Bonjour,
C'est avec une grande surprise que je viens de lire les réponses postées ci-dessus.
@Makssou :
Voici les coordonnées de l'association :
http://orchha.org/Si tu as la possibilité de vivre une expérience avec eux, tu ne l'oublieras pas de ci tôt. Tu auras même l'immense honneur et privilège de passer l'interrogation écrite de Visitation à ton retour. Ce qui te permettra de savoir si tu as bien réussi ton voyage, alors suspens...
@Visitation :)
Bien entendu que mon avis est contestable et il n'engage que moi.
Comme tu l'écris si fièrement, après vérification de mon profil, de mes messages etc... Tu en déduis que mon expérience au fond est petite. Compte tenu de l'efficience manifeste générée par le syllogisme structuré par ton ouverture d'esprit, tu devrais probablement quitter ton île de Wallis et Futuna et venir éclairer le Monde des lumières de ta Sagesse.
Maintenant, c'est vrai que face à tes 322 messages sur le forum, je reste un moins que rien. Qui plus est je réponds à quelqu'un qui n'a pas encore visité l'Inde, qui apparemment doit être ta chasse gardée.
Je m'incline face à ton ego, qui t'a donné l'impression que plus on écrit à propos d'un sujet, plus on le maîtrise.
J'ai répondu à Makssou de cette manière puisque j'ai eu l'impression qu'il souhaitait justement voyager et découvrir. J'ai tout de même l'impression que s'il suit tes recommandations, il traversera l'Inde comme un gros touriste qui consomme son voyage.
A propos de gros touriste... Ce n'est pas avec ta quinzaine de pays visités du haut de tes 36 ans et vivant dans une île perdue que je te considère comme un voyageur. Heureusement que tu as accès à internet et à ce forum, qui te permet de défouler ta frustration et d'écrire tant des messages pendant que les autres voyagent...
Pour répondre à ta question, j'ai 30 ans, je suis un homme. J'ai habité dans différents pays depuis ma naissance. D'ailleurs pas forcément des pays de tout repos (entre autre dictature et pays en guerre). A l'époque de mes premiers messages j'habitais à Paris centre, aujourd'hui je vis à Bruxelles. Je change constamment de pays. Je suis également très actif dans la communauté couchsurfing puisque j'héberge constamment des voyageurs venus des quatre coins de la Terre. Ma profession me fait me déplacer dans plusieurs pays chaque année (au moins 5) et je suis polyglotte. D'ailleurs, même si j'ai passé la plus grande partie de ma vie en France, le français n'est pas ma langue natale.
Je suis d'accord avec toi, lorsque tu soulignes que j'aurais pu m'impliquer sur le forum après être revenu de mon voyage. C'est vrai que de l'eau a coulé sous les ponts depuis mon retour... Toutefois, n'est-ce pas en répondant à ce message, que je m'implique ?
Je tiens des carnets de voyage et je vais partager mon introduction, afin de contribuer modestement à cette discussion. C'est probablement plus intéressant que d'entamer une guerre des bacs à sable par claviers interposés avec toi :
«
Chapitre 1 : Introduction
Ca y est… j’y suis enfin… nul besoin de me pincer, je sais que l’aventure a commencé. Le trajet m’a paru être une éternité, tant il me tardait de fouler le sol indien. C’est amusant, mais le simple fait d’écrire ces premières lignes de mon récit, me fait déjà sourire. En effet, je repense à la durée de ce trajet, qui m’aura semblé interminable. Comme si en soit, c’était un supplice d’attendre que mon avion atterrisse.
Ceci, alors que je devrai plutôt me réjouir du temps record, avec lequel j’ai pu parcourir les 6000 kilomètres, qui séparent ma chère France des Indes. A l’heure où je m’emploie à écrire ces lignes, j’ai la certitude, que cette aventure m’a énormément appris. D’ailleurs je suis convaincu que je peux encore en tirer des enseignements. Ce voyage initiatique m’aura entre autre permis de concevoir mon rapport au temps, sous une approche diamétralement opposée.
En prenant du recul, je réalise que ma vie d’occidental a toujours défilé à un rythme infernal. Dorénavant, cette frénésie ne me convient plus et je suis soulagé d’en avoir terminé avec certaines mauvaises habitudes. Les Indes m’ont permis d’évoluer, en brisant mon mode de vie en profondeur. Je dois dire qu’auparavant, je me sentais, comme emporté par un élan, dont le contrôle m’avait à force échappé.
Cela a sans nul doute engrainé mon obstination à vouloir aller toujours plus vite, à être constamment pressé. J’aspirai inconsciemment à relever une espèce de défi inhumain, en provoquant le temps dans un duel complètement irrationnel. Je ne sais toujours pas, quelle a pu bien être cette folie, qui m’a longtemps poussé, chaque jour et sans relâche ? Toutefois, c’est avec acharnement, que je désirai à tout prix remporter une la course, que je suivais sans relâche. A ceci près, que c’est au temps, que j’avais malencontreusement tenté de me mesurer. Bien entendu, ce fut en vain, que j’ai éperdument essayé de le rattraper. Alors qu’aujourd’hui, je suis contraint d’admettre, que même en y allouant tous les efforts du monde, cette effronterie était perdue d’avance. Il va sans dire, que je n’étais pas de taille à affronter mon adversaire. Le pire étant, qu’au final, c’est bien du temps, qu’il m’aura fallu, avant de comprendre en quoi ma démarche était en soi insensée.
Cette folie qui m’emportait, m’avait doté d’ornières, qui me menaient tout droit vers un échec certain. Sans omettre, que par la même occasion, cela m’empêchait, sans plus ni moins, de voir l’étendu de cette absurdité. Il va sans dire que dans ces conditions, je vivais dans une forme d’aveuglement. Je n’étais pas en mesure de concevoir, que la ligne d’arrivée de cette course, me serait à jamais inaccessible.
J’ai longtemps été emprisonné dans un carcan parisien, où selon moi, chacun vit comme s’il se sentait éternel. Je veux dire par là, que l’on n’y prend plus le temps d’apprécier le moment présent à sa juste valeur. On se comporte comme si l’on était persuadé, que l’on aura toujours suffisamment de temps devant soi. On n’y a que trop tendance, à se projeter dans un futur proche, tout en ayant l’intime conviction, qu’il se réalisera tôt ou tard. Ceci, alors que même les plus sages ne savent pas de quoi sera fait demain. De la même manière, on n’y compte plus ce que l’on reporte incessamment à plus tard. C’est triste, mais on ne se rend pas compte du risque que l’on court à vivre avec cette frivolité pour amie. Ce sera soudainement et sans que l’on s’y attende. Qu’un beau jour, à force d’avoir tardé, l’heure viendra où chacun d’entre nous sera rattrapé. Malheureusement, la prise de conscience sera trop tardive. Ainsi les quelques instants qui nous resteront, ne serviront à rien d’autre qu’aux regrets.
C’est certain, qu’il est moins compliqué de vivre avec légèreté et insouciance. De se tenir à l’écart de certaines questions existentielles, pour lesquelles des réponses simples ne sont pas à notre portée. En réalité, je pense qu’il est indispensable de s’appliquer à cultiver sa curiosité sans relâche.
C’est un devoir de s’évertuer à ne jamais oublier de concevoir sa vie comme un cycle. Elle a bien entendu un début pour commencement, mais elle s’achève surtout avec une fin, qui nous est inévitable. Lorsque l’on refermera la boucle, on pourra considérer cet ensemble dans sa globalité. Il est préférable de réaliser au plus vite que ce n’aura été qu’une succession de moments présents, qui se seront écoulés. Alors, autant les vivre à leur juste valeur, afin d’éviter de perdre ces précieux instants.
Je pense que l’on ne peut pas prétendre vivre sa vie, si l’on ne résout pas à s’interroger de la sorte. Ces dernières permettent de franchir un cap et ainsi de discerner, ce qui a du sens, de ce qui est futile. Tant que l’on n’a pas l’audace d’entreprendre ce type de démarche, on réduit sa conscience à l’aveuglement. Sans cela, l’esprit se retrouve comme enfermé dans une prison sans barreaux et cela sans même le réaliser. Qu’il est salvateur de se libérer, afin de ne plus être à la merci de bêtises dépourvues d’intérêt, qui ne font que de nous égarer. L’insignifiant prend une place trop importante et empêche l’Homme de vivre, en le privant de réflexion.
Ces conditions réduisent l’individu au cours de son existence à n’avoir que la fonction de durer sur terre. A l’instar d’un bien matériel dépourvu de raison et qui sera que trop rapidement oublié. Alors que bien au contraire, c’est à travers l’âme, que l’on peut donner un sens à sa vie. Malheureusement, même si de nombreuses personnes semblent d’accord lorsque l’on se prête à débattre avec elles de ces sujets. Ces dernières retournent presque instantanément à leurs travers, lorsque la discussion prend fin. Cette réalité est terrifiante et m’amène à penser, que dans un Monde où le verbe avoir a supplanté le verbe être, celui qui sème l’ignorance récolte l’égarement. Quel que soit le chemin emprunté, il aboutira à une fin et personne n’en sera exonéré. Autant prendre une route harmonieuse, vivre selon ses principes et se dire que la mort est sans bagages.
Compte tenu de mon comportement passé, je ne m’exempte en rien de ces remarques. J’écris justement avec l’objectif de partager ces réflexions, qui lors de mon voyage auront pris une assise incontestable sur ma personne. Bien conscient de ces réalités, autrefois, je faisais le choix délibéré de ne pas penser à certains sujets. J’avais tendance à les mettre de coté, pour plus tard. Par facilité, j’étais le premier, à refuser de considérer le caractère éphémère de ce temps, qui défile inexorablement. Je me suis toujours posé de nombreuses questions, ce qui m’aura torturé l’esprit sans jamais prendre réellement fin. Cependant, cela n’empêchait pas, qu’il y avait une sorte de dichotomie entre mes pensées, mes paroles et mes actes. C’est justement cet ensemble de contradictions, qui engendrait tant d’instabilité chez moi. Il m’était difficile de faire la part des choses, entre d’un coté mon attrait pour ce qui touche à l’esprit et de l’autre l’insouciance, que l’on nous vend si facilement à longueur de journée. Finalement, tout n’est qu’une question de choix. C’est notre usage des mots oui et non, qui a fait, fait et fera toute la différence, dans l’existence que l’on décide ou pas de mener. C’est en me rendant seul aux Indes, que j’ai enfin réussi à prendre suffisamment de recul. Cela a été la condition sine qua non, qui m’a permis de comprendre et réagir, avant qu’il ne soit définitivement trop tard.
Auparavant, lorsque je vivais en véritable parisien, je me suis toujours senti pressé, mais surtout dépassé par l’enchaînement des circonstances. Je déambulais, tel le lapin d’Alice, qui à force de courir après la montre, n’a jamais été en mesure de trouver le temps d’en prendre. Situation paradoxale, que de se compliquer l’existence à ce point. Alors que lorsque l’on y pense, la vie se résume à des actions bien plus basiques, comme inspirer et expirer, comme nous le faisons à présent.
Qu’à cela ne tienne, me voilà arrivé aux Indes, sur une terre, où ce n’est pas le temps qui appartient aux gens, mais bien les gens qui lui appartienne. L’impatience caractéristique de ma culture d’origine en fera les frais et je serai au final dans l’obligation de prendre mon mal en patience. Je me souviens qu’à mes débuts dans ce pays, la lenteur caractéristique de cette société pouvait m’agacer rapidement. Je me suis vite rendu compte que mes énervements ou mon stress à cet égard ne changeraient en rien la situation. Il était même certainement bien plus insensé de chercher à presser un indien, que de courir désespérément après le temps, comme je l’avais fait à tort tout au long de ma vie. Après tout, pourquoi vouloir aller toujours plus vite ? Petit à petit, j’ai tout de même réussi à m’adapter à cette manière de vivre. Ce qui m’a même permis de prendre du temps, afin de m’imaginer un instant, ce qu’un indien devait penser de nous à ce sujet. J’esquisse de nouveau un large sourire, lorsque j’imagine cet indien « lambda », qui nous observe tout tranquillement, assis à même le sol. Il ne doit pas pouvoir s’empêcher de rire en son for intérieur et de se demander quelle mouche a bien pu piquer l’homme blanc ? Celui qui a toujours une montre, mais jamais le temps…
Pour en revenir au fil de mon histoire, je dois dire que je partais avec la ferme intention de me détacher de ma vie parisienne. Je ressentais le besoin de la laisser loin derrière moi, comme pour rêver autrement l’espace d’un instant. Je désirais faire l’expérience d’une toute autre manière de concevoir l’existence. Autrement dit, je voulais savoir ce que ça me ferait d’oublier tout ce que l’on m’avait toujours inculqué.
Cette remise en question n’était pas dépourvue de fondements, puisqu’en un sens je me sentais quelque peu écorché vif. En effet, certaines de mes expériences, qui étaient encrées dans un passé lointain ou proche, laissaient en moi une plaie béante. Je me devais de réagir d’une manière ou d’une autre, afin de trouver le moyen d’apaiser ces émotions, que je décidément je ne réussissais pas à canaliser.
Je ressentais le profond besoin de faire le plein en énergies nouvelles. L’optique de ce voyage se présentait à moi, comme l’occasion de prendre un nouvel envol et ainsi repartir sur d’autres bases dès mon retour.
Ainsi, l’ébauche de mon plan de bataille devait prendre place, dans ce qui au départ ne devait être qu’une parenthèse de 45 jours.
J’ai été bien crédule de considérer que cette destination, comme tant d’autres auparavant, me permettrait uniquement de me ressourcer. J’étais loin d’imaginer que les Indes auraient une influence bien plus profonde, sur le restant de ma vie. D’ailleurs, j’ai été à ce propos candide, à l’idée d’avoir pu envisager, que j’étais un temps soit peu capable de m’en tenir à un itinéraire. C’est en me rendant dans ces contrées lointaines, que j’ai compris qu’on ne visite pas les Indes. Bien au contraire, on part à leur recherche en suivant un jeu de pistes aux possibilités infinies.
En ce moment, je sens avec délectation qu’écrire fait rejaillir en moi certains souvenirs égarés. Ces derniers étaient jusque là enfouis au plus profond de mon être. Alors qu’ils font partie intégrante de ma personne. Cette projection en arrière, me rappelle soudainement une anecdote qui me revient à l’esprit.
Il se trouve que lorsqu’en France, je m’occupais à me faire délivrer un visa. J’ai fait une rencontre singulière, à laquelle je ne repense qu’aujourd’hui. Comme à mon habitude, je réglais ce genre de détails administratif à la toute dernière minute. Je peux même dire que je suis allé jusqu’à frôler le risque de ne pas pouvoir partir, faute de ne pas avoir tous mes documents prêts en temps et en heure. Comme à mon habitude, j’étais pressé par le temps, qui jouait contre moi. Je me trouvais dans l’organisme rattaché à l’ambassade, dans l’attente d’être reçu au guichet. Installé sur une chaise, j’observais avec curiosité ces individus, qui s’apprêtaient à se rendre à la même destination que moi. Je tentais tant bien que mal de discerner des profils dans cet amas de personnes. Je m’amusais à m’imaginer quelles pouvaient bien être leurs motivations, ou leurs raisons d’avoir fait le choix d’entreprendre un si lointain voyage. Une multitude de questions m’assaillaient à ce moment précis. Je me demandais de quelle manière, ils s’apprêtaient à voyager aux Indes. Qu’allaient-ils pouvoir y vivre, qu’allaient-ils y chercher ? Ma curiosité fut troublée par la vue d’un personnage, qui de part sa différence me semblait sortir du lot. En effet, au milieu de ce flot d’individus, mon attention était captivée par la présence d’un moine tibétain. C’est certain que sa tenue orange fluo a joué un rôle conséquent là dedans, puisqu’ainsi vêtu, il se distinguait des autres. Cependant, je ne peux pas me cantonner à cette explication factuelle, autre chose m’intriguait, c’était flagrant. Je ne pouvais plus me résoudre à le quitter du regard. En plus, comme pour en rajouter à ma curiosité naturelle, il arborait le visage d’un occidental. Je trouvais ce détail peu commun chez un moine tibétain, d’autant plus qu’il me semblait l’avoir déjà aperçu je ne sais où. Etant donné que j’avais planifié de me rendre au Ladakh, région bouddhiste de l’Himalaya indien, je sentais que je me devais d’aller à sa rencontre. Mais avant d’avoir eu le temps de faire quoi que ce soit, j’ai été subitement rappelé à la réalité, lorsque mon numéro fut prononcé au guichet de l’agence. C’est seulement une fois que le traitement administratif de mon dossier fut terminé, que mon esprit put revenir à ce moine. J’ai alors décidé d‘aller à sa rencontre, mais il se trouve qu’il s’entretenait déjà avec une dame. Par politesse, je ne voulais pas les interrompre, mais je m’étais rapproché de lui et je continuais à le scruter discrètement. Visiblement, il n’était pas prêt à mettre un terme à sa conversation et je me devais d’agir, afin de mener à bien mon entreprise. Je me suis alors poliment présenté à eux, en m’excusant de couper si brusquement leur discussion. J’avais pour ainsi dire brisé la glace et je me trouvais désormais nez à nez avec cet homme. Je me souviens qu’il y avait un fond sonore de musique indienne, qui raisonnait dans la salle, ce qui donnait une ambiance particulière à la scène. Une fois que je lui eu succinctement exposé mon projet, je lui ai demandé conseils pour profiter au mieux de mon voyage. Il m’a très simplement répondu que le mieux à faire était de suivre mon chemin, sans trop me pauser de questions. Que je devais me laisser guider, par ce que m’inspireraient les situations que j’allais vivre. Selon lui, il serait judicieux d’être à l’écoute de mon cœur et ainsi prendre mes décisions en me basant sur le ressenti que m’inspirera le moment auquel je serai confronté. Aujourd’hui, je repense pour la première fois à ces quelques conseils prodigués. C’est drôle, parce que je sais pertinemment, que je n’ai pas pensé à lui pendant ces 45 jours. Alors que l’impact de ses paroles a quotidiennement façonné mon expédition. Derrière ces quelques phrases, qui paraissent on ne peut plus simples, se cache un message bien plus profond et complexe. Je suis certain, que la portée philosophique du bref échange, que j’ai eu avec ce moine s’est accaparé de mon subconscient. D’une manière ou d’une autre, il aura éclairé ma lanterne, ce qui au final m’a permis d’y voir plus clair tout le long de ma route.
Aujourd’hui, avec un peu plus de recul, je considère que ce besoin incessant de tout organiser, de s’entêter à vouloir à tout prix tout prévoir est caractéristique de la culture occidentale. Cela a bien entendu des vertus indiscutables, toutefois cela ne laisse que trop peu de place à l’improvisation. C’est bien dommage, parce que je pense que l’Homme dévoile sa véritable facette uniquement lorsqu’il est confronté à l’imprévisible. C’est justement, à ce moment précis, qu’il devra agir et il aura beau parler, ce sont ces actes qui parleront le mieux pour lui.
Ainsi, lorsque le plan n’est plus suivi, nombreux sont ceux qui perdent leurs moyens. En effet, lorsque l’imprévu prend le pas, on a beau chercher des repères pour se rassurer, au final on ne trouve plus une branche à laquelle se raccrocher. Cette situation peut se révéler traumatisante pour bon nombre d’entre nous, mais j’avais pris la décision de faire confiance à mon instinct. Je me suis ainsi perdu, plus ou moins volontairement, dans les méandres de l’inconnu. J’ai pu ainsi m’échapper, afin de marcher hors des sentiers battus et c’est cette aventure que je vous invite à vivre avec moi l’espace d’une lecture… »
Au final, je n'aurais même pas mis les pieds dans les montagnes et des événements exceptionnels et hors du commun me sont arrivés. Comme quoi suivre un plan, itinéraire ou autre en Inde n'est pas forcément chose aisée.
Pour finir, je suis on ne peut plus surpris par la dernière phrase de ton second message : « chacun son style, en somme. ». En effet, tu termines sur un élan de tolérance digne de Gandhi, alors que tu m'as littéralement craché dessus.
Qu'à cela ne tienne, je te souhaite une bonne journée et de nombreux voyages:)
Micha