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3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Discussion started by Elg84 on 2015-01-08
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3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Elg84 · 2015-01-08
🙂 je me lance surtout car il n'y a rien de récent sur le site et qu'il y a de plus en plus de voyageurs qui choisissent cette destination
En un mot nous en revenons cela fait maintenant trois semaines que nous "apprécions" le merveilleux climat de paris en hiver.
Je vais poster petit à petit donc pardonnez moi si il y a des moment de vide.
Je vous passe les motivations chacun à les siennes et toutes sont valables mais avant de partir dans ce pays plus que d'en d'autres il faut se poser certaines questions qui peuvent fondamentalement changer le voyage. En gros, si on exclu les régions interdites et Danakil (au vu des difficultés et du danger), il y a trois parties (accessibles facilement) inégales en taille, histoire et culture.
Si on prend Addis Abeba comme point central:
Harar et sa région de religion musulmane, marquée du mythe de Rimbaud et Monfreid (nous n'y sommes pas allés)
le Nord historique et ses églises chrétiennes, ses monastères, ses pèlerinages et le parc national de Simien : c'est incontournable
le Sud et ses tribus animistes
Dans ce carnet vous aurez notre vue forcément partielle et partiale (épargnez nous les anathèmes !), de plus nous n'avons pas employé de transports locaux mais nous avons rencontré des gens qui l'ont fait; ce n'est pas toujours facile mais c'est faisable.
Les photos sont filigranées Balibran c'est notre pseudo de voyageur si jamais vous les postez soyez gentils de donner votre source
L'avion : Ethiopian Airline que ce soit en vol international ou local est remarquable, avions en bon état et équipages compétents, les avions sont presque toujours à l'heure et....pleins donc méfiez vous.
Les routes : c'est peu dire qu'elles ont un passé (faites par les italiens pendant la guerre) et un devenir (les chinois sont partout) mais pas de présent, donc à part l'autoroute à péage (!) de 65kms vers le sud d'Addis attendez vous au pire et ce sera souvent encore pire que cela. La route la mieux bitumée peut très bien être trouée (très gros trous) sans prévenir ou même fermée pour cause de pause de canalisation. Si on y ajoute la population qui marche dessus à toute heure et les troupeaux de toutes sortes (vaches, moutons, dromadaires etc) il est peu prudent de conduire soit même et formellement déconseillé de conduire de nuit, même notre chauffeur ne s'y aventurais pas.
Les hôtels : c'est la difficulté la plus grande car il y a peu d'hôtel confortable et ils sont chers et très très pleins en saison, sans parler de l'époque des pèlerinage dans le nord. Même les meilleurs hôtels (sauf très rares exceptions) sont relativement mal entretenus et il y a toujours quelque chose qui ne va pas, mais vous êtes en Ethiopie pas en Suisse.
La nourriture: là pas de problème si vous savez manger avec votre main droite (sinon apprenez ) l'Injera la galette plat national est toujours mangeable et pas chère, parfois délicieuse. Dans le nord faites jeûne comme tout le monde elle sera alors aux légumes et beaucoup plus digeste et gouteuse. Sinon la cuisine italienne (eh oui reste de colonisation) est disponible presque partout des pâtes à la pizza !
La monnaie le Birr valait 1€ pour 25 B il y a un mois. Les billets sont sales, très sales (et sentent très mauvais) surtout les petites coupures. La raison vient de l'Injera consommée à la main je vous passe la suite 🙁. Il y a très peu de distributeur de monnaie et la carte est rarement acceptée même si tout avance très vite dans ce pays. Il faut donc prévoir au passage dans Addis (aéroport) ou dans les villes principales. Prévoir des petites coupures en bon état si vous faites le sud (5 & 1 b) car les photos se monnaient avec les tribus : 5 b pour un adulte 2 b pour un enfant.
Voilà pour les généralités on attaque quelques souvenirs et photos
Addis :
En fait nous n'y passerons qu'une heure le temps de s'organiser avec le chauffeur et le guide
Après 7 heures d’un vol tranquille et pas trop inconfortable nous arrivons enfin.
Première surprise nous sommes à 2500 m (à vérifier) mais les jambes sont lourdes
Première chose à faire : la queue pour les visas, les officiels sont bien organisés mais tout est manuel et recopier les infos du passeport à la main prend du temps d’autant qu’il y a pas mal de monde dont environ 80 touristes. 40 minutes et c’est bon, direction le change : je reçois un pile de billets (crasseux) mais bonne surprise ils sont aussi marqués en chiffres compréhensibles parce que l’écriture locale bonjour…
Nouvelle bonne surprise le guide est bien là et son français très bon. Nous allons retrouver le chauffeur qui lui parle anglais c’est bien plus qu’espéré. La voiture enfin un V8 4X4 Toyota nous permettra de passer partout (enfin on l'espère) et nous en aurons quelques exemples très rapidement.
Passage par un petit bistro histoire de rencontrer le patron de l’agence locale un français « ensablé », il y en a pas mal ici, et de faire le point avec lui autour d’un premier café et thé locaux délicieux et parfumés. Addis 4millions d’habitants et une croissance complètement anarchique, grands immeubles, grosses avenues, grandes églises, gros embouteillages etc et gros bidonvilles pour faire bonne mesure .
Kombolcha
Question embouteillage nous sommes gâtés dès le départ puisque « l’autoroute » pour sortir d’Addis est fermée pour cause de course à pied !!
Tout le monde sur une petite voie parallèle et tout le monde à l’arrêt au bout de 100 mètres !
Et rien ne bouge les chauffeurs sortent des voitures quand soudain nous voyons passer les voitures sur l’autoroute, un comble. Du coup les choses s’organisent : les 4X4 montent sur le trottoir, un minibus débarque ses passagers on pose une grosse pierre devant sa roue pour faire escalier et lui aussi monte ! Nous faisons demi-tour et empruntons la voie en sens interdit puis suivons tout le monde sur une rue (piste) à travers des entrepôts et endroits pas réellement grandioses : l’aventure commence.
C’est dimanche les églises débordent mais nous finissons par atteindre la campagne.
Découverte de l’habitat traditionnel très varié d’une vallée à l’autre la case en paille disparaissant lentement au profit de maisonnettes construites en bois d’eucalyptus et de torchis fait de terre et d’herbes fermentées (il faut trois mois pour préparer le mélange ), le tout est parfois recouvert de ciment si le propriétaire en a les moyens.
Le paysage est fait de successions de vallées cultivées en petites parcelles où poussent beaucoup de céréales diverses mais surtout du Tef qui sert à préparer la galette fermentée base de l’alimentation du nord du pays.
La route est pleine de surprises sous la forme de trous, parfois importants, des gens partout du bétail allant de la chèvre au zébu. Ces derniers bien placides ont des cornes très imposantes qu’ils n’hésitent pas à incliner vers la voiture, le chauffeur passe au large.
A midi arrêt déjeuner dans une auberge appartenant à un célèbre coureur éthiopien et premier repas traditionnel : galette en guise d’assiette, galette en guise de fourchette et un mélange de viande et de sauce haricot à essayer de mettre dans sa bouche et non sur ses genoux avec la main droite exclusivement.
Retour sur la route direction d’un premier marché celui de « Sembete » qui regroupe les trois ethnies présentes dans la région : Afar (peu) Oromo et Wollo.
Nous en prenons plein les yeux et les narines mais en fait cela sent bon : nombreux épices, encens et herbes c’est superbe. Quelle foule on vient parfois de loin pour ce marché hebdomadaire du dimanche ce qui est exceptionnel. Les femmes mettent leurs plus atours qui, pour les musulmanes ne laissent pas voir grand-chose. Accueil relativement bienveillant les enfants nous interpellent « farangi » (étranger) ou « you » (étranger aussi !) demandent 4 sous sans insister et nous observent avec de grands yeux ronds. Les femmes sont plus farouches mais souvent coquettes et rieuses si on leur fait un compliment (même celles voilées …)
Après le bain de foule nous reprenons la route et nous arrêtons à la falaise « Amhara » faille impressionnante et plongée vertigineuse où les Italiens auraient tué beaucoup d’éthiopiens pendant l’occupation.
Ce qui frappe c’est que la colline sur laquelle nous grimpons pour avoir une belle vue est couverte d’immortelles en fleur, on dirait de la neige, et embaume l’origan. Nous avons bien sur une escorte de gamins qui veulent nous vendre des herbes, des chapeaux tressés des babioles etc.
Au loin des babouins sont en plein repas en nous surveillant tout de même.
Cette fois direction l’étape du soir et son hôtel qui parait-il est tellement mauvais que tout le monde nous a prévenus. Nous n’en saurons rien vu que finalement la réservation est perdue, probablement revendue plus cher à d’autres !!
Un peu de panique chez le guide et le chauffeur mais après quelques conversations au téléphone nous repartons dans la nuit pour la ville de « Dessié » de l’autre côté d’un col à 2500m. Pas cool le chauffeur est fatigué et énervé cela bouleverse quelques plans personnels.
Cette fois c’est bon nous avons un chambre grande et un peu post communiste d’autant que le « guest house » situé au-dessus d’une banque est gardé militairement !
Diner chez « Mario » en face (hé oui les italiens ont laissé les pâtes en partant) au menu pâtes bolognaises cela ne s’invente pas. Nous sommes crevés pas dormi depuis 36 heures : au dodo.
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Huguetter · 2015-01-09
vite la suite 😏
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Max68 · 2015-01-10
Bonjour Eric,
Merci d'avoir pris le temps de nous faire un carnet 🙂
Effectivement c'est une destination qui commence à intéresser plus en plus de gens .... dont moi, les retours sont donc très intéressants.
Merci et vivement la suite 🙂
Max
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
An5 · 2015-01-10
Merci de votre retour, on est très impatient de lire la suite. Svp donnez des infos pratiques, nous sommes sur vos traces mais en transport locaux, nous partons dans 3 jours!
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Elg84 · 2015-01-10
Wouahh quelles infos pratiques ? Je n'ai pas d'expérience des transports locaux maais passez moi un message privé on va voir ce que l'on peut faire 😉
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
An5 · 2015-01-10
Wouahh quelles infos pratiques ? Je n'ai pas d'expérience des transports locaux maais passez moi un message privé on va voir ce que l'on peut faire 😉
Info pratique, c'était du genre hotel, visite particulièrement interressante ou au contraire décevante. Sûr que ce n'est qu'un point de vue le votre mais ça aide au moment des hésitations. Un guide local à conseiller, rien de plus. Juste pour info et à partager avec les autres comme vous l'indiquez en début de message les infos ne sont pas toujours récentes.
Merci en tout cas de votre décit
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Elg84 · 2015-01-10
😎 Voici la suite comme je peux !
En lisant des comptes rendus datant de 2008 on se rend compte à quel point le pays change rapidement, des régions deviennent difficiles d'autres plus faciles. Les Mursi ne sont pas plus agréables (c'est peut dire) les Tsumay ne sont plus guère visibles et tous les peuples du sud perdent complètement leur authenticité sauf peut être les Karo, les Hamer (et encore) et le Ari. Partot cherchez à sortir un peu des sentiers battus par les agences mais comme le dit "Mariehervé" (je crois :
"Je confirme que, si les transports en commun sont plus économiques, ils présentent 2 inconvénients : ils vont de ville à ville et, dans certains endroits, il faut pas mal marcher pour atteindre les villages intéressants ils sont plus lents et moins souples qu'un véhicule d'agence qui te permet, normalement, de t'arrêter où tu veux."
Kombolcha Woldiya
Nuit correcte dans cet hôtel étrange puis retour chez « Mario » pour le petit déjeuner après une petite visite imprévue de la ville : le guide s’était perdu pourtant il n’y avait que la route à traverser.
En route pour Kombolcha, hé oui nous aimons cette route de montagne, puis direction vers le second plus grand marché d’Ethiopie par une route en perdition ou en construction suivant les tronçons !
La densité de chameaux augmente nous approchons ! Le marché est là partout dans les collines et dans la ville, des échoppes à perte de vue et une forêt de parapluies pour s’abriter du soleil : il fait très très chaud.
La foule est très dense (voir photos) car ce marché hebdomadaire draine toute une population rurale isolée qui vient faire ses affaires, voir la famille, arranger des mariages etc.
On y vend de tout : des chameaux au café en passant par les fruits, les céréales, les téléphones, le miel, les tissus, les épices, l’encens et tout le nécessaire de cuisine et des champs.
Si tous sont souriants, on nous regarde de près tout de même, tous sont pressés et les chameaux tracent leur route sans dévier au beau milieu des porteurs et échoppes.
Le coin des tailleurs abrite une collection de superbes machines à coudre manœuvrées par des hommes et : une femme ! Les traditions se perdent, où va se nicher la libération de la femme !
Retour vers la voiture après une heure et demie de visite, à la « gare routière » où s’arrêtent tous les minibus c’est le caravansérail, tout le monde veut embarquer y compris les moutons !
Retour à Kombolcha pour déjeuner puis route vers Dessié mais cette fois nous continuons vers un grand lac de cratère (Hayk).
Il abrite le monastère de « St Etienne » en son centre (ne se visite pas) mais héberge de nombreux oiseaux car il est très poissonneux. Surprise les pêcheurs utilisent des « barques » de même conception que celles du Pérou : joncs tressés, seule la position debout est possible.
Nous prenons de nombreuses photos avant de reprendre la route vers Woldiya. A l’approche de la ville la route est couverte de monde rentrant des champs avec les animaux.
Nous arrivons à la nuit dans un hôtel « jardin » bien selon les critères locaux mais pas bien entretenu, tout se dégrade et l’eau chaude ne viendra jamais. Nous y dégustons notre seconde injera il y en aura bien d'autres !
Woldiya Lalibela
Réveil en sursaut à 6 du matin par le muézin, c’est l’heure de la prière et la mosquée est juste derrière. A 6. 30 il s’arrête et le prêtre prend le relai pour son prêche du matin aujourd’hui : la vie de St Etienne, en plus lui il ajoute de la musique à fond la sono, l’Afrique se réveille pleine de grâce céleste !!!
Donc debout pour une douche froide, finalement c’est pas mal cela détend nos dos déjà un peu endoloris par les pistes.
Chauffeur et guide sont ponctuels nous partons à l’assaut des hauts plateaux nous ne quitterons que rarement les 2500/2800 même un passage à 3200.
Pour commencer la route dite « chinoise » construite pendant la période communiste elle grimpe lentement mais surement et le paysage, les gens, l’habitat et les cultures évoluent de manière incroyable. D’abord des forêts d’eucalyptus, l’arbre à tout faire (importé par l'empereur Menelik qui s'était déjà rendu compte du déboisement du pays) puis des terrasses de plantations de céréales, puis des falaises de basalte. Dans les parties cultivées le paysage semble dessiné, on remonte le temps.
Sur la route séance photo une jeune femme s’approche elle aimerait bien être prise en photo et gagner quelques sous (oui parfois on paie des photos, dans le sud c'est la règle et c'est même tarifé) Passage du col, fait pas chaud mais ce n’est pas les Andes, nous arrivons sur le haut plateau et tout bascule à nouveau. Nous sommes cette fois réellement en Afrique avec des cases en chaume mais les murs sont en pierre, il faut dire qu’il n’y a qu’à se baisser pour en ramasser au point que les champs, comme en Provence, sont entourés de murets fait de pierres retirées des champs.
La somnolence nous gagne mais soudain le guide propose un café !! Miracle au milieu de nulle part une étape à un croisement de routes (Dilb c’est le nom). Des échoppes à café, des réparateurs de pneus, des mécanos etc se succèdent, sur les bas cotés sont alignés les camions venant des quatre directions sans oublier les minibus et quelques 4X4 (touristes ?).
Petite terrasse proprette, des pouf, s des herbes traditionnelles par terre et tout le petit matériel pour faire le café sans oublier la jeune serveuse sympa. Elle nous fait un super café, en Ethiopie le thé aux épices est bon mais le café est une institution et doit se déguster selon les règles, dans un parfum d’encens.
Nous repartons et cette fois c’est la piste qui descend dans une longue vallée, on en prend plein le dos et le reste même si le chauffeur est très prudent.
Le paysage s’appauvrit des acacias et quelques traces de culture, plus personne sur la route c’est rare. Arrêt piquenique sur une butte sous un genre de mimosa, il y a même quelques fleurs. Autour c’est sec et vide, non un gamin arrive surgit de nulle part en cherchant bien il y a des cases dissimulées dans un bouquet d’arbres sur la colline en face, il doit garder des moutons dans le coin. Nos bananes le raviront à moins que ce soit le sac en plastique, ici la pauvreté est palpable, ne pas jeter les bouteilles en plastique mais les donner aux enfants sur la route.
En route et au bout d’un certain temps nous prenons une autre piste encore plus défoncée (cette fois c’est au pas dans bien des passages) pour aller visiter une église : Gennete Maryam (Le paradis de Marie). Fondée au 13 ième siècle c’est une magnifique église monolithique particulièrement intéressante car elle est peinte à l’intérieur et à l’extérieur (l’extérieur est en très mauvais état)
Un prêtre sympa nous reçoit pour une visite aux lampes torches (nous savions nous sommes équipés comme des spéléos !)
Ma compagne chute lourdement au bord de la falaise surplombant l’église, le guide la rattrape au bord du vide (la chute aurait été fatale) : c'est une leçon il faut tout le temps des bonnes chaussures et peu importe si cela prend du temps à enlever à chaque église
A la sortie négociation avec des gamines pour l’achat d’une babiole ensuite dégustation de bière artisanale avec le prêtre, c’est pas mauvais mais la couleur c’est plutôt du genre jus d’avocat.
Re piste défoncée sur 20 kms et direction Lalibela pour une arrivée à une heure raisonnable dans un hôtel confortable (sauf le lit !) Demain visite de la ville sainte et de ses 11 églises classées.
Lalibela
Pas de voiture aujourd’hui nous sommes à pied d’œuvre. Au programme visite de la ville sainte et de ses 11 églises monolithiques, en fait il y a aussi d’autres églises et monastères autour mais nous ne pouvons pas tout faire où il faudrait rester deux mois sur place !
Nous ne savons pas trop à quoi nous attendre et c’est tant mieux car ce que nous allons voir dépasse ce que nous pouvions imaginer. Les lieux saints sont très calmes car les fêtes religieuses auront lieux en début d’année prochaine, fin d’année pour eux. Nous serons dans ces fêtes plus au nord fin novembre.
Pour l’instant seuls quelques touristes « hantent les lieux ».
Première étape se faire enregistrer et payer les droits d’entrée, puis chose importante choisir un « porteur de chaussures » ! He oui il faut se déchausser dans toutes les églises (11) et comme elles communiquent parfois entre elles la sortie n’est pas toujours l’entrée, sans parler des dizaines (pas aujourd’hui) de paires de godasses à trier si chacun faisait comme il voulait. Nous héritons d’un petit monsieur pas tout jeune qui va se révéler d’une aide précieuse car ce que l’on ne nous a pas dit c’est que le parcours s’apparente parfois à un chemin d’obstacles avec descentes et montées loin d’être aisées.
Première église (Sauveur du monde) plus de trente mètres de long et douze de haut d’un seul bloc. Elle a été excavée, comme toutes les autres en commençant par le haut. Ensuite on ouvre les fenêtres et on descend en creusant pour ressortir par la porte. Le détail intérieur vient après. Le bâtiment est entouré d’une large fosse ce qui fait qu’on le voit très bien d’en haut. Nous commençons par en faire le tour puis empruntons une longue rampe inclinée pour gagner le devant de l’église.
Explications nombreuses du guide sur la signification des diverses croix et fenêtres. En effet nous sommes ici dans le monde du symbolisme. Lalibela est une « reproduction » symbolique de Jérusalem et chaque église, chaque dessin, chaque fresque ou sculpture doit permettre aux croyants éthiopiens d’effectuer un pèlerinage symbolique à Jérusalem la route vers la terre « sainte » étant coupée du fait de la reprise de Jérusalem par Saladin. Aujourd’hui le pèlerinage perdure car seuls quelques rares éthiopiens aisés peuvent faire le voyage en avion.
Dans le rocher entourant l’église il a des niches taillées (1.60 de profondeur, 80 de large et maximum un mètre de haut !), autrefois tombeaux, aujourd’hui habitées par des moines ermites. Nous entrons dans l’église après déchaussage, contrairement aux églises d’Europe très claires de par leur structure celle-ci (et les autres) est très sombre, ce d’autant qu’il n’y a pas de chandelle en dehors des fêtes et messes. Comme dans toutes les églises d’ici ce qui tient lieu d’autel est caché derrière des tentures et exclusivement réservé aux prêtres. Par contre ici à côté du « saint des saints sont creusées dans le sol trois fosses symbolisant les tombeaux d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.
Première prise de vue du prêtre (même cérémonie chaque fois) qui se lève sort sa croix et pause. Petite obole grands sourires et salutations tout le monde est content.
Deuxième église où nous arrivons par des corridors creusés. La « maison de la croix » est une église grotte ornée de fenêtres symbolisant des têtes de singes nommées « Amon » elles seraient d’influence égyptienne.
Nous arrivons à la « Maison de Marie », celle-ci est vraiment magnifique à l’intérieur, elle sera notre préférée. Très ciselée et entièrement peinte. Nos torches nous révèlent des fresques et sculptures dans tous les recoins.
Ensuite direction « La maison des vierges » par un chemin pas facile. Créée en mémoire de 36 vierges martyrisées sous le règne de l’empereur Julien à Lalibela. Le plafond de la pièce est sculpté pour représenter le couvercle de l’Arche d’Alliance (qui est sensée se trouver à Axoum où nous allons bientôt….à suivre). Outre la vasque creusée pour les baptêmes il existe ici un bassin sensé redonner fertilité aux femmes qui s’y trempent. A la couleur de l’eau la septicémie est plus probable.
Dernière église du matin. Pour y monter nous devrons grimper le mont Sinaï et entrer dans le Golgotha où se trouve entre autre l’autel dédié à St Michel.
L’après-midi nous attaquons par le point fort « La maison de « St George » en fait une église relativement petite mais très connue par ses photos à la télévision ou sur le net : une croix grecque excavée verticalement et visible du dessus. En sortant la mauvaise surprise : il pleut nous sommes vite trempés et en plus ça glisse.
Il nous reste 5 églises à voir ainsi que le tombeau d’Adam et pour ce faire nous allons passer plus de deux heures à grimper des escaliers verticaux ou à les descendre, parfois en marche arrière, emprunter un tunnel de 75 mètres sans éclairage et parfois de 1.70 de haut, je suis beaucoup plus grand que cela et plus tout jeune... (dont la sortie se nomme « la porte des enfers » !) et passer le long du « Jourdain » belle tranchée profonde et pleine d’eau sans parapet. C’est là que le gardien des chaussures prouve sa « bravoure » en nous soutenant à tour de rôle dans les passages difficiles.
Nous terminons émerveillés un brin fatigués mais un bon café nous réconforte.
Demain nous partons pour une journée de route dont 130 kms de piste.
En relisant mais notes deux conseils : équipez vous de lampes frontales puissantes avec pile de rechange et de lampes led bâtons, et prévenez vos proches que la wifi est très très aléatoire si vous communiquez, nous allons être six jours sans et il y eut un peu de panique en France
Peu de photos aujourd'hui je n'ai rien pour compresser celles ci sur mon matériel de voyage, patientez
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Elg84 · 2015-01-10
Le Nord est superbe
Si vous pouvez passer par la région du Wad pour aller à Lalibella en venant de Woldyia, route probablement plus longue et piste mais bonne, je sais pas comment est l'autre mais c'est un plus grand axe et nous avons beaucoup aimé le paysage
Mekele est juste une étape mais puisqu'on en parle lisez donc avant de partir le livre illustré par Depardon qui s'il date déjà donne une bonne idée de ce que furent les guerres sanglantes qui ravagèrent le pays et dont le monument aux martyres est à Mekele
Sur la route d'Hawsien trois églises au programme : 4ième siècle et 11ième . La première (Tcherkos Wukro 11 ième ) ne paie pas de mine de l’extérieur mais dedans c’est autre chose : elle est couverte de peintures des murs au plafond. Par exemple l’ancien testament couvre un mur entier (voir photo). Les méchants sont toujours représentés avec des traits typiquement arabes et barbe en pointe …. je vais retailler la mienne ! Magnifique c’est le seul mot.
Deuxième église (Abreha Asbeha) moins intéressante car détruite en partie (brulée dedans) pour des raisons obscures. Tout de même quelques fresques ici ou là. Nous passons devant une église récente dédiée à St Michel (important en Éthiopie).
Nous finissons par l’église d’Enda Selassié du 4Ième siècle. En fait il y en a deux, l’ancienne vide et partiellement souterraine (pour cause de troubles) et presque complètement brulée et la « neuve » du 18ième très intéressante elle aussi avec toutes ses magnifiques peintures murales. Axum est intéressant si vous aimez l'archéologie mais cela a surtout un sens au moment du pèlerinage (fin novembre désolé)
L’hôtel Remhai à Axoum peut être bien ou horrible si c'est là que vous allez refusez les chambres donnant sur la coursive intérieure 120 à 128 au premier elles n'ont même pas de fenêtre !
Gonder à voir tout y compris le marché en ville que je trouve sympa
Le Simien est incontournable si vous faites un treck c'est compliqué et il faut impérativement (obligatoirement) un guide, un garde et des muletiers mais pour des marcheurs cela doit être fabuleux. Si vous y montez en voiture essayer de coucher au plus prêt car la route pour les bouquetins est difficile (partir au lever du soleil) et il faut arriver de bonne heure +/- 9.3 sinon ils sont partis et les singes Geladas qui vivent avec aussi .
Le sud
Déjà deux endroits à éviter en allant au sud sans réel intérêt de plus la route qui traverse le grand rift , importante, est complètement défoncée depuis deux ans il nous a fallu 16 heures pour les faire depuis Addis avec un très boon chauffeur et une voiture en bon état :
Yrgalem et Labello.
Les stèles de Tyia en remontant de Langano vers Addis sont so so et à voir uniquement si vous passez par là
Pour les tribus du sud à vous de voir moi je suis gêné de prendre des phots de gens qui visiblement en font un business
Les Mursi étaient en plus carrément "énervés" (l'alcool local y étant pour beaucoup) et le projectiles de kala volèrent bas deux jours après notre passage (on y est pour rien)
Les Hamer sont à voir surtout au marché de Demeke, le village est bof à mon gout mais bon ..
Les Konso et pas les Karo !! ( un must ) les Aris et le Dorze plus au nord sont sympas et accueillants
Désolé pas le temps de faire plus aujourd'hui
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
An5 · 2015-01-11
Merci beaucoup pour votre réponse et la continuation du récit de votre périple. En principe, on ne devrait pas aller au sud en tout cas pas plus bas que le lac Ziway. L'aspect zoo humain et agressivité des ethnies n'est pas encourageant. Et puis comme vous le mentionnez, les transports locaux ne vont pas partout et sont lents donc il faut choisir. Il est possible que nous louions un véhicule pour visiter par ex. le Tigray. On ne cherche pas à tout prix à voyager à la dur mais nous aurons 6 semaines devant nous, les locations de voiture avec chauffeur sont réellement très chers. Et... on espère faire de chouette rencontres en voyageant à la mode locale.
Je ne sais pas si je vais avoir le temps de trouver le livre dont vous parlez, je suis déjà dans le bouclage des valises.... Mais grace à vous je vais investir dans une bonne lampe torche en plus de nos frontales et je retiens qu'il faut toujours porter de bonnes chaussures. C'est ce que je redoute le plus, un accident car même une simple foulure Gache à coup sûr ce genre de voyage.
De nombreux voyageurs se plaignent de l'ambiance à Gondar, vous avez ressenti cela, une pression constante sur les touristes?
Merci encore
Anne
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Elg84 · 2015-01-11
Non pas réellement si on compare à ce que peut être la pression au Maroc par exemple !
6 semaines vous pouvez faire des chose superbes
Sur la route Mekele Hawsien lorsque vous irez visiter Tcherkos Wukro il y a des guides locaux qui font également visiter une église en hauteur trop difficile pour nous mais probablement superbe , je ne sais plus le nom du village où se trouve les guides mais c'est après Enda Selassié. L'un des guides est absolument génial , jeune 35 ans environ, particularité pour le reconnaitre ses yeux , hélas il perd doucement la vue et ses yeux commencent à prendre une couleur laiteuse, c'est dur mais c'est le seul indice que j'ai, c'est de lui dont je parle dans le récit, nous avons été réellement impressionné par cet homme. Je vais essayer d'avoir son nom mais les communications ne sont pas toujours faciles avec les gens sur place qui se déplacent et ne sont pas connectées sans arrêt comme nous !
Si vous avez acc��s à internet vérifiez de temps en temps, je vais voir si j'ai une photo de lui.
Bon vent je vais poster un peu de la suite
Racontez nous quand vous reviendrez
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Elg84 · 2015-01-11
Lalibela Mekele
De l’Ethiopie profonde à l’Ethiopie moderne
L’orage de la nuit à laissé des traces, la vallée est noyée dans la brume au lever du soleil. On se demande un peu comment sera la piste. Nous l’empruntons dès la sortie de l’hôtel c’est bien celle vue de notre chambre en fait c’est la partie facile même si avec les travaux c’est déjà un peu rock’n’roll avec passage à travers champs. Ce sera nettement plus époustouflant plus tard car l’Ethiopie étant un pays très montagneux nous allons faire des « montagnes russes » pendant 7 heures avec plusieurs cols à 2700 et plus, et surtout des pentes aux angles « étonnants » le V8 avait bien du mal à nous tirer parfois.
En résumé des paysages superbes et variés des villageois souriants, un peu moins sur la fin en province du Tigre et quelques articulations fatiguées après 12 heures d’un voyage un peu chaotique.
Heureusement nous n’avons pas fait que de la voiture. Au beau milieu de nulle part un petit village comme tant d’autres pas trop beau ni propre, le chauffeur s’arrête, tout le monde descend nous allons visiter une église. Elle est dans une grotte seulement voilà la grotte est au sommet de la colline derrière nous, nous partons de 2500 m et ça monte sec même si c’est une « calade » locale avec des marches « au pas de l’âne ». Le palpitant émet des protestations vigoureuses et cerise sur le gâteau un escalier pour finir.
Nous sommes récompensés une fois passée la cérémonie des chaussures. L’église « Yimrehanne Christos » est entièrement construite dans la grotte et toutes les boiseries sont en bois d’ébène et peintes. Elle date du 11ième siècle, construite par le dernier roi Zagoué (les Zagoué étant une dynastie juive-chrétienne si nous avons tout retenu), outre ses boiseries elle contient un coffre en bois doublé de cuir de la même époque où sont gardées les chandelles pour les offrandes. Après l’église nous passons derrière voir le tombeau du fondateur (sans grand intérêt) et on nous demande d’en faire trois fois le tour, il parait que c’est bon pour notre âme alors … nous le faisons 4 fois notre guide étant trop ému et se trompant dans les comptes. Françoise mitraille avec son joujou qui prend des photos même dans le noir (impressionnant). Petite séance photo avec le prêtre qui nous sort tous ses beaux habits et une très belle croix.
Nous redescendons au milieu de quelques mendiants (première fois) dont certains ont un fumet ….. Il est vrai que nous avons ressenti plus de pauvreté dans certaines vallées traversées aujourd’hui.
Je suis surpris du nombre de touristes qui font la route et la montée pour venir voir cette église mais il est vrai que la plupart vont rentrer à Lalibela et reprendre la bonne route tandis que nous allons nous enfoncer en pays Wag.
Comme nous n’allons pas vous décrire chaque paysage qui font quand même partie des plus beaux d’Ethiopie, profitons-en pour partager quelques informations.
Si 35/40% des éthiopiens sont musulmans l’église est très présente et compte 45000 prêtres sans compter les diacres, moines et nonnes. Les églises sont bien sûr extrêmement nombreuses et on continue à en construire. Les prêtres doivent être mariés si nous avons bien compris, mais s’ils perdent leur femme ils deviennent moines.
L’Ethiopie est autonome en électricité (barrage et depuis peu éoliennes) mais ne possède ni gaz ni pétrole. Il est d’ailleurs remarquable de trouver des poteaux électriques partout même dans des endroits extrêmement reculés.
L’école est obligatoire et mixte (y compris en pays musulman). Les instituteurs font les classes en deux fois : fournée du matin fournée de l’après-midi ce qui permet d’accueillir deux fois plus d’élèves pour le même nombre d’enseignants et de places. L’anglais est enseigné à tous les niveaux, j’ai bien envie d’envoyer certains de nos instructeurs en classe pédagogique et motivation ici !! Il est évident que l’anglais progresse et partout on trouve des gens avec un niveau disons compréhensible, sachant que tout a commencé en 1993 c’est remarquable.
Beaucoup de bouches à nourrir (89 millions) toutes les surfaces sont occupées et les restanques escaladent les montagnes très très haut, pour des céréales ou des pommes de terre. Le cheptel est impressionnant et pour les ovins/bovins c’est le premier d’Afrique. Pour les ânes nous ne savons pas mais vu le nombre sur les routes il doit y en avoir beaucoup. Ce cheptel est très visible sur les routes car les animaux, comme les éthiopiens, marchent on a l’impression d’être dans un pays en marche ! La différence c’est que les animaux semblent aimer beaucoup les routes pour régler leurs comptes entre eux bonjour la circulation au milieu de tout ce monde.
Voilà un bref tour d’horizon, nous sommes à Mekele 200 000 habitants. Ville sans intérêt mais représentant une autre Ethiopie : aéroport, usines d’assemblage de camions, brasseries (la bière est bonne) et autres industries qui créent une classe moyenne plus riche plus éduquée (au moins dix personnes tapotaient sur leur PC dans le lobby de l’hôtel). Il y a deux jours nous avions vu deux personnes en voyage d’affaire (un homme une femme) aujourd’hui nous avons vu des contremaitres et géomètres femmes sur les chantiers de la route. Les clichés tombent doucement du moins dans le nord.
Demain sera encore une longue route avec des visites acrobatiques a dit le guide ….
Vers Hawsien
Départ cool vers 9 h. Visite rapide de la ville en voiture, on sent la ville en développement : voitures particulières, boutiques de meubles de vêtements, banques etc. Les artères principales sont nickel pas un papier dans les ruisseaux ! Ok les autres sont plus traditionnelles… Achat de bananes au marché où l’on retrouve les atmosphères et les odeurs que nous aimons bien (hé oui !!). Passage obligé devant l’impressionnant monument aux martyrs de la guerre civile puis en route pour la montagne.
Route bitumée, enfin presque vu que les virages l’ont perdu depuis longtemps ce bitume et que dans les endroits difficiles il est très plissé voir ouvert. Pentes comme d’habitude, nous avons rapidement la ville à nos pieds. Nous quittons bientôt la route pour la piste au moins là on sait que tout est possible, celle-ci sera acrobatique mais surtout poussiéreuse. Le programme est modifié car en lisant le guide nous avons découvert que l’une des visites n’était pas du tout accessible pour nous : deux heures de montée très raide puis visite et sortie à flanc de montagne sur une corniche de 40 cm surplombant le vide de 500m. Des adeptes du delta partent de juste à côté, nous on veut rentrer entiers.
Donc trois églises au programme : 4ième siècle et 11ième . La première (Tcherkos Wukro 11 ième ) ne paie pas de mine de l’extérieur mais dedans c’est autre chose : elle est couverte de peintures des murs au plafond. Par exemple l’ancien testament couvre un mur entier (voir photo). Les méchants sont toujours représentés avec des traits typiquement arabes et barbe en pointe …. je vais retailler la mienne ! Magnifique c���est le seul mot.
Nous sommes rejoints par un guide local sympa et nous nous tassons un peu dans la voiture pour reprendre la piste dans un décor qui ressemble à l’Arizona avec ses montagnes plates. Pas d’indien mais des paysans aux moissons et aux labours. Ils utilisent encore l’araire, charrue mono soc entièrement en bois tirée par deux zébus.
Deuxième église (Abreha Asbeha) moins intéressante car détruite en partie (brulée dedans) pour des raisons obscures. Tout de même quelques fresques ici ou là. Nous passons devant une église récente dédiée à St Michel (important en Éthiopie).
Nous finissons par l’église d’Enda Selassié du 4Ième siècle. En fait il y en a deux, l’ancienne vide et partiellement souterraine (pour cause de troubles) et presque complètement brulée et la « neuve » du 18ième très intéressante elle aussi avec toutes ses magnifiques peintures murales.
Nous allons ensuite « pique-niquer » chez le guide qui habite non loin et allons vivre un grand moment.
Il nous reçoit chez lui dans sa pièce à vivre (la seule d’ailleurs de la maison). A un bout le lit du couple et le couchage des enfants. Il en a 6 le 7ième est en route et il n’a que 38 ans !
L’aîné à 16 ans et fait ses études à la ville d’Hawsien où papa lui loue un logement et lui apporte à manger deux fois par semaine, les autres sont échelonnés de 13 à deux ans et ceux présents sont mignons comme tout.
A l’autre bout le garde-manger et l’emplacement pour faire le café traditionnel. Madame va d’abord griller le café frais puis le broyer au pilon avant de le préparer, croyez nous c’est délicieux.
Entre les deux une grande pièce en terre battue avec de bas flancs autour où nous nous asseyons pour manger nos sandwichs.
Au fil de la conversation nous apprenons qu’en fait la maison est beaucoup plus moderne qu’il n’y parait et nous allons visiter son installation de production d’énergie. En effet cette maison dispose de l’éclairage et d’un point de cuisson : au gaz !!
Dehors une grand fosse hermétiquement fermée dans laquelle sont déversées une fois mélangées à de l’eau les bouses des vaches de la maison et l’évacuation des toilettes domestiques (encore plus surprenant). Les gaz produits sont amenés dans la maison par un simple tuyau que ferme un robinet. Une lampe à gaz et un réchaud y sont reliés cela fonctionne parfaitement nous en avons eu la démonstration. Sachant que trois vaches produisent 5 kgs de bouse par jour cela suffit à leurs besoins en gaz. Nous sommes bluffés.
Petits cadeaux à la petite fille (stylos et savons) qu’elle part en courant montrer et donner à sa mère après un grand sourire et un merci timide. T-shirt et quelques Birrs pour le père, tout le monde est content et nous repartons. Ce soir nous logeons dans un lodge écologique appartenant à un Italien. Petits bungalows confortables avec vue sur les montagnes et le soleil couchant. Dîner maison, légumes du jardin entre autre. Nos voisines sont australiennes (mère et fille) et nous sympathisons, échange de mails on se reverra quelque part et peut être bien en Australie quand nous irons dans deux ans.
Demain départ pour Axoum où va être célébrée la deuxième fête importante d’Ethiopie : Sainte Marie de Sion.
Sur photo à droite le fameux guide pour An5
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
An5 · 2015-01-11
Non pas réellement si on compare à ce que peut être la pression au Maroc par exemple !
6 semaines vous pouvez faire des chose superbes
Sur la route Mekele Hawsien lorsque vous irez visiter Tcherkos Wukro il y a des guides locaux ... Après Enda Selassié. L'un des guides est absolument génial , jeune 35 ans environ, particularité pour le reconnaitre ses yeux , hélas il perd doucement la vue et ses yeux commencent à prendre une couleur laiteuse, c'est dur mais c'est le seul indice que j'ai, c'est de lui dont je parle dans le récit, nous avons été réellement impressionné par cet homme. Je vais essayer d'avoir son nom mais les communications ne sont pas toujours faciles avec les gens sur place qui se déplacent et ne sont pas connectées sans arrêt comme nous !..
Racontez nous quand vous reviendrez
On espère le trouver, je ne repère pas Enda Selassié, du moins dans cette région. C'est aussi l'autre nom de Shire qui se situe après Axum vers le Simien, sur la rte pour Gondar. Mais notre carte n'est pas des plus précises. On va chercher sur google.
Vous étiez dans lodge bien connu qui semble recueillir tous les suffrages! A partir de là, il semblerait qu'on puisse bien visiter toutes ces églises. C'est vrai aussi qu'il faut un peu sélectionner et choisir, comme vous, nous avons déjà plus que 3 fois 20 ans, donc certaines expéditions seront écartées!
Toit autre chose, vous parlez de l'appareil photo qui prend même dans le noir. Vous pouvez m'en dire plus? Marque modèle. C'est panique ici, car hier notre appareil n'a plus voulu fonctionner, à 2 jours du départ! On envisage un achat de secours.
Bonne rédaction, c'est intéressant vos diversions sur la vie locale.
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Plascassier · 2015-01-11
Bonjour,
Carnet de voyage d'un mois à cette adresse
http://robinson.winnerbb.com/t5554-carnet-de-voyage-des-robinsons-en-ethiopieSuffit de s'inscrire !
Cordialement
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Elg84 · 2015-01-11
Attention plus haut je recommande d'aller voir les Karo si on passe dans le sud ! grossière erreur ce sont les Konso qui sont un must et leur village classé au patrimoine mondial de l'Unesco.
Les Karo au bord de la rivière Omo à l'endroit le plus photogénique, sur un promontoire dans la boucle du fleuve, valent le détour pour l'emplacement mais même s'ils ne sont pas désagréables le contact sera réduit village pas entretenu (même au conditions locales) et plus réellement de lien avec leur passé, les peintures sont faites en vitesse le matin avant l'arrivée des touristes (nous sommes arrivés si tôt qu'on a vu le manège) et ressemblent plus à des décors Halloween qu'à des peitures traditionnelles.
Pas forcément simple mais il est possible de passer le fleuve en pirogue et d'aller voir des villages de l'autre coté...quand la région est calme et hors saison des pluies bien sur vu la puissance de l'Omo
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Elg84 · 2015-01-12
Si pas encore partie penser a acheter des stylos "Bic" pleins ! Mais les donner aux instituteurs pas aux enfants, astuces pour alléger les bagages laisser tous vos tshirts anciens sur place pareil donnez les dans des écoles
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
An5 · 2015-01-12
Chaque voyage, j'achète sur place stylos cahiers... Histoire de faire fonctionner le commerce local. Départ demain, derniers préparatifs en effet dont l'achat d'un nouvel appareil photos greuh... Enfin on se console en se disant qu'il aurait pu nois lacher en voyage. Merci encore pour vos posts.
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Dgfrombd · 2015-01-21
Bonjour,
Merci pour votre partage. j'habite depuis 3 ans à Baher dar et je suis toujours content quand des touristes ont une vue du pays réaliste et proche de la mienne.
Bien à vous
David
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Elg84 · 2015-01-21
Bonjour et merci 🙂
Je me rend compte maintenant que vouloir retranscrire ici un blog qui est posté ailleurs me prend trop de temps
J'ai donc rendu public le blog sur l'Ethiopie
Si cela vous intéresse vous pouvez y accéder par ce lien
http://www.travelpod.com/z/balibran/2/1416685620
Bonne lecture à ceux que cela intéressent
Balibran
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Didierlouis · 2015-01-21
Ton blog est extra.
Merci à toi.
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
SebAntibes06 · 2015-02-25
Bonsoir Eric,
On pense aller en Ethiopie pour les vacances et je viens de trouver votre blog.
Très intéressant, plein de détails pratiques et des photos qui vont rêver!
Pour l'instant, la question qui nous préoccupe concerne les transports. On aimerait louer une voiture comme vous, mais on se demande combien ca coûte. A titre informatif, vous avez payé combien? Le prix incluait quoi?
Je ne me rappelle pas avoir lu le nom de l'agence par laquelle vous êtes passés. Vous pouvez me le donner ainsi que leur contact (vous avez l'air d'en avoir été plus que satisfait).
Merci,
Sebastian
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Elg84 · 2015-02-28
Bonjour désolé pas pu répondre plus vite
En Ethiopie c'est la voiture qui coute cher ! Conduire soit même ne me semble ni pratique ni safe vu les conditions parfois extrèmes de la circulation : tout le monde est sur la route car l'Ethiopie marche ! (et cela fait beaucoup de monde) et les routes sont souvent dans un état disons "dégradé" ou en travaux ce qui revient au même .
Mais j'ai vu/lu des rapport de gens ayant pratiqué ce "sport" du moins dans le nord !
Nous avions une voiture avec chauffeur et guide (comme beaucoup), certains ont un chauffeur qui fait guide mais est ce la bonne solution ....
Il existe plusieurs "bonnes agences" nous avions traité avec une agence en France qui bien sur avait tout sous traité à une agence locale
Donnez moi un mail et je vous donne les coordonnées de celle que nous avions utilisée (même si ce n'est pas la plus importante )et le nom du guide.
Cordialement
Eric
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Voyageur73 · 2015-05-12
Bonjour je suis aller 3mois en Ethiopie en sac a dos .je suis aller aussi par Harar jijiga en somaliland hergeiza puis la cote.. seul et difficile de voyager... en Ethiopie... tous et fais pour tourist organiser...j'ai été aussi Danakil..
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Gato777 · 2015-11-28
Bonjour Eric.
Merci pour toutes ces infos. Je pars faire de l'humanitaire dans 3 semaines dans un centre à Addis Abeba . Les religieuses du centre ont proposé de m'héberger. Que peut-on amener sans vexer? 🙂
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Elg84 · 2015-11-29
Bonjour Eric.
Merci pour toutes ces infos. Je pars faire de l'humanitaire dans 3 semaines dans un centre à Addis Abeba . Les religieuses du centre ont proposé de m'héberger. Que
peut-on amener sans vexer? 🙂
Bonjour
Je suis en Birmanie pour l'instant et vais être bref
1 pourquoi ne pas leur demander ce dont elles ont besoin
Ou
2 apporter plein de stylos Bic les plus simples et des cahiers d'écolier
Bon voyage
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Didierlouis · 2015-11-29
Acheter ici cahier et stylo n'a jamais été une bonne idée car les objets ne seront pas utilisés mais conservés car venant d'un pays lointain et sensés être plus beau. De plus, en les achetant ici, vous ne faites pas vivre l'économie locale.
Mieux vaut aller avec un local, acheter ce qui est nécessaire, cahier et stylo, pour avoir le prix local, et ces matériels seront communs et donc immédiatement utilisés. Aucun drame, en cas de perte ou de vol d''un objet par un autre enfant.
en les achetant sur place, le petit commerçant sera content. Achetés moins chers qu'ici, vous pourrez en acheter plus pour faire plus d'heureux.
Et l'avantage, rien à porter et pas de sur coût pour les bagages.
moi, en Birmanie, on avait acheté une horloge à accrocher aux murs de l'école pour apprendre l'heure et permettre aux enfants de savoir si le cours était bientôt terminé. J'espère que l'horlogey est toujours, et que personne ne l'a prise pour son chez soi.
Nous partons à Addis pour 30 jours, le samedi 12 décembre. Nous serons en Éthiopie en même temps donc. Bon voyage
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Gato777 · 2015-11-29
Merci beaucoup pour cette réponse rapide et bon séjour en Birmanie.😉
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Gato777 · 2015-12-02
Bonjour, Je n'ai rien trouvé dans les différents sites de propos sur l'adaptation à l'altitude de 2000m d'Addis Abeba . Avez vous eu des maux de tête, nausées.... lors de votre arrivée? Combien de temps cela a duré? Sur un séjour de 15j, j'ai peur d'être plus une charge pour les personnes que je suis sensée aider. Merci pour votre réponse que j'attends impatiemment! 😉
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Youngsenior · 2015-12-02
Bonjour,
Il n'y a aucune raison que vous ayiez de problèmes à cette altitude.
Le Mal Aigu des Montagnes commence autour de 3400m. Vous en serez loin.
Ne craignez rien.
Bon séjour dans ce pays magnifique.
Dominique
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Elg84 · 2015-12-02
Bonjour, Je n'ai rien trouvé dans les différents sites de propos sur l'adaptation à l'altitude de 2000m d'Addis Abeba . Avez vous eu des maux de tête, nausées.... lors de votre arrivée? Combien de temps cela a duré? Sur un séjour de 15j, j'ai peur d'être plus une charge pour les personnes que je suis sensée aider. Merci pour votre réponse que j'attends impatiemment! 😉
Rien ne peut prédire si vous serez malade. J'ai 68 ns et suis un sujet "à risque" et me portais comme un charme. Pas de viande non d'alcool la veille de monter + de 2000
Emporter du diamox c'est pas terrible comme remède faites vous expliquer par un docteur mais c'est le seul si vous êtes malade. Boire de l'eau bcp et pas se faire de soucis nous n'avons pour ainsi dire pas vu de malade. Nous sommes passés à 4800 pour gagner l'Argentine sans pb. Bon voyage
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Gato777 · 2015-12-02
Merci beaucoup!!! 😄
3 semaines de vagabondage en Ethiopie
Gato777 · 2015-12-02
merci à tous pour ces infos pratiques et tous ces conseils. y'a plus qu'à partir! 🙂