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Ouzbékistan? Eblouissant!
Discussion started by CatherineGil on 2006-09-08
47 replies
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Ouzbékistan? Eblouissant!
CatherineGil · 2006-09-08
Tout d'abord, Mille mercis à Maxicool qui nous a donné envie de ce voyage, à Nancy qui grâce à son sens logistique nous à indiqué de bonnes adresses et merci aussi à la personne dont je ne me souviens plus du nom qui nous à recommandé de ne pas rater Nurata .
Pour ma part, étant plus sensible à l'anecdote, je me contenterai de raconter au jour le jour quelques extraits de mon journal de voyage, cependant, je suis à la disposition des personnes qui seraient intéressées par des renseignements pratiques .
Le 13 août, départ de Montpellier en TGV . Il fait une chaleur étouffante et nous sommes amusés par les airs de mère poule inquiète de notre plus jeune fils, qui à tenu à nous accompagner à la gare avec nos sacs.
3 heures et demi plus tard, à Paris, sous la pluie et dans la cohue de la gare, je téléphone à l'hôtel Baladin où j'avais réservé au hasard une chambre parce qu'ils ont une navette pour Roissy, comment arriver chez eux. un long trajet RER commence et une heure après, nous voilà arrivés à la gare d'Aulnay sous Bois . Il tombe des trombes d'eau. A gauche de la gare, un car de CRS, dans la gare des "djeun's" capuches sur la tête déconnent, mais le bus que nous à indiqué l'hôtel ne roule pas le dimanche . Les taxis ? Le Dimanche soir veille de 15 août ? Ils sont tous au soleil à Palavas les Flots, ou en tous cas n'ont aucune envie de répondre à un appel venu de la gare d'Aulnay. Re-téléphone à l'hôtel qui soit disant s'occupe de nous en envoyer un, mais une heure après, il est maintenant 21 heure trente, toujours rien. Finalement écoeurés, je sais désormais quelle chaîne d'hôtels je ne choisirai pas " au hasard ", nous reprenons le RER vers Roissy en espérant trouver là-bas une chambre libre . Finalement, à 23 heures, s'il pleut toujours à verses, nous trouvons une chambre où poser nos sacs et c'est, trempés jusqu'aux os, que nous partons à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent parce qu'en France, après onze heures du soir, c'est pas facile !
Le lendemain, étant donné la galère de la veille, oh miracle, le départ se passe sans encombres si ce n'est les 3/4 d'heures de queue pour obtenir un méchant sandwich club à un pris exorbitant et nos deux bières délibérément renversées sur le pantalon de Gil par un serveur fonctionnant au ralenti .....
Le vol Paris/Moscou dans un Airbus A319 passe vite, A Moscou pas de problème non plus on est fort bien drivés vers notre terminal et l'embarquement pour Tachkent se fait exactement à l'heure, dans un airbus A320 bondé . Il y a une trentaine de gosses qui partent ou reviennent de vacances qui chantent des chants de colo repris par d'autres passagers, à coté de moi, une jeune femmes très sympa nous pose les questions qui seront traditionnelles tout au long du voyage dés que nous rencontrerons quelqu'un, à savoir : d'où venez vous, avez vous des enfants, où travaillez-vous ? Comme la soeur de ma prof de Russe qui devait nous recevoir à Tachkent mais finalement nos dates ne coïncidant pas n'a pas pu, m'avait prévenue, j'avais préparé un petit album photo avec des photos des enfants et de "vnouchka" ma petite fille qui à été tout le long du voyage abondamment feuilleté et commenté par toutes nos rencontres 🙂
Le temps de récupérer nos sacs et de remplir nos fiches de police, il est prés de trois heures du mat', mais, mais, mais, notre taxi, qui doit nous conduire au Grand Orzu est là qui nous attend et à l'hôtel, malgré l'heure plus que tardive, il y a aussi quelqu'un pour nous accueillir et même nous proposer un thé ! Après la galère de Paris c'est bien agréable.
Le 15 août, malgré ou à cause du décalage horaire de trois heures, nous nous réveillons vers neuf heures. Le Grand Orzu est un peu vieillot dans une jolie maison construite en carré autour d'une cour avec une petite piscine. Nous prenons un super petit déj dans la cour sous des canisses, il fait un temps splendide, pas trop chaud, bien agréable, le temps idéal pour aller se promener en ville. Au bout de N kilomètres dans ces avenues larges et droites à la soviétique, nous arrivons enfin en centre ville, du coté du quartier surnommé " Brooklin" . Les rues traversent un grand parc avec des bouquinistes d'abord, puis un tas de restaurants . Mais pour l'heure, nous voudrions bien changer nos dollars en sums. Finalement on nous indique une banque qui pour 200$ nous refile trois énormes liasses en fait 25600 sums, à peu près 1226 sums pour 1$ . On se balade encore dans ce quartier, on passe un moment dans un bistrot qui a installé ses tables sur les pelouses, et retour à l'hôtel en taxi pour sieste et farniente dans la cour du Grand Orzu . Faut pas rigoler, c'est les vacances tout de même ! Le soir, repas excellent au Caravan voisin qui est un joli endroit très "mode" semble-t-il, avec vin ouzbek " Omar Khayam" bien sur 🙂 comment pourrait-il en être autrement 😉 et orchestre jazz et Rock, excellent pour la partie Rock.
Ouzbékistan? Eblouissant!
Alan · 2006-09-08
😉 ..... bon, finalement le reste sera anecdotique car je suis sûr que tout s'est bien passé, et nous avons eu le plus important du voyage à l'étranger, à savoir les galères à Aulnay sous bois ........ 😄
Je rigole bien sûr, mais quand même à bien réfléchir quand on pense à toutes les recommandations que l'on nous donne lorsque l'on part en voyage loin de notre pays .... notre entourage est loin de penser aux problèmes que l'on peut rencontrer là tout prés de chez nous ......
Tu es monté jusqu'à la mer d'Aral ...... ?
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Sch · 2006-09-08
Désolée que le départ ce soit si mal passé 😕
Mais le début du séjour semble rattraper les déboirs parisiens, heureusement 🙂
J'ai hâte de connaître la suite, c'est une région qui m'attire beaucoup.
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CatherineGil · 2006-09-08
Tu es monté jusqu'à la mer d'Aral ...... ?
Non, il nous paraissait assez indélicat, et c'est un euphémisme, d'aller contempler cette misère annoncée.... mais ça peut se discuter bien sur 😉
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CatherineGil · 2006-09-08
Merci 🙂, la suite demain 🙂
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Yangguizi · 2006-09-08
zut alors, je n'aurai pas de connexion internet ce week-end. Ca devra donc attendre la semaine prochaine pour te lire.
D'après ce premier échantillon, ça vaudra sûrement le coup!
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Jbaptiz · 2006-09-09
Ca y est! on est demain! Alors!!!!!! je suis impatient!🙂
JB
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CatherineGil · 2006-09-09
16 août. Donc, hier soir, les jambes nous démangeaient, mais nous n'avons pas osé nous lancer dans un de ces Rock endiablé de notre jeunesse. Un seul verre de vin Omar Khayam n'a pas suffi à lever nos inhibitions 🙂
Petit déj. tardif dans la jolie cour peinte en bleu de l'hôtel puis bus, métro, le métro de Tachkent est vraiment superbe, propre, et très facile d'utilisation, puis autobus jusqu'au mausolée de Zengi-Ata.
C'est un endroit très romantique avec un joli bassin carré, des cours ombragées par des arbres centenaires et des fleurs partout. Le lieu est très fréquenté par les femmes, la source "miraculeuse", ( nous nous rendrons compte par la suite que dans ce pays de déserts, toute source est "miraculeuse " ) étant réputée pour vaincre la stérilité, qui, comme tous les hommes de la planète le pensent, est de la responsabilité exclusive des femmes ! Je crève de soif, et je m'apprête à aller tester cette eau si jolie, lorsque Gil me fait remarquer qu'étant donné mon âge ce n'est peut-être pas très prudent 🙂 Ben tiens, il n'en loupe jamais une lui 😠 . On traîne encore un peu la-bas, puis on s'essaye à nos premiers chachliks...terriblement grasse et retour en car puis métro vers Chor-su qui nous l'apprendrons plus tard est le nom générique des bazars constuits "chor" comme 4 : érigés à la croisée de quatre routes et "su" comme souks le mot arabe pour marché . Visite de la médersa à coté et à nouveau bazar où le plastique règne en maître. Rien de bien remarquable pour des Occidentaux si ce n'est des montagnes de grosses doudounes d'hiver, doublées de coton imprimé à fleurettes assez drôles. Vu les quantités, à la saison froide, toutes les femmes doivent en porter . Retour à l'hôtel en trolley qui, pour une raison qui nous échappe refuse qu'on lui paye le trajet et tentative de baignade dans la piscine de l'hôtel, mais l'eau est décidément trop froide.
Nuit agitée grâce à quatre Chinois qui s'esclaffent bruyamment et s'entretiennent en grands discours avinés pendant plus d'une heure sur le coup de 3 heures du mat, jusqu'à ce qu'exaspérée, j'enfile une jupe n'importe comment sur ma chemise de nuit pour aller leur expliquer qu'il est l'heure de se taire et que chacun rejoigne sa chambre en silence . Est-ce l'effet de mon "élégance" étonnante dans cet accoutrement, mon autorité naturelle, ou l'efficacité de mon anglais, toujours est-il que, le calme enfin revenu nous pouvons reprendre nos rêves où nous en étions.
Le 17, petit déj matinal au frais. Les quatre Chinois de la veille me jettent des regards en coulisse. Je vais donc les voir à leur table, leur adresse un grand sourire et ma meilleure courbette, ce qui a pour effet de leur faire plonger du nez dans leurs bol de thé . Bon ? Ce n'était pas ça qu'il fallait faire apparemment . Tant mieux !
On paye le Grand Orzu par carte Visa et en route pour l'aéroport et là ...., notre avion pour Kiva est retardé jusqu'à 16 heures ! Nous sommes plantés là avec nos sacs, l'accès à la consigne n'étant accessible que depuis l'arrivée du terminal international, pendant 7 heures. Avec nos sacs greffés sur le dos nous ressemblons au cafard de la Métamorphose de Kafka, mais que faire ? Nous sortons nos polars et allons dans le parc de l'aéroport pour lire. A midi nous allons passer un moment agréable sous la tonnelle du restaurant adjacent à l'aéroports puis vers 15 heures on retourne voir ce qu'il en est. Toujours pas d'avion pour Kiva à 16 heures. L'avion is broken paraît-il, départ reporté à 18 heures . Moi qui ne suis pas très courageuse en avion, cette information n'est pas faite pour me rassurer... Il n'empêche que la salle d'attente est maintenant bondée des passagers qui attendaient l'avion de neuf heures puis celui de 16 heures. Les places assises à l'intérieur climatisé se font rares . Dans la foule Gil repère un couple de jeunes Français tout à fait sympathiques avec lesquels on décide de partager le taxi Urganch / Kiva. Finalement, le départ est annoncé vers 20 heures 45 et c'est la ruée vers un vieux Tupolev mais bon... on arrive à Urganch 1 heure après. Le taxi que Gil a marchandé tant et plus bavarde tout le long de la route et semble un peu agacé que nous voulions absolument descendre au Kiva hôtel. Les jeunes qui rentrent d'une semaine au Kirghizistan et on soif de confort insistent. Nous, vue l'heure ça nous est un peu égal, on changera demain si on ne s'y plaît pas. Mais le taxi insiste et, le Kiva hôtel n'ayant qu'une seule chambre double disponible avec lit fait et climatisation, nous décidons de rejoindre le chauffeur de taxi qui est venu nous relancer jusque dans la cour de la médersa pour qu'il nous conduise jusqu'au B&B de Lolita ( maintenant Lola ) où nous avions décidé d'aller au départ. Le chauffeur est ravi de nous y conduire, et en cours de route il nous explique que le kiva hôtel est un "hôtel d'état" ( sans doute le genre parador comme il y avait en Espagne sous Franco ? ) raison pour laquelle il est très cher pour un service très moyen . Nous, on prend possession de notre chambre chez Lola et depuis la fenêtre, l'hôtesse demande à la chaïkhana voisine s'ils ne nous prépareraient pas une collation . Le temps qu'on pose nos sacs, qu'on se rafraîchisse un brin, et qu'on descende, une grande table avec nappe blanche est dressée au beau milieu de la place, avec fruits secs, noix, amandes, raisin secs, melon, raisins frais, biscuits, pain, fromages, confiture et une grosse théière de thé vert. Il fait frais, le village endormi est désert et là, face à ces minarets vernissés et à ces coupoles, sous un ciel de un million d'étoiles, l'instant que l'on savoure est inoubliable.
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CatherineGil · 2006-09-09
Le 18, on se réveille au son des rires et des bavardages sous nos fenêtres . Comme nous sommes vendredi, il y a plein de monde dans la rue et notre chambre qui est en angle donne sur des coupoles de faïences turquoise d'un coté et sur la place de la chaïkhana où nous avons mangé hier soir, sur le minaret de faïences turquoise et bleu et sur la mosquée de l'autre.
Nous faisons un tour rapide du village, éblouis par autant de beautés architecturale . Il y a beaucoup de monde dans les rues et nous nous asseyons à une ombre pour regarder les gens qui se promènent en famille. Les femmes portent de longues robes multicolores et chatoyantes, c'est fou ce qu'elles aiment ce qui brille, les hommes, surtout les plus âgés, portent le couteau traditionnel sous la veste . Comme nous sommes assis non loin de l'étal d'une boutique qui vend des "bijoux" de pacotille, je m'amuse à regarder un moment un homme d'un certain âge marchander un collier rutilant. J'imagine qu'il veut l'offrir peut-être à sa petite fille, peut-être à sa bru ou bien à une douce +/- légitime 🙂 finalement, à l'issue de longues palabres, il l'emporte, l'empoche rapidement et s'éloigne l'ai satisfait. Quelqu'une sera content aujourd'hui 🙂 Pendant que nous regardions passer les gens, les jeunes d'hier soir nous retrouvent ils sont bien reposés et content de leur hôtel.
Nous, nous sortons de la ville par la porte nord pour rejoindre un marché très, très animé avec des légumes et des fruits magnifiques qui embaument, pêches, raisins, de drôles de figues jaune citron toutes aplaties, des pommes de terre, des tomates, des oignons, du fenouil, du fenouil, du basilic, des légumes secs par sacs entiers de toute sorte bref, de quoi faire sans doute de l'excellente cuisine. Nous achetons 1 grappe de 1 kilo de raisins blancs au gros grains oblongs, deux bouteilles d'eau et on rentre se reposer, nous ressortirons lorsqu'il fera moins chaud. D'ailleurs, le village se vide peu à peu, a cette heure ci, la tendance est à la sieste. Nous ressortirons nous promener vers 5 heures, lorsque l'activité reprend. Et là....Galère N° trois notre appareil photo, que nous avions fait réviser et nettoyer avant notre départ tombe en panne, impossible d'ouvrir le diaphragme ! Nous qui avions décidé de faire des photos de Kiva au soleil couchant, c'est raté. Il n'empêche ! Pas d'appareil photo dans un endroit aussi magnifique c'est plus que frustrant ! On ira voir demain si on peut se dépanner à Urganch. En attendant on continue la balade : la mosquée Juma avec ses deux cent treize pilier de bois d'orme, de platane ou de noyer sculptés qu'on retrouvera partout dans tous les iwan, et qu'on voit ici pour la première fois nous enchantent, de même que l'atmosphère apaisante du lieu dans sa peine ombre presque souterraine, le musée de la petite médersa Matpana Baya en face, le magnifique Kalta Minor " minaret court " court parce qu'inachevé. Puis, on sort de Itchan kala par la porte sud et on fait le tour des remparts, impressionnants . Dans la chaïkhana à l'ombre sous une tonnelle où on se régale d'un thé vert, une petite fille arborant quatre couettes et un énorme noeud dans les cheveux nous fait du charme. Elle voudrait bien que Gil le photographie mais ....ça ne marche pas photo cassé !
Le 19 Réveil à nouveau par des rires. le mec qui fait des photos kitsch avec chapeau Mongol cape, sabre etc. a déposé son canapé sous nos fenêtres et des passants rigolent en prenant des poses, lui aussi se marre bien, puis, il transporte son canapé à sa place habituelle au bout de la rue . Nous on déjeune puis on prend le minibus pour Urganch 25 kilomètres en ligne droite. le machrout nous dépose devant le bazar qu'on traverse le nez en l'air sans trop savoir où on va. Sur des étals de fortune de la bouffe et des jus de fruits. Je surprend un mec qui lave des assiette douteuses dans un seau, en train de se laver les pieds avec le torchon qui lui sert à faire la vaisselle ! Bon appétit les gars !
Il fait déjà une chaleur torride. Gil voudrait que je demande où trouver un réparateur d'appareils photos. Comment tu veux que je demande ça ? Ca dépasse de loin mes compétances lorsque sauvés par la grâce d'Alha nous apercevons de l'autre coté de la rue un magasin arborant fièrement une enseigne : studios, photos . Super ! Nous nous y précipitons ! En plus, le magasin est climatisé, ce qui ne gâche rien. Le patron et les employés jouent un moment avec les différents programmes, de notre appareil photo, le branchent sur leur ordinateur et déclarent navrés, qu'ils ne voient pas ce qu'il a mais, si on veut, ils peuvent nous indiquer et même nous conduire chez leur fournisseur de matériel . D'accord, au diable l'avarice nous ne sommes pas venus si loin pour repartir sans photos ! Seulement, il y a un hic, nous n'avions pas prévu cette dépense supplémentaire et il nous faudrait trouver une banque qui, accepte notre carte Visa pour nous donner des dollars. Qu'à cela ne tienne Lundi, ils nous conduiront à la Banque d'Ouzbékistan où nous pourrons faire cette opération. Ils téléphonent pour s'assurer que c'est possible et oui, c'est possible. Parfait, rendez-vous est pris pour lundi à la première heure . En sortant de chez eux, on essaye de visiter Urganch et au bout d'un moment, on arrive au désormais traditionnel parc central. La, on s'assied à un bistrot et des hommes, après nous avoir posé les questions traditionnelles sur d'où on vient etc, compulsé mon petit album photo et fait les commentaires d'usage, nous offrent de ces jolies et délicieuses figues jaunes. Ils sont bientôt rejoints par une femme, une Russe de Moscou, s'empressent-ils vite de nous dire, déjà à moitié ivre, un verre de vodka à la main. Elle me regarde un moment sans rien dire, puis s'éloigne et revient avec un énorme bouquet de roses qu'elle est allée couper dans les massifs du parc.... Gênée, je sens ces roses, puis, ne sachant que faire, je me lève, lui caresse le bras dans un semblant d'accolade en pensant très fort à sa mère quelque part, je ne sais où, qui doit se lamenter de la savoir dans cet état...Elle à ses yeux très bleu plein de larmes...Gil, mine de rien lui donne un billet, et c'est assez bouleversés que nous nous éloignons pour essayer de retrouver l'endroit où le minibus nous à posés ce matin.
Après cet épisode, retour à Kiva et aux abris. Il fait une chaleur atroce. J'ai mis les roses dans une bouteille d'eau en plastique coupée en deux, elles sentent très bon, mais je ne sais pas si elles se remettront de ce traitement. Le soir à la chaïkhana voisine qui est devenue notre cantine, nous sommes interpellées par A., C. et T. le fils de l'une des deux, elles ont entendu que nous voulions aller à Boukhara Lundi. Elle nous proposent de partager le taxi et, très gentiment nous recommandent le guide et le chauffeur qu'elles ont engagé la veille pour aller visiter les citadelles ( Kala ). Cette visite n'était pas à notre programme mais bon, devant leur enthousiasme, à tous les trois, nous décidons de faire la balade.
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Maxicool · 2006-09-09
Salut
ça fait plaisir à voir que ça vous a plu !
Pour nous, pas de voyage cette année (construction d'une maison) mais l'année prochaine, 2 mois au Yemen ! Ca va le faire...
A+
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CatherineGil · 2006-09-09
Le 20, départ à 8 heures pile pour la visite des citadelles dans les plaines du Khorezm. D'abord on rencontre un paysage très cultivé, jardins, vergers, champs de coton, rizières, maïs, puis on traverse l'Amou Daria ( ex Oxus pour ceux qui se souviennent de l'épopée d'Alexandre le Grand ), sur un "pont" de barges accolées les unes aux autres. L'Amou Daria est très large à cet endroit mais, comme elle n'a plus assez de fond, les barges reposent sur le fond au lieu de flotter, raison pour laquelle paraît-il, le revêtement bitumé souffre de la circulation incessante. Le fait est qu'il y a de grands affaissement par endroits. Nous nous imaginons passer là avec notre camping car 😄 sans compter qu'il n'y a aucune indication aux différents embranchement sur le réseau de routes qui débouchent toutes à cet endroit stratégique et qu'à notre grand étonnement nous avons remarqué que toutes les stations essence sont fermées . Nous interrogeons le guide qui nous explique que, un, les gens du coin connaissent parfaitement le pays...oui, ça, ça ne nous étonne guère mais... et les autres ? Les autres ? Ben, il ne sait pas ... et que deux, le gouvernement rationne les carburants ce qui oblige les taxis comme le notre, à acheter du carburant Kirghize au marché noir à 200 sums de plus le litre. C'est bien ce que j'avais cru comprendre dans les explications du taxi qui nous avait amenés le premier soir de Urganch à Kiva .
Après avoir franchi l'Amou Daria c'est une sorte de désert vert. Au temps où les citadelles étaient en activité cette région était une région de marécages, qui avait nécessité la réalisation de canaux d'irrigation contrôlés par les seigneurs féodaux régnant sur les citadelles. Ce système d'irrigation permettait aux populations sédentaires d'avoir une activité agricole et pastorale. Des populations ont habité cette région depuis le 2nd millénaire avant JC, mais les citadelles connurent leur apogée du IV° avant JC au VII° siècles après JC . Il paraîtrait, trois grands pressoirs retrouvés lors de fouilles archéologiques en témoignent, que cette région aurait été une des premières au monde à pratiquer la viticulture . La première citadelle que nous visitons, Topra Kala est une sorte de ville palais de 2 hectares et demi, entourée de hautes murailles en torchis un peu comme les remparts de Kiva. Elle est protégée par un très gros fort à la fois défensif et réserve alimentaire où la population pouvait, exactement comme dans les agadirs marocains où même dans les citadelle saxonnes de Transylvanie, mettre ses biens à l'abris en cas d'attaque. Le guide nous indique qu'on peut encore faire deux récoltes de maïs par an, à condition de laver les sols du sel qui remonte mais en fait, il y a peu de champs et l'essentiel de la végétation est constitué de plantes piquantes très odorantes et de ...bardanes ( ? ) . Alentour on voit surtout des troupeaux de moutons. D'ailleurs, en faisant le tour de l'agadir, on rencontre un jeune berger qui détale à notre approche en utilisant un effondrement dans le haut mur de torchis comme un toboggan pour descendre quelques dix mètres plus bas. Il se fait d'ailleurs abondamment sonner les cloches par le guide, sans qu'on sache si c'est parce que l'exercice est dangereux pour l'enfant ou bien si cette pratique détériore les murs déjà bien mal en point. Retour à la voiture pour aller visiter la forteresse suivante, en fait elles sont trois, situées l'une au dessus de l'autre, la plus ancienne étant celle du bas. La seconde est ronde, deux cercle de constructions concentriques... Il paraîtrait que c'était la ville des Amazones mais, n'ayant pas le courage physique de ces dames, je suis chassée par la chaleur et les moustiques. Je laisse Gil et le guide s'époumoner pour monter jusque là haut et je retourne à la voiture. Il paraît que j'ai raté la vision d'un lac au loin.
Sur la route du retour, notre chauffeur se livre à la recherche assidue d'essence au black, une petite bouteille de un litre sur la route et, dans des fossés des bidons de 5 litres. Il lui faudra trouver deux spots de vente pour obtenir environ 8 litres d'essence, juste de quoi nous ramener à Kiva.
Le soir à kiva, nous retrouvons A. C. et T. en fait, T est le fils de A et il est en stage d'étude pour 4 mois à Tachkent où il rentre ce soir par l'avion. A et C nous disent que pendant que nous nous promenions elles ont organisé le voyage pour Boukhara . Départ demain à 8 heures devant leur B&B. Nous, nous retournons à notre chaïkhana voisine où ce soir, il fait juste chaud après le coucher du soleil. Tant mieux, on en profite.
Le 21, départ pour Boukhara, finalement, on ne s'arrêtera pas à Urganch pour la banque et l'appareil photo, trop compliqué. On s'occupera de ça à Boukhara qui est une grande ville. le voyage à travers le désert est assez épuisant. A un moment, le chauffeur s'énerve, il pense être en panne sèche, tout le monde descend . C et moi en profitons pour griller une cigarette et tout à coup, idée ! Notre chauffeur revient vers la voiture, démonte le siège arrière, donne deux ou trois coup sur le réservoir et ça redémarre. En fait, il nous explique que comme l'essence au black est de mauvaise qualité, avec la chaleur elle à beaucoup évaporé et que les gaz l'empêchaient d'arriver. Il doit bien faire 50°C avec du vent, c'est... mortel et "mortel" de faire le reste du voyage en ayant l'impression d'être assis sur une bombe et d'avoir allumé nos clopes près de cette bombe 🤪.
Arrivés à Boukhara, on découvre le B&B de Fatima. Super, en plein centre ville, l'endroit est bien sympathique. On invite le chauffeur à manger avec nous sur la place du réservoir, à l'ombre d'énormes mûriers et on s'amuse des gosses qui plongent et replongent dans le réservoir. Ensuite on va se reposer un peu puis on part à la recherche d'un appareil photo. Fatima nous envoie au Chor-su voisin, ( le bazar pour ceux qui ne suivent pas 😉 ) où on rencontre les deux jeunes de Tachkent qui sont à la recherche d'un tapis et nous demandent si nous nous y connaissons en tapis. Tapis de Boukhara ? Non. Je connais bien les tapis de l'Atlas pour en avoir acheté et vendu quelques dizaines mais ceux de Boukhara, je ne sais pas. Ce que je sais, c'est qu'en règle générale un tapis doit avoir des points très serrés tout en restant souple, que les motifs doivent être aussi nets à l'envers qu'à l'endroit et les couleurs chatoyantes sans être criardes pour être surs que les colorants ne sont pas chimiques, ce qui est assez limité comme indication, car je présume qu'il y a comme pour les tapis de l'Atlas des motifs plus recherchés que d'autres, des laines de meilleure qualités les unes que les autres sans parler des tapis de soie... assez compliqué tout ça 🙂
On lève le nez dans le bazar puis, une jeune femme qui parle le Français et nous entend nous interroger sur le lieu où nous pourrions trouver un appareil photo, nous indique, pas loin de là une boutique, le même style que celle d'Urganch . Le même scénario à quelque chose près se déroule. Comme je meurs de soif, je retourne chez Fatima en laissant Gil se débrouiller. Chez Fatima, les filles me disent qu'elles ont retenu un guide pour demain, un minibus pour après demain pour visiter les sites alentour de Boukhara ainsi que quatre place pour un repas concert qui aura lieu demain soir à la madrasa voisine de Nadir-Divanbeg . C'est pas merveilleux ? Ces filles sont de vrai petites mères pour nous, grands leveurs de nez, flâneurs constitutionnels . Une bonne heure après, Gil revient ravi. Il a trouvé un appareil photo de moins bonne qualité que le notre mais tout de même pas mal, et à pris rendez-vous pour demain matin avec le vendeur pour se rendre à la banque afin de retirer des dollars pour pouvoir le régler.
Ravis, on retourne vers le Chor-su où les commerçants on fermé leurs boutiques, puis on pousse vers l'ensemble de Po-i-Khalon, fabuleux de nuit, époustouflant. On reste là un bon moment assis à admirer puis on retourne vers la place du Khaous. Comme il est tard, nous devrons nous contenter d'une soupe et d'icecream mais on ne regrette pas de s'être attardés au Po-i-Khalon. A nouveau les deux jeunes de Tachkent nous retrouvent, ils s'assoient avec nous, on discute un bon moment et puis on se quitte en échangeant nos adresses en France 🙂
Ouzbékistan? Eblouissant!
Dolma · 2006-09-10
Je ne m'ennuie pas un seul instant à la lecture de ce carnet (il est vrai que si je m'ennuyais je ne lirais pas 😏) !
Le ton alerte et les petites touches drôles font que j'attends la suite avec impatience...
Dolma
Ouzbékistan? Eblouissant!
CatherineGil · 2006-09-10
Le 22 . Ce matin, pendant que Gil va à son rendez-vous, je flemmarde avec les filles devant le petit déjeuner Pantagruélique de Fatima . Lorsque il revient, content de son acquisition, nous revenons faire un tour dans le bazar. Ensuite, sur le chemin en nous dirigeant vers Po-i-Kalon, nous nous arrêtons dans un jolie chaïkhana pour boire un café à la cardamome. J'achète du thé aux épices et de jolies coloquintes séchées, puis on va faire un tour au marché Russe de Kriti. Bien achalandé en objets en plastique de toutes sortes et en fruits et légumes magnifiques comme toujours ici . Gil étrenne son appareil photo et les babouchkas se précipitent pour se faire photographier devant leurs étals. Elles éclatent de rire en se tenant les seins en se voyant sur l'écran ou en voyant leurs copines, un vrai moment de joie et de bonheur partagé comme nous les aimons, mais il est temps de rentrer, notre guide nous attend chez Fatima pour commencer la visite de la ville.
On se régale pendant plus de trois heures de ses explication ( pour les explications voir le guide Olizane dont elle s'inspire largement y compris pour l'ordre de la visite bien qu'elle le dénigre ) Nous visitons au pas de charge tout ce qu'il y a à voir dans Boukhara intra-muros, abreuvés presque jusqu'à saturation de renseignements historiques ou techniques. Cette façon de visiter est à l'opposé de notre goût pour la flânerie, mais bon, comme nous avons décidé de faire équipe avec les filles, nous assumons 🙂 .
Je remarque, à l'occasion, que notre guide semble assez pratiquante. J'essaye donc de savoir ce qu'elle pense des bolcheviques qui ont transformé les madrasas en hôtels pour apparatchiks et les mosquées en salle de cinéma et la voilà qui, à mon grand étonnement m'explique que l'occupation Russe ( elle corrige bien "Russe", chaque fois que je dis bolchevique ) a été une excellente chose pour l'Ouzbékistan, qu'il en à résulté de grands progrès sociaux notamment pour la liberté des femmes et, nous dit-elle, regardez les pays comme l'Afghanistan qui ont combattu le régime Soviétique, la population y est maintenant écrasée par un intégrisme insupportable et le Pakistan, qui à été colonisé par les Anglais ? Même chose . Et la voilà qui se lance à chanter les louanges du régime actuel, autoritaire certes, mais qui assure, travail et bien-être pour tous, relève le pays, assume tout seul la restauration des monuments, ( ça, ce n'est pas vrai, nous avons vu à plusieurs reprise des panneaux indiquant que les travaux de fouilles et de conservation des sites sont pris en charge par un programme de l'UNESCO ).
Force est de constater que si ce point de vue est loin des à priori Occidentaux, cette opinion est sans doute la bonne puisqu'ici, les gens sont heureux, donc accueillants et joyeux, et qu'il n'y à presque pas de mendicité ni de misère visible dans les rues, contrairement à ce que nous avons pu voir dans d'autres pays.
Après cette visite marathon, nous rentrons nous préparer avant la soirée au Nadir-divanbeg. Nous pensions que ça allait être un haut lieu du tourisme, un truc puant le Disneyland pour touristes en goguette, et bien, pas du tout, cet endroit est un lieu de sortie pour les habitants de Boukhara qui y sont en majorité. Le spectacle de danses traditionnelles, musique et présentation de mode, est superbe . Qu'est-ce qu'elles sont belles ces filles ! Le repas délicieux agrémenté d'une bouteille de vin ouzbek "Omar Khayam " on s'en serait doutés et de thé. Pour 10$/personne, une soirée bien agréable.
Le 23, lever 7 heures pour aller visiter les sites à l'extérieur de Boukhara. Nous avons bien aimé le mausolée de Baha-al- din- Naqchband qui est un ensemble de mosquées, de jardins et de madrasa, autour du tombeau du saint avec bien entendu la traditionnelle source miraculeuse ( A. va commencer là sa tournée de taste eau aux pouvoirs magiques 😛 ) et le tronc poli par les dévotions des pèlerins d'un vieil orme centenaire. Le lieu est paisible et superbe. Ensuite, c'est la visite du palais du dernier émir à l'architecture mi orientale, mi Russe un très, très bel endroit aussi avec de très belles collections de porcelaines Chinoises et Japonaises et des jardins superbes. le mausolée des Chor Bakhr ( 4 frères ) est très dépouillé par rapport à l'architecture qu'on à admirée jusqu'à présent ( les frères étaient des derviches "mendiants" ), mais très élégant et touchant avec ses jujubiers "marabouts", aux branches couvertes de gris-gris de prières .
Ensuite, retour vers la ville pour visiter le mausolée de briques cuites datant du XI° de Ismail Samani, qui est en parfait état parce qu'il était entièrement recouvert de sable jusqu'à la coupole avant le programme soviétique " faire reculer le désert " qui l'a dégagé en 1940. Ce programme, efficace semble-t-il, à consisté à planter autour de Boukhara des milliers d'arbres, d'abord à la main puis ... en avion ? je ne vois pas trop comment mais bon. Plus loin, le mausolée de la source miraculeuse du prophète Job ( Un petit coup de ce cru particulier pour A. 😇 ) Visite éclair de l'Ark, la citadelle de Boukhara ou je m'arrête pour acheter un disque ( copie ) de musique Ouzbek, une flûte magnifique que j'écoute avec délice en ce moment, et retour chez Fatima pour se reposer.
Plus tard, les filles qui devaient partir pour Samarkand demain, tandis que nous espérions nous, retourner tranquillement revoir toutes les merveilles de Boukhara que nous avions survolées, nous expliquent qu'en fait, elles iront voir des pétroglyphes du coté de Nurata et feront une étape dans un camp de yourtes. Lorsque Gil entend le mot pétroglyphes son oeil s'allume et comme par ailleurs nous avions dans nos petits papier de monter vers Nurata, nous ferons ce bout de route supplémentaire avec elles, on partagera ainsi le taxi, c'est mieux. C. est absolument ravie que nous continuions encore un peu ensembles, elle nous le dit à plusieurs reprises dans la soirée que nous terminons en allant manger des spaghettis dans un restaurant "Italien".
Ouzbékistan? Eblouissant!
CatherineGil · 2006-09-10
Euh... Oui, je me rends bien compte que je m'éternise un peu, va falloir réviser tout cela à la baisse 😛 Mais merci Dolma 🙂
Ouzbékistan? Eblouissant!
Sch · 2006-09-10
C'est une superbe balade de te lire, vraiment, je ne me lasse pas 🙂
Et non, ce serait dommage de revoir cela à la baisse, au contraire, continues !!
Ouzbékistan? Eblouissant!
CatherineGil · 2006-09-10
😄 merci sch ! Je suis une incorrigible bavarde même à l'écrit !
Ouzbékistan? Eblouissant!
Dolma · 2006-09-10
Mais je n'ai jamais dit que tu fais trop "long" 😮 !!!
Tu peux continuer à ce rythme, ça convient parfaitement... 😏
Dolma
Ouzbékistan? Eblouissant!
CatherineGil · 2006-09-10
Le 24, nous voici en route pour Nurata. Gil mal réveillé, donne a notre chauffeur Cobi le double en dollars que le prix convenus. Cobir qui ne sait pas trop lui expliquer son erreur, il ne parle pas l'Anglais, Gil ne comprend pas le Russe, refuse en bloc le pactole. Gil ne comprend plus rien, heureusement Fatima est là, vigilante, elle remet les comptes à jour et, tout le monde rasséréné, nous prenons la route.
Le premier arrêt est pour la très ancienne fontaine de Karmana. ( comme elle n'a pas de vertus cachés A. ne goûtera pas son eau 😉 ) C'est une source très profonde abritée par une coupole . Les coupole ne sont pas là, comme on aurait tendance à l'imaginer, pour la seule admiration des touristes. Leur forme permet à l'air chaud de monter plus facilement le long de l'arrondi de la coupole et de s'échapper par l'ouverture qui est au sommet, garantissant ainsi un courant d'air permanent qui rafraîchit, ici l'eau, et l'empêche de croupir. Un système moins élaboré mais tout aussi efficace que celui des Maisons et des Citernes du Vent dans le désert de Dast-e- lut en Iran . Cette abondance d'eau en plein désert à été à l'origine du grand caravansérail de Karmana dont il ne reste que la porte monumentale. Plus loin la ville nouvelle de Navoï et nous continuons vers la vallée de Sarmich où se trouvent les pétroglyphes . Après une marche très facile de 3/4 d'heures une heure, nous découvrons les rochers tout à fait typiques en bordure de la piste. Il y a une multitude d dessins, les plus anciens étant réalisés selon une technique de percussion, comme à Chilas au Pakistan, sont ls plus beaux. Un guépard, un homme conduisant un chameau, des chèvres, autant d'offrandes aux dieux qui ont permis aux premiers caravaniers de franchir ces gorges sans encombres. On imagine facilement les campements anciens, établis dans la petite plaine en bordure de la rivière . Gil et A. n'en finissent plus d'escalader les rocher et de s'émerveiller. C. et moi, sommes un peu assommées par le soleil et retournons tranquillement à la voiture. Un autobus d'un autre âge, comme ils le sont tous ici, cahote au pas, péniblement, sur la piste, pour rejoindre un village à l'entrée des gorges, des enfants jouent dans la rivière et s'éclaboussent joyeusement quant à Cobir, il ronfle paisiblement à l'ombre. Notre arrivée le réveille et il nous explique, si je comprend bien qu'il à un mal au crâne carabiné dû à ...trop de magnétisme dans le coin ??? Ben vl'à aut'chose ! On lui propose un Doliprane mais il nous explique qu'il a déjà pris un cachet. Bien . Au bout d'une heure Gil et A. arrivent enfin, ravis de tout ce qu'ils ont pu admirer . Désert, désert jusqu'à Nurata. En arrivant, on voit la magnifique citadelle d'Alexandre le Grand, construite en suivant la forme de la Grande Ourse et on stoppe devant un très joli endroit très ombragé par des mûriers respectables, traversé par un canal d'eau vive où plein de tatchens sont installés. Là des gens pique-niquent, boivent un coup, jouent au jacquet . Nous nous arrêterions bien en leur compagnie mais, si nous ne monterons pas jusqu'à la citadelle, de quoi mourir avec cette chaleur ! Nous allons voir la mosquée et sa source, devinez quoi ? Miraculeuse pardi ! Pendant que A. s'adonne à ses patenôtres, nous allons voir le bassin, rempli de truites magnifiques et la source proprement dite, qui est une superbe résurgence au fond d'un bel aven. Raison sans doute de l'installation de la citadelle. C'est sur, toutes les source dans ce désert sont "miraculeuses", prometteuses de vie et de prospérité . A notre retour, Cobi qui à garé la voiture à l'ombre nous conduit vers un B&B où il a réservé notre repas de midi. L'endroit est charmant avec tonnelle et jardin, caché derrière de haut murs et un grand portail. Le plov qu'on nous sert est délicieux et nous profitons au maximum de ce moment de fraîcheur et de calme avant d'affronter la steppe désertique de Kizil-Kum parcourue par de gros troupeaux de moutons astrakan, gris anthracite et noirs et de vaches gardés par des bergers à cheval ou à dos d'ânes. Il fait une chaleur sèche, torride et des mini tornades comme on en voit parfois en été au Maroc se multiplient . Vers 17 heures on arrive aux camp de yourtes, monté très nettement là, pour accueillir des touristes avec tout le confort moderne possiblement envisageable dans cet endroit isolé ( douche collective, WC, cantine ) Pendant que Gil et les filles vont faire leur promenade à dos de chameau, je m'installe. Superbes ces yourtes, bien plus spacieuses et hautes que je l'imaginais avec une jolie porte en bois peinte de motifs floraux. Les sangles de maintient aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur de la yourte sont rehaussées de motifs de tissages multicolores, tout autour de la yourte court une bande de toile brodée, au sommet, autour de l'ouverture, voilée en ce moment par une cotonnade légère sont suspendus des mobiles de pompons de laine de couleurs vives et le feutre de la "jupe" de la yourte est maintenu soulevé le long des claie de bois à des endroits stratégiques pour laisser entrer le vent et rafraîchir . J'ai à peine le temps d'installer les matelas prévus à cet effet sur le tatchen extérieur de notre yourte que les voilà déjà de retour . La chaleur commence à tomber avec le coucher du soleil mais le vent redouble. Nous allons manger dans la cantine, un ragoût de légumes excellent, les traditionnels fromages à différents niveaux de maturité, à l'état "fromage blanc" comme assaisonnement des salades, le pain galette et bien sur aussi du miel et de la vodka. Celle-ci doit servir à allumer les réchauds en hiver...ouch ... c'est à peine si j'ose allumer ma cigarette après ça ! C'est que, je n'ai pas mon diplôme de cracheuse de feu moi !
Après le repas, Cobir vient m'avertir, "hé, miss", qu'il y a un "concert ". En effet, un joli feu de camp est allumé, des fauteuils en plastique installés tout autour et un homme vient nous interpréter en s'accompagnant à la balalaïka des chant traditionnels Ouzbek où il est question d'abord de la tristesse d'une mère dont le fils parti à la guerre lui est rendu mort, puis, et là toute l'assistance participe et rit à chaque stimulation du chanteur, les problèmes des femmes mariées....Et moi qui croyais qu'il n'y avait que les femmes Occidentales qui avaient des problèmes avec leurs époux 😎
Le ciel est si beau et il fait si bon que nous décidons Gil et moi de dormir dehors sur le tatchen. Une nuit superbe.
Le 25, on se réveille avec le lever du soleil, le ciel est bleu, rose, vert magnifique, on flemmarde un peu jusque vers six heures et demi puis on va se doucher, se doucher est un bien grand mot, à la douche collective . L'eau à l'odeur caractéristique du fer de la citerne mais cette eau glacée est un délice pour nos peaux desséchées par le soleil et le vent de la veille. Ensuite on va déjeuner de crêpes au fromage et au miel, charcuteries, fruits, thé, puis on se prépare à partir au lac de Ay-dar-kul . Le lac est d'un bleu extraordinaire avec ça et là des îlots de végétation flottante, l'eau à une température idéale, on se baigne et se re-baigne sans pouvoir nous sortir de là . Moi qui suis du signe Buffle ascendant Hypoppodame, j'ai l'impression que tout mon corps se réhydrate, comme si jusque là j'avais été une vieille éponge oubliée au fond d'une bassine !
Vers 11 heures Cobir qui a amené un pique -nique insiste pour qu'on le mange tout de suite. On n'a pas très faim encore mais bon...J'éclate de rire à voir sa tête un peu bougonne. Manifestement, il pense qu'il est plus facile de mener un troupeau de cent chèvre qu'un groupe de 4 touristes Français qui découvrent un lac pour la première fois ! Pendant qu'on retourne à l'eau, ben oui, qu'est-ce que tu veux Cobir, Gil a l'idée géniale de lui prêter les jumelles pour observer les oiseaux. Ca le fait patienter un bon moment puis, nous reprenons la route vers Cinto . Toujours la steppe, les troupeaux, les tornades de chaleur, la route qui était bonne jusqu'à présent se transforme petit à petit en piste . On s'arrête à un moment pour se renseigner dans un village, mais comme il y a un mariage, nous sommes bien sur invités et là, après le pique-nique à 11 heures, à l'heure du goûter, soupe, viandes, légumes, fruits et surtout le toast avec une vodka qui selon les dires de Gil est de pire en pire . Comme la précédente était de l'alcool à brûler pur, je me demande comment celle ci peut être pire et pendant que C. prend un fou rire terrible en voyant la tête que fait Gil pour l'avaler et que stoïque, elle s'en envoie une rasade, j'explique que je ne nitchevo ne piut cpiritnoye et que A., qui a l'air affolé à l'idée d'avaler ça, elle, prend des likarctva et que la faculté lui interdit toute consommation d'alcool ! Oufff sauvées par le gong ! C. Elle, rit toujours aux éclats....
Bon, les traditionnelles séances de photos et autre consultations d'albums de famille, finies, il est temps de nous avancer vers notre étape. Un tout petit bonhomme vient s'ajouter à notre équipage, nous sommes déjà trois à l'arrière avec lui, même tout petit, ça fait quatre. Bon, on s'entasse . C. rit toujours..... Au bout de quelques kilomètres Cobir qui craint de plus en plus pour ses amortisseurs sur cette piste, s'arrête et nous demande de continuer à pieds. Et nous voilà partis oh, pas grand chose, juste deux ou trois kilomètres de cote en plein soleil par à peine 40° à l'ombre 😛
La vallée est magnifique, un gros torrent, des petits champs, des noyer énormes et, tout le long du chemin des gens qui nous saluent une main sur le coeur et nous sourient. Enfin, on arrive à la maison du petit bonhomme qui est nôtre hôte pour ce soir. Sa femme et une petite fille fille sortent pour nous accueillir, et notre arrivée réveille un bébé qui dormait dans la salle. On se rafraîchit un peu puis, Gil, A. et C. infatigables, partent faire une ballade à dos d'âne cette fois ci . Moi, selon mon habitude, je m'installe sur le tatchen extérieur pour contempler le paysage magnifique. La maîtresse de maison vient me confier sa petite fille sur le tatchen, Cobir me demande de lui prêter les jumelles, un moment paisible et bien agréable . Gil et C. rentrent les premier . A. a voulu continuer la balade rentre plus tard avec notre hôte. Le nuit est là et, il faut se mettre à table. Nous qui avons mangé toute la journée somme incapables de faire honneur au repas, alors que nos hôtes ont de toute évidence mis les petits plats dans les grands pour nous recevoir. Heureusement Cobir croque ses concombres avec enthousiasme, goûte à tous les plats et nous aide à sauver l'honneur . C'est vraiment gênant ces plats qui repartent à peine entamés ....
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Sch · 2006-09-10
Serait-ce trop demandé que quelques photos pour encore plus nous faire rêver ? STP !
Quelle générosité Gil !! 😉
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CatherineGil · 2006-09-10
🙂, oui, excuses moi Dolma, j'avais mal lu 🙂
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CatherineGil · 2006-09-10
Je mettrai quelques photos plus tard, lorsque j'aurai cée mon dossier et mis des titres. Elles ne sont pas très très bonnes car nous n'avions pas trop en main l'appareil Ouzbek.
Gil ? oui en général il l'est, mais là, il finissait sa nuit 😇 et l'honnêteté de Cobir à été remarquable sur ce coup . Bien des gens, et sans aller plus loin que le bout de ma rue, auraient empoché le tout et il aurait fallu trois jours de palabres pour effacer le mal entendu ! D'ailleurs, tous les gens avec lesquels nous avons été en relation "d'argent" en Ouzbékistan ont été aussi scrupuleusement honnêtes, ne cherchant jamais à nous posséder, s'en tenant exactement à la négociation, rendant toujours très exactement la monnaie et il faut ajouter que nous n'avons jamais eu le moindre sentiment d'oppression même légère, que ce soit dans les bazars ou dans des quartier populaires, de nuit et mal éclairés .
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Sch · 2006-09-10
Super ! j'ai hate de les voir !!!
Voilà qui est tout à l'honneur des Ouzbeks ! Merci de le souligner car la plus part des gens ont plutot tendance à faire l'inverse 😕
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Pondy · 2006-09-11
Palsembleu!! un quart d'heure de lecture où je vis par procuration ton voyage dans ce pays totalement inconnu pour moi.
Du départ cahotant au douzième jour d'aventure, que d'évènements! que de découvertes !
Nous sommes le 25 août, il reste encore quelques jours avant le retour, alors j'attends la suite😏
C'est quoi les likarctva ?
Dom.
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CatherineGil · 2006-09-11
Le 26,
La nuit à été difficile pour Gil, gêné par la lumière laissée allumée toute la nuit pour le bébé, et pour les filles qui pensent qu'il y avait des puces dans la literie. Comme je leur fais remarquer qu'une nuit un peu à la dure n'est pas la mer à boire, les voilà tous les trois qui me tombent dessus, il paraît qu'en plus j'ai ronflé toute la nuit 😊 ! Ronfler ? moâ ??? Non mais ! Enfin s'ils le disent ! Le fait est que j'étais la seule à me lever de bonne humeur et en forme jusqu'à cette réflexion perfide 😠
Petit déjeuner sur le tatchen dehors devant ce paysage superbe de montagnes au soleil levant . Comme hier soir, c'est une profusion de plats . Gil, Cobir et moi faisons des efforts désespérés pour faire honneur à toute cette nourriture mais les filles ne peuvent goûter à rien. Il faut dire que les rognons en sauce au petit déjeuner, c'est pas facile, et le pain, comme souvent en montagne est dur. Bon mais restaient les fruits secs ou frais, le beurre, qui n'était pas du beurre "Président" certes, mais du beurre de montagne un peu grumeleux et la confiture et non, elles n'ont rien pu avaler .... Par contre, les voilà qui sortent des "cadeaux " tee-shirts, échantillons de savon et de parfums . Je suis de plus en plus gênée. Pour moi, un échange c'est aussi bien savoir recevoir que savoir donner mais là, j'ai vraiment l'impression que nous avons l'air de leur dire : ce que vous nous avez offert c'est de la m... d'ailleurs, on n'a pas pu fermer l'oeil de la nuit, on s'est levés avec des airs de zombies boudeurs et on n'a rien pu avaler, mais regardez ce que l'Occident a à vous offrir, comme c'est beau et inutile ! Bon, mais je suis peut-être trop compliquée, trop sensible . En tous cas, agacée par cette attitude, et pendant que les filles attendent les remerciements qui leurs sont dus, je m'avance à pieds dans la fraîcheur du matin . Le petit chemin est à l'ombre des gros noyers à cette heure ci, et il y a un trafic intense d'hommes et d'enfants à dos d'âne et de femmes qui vaquent à leurs travaux. Chaque personne croisée me salue d'un joyeux "salam " la main sur le coeur. Devant une maison, à l'entrée d'un hameau deux gros chiens de montagne ouvrent un oeil vigilant et battent de la queue mollement. Cet intermède calme et frais dans la nature me réconcilie avec la vie 🙂
La route vers Samarkand, au début est assez chaotique mais le paysage est magnifique avec les montagne au loin et toujours ces gros troupeaux de moutons de chèvres et de vaches dans la steppe. Arrivés à un gros bourg, nous faisons une halte eau et cigarette, c'est là que nous rejoignons la grande route Tachkent/Samarkand, excellente, presque un autoroute. A la halte cigarette suivante, Cobir nous arrête devant l'entrée d'un grotte où des nouveaux mariés "Russes" se font photographier et portent des toasts en jetant leurs verres derrière eux. Nous arrivons à Samarkand vers midi, Cobir tient absolument à nous conduire à l'hôtel Timur qui ne nous convient pas. Alors, il nous conduit vers le Zarina, recommandé par Nancy de VF et par le "mentor" invisible de A. auquel elle fait référence à tout instant et dés qu'elle parle à un Ouzbek, comme si chacun, juste à l'énoncé de ce nom était tenu de se mettre au garde à vous. Le Zarina nous convient bien, il est à deux pas du Registan en plein centre ville mais dans une petite impasse loin du bruit, parfait . Le patron qui parle excellemment bien le Français, se coupe en quatre pour nous loger tous, le fils de A. doit nous rejoindre ce soir. Il est temps de dire au revoir à Cobir et Gil, qui s'est super bien entendu avec lui tout au long de ces trois jours et lui doit une fière chandelle pour s'être abstenu d'empocher la poignée de dollars versée en trop, lui offre les jumelles qui lui faisaient tellement envie. Il est ravi . A. pour ne pas être en reste, lui offre les échantillons de parfum qui lui restaient ( grrr ) . Nous nous installons tranquillement puis allons manger une soupe de nouilles ( lagmas ) à la chaïkhana voisine recommandée par Nancy, ensuite nous nous dirigeons vers la place du Registan....Superbe, magnifique, les mots nous manquent. Le soir, nous attendons T. le fils de A. qui arrive de Tachkent en taxi. Content de nous faire partager son enthousiasme pour Samarkand qu'il à eu l'occasion de visiter durant son stage, il nous amène à un excellent restaurant avec ambiance de fête dans le parc central, puis au retour nous conduit au Gur-emir, absolument magnifique de nuit. Il discute un moment avec le gardien qui nous le laisse visiter de nuit. Nous apprendrons par la suite que les gardiens arrondissent ainsi leur salaire. Quoi qu'il en soit, l'intérieur du mausolée avec son bleu extraordinaire, est fabuleux. Sans personne à l'intérieur, l'ambiance est féerique. Pour un premier contact avec Samarkand, on ne pouvait rêver mieux. Merci T.
le 27, le guide retenu par A. vient nous chercher à l'hôtel à neuf heures. On retourne au Gur- Emir aussi magnifique de jour que de nuit mais, bondé de monde, on ne retrouve pas cette ambiance particulière d'hier soir. Ensuite on revient vers le Registan. Je discute un moment avec le guide sur la valeur symbolique de 4 minarets pour symboliser le monde manifesté et de la coupole pour symboliser le ciel, il est très intéressé, par la valeur symbolique du 4, alors, pour éviter de monopoliser la parole par ces détails qui n'intéressent que nous, je promets de lui faire parvenir un petit topo par mail dés mon retour en France ( c'est fait 🙂 )
Ensuite, il nous conduit, surtout visiter les commerçants des boutiques installées dans les madrasas du Registan, puis, chez un marchand de tapis où on nous explique les différentes technique de teintures naturelle pour la laine et la soie ( a quelque chose près ce sont les mêmes plantes que celles utilisées au Maroc, ce qui n'a rien d'étonnant ) par contre ici, la meilleure laine, la plus fine, celle qui prend le mieux la couleur est celle du cou et du poitrail . Il y a des tapis absolument splendide, du vraiment beau travail, alors que l'artisanat que nous avons pu voir jusqu'à présent dans les boutiques, mis à part les écharpes de soie, et encore, n'est vraiment pas au top de la qualité .
Le soir, après que A. ait ramené son fils au taxi pour Tachkent, on part vers 21 heures trente à la recherche d'une chaïkhana, que nous ne trouverons pas, par contre la mosquée Bibi-Khanoun de nuit, malgré son éclairage un peu chromo Américain n'est pas mal. A. fatiguée et agacée que nous n'ayons rien trouvé où nous restaurer, va se coucher tandis que C. Gil et moi, retournons à la chaïkhana voisine de l'hôtel où nous nous régalons de sorte de ravioles au légumes, de salade et de thé.
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CatherineGil · 2006-09-11
Je n'ai pas de clavier en cyrillique alors "likartcva" est une approximation phonétique de médicaments que les gens de la noce on corrigé immédiatement par un " ah ? pilula "😄
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CatherineGil · 2006-09-11
Le 28.
Ce matin, le guide est là de bonne heure. Il nous amène voir Bibi-Khanoun, bien plus jolie de jour que de nuit avec ses faïences crème et ses marbres blancs et toujours aussi monumentale, bien qu'elle ait beaucoup souffert du séisme de 1966 . En face, nous visitons la nécropole de Sakh-i-Zindar, une sorte de "rue", bordée des mausolées que se sont fait construire les proches d'Amur Timur=> Tamerlan. ( Son mausolée à lui est le splendide Gur-Emir ) Le lieu est étonnant de beauté, l'ambiance très particulière, un peu oppressante, mais magnifique . Le guide nous abreuve de détail qu'on retrouve dans Olizane 😉 . C'est fou ce que les guides francophones s'inspirent de Olizane ou...vice-versa peut-être, sans doute... Ensuite l'observatoire d'Ouloug Beg avec son fameux sextant en marbre, qui lui à permis de calculer, au XV° siècle, l'année stellaire avec une précision équivalente à une poignée de secondes près de celle de la NASA !
Le musée archéologique où on peut admirer les fresques découvertes par la mission Française d'archéologie ( nous avions vu un docu sur Arte à ce sujet )
Puis le mausolée du prophète Daniel qui est un endroit charmant en bordure d'un canal datant du XV° qui détournait déjà le cours de la rivière principale de Samarkand. Des gosses plongent dans l'eau au milieu des canards, des femmes viennent remplir des bidons à la fontaine.... miraculeuse, il y a des saules et de grands arbres, on se croirait dans une peinture naïve. Sur la colline, le mausolée et un très vieil arbre à voeux couvert de petits bouts de tissus. Alors que nous admirons le paysage, une femme arrive, détache un petit bout de tissus d'une branche et le laisse s'envoler dans le vent. Son voeux s'est réalisé nous dit le guide. C'est un joli moment ... qui suffira à faire exécuter à A. les trois tours réglementaires autour du tombeau de Daniel et à aller boire un coup à la source 🙂 . Le soir, on revient au restaurant du parc et au Gur-émir et toujours le même enchantement . Ce lieu est vraiment superbe, de nuit comme de jour. Le gardien nous indique que demain le premier ministre Japonais vient en visite à Samarkand avec le président Karimov . Cette visite conjuguée avec les festivités du 15ième anniversaire de l'indépendance risquent de compliquer les visites.
Le 29, je préfère me promener dans le quartier tranquillement pendant que Gil et les filles vont continuer les visites guidées. Ils rentrent à midi déçus, je ne regrette pas de ne pas les accompagnés. L'après-midi, pendant que nous nous reposons, Abdou, le patron de l'hôtel nous fait porter une invitation à dîner pour ce soir. Chic, c'est vraiment gentil, il nous précise qu'il ne fait pas ça avec tous ces clients mais qu'il nous trouve très sympas alors.... alors, alors 😇, je pense qu'il à un faible très prononcé pour C. ce qui n'est pas étonnant elle est tellement douce, gentille, gaie, charmante, tout le monde à un faible pour C. 🙂
Quoi qu'il en soit, ça nous fait très plaisir. On passe la soirée à parler de littérature Russe avec Abdou, qui est exactement de notre âge et de ces premiers films Russes qui nous ont fait rêver. Aaaah "Quand passent les cigognes " avec Alexeï Batalov.... et Tatiana Samoïlova ajoutent Gil et Abdou en choeur, et Gorki et Cholokhov qui décrit si bien l'âme Russe d'après Abdou . Alors je l'interroge sur cette nostalgie de la Russie et, à peu de choses près, il nous donne la même théorie que Dhélia, la guide de Boukhara . Il regrette que ses petits enfants préfèrent apprendre l'Anglais que le Russe à l'école et pense, lui aussi, que tenir le peuple dans une poigne solide est une bonne chose. Je n'ose pas l'interroger sur l'absence totale de presse, même étrangère, les seuls "journaux" que l'on trouve étant des journaux de mots fléchés .... ce qui nous a vraiment étonnés dans une grande ville comme Samarkand .
Après le repas, il nous conduit avec son fils en voiture voir les nouvelles illuminations de la nécropole Sakh-i-zinda et de la très jolie petite mosquée des voyageurs. De là, on a une vue magnifique sur Bibi-Khanoun, qui paraît encore plus imposante. Superbe.
Le 30.
Les filles doivent impérativement partir avant 14 heures leur dit Abdou si elles ne veulent pas être bloquées, la circulation sera interdite en ville à partir de cette heure là au cause de la visite officielle. Il s'occupe même de leur chercher un taxi qui les conduira jusque chez T. à Tachkent, c'est important parce que C. prend l'avion cette nuit.
En attendant, nous allons faire un tour à Bibi Khanoun . A. nous demande de la laisser seule. C. nous dit que c'est parce qu'elle veut accomplir...seule...le rituel de trois fois le tour du lutrin en marbre de Bibi... Bon. C. Gil et moi, montons jusqu'à la mosquée des voyageurs. Alors qu'on s'assied dans l'iwan pour admirer le plafond peint, quelqu'un nous apporte gentiment des raisins et du thé, la gentillesse des Ouzbeks n'est pas une légende, nous avons pu le vérifier maintes et maintes fois. On voudrait revenir vers la nécropole mais elle est fermée à cause de la visite officielle alors on rentre par le bazar de Bibi qui est immense. Le long de l'avenue du Registan, les petits marchands d'eau, de cigarettes et de souvenirs installés sur le trottoir sont repoussés vers les ruelles, la circulation se ralentit considérablement, il est temps de rentrer. On revient manger notre soupe aux nouilles habituelle à notre chaïkhana habituelle à coté de l'hôtel, A. est déjà là et leur taxi aussi . Le moment des adieux est arrivé . C. a vraiment été une très jolie rencontre, A. aussi, à sa manière 🙂 J'espère que tous les dieux cachés dans toutes les sources, et tous les saints lui apporteront tout le bonheur possible . Cependant je crains que le bonheur se cache davantage dans les remerciements qu'on leur adresse pour ce que la vie nous a accordé que dans les bienfaits qu'on en espère....
L'après-midi, à la recherche de la poste, dans des rues vides de voitures, nous découvrons le quartier Russe de Samarkand qui nous donne une vision totalement différente de la ville . De jolies maison peintes en couleur pastel, des rues bordées d'arbres, des églises orthodoxes, de l'autre coté du grand parc central. Nous nous promenons un moment, il y a un spectacle dans le parc, on demande si on peut y assister mais non, c'est pour la fête du 15° anniversaire et seulement sur invitation. Alors, on continue de se promener puis on va manger dans le parc coté Russe, un vrai poulet rôti, avec une vrai salade assaisonnée à la vinaigrette, avec ce drôle de basilic à feuilles rouge tellement bon et une glace délicieuse le tout pour à peine 3000 sums par personnes soit environ 2€🙂
Lorsqu'on rentre, la circulation est rétablie mais encore très modérée.
Ouzbékistan? Eblouissant!
Sch · 2006-09-11
Bonjour Catherine,
Je suis assidue comme tu vois ... 😉
4 étant le chiffre qui me poursuit depuis toujours je suis également preneuse de ton topo, si tu as envie de me l'envoyer en mp, ce serait avec plaisir que je le lirai.
Ouzbékistan? Eblouissant!
CatherineGil · 2006-09-12
Les 31, 1er, 2 et 3 septembre nous avons fait ce que nous préférons faire en voyage à savoir, revenir dans les lieux qui nous ont le plus plu, nous asseoir, regarder les gens, nous pénétrer d'une atmosphère. A Sahk-i- Zinda, il n'y à presque personne et un homme vient me faire voir un album photo avec ces photos datant du début du XX° siècle qu'on voit un peu partout. La place du registan lorsqu'il y avait le bazar, les divers monuments de Samarkand avant leur restauration, la famille du dernier émir, mais aussi des derviches, la barbe jusqu'à la ceinture, des hommes à l'air martial, des femmes dans leurs plus beaux atours, des familles d'un autre âge qui posent fièrement pour la photo. Tous ces gens paraissent si lointains et pourtant, je suis certaine que plusieurs dans les dernières photos de l'album vivent encore 🙂, il y a bien plus de décalage entre la vie que je suppose de ces personnages et aujourd'hui qu'entre les gens de nos albums de famille, pour aussi vieillots qu'il paraissent et le XX° siècle 🙂
Dans la cour d'une des jolies madrasas du Régistan nous rions avec les deux jeunes, ils sont frère et soeur nous disent-ils, qui tiennent la boutique principale, à propos du "cobra". En effet le premier jour, Gil. avait assisté à un incident : un attroupement, un homme qui sort en courant, d'autres personnes qui crient, il s'informe et quelqu'un lui dit qu'il y a un cobra qui est rentré et se cache sous un meuble ! En fait de "cobra" c'est juste un serpent un peu gros, qui a rapidement été tué par quelqu'un mais cet épisode, les fait mourir de rire. Du coup, Gil est devenu "mister cobra". Plus tard nous rencontrons Farruh, notre guide avec lequel nous discutons un moment.
Le 1er, il fait un temps vraiment étonnant, toute la ville est sous un énorme nuage de sable, on n'y voit pas à vingt mètres et respirer est vraiment pénible, sans compter que dès que l'on sort, on est couverts de poussière. Dans les rues, uniquement les gens qui sont obligés de sortir, le tout sans un seul air et une chaleur étouffante. On en profite pour visiter des musées.
Le lendemain Abdou nous annonce, " hier tout le désert s'est abattu sur la ville !". Partout, dans les rues et dans l'hôtel, tout le monde traque la poussière, tout le monde arrose les trottoirs les plantes et même les arbres. Abdou nous recommande puisqu'on a le temps d'aller visiter la mosquée Habd-i-Daroum . Daroum comme de l'extérieur où hors les murs, et il a raison. le lieu est calme, charmant, avec son bassin octogonal, ses platanes centenaires, son iwan aux colonnes et plafonds de bois peint, simple, mais très vivant avec des gens qui entrent et sortent, viennent voir l'imam, discutent avec lui ou s'assoient à ses cotés. On reste là un bon moment puis on va marcher dans la campagne. Le soir, dîner au Marco Polo qui ne paye pas de mine de l'extérieur mais en fait n'est pas mal du tout.
Le trois, on va à Chakhrisabz. Une promenade de deux heures de route, à travers le Zerafchan et le col de Takhtakaratacha ( oufff ). Une montagne pas très haute mais qui pend des airs de Pamir avec sa vallée profonde. L'ambiance à Chakhrisabz est particulière. D'abord, ici, les gens sont bien plus typés "asiatiques" qu'à Samarkand, ensuite, dans le jardin devant les restes énormes du Palis Blanc de Timur, il y a foule et au moins une vingtaine de mariages, les mariés se faisant photographier à tour de rôle, chaque mariage ayant son équipe de musiciens avec ces longues trompes au son étonnant.
L'ensemble du Dor-us-Tilivat n'est pas mal du tout avec bien entendu ses coupoles turquoise mais à l'intérieur au lieu des mosaïques, il y a des peintures très fines bleu sur fond blanc. Nous nous perdons dans le bazar où cette fois ci nous admirons tout plein de pièces de ces tissus qui servent à faire les robes, on se gave de pâtisseries très feuilletées au miel et bien sur après il nous faut trouver de l'eau et puis, il est temps de revenir vers l'endroit où se garent les Damas, ( taxis collectifs ) Le retour sera un peu agité car en plus de nous deux, il y à quatre vieux messieurs endimanchés qui s'installent, dont un très digne qui hélas est malade en voiture, tandis qu'un autre craint les courants d'air et rouspète dés qu'on ouvre pour donner de l'air à celui qui est malade et un troisième qui ne sait où loger sa canne et sa patte raide ! On s'arrête vingt fois pour essayer des places différentes comme au jeu de l'âne sans succès ! Heureusement, pour le plus grand soulagement du chauffeur et de nous mêmes on arrive au Régistan en ayant évité le pire !
Ce soir, on est à nouveau invités par Abdou, au menue pot-au-feu Ouzbek, délicieux et dans la conversation, encore et toujours ce problème de langues avec les uns qui parlent Kirghize, les autres Kazakh, les gens de notre génération qui parlent le Russe et lisent de préférence le cyrillique, les jeunes qui eux parlent Ouzbek, écrivent et lisent ce nouvel Ouzbek "latinisé", ne choisissent plus le Russe comme seconde langue privilégiée, lui préférant l'Anglais..... Ca a l'air d'être un vrai problème de société dont les gens parlent entre eux, très souvent les gens nous ont précisé quelle langue ils pratiquent, dont les générations s'accommodent plus ou moins mais dont le pays ne parle pas puisque la télé n'en parle pas et qu'il n'y a pas de presse. En fait, le problème se réglera de lui même de façon autoritaire puisque l'école est obligatoire jusqu'à 16 ans et que la seule langue qui y soit pratiquée est cet Ouzbek moderne, latinisé.
Le 4, faire nos sacs et se préparer à partir.... Un dernier au revoir au Registan et au Gur-Emir et voilà. En attendant Abdou pour le saluer avant notre départ, je me fais piquer par une de ces grosses abeilles à cul jaune . Connaissant, la signification des abeilles dans le langage métaphorique des Derviches, je ne sais pas si je dois me sentir flattée de cette attention particulière ou bien châtié 😮 Quoi qu'il en soit, mon coude prend rapidement la forme d'une pastèque palpitante, rouge et douloureuse 😕 Abdou n'arrive pas, nous faisons la bise à Zina son épouse et nous partons car il est l'heure de trouver un taxi qui nous conduira à la gare.
Dans notre compartiment, une jeune femme, son petit garçon de trois quatre ans et deux énormes messieurs aux allures de calife. Sous nos yeux le paysage défile, jardins, vergers, rizières, champs de coton, plus loin, dans une zone de désert vert de gros troupeaux de vaches et de moutons soulèvent de grandes traînées de poussière menés par des bergers à cheval, pressés sans doute de rejoindre des fermes, des campements où des villages, invisibles depuis le train. On nous apporte du thé, puis un en-cas. Le petit garçon chouine, il a sommeil alors sa mère lui met la tête sous son tee-shirt et malgré son âge, il lui prend le sein puis bien au chaud, il s'endort. Alors, elle l'installe sur leurs deux places et c'est tout naturellement que les hommes se lèvent, vont dans le couloir, à tour de rôle, pour que la mère ait une place assise. Il fait nuit depuis un moment lorsque nous arrivons à Tachkent. Un taxi nous conduit à l'aéroport, on cherche la consigne qui aujourd'hui ne fonctionne pas ! Alors, on revient à la chaïkhana de l'aéroport où on avait passé un moment en partant pour Kiva. La dame nous reconnaît, elle est tout sourire, gentillesse et attention. On lui demande si elle ne voudrait pas nous changer nos derniers sums contre des dollars, alors avant même qu'on ait eu le temps de lui dire de ne pas se déranger, la voilà qui court partout et se met en quatre pour nous trouver un changeur.
Ensuite, et bien c'est nuit blanche, puis Moscou et Paris et la boucle est bouclée 😄
C'était un beau voyage, 🙂, merci de m'avoir lue.
Ouzbékistan? Eblouissant!
Dolma · 2006-09-12
Tu nous remercies de t'avoir lue et moi je te remercie de nous avoir permis de partager avec toi (vous) cet Ouzbékistan, alors, oui, la boucle est bouclée 😏 ! Jusqu'à ton prochain voyage...
Dolma
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Sch · 2006-09-13
D'accord avec Dolma ! 🙂
Formidable votre voyage et superbement raconté !
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CatherineGil · 2006-09-13
Merci !
Voici un aperçu en photos 🙂
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Sch · 2006-09-13
C'est tout simplement splendide 😎 waouh !
As-tu le nom des lieux ? (j'abuse là ...😊)
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CatherineGil · 2006-09-13
😛, mais non, tu n'abuses pas je me rends juste compte qu'en plus d'être grandes comme des timbres poste le titre des photos n'apparaît pas 😠
La 1 - C'est le bazar de Tachkent, ce qui m'amusait ce sont les marchandes de robe qui se promènes ace leur stock sur le dos
La 2 - c'est Boukhara : le Poy Kalon, en des temps moins cléments on jetait les infidèles du haut du minaret 🏴☠️
La 3 - C'est notre camp de yourtes .
La 4 - C'est au delà de Cinto dans la montagne
La 5 - C'est le Gur-Emir à Samarkand
La 6 - C'est une vue de la nécropole de Sakh-i-Zinda à Samarkand
la 7 - C'est la mosquée "hors les murs" de Habd Daroun
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Sch · 2006-09-13
Merci 🙂🙂🙂
Grands comme des timbres poste mais très évocateurs sur la beauté des sites !
Vraiment, cela donne envie ... dommage que ce ne soit pas prévu au programme !! je vais vers l'ouest et c'est à l'est ! une autre fois !
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Mariannehon · 2006-09-14
Revoir à la baisse ? Surtout pas... quel délice !
Encore... encore...
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Pondy · 2006-09-14
Et voilà, je viens de terminer la lecture de ton voyage estival et je me suis régalée. Likartcva = pilula : tiens ! ça peut me servir 😉
Nous tirerons une bordée dans ces contrées, ça c'est sûr, reste à savoir quand...
Les yourtes en timbre-poste, de quel matériau sont -elles faites ?
Dom.
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CatherineGil · 2006-09-14
🙂, J'ai essayé d'agrandir un peu 😄
1- L'intérieur de notre yourte,
2 - Le camps de yourtes le matin
Les yourtes sont en feutre et parait-il supportent bien la neige. Dans ces cas là ils mettent un poêle au milieu. Avis au amateurs de voyages hivernaux . Brrr.
Mais j'y pense, lorsque nous nous promenions du coté d'Erzurum en voyant ces énormes troupeaux d'oies, gardés par des petits aux joues rouges, je me racontais des histoires de confits d'oies et de couettes pour l'hiver 😛 Toi qui t'es aventurée dans ces régions en hiver, sais-tu ce qu'il en est ? Et les loups en Anatolie, nous avons un ami, qui nous racontait en avoir entendu l'hiver autour des hameaux, d'où ces chiens impressionnants et pas commodes .
Oui, nous aussi nous reviendrons en Ouzbékistan, c'est sur ! Mais en camping car, là on a été un peu frustrés de ne pas être plus en contact avec les gens, ils sont tellement accueillants, un vrai bonheur . Cette gentillesse est un des points forts du voyage .
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Pondy · 2006-09-14
Oui, oui, je vois mieux, c'était pour cacher que tu allais dans des yourtes cinq étoiles😏, c'est magnifique
Pour nous, pas d'oies. Nous n'étions que déconfits de la froidure quotidienne...
Et des chiens qui cavalaient comme des fous pour nous choper les mollets..
Et du blanc, encore du blanc, une immensité blanche qui cachaient même les hameaux..
Moment parfait de solitude et de silence.
Dom.
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CatherineGil · 2006-09-14
Merci 🙂 !
Comme Pondy, j'ai moi aussi bien aimé vos contributions au post d'Aristomakos sur la Russie... Je caresse le rêve de faire un Moscou Vladivostok en train à l'automne 2007 avec arrêt au Lac Baïkal. Pour le moment, je n'ai pas trouvé de coéquipier/pière, mon mari n'a aucune envie de faire ce long trajet en train et les gens à qui j'en parle disent eux aussi "en rêver" mais ont peur de s'ennuyer pendant les trois semaines que je prévois et moi, pas question de faire plus rapidement. Je veux pouvoir m'arrêter où bon me semblera 😛 Alors, bon, pour le moment, mon seul compagnon de voyage sera mon sac à dos... Bavarde comme je suis, j'ai intêret à faire rapidement des progrés en Russe 😄
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Yangguizi · 2007-03-19
Je m'y vois déjà! La décision est prise, y a plus qu'à trouver le billet d'avion.
Moi qui suis très porté sur les attraits gastronomiques des régions que je traverse, j'avoue n'avoir aucune idée de ce qui m'attend là-bas. Un iranien m'a dit que ce serait très proche de ce qu'on trouve en Iran (c'est-à-dire pas bon dans les restaurants, et très bon quand on peut se faire inviter). Toi qui connais les deux pays, confirmes-tu?
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Edb · 2007-03-19
J'ai un peu peur de la réponse... 🤪
Je dois y aller à Pâques et ce que j'en ai lu ne m'a pas vraiment mis en appétit. J'ai l'impression qu'il ne faut pas craindre le gras... Mais je suis aussi curieux de ce que les survivants de la cuisine ouzbek en disent !!
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CatherineGil · 2007-03-19
Bonjour Yangguizi,
Effectivement, je n'y avais pas pensé mais la cuisine en Ouzbékistan est comme la cuisine en Iran : utilitaire, rien à voir avec la cuisine plaisir qu'on peut trouver ailleurs.
Cependant, la cuisine en Iran était d'une tristesse alors qu'en Ouzbékistan, elle est plutôt d'inspiration multiple.
Les salades et les fruits excellents, mais ça ne nourrit pas son homme j'en suis bien consciente ! Les chachliks ( brochettes souvent très grasses ) alors au restaurant personnellement, je privilégiais soupes de nouilles, raviolis, salades.
Par contre chez les gens le pvlov, plat "national", sorte de ragoût, varie comme le pot au feu chez nous selon les recettes familiales, moi j'aimais bien. Les petits déjeuners sont souvent très riches et abondants ça permet à midi de se contenter de fruits, ou d'un thé avec du fromage et du pain .
Surtout, surtout, ne pas oublier de boire beaucoup de 'eau et du thé, beaucoup de gens se plaignent de "tourista" en fait, il fait tellement sec qu'ils sont malades parce qu'ils se déshydratent, étant donné leurs problèmes intestinaux ils pensent que ça s'arrangera s'ils boivent moins mais ça ne fait qu'aggraver la situation... Bon, 😉, à toi grand voyageur pas la peine de le rappeler mais....
Les restaurants qu'on a bien aimés
A Tachkent : le folklorique et très mode mais sympathique " Caravan" un peu cher pour le pays, mais bon. A coté de l'hôtel "Grand Ozru " que nous avons bien aimé aussi.
Et puis les tchaïkhanas installées sur l'herbe dans le quartier de " Brodway".
A Kiva : la Chaïkhana qui s'installe en terrasse à coté de chez " Lola".
A Boukkhara : les petits déj. pantagruéliques de chez Fatima .
Les tchaïkhanas autour du réservoir central en face de Divanbeg pour de jolies salades à midi à l'ombre des gros mûriers et au "frais" très relatif du grand réservoir.
La soirée au DivanBeg, sympathique et pas du tout le piège à touristes que je pensais lors de notre réservation, le repas est très bon aussi.
Un restaurant Italien, "l'Europa" 153 rue Nakhchbandi.
A Samarkande : N'importe quel restaurant de plein air dans le parc central . Là les chachliks sont davantage au goût européen ( pas grasses ) et de l'autre coté du parc central, coté quartier Russe un café restaurant où on peut avoir un bon poulet grillé et une glace maison extra.
Le restaurant Marco Polo qui ne paye pas de mine à l'extérieur mais pas mal du tout.
Sinon la tchaïkhana, sur le trottoir de droite en montant vers la place du Reghistan. On choisit les plats à la cuisine installée dehors sur le trottoir ( soupe de nouille, ravioles de légumes, plov ( grassouillet ), chachliks ) Salade et thé, bière etc... à l'intérieur en attendant le plat.
repas + cher si on monte à l'étage pour exactement bien entendu la même cuisine et le même service.....
Voici un aperçu de nos expériences 🙂, je suis ravie pour toi, tu vas voir, c'est magnifique et les gens d'une gentillesse extraordinaire .
Un truc qui m'a vraiment surprise il n'y a pas même dans les grandes villes un seul journal d'information. Ni Ouzbek, ni étranger. Pas étonnant, tu me diras mais tout de même, c'est la première fois que je vois ( ou plutôt que je ne vois pas ) ça
Si tu veux des adresses ou des tél. plus précis, je suis à ta disposition.
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CatherineGil · 2007-03-19
😄, Bonjour edb
La nourriture en fait est très secondaire par rapport aux merveilles que tu vas voir 🙂
Même réponse que pour yangguizi, je suis ravie pour toi aussi, c'est vraiment un des plus beaux voyages que nous ayons fait.
Si tu as besoin de renseignement, n'hésite pas si je peux répondre, je le ferai avec plaisir.
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Yangguizi · 2007-03-19
Merci pour ta réponse si enthousiaste et bien documentée. Je garde ça pour le moment dans un coin.
Je n'en suis qu'à la phase où j'ai décidé de ma destination et où je cherche un billet d'avion. Je n'ai encore rien prévu et ne me suis pas documenté sur le pays, même si, puisqu'il me fait rêver depuis longtemps, j'ai beaucoup lu sur ses villes aux noms magiques. Je suis sûr que ce sera un très beau voyage, et quand je commencerai à avoir des questions, je les poserai. Mais j'ai quand même commencé par l'essentiel, la bouffe. Plus important encore que la culture, les gens, la langue, l'hygiène, les paysages. Le plus important quand on va quelque part, c'est la bouffe!
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Edb · 2007-03-19
C'est gentil... Il y a trois carnets de voyage ici vraiment très bien sur l'Ouzbekistan (dont évidemment celui-ci !). Alors j'ai pas vraiment de question pour le moment... 🙂🙂
J'ai pas mal hésité avec l'Iran comme destination et je me suis dis qu'il fallait peut-etre un peu plus de temps pour l'Iran (2 semaines) et puis les horaires de vols étaient mieux pour les enfants. Par contre -je ne veux pas passer pour un gourmand impénitent, mais-, j'avais une image beaucoup plus positive de la cuisine iranienne !!!
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Edb · 2007-04-15
Salut, je reviens juste d'Ouzbekistan et je voudrais vite tordre le cou à cette rumeur : on mange pas si mal que ça en Ouzbekistan (mieux à mon avis que dans pas mal de pays orientaux) et c'est pas si gras que ce que j'imaginais (faut dire que les commentaires du Petit Futé ne m'avaient pas vraiment détendus) ...
Moi qui m'était résigné à perdre quelques kilos pendant ces deux semaines, j'en ai été pour mes frais !
Salades, brochettes, soupes, riz, sortes de ragouts... Et oui on fait mieux que survivre ! Avec vin ou bière pour faire passer tout ça : tu peux y aller les yeux fermés (et la bouche ouverte !) 😉
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Mamina64 · 2007-05-05
A la recherche d'infos sur un voyage que nous souhaitons faire en octobre, je tombe sur votre carnet que nous avons dévoré mon mari et moi en quelques heures !!! nous pensions partir en "organisé" mais style chez l'habitant et randos (Nomades Aventures pour ne pas les nommer) et du coup votre récit nous donne l'envie de tenter le coup en individuel... enfin, avec un couple d'amis, à quatre il me semble que çà peut être sympa et pas besoin de chercher des compagnons pour partager les transports !
Une seule chose me fait hésiter : à chaque fois que nous sommes partis seuls, si nous y avons gagné en flaneries, en contacts, en contemplation, nous avons aussi perdu du temps en recherche de transport, d'hébergement... il faut de toutes façons un minimum de réservations j'imagine.. comme ailleurs.
Pour l'Ouzbékistan, comment réserver le vol intérieur Tachkent-Khiva ou Nukus ? aviez-vous prévu vos maisons d'hôtes ds les grandes villes ? les aviez-vous réservé de France ou la veille sur place ?
Comme vous, nous avons la soixantaine, nous aimons partir souvent, quid maintenant de la réaction des enfants et petits-enfants ???? 😉
Bien cordialement,
Ouzbékistan? Eblouissant!
Mamina64 · 2007-05-06
A quand le carnet de voyage sur l'Ouzbé. ? On attend çà avec impatience... surtout ceux qui partent bientôt !!! 😉