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Mendiants dans la rue
Garrincha · 2006-07-31
Donnez vous aux mendiants ??
Mendiants dans la rue
Lepiaf · 2006-07-31
Pourquoi, tu veux te lancer dans une nouvelle carrière ?
Mendiants dans la rue
Garrincha · 2006-07-31
Pourquoi, tu veux te lancer dans une nouvelle carrière ?
Exact, avec Materazzi ...
Mendiants dans la rue
Barbot · 2006-07-31
Pourquoi, tu veux te lancer dans une nouvelle carrière ?
Exact, avec Materazzi ...
Tu acceptes la carte bleue 😉
Mendiants dans la rue
Lahaut · 2006-07-31
🙂T'as la monnaie sur un euro ???😏
Pas en France, il y a suffisamment d'aide pour manger et s'en sortir !! (houlala je vais créer encore une polémique !!!😠😠)
A l'etranger notamment en Afrique et en Asie cela m'est arrivé !!!
Cela depend de la personne !!! d'abord pas aux enfants !! Seulement à des personnes agées ou des handicapés où je sais pertinemment qu'ils n'ont pas d'aides sociales et qu'ils ne soient pas agressifs !!!(est ce bien ou est ce mal ??? les pousse t'on alors à mendier et peut etre à gagner plus qu'en travaillant ??)
Cela est un long debat que je n'ouvrirai pas !!!
Mais si une pièce au fond de ma poche permet à cette personne de manger un repas alors je pense avoir fait ma B.A de la journée !!😇
Chacun doit en juger selon son ame et conscience !!!
Mendiants dans la rue
Lukasks · 2006-08-01
Je suis d'accord avec toi!
Mon expérience en Inde du Sud:
Ne jamais donner d'argent aux enfants surtout... (en tout cas en Inde). La plupart du temps ils sont envoyés par leurs parents qui ne leur rendent pas service. L'école publique en Inde est gratuite. Leur donner de l'argent c'est les encourager à ne pas aller à l'école. Ne vous laissez pas intimider par leurs visages abattus, ils sont très bon comédiens... (je sais de quoi je parle, j'essaie d'en ramener quelques dixaines chaque année sur les bancs de l'école). Si vous avez observé qu'ils ont passé la nuit dehors alors offrez-leur de la nourriture: un bon petit déjeuner à 15 ou 20 roupies. Entrez dans un snack (là où les hommes mangent debout...) et en moins de 5 mn vous resortez avec des dosas ou un "mini-meal" emballés dans une feuille de banane.
Ne vous laissez pas impressionner par les jeunes femmes qui portent des enfants en bas-âge. Elles sont souvent en pleine forme et peuvent travailler... l'Inde a une économie de plein emploi. Aucun problème pour trouver du travail (même s'ils sont souvent très pénibles).
Quant aux hommes normalement constitués qui mendient: ce sont soit de gros fénéants, soit des voleurs, faites attention!
Par contre n'hésitez pas à donner aux handicapés (physiques ou mentals) ou aux vieillards! Ne soyez pas radins non plus! Qu'est-ce qu'ils peuvent faire avec 2 ou 5 roupies? Offrez-leur (très discrètement) un billet de 50 voire de 100 roupies (1, 7 euro). Ce billet changera leurs quotidiens pour au moins quelques jours.
Si vous apercevez un aveugle mendier dans la rue alors partez à sa rencontre et si le billet que vous lui offrez n'est pas neuf alors dites-lui combien vous lui donnez (ils vous comprendrons très certainement).
Pour finir il y a des endroits où les dons sont à proscrire: dans les endroits où les touristes étrangers pullulent comme M.G. Road/Brigade Road à Bangalore ou Colaba à Bombay. Vous aurez alors affaire à des "pros" (vous ne leur rendrez pas du tout service).
Un sujet un peu différent pour nous les hommes: si à Colaba (Bombay) des petites filles maquillées d'une dixaine d'années vous abordent et prennent votre main quand vous êtes seul (ou entre hommes) et vous demandent: "you like me?" ou encore "you come with me?" alors, s'il vous plaît, acceptez. La "petite poupée" vous emmenera à seulement quelques mètres voir son souteneur. Vous rendrez alors un grand service à ces petites filles en lui cassant la tête. Défoulez-vous. Au moins une fois dans votre vie agissez bestialement, au moins une fois dans votre vie faites "parler" l'animal en vous, n'hésitez pas aussi à être un peu cruel avec cet homme sans scrupules (ils sont toujours seuls et sans armes...). Evidemment évitez la Police et ne restez pas trop longtemps dans le quartier...
Mendiants dans la rue
Thuan · 2006-08-02
oui, , , , , , , j'en fut un,
Mendiants dans la rue
CatherineGil · 2006-08-02
Jamais d'argent mais souvent de la nourriture que nous choisissons ensemble si toutefois ils /elles sont disposés à l'accepter .
Mendiants dans la rue
Mezgarne · 2006-08-02
Oui.
Pas à tous. Pas à n'importe qui.
Jamais, jamais jamais aux enfants
Souvent aux handicapés, aux vieilles femmes.
Et puis au feeling
De l'argent, ou de la nourriture. Ou un petit boulot (genre laver la voiture) rémunéré
Mendiants dans la rue
Laptitmarie · 2006-08-02
Je donne au feeling. Jamais d'argent aux enfants mais bien un peu de nourriture, du lait, ou une friandise achétée sur place.
Je ne ramène plus jamais rien de chez nous non plus, j'achète sur place quand l'occasion ou le besoin se présente.
En général, il m'arrive assez régulièrement de donner une cigarette aux hommes, des pinces à cheveux (toujours avec des brillants, les femmes adorent !!), souvent une portion de riz aux sans-abris ou quelques vêtements acheté sur le marché.
Mendiants dans la rue
Pondy · 2006-08-02
De quel mendiant parles-tu ?
De celui qui fait la manche, de celui qui ne demande rien ?
En France, en Suisse ? Ailleurs ?
Je n'ai pas quitté la France cet été mais j'ai cotoyé des mendiants qui avaient chauds.
J'ai écrit ce texte parce que depuis très longtemps la dérive de certains êtres me bouscule et je le mets sur vf aujourd'hui même si le temps des vacances n'est pas vraiment propice .
Eté
« Putain, qu’est-ce qu’y fait chaud »
Régis éponge son visage avec un pan de sa chemise à carreaux. Il n’a jamais eu aussi chaud de sa vie. Pourtant il a changé de crèmerie, maintenant il est sous le pont de chemin de fer et pourtant il n’a pas d’air. Il a même dégoté un carton. D’habitude l’été, il ne s’en sert jamais. Le carton, c’est pour l’hiver, ça lui sert d’isolant. Le goudron est trop chaud, même à l’ombre sous le pont.
Sa bouteille de pinard est presque vide. Du pinard chaud, ça le débecte. Il donnerait sa chemise pour un litron frais. Personne n’en voudrait de sa loque dégueulasse mais on peut toujours espérer.
Il n’y a personne dans la ville. Tous partis en vacances et les autres fermés chez eux, les volets tirés.
« Merde qu’est-ce que je suis mal. J’ai chopé des bestioles, c’est dingue c’que ça me gratte ».
Il regarde ses aisselles rouges et collantes et c’est pareil sous les couilles pense t-il en frottant furieusement.
Ca fait huit jours au moins que ça tape comme ça.
J’préfère l’hiver, j’peux pieuter au dans le sas de la banque et y’a du monde qui lâche des ronds, ceusses qu’y ont la honte de passer devant moi avec leurs sacs plein de bouffe. Même des clopes y’m donne.
C’est la mort cette chaleur. J’pourrais aller sur la place, y’a la fontaine. J’vais m’faire coffrer si j’me fous dans l’eau. Ouaip, j’irais cette nuit et p’têtre que ça me grattera moins.
« J’ai envie de gerber ».
Régis s’étend sur son carton. Il met son bras sur ses yeux. Le tatouage bleu est strié de rouge.
C’est un cœur percé d’une flèche et il est si ancien qu’on ne lit plus que « à M.. ». Régis ne sait plus très bien pour qui était son cœur. A Michèle sa femme qui s’est tirée quand il s’est retrouvé au chômage et qu’il a commencé à picoler ? A Maman qui a eu la mauvaise idée de casser sa pipe quand il était adolescent. En fait il s’en fout, il ne le voit même plus ce tatouage sauf ces jours parce que depuis sous le bras jusqu’au coude, ca le démange.
Tout son corps lui fait mal et c’est bizarre parce que d’habitude il y pense jamais à son corps.
Il est pas en forme, y’a quèque chose qui tourne pas rond.
Faut t’bouger mon pote pense t-il.
Putain, j’ai soif mais pas mon picrate tiède, j’voudrais une bière glacée, du vin frais.
Régis reste étendu, les yeux fermés il a l’impression de tournoyer. Il a pas bu ça il en est sûr.
Régis attend et il a mal à la tête, il n’arrive pas à dormir.
C’est dimanche, le centre commercial est fermé. Hier il y était, il faisait bon mais ce connard de vigile l’a foutu dehors. Lui y pique rien, y fait rien, il était juste assis contre la poubelle.
Mais quel con. Il lui a dit « tu dégages où j’appelle les keufs »
Y parait qu’à Paris, y’en a qui distribue des tentes. C’est bien gentil mais dans une tente t’as encore plus chaud et en plus t’es bouclé dedans.
L’ombre sous le pont se rétrécit et il sent le souffle chaud du soleil. Il respire l’air épais.
« Où il est passé ce clébard, merde, il est jamais parti et ça fait trois jours qu’il a disparu »
Il n’a pas le courage de tirer son carton plus loin.
Il garde les paupières serrées et voit des points lumineux.
Il attend la nuit.
Dom.
Et pour répondre à ta question, j'ai donné de l'eau.