je ne comprends pas trop ton avis
Je conviens avoir eu la plume sèche et que tu ne t'en sois pas hérissée vaut bien une explication.
En premier lieu, j'ai un défaut du plumage qui se dresse -à l'insu de mon plein gré- lorsque des organisations occidentales, fussent-elles groupusculaires, certaines que leur vision du monde est supérieure, aboutie, se mêlent de donner des leçons sur des questions et à des nations si éloignées d'elles qu'au final leur attitude confine à l'irrespect, relève de l'ethnocentrisme et du colonialisme culturel.
Le Botswana est une jeune démocratie en marche, ce n'est pas si fréquent sur le continent et est, par ailleurs, classé trentième (sur 177) de l'indice de perception de la corruption (France 22ème), premier du continent.
Je cite S.Tesson, de mémoire, parlant de la Russie qu'il connaît bien: "on administre pas douze fuseaux horaires comme un Duché bancaire" et ajoute un article traitant des méthodes de chasse actuelle des Bochimans:
http://www.telegraph.co.uk/...oycott-Botswana.htmlEn second lieu, une question me préoccupe depuis longtemps sans que, ni les réponses de l'Histoire, ni celles de l'ONU ou des ONG ne me conviennent: à qui appartient la terre?
Que vaut la notion d'occupation ancestrale (chère à Survival)? En quoi le fait d'être le premier arrivé conférerait-il des droits inaliénables? Plus que ceux obtenus par la force ou par la «mise en valeur» économique, par exemple?
Ne peut-on considérer, pour revenir au Botswana, que cette nation de deux millions de personnes dont environ cinquante mille Sans possède, s'il faut posséder, en tant que telle le territoire du pays? Et s'il est communément accepté que l'intérêt général prime l'intérêt particulier, dans l'hypothèse avancée par Survival où le Central Kalahari serait riche de diamants, ne peut-on convenir que cette richesse doit bénéficier à l'ensemble de la population?