Petit retour de 17 jours passés en Jordanie du 22 octobre au 10 novembre 2014
Petit retour de 17 jours passés en Jordanie
Avant mon départ, j’ai pesé les pours et les contres concernant le moyen de transport et le sens dans lequel je voulais découvrir la Jordanie. Rétroactivement, je louerais peut-être (même seule) une petite voiture à l’aéroport d’Amman (sans aller à Amman avec) et je la rendrais à Aqaba. De là, j’irais en bus à Amman. Une voiture permet d’aller à tout moment là où on veut et évite de devoir mener les éternelles discussions avec des chauffeurs malhonnêtes et de dépendre carrément d’eux dans certaines situations. Tout compte fait, la voiture ne coûterait pas beaucoup plus cher. D’après ce que j’ai vu, la majorité des touristes voyagent dans le sens nord – sud. Faire le contraire sans voiture, complique un peu le trajet. La raison de le faire dans ma situation, était la météo. Le beau temps sec m’était très important à Petra et dans le Wadi Rum et ma décision s’est avérée comme bonne intuition. Après mon départ de là-bas, il avait plu et aussi fait froid.
Niveau sécurité, je n’ai pas rencontré une seule situation où j’étais mal à l’aise pour quoi que ce soit. Par contre, il est évident qu’une femme qui voyage seule évoque des questions curieuses et ne correspond pas à l’image de la femme moyenne dans le pays. Jamais, on m’a manqué de respect.
Mon impression des Jordaniens est celle de personnes très accueillantes, serviables, généreuses, polies mais souvent aussi un peu graves. J’étais profondément impressionnée par leur façon indulgente et généreuse d’accueillir les réfugiés de plusieurs pays voisins. Le taux d’étrangers par rapport à la population jordanienne est énorme et les conséquences sur le marché du travaile, les loyers et l’éducation nationale le sont aussi. Mais tout cela est un thème à part et à part entière.
Le jour après mon arrivée, j’ai visité Jerash. C’était un des grands moments de mon voyage. J’étais époustouflée par ce site – totalement inattendu. Il y a tellement de témoignages de l’époque romaine, en bon état. Avec les transports locaux et les discussions avec des locaux, cela m’a pris la journée. Il faisait un temps splendide (23.10.) et il n’y a avait presque pas de touristes.


à suivre...
Avant mon départ, j’ai pesé les pours et les contres concernant le moyen de transport et le sens dans lequel je voulais découvrir la Jordanie. Rétroactivement, je louerais peut-être (même seule) une petite voiture à l’aéroport d’Amman (sans aller à Amman avec) et je la rendrais à Aqaba. De là, j’irais en bus à Amman. Une voiture permet d’aller à tout moment là où on veut et évite de devoir mener les éternelles discussions avec des chauffeurs malhonnêtes et de dépendre carrément d’eux dans certaines situations. Tout compte fait, la voiture ne coûterait pas beaucoup plus cher. D’après ce que j’ai vu, la majorité des touristes voyagent dans le sens nord – sud. Faire le contraire sans voiture, complique un peu le trajet. La raison de le faire dans ma situation, était la météo. Le beau temps sec m’était très important à Petra et dans le Wadi Rum et ma décision s’est avérée comme bonne intuition. Après mon départ de là-bas, il avait plu et aussi fait froid.
Niveau sécurité, je n’ai pas rencontré une seule situation où j’étais mal à l’aise pour quoi que ce soit. Par contre, il est évident qu’une femme qui voyage seule évoque des questions curieuses et ne correspond pas à l’image de la femme moyenne dans le pays. Jamais, on m’a manqué de respect.
Mon impression des Jordaniens est celle de personnes très accueillantes, serviables, généreuses, polies mais souvent aussi un peu graves. J’étais profondément impressionnée par leur façon indulgente et généreuse d’accueillir les réfugiés de plusieurs pays voisins. Le taux d’étrangers par rapport à la population jordanienne est énorme et les conséquences sur le marché du travaile, les loyers et l’éducation nationale le sont aussi. Mais tout cela est un thème à part et à part entière.
Le jour après mon arrivée, j’ai visité Jerash. C’était un des grands moments de mon voyage. J’étais époustouflée par ce site – totalement inattendu. Il y a tellement de témoignages de l’époque romaine, en bon état. Avec les transports locaux et les discussions avec des locaux, cela m’a pris la journée. Il faisait un temps splendide (23.10.) et il n’y a avait presque pas de touristes.


à suivre...





















L’échange avec le jeune Atallah m’a beaucoup appris. Il pourrait être mon fils, or il m’a fait part de ses joies, de ses espoirs pour lui et sa tribu (il a 29 frères et soeurs de 3 différentes mères) mais aussi de ses inquiétudes et incertitudes.
Le dernier jour, Atallah était très joyeux pour assister au mariage de son frère, pour tirer en l’honneur des mariés, pour aller chercher la mariée dans sa maison (ce sont les hommes qui le font) mais aussi de savoir que lui était le prochain selon l’âge et la tradition familiale pour se marier, même s’il n’y avait pas encore de financée en vue. Il voulait se faire beau pour l’occasion, car – comme il m’a confié – il n’était pas le seul à savoir qu’après, c’était son tour. Il y avait donc des yeux partout...
Du mariage bédouin, j’étais un peu déçue. J’y suis allée avec la femme d’Odeh, qui était une des seules à être joliment habillée, dans la tente des femmes. Personne ne parlait anglais. J’étais la proie des adolescentes qui voulaient me faire répéter des choses probablement un peu idiotes. A mon grand étonnement, il y avait des femmes qui étaient très décoltées et en mini jupes. Quand la mariée est arrivée, empaquetée comme un cadeau de Noël et déballée dès son arrivée par sa mère et d’autres femmes, on l’a assise sur un fauteuil. Elle aussi, elle était très, très décoltée et devait avoir froid en fin d’après-midi. Son visage fort fardé était figé, au bord des larmes, bien qu’elle ait vers 24/25 ans et qu’on m’ait assurée qu’elle avait pu librement choisir son mari (un cousin). Quelques femmes ont dansé et chanté. Alors là, quelle dissonance! On aurait dit des corbeaux enroués. Plus tard, le jeune mari a pu venir dans la tente des femmes pour chercher la sienne (réempaquetée entre-temps) et s’asseoir pendant 5 minutes à côté d’elle, puis ils sont partis.
Le couronnement était un repas, riz/poulet servi dans de grands plats et posés par terre, après le départ des mariés. J’avais l’impression que pour certaines femmes, manger de la viande était réservé aux fêtes et qu’il fallait vraiment en profiter.
Atallah m’avait préalablement expliqué que les papiers du mariage avaient été faits auprès du Sheik et que le couple n’allait pas à la mosquée pour le mariage.
En quittant cette cérémonie, j’avais davantage l’impression que les Bédouins du Wadi Rum se trouvaient en grand écart entre le modernisme et leurs traditions.




