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La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Discussion started by Chamadou on 2015-08-17

118 replies

English translation pending — showing the original.


La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Chamadou · 2015-08-17

Bonjour à tous,

Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.

Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.

Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?

Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.

Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.

Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo

Christian

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Joecel · 2015-08-17

hummmmm enfin un bon film !!! j'attends avec impatience cordialement

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Chamadou · 2015-08-17

AU PREMIER VOYAGE ON DÉCOUVRE AU SECOND ON S'ENRICHIT

Voilà un proverbe touareg qui nous convient bien !

Nous allons mettre à profit ces 2 mois où nous fuyons l'hiver pour retourner sur des escales que nous connaissons, pour approfondir, redécouvrir, bref prendre le temps de voyager.

Ce sera le Grand Tour de l'Afrique, croisière de 62 jours à bord du Costa neoRiviera.

Au départ de Paris, nous prendrons le vol EK072 à bord d'un Airbus A380 Emirates qui nous emmènera vers le Moyen Orient, à Dubaï. De là, nous ferons un détour en Inde. Puis, nous naviguerons sous le soleil des tropiques en direction des îles de l’océan Indien dont les Maldives, les Seychelles, Madagascar, l’île Maurice et La Réunion. Ensuite nous atteindrons les côtes africaines au Mozambique et en Afrique du Sud avant de remonter la côte ouest africaine pour rejoindre la Namibie. Notre voyage se poursuivra alors à l'île de Sainte-Hélène, au Cap Vert, aux Canaries, et à Casablanca avant de mouiller à Marseille, pour finir à Savone.

Nous avons prévu d'effectuer quelques excursions à terre de plusieurs jours, dont un voyage d'exploration au coeur de Madagascar et un safari avec hébergement dans un lodge au milieu de la savane.

Le Costa neoRiviera nous accompagnera dans ces découvertes avec une autre manière de voyager: des haltes plus longues pour en profiter pleinement, des destinations exclusives en dehors des itinéraires habituels, des espaces plus intimes, confortables et personnels, loin de la foule.

Ça y est le compte à rebours est lancé !

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Ptitmimi · 2015-08-17

Bonjour J'attends la suite avec impatience 😉

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Chamadou · 2015-08-17

Bonjour Joëlle,

Merci pour vos encouragements !😉

Dimanche 8 Février 2015 - Jour 1 - Dubaï - ÉMIRATS ARABES UNIS

Bonjour tout le monde ! C’est reparti pour de nouvelles « aventures ». C’est en fait le 7 février que notre périple commence où nous sommes déposés dans un hôtel proche de l’aéroport de Roissy. Le lendemain, la navette de l’hôtel nous dépose au terminal 2C où nous attendons notre avion. Impressionnant par sa taille, l’Airbus A 380 se déhale très lentement jusqu’à stopper arrivé sur son aire dédiée. il possède 2 étages sur toute sa longueur, humbles, nous nous cantonnerons au « sous-sol �� où cependant un service de qualité nous sera réservé tout au long du vol. Rien de spécial à signaler durant ce trajet de 6 heures 30, excepté que nous avons été chahuté pendant la première partie du vol.

Arrivés à Dubaï, les formalités accomplies et les bagages récupérés, nous sortons pour prendre un taxi. C’est par centaines qu’ils s’accumulent à proximité, à cet instant nous nous apercevons que nous ne sommes pas au bon endroit. Nous voyant hésiter, un (chic) type vient vers nous, et nous propose de nous conduire avec son bus. Ravis par sa proposition nous lui demandons s’il va à Port Rashid où nous attend neoRiviera (enfin on suppose…) et dans combien de temps compte-t-il partir. « Pas de problème je vous emmène tout de suite et je vais au port directement ! » Devant ce grand bus vide, nous sommes quelque peu perplexes, mais allez hop, on y va ! Méfiant tout de même je vérifie sur le GPS de mon iPhone que la direction est bonne, elle l’est. Quelques embouteillages plus loin nous arrivons au port, effectuons les formalités d’embarquement d’usage et accédons à notre cabine. À peine arrivés nos valises sont déjà là: bravo l’organisation ! Monique s’appliquera à tout ranger et croyez moi cela demande une grande dextérité pour tout faire tenir dans un aussi petit volume de rangement. Enfin la cabine est parfaitement rangée, il est 1 heure du matin à l’heure locale il est temps de se coucher.

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Chamadou · 2015-08-17

Bonjour Myriam🙂,

Voici donc la suite:

Lundi 9 Février 2015 - Jour 2 - Dubaï - ÉMIRATS ARABES UNIS

Nous avions prévu un beau programme ce matin à DubaÏ ! Lequel ? Et bien vous n’en saurez rien, non pas que nous sommes avares d’informations ou que cela soit si confidentiel que vous ne puissiez savoir, non pas de tout ça. Tout simplement nous avons eu une panne d’oreiller et c’est presqu’à 11 heures que nous nous sommes levés. Bon c’est vrai que pour ceux qui travaillent il est difficile de comprendre, mais pour les autres (appelés communément retraités) ils me comprendront. L’exercice de sécurité ayant lieu à midi, et le départ à 14 heures, et bien tant pis Dubaï se passera de nous. Nous y sommes allés il y a 3 ans, nous avons dû rater une bonne dizaine de nouveaux grattes-ciel, voilà tout! Nous avons déjà croisé quelques vieilles connaissances au hasard de nos déambulations à bord. Nous peinons un peu à retrouver le rythme habituel du croisiériste averti, mais cela va s’arranger vite. Cet après-midi nous avons assisté à la première réunion organisée par notre hôtesse francophone Virginie, concernant les escales à venir. Ensuite ce fut la « grand messe » du cocktail de bienvenue à l’attention des passagers les plus fidèles de la compagnie Costa. Tout fut délicieux, le commandant Andrea Bardi est un homme assez jeune, bon, on compte sur toi pour nous ramener à bon port. Comme tous les autres, il porte un toast à ses chers hôtes ponctué d’un « salute » retentissant et repris en coeur par les passagers présents. Comme tous les autres il trempe à peine ses lèvres dans la coupe, qu’il repose aussitôt. En le voyant je me dis que je n’aurais jamais pu faire ce métier… Pour terminer la journée nous nous sommes rendus à l’avant du navire, au théâtre, pour voir un superbe spectacle de 2 frères un mélange de jongleurs, acrobates, magiciens, clowns, avec quelques effets spéciaux… qui ont fait leur effet…

Les premières excursions commencent demain à Mascate capitale du sultanat d’Oman, il faut qu’on s’organise

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Chamadou · 2015-08-17

Mardi 10 Février 2015 - Jour 3 - Mascate - OMAN

Pas de problème au réveil ce matin, nous sommes à l’heure ! Nous reprenons nos habitudes des jours d’excursions, et fin prêts nous assistons à la manoeuvre d’accostage de neoRiviera. Cela fait parti des moments que nous affectionnons, où l’escale commence toujours par la découverte des côtes et du port. Nous connaissons déjà Mascate pour y être allé voilà 3 ans. C’est une ville que nous apprécions beaucoup de par sa propreté irréprochable et son fleurissement abondant. C’est pour ces raisons que Mascate est classée comme capitale la plus propre au monde, et croyez moi cela se voit. Cette fois c’est la nature et les paysages que nous avons choisis de découvrir. Le sultanat d’Oman, terre d'épices et d’encens, recèle des paysages extraordinaires, avec de hautes montagnes rocheuses, des oasis luxuriantes, une nature sauvage, avec des endroits où les villages sont restés identiques depuis des lustres. Nos 4x4 nous attendent au pied du bateau, et nous faisons connaissance avec notre chauffeur, un jeune étudiant de 20 ans . Nous nous dirigeons en direction de Wadi Al Arbeieen. Après quelques kilomètres nous nous trouvons immergés dans un monde presque lunaire où montagnes irréelles de colorations différentes se succèdent . Nous quittons la route goudronnée pour un parcours tout-terrain qui nous amènera à Wadi Al Arbeieen, un canyon splendide fait de hautes roches et de végétation luxuriante, où le cours d'eau a créé des petits lacs et des piscines d'eau de couleur vert bleue avec des transparences incroyables. Nous nous promenons dans un tout petit village omanais. Ses habitants sont cordiaux et hospitaliers, les enfants viennent spontanément à notre rencontre pour nous offrir leurs beaux sourires émouvants. Nos 4x4 effectuent parfois des traversées de cours d'eau pas très importants mais suffisant pour nous amuser et rire à gorge déployée en compagnie d’un couple d’allemands forts sympathiques qui partageait notre véhicule.

Nous nous dirigeons ensuite près de la localité de White Stone où il est possible de prendre un bain d’eau de rivière au beau milieu d’un amphithéâtre naturel entouré par une nature imposante. Pas de baignade pour nous, mais un pique-nique à l’ombre assis sur un rocher, finalement un bonheur tout simple.

Nous suivons toujours le tracé de la piste, où parfois celle-ci disparait totalement dans la poussière dégagée par les autres véhicules. Notre chauffeur écarquille les yeux pour tenter d’y voir plus clair et je me surprends à faire de même. Cela ne sert à rien. Voyant cela (si on peut dire) le chauffeur met plein phare et ses feux de détresse simultanément. Cela ne sert toujours à rien. Cela pourrait nous rassurer si … si… le chauffeur décidait de ralentir, mais pas du tout. Nos co-équipiers allemands passent de toute les couleurs et commencent à avoir un peu peur. Taquin, je demande à la femme qui parlait un français impeccable, si elle trouvait que cela n’allait pas assez vite…

Nous continuons cependant à admirer le paysage où canyons étroits alternent avec paysages lunaires caractérisés par des roches volcaniques, des colorations qui changent du gris au rougeâtre, de la lave noire, rose, ocre. Nous arriverons au Mazara village, avec son Château qui domine toute la vallée environnante. Nous continuerons vers Wadi Dayqah où une digue forme un lac merveilleux entouré par une couronne de montagnes à 360°! Il faut dire qu’ici ce n’est pas le pétrole qui est précieux, mais l’eau tout simplement. D’énormes investissements sont réalisés pour satisfaire la consommation des habitants, mais aussi des collectivités qui réussissent à maintenir des espaces verts fleuris dans toutes les grandes villes, malgré 40° de température. C’est la volonté de sa Majesté et on ne la discute pas, c’est comme ça ici.

Au retour, nous quittons la piste pour rejoindre la grande route, c’est à ce moment que notre jeune chauffeur entreprend de téléphoner à sa fiancée. La conversation durera environ 1 heure ! Cela ne l’empêche pas de prendre les virages à la corde, de rouler la plupart du temps à gauche au mépris de la bande blanche, et à vitesse soutenue. Retrouvant de l’humour, notre allemande nous informe que le côté droit est une piste cyclable ! Sur la fin du trajet nous discutons avec notre chauffeur au demeurant très sympathique, il fait des études pour être ingénieur en aéronautique, et dans le cadre de ses études, il doit se rendre prochainement à Aix La Chapelle. Moins rassurant, il nous dit avoir dormit uniquement 2 heures cette nuit… Mais c’est finalement sans encombre que nous arrivons au port.

À la nuit tombée neoRiviera se déhale lentement du quai, escorté par un remorqueur prêt à toute éventualité car le vent souffle fort à ce moment. Nous admirons le porte encens illuminé qui surplombe Mascate. Il est le symbole de la capitale et d’Oman.

Les émotions vécues et les moments les plus beaux de cette excursion seront les souvenirs que nous ramenons avec nous.

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Chamadou · 2015-08-17

Mercredi 11 Février 2015 - Jour 4 - En Mer

Nous sommes en route vers Mumbaï que nous atteindrons vendredi. L’escale durera 2 jours.

NeoRiviera est en mode « vigie pirate », car la zone que nous traversons est considérée à risque. Les lances à incendie ont été déployées sur le pont promenade situé au 6ème niveau, comme vous le constaterez sur la photo.

Nous nous sommes rendus au théâtre hier soir, renouant ainsi avec la tradition, ce qui est un grand plus par rapport à neoRomantica qui était dépourvu de cet équipement. Le spectacle de danseurs était bof bof.

Maintenant que toutes les démarches habituelles et indispensables de début de croisière sont effectuées, il est temps de profiter du temps qui s’écoule au rythme du sillage du navire.

Cet après-midi les membres de « voyage forum » avec qui nous avons échangé depuis un an se sont retrouvés. Nous sommes ainsi une dizaine de couples à partager cette passion, les échanges furent dynamiques, joyeux et passionnés. C’est ainsi que nous avons décidé de nous retrouver tous les dimanche pour un apéritif en commun. Mais bien évidemment tout au long de ces 2 mois, nous aurons l’occasion de partager des excursions, de prendre des repas ensemble, de dialoguer, d’échanger des points de vue, d’apporter des informations, au gré du hasard des rencontres. Il a été décidé que tout serait informel.

Nous clôturerons cette journée par notre première soirée de « gala », pour l’occasion nous revêtirons la tenue de circonstance.

C’est ainsi que s’achève notre première journée en mer.

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Chamadou · 2015-08-17

Jeudi 12 Février 2015 - Jour 5 - En Mer

C’est déguisés en manchots du Cap que nous nous sommes rendus hier soir à l’invitation du commandant pour cette première soirée de gala. On a eu l’immense privilège de lui serrer la main, c’est ce que l’on dit en pareille circonstance, mais en fait il est tenu par contrat de satisfaire à cette corvée.

L’instant fut immortalisé par une photo qui viendra rejoindre toutes celles qui ont été prises avec ses collègues.

Pour finir la soirée nous avons fait une petite promenade digestive sur le pont pour profiter de la fraîcheur du soir. Les agents de sécurité du bateaux patrouillent avec leurs gilets pare-balles. Rassurés nous sommes partis nous coucher.

NeoRiviera file à train de sénateur 14 noeuds cap au Sud-Est en direction de Mumbaï dans un vent fraîchissant. La température est montée encore un peu plus pour flirter avec les 28°C. Par ce beau temps ensoleillé tout s’organise sur les ponts extérieurs. Monique a commencé sa première séance de bronzage non loin de la piscine, pendant ce temps je « travaille » à la rédaction du blog à l’extérieur à la poupe du navire.

Cet après-midi nous assisterons à une réunion où tous les secrets des ventriloques nous seront expliqués, plutôt original comme thème, on verra bien.

Allez, on vous laisse, on a encore beaucoup de choses « à faire », ces 2 prochains jours ne nous laisseront guère de temps.

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Chamadou · 2015-08-17

Vendredi 13 Février 2015 - Jour 6 - Mumbai (Bombay) - INDE

Il est 7 heures, neoRiviera est amarré au quai qui lui est attribué. Nous sortons sur le pont supérieur, nous sommes entourés d’une multitude de cargos qui attendent en rade.

On l’avait oublié cette odeur caractéristique de la fumée de charbon, on l’avait oublié cette brume opaque qu’elle occasionne quelque soit le moment de la journée, on l’avait oublié cette chaleur moite qui vous colle à la peau. Bienvenue à Mumbaï, l’une des plus grande mégapole du monde.

Tout commence par les formalités imposées par les autorités indiennes, « un face à face » qui a lieu pour chacun d’entre nous au théâtre de neoRiviera. Notre visa et notre passeport sont vérifiés méticuleusement ainsi que notre visage qu’ils comparent avec les photos en leur possession. Mais c’est pas tout, on recommence tout à la sortie du navire, mais c’est pas tout (tient, ça me rappelle quelque chose…) on refait tout à la sortie de la zone portuaire. Mais il faut préciser que tout se fait avec calme, et sourire, cela deviendrait presque agréable. Je me dis aussi que notre pays pourrait s’inspirer un peu de ces procédures …

Nous voici enfin dehors. Étant déjà venus, nous avons entrepris aujourd’hui de nous déplacer uniquement à pied. Nous affectionnons Mumbaï, son ambiance, ses couleurs et ses habitants calmes et sereins; c’est une ville sûre.

La première chose qui vous envahi, c’est ce tintamarre incessant de Klaxons, comme un peu lorsque qu’une noce se déplace en voiture. Mais ici la noce est partout et tout le temps, cela ne s’arrête jamais ! Nous avons prévu de visiter le musée du Prince de Galles situé à environ 2 kilomètres du port, dont des amis à bord nous ont dit le plus grand bien. Presque arrivés au musée, nous sommes attirés par une une exposition d’artistes qui se tient sur une esplanade. Nous y resterons assez longtemps car les oeuvres exposées, les sculptures en particulier méritaient vraiment que l’on s’y attarde, nous avons admiré l’imagination des artistes, et le détournement d’objets.

Nous voilà enfin au musée du Prince de Galles. Situé dans l’écrin d’un parc urbain, cette demeure prend des allures de château. Nous y découvrirons de précieuses oeuvres anciennes, des peintures à plat, que j’apprécie beaucoup et dont «le « flat design » actuel a dû, je pense, beaucoup s’inspirer. C’est l’histoire de l’Inde que nous survolerons ainsi passant des armes, aux peintures et sculptures, en passant par les porcelaines. Une mention spéciale à la famille Tata, encore aujourd’hui parmi les plus riches d’Inde qui a fait don au musée d’oeuvres rares, parmi lesquelles des tableaux de maîtres français.

En sortant la chaleur nous envahie, le soleil est à son zénith, nous sommes tentés par une boisson qui se prépare devant nous faite à base de jus de citron pressé, d’eau gazeuse et de plusieurs poudres magiques. Les indiens font la queue, cela doit être bon, aussi nous prenons la file. Pouah ! Monique n’en boira qu’une gorgée !

Nous poursuivons notre chemin vers la célèbrissime porte de l’Inde que nous connaissions déjà, mais cet endroit a quelque chose de magique, son parvis immense fourmille de monde. Nous apprécions la vue sur la baie, o�� cargos et petits bateaux se croisent dans tous les sens.

Puis nous continuons notre marche le long du front de mer jusqu’à être aspirés par une terrasse ombragée d’où s’échappe de bonnes odeurs de cuisine épicée. Il est 15 heures, il est temps de reprendre des forces. Le goût était à la hauteur de l’odeur: succulent !

Il est temps de rentrer, non pas que le bateau repart, nous demeurons à quai cette nuit, mais il nous reste encore une heure de marche et nous commençons à fatiguer un peu.

C’est après avoir applaudit un spectacle de musique et de danses indiennes, que nous sombrons dans les bras de Morphée.

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Evelynette · 2015-08-17

Bonjour C'est avec grand plaisir que je viens de lire vos 1ers récits sur la grande croisière d'Afrique. Quelle joie de retrouver les escales que nous avions faites lors de la croisière inaugurale du Deliziosa. J'attends avec impatience la suite. Je lis et relis avec attention votre compte-rendu sur le tdm austral 2013-2014 puisque nous ferons le 1er tronçon du tdm 2016 sur le Luminosa. A bientôt de vous lire.

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Chamadou · 2015-08-17

Bonjour Evelyne,

Vous vous apprêtez à faire une croisière passionnante. Si je peux contribuer à vous apporter certaines informations, j'en suis ravi. Voici la suite de la série qui comporte 62 épisodes.

Samedi 14 Février 2015 - Jour 7 - Mumbai (Bombay) - INDE

Aujourd’hui nous participons à une excursion organisée par le bateau, en nous installant dans le bus nous avons une bonne surprise: nous sommes un groupe d’uniquement 12 personnes. Cela augure du meilleur pour la suite. Nous avons même le privilège d’être accompagnés par 2 guides, l’une anglophone, l’autre une jeune fille qui a pratiqué durant 3 ans le français. Les guides francophones sont rares en Inde et seulement autorisés à exercer à Bombay. Le reste c’est l’anglais obligatoire, par décret gouvernemental ! On se demande pourquoi.

Première étape de cette excursion, Fort qui, en fait, n'est pas un fort mais d’anciens remparts qui ont été rasés pour construire un beau quartier qui regroupe d'importants édifices d’une beauté classique, comme l'hôtel de ville et la Bibliothèque asiatique, à partir desquels nous commençons notre promenade.

Direction la fontaine Flora en passant devant le Horniman Circle, immeubles construits en hémicycle et dessiné en 1860 par le Horniman (le Hausmann du coin) puis nous nous dirigeons toujours à pied sur la cathédrale Saint-Thomas que nous verrons de l'extérieur. Depuis la fontaine Flora, nous poursuivons vers la poste centrale, la Cour Suprême et l'université de Bombay.

Nous reprenons notre petit bus qui nous conduit à l'église afghane, construite entre 1847 et 1858 en style premier gothique anglais et surmontée d'une flèche de 58 mètres. Elle fut construite pour commémorer les soldats qui moururent durant la première guerre anglo-afghane. Nous notons au passage la particularité des bancs qui possèdent à chaque place d’une découpe permettant de ranger verticalement son fusil.

Dernière halte avant de déjeuner, la Gateway of India, haut lieu et symbole de Mumbai qui représente la porte d'accès à l'Inde. Nous croisons ici notre parcours d’hier mais nous apprécions les informations fournies par nos guides. Ce monument se dresse face à l'hôtel Taj Mahal. Il fut construit pour commémorer la visite en Inde de 1911 du roi George et de la reine Marie. Cette voûte en pierre de 26 mètres de haut est le premier monument de Bombay que les visiteurs voient en arrivant au port.

Nous nous régalons ensuite d’un succulent déjeuner indien à l’hôtel Intercontinental, décidément Monique et moi adorons cette cuisine gouteuse et… épicée !

En début d’après-midi nous découvrons, quasiment caché au milieu d’un quartier de Mumbaï, le gigantesque réservoir d'eau de Banganga. C’est en fait une étendue d’eau douce, (potable..?) de couleur verte tel du jade, entourée de plusieurs petits temples où les gens se pressent toute la journée pour prier. Le réservoir contient les eaux fraîches d'une rivière souterraine, le Bhogwati, considéré comme le " Banganga ", soit le Gange (ou Ganga) né de la flèche (bana) tirée par Rama. Nous déambulons au milieu de petites ruelles, reliées entre-elles par des escaliers et, oh surprise nous arrivons à un lavoir en plein air. Moins connu que le célèbre Dhobi Ghat qui se visite, pour nous touristes uniquement de l’extérieur, celui-ci plus petit a le mérite de se visiter à l’intérieur. Ici pas de touristes, nous exceptés, et une bonne odeur de linge propre. Les personnes sont accueillantes, souriantes et nous invitent à les voir oeuvrer. On lave et on tape le linge dans des grands bacs de béton, on rince, on essore, on sèche sur des fils à linge supportés par des croisées en bambou. On tire et on plie les draps comme mes grands-parents procédaient en leur temps.

Nous quittons un peu à regret ce lieu pittoresque et reprenons notre bus qui nous conduit à la gare Victoria. Construite en 1887, elle prit le nom de la reine d’Angleterre en commémoration de ses cinquante ans. Nous visitons la gare, rebaptisée depuis Chatrapati Shivaji Terminus (ça ne s’invente pas), un remarquable exemple de l'architecture gothico-victorienne indienne. Elle est inscrite aujourd’hui par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité. Il faut s’imaginer une chaleur étouffante, une immense cohue dans la foule et un bruit assourdissant pour comprendre notre immersion dans la gare. Ce n’est pas moins de 1800 trains et 3,5 millions de voyageurs qui passent ici chaque jour. C’est vraiment représentatif de ce que peut être l’Inde: du monde, beaucoup de monde.

Enfin le car nous dépose au Mahatma Jyotiba Phule Market, à mi-chemin entre deux mondes: le beau quartier Fort et les ruelles de la vieille ville. Nouvelle immersion dans un mélange d’odeurs épicées, sucrées, parfois âcres. Ce marché sort tout droit d’un autre temps, il est sombre, fait d’un mélange de tôles ondulées, de bâches plastiques de vieux murs. Coeurs sensibles s’abstenir !

De retour au bateau nous assistons depuis le pont promenade au départ de neoRiviera, qui par 3 longs et puissants coups de corne de brume annonce son départ. Après un demi-tout quasiment effectué sur place avec l’aide d’un remorqueur, nous regardons les côtes s’éloigner. Notre bateau se fraye un chemin au milieu des autres navires, poussez vous, Andrea passe! Décidément il y aussi foule en mer !

Aujourd’hui c’est Saint Valentin. Nous nous devons de fêter cet évènement, quoique pour nous c’est Saint Valentin tous les jours ! Nous irons prendre un délicieux cocktail accompagné par la musique d’un duo de pianiste et violoniste: un régal. Nous dinons ensuite en tête à tête à la pizzeria du bord… l’essentiel c’est d’être tous les deux n’est-ce pas ? On ne vous dira rien de plus sur cette journée...

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Joecel · 2015-08-17

Bonjour, un vrai regal ce recit. Vous souvenez vous a mumbai du nom de l excursion que nous aimerions reserver pour 2016 Merci et je continue la lecture

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Marianna16 · 2015-08-17

Bonsoir Christian

merci beaucoup pour ces récits magnifiques - présente pour la suite.....

Certaines personnes travaillaient encore sur le néoRiviera en juin - j'ai d'excellents souvenirs

cordialement Marianna

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Mick43 · 2015-08-18

bonjour pareil je vais suivre de prêt votre super compte rendu on s'y croirait !

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Migui08 · 2015-08-18

BONJOUR

BRAVO et MERCI pour ce C/R très complet

JE lis avec beaucoup d'intérêts.

beaucoup de travail

BON COURAGE

CORDIALEMENT

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Chamadou · 2015-08-18

Bonsoir Joëlle,

L'excursion du 2ème jour à Mumbaï (le 14 février) était:

BOMBAY VILLE DES CONTRASTES Code EXC_6034 Durée 8 heures .

On s'est régalé car le fait de déambuler à pied dans les rues au sein d'un petit groupe y est pour beaucoup.

Christian

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Chamadou · 2015-08-18

Bonsoir et merci aux lecteurs présents. Voici la suite:

Dimanche 15 Février 2015 - Jour 8 - En Mer

Cap sur Cochin, notre prochaine escale que nous atteindrons demain matin. C’est dimanche, nous profitons donc de ce jour de repos. Plusieurs petits évènements rythmeront cette journée. Après s’être réveillé naturellement sans l’aide de l’alarme, un petit tour de pont s’impose pour profiter pleinement du soleil et de cette douce chaleur qui l’accompagne. Sur un bateau il ne fait jamais trop chaud, il y a toujours de l’air.

Nous constatons à cette occasion que les agents de sécurité veillent toujours sur les ponts extérieurs. Il y a même un mannequin pour leurrer les pirates comme vous le constaterez sur cette photo. Il faut dire que les bateaux de pêche sont nombreux dans cette région, les pirates ont beau jeu de nous leurrer à leur tour.

Je m’installe confortablement dans la discothèque, magnifique salon situé au dernier pont qui domine la mer avec un beau point de vue sur les côtés et l’arrière. Pour Monique c’est lecture sur un transat sur le pont qui surplombe la piscine, c’est endroit plus tranquille. Je reviendrai sur ce magnifique bateau à l’occasion, lorsque les jours de mer nous en laisseront le loisir. À midi nous partageons notre table avec 2 membres du forum, c’est une bonne façon de lier connaissance et de parler un peu de nos vies respectives. Vient ensuite la réunion organisée par Virginie qui brièvement en 20 minutes nous déroule la croisière jusqu’à Madagascar, sans commentaire.

Nous terminerons l’après-midi par un apéritif entre membres du forum, et la soirée par le spectacle du ventriloque. C'est lui qui avait organisé une petite conférence fort intéressante sur ce sujet.

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Chamadou · 2015-08-18

Lundi 16 Février 2015 - Jour 9 - Cochin - INDE

Il est 8 heures, à vitesse réduite nous assistons depuis le pont supérieur à l’arrivée de notre navire à Cochin. Escorté par le bateau qui vient de déposer son pilote à bord, neoRiviera se fraye un chemin au milieu d’un long et étroit bras de mer qui nous conduit au port. Nous quitterons Cochin ce soir à 23 heures c’est donc une belle journée d’escale qui s’offre à nous.

Elle débute par notre excursion qui nous emmène à Alleppy à une centaine de kilomètres de là. En traversant la zone portuaire nous apercevons l’activité économique locale, avec des trains complets de riz, ou de bois de tecks. Notre bus nous rappelle notre premier voyage en Inde en 1991, avec une zone climatisée réservée aux voyageurs, et le poste de pilotage séparé par une cloison vitrée avec comme climatisation… la porte ouverte. « L’équipage » se compose de 3 personnes: la guide (uniquement anglophone), le chauffeur et son aide. C’est lui par exemple qui descend présenter les papiers aux autorités, nettoie le « poste de pilotage », aide les passagers les moins agiles à monter et descendre du bus etc… Un petit boulot en somme, mais qui a le mérite d’exister.

Nous mettons à profit ces 2 heures de route pour écouter les explications de la guide et capter quelques scènes pittoresques de la vie quotidienne.

Nous voici arrivés à Alleppy, petite ville connue ici comme la Venise de l’Est. En arrivant nous embarquons à bord d’un « house-boat » pour une petite croisière à travers les eaux de la région. Ici le terme « house-boat » prend toute sa signification car c’est littéralement une "maison sur un bateau ». C’est pour certains habitants de cette région leur unique habitat. Ils y vivent et se déplacent confortablement. Chaque house-boat est généralement composé d’une chambre, d’une salle à manger joliment décorée, d’une terrasse à l’avant et d’une cuisine entièrement équipée à l’arrière. Celle que nous utiliserons est bien évidemment destinée uniquement à la promenade, mais ressemble en tous points aux autres. C’est un magnifique spectacle qui se déroule devant nous. Notre maison flottante navigue à travers des lacs et un réseau de canaux larges ou parfois étroits. Nous admirons de près la vie de ces villages, avec les pêcheurs, les femmes qui font la lessive, les enfants qui rentrent de l’école, ou encore les rizières de part et d’autre. Et puis tous ces bateaux qui s’entrecroisent, chargés de pierres, de bois, de poissons, de produits agricoles, composent une gentille pagaille. Ce (trop court) voyage nous emmène visiter la rencontre du paradis et de la terre.

Allez, ne rêvons plus, demi-tour et nous rentrons au port. Il est 15 heures, déposons nos affaires, et repartons pour profiter au maximum de notre escale. Et c’est en tuk-tuk que nous partons à la (re)découverte de fort Kochi. Notre pilote est plutôt raisonnable, et réussit à se faufiler parmi les passants, les camions, les voitures, les motos et les autres tuk-tuk. Il y en a ici des milliers. Nous profitons au maximum de son pot d’échappement et de ses amortisseurs (si, si, il parait qu’il y en avait). Très gentil, il a coeur de nous faire découvrir son quartier. Se promener ici, c’est comme voyager dans le temps. Les influences portugaises, hollandaises et anglaises qui se sont succédées ont laissé leur marque, au niveau architectural, religieux et culturel.

Nous nous arrêtons à un lavoir, où le linge de l’hôpital est lavé quotidiennement. Une femme nous montre (enfin plutôt à Monique…) ses talents de repasseuse. Il en faut de la force pour manipuler son très lourd fer qui contient des braises de charbon à l’intérieur.

Nous nous arrêtons ensuite pour voir un temple hindouiste de l’extérieur, car l’entrée de celui-ci est interdite aux non hindouistes. Puis nous sommes invités à visiter une sorte de coopérative où nous avons loisir de voir le séchage du gingembre ainsi que le travail des femmes au tamisage.

Non loin de là une messe a lieu dans une église catholique, il y en a beaucoup ici. Nous restons quelques instants, le temps de voir la ferveur de ses fidèles qui emplissent presque totalement l’église, et les décors symboliques revisité à l’indienne, à grandes touches de dorures et de couleurs brillantes et éclatantes.

Avant de nous diriger vers le bord de mer, notre pilote tient à nous montrer quelques fresques qui ornent les murs d’une ruelle. L’une d’elle e retenu un peu plus notre attention: c’est une représentation de la liberté d’expression…

La nuit approche, c’est au bord de la mer que nous finirons cette promenade pour voir les fameux filets chinois qui ne sont pas sans rappeler les palanques charentaises. Quelques pêcheurs sont encore présents et les font fonctionner.

La nuit tombe vite ici, et c’est de nuit que nous rentrons au bateau.

Adieu Kochi, adieu Inde, à chaque visite nous t’apprécions encore plus. Alors peut-être cela n’est-il qu’un au revoir ?

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Chamadou · 2015-08-18

Mardi 17 Février 2015 - Jour 10 - En Mer

Mer d’huile ce matin, neoRiviera glisse sur l’océan Indien en direction de Malé, la capitale des Maldives. Une chaleur moite enveloppe les espaces extérieurs où la température dépasse largement les 30°. Le soleil est voilé: attention aux coups de soleil !

Nos premiers poissons volants sont venus nous saluer, toujours pas de dauphins en vue, mais la croisière ne fait que commencer.

Alors on reprend ses habitudes de jour de mer, où le farniente est la seule occupation inscrite à l’ordre du jour. Les conversations avec les uns et les autres font fuir le temps à toute vitesse. Bien sûr il y a les occupations du bord organisées par le bateau, mais nous préférons Monique et moi les activités et les endroits plus tranquilles.

Nous assisterons cependant à un cours de pâtisserie expliquant l’art et la manière de faire un tiramitsu. Toutes les Mamas italiennes étaient au premier rang, chacune étant persuadée de faire le meilleur de toute l’Italie. Bien sûr elles exprimaient énergiquement leur désaccord sur la recette exécutée par le chef cuisinier présent. À cet instant je pensais à la paella: il existe autant de manières de la confectionner que de Mamas espagnoles…

Demain l’escale devrait être plus calme que celle de Cochin. Nous découvrirons pour la première fois les Maldives, ce sera d’ailleurs pour nous la seule nouvelle escale de la croisière.

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Chamadou · 2015-08-19

Mercredi 18 Février 2015 - Jour 11 - Malé - MALDIVES

C’est par un vacarme assourdissant que nous sommes tirés de notre sommeil. NeoRiviera se met à l’ancre en rade de Malé, capitale des Maldives. D’importantes saccades secouent tout le navire, nous sommes pourtant à l’avant du pont 8, et la salle d’amarrage est située au pont 4, c’est dire les forces exercées sur la structure par l’énorme chaîne et son ancre imposante.

C’est en chaloupe que nous descendons donc à terre pour commencer la visite de la ville.

Nous longeons le quai en direction du marché aux fruits et légumes. Comme tous les marchés tropicaux il est coloré, animé, les fruits exotiques couvrent les étales, à chaque coin d’allée il y a toujours un marchand pour vous faire goûter ses produits.

Mais qu’il fait chaud à l’intérieur ! Une chaleur moite, nous sommes à la saison de pluies bien que nous n’ayons pas encore fait connaissance avec cette dernière.

Nous poursuivons par le marché aux poissons. En chemin nous admirons les bateaux de pêche de cette région à l’étrave très élancée et la poupe au ras de l’eau. Les pêcheurs s’affairent à vider leur cargaison de poissons pêchés de cette nuit, d’autres lèvent les filets ou les écaillent. Enfin nous voici au marché. Les poissons sont magnifiques et variés, brillants de fraîcheur. De gros thons jonchent à même le sol. c’est toute une ambiance, mais à notre grande surprise, pas d’odeur ni de mouches malgré la chaleur ambiante.

Nous nous dirigeons maintenant vers le centre ville, où les trottoirs sont pratiquement inexistants. Dans ces conditions il est très difficile de marcher, d’autant que la circulation est dense, essentiellement composée de scooters, mobylettes et autres motos.

Nous sommes déçus par cette ville qui a poussé comme un champignon en une trentaine d’années. Ici pas pas d’âme, pas d’histoire ou de beaux monuments, chaque centimètre carré a été construit. Il n’y a pas de place pour la nature, c’est une ville au milieu de l’océan à quelque centimètres de hauteur au dessus de l’eau. L’air est pollué, l’eau du port est souillée par des détritus. Sur les quelques 1200 îles qui composent les Maldives, environ 250 sont habitées, avec un principe: une île, une activité. Par exemple l’île à proximité de Malé est l’aéroport des Maldives, plus loin une autre stocke des matériaux et du charbon, etc… C’est un traffic important de petits navires en tous genres qui effectuent le travail normalement dévolu aux camions. Curieux, nous visitons le musée et là encore nouvelle déception, il a été vandalisé et pillé il y a quelques années par des islamistes qui ont fini par instituer ici un régime extrémiste. À l’intérieur on peut y voir de vieux talkies walkies, d’anciens uniformes de police, des maquettes de bateaux, des poteries sans intérêt, un squelette de baleine est le clou de l’exposition.

Il est déjà 13 heures, nous devons nous rendre au point de rendez-vous d’où partent les navires à destination des îles environnantes et leurs plages paradisiaques. Personne au lieu d’accueil ! En fait je me suis aperçu que j’avais omis de retarder d’une demi-heure ma montre pour être à l’heure locale. Mais voilà que tout le monde arrive. Nous sommes une vingtaine à monter dans le bateau qui nous conduira à Chaaya Island situé dans l’atoll au nord de Malé, à 25 kilomètres environ. Grâce à ses puissants moteurs il ne nous faudra pas plus de 25 minutes pour arriver au resort. Nous sommes accueillis avec une boisson (sans alcool of course…) Nous sommes dans une île au concept typique maldivien: Une île, un hôtel. Le décor est planté: parasols recouverts de feuilles de palmiers, chaises longues, sable corallien blanc et aussi fin que du plâtre en certains endroits, eau cristalline bref la carte postale. Si nous avons apprécié notre longue baignade dans cette eau tiède, je me demande comment certains arrivent à y passer une semaine de vacances. Ici rien à faire, rien à visiter, pas de ruelles animées, de marchés, de petites boutiques ou de terrasses de café. Cela ressemble à une cage dorée dans laquelle vous restez emprisonnés une semaine avant d’être libérés. Mais bon, il en faut pour tous les goûts. L’alignement des bungalows posés sur l’eau, tous aussi moches qu’identiques, renforcent encore cette sensation. Mais il faut avouer que cette pause durant tout un après-midi nous a été bénéfique.

De retour au bateau, nous nous changeons pour le dîner, il est 20 heures, neoRiviera qui devait partir à 19 heures est toujours à l’ancre. Le commandant fait dire par haut-parleur et en 5 langues qu’il rencontre un problème avec l’ancre. Nous terminerons la soirée avec un spectacle exécuté par les danseurs et danseuses du bord.

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Chamadou · 2015-08-19

Jeudi 19 Février 2015 - Jour 12 - En Mer

NeoRiviera fait route au Sud-Est en direction des Seychelles. Il nous faudra 3 jours de mer pour atteindre Mahé, sa capitale. Nous sommes presque au niveau de l’Equateur, il fait chaud et humide mais le vent apparent créé par la vitesse du navire rend la température agréable. NeoRiviera est un très bon et beau bateau, il est très agréable, je reviendrai plus en détail sur la vie à bord, à l’occasion des 6 jours de mer consécutifs que nous aurons après l’île Saint Hélène. Ce matin nous avons aperçu à plusieurs reprises des familles de dauphins s’ébrouer dans l’eau, mais le temps de saisir l’appareil et la vitesse du bateau aidant, ou plutôt n’aidant pas, les voilà déjà trop loin. Nous avons en début d’après-midi regardé notre premier film sur la télévision de notre cabine. Nous en avons une cinquantaine en réserve sur notre MacBook, ainsi qu’une trentaine de livres sur l’iPad, nous en profitons les jours de mer. À 17 heures nous avons assisté à une réunion proposée par Maria Dolores, l’hôtesse espagnole, qui nous a donné des informations intéressantes sur les 3 escales que nous ferons à Madagascar. Une fois de plus nous jouons de malchance avec l’hôtesse francophone qui n’organise pas grand chose, contrairement à ses collègues des autres nationalités.

Après le dîner, nous finirons la journée par le traditionnel spectacle au théâtre.

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Esculape · 2015-08-19

Bonjour Christian Je viens de prendre en route ton recit de voyage comme toi seul sait les commenter. qui plus est, accompagne de tres belles photos ca nous donne envie de faire cette croisiere heureusement j, ai pu reprendre depuis le debut, amities a toi et a Monique , je me remet a la lecture a plus Jack et Bernadette

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Pjan · 2015-08-19

bonjour, je vous suis avec grand plaisir dans cette longue navigation

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Belledelain · 2015-08-19

Superbe croisière et toujours aussi bien racontée ! J'attends avec impatience l'Afrique du sud que je connais bien.😛 Photos superbes également.

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Rustig · 2015-08-19

Bonjour Chamadou, Bravo pour votre magnifique c.r. & les belles photos commentées. En vs lisant ns ns remémorons notre croisière ds l'Océan Indien en février dernier (C.NeoClassica) et ...ns pensons à celle que ns ferons en janvier 2017 à bord du NeoRiviera : Emirats, Bombay, Cochin, Colombo, Malé, Goa, Mascate, Dubaï). Vite la suite ... Bien cordialement. Omer

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Chamadou · 2015-08-19

Salut Jack,

Content d'avoir de tes nouvelles. Pour nous en ce moment c'est bateau (toujours...) à l'île de Ré en compagnie de tous nos enfants et petits-enfants. On sera plus au calme dans 2 semaines. L'année prochaine ce sera notre première croisière avec MSC, nous enchaînons 2 croisières: La baltique pendant 12 jours et la Norvège jusqu'au cap Nord pendant 15 jours.

MSC propose en ce moment de nous classer en équivalent de Gold Pearl, c'est à dire Black. Alors on en profite 😉

Bien amicalement à toi et Bernadette

Christian

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Chamadou · 2015-08-19

Merci Jacqueline,

On y arrive en Afrique du Sud, tout doucettement !

Bonne journée Christian

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Chamadou · 2015-08-19

Bonjour Omer,

Le neoRiviera est un très bon bateau que nous avons adoré. Dans mon compte rendu du 1er tour du monde (dont vous avez le lien sur mon profil) vous pourrez lire les escales que vous ferez en 2017.

Merci pour vos encouragements

Christian

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Chamadou · 2015-08-19

Merci Pascal,

alors je continue:

Allez hop ! debout !

Il est 6 heures 30 nous sommes réveillés, vite nous nous précipitons sur le pont supérieur pour bénéficier de la piscine. C’est un petit plaisir que nous nous sommes accordés aujourd’hui, un bon bain juste avant le petit déjeuner, nous avons enchaîné immédiatement après dans le spa. Rien de tel pour être en forme pour la journée.

En milieu de matinée, les passagers catégorisés « Gold Pearl » dont nous faisons partie, ont été invités à la visite des cuisines. Nous avons pu à cette occasion rencontrer le chef, un italien jovial et qui se porte bien: ce sont des signes qui ne trompent pas ! Effectivement nous sommes très satisfaits de la qualité des repas, plutôt au-dessus des autres bateaux. Nous sommes dans le nouveau concept « neo » qui laisse une part importante à des recettes locales, en fonction des pays que nous traversons.

Un petit dépannage informatique auprès d’un passager que nous connaissons déjà depuis plusieurs croisières, terminera la matinée. Les « anciens » me connaissent et n’hésitent pas à me demander quand ils rencontrent un problème.

À peine midi passé nous avons franchi la ligne symbolique de l’Equateur, la traditionnelle séance de barbouillage en tous genres a eu lieu près de la piscine. Mais ce n’est pas notre truc, et puis on ne compte plus les fois où nous l’avons coupé. Même pas un petit coup de corne de brume, notre commandant est plutôt du style « austère », mais l’essentiel c’est qu’il nous amène à bon port.

Nous avons commencé l’après-midi par la projection d’un film en cabine, et nous finirons cette journée par une nouvelle soirée de gala.

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Chamadou · 2015-08-19

Samedi 21 Février 2015 - Jour 14 - En Mer

Comme après chaque soirée de gala, 2 petits chocolats assortis d’un petit carton avec « buena notte » inscrit dessus nous attendent sur le dessus de lit. Il y a également le « diplôme » attestant de notre passage de l’équateur.

Nous nous rendons dès 7 heures à la piscine et au spa histoire de bien commencer la journée. Malgré l’heure matinale la température est déjà au dessus de 30°C.

Ce matin les discussions vont bon train sur les ponts extérieurs et dans les salons. La trace de neoRiviera observée sur les écrans laisse perplexe, tout semble indiquer que le navire « tire des bords », de plus sa vitesse s’est réduite sensiblement. Problèmes de machines ou autre? Les problèmes connus par Costa ces dernières années ne font qu’amplifier la polémique. Mais que chacun se rassure, tout va bien, il s’agit tout simplement de ne pas arriver trop tôt aux Seychelles, soit parce qu’un navire occupe déjà le quai, soit pour des raisons financières liées aux frais d’occupation du quai facturés à l’heure.

Nous rencontrons juste avant midi des amis qui souhaitent nous offrir l’apéritif en remerciement du petit coup de main informatique d’hier, nous prolongerons notre discussion en partageant la même table au déjeuner.

Ce soir avant le dîner nouvelle rencontre avec les membres de « Voyage Forum » réunis autour du verre de l’amitié, comme chaque semaine. Il règne entre nous un bon esprit de convivialité, nous nous croisons fréquemment au cours d’excursions, de repas et de discussions avec toujours le même plaisir.

Nous clôturons aujourd’hui notre dernier jour de mer avant de débarquer demain matin et pour 2 jours à Victoria, capitale des Seychelles, située sur l’île de Mahé.

Nous effectuerons lors de la première journée une longue excursion de 10 heures qui nous mènera à l’île de Pralin puis à l’île de la Curieuse.

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Croisifan · 2015-08-19

Bonjour Christian,

Je découvre ce compte-rendu, je suis pour l'instant à Cochin, mais je compte bien rattraper mon retard😉 . C'est un vrai plaisir de te lire et de voyager ainsi avec toi. Merci de nous faire partager ce beau périple🙂.

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Chamadou · 2015-08-19

Bonjour Valérie,

Le plus simple c'est peut-être de prendre l'avion car on arrive maintenant aux Seychelles (mes îles préférées après l'île de Ré) Merci pour tes compliments

Dimanche 22 Février 2015 - Jour 15 - Mahé - SEYCHELLES

C’est depuis l’arrière de neoRiviera où nous prenons notre petit déjeuner en extérieur, que nous découvrons Victoria, capitale des Seychelles située sur l’île de Mahé. Nous reconnaissons immédiatement l’environnement portuaire avec ses énormes chalutiers de haute mer, aussi gros que des cargos. Seules 5 éoliennes récemment installées, viennent perturber le paysage que nous avions découvert en 2011. Des teintes de musique colorée attirent notre attention. Un petit orchestre accompagné de trois danseuses nous donnent l’aubade sur le quai au pied du navire, une façon chaleureuse d’accueillir tous les croisiéristes, qui atteste de la convivialité et l’hospitalité seychelloise.

Sitôt descendu de neoRiviera, nous embarquons à bord du ferry, un gros catamaran à moteur d’une contenance d’environ 400 passagers, qui effectue la liaison entre les différentes îles à proximité.

Nous partons à bord en direction de Praslin, la seconde plus grande île de l’archipel, elle est située à environ 40 km au nord-est de Mahé. Arrivés au quai de Sainte Anne, nous embarquons à bord d’un voilier catamaran de 23 mètres au nom original de Oplezir: direction l’île de La Curieuse où nous passerons la plus grande partie de la journée.

Les Seychelles possèdent des îles aux nom évocateurs d’origine française. Nous passerons ainsi à proximité de Grande Soeur et Petite Soeur, Cousin et Cousine, La Digue, Félicité ou encore Mamelle. L’influence française est encore solidement ancrée et fait parti des 2 langues obligatoires enseignées aux enfants avec l’anglais évidemment.

Durant notre navigation, nous avons l’opportunité d’admirer la verdoyante côte de Praslin et de passer devant l’île inhabitée de St Pierre. À l’approche de la Curieuse notre catamaran s’amarre à une bouée de mouillage car ici il est interdit de mouiller l’ancre. Des palmes, masques et tubas sont mis à notre disposition et nous voici à faire trempette au beau milieu de poissons multicolores de toutes tailles. Ils passent entre nos jambes, l’eau cristalline nous permet de voir à l’oeil nu le fond la faune et la flore presqu’aussi bien qu’avec un masque. Quelques tortues marines sont venues à notre rencontre pour notre plus grand bonheur.

Nous repartons pour atteindre La Cusieuse, île inhabitée, où seulement 2 constructions existent: une ancienne léproserie transformée en petit éco-musée, et un bâtiment de bois destinés à la protection et l’élevage des tortues de terre. L’île est fréquentée durant la journée par de rares plaisanciers. Curieuse est un parc marin national classé comme zone protégée depuis le 11 juin 1979, afin de préserver sa beauté naturelle et pour l’importance écologique de sa vie marine. Il est interdit de ramasser des coquillages pieuvres, algues, sable, graines etc.. de jeter l’ancre, pêcher, pratiquer des sports nautiques motorisés de faire du feu en plein air. C’est la tranquillité absolue !

Nous accostons sur la plage en bateau pneumatique et nous sommes sans voix devant une telle beauté. Des tortues géantes peuplent cette île, où elles sont en totale liberté. Elles se promènent dans les sous-bois et jusque sur la plage. Peu farouches, car se sachant en sécurité, elle se laissent facilement rattraper, mais bon, il faut dire qu’on a guère de mérite… Monique, que je ne connaissais pas experte en tortue, les caresse sous le cou, aussitôt la tortue manifeste son plaisir en se relevant sur ses pattes. L’île est également plantée des fameux “Coco de Mer”, la graine la plus grande au monde, devenue un des symboles de l’archipel. Nous avons aimé découvrir à pied la magnifique plage d’Anse Josée Beach, représentative du paysage des Seychelles avec ses énormes roches de granit, nous sommes émerveillés par la beauté de la mer et ses diverses tonalités de bleus, et par le sable fin et blanc. Durant cette petite promenade, nous aurons l’opportunité de découvrir la flore et la faune locale, comme les diverses espèces de mangroves.

Nous retournons à bord d’Oplezir, où un buffet avec de délicieuses grillages ont été préparées pendant que nous étions à terre. Le temps du déjeuner, notre catamaran fait route faire Anse Georgette pour un nouveau débarquement.

Revenus à terre (je devrais plutôt écrire «à sable») nous nous dirigeons vers le petit musée traitant de l’éco-système des Seychelles: du cycle de reproduction des tortues et des informations intéressantes ayant trait à la faune et la flore endémique.

Mais il est alors impossible de résister à la tentation de se baigner ! Dieu que cela fait du bien ! Malgré une eau à 28° nous nous rafraichissons tout de même, car la température extérieure est de 34°. Le temps passe vite, il nous faut regagner Praslin pour ne pas rater le ferry qui assure à heure fixe la liaison avec Mahé. Le skipper de notre catamaran à choisi cependant le chemin des écoliers pour le retour, en longeant au plus près la côte de Praslin. Beaucoup de monde en ce dimanche, les Seychellois sont venu à la plage en famille. Nous notons au passage l’intégration de l’habitat dans le décor naturel, ici tout est mesure et respect, rien à voir avec les usines à touristes des Maldives.

Arrivés à Pralin nous reprenons le même ferry que ce matin. Nous rentrons à bord de neoRiviera, épuisés par la chaleur et cette journée intense, mais heureux avec du bleu et du soleil plein la tête. C’est par un très beau spectacle créole seychellois que nous terminerons cette belle journée. Nous avons apprécié l’amateurisme de ce groupe, débordants d’énergie, de gentillesse, de spontanéité et d’authenticité.

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Chamadou · 2015-08-19

Lundi 23 Février 2015 - Jour 16 - Mahé - SEYCHELLES

Dès la descente du bateau nous reconnaissons l’ancre érigée telle une sculpture avec le nom et la position géographique des Seychelles. 4 ans auparavant nous avions fait une photo au pied de cette même ancre, qui était cependant orientée différemment. Nous n’avons pas résisté à refaire cette photo.

C’est par une petite marche vers Victoria, situé à 2 kilomètres du port que nous commençons cette journée. Nous avons choisi relax et plage pour récupérer de la «dure journée» d’hier. Après avoir négocié un taxi à trois reprises le dernier fut le bon et nous emmène à Beau Vallon, belle plage située à 6 kilomètres de Victoria. Arrivés sur place nous faisons un petit tour à pied, pour nous imprégner de ce petit coin sympathique. Quelques rares boutiques accompagnent les quelques hôtels à proximité. Il y a également un restaurant qui parait plutôt sympa avec sa terrasse immédiatement en bordure de la plage, on verra tout à l’heure quand midi aura sonné.

Mais pour l’heure, des pêcheurs qui nettoient leurs filets sur la plage attirent notre attention. Le poisson est directement vendu sur place, ils sont liés par paquets de dix et rapidement les habitants viennent ici acheter leurs poissons. Plus frais y a pas !

Le poisson vendu, les pêcheurs repartent immédiatement en mer… à la pagaie ! et ainsi de suite. Nous aurons loisir d’observer ce manège le temps que nous passerons ici.

Mais revenons aux choses sérieuses: la baignade ! Rien à ajouter si ce n’est une plage immense et tranquille, on se croirait seuls sur terre !

Mais le bain ça creuse, et nous nous disons que le restaurant de La Plage, n’a pas été mis ici par hasard, alors nous nous installons pour déguster un excellent poisson au curry frais comme il se doit. Nous apprécierons autant cette situation de rêve que le plat qui nous a été servi.

De retour à Victoria nous faisons un petit tour sur le marché, ainsi que dans les rues commerçantes et animées de la ville.

Nous regagnons le bord et terminerons cette deuxième journée d’escale aux Seychelles comme la première avait commencé: en musique. Les danseuses se déhanchent aux rythmes d’une musique qui ressemble en tous points à la musique antillaise. Les paroles sont chantées en créole, le même que celui des Antilles.

Les seychellois nous disent au revoir avec leur drapeau ou tout simplement avec des gestes de la main. Le bateau s’écarte et s’éloigne du quai, la musique s’estompe peu à peu, trois puissants et graves coups de corne de brume viennent clore le chapitre de cette escale.

Adieu les Seychelles ? Non, au revoir car ne dit-on pas jamais deux sans trois ?

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Chamadou · 2015-08-20

Mardi 24 Février 2015 - Jour 17 - En Mer

NeoRiviera file à vive allure sur une mer d’huile cap sud-ouest en direction de Madagascar. D’aucuns disent que c’est le changement de commandant qui est monté à bord hier qui est à l’origine de cette accélération. En effet Giovanni Cosini a pris en main la destinée de notre navire. Rapidement il s’est fait remarqué sur les ponts, dans les salons, ou comme hier soir au restaurant où il dînait non loin de notre table. C’est comme s’il voulait prendre ses marques et sentir le bateau et son équipage. Personnellement je trouve cela très bien.

Nous occupons cette journée de mer pour remettre tout en ordre, et également préparer notre excursion de 2 jours à Madagascar au départ de Nosy Bé.

Nous rejoindrons neoRiviera à Diego Suarez le lendemain. Un programme chargé, mais de belles découvertes en perspective.

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Chamadou · 2015-08-20

Mercredi 25 Février 2015 - Jour 18 - Nosy Bé - MADAGASCAR

Nous voici revenus de 2 jours d’une excursion qui fut intense d’émotions, de nature et de paysages. Alors par où commencer ? Comment réussir à partager cette expérience unique ? Nous allons tenter de vous narrer cette petite expédition.

Tout a commencé au départ du navire, qui s’est effectué en chaloupe. Arrivés à terre nous embarquons dans un petit bateau dont il ne vaut mieux pas demander s’il a un certificat de navigabilité. Distribution générale de brassières ! Positivons d’autant qu’ici la mer est chaude. Nous naviguons à vitesse soutenue jusqu’au port d'Ankify que nous atteignons une heure plus tard. De Nosy Be nous ne connaîtrons que le quai.

Nous rencontrons Judi notre guide et chauffeur qui nous invite à bord de son confortable 4x4 Toyota. Nous sommes trois passagers, Viviane, une amie de Voyage Forum, Monique et moi.

Aussitôt démarré, sans transition, nous sommes immergés dans les paysages, la culture et les traditions malgaches. Il faut dire dès à présent que notre guide-chauffeur-accompagnateur a fait preuve tout au long de cette journée, de professionnalisme, de gentillesse et de gaité.

Sans attendre il nous parle des difficultés et de la pauvreté du peuple malgache. «Ici on ne vit pas» nous dit-il, «on survit» Nous empruntons la nationale 6, l’une des routes les plus importantes de Madagascar. De nationale, elle en a que le nom, car des «nids de Zébu» comme se plait à dire Judi, déforment la chaussée la rendant souvent impraticable aux voitures de tourisme. Pour vous donner une idée, il y a pratiquement plus de terre battue que d’asphalte, les «nids de Zébu» font parfois 1 mètre de profondeur, on se croise à droite ou à gauche, les camions mettent 24 heures pour faire 20 kilomètres. Malgré un cossu intérieur cuir, nous sommes ballotés et chahutés dans tous les sens.

Mais peu importe ces conditions, le plus important c’est ce que nous écoutons et apprenons de Judi. Il n’a pas son pareil pour ralentir lorsqu’une plante, un arbre ou un évènement est susceptible de nous intéresser. Et oui, on veut tout savoir, on est là pour ça, et on en redemande ! Il ira jusqu’à freiner lorsqu’il repère un caméléon sur la chaussée qui risque d’être écrasé. Il descend et le remet dans son élément naturel. C’est ainsi que nous pourrons photographier un beau spécimen mâle, généralement plus grand et plus coloré que la femelle. Les caméléons à Madagascar sont l’objet de croyances superstitieuses et sont protégés. Judi tente parfois l’humour, et nous dit que les couleurs sont dues aux drogues, car il est camé Léon…Bon, on lui pardonne volontiers.

Dans cette région, pas d’électricité, pas de téléphone, internet, je ne sais pas si même le nom existe, et pas de touristes, à par nous bien sûr. Tour à tour nous nous arrêtons pour voir le travail dans les rizières, la culture du cacao, du café, des mangues, des poivriers etc… Nous traversons une forêt d'eucalyptus géants, aux pieds desquels poussent des fleurs de ylang-ylang. Notre chauffeur, habile, se faufile entre les «zébumobiles» les vélos, les camions, mais tout se passe avec une grande courtoisie entre les uns et les autres. On nous explique qu’ici l’entraide est essentielle pour subsister. Enfin, trois heures plus tard, nous déjeunons dans ce que d’aucuns appelleraient restaurant, mais ici il faut beaucoup d’imagination. Il n’en reste pas moins que la nourriture est délicieuse et la viande de zébu fut une heureuse découverte pour nous. Il n’empêche qu’en notre for intérieur, nous espérons ne pas avoir de complications digestives…

Enfin, tout fourbus, nous arrivons à Mahamasina, l'entrée nord du Parc National de l'Ankarana, mondialement connu pour ses merveilles naturelles: les célèbres Tsingy grises, inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Elles se méritent et se font désirer. Pour y arriver il nous faut traverser une forêt tropicale, si dense à certains endroits, que le soleil peine à traverser la canopée. Je dois vous préciser qu’il fait chaud, très chaud avec un taux d’humidité important en cette saison des pluies. Le soleil est presque à la verticale, nous devons bien sûr nous protéger la tête, mais aussi bras et jambes dans cet environnement qui fourmille de vie en tout genre. Inutile de vous dire que nous transpirons si abondamment que nos vêtements collent à la peau.

Nous partons alors pour deux heures de marche qui commence par la délicate traversée d’un lit de rivière encombré d’énormes rochers et qui se termine quelques centaines de mètres plus loin par un gouffre dans lequel l’eau se déverse lors des pluies. Le sentier est balisé, il monte et redescend, malgré le beau temps le sol est glissant.

Durant cette marche aussi passionnante qu’éprouvante, nous sommes accompagnés par un guide expert de la région et de son histoire. Il connait les moindres détails de la forêt et de ses animaux qui la peuplent. Il s’arrête de temps en temps pour nous indiquer les trésors qu’elle recèle, que ce soit une plante, différents types de lémuriens sauvages, des caméléons, des serpents et une incroyable variété d'oiseaux endémiques de Madagascar. Silencieux nous écoutons autour de nous la vie de la forêt tropicale. Nous nous amusons de voir ces familles de lémuriens s’élancer de branches en branches avec une agilité extraordinaire, et que dire de leur regard attachant, joueur et curieux, qu’ils sont canailles ! Nos efforts seront récompensés à l’arrivée au pied des Tsingy. Sur plusieurs kilomètres carrés s’étendent une concentration de roches pointues pouvant aller jusqu'à 80 mètres de haut, érodées par le vent et la pluie, et coiffées de rares arborescences d'un vert intense. Nous restons ainsi immobile à contempler ce paysage lunaire, qui nous permet par la même occasion de récupérer de nos efforts.

Allons courage ! il nous faut retourner à la voiture.

Nous empruntons encore cette fameuse nationale n° 6 qui mène à Diego Suarez, où nous passerons la nuit. Au cours du trajet à travers la vallée fertile d'Ambilobe, nous voyons défiler de petites communautés agricoles, des marchés, des arbres du voyageurs, ainsi que des paysages naturels uniques et sauvages.

Les maisons sont presque toutes construites avec l’arbre du voyageur dont le tronc sert pour le plancher, les tiges pour les murs et la charpente, les feuilles pour la toiture. Un enfant sait construire une maison dès l’âge de treize ans. Ici on vit avec le soleil car il n’y a pas d’électricité, les plus riches ont une lampe à pétrole Les chinois qui commencent à s’implanter à Madagascar leur fournissent pour le même prix des petites lampes à LED avec capteur solaire et radio intégrée, avec en prime le risque d’incendie écarté ! Les malgaches vivent dehors et à l’ombre toute la journée, y font également leur cuisine pour éviter au maximum de mettre le feu à leur maisonnette qui est réservée pour dormir… et faire des enfants. Ces enfants sont nombreux, la moyenne d’âge de Madagascar est très jeune. Nous avons été conquis lors de nos diverses rencontres avec eux, ils sont souriants, ne quémandent jamais et vous offrirons un beau «au clair de la lune» sans aucune contre-partie

La route serpente à travers des collines verdoyantes, des rivières et des montagnes, traversant de nombreux villages, dont certains à l’allure un peu «far west», peuplés de chercheurs et de vendeurs d’émeraudes. Ces villages se sont formés et ont explosés en 10 années seulement, suite à la découverte de ces pierres précieuses.

La nuit tombe, c’est à la lumière des phares que Judi se glisse entre les «nids de Zébu», les enfants, les mères avec leur lourdes charges sur la tête et leur bébé dans les bras, les hommes qui reviennent des travaux des champs, des charrettes tirées par les zébus, les chèvre qui traversent, tout cela dans le noir total. C’est impressionnant autant que captivant. Des camions s’arrêtent sur le bord de la piste, pardon, de la nationale, pour y passer la nuit. Tout ce petit monde s’organise pour attendre la levée du jour.

Enfin, la soirée est déjà bien avancée et nous voilà à Diego Suarez. Nous arrivons à l’hôtel où nous passerons la nuit, nous faisons nos adieux à Judi avec un peu d’émotion, car il a été aussi bon conducteur que guide attentif. Merci Judi, tes conseils, tes anecdotes, ta culture et tes connaissances nous ont apporté plus que tu ne peux penser. Grâce à toi ce voyage restera inoubliable.

Nous retrouvons le confort d’un hôtel climatisé avec une piscine et une terrasse accueillante, extrêmement rare ici. Pas le temps de philosopher, un rapide dîner et on s’effondrera sur notre lit pour un sommeil réparateur.

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Frandan83 · 2015-08-20

Bonjour Christian,

Daniel et moi attendions avec impatience ton récit de notre "grande croisière d'Afrique". Nous revivons grâce à toi les moments délicieux de cette croisière. Quel travail!!! et quelle prose ! Bonnes fins de vacances sur l'île de Ré en compagnie de tous tes "chéris". Bonjour à Monique. Françoise

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Croisifan · 2015-08-20

Hello Christian,

Fabuleuse cette journée à Madagascar😮😮, tes photos donnent vraiment envie de te suivre😉. C'est une excursion Costa? Vous aviez pris du répulsif pour la "promenade" dans la forêt tropicale?

Petite question pratique complémentaire😇 : comment fait-on pour laver son linge lorsqu'on part 62 jours en croisière?

A bientôt pour la suite...

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Chamadou · 2015-08-20

Bonjour Françoise et Daniel,

Cela me fait plaisir de vous retrouver ici. Et oui nous avons fait une belle croisière et avec le recul les paysages et le récit prennent tout leur sens. Je suis content que cela vous plaise. Portez vous bien et bonne continuation

Monique et Christian

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Chamadou · 2015-08-20

Bonsoir Valérie,

Notre escapade de 2 jours a été effectivement organisée par Costa. Sur les longues croisières il y a des extensions possibles, permettant de quitter le bateau à un endroit et de le retrouver le lendemain ou quelques jours après. Nous sommes en général beaucoup moins nombreux (entre 20 et 30) et l'organisation est d'un très bon niveau. Nous avions manches longues et pantalons longs pour cette excursion malgré la chaleur humide ambiante, peau et vêtements recouverts de répulsif.

Lorsque nous partons pour de longues croisières nous utilisons les services de la blanchisserie du bord.

À bientôt pour la suite

Christian

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Chamadou · 2015-08-20

Jeudi 26 Février 2015 - Jour 19 - Diego Suerez - MADAGASCAR

Une fois n’est pas coutume, c’est de l’hôtel et non du bateau que nous partons à la découverte de la région de Diego Suarez. Chef-lieu de la région D.I.A.N.A, Diego Suarez est réputé pour le faste de son passé colonial et pour son port, aujourd'hui le troisième du pays.

Nous faisons connaissance avec Olivier notre guide avec qui nous partons en minibus en direction de la 3ème plus grande baie du monde. Cette baie est bien sûr très belle, mais en l’occurrence il s’agit uniquement dela distance pour en faire le tour qui est comptabilisée, soit 155 kilomètres tout de même pour celle-ci !

Nous nous rappelons très bien de notre dernier passage ici, malheureusement le temps et la pluie avait altéré le rendu des paysages. Après un premier arrêt pour la traditionnelle photo du pain de sucre local, nous poursuivons en direction de la Montagne des Français au pied de laquelle nous découvrons les baobabs séculaires. C’est une variété endémique de Madagascar, avec une silhouette caractéristique où le sommet est complètement aplati. De cet endroit nous avons un point de vue magnifique sur la baie à 360°.

L'itinéraire nous mène ensuite près du phare du Cap Miné situé à l'entrée de cette baie. Il y a en cet endroit d’anciens bâtiments en ruine, vestiges de l’occupation française. C’est une ancienne base de la marine nationale qui contrôlait son entrée.

Les vieux canons rouillés sont encore là, ils ont servi durant la deuxième guerre mondiale, bien que ce fut problématique en raison de l’allégeance du régime de Vichy envers les autorités allemandes. Un sous-marin japonais fut tout de même coulé en 1942 grâce au tir d’un de ces canons. Au lendemain de l’indépendance, le peuple de Madagascar avait à coeur d’effacer les traces du colonisateur. C’est pourquoi tout ce qui a trait à la France a été démoli, vandalisé ou tout simplement laissé à l’abandon. Aujourd’hui, devant la misère et la décrépitude des équipements tels que routes, ponts, et tout ce que nous avions construit, les avis sont moins tranchés vis à vis de la France. Certains même nous dirons qu’ils regrettent ce passé. Le Français n’était plus enseigné, mais aujourd’hui ils se sont enfin aperçu que le malgache est un frein aux échanges internationaux. Actuellement les écoliers apprennent tous le français. Voilà pour ce bref rappel de l’histoire, mais on ne peut visiter Madagascar en ignorant notre passé commun. Aujourd’hui les plaies sont pansées et les rapports avec les «vasas», c’est à dire les blancs se sont normalisés.

Nous nous rendons ensuite au village de Ramena. Ce sera pour nous l’occasion de voir la vie locale de ses pêcheurs. Certains vont chercher le poisson sur des embarcations rudimentaires faites au moyen d’un tronc évidé et d’un balancier, d’autres, tout simplement depuis la plage vont remonter un long filet à plusieurs.

Dans un jardin à proximité, un homme taille une embarcation, comme probablement cela se fait ici depuis de nombreuses générations .

Après une bonne baignade dans une mer si chaude, que nous n’en serons pas rafraîchis, nous déjeunons sur place les pieds dans le sable au restaurant de la plage, où l'on nous sert un déjeuner à base de poissons grillés et de spécialités locales typiques, sans oublier le petit rhum arrangé.

L'après-midi, nous retournons en ville pour se promener dans la rue Colbert, comme nous l’a conseillé notre guide: « si tu n’as pas vu le pain de sucre et la rue Colbert, tu ne connais pas Diego » En fin d’après-midi nous remontons à bord de neoRiviera. Nous sommes contents de le retrouver après ces deux jours, faut dire que l’on commence à y être chez nous.

Un fort grain s’abat en soirée au port, le commandant a pris la sage décision de reporter notre départ. C’est donc avec une heure et demie de retard que nous quittons Diego Suarez pour Tamatave que nous atteindrons après-demain.

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Chamadou · 2015-08-20

Vendredi 27 Février 2015 - Jour 20 - En Mer

Nouvelle journée de mer sur l’océan indien qui présente ce matin une longue houle résiduelle que neoRiviera aborde avec de lents et élégants mouvements de roulis et de tangage.

Nous sommes depuis quelques jours dans l’hémisphère austral et longeons les côtes malgaches en direction de Tamatave.

La situation météorologique est compliquée en cette saison des pluies, nous avons connu notre première ondée tropicale, ce matin au moment même où Monique et moi étions sur le pont tout à l’arrière du navire. Le ciel s’est obscurci brusquement, la pluie s’est déversée d’un coup, puis le soleil est réapparu, pas très gênant tout ça.

Petite réunion de Virginie, l’hôtesse francophone, puis, et c’est le plus important, un apéritif organisé par un couple d’amis du forum.

Nous nous organisons en attendant l’arrivée demain matin à Tamatave.

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Chamadou · 2015-08-21

Samedi 28 Février 2015 - Jour 21 - Tamatave - MADAGASCAR

Tout a commencé par de la pluie, avant que nous descendions de neoRiviera. Tamatave a connu la veille de notre venue de grosses pluies diluviennes, les plus importantes depuis un an, dixit la météo de la télévision. Alors on ajoute les K-Way dans le sac à dos, c’est la première fois depuis le départ.

Et bien, décidément nous avons beaucoup de chance, la pluie s’arrête à la descente du navire et le temps ne cessera de s’améliorer tout au long de la journée pour retrouver un soleil radieux assorti d’une chaleur étouffante, comme d’hab quoi…

Nous nous sommes organisés pour nous regrouper avec 7 autres membres de Voyage Forum pour remplir un mini bus. Ce fut la clé d’une joyeuse ambiance qui nous a accompagné durant toute l’excursion. Nous quittons le port en direction du port fluvial de Tamatave situé en bordure du canal des Mangalanes. Ces canaux, d’une longueur totale de 583 kilomètres relient entre-eux des lacs naturels avant de se jeter dans l’océan Indien. Nous embarquons sur une pirogue traditionnelle en bois baptisée Manuella équipée d’un moteur poussif. L’accès se fait par une succession de planches et de marches glissantes et instables. Certains (que je ne nommerai pas) attendent appareils photo à la main pour le cas où… Ils en ont été pour leur frais !

Nous naviguons sur le canal où il nous est donné de croiser des embarcations locales qui transportent du matériel de construction comme des bambous, du bois, des fruits, des légumes et autres… Il en existe de toutes les formes depuis les simples radeaux de bambous déhalés au moyen de perches jusqu’aux bateaux-brousse surchargés de passagers, en passant par les pirogues à voiles carrées. Des petits villages s’étirent le long de l’eau, on y voit le linge sécher à chaque habitation et leurs habitants nous adressent au passage des signes d’amitié. Toujours beaucoup d’enfants dans les bras de leurs mères, dont certaines paraissent d’ailleurs très jeunes. Nous pouvons également découvrir la technique de pêche des malgaches à proximité de l’estuaire où les canaux rejoignent l’océan indien.

Nous arrivons ensuite au village de Tapakala, où nous sommes accueillis par le chef du village. Environ 400 personnes vivent ici (dont Johnny notre guide), et pour eux le passage d’un bateau de croisière est une aubaine. Tout au long des rues en terre battue, des enfants nous proposent des fleurs, des colliers confectionnés avec des graines et d’autres objet artisanaux fabriqués sur place. La population s’est mobilisée pour l’occasion et leur gentillesse mérite d’être soulignée. Répondant à l’invitation de visiter l’une de leur habitation, nous découvrons un intérieur malgache, constitué d’une seule et unique pièce. Ce qui tient de cuisine est à l’extérieur pour des raisons de sécurité incendie.

Sur la place du village a lieu en l’honneur de notre venue, un combat de boxe locale, le Morenghy. C’est l’un des sports nationaux de Madagascar, mais de voir ainsi 2 hommes se frapper violemment et à mains nues nous a conduit à éviter très rapidement ce spectacle. Nous lui avons très largement préféré les musiques et danses locales aux sons des percussions africaines, accompagnées de rafraîchissements et de fruits locaux: bananes rôties, ananas, mangues, papayes, etc.

Nous reprenons les pirogues à moteur jusqu’à Tamatave. De là nous reprenons nos mini van pour rejoindre «Bazar Be» où nous sommes accueillis à la descente du véhicule par des groupes de femmes et d’enfants faisant la mendicité. Une présence policière assure notre sécurité, dans les allées archi bondées du marché qui facilite les vols et les pickpockets. Les vendeurs se font pressants et gâchent le plaisir que l’on pourrait avoir à déambuler tranquillement. De toute façon, les boutiques proposent à peu près toutes les mêmes choses. Ce marché est visiblement destiné principalement aux touristes et n’offre que peu d’intérêt, dommage.

Nous rentrons sur le navire. Le départ nous permet d’admirer les côtes qui s’éloignent petit à petit. Direction l’Est vers Maurice où nous débarquerons Lundi matin.

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Chamadou · 2015-08-22

Dimanche 1er Mars 2015 - Jour 22 - En Mer

Madagascar est maintenant dans le sillage de neoRiviera. Nous avons accumulé au cours de ces derniers jours tellement de souvenirs, d’échanges, de paysages naturels et authentiques. L’accueil, la gentillesse naturelle et le sourire des malgaches ont largement contribué à notre enrichissement intellectuel. Le fait que nous parlions la même langue n’est pas non plus étrangère à cette expérience unique.

D’ailleurs depuis les Seychelles, c’est le français qui est de mise, cela se poursuivra encore à Maurice et à la Réunion. Après ce sera l’anglais jusqu’à Sainte Hélène, puis le portugais au Cap Vert (mais l’espagnol est compris sans problème) puis français à partir du Maroc pour terminer notre périple.

C’est un fait que nous avons vérifié à l’occasion de nos 2 tours du monde, le français, l’espagnol et le français sont les trois langues indispensables permettant de voyager absolument partout.

Un bateau un peu particulier était amarré à côté de nous hier. Il s’agit d’un bateau hôpital. Il navigue de port en port le long des côtes d’Afrique pour apporter une assistance médicale aux populations démunies. Il dispose d’un bloc opératoire, et tous les soins peuvent être traités, à commencer par les soins dentaires, ophtalmologiques etc… L’Africa Mercy devait rester initialement 4 mois à Tamatave, mais il est à quai depuis 8 mois déjà, c’est dire les besoins.

Nous débuterons l’après-midi par une conférence de notre commandant destinée aux passagers francophones sur la sécurité incendie à bord du navire. Giovanni Cosini aime communiquer avec les passagers. Il nous informe régulièrement par haut parleur dans tous le navire et dans toutes les langues des départs, des conditions météorologiques ou des imprévues. Il est jeune, dynamique, personnellement nous l’apprécions. Il va même jusqu’à proposer pour ceux qui le souhaitent une plongée à La Réunion en sa compagnie, c’est dire ! Après une présentation détaillée il s’est soumis de bonne grâce aux questions des passagers. Ses réponses sont claires, précises et ponctuées d’humour. À la fin de son intervention il nous a confié qu’il était de mère française, je vous laisse imaginer, il a fait un tabac !

Nous terminerons cette journée par une nouvelle soirée de gala comprenant le bal des officiers. Allez, on va faire un effort cette fois et sortir nos vêtements adéquat, .

Demain nous serons à Maurice jusqu’à 20 heures, puis nous enchaînerons avec 2 jours à La Réunion.

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Chamadou · 2015-08-22

Lundi 2 Mars 2015 - Jour 23 - Port Louis - ÎLE MAURICE

Ce matin c’est un grand jour qui s’annonce. Nous devons rencontrer pour la première fois Marie-Thérèse et Tony, 2 membres de Voyage Forum, avec qui nous communiquons depuis 2 ans, et qui ont fait de Maurice leur lieu de villégiature hivernal. Nous sommes accompagnés par Antoine et Dana un couple venu de Pologne connaissant déjà nos hôtes mauriciens pour avoir effectué ensemble un tour du monde.

Notre rendez-vous était fixé à 8 heures, mais c’était sans compter le face à face, passeport à la main, avec les autorités mauriciennes. À ce sujet, j’ai parfois l’impression que certains pays veulent se donner une certaine importance, jugez plutôt: Nous récupérons auprès du personnel Costa nos passeports avec le formulaire mauricien que nous donnons 3 mètres plus loin aux autorités mauriciennes… qui les redonnent à Costa ! Bref, passons…

Nous débarquons donc vers 9 heures, Marie-Thérèse et Tony sont là tout sourire et les retrouvailles sont chaleureuses. Nous voilà partis vers leur domicile de vacances. Nous faisons un premier arrêt à Cap Méchant avec un beau point de vue et une église typique des îles tropicales. Mais il fait très chaud, et l’eau cristalline invite à la baignade. Nous arrivons chez nos amis, enfilons nos maillots et filons sans plus tarder à la plage située à 200 mètres.

Marie-Thérèse et Tony sont connus ici et les saluts entre habitués sont nombreux et amicaux. Nous nous baignerons ainsi jusqu’à midi, cherchant (en vain) un peu de fraîcheur en nous éloignant de la côte, là où une tortue marine vient rendre visite très fréquemment aux baigneurs. Aux dires d’une baigneuse ce matin elle était présente, mais malheureusement nous n’avons pas eu la chance de la rencontrer.

Il est midi passé, Tony est parti un peu avant nous préparer le déjeuner.

Nous retrouvons les plaisirs des vacances à terre entre amis, apéritif pour commencer, suivi d’une magnifique paella, que dis-je superbe et succulente. Nous découvrons à cet instant nos origines communes, ceci explique cela ! Aurions nous trop abusé du vin d’Afrique du Sud, de planteur concocté par Tony ou des excellents desserts de Marie-Thérèse, toujours est-il que nous sommes atteints de léthargie qui nécessite une bonne sieste réparatrice. Nous n’aurons ainsi pas le temps nécessaire pour une quelconque visite de l’île ou une séance de shopping. Qu’importe, nous avons connu la plus belle des excursions, celle qui nous a mené au pays de l’amitié chez Marie-Thérèse et Tony, nous en conserverons un très beau souvenir.

Merci les amis, et à bientôt en France ou ailleurs !

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Chamadou · 2015-08-23

Mardi 3 Mars 2015 - Jour 24 - Saint Denis - ÎLE DE LA RÉUNION

Nous voilà revenus en France avec cette escale de 2 jours à l’île de la Réunion.

Avant notre départ nous avions réservé une voiture de location, elle est là qui nous attend au pied de neoRiviera, c’est plutôt pratique.

Mais une mauvaise surprise nous attend: tous les pompistes de l’île sont en grève alors nous pensons tout simplement: bienvenue en France! Complaisant notre loueur nous propose de ramener la voiture telle quelle sans refaire le plein, plutôt sympa, d’autant plus que d’interminables files d’attentes marquent l’entrée des stations qui possèdent encore quelques gouttes de ce précieux liquide. Nous n’allons tout de même pas passer notre temps à faire la queue!

Nous nous dirigeons vers le but de cette journée: Cilaos et son cirque de montagnes, l’un des trois de la Réunion avec Salazie et Mafate où l’on ne peut accéder uniquement qu’à pied... ou en hélicoptère.

Pour y parvenir ce n’est pas moins de 400 virages que notre petite 208 devra accomplir. La beauté du paysage se mérite ici, et surtout à pied où les chemins de grandes randonnées font la joie des marcheurs. Nous quittons la mer pour rejoindre la montagne qui fait de La Réunion, l’une des plus belles îles (avec celle de Ré naturellement…) Des points de vue panoramiques marquent le parcours, où nous nous arrêtons de temps à autre pour admirer le paysage. La route prend parfois des airs de chemins avec une seule voie et des tunnels de 3 mètres de large maximum. Nous apprenons rapidement les règles du klaxon qui porte bien ici son nom d’avertisseur. Des rivières presque asséchées laissent voir leur lit constitué d’énormes pierres.

Arrivés à Cilaos quelques centaines de virages plus loin et quelques degrés de température en moins, nous laissons la voiture pour marcher tranquillement. Les rues sont bordées de maisons traditionnelles en bois. Nous avons une vue sur le célèbre Piton des Neiges, la plus haute montagne de la Réunion qui culmine à environ 3500 mètres d’altitude, partiellement dissimulé dans les nuages.

Nous profiterons de notre halte pour gouter à la spécialité locale les lentilles de Cilaos, populaires dans toute l’île. Cuisinée à la créole elles sont légèrement relevées, crémeuses et fondantes, c’est un régal.

Il nous faut maintenant redescendre, et bien que le kilométrage ne soit pas important, c’est en durée qu’il faut compter ici, nous sommes à près de 3 heures du bateau. Je prends un raccourci repéré sur la cartographie de mon iPhone et qui ne figure pas sur la carte papier. Monique tente un timide «tu es sûr de ton coup?». Je la rassure en lui faisant remarquer que ne peut être pire que sur la nationale 6 à Madagascar… Effectivement après cinq ou six kilomètres de tout terrain nous rejoignons la nationale. Ouf ! Monique est rassurée … et moi aussi !

Quelques averses accompagnées d’arcs-en-ciel marquent notre retour à bord.

Nous arrivons juste à temps pour le rendez-vous que nous avions avec les parents de Marie-Pierre Gomez, (celle que je surnomme depuis 3 croisières ma cousine) officier de la compagnie, et avec qui nous avons sympathisé.

Nous terminons la soirée avec les notes endiablées d’un orchestre créole avec deux superbes danseuses qui ont occupé la scène avec leurs déhanchements saccadés.

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Chamadou · 2015-08-23

Mercredi 4 Mars 2015 - Jour 25 - Saint Denis - ÎLE DE LA RÉUNION

C’est décidé, aujourd’hui nous faisons «relax» afin d’éviter de longues et parfois fastidieuses heures passées en voiture.

Un tout petit programme donc, improvisé comme toujours. Nous préférons les surprises, même si parfois elles peuvent être désagréables, plutôt qu’une visite préparée dans ses moindres détails qui au final élimine l’effet de surprise. Enfin, ce n’est que notre avis !

Et tant qu’on y est, puisqu’il me faut les services d’un coiffeur, pourquoi ne pas en profiter ? Nous reprenons notre 208, Vivianne une amie de Voyage Forum avec qui nous avons déjà fait quelques excursions, nous accompagnera tout au long de cette journée.

Nous quittons le port, direction Le Port. Et oui je sais ce n’est pas très compréhensible, mais quand vous saurez que Le Port est le nom de la commune dans laquelle se trouve le port de la « Possession » vous aurez compris.

Nous empruntons ensuite la nationale 1 dénommée route des Tamarins que nous quittons à Saint Paul pour ensuite longer la côte, faite de lave noire et de sable de même couleur. C’est très beau. Nous nous arrêterons quelques instants au cap La Houssaye.

Nous voilà arrivés à Saint Gilles, et sans plus attendre je me rends chez le coiffeur pour mon «coup de tondeuse». Je me retrouve face à deux charentais originaires de Royan qui ont quitté la métropole pour s’établir ici. Ils tiennent depuis peu le salon «les garçons en privé», tout est dans le titre. Ce sont des personnages hauts en couleur qui d’emblée font usage du tutoiement.

Nous nous rendons ensuite à l’endroit même où un an plus tôt nous déjeunions, un petit restaurant sympathique face à la plage. Malheureusement la baignade est interdite depuis, car les requins ont une nouvelle fois provoqué un accident mortel. C’est donc à 7 kms d’ici à la plage de l’Hermitage que nous nous rendrons. C’est une plage encore sûre car il s’agit d’un lagon protégé par la barrière de corail. Monique prendra un petit bain rafraichissant et reposant, car le mercure dépasse les 32° et l’humidité rend l’atmosphère pesante.

Nous faisons ensuite un détour pour visiter le musée de Villèle. Nous optons pour une visite guidée qui nous expliquera l’histoire de cette bâtisse et de ses propriétaires au temps de l’esclavage. C’est une ancienne exploitation de canne à sucre, qui ne comptait pas moins de 400 esclaves.

Nous rentrons ensuite au bateau, mais en chemin, ô miracle, une station service distribue du carburant ! La grève est terminée. Il ne s’agit pas d’un miracle, mais cela nous a (vous a) coûté 2200 Euros qui généreusement ont été distribués à chaque pompiste. Quand on aime on ne compte pas, de plus la France est un pays riche …de dettes.

Passons, nous voici maintenant à bord, le commandant annonce par hauts parleurs que l’état de la mer est mauvais . Nous partons toutefois à l’heure prévue. Rapidement nous comprendrons ce que veut dire mauvaise mer. Le navire se soulève tout en accusant un roulis prononcé. NeoRiviera doit être monté sur cardant ! Toujours est-il que le spectacle du soir ou se produisait un ténor a été écourté, ce dernier étant complètement malade. Avant de nous coucher, comme tous les soirs nous faisons un petit tour de pont. Nous nous sommes amusés de croiser un navire et de le voir monter et descendre de manière imposante.

Mais Monique et moi, marins aguerris, nous tenons le coup !

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Chamadou · 2015-08-24

Jeudi 5 Mars 2015 - Jour 26 - En Mer

L’océan indien n’a pas été tendre avec nous cette nuit, le bateau bouge dans tous les sens. On se sent décoller de notre lit puis s’écraser avec lourdeur. Le dispositif prévu en de telles circonstances a été mis en place, petit sacs disposés le long des mains courantes des escaliers, mobilier extérieur solidement fixé, interdiction de sortir du côté au vent. Certains passagers souffrent du mal de mer.

Cela ne nous a pas empêché ce matin d’écouter Virginie qui nous a réuni au théâtre pour nous parler des « coulisses du neoRiviera » Tour à tour ont été abordés l’histoire de Costa Crociere, l’histoire de notre navire, ses caractéristiques techniques, la passerelle de commandement, la salle des machines, la lingerie, les cuisines, la vie de l’équipage et ses conditions de vie à bord. Ce type de réunion est un «classique» mais que nous apprécions toujours autant. Nous avons appris à cette occasion que nous étions 1060 sur les 1750 passagers que le bateau peut accueillir. Ceci explique cela, et c’est la raison pour laquelle nous sommes très à l’aise, avec beaucoup d’espaces calmes. Cela nous convient bien.

C’est sûr qu’a midi la salle de restaurant était assez déserte ! Nous étions assis près d’un sabord quand nous avons vu, à notre grande surprise le sommet d’une vague recouvrir la moitié de la vitre, pourtant nous sommes situés au 5ème pont ! C’est dire la force des vagues! Cette dernière était sans doute occasionnée par la rencontre de la vague d’étrave créée par neoRiviera, avec une vague qui «passait» par là. Nous sommes allés sur le pont pour photographier l’état de la mer, mais la photo aplati tout le paysage marin, de plus nous sommes à environ 20 mètres de hauteur. Nous avons tenté notre chance au bingo pour la première fois, mais sans succès.

Comme pratiquement tous les soirs nous irons à la salle de spectacle où se produit une troupe de danseurs africains.

Notre commandant nous a dit que demain ce serait plus calme, alors on le croit bien volontiers.

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Esculape · 2015-08-24

Bonjoiur Christian et Monique c, est avec plaisir que nous lisons ton compte rendu Madagascar a l, ai de vous avoir beaucoup plu ca reste autentique comme region quand a Maurice et la Reunion, ca nous a rapele que nous y etions il y a 5 mois. contrairement a nous, je vois que le mauvais temps ne vous a pas epargne.remarque qu, en ce moment.. les cotes francaises n, ont rien a envier aux tempetes tropicales l, ile de re a eu son" coup de tabas "j, espere que ton bateau est bien a l, abris Amities a Monique.. et a toi Jacques et Bernadette

La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour

Chamadou · 2015-08-24

Bonjour Jacques et Bernadette,

Effectivement nous subissons un 9 Beaufort, ici à Ré, vitesse mesurée au phare des Baleines. C'est ce que l'on appelle un temps de demoiselle ! On en profite pour s'occuper de toute notre petite famille qui a pris ses quartier d'été à Ré. Bien sûr que cela te rappelle des souvenirs de ton TDM austral, mais on a connu des moments plus calmes aussi lors du tour de l'Afrique.

À bientôt vous deux Bien amicalement

Monique et Christian

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