend longuement vers la rivière, que l'on retraverse avant de remonter encore vers Thueyts, cette fois par un escalier de 215 marches (chiffre vérifié par nos soins), l'Echelle de la Reine.

Sympathique randonnée, et encore une nuit où on va bien dormir !

20 août 2013 Matinée de repos (sur les transats notamment) au gîte en compagnie d'un petit lézard (ça tombe bien puisque je lézarde) et écriture de cartes postales, intelligemment envoyées plusieurs jours avant de partir... Cette année, papa peut explorer les gadgets et autres fonctionnalités de la voiture au lieu de la réparer. (Après coup il m'a fait remarqué qu'il a quand même réparé le lave-glace). Après manger, on passe par les grottes de Montbrun avant d'aller voir les gorges de l'Ardèche. Les grottes de Montbrun sont de vieilles habitations troglodytes (a priori habitées depuis le 5e siècle avant Jackie Chan) construites dans un volcan. Il devait faire bon l'hiver. Après quoi on se dirige vers Vallon-Pont-D'arc, dans l'espoir de trouver des balades à faire au bord des rives ou sur les gorges, mais désolé petit chien, ce sera une journée principalement en voiture, ce qui ne sera pas pour te plaire. Vallon pont d'arc, ville qui pue. J'aimerais descendre sur la plage mais il ne semble pas y avoir moyen d'y aller, si ce n'est via un camping... Maman retrouve un camping où elle a passé des vacances 32 ans auparavant. Que de souvenirs... mais ça rajeunit pas :) On longe donc les gorges par la route panoramique d'où on a plusieurs sacrées vues sur l'Ardèche et ses gorges. Je trouve malheureusement que la foule qui s'y trouve fait perdre son charme aux paysages, bien que sublimes... De retour par la même route, on s'arrête au bord de l'Ardèche dans la minuscule plage de Ruoms où Billy se fait une joie de mettre la tête sous l'eau pour aller chercher des cailloux et nous les ramener.

4 Normands en Ardèche, avec un chien

Triztana · 2013-09-03

21 août 2013

Aujourd'hui ce sera une excursion au bois de Païolive, constitué de petits arbres et de grands cailloux, érodés un peu partout, ce qui leur donne des formes bizarres. Il fait une chaleur étouffante et nous nous réjouissons d'être partiellement à l'ombre... Le bois n'est pas très haut en altitude mais se trouve sur un plateau entouré de falaises, à côté des gorges du Chassezac, ce qui offre des points de vue magnifiques. Maman se tort la cheville, Billy a des problèmes respiratoires, je me fais une espèce d'élongation à la cuisse... La belle équipe de bras cassés est de retour au bercail ! Heureusement les deux autres tiennent la route, malgré les multiples handicaps de Seb... :) On passe voir un fameux gros caillou en forme d'ours et de lion qui se battent. Le sculpteur aurait pu faire un petit effort. Bien sympathique promenade dans tous les cas. Nous ne faisons qu'un seul des trois sentiers du bois (le bleu), en faisant un détour par la corniche, pour la vue sur les gorges. Le sentier de la vierge est paraît-il très sympa mais nous n'avons pas tellement la motivation en cette fin de journée...

22 août 2013 Aujourd'hui c'est la journée la plus chaude, c'est donc celle où on va faire le plus de trucs, logique... Mais on n'aura jamais eu trop chaud malgré tout, car nos haltes s'annoncent en altitude. Nous commençons la journée par la cascade du Ray Pic, site ardéchois incontournable... Oui elle est jolie, oui l'aménagement est pas mal, mais quel dommage de ne pas pouvoir aller au pied... Le site a été fermé pendant quelques années suite à un accident mortel (éboulement de cailloux je crois). Il n'a été réouvert qu'en 2012, après un aménagement de sentiers et d'escaliers qui nous donnent deux superbes points de vue sur la cascade, mais du coup assez limités. Elle s'écoule de trente mètre sur une coulée de lave séchée. Après la cascade, nous nous arrêtons pique-niquer à Lachamp-Raphaël, sur une aire pour camping-car abandonnée. Si si ça existe. Après quoi, nous faisons une halte au Mont Gerbier de Jonc, un gros tas de cailloux (ou un énorme caillou, je sais pas trop) qui s'élève à 1551m. Non nous ne le montrons pas, même si ça me fait envie et que y a pas mal de gens qui s'aventurent là-haut, mais j'ai une idée encore plus cool en tête (enfin j'espère qu'elle est plus cool...). A la place on fait une petite boucle de 3 kilomètres qui passe par la source de la Loire. Un tout petit ruisseau qui grandit grandit grandit et alimente de grandes villes. C'est beau. (Après quelques recherches, la Loire sert plutôt à refroidir des centrales électriques. C'est moins romantique.) Après quoi on achète du fromage de chèvres (ça c'est le commentaire dont tout le monde se fiche mais qui me permet de dire qu'on a pensé à la famille, qu'on a acheté des trucs locaux, et tout... ben oui quand même). Ceci étant fait, nous poussons encore de quelques kilomètres jusqu'au Mont Mézenc, que cette fois nous montons ! Nous grimpons donc les 1753 mètres (si si, vous croyez quoi ?) jusqu'au point culminant du Mont Mézenc, qui est divisé en deux « sous-monts », si on peut dire. Arrivés à un certain point, le sentier se divise en deux, et on peut monter à gauche ou à droite. Il a en fait deux sommets... Mais nous prenons quand même le sentier qui mène au vrai sommet, le plus haut... de quatre mètres oui, et alors ? Après trois quart d'heure de montée, la descente se fait beaucoup plus rapide. Nous voilà en bas en vingt minutes, prêt à regagner le gîte après cette belle journée bien dense et finalement assez fraîche! En effet l'altitude fait étonnamment baisser les températures. Et vous vous dîtes « elle est bête ou quoi ? C'est pas tellement étonnant hein. » Oui je sais, mais je pensais pas que ça baisserait autant, c'est tout, roh. A 1300m il faisait facilement 10°C de moins qu'à Vals-les-bains, qui est à 200m. Ce qui fait que notre journée la plus chaude, on l'a passée à 18 / 20°C, ce qui ne fut pas désagréable !

De retour à 19 heures, petit tour à l'Office de tourisme pour voir ce qu'on pourra bien faire demain.

23 août 2013 Pour notre dernière journée, ce sera une halte à la cascade de la Beaume puis escapade au Puy-en-Velay (quand même !). Encore une journée pas très drôle pour Petit chien qui n'aime ni les trajets en voiture ni les villes. Après un trajet fort tortueux, nous voici à la cascade de la Beaume, haute d'une trentaine de mètres elle aussi, ma foi tout aussi jolie (voire plus) que celle du Ray Pic. Et on peut aller en bas. Nous pique-niquons sur une table au parking de la cascade avant de continuer notre route vers le Puy-en-Velay, où il fait bien chaud. Après un garage de voiture en souterrain, nous sautons dans le Petit train touristique, où le commentateur parle toujours de la même façon, son intonation faisant comme des bosses et des creux. La ville en soi n'a rien d'exceptionnel, mais ses monuments sont assez fabuleux : du rocher Corneille au rocher Saint-Michel, c'est tout en hauteur que la ville s'affirme. C'est sur le rocher Corneille et sa statue Notre-Dame que l'on jettera notre dévolu : c'est parti pour une belle montée et quelques deux-cent marches pour atteindre la couronne d'étoiles... ou pas. L'accès à l'extérieur a été sécurisé, ou plutôt complètement fermé depuis 1986.

Effectivement, avant il était possible de « laisser pendre ses pieds dans le vide » comme on nous l'informe sur les petits écriteaux, ce qui était relativement dangereux... mais de là à totalement fermer l'accès, c'est dommage je trouve. N'y avait-il pas moyen de sécuriser la couronne avec un flux de visiteurs régulé ? Trop compliqué certainement. Toujours est-il que si vous n'aimez pas monter aux échelles, ne vous en donnez pas la peine, on y voit aussi bien d'en bas de la statue, ou même depuis les petites fenêtres à l'intérieur. Si en revanche vous aimez les échelles, ou si elles ne vous dérangent pas plus que ça, ce n'est pas du temps de perdu que d'aller voir en haut ce que ça donne. Pour accéder à la vue du haut de la statue, on doit en fait monter un par un à une échelle dans la tête de la statue (qui fait office de four) et arrivé en haut, il y a une petite coupole en verre de vingt centimètres de haut qui dépasse du sol (ou du plafond, ça dépend où on se place) pour une vue panoramique sur la ville... tachées de traces de doigts gras. Bon, effectivement, on est haut ! Mais à mon humble avis, ça ne vaut pas la vue d'en bas à l'air libre... Vers 20 heures, appel du proprio qui devait envoyer une amie à sa place à notre départ parce qu'il n'est pas là pour plusieurs jours. Il a oublié de lui en parler. Rappel dix minutes plus tard, elle va venir demain à 7h30, avant notre départ. Un peu pour rien d'ailleurs puisqu'il a aussi oublié de lui laisser le chèque de caution pour qu'elle nous le rende...

24 août 2013 Nous revoilà sur l'autoroute vers notre chère Normandie. Partis à 7h30, arrivés vers 17h, nous aurons eu la chance de ne pas avoir un seul bouchon ni ralentissement ! Le temps est encore passé bien vite pendant ces vacances... A peine rentrés j'ai déjà hâte de chercher une prochaine destination... Mais pour l'heure les esprits sont à autre chose : la rentrée qui arrive à grands pas. Ce fut un joli baptême pour le petit chien qui aura été bien fatigué mais bien heureux d'être avec nous pour une fois !

Et comme il est trop mignon, je mets quand même une photo de lui.

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