Back to the discussion

in Entre deux voyages › Carnets de voyage

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Discussion started by Scourtoi on 2006-08-10

36 replies

English translation pending — showing the original.


En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Scourtoi · 2006-08-10

Salut à tous ! Voici une tranche de vie, une tranche d'attente entre Timia et Agadez. Trois semaines pour faire 220 km... C'est une bonne moyenne 😉 Sam

++++++++++++++++++++++++++++++

Ces jours là furent ceux d’une bien longue attente. Celle du véhicule qui doit nous conduire, Kader et moi, sur le chemin du retour vers El Meki. Attente qui n’aura pas duré moins de dix jours. Attente durant laquelle chaque jour nous emportons une natte, une théière et un peu de charbon sous un arbre en bordure de l’oued. Le thé est bouilli de multiples fois, puis on le fait copieusement mousser, avant de le servir. Le premier, le second et le troisième verre. L’attente file encore un peu, et puis on recommence. D’un bout à l’autre de la journée. Nous voyons le soleil se lever chaque matin, puis s’écraser à la nuit tombante sur le sommet des montagnes. La solitude et le silence se font de plus en plus présents dans cet îlot de verdure blotti au cœur de l’Aïr. Aucun contact avec l’extérieur n’est possible. La dernière ligne téléphonique a été coupée il y a deux ans. Depuis, plus rien. Seul le vent dans les feuillages vient parfois troubler la paix des lieux. Nous savons que l’attente pourrait durer un mois. Qu’importe. Je savoure la beauté des lieux. Le crépuscule fait naître des reliefs insoupçonnés, et les couleurs se multiplient à l’infini. Jaune, ocre, rouge, orangés… quelques taches vertes et le bleu pâle du ciel. L’harmonie est parfaite. Ces lieux sont magiques. Je me sens de plus en plus appartenir à cette terre aride, étouffante, où la liberté ne connaît pas de limites. Le désert a semé en moi une graine que le nomadisme arrose continuellement.

Soudain le bruit d’un moteur poussif déchire le silence. Un vieux Berliet, vestige de la colonisation, se traîne tel un amas de tôles cousues, cornées, pliées sur un châssis rouillé. Il est déjà peuplé d’hommes et de femmes, jardiniers ou bergères, d’enfants et de chèvres, juchés sur des sacs d’oignons, des ballots de paille et des fûts d’huile de palme. Il faut encore y loger une moto, deux cartons de poules, des pieux en bois, trois sacs de dattes et une dizaine de passagers. Malgré l’inconfort manifeste, chacun cherche à se nicher dans les bagages pour un voyage qui, finalement, ne durera pas.

Le camion pousse un dernier soupir cinq kilomètres après le départ, au beau milieu d’un vaste plateau noirci de basalte. Nous attendons d’abord à l’ombre du camion que le chauffeur et son mécanicien diagnostiquent la panne. Il y en aura visiblement pour longtemps. J'ai beau leur offrir mes services, je suis étranger, et par conséquent dispensé de travaux mécaniques pour aujourd'hui.

Je décide alors de m’éloigner à quelques centaines de mètres, sous un acacia m’offrant une ombre hésitante. J’aime désormais attendre. J’aime le désert. Je laisse mon esprit se perdre dans les cailloux, à la recherche d’un quelconque signe de vie, même des plus infimes. Dieu a créé le désert, infiniment vide, pour pouvoir y déambuler en paix dit un adage Touareg. Et moi, bête que je suis, je fouille l’horizon des yeux, espérant l’y trouver.

En fin de journée, constatant que le camion est aux trois quarts démonté sur la piste, je prépare du thé pour mes compagnons de route. Quelle surprise pour eux de se voir servir le thé par un blanc. De mémoire de touareg, cela ne s’est pas vu très souvent. Puis nous ingurgitons quelques louches de bouillie de mil, des dattes et du fromage. A la nuit tombée, voyant que le camion ne repartira pas, chacun écarte les cailloux pour y loger une natte et s’endormir. Il ne servirait à rien de retourner à Timia, pourtant distant de quelques kilomètres. Nous n’y trouverions ni mécanicien, ni véhicule de remplacement. Et puis le chemin à parcourir est devant nous.

Nous quittons les lieux à pieds le lendemain matin, pour le village suivant, distant d’une quinzaine de kilomètres. Là s’y trouve le camion d’une ONG locale qu’il nous sera permis d’utiliser pour poursuivre le voyage.

Nous nous écartons à tout moment de la piste pour rejoindre les campements des différents passagers. Les incohérents et laborieux zigzags du véhicule rendent ce périple épuisant. Le soleil, vertical et implacable, ne nous laisse pas le moindre repos. En attendant l’ombre salvatrice du crépuscule, chacun se camouffle de son mieux sous un épais turban de coton.

La nuit tombe à peine lorsque nous nous arrêtons au milieu d’un vaste plateau, entouré de sombres montagnes. Le feu est allumé, et le repas fait d’un gruau de mil, de dattes et de fromage rapidement préparé. Malgré la bonne humeur qui s’était installée parmi les passagers, les femmes ne mangent pas avec les hommes. C’est l’usage qui le veut. Chacun son feu. Et puis le marabout d’un village voisin vient accompagner la prière de la nuit. Je savoure la splendeur de cette mosquée aux murs de vent, dont le minaret imaginaire vient se perdre dans les étoiles. Aujourd’hui, le sol de notre couche est sablonneux. Un luxe, comparé aux cailloux des jours précédents.

A El Meki, il nous faudra de nouveau patienter une semaine avant de voir passer un camion en partance pour Agadez. De nouveau le thé, le silence et le vent agrémentent nos journées. L’environnement volcanique et caillouteux est certes moins poétique, mais les promenades sur les crêtes environnantes et les baignades dans la guelta ne manquent pas de charme. Il demeure pourtant bien difficile de pousser un Touareg à une promenade sans but. Les montagnes ne sont pas des cavernes qu'on explore ou des sommets qu'on atteint. Elles ne sont que des amies qui nous observent, des voisines bienveillantes que l'on ne saurait déranger.

La vie humaine est devenue presque contre-nature, dans un univers à ce point minéral. Comment survit-on sans eau ni végétation ? Où sont les cultures et les animaux ? Les puits ? Le marché est chétif. Autant que les enfants et le bétail. Chaque grain de maïs est compté, mangé ou troqué. Je laisse avant le départ quelques cadeaux à mes hôtes : une cassette et des piles, des fruits, quelques photos, et un baiser pour Fatimata, même si mes amis sont bien peu habitués à une telle débauche de sentiments.

Dès lors, le voyage se passe sans encombres. Une fois n’est pas coutume.

Il fait déjà nuit au moment où le camion pénètre sur la plaine précédent Agadez. Trente kilomètres avant notre arrivée, nous en voyons déjà les lumières. Tel un bateau secoué par les vagues de l’océan, l’impatience se lit dans tous les regards tournés vers le port. La croisière fut longue et agitée, et je me réjouis de ce retour à la civilisation. Du sommet du camion, je jouit encore quelques instants de la tiédeur du vent tentant d’arracher mon turban. Tout au fond de moi-même, je comprends qu’un peu de sable s’est déposé, pour probablement ne jamais repartir. Quelque chose a changé.

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

CatherineGil · 2006-08-11

Superbe ! merci !

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Mafaldaisa · 2006-08-28

vraiment bien écrit, vivement les prochains sous forme de poésie! les touaregs n'ont pas du être déçus par ton thé 😉

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Scourtoi · 2006-08-28

Merci 🙂 Faire le thé pour des touaregs, c'est rigolo. Mais ils se sont parfois engueulés entre eux à cause de ça. Car certains ne trouvaient pas normal que l'on me laisse faire ce qui est leur devoir d'accueil à l'égard d'un étranger. J'espère que tu es bien rentrée hier soir, après notre prériple dans les rues de Grammont... euh... de Geraardsbergen 😉 Sam

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Parvat · 2006-08-28

"Nul ne peut vivre dans le désert et demeurer le même. Il porte, faible ou forte, l'empreinte du désert, celle qui marque les nomades" W.Thesiger 😉

Pendant quelques semaines encore tu partageras en toute simplicité la vie des gens d'Agadez. Rencontres amicales, découverte de l'artisanat local, rituel quotidien des trois thés, sorties en brousse. Ce que tu aimes encore le plus, ce sont les veillées nocturnes. Celles qui n'ont pas de fin... Une radio chuchote la musique traditionnelle des villages touaregs, que tu écoutes religieusement. Pas un bruit ne trouble le silence de la nuit. Sans un mot, ton hôte offre du thé à quiconque vient prendre place sur les riches tapis déployés pour l'occasion. L'heure est à la paix et à la contemplation. La nuit est douce à souhait. Et c'est sans doute cela que les touaregs chérissent au fond d'eux mêmes. Le bonheur de pouvoir enfin jouir d'une brise légère, sans être accablé par le soleil. Malgré la lune brillant faiblement dans le ciel, tu t'es fondu dans le décor à tel point que plus personne ne reconnaît le petit blanc que tu es, caché derrière ton turban immaculé..."

Isa, je te file le bouquin de Sam dès que je l'ai fini 😎 Gros bisous!

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Scourtoi · 2006-08-28

Ma foi, ton style est assez proche du mien 😎😉😎 Et ce que tu écris est vrai !!!! 😎 Merci Parvat !

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Vilcanota · 2006-08-29

Bon thé divine, ta plume semble aussi fluide que l'eau qui sert à ta potion magique. Merci Sam

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Phil64 · 2006-08-29

Cette tranche de voyage, que tu nous as raconté sur le retour vers Paris, je la dégusterai dans ton "carnet d'Afrique", quand j'y parviendrai...

Pour le moment, je voulais te dire, Sam, que ta plume m'a fait voyager pendant la pause de midi. J'en reviens à l'instant ! Assis sur un banc, au soleil, bien que moins virulant que celui du Burkina, c'était bien agréable de suivre tes errances... il me tarde déjà demain midi où je pourrai retrouver mon banc à l'ombre du manguier, face au Niger... Tu as fait un sacré voyage et tu as un sacré talent pour le partager... Ani tile !

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Dolma · 2006-08-29

Merci Sam de nous avoir fait partager cette attente d'une aussi jolie manière.

Un bien agréable moment de lecture qui je l'espère en augure d'autres ! Oui ? Il y en aura d'autres ?

Dolma

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Scourtoi · 2006-08-29

Bonjour Dolma, Merci à toi et à tous les autres pour tous ces encouragements 😎 Bien sûr il y en a d'autres. Ceci n'est qu'un extrait d'un long carnet de route, malheureusement épuisé. Je tacherai de prendre le temps d'en poster bientôt quelques extraits. En attendant, et de mémoire, voici un sonnet de route... Bon, je suis d'accord, le style est un peu raide, un peu trop classique à mon goût. Mais ça fait parti de l'apprentissage. Les autres, Bèrbères, seront plus libres. Phil, tes mots me font vraiment plaisir ! J'espère à mon tour pouvoir prochaînement savourer les récits de tes mille et une découvertes ! Allah ka oula hèrrè di !

Sanguinolente, à vif, et sans autre recours Pour la terre Africaine que le compte à rebours Implacable et cruel d'un assaut minéral Rougeoyant tel un feu de lumière verticale.

Verdoyante enlacée à ses heures de racines, De chenus baobabs et manguiers richissimes, La berge humide et fraîche enchantée par les flots Emerge comme renaissante en l'alchimie des eaux.

Sous la rosée terreuse d'un printemps latérite, L'épiderme africain, dont la verdure s'effrite, Vit d'eau versée des cieux et d'amour calciné.

Mère Afrique, bienveillante, est plus dure bien souvent Que peut l'être en secrèt l'acacia sous le vent. Epineuse est son ombre, et si douce à qui l'aime.

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Dolma · 2006-08-29

Ah ! Je ne savais pas que tu étais poète ! Un de plus qui s'ajoute à la si minuscule liste des voyageurs-poètes 🙂... Voilà, en ce qui me concerne, de belles lectures en perspective !!

Dolma

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Mafaldaisa · 2006-08-29

alors dépêche, car tout le monde a aimé! peut-être même que je vais venir le chercher ! 😉

bisous🙂

"Isa, je te file le bouquin de Sam dès que je l'ai fini"

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Pondy · 2006-08-30

Un très beau poème ;la métaphore directe dans la troisième strophe m'enchante. Beaucoup de talent, Merci jeune homme 😏

Dom.

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Phil64 · 2006-08-30

Ca oui, sacré talent ! Comme prévu j'ai pousuivi ma lecture ce midi, le soleil béarnais, moins assassin que sous les latitudes mauritaniennes, est venu illustrer ce récit où on ne s'ennuit pas une seconde. Sam, il faut vraiment que tu le réedites pour que tout le monde en profite et que ton livre trouve sa place dans la rubrique "livres & films" de VF.

C'est rigolo, lors de mon trés modeste voyage, j'avais comme toi le prénom de Samba. Pour moi le nom fut Sankare, le patronyme de mon hôte peul.

Vivement la pause de demain midi... 😎

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Scourtoi · 2006-08-30

Merci Phil 😎😎😎 Toi tu vas vraiment finir par me convaincre de le rééditer !!!!!!! Mais quand je le relis, j'y vois encore tellement d'imperfections. Je trouve le style sympa par moments, mais tout de même assez irrégulier. Non ? Quand je portais le nom de Samba Diallo, et que je voyageais avec Fanta Diallo, je me sentais un peu à elle. Et dans mon coeur chantait une mélodie bien conue d'Alpha Blondy. Sweet, sweet... 😉

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Dolma · 2006-08-30

Nous sommes en pleine rentrée littéraire Sam ! C'est donc bien le moment de nous présenter ton livre, ton carnet, je ne sais pas trop, je vois par-ci par-là que certains (les chanceux) peuvent te lire, alors POURQUOI PAS NOUS ??? C'est pas juste 😕 !

Dolma

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Scourtoi · 2006-08-30

Bon, d'acord, d'acord... Mais je dois trouver un éditeur. Les impressions coûtent cher... Phil, t'es encore là ? 😉😛

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Dolma · 2006-08-30

Tu devrais lire "Bonheur, Marque Déposée" de Will Ferguson : le monde de l'édition dans toute sa splendeur, superbement écrit et tellement drôle ! ça te donnera peut-être des idées 🙂 ! C'est Pondy qui m'a donné ce titre et je te le conseille à mon tour... C'est ça la grande famille VF 😏 !

Dolma

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Phil64 · 2006-08-30

Même si tu en parles peu, tes émotions pour la belle Fanta transparaissent entre tes lignes...

Tu sais dans ce milieu, faut "coucher", je n'ai pas dérogé à la règle... (sic) 😉 non je déconne... juste les quelques fautes à supprimer et les corrections que tu as noté (je te renvoie ton exemplaire avec tes notes...), ca serait bien t'y rajouter quelques légendes sur les photos... Puisque c'est du numérique rien ne t'en empêche, non ?

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Zabinouk · 2006-08-30

C'est moi la Isa, à qui tu veux refiler le livre quand tu l'as finit? Je ne pense pas😕, malheureusement.

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Zabinouk · 2006-08-30

J'ai beaucoup aimé, Je suis pour la réédition... à quand?😉

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Pierroro · 2006-08-31

Bonjour Scourtoi

Je viens de lire ton récit avec énormément de plaisir. Bravossssssss

J'apprécierais beaucoup que tu (m')expliques comment faire le thé, que tu explique le cérémonial, la coutume, .... bref que tu me donnes les détails. Je voudrais connaître.

Pourquoi " bouilli de multiples fois"? Pourquoi et comment "mousser"? Pourquoi le "premier, le second et le troisième verre"?

J'ai vécu 3 mois au Burkina Fasso au début de la présente année, à Ouahigouya. J'ai oeuvré dans l'éducation. Les 3 plus beaux mois de ma vie....et j'ai 62 ans! J'ai pris le thé à quelques occasions avec des Burkinabés mais, dans la ville, "le thé" n'était pas entouré de tout ce cérémonial, si tu me passes l'expression.

PS: ce sera bien un bon thé chaud servi à l'africaine cet hiver, chez moi, quand il fera -30C!!!!!!

Au plaisir de te lire

NB: il n'est pas défendu à un/des autre/s forumiste/s de m'expliquer le thé ou d'ajouter ses/leurs commentaires.

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Scourtoi · 2006-08-31

Eh bien ça me fait réellement plaisir que ce petit récit t'ai plu 🙂 Merci !

La plupart des Burkinabés sont généralement moins "accros" au thé que la plupart des Maliens et Nigériens (et d'autres encore). Il faut dire qu'il a la couleur du café, et son effet ecitant est identique.

On met une bonne dose de thé dans la théière avec de l'eau, et on le fait bien bouillir. Ensuite on le refroidi un peu en le versant dans un verre, qu'on reverse dans la théière, et ainsi de suite. On le fait bouillir une seconde fois, afin qu'il devienne bien noir. On y ajoute une bonne dose de sucre. On le mélange, en le refroidissant comme précédemment. On le chauffe à nouveau, et puis on le fait mousser. Certains, souvent les anciens, n'aiment pas trop cette mousse. Ils trouvent que c'est un délire de jeunes... un truc purement décoratif. Pour le faire mousser, on le verse dans un verre, d'assez haut pour former une petite mousse. On le fait jusqu'à ce que la mousse soit bien épaisse et fluide. On réparti la mousse dans chacun des verre, on fait encore chauffer un peu le thé car il a pu se refroidir lorsque on faisait la mousse, et puis on sert un premier verre. Chacun doit en avoir au moins une gorgée. Le premier servi est celui qui est assis le plus loin de celui qui fait le thé. Si un ancien est là, ou un étranger, alors c'est lui qui sera servi le premier.

Pour le second verre, on recommence de la même manière, en réutilisant le thé qui est déjà dans la théière. Il sera donc plus léger, et un peu plus sucré.

On fera de même pour le troisième qui lui est un véritable sirop. Il arrive enfin que l'on fasse un quatrième service, qui à ce moment là est servi aux enfants. Aaaah, le thé !! J'adore ça, et j'adore le préparer. Je t'en offrirais bien un à la maison, mais on dirait que tu habites fort loin de chez moi !!! 😎

Bon courage pour l'hiver 😉 Sam

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Phil64 · 2006-08-31

Ani tile ! Encore merci Sam pour cette pause africaine. A la lecture de ton récit de mon banc, le pic du midi d'Ossau, face à moi, se confondait parmi les pitons de l'Aïr... et le soleil ce midi avait comme des air du Sahel... en plus grâce à France Inter je suis encore en Afrique au boulot...! manquait plus que les 3 thés...

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Douya · 2006-08-31

Merci Sam de me faire revivre le moment magique du thé, au milieu des dunes sous un toit d'étoiles. Au loin le souffle du vent et les bruits de mastication des chameaux ou des chevres. Les hommes enturbanés palabrent, pendant que chauffe le thé...

Tu as oublié la citation de circonstance : 😛 "Trois verres de thé, Le premier amer comme la vie Le deuxieme suave comme l'amour Le troisieme doux comme la mort"

Et pour les jeunes touaregs plein d'humour, le premier thé est "amer comme la belle mere" ! 😉

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Scourtoi · 2006-08-31

Ah oui ! Merci de me rappeler cette citation. Je voulais la mettre, mais je ne me rappelais plus dans quel ordre elle va !! J'ai à mon tour lu tes quelques écrits, dont "Une journée de la femme Dogon", et "Djinadio-Gourma".

Des Dogons issus des falaises Des Touaregs nés du désert.

Et entre les deux, un fil bleu Le Niger, fleuve majestueux, drapé de rizières ou clôturé de dunes Parfois étroit et courbe, souvent rectiligne et épais, Il se laisse caresser par des pinasses, touches pastelles éphémères.

J'aime beaucoup 🙂 Tu en as d'autres comme ça ?

Ce serait marrant de se faire un recueil de textes sur l'Afrique. Chacun pourrait librement apporter sa contribution. Quand je vois les talents que recèle ce forum !

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Pierroro · 2006-08-31

Bonjour Phil

"Le pic du midi d'Ossau, face à moi" ....je me souviens: J'ai vécu une année à Bayonne (1975....chu vieux!!!). Pau, la plus belle ville de France. C"était ce que je répétais aux Bayonnais pour les faire 'grimper dans les rideaux' Hahahahaha! J'y ai un bon ami, à Pau, du moins aux dernières nouvelles: Max C., dans le milieu de l'éducation. Salutations

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Pierroro · 2006-08-31

Mercissssssssssssss Scourtoi

Je me mets au thé dans les prochains jours (= soirées....d'ailleurs on sent l'automne nous glisser dessus. Hypocrite, il profite de la noirceur pour nous assiéger....vive la petite laine!).

Tous les détals y sont....je n'aurai pas d'excuses si je le rate!

Bien possible que je me retrouve en Birmanie en mars prochain (histoire de faire un pied-de-nez à notre hiver).

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Phil64 · 2006-09-01

"Pau, la plus belle ville de France.

Salut Peirroro, cela n'engage que toi...il y a tellement de belles villes en France !

Ani sogoma ! Sam, j'ai fini ton recit. J'ai pas pu attendre la pause de midi... Bravo pour cette belle expérience de voyage et surtout encore une fois pour ton talent à nous le faire partager. 😎

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Dolma · 2006-09-01

"Nous le faire partager".... seulement à une poignée de privilégiés semble-t-il !!! Et nous alors ? Nous n'avons droit qu'aux commentaires ? C'est pas juste 😕...

Dolma

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Scourtoi · 2006-09-01

Pas de panique ! Deux exemplaires sont en circulation 🤪 Un en Belgique, l'autre est entre les mains de Phil. Il me le renverra, et dès que je l'ai, je te le fait passer en priorité. Enfin... Pas avant début octobre ! Je pars demain aux aurores pour l'Atlas Marocain. Youpiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii 😎😎😎 Sam

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Dolma · 2006-09-01

Voilà une réponse qui me rend le sourire............. Je patienterai donc jusqu'au début d'octobre 🙂

Bon séjour dans l'Atlas Marocain d'où tu reviendras avec plein de jolis mots en prose ou en vers, j'en suis certaine !

Dolma

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Phil64 · 2006-09-01

Dolma, pour élargir ton sourire, je pourrai te l'envoyer direct, qu'en penses tu ??? 😉

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Dolma · 2006-09-02

Oui Phil ! Tu me l'envoies direct ! Tu dois avoir mon adresse dans ton calepin ? Je te la redonne quand même en mp. SUPER.......

Merci 🙂

Dolma

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Scourtoi · 2006-09-13

Dépèche toi de le lire, car arrivera bientôt un second tome de 800 pages sur le couscous 😛

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Dolma · 2006-09-16

Tu peux prendre ton temps pour "l'écrire" ton couscous parce que je n'ai pas encore reçu le 1er carnet 😕 ! Phiiiiiiiiiiiil... Alors ? J'attends moi !!

Enfin 800 pages sur le couscous, si poétiques soient-elles, ça doit être un peu difficile à consommer 😏 ; tu dois bien avoir quelques écrits autrement plus délicieux à nous faire découvir......

Dolma

En route pour Agadez! (Aïr, Niger)

Archimade · 2008-03-27

Bonjour Scourtois !!!🙂!!!

Toi qui es allé au Niger, J'aimerais que tu me donnes des tuyaux concernant la ou les cies aériennes préférables, ainsi que la période de l'année la plus favorable...

Dans l'attente des tes réponses, ...

Mes plus cordiales salutations !!!😉!!!

VoyageForum — the largest community of French-speaking travellers.