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Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Discussion started by Yuri66 on 2016-01-21

79 replies

English translation pending — showing the original.


Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Yuri66 · 2016-01-21

Le Japon... un fantasme enfin à portée de main. Etudiant en géographie et aménagement, j'ai eu l'opportunité (financière) de passer 18 jours dans ce pays si éloigné mais pourtant si... éloigné de nous. Fantasme car je suis passionné par tout ce qui tourne autour du Japon, notamment sa culture vidéoludique, son cinéma, sa nourriture, et sa politique d'urbanisme aussi (mais je ne vais pas vous embêter avec ça, c'est mon côté géographe).

Bref voici mon carnet de voyage de ce séjour trop court entre mai et juin 2015.

Les dates : du 18 mai au 4 juin

Le programme :

J1 : soirée à Osaka J2 : Himeji Castle - hauteurs de Kobe J3 : Nara J4 : aquarium d'Osaka J5 : Amanohashidate J6 : Okayama - Takamatsu

J7 à J11 : Kyoto

J12 à J18 : Tokyo

Météo

Une soirée de pluie fine, une soirée de pluie forte, et deux après-midi de pluie continue. 2 journées grises mais sans pluie. Tout le reste du temps du soleil avec des températures maximales proches de 30°C, et même plus. Nous avons eu une chance inouïe et on en a bien profité.

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Yuri66 · 2016-01-21

J1 : soirée à Osaka

Nous partons de Barcelone le 17 mai pour arriver à l'aéroport du Kansai le 18 à 17h45. Atterrissage d'ailleurs assez impressionnant car l'aéroport étant construit sur un petit polder, la piste ne se dévoile que quelques secondes avant le contact avec le sol et on a vraiment l'impression que l'avion va plonger.

Qatar Airways... absolument rien à dire : avions neufs et propres, personnel aux petits soins pendant tout le voyage, nourriture très bonne. Le seul bémol est évidemment le transit à Doha.

On arrive sous un ciel bien couvert. La nuit approche, le temps de sortir de l'aéroport et de se familiariser avec le train. On arrive au bout de 40 minutes de trajet à la station de Shin-Imamiya, et c'est là que les premiers problèmes arrivent (et oui ça vient tôt). Impossible de nous repérer pour trouver notre hôtel, nous nous perdons dans le quartier de Nishinari, l'occasion de comprendre pourquoi ce quartier était si "détesté" par les Japonais voire comparé à un ghetto. Effectivement il y a beaucoup de SDF et les rues sont un peu plus sales qu'ailleurs, mais à part ça je l'ai trouvé plutôt sympa avec pas mal de restaurants de rue, et surtout une accessibilité maximale à la région du Kansai et à la ville d'Osaka avec la station de Shin-Imamiya qui dessert un grand nombre de destinations et qui fait partie de l'Osaka Loop Line.

Il était un peu plus de 21h quand nous sommes sortis de l'auberge et c'était le moment de manger. Pour cela direction le quartier de Tennoji à 15 mn à pied, où nous tombons sur un petit restaurant de rue spécialisé dans les Takoyakis. Et là première claque gustative, mon dieu que c'est bon ! Nous visitons (très) rapidement le quartier sous une pluie fine désagréable avant d'aller nous coucher aux alentours de 23h pour limiter les effets du décalage horaire.

Vue du quartier de Tennoji depuis la gare.

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Yuri66 · 2016-01-21

J2 : découverte du Kansai avec Himeji Castle et les hauteurs de Kobe

Lever aux aurores pour notre première excursion consacrée à un château que je voulais absolument voir et qui venait à peine d'être ré-ouvert suite à une rénovation de quelques années : je parle évidemment du château d'Himeji, qui porte le nom de la ville dans laquelle il se situe, ville moyenne d'un demi-million d'habitants et située sur l'axe principal du Shinkansen, le long de la mégalopole japonaise. Il fait pas beau, mais pas de pluie prévue.

Nous sommes donc allés en direction de la gare... non d'abord du Family Mart, pour acheter de quoi nous nourrir pour la matinée. Je suis tombé addict de ces supérettes ouvertes 24/24 et qui vendent des produits alimentaires très bons et pratiques pour manger sur le pouce. Nous sommes ensuite allés direction la gare de Tennoji pour échanger le voucher contre un JR Kansai Wide Area Pass, un pass d'une durée de 5 jours qui permet de prendre le Shinkansen jusqu'à Okayama, d'explorer une grande partie du Kansai et même d'aller jusqu'à Takamatsu sur l'île de Shikoku ! Nous allons d'abord direction Shin-Osaka, une gare gigantesque et blindée de voyageurs en permanence, puis direction Himeji en Shinkansen !

Arrivés sur les lieux, il est facile de se diriger vers le château, les indications ne manquent pas et sont présentes dès qu'on s'éloigne du quai d'arrivée. 1000 yens l'entrée, et déjà un extérieur pour le moins impressionnant :

8h30, le château n'ouvre ses portes que dans 30 minutes, et déjà beaucoup de touristes.



Une visite des extérieurs et de l'intérieur du château faite en un peu plus de 2 heures en prenant notre temps. La visite de l'intérieur a été très instructive, les textes en anglais nous ont permis de connaître l'histoire de ce château et ses caractéristiques en profondeur.

Vue sur la ville d'Himeji depuis le château. Ils se planquaient là les guerriers pour surprendre les ennemis ! En sortant de l'enceinte du château on voit des touristes débarquer en masse, à tel point que certains ne peuvent même pas entrer car il y a un quota du nombre de visiteurs mis en place afin de limiter les risques de dégâts matériels. Donc conseil que je vous donne : venez dès l'ouverture !

On se dirige ensuite vers le Koko-en, le jardin du château situé à 400 mètres. A ce moment-là le soleil débarque, il commence à faire bien chaud et l'humidité est un peu désagréable. Alors oui je sais on n'est pas en août, ça doit être bien pire, mais je n'aime pas la chaleur 😛 Le jardin est plutôt petit, on en a fait le tour en une heure, mais il offre des paysages harmonieux et parfois somptueux.



Tu la sens l'envie de perfection ?

Nous allons déjeuner dans un petit resto non loin du château, où peu de tables sont disponibles mais qui est uniquement pour des Japonais, et ça j'aime ! Les menus sont uniquement en japonais mais heureusement des photos permettent de savoir ce qu'on va prendre. Encore une fois nous nous sommes régalés !

Visite rapide de la ville d'Himeji, peu intéressante au premier abord, puis nous retournons à la gare pour reprendre le Shinkansen direction la gare de Shin-Kobe pour une petit promenade sur les hauteurs de la ville.

Le départ du sentier a été très difficile à trouver. C'est donc une promenade d'un peu moins de 2 heures aller-retour dans un paysage forestier. Vers la moitié on peut bénéficier d'une vue splendide sur la skyline de la tristement célèbre Kobe :







On arrive dans une sorte de petit quartier composé de quelques maisons et de quelques restaurants luxueux, rien d'intéressant donc et on revient sur nos pas. Petite déception car je pensais arriver à Nunobiki, un jardin aromatique célèbre, mais on s'est apparemment trompé de chemin.

Nous rentrons à Osaka en fin d'après-midi, et après un petit temps de repos à l'hôtel nous nous dirigeons dans le fameux quartier de Namba, réputé comme étant l'un des plus animés de la ville, et il y a effectivement beaucoup de monde (et encore nous ne sommes qu'un mardi soir). Ici les nombreux passants et touristes côtoient les indénombrables restaurants et boutiques qui se vendent à coups de néons fluo et de maquettes gigantesques. La plus célèbre rue du quartier est la rue Dotonbori, symbole de cette flamboyance unique des grandes villes japonaises. Les panneaux publicitaires, les sons, le canal... Tout cela excite la rétine et crée un paysage urbain totalement désorganisé mais en même temps impressionnant.

Un Times Square miniature.

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Fuchan69 · 2016-01-21

Cool! J'adore le Kansai! Dommage pour toi que tu ne sois pas pu aller jusqu'à l'observatoire à Kobe (encore plus haut que le jardin). La vue sur Osaka et Kobe est somptueuse, de jour comme de nuit:

Vivement la suite

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Yuri66 · 2016-01-22

Ah oui effectivement c'est encore plus frustrant du coup, je vais penser à y retourner la prochaine fois !

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Masterpo · 2016-01-22

Merci pour ce CR prometteur. Tu peux demander à ce qu'il soit mis dans les Carnets de voyage, ça présente l'avantage d'avoir plus de visibilité et de pouvoir modifier les messages sans limite de temps...

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

CalamityGin · 2016-01-22

Bonjour Yuri,

je suis passionné par tout ce qui tourne autour du Japon, notamment [...] sa politique d'urbanisme aussi (mais je ne vais pas vous embêter avec ça, c'est mon côté géographe).

Personnellement, ça ne m'embêterait pas du tout d'avoir le point de vue d'un géographe sur ce sujet passionnant, bien au contraire. Je suspecte même que je ne serai pas la seule ...

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Yuri66 · 2016-01-22

Personnellement, ça ne m'embêterait pas du tout d'avoir le point de vue d'un géographe sur ce sujet passionnant, bien au contraire. Je suspecte même que je ne serai pas la seule ...

Ravi que ça vous intéresse ! Ca marche, de toute façon j'ai pas pu m'empêcher de faire ma petite analyse géographique sur la rue Dotonbori 😛

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Genevoyage · 2016-01-22

Bonjour,

En sortant de l'enceinte du château on voit des touristes débarquer en masse, à tel point que certains ne peuvent même pas entrer car il y a un quota du nombre de visiteurs mis en place afin de limiter les risques de dégâts matériels. Donc conseil que je vous donne : venez dès l'ouverture

Même en arrivant AVANT l'ouverture, j'ai fait la queue pour entrer au château d'Himeji (c'était certes un samedi, en novembre dernier). Mais la visite de ce lieu extraordinaire justifie largement une longue attente ! Ceci dit, je crois avoir encore préféré le château de Matsumoto - plus intimiste -, à celui d'Himeji.

Je continue à suivre avec grand intérêt ce récit. Et le point de vue du géographe sur le Japon m'intéresserait également ! 😉

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Yuri66 · 2016-01-22

J3 : Nara : un jet-lag, un mal de dos, des temples, et du tofu

Lever aux aurores encore une fois, une petite difficulté à se lever (on commence à sentir le jet-lag), et surtout un mal de cou et de dos indescriptible qui va me gâcher la journée. Vous l'avez compris difficile pour moi de m'habituer au futon... Aujourd'hui ciel tout bleu et soleil qui tape de bon matin. Il est un peu moins de 8h quand nous prenons le train à la station de Shin-Imamiya pour nous rendre à Nara, l'une des anciennes capitales du Japon. Le train est bien rempli et nous nous asseyons en compagnie de quelques écoliers japonais. Tout n'est que silence mais l'ambiance engrangée est dépaysante. Je ne saurai pas comment expliquer cette ambiance, c'est une accumulation de petits détails (trains ultra-propres, silence total, voix en japonais...) qui font que je me sens vraiment sur une autre planète. C'est juste grisant.

On arrive à la gare de Nara au bout de 30 minutes, et l'on se dirige sans plus tarder au Todai-Ji avant l'affluence massive des touristes. Et ba en fait c'est blindé dès 9h00, et pas qu'un peu ! Nous passons par le fameux parc de Nara où se trouvent plein de cerfs et de daims en totale liberté. Puis on arrive devant l'entrée du Todai-Ji. Claque ! Tout, jusqu'au bouddha, est gigantesque et surtout bien typique.









On dirait pas comme ça mais le temple était blindé de touristes, c'était très difficile de circuler. On se hâte donc de faire le tour puis on quitte cet endroit pour nous diriger sur les hauteurs de Nara. En sortant du complexe principal on se fait accoster par un groupe de deux écoliers qui souhaitent nous poser des questions en anglais, lesquels inscriront nos réponses en anglais sur leurs feuilles. Ca doit être une façon pour eux d'apprendre l'anglais sur le terrain. Echange sympa, et ils nous donnent un petit origami pour nous remercier d'avoir répondu à leurs questions.

Sur la route nous croisons des groupes d'écoliers en tenue uniforme (t-shirts blancs et casquettes bleues). On aurait dit des Schtroumpfs c'était rigolo. Ambiance bonne enfant, ils nous ont tous dit bonjour en chœur ! Mon mal de dos s'intensifie mais je parviens à l'oublier grâce à cette journée qui démarre très bien.



Direction le second et dernier arrêt de la matinée : le Kasuga Taisha, ou le sanctuaire aux lanternes. Il s'agit d'un sanctuaire avec des tas de lanternes en bronze disséminées sur tout le chemin prédéfini de la visite. L'entrée est de 1000 yens et j'ai été au final déçu. La visite se boucle en moins d'une heure, et je n'ai pas trouvé le sanctuaire particulièrement attirant, j'en attendais peut-être trop. Quoi qu'il en soit les photos étant interdites je n'ai photographié que l'entrée :



Nous retournons à la gare de Nara pour notre pause déjeuner. Repas classique, du riz et de la viande, le tout bien évidemment cuit comme les Japonais savent bien le faire, et en fromage (dessert ?) du tofu. Avis perso : ça n'a pas de goût. Mais l'expérience était drôle.

L'après-midi ne se passera pas comme prévu. Mon mal de dos est vraiment très douloureux, et nous avons préféré rentrer à Osaka pour que je puisse reposer mon dos quelques heures. Après un repos bien mérité je vais me promener dans un grand centre commercial de Nishinari, puis dans un Bic Camera tout près de la gare d'Osaka. Mais voilà que le jet-lag se fait sentir, nous tombons KO d'un coup et nous rentrons nous coucher à 22h.

Des mini-enceintes pour iPod. "Yeux qui brillent".

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Yuri66 · 2016-01-22

Ba dis donc, c'est qu'ils l'attendaient la fin de la rénovation de ce château 😉

Ah je verrai ça, je retourne au Japon en mai prochain et j'ai prévu d'aller à Matsumoto !

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

CalamityGin · 2016-01-23

En sortant du complexe principal on se fait accoster par un groupe de deux écoliers qui souhaitent nous poser des questions en anglais, lesquels inscriront nos réponses en anglais sur leurs feuilles. Ca doit être une façon pour eux d'apprendre l'anglais sur le terrain. Echange sympa, et ils nous donnent un petit origami pour nous remercier d'avoir répondu à leurs questions.

Les écoles et lycées Japonais organisent des excursions annuelles, qui permettent aux écoliers de découvrir les lieux importants du pays. Ils sont lâchés en groupes plus ou moins grands et ont un véritable cahier des charges à remplir, qui comprend le contact avec un certain nombre d'étrangers. Ca donne régulièrement lieu à des scènes cocasses, avec les garçons en troupeau qui attendent que les filles se jettent à l'eau pour leur passer devant une fois constaté que les étrangers ainsi abordés ne mordent pas ... Dans le musée Edo-Tokyo, ma mère qui s'était assise un peu à l'écart pour se reposer, s'est ainsi fait aborder par deux gamines toutes timides, qui lui ont demandé à voir son passeport français car elles n'en avaient jamais vu. Elles lui ont aussi demandé d'écrire quelque chose en français dans leur cahier. Comme elle a une très jolie calligraphie, elle a dû faire la même chose pour toute une classe, et moi aussi lorsque je l'ai retrouvée (mais moi j'ai dû écrire mon nom en japonais, donc question calligraphie, ils ont dû rigoler). Un très chouette souvenir.

L'après-midi ne se passera pas comme prévu. Mon mal de dos est vraiment très douloureux, et nous avons préféré rentrer à Osaka pour que je puisse reposer mon dos quelques heures. Après un repos bien mérité je vais me promener dans un grand centre commercial de Nishinari, puis dans un Bic Camera tout près de la gare d'Osaka.

J'espère que vous avez profité de cette visite pour tester l'un ou l'autre des fauteuils de massage en démonstration chez Bic Camera (et Yodobashi). Très efficaces contre les maux de dos et de jambes, dans mon expérience. 😉

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Yuri66 · 2016-01-23

Les écoles et lycées Japonais organisent des excursions annuelles, qui permettent aux écoliers de découvrir les lieux importants du pays. Ils sont lâchés en groupes plus ou moins grands et ont un véritable cahier des charges à remplir, qui comprend le contact avec un certain nombre d'étrangers. Ca donne régulièrement lieu à des scènes cocasses, avec les garçons en troupeau qui attendent que les filles se jettent à l'eau pour leur passer devant une fois constaté que les étrangers ainsi abordés ne mordent pas ... Dans le musée Edo-Tokyo, ma mère qui s'était assise un peu à l'écart pour se reposer, s'est ainsi fait aborder par deux gamines toutes timides, qui lui ont demandé à voir son passeport français car elles n'en avaient jamais vu. Elles lui ont aussi demandé d'écrire quelque chose en français dans leur cahier. Comme elle a une très jolie calligraphie, elle a dû faire la même chose pour toute une classe, et moi aussi lorsque je l'ai retrouvée (mais moi j'ai dû écrire mon nom en japonais, donc question calligraphie, ils ont dû rigoler). Un très chouette souvenir.

Anecdote sympa ! C'est donc pour ça qu'on en a croisé énormément au niveau des gros spots touristiques du pays. J'avoue que c'est un bon souvenir même si au bout d'un moment on en a un peu marre de se faire sans cesse accoster. Surtout à Kyoto où c'était vraiment le cas très souvent. En tout cas j'ai plein d'origami 😉

J'espère que vous avez profité de cette visite pour tester l'un ou l'autre des fauteuils de massage en démonstration chez Bic Camera (et Yodobashi). Très efficaces contre les maux de dos et de jambes, dans mon expérience. 😉

Oui on les a trouvés et on les a essayés mais plus tard, c'était divin !

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Yuri66 · 2016-01-23

J4 : improvisation nous voilà !

Mais c'est qu'on a bien dormi ! Lever à 11h30, soit 13h de sommeil. Nous n'avons rien pu faire, le décalage horaire a été plus fort que nous. Exit donc l'excursion au mont Yoshino qui était prévue, il nous a fallu improviser pour ne pas passer la journée à tourner en rond.

Mon mal de dos a disparu, et nous décidons après mures réflexions d'aller visiter l'OSAKA AQUARIUM KAIYUKAN, réputé comme étant l'un des plus grands aquariums du monde. On prend pour la première fois le métro, qui n'est pas compris dans le jr pass (pas la même compagnie forcément), et on s'arrête à la station d'Osakako où nous allons tout de suite déjeuner dans un Sukiya.

Puis direction l'entrée de l'aquarium, situé non loin du port et sur le littoral de la ville. Une vue très sympa sous un soleil resplendissant, où nous avons l'occasion de voir l'un des rares gratte-ciels de la ville. La particularité de la politique d'urbanisme du Japon est qu'elle cherche à concilier celle de l'Europe (la plus présente, celle d'un bâti relativement bas car le symbole de la maison individuelle constituait et constitue encore l'élément le plus prégnant du paysage urbain) et celle des Etats-Unis et des grandes métropoles asiatiques (bâti fortement verticalisé) pour éviter de trop étaler l'urbanisation dans un contexte de densification et de concentration des activités, mais sans forcément créer une sorte de cohérence urbaine et surtout d'identité urbaine qui sont pourtant présentes dans ces derniers. J'aurai l'occasion d'en parler plus en détail une fois que l'on sera dans le quartier d'Umeda (le quartier d'affaires), et surtout à Tokyo où j'y suis resté durant toute ma dernière semaine de voyage et qui est l'exemple-type de la ville japonaise fortement désorganisée.



Le bâtiment de l'aquarium est très beau, très contemporain, très esthétique. Je n'ai pas pensé à le prendre en photo mais je vous en mets une que j'ai trouvée sur le site gojapango.com :



L'entrée coûte 2300 yens (ouch), mais l'intérieur est effectivement très impressionnant ; c'est gigantesque et on trouve des animaux que l'on verrait difficilement dans d'autres aquariums. Voici un florilège :



C'est l'heure du goûter.







A la toute fin de la visite se trouve un grand bassin bas qui nous permet de toucher les poissons qui y passent (requins, raies...). Expérience amusante, surtout avec la raie qui a une peau très particulière au toucher. La visite totale aura duré 1h30, toujours en prenant notre temps. Un peu cher donc pour le temps qu'on y passe mais l'expérience en valait la peine.

Il est 16h, on se balade autour de l'aquarium dans un petit quartier pas bien original mais très calme. On mange une glace dans un complexe commercial puis on va dans le quartier de DenDen Town, le quartier électrique de la ville souvent comparé à Akihabara à Tokyo du fait que l'on y trouve dans les deux des goodies et des accessoires en rapport avec la culture vidéoludique et manga. On tombe sur un magasin de mangas qui dispose une partie de ces derniers d'une manière que l'on ne trouverait jamais en Occident :

Une bibliothèque remplie de quelques centaines de mangas a été placée devant le magasin, sans aucune surveillance. Personne n'a l'idée de les voler. Ca m'a scotché, d'autant plus que c'est quelque chose que l'on trouve assez souvent devant des magasins.

Ici les mangas sont surtout d'occasion, à un prix défiant toute concurrence : 100 yens l'unité soit 5x moins cher qu'en France. Il ne manque plus qu'à apprendre l'écriture japonaise ! A l'intérieur du magasin, des milliers de mangas sont entassés dans des bibliothèques tellement grandes et proches les unes des autres que l'on a l'impression d'être dans un labyrinthe. Les clients aussi m'ont étonné : alors qu'en France on identifie le lecteur de manga comme un "kikoo" ou comme un jeune naïf, au Japon tout le monde lit les mangas, du plus jeune âge jusqu'aux seniors. C'est donc en quelque sorte le type de littérature le plus populaire du pays, et ça pose des questions sur la pertinence des clichés insupportables qu'ont les français à propos des japonais.

On arrive ensuite au cœur du quartier de DenDen Town où je m'empresse d'entrer dans toutes les boutiques de jeux vidéo pour tenter de dénicher une PS4 peu chère. Elles sont pour la plupart autour des 28 000 yens, soit autour des 200 € selon le cours à ce moment-là. Elles sont d'occasion mais là-bas le mot "occasion" n'est pas péjoratif, les PS4 que le vendeur me montre sont toutes dans un état quasi neuf. Malgré les prix intéressants j'attendrai d'être à Tokyo pour me décider et surtout pour éviter de devoir me trimbaler une console jusqu'à la fin du voyage.

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Yuri66 · 2016-01-25

J5 : welcome to paradise !

Ca y est les effets néfastes du décalage horaire se sont dissipés, nous allons pouvoir nous lever à nouveau de bonne heure pour entamer les excursions plus efficacement. Aujourd'hui lever à 7h pour aller à Amanohashidate, officiellement l'une des trois plus belles vues du Japon. Il va falloir se dépêcher d'aller à la gare d'Osaka car le train part à 8h15 et il n'y en a pas énormément ! Passage obligé au conbini pour faire des réserves, puis on rentre dans le Limited Express Konotori direction Fukuchiyama au nord de la préfecture de Kyoto, non loin du littoral côté mer du Japon. 90 minutes de trajet durant lequel on sort totalement de la ville pour se retrouver à la campagne, où l'on voit plusieurs rizières et des maisons traditionnelles dispersées ça et là. Ca fait du bien !

Fukuchiyama est une petite ville japonaise de 80 000 habitants. On ne s'y attardera pas, nous nous y arrêtons car nous devons changer de train pour aller à Amanohashidate. Le deuxième tronçon n'est pas compatible avec le JR Kansai Wide Area Pass, il nous a fallu nous acquitter de 770 yens pour 60 minutes de trajet supplémentaires, dans un train minuscule et dont l'aménagement n'a rien à voir avec un train lambda. Ce sont des petits trains touristiques dont l'intérieur est en bois avec de grandes fenêtres pour pouvoir admirer le paysage. Il n'y a que des Japonais dans le train, et nous ne verrons que des Japonais pendant toute cette journée (oui oui). On sent bien que peu d'occidentaux connaissent cette partie du Kansai.

Nous arrivons à la gare d'Amanohashidate au bout de presque 3 heures de trajet, correspondance incluse, et nous nous dirigeons sans plus tarder vers le départ du sentier principal, celui sur le long bras littoral de sédiments de près de 3 km qui relie les deux espaces terrestres principaux. C'est ce qu'on appelle un tombolo.

Sur le tombolo se trouvent quelques petits sanctuaires avec leur torii, symbolisant l'entrée. On irait presque se baigner, mais l'eau est encore trop froide et la forte brise marine ne donnait pas spécialement envie de se mettre en maillot.

On décide de s'installer sur un banc avec vue sur la mer pour déjeuner, en compagnie de deux petits vieux japonais qui font de même sur le banc d'à côté. Malgré mon niveau médiocre de japonais, j'ai tenté une approche en leur disant bon appétit en japonais, et voilà qu'ils se mettent à nous donner des œufs durs et des biscuits, comme ça. On a été très étonnés et surtout très touchés, c'est rare de voir des gens aussi généreux.

Une fois arrivés de l'autre côté, on se perd un peu avant d'entamer la montée de la petite montagne qui surplombe Amanohashidate. On se retrouve à Ejiri, une sorte de village doté de petites maisons traditionnelles avec quelques petites parcelles occupées par des rizières. C'est beau, c'est calme, c'est reposant.

Allez c'est parti pour la montée, et dans des œufs s'il vous plaît !



Une fois en haut on admire la vue époustouflante du tombolo avec une glace comme accompagnement.

Au centre le tombolo et ses pins. A gauche la partie d'Ejiri que nous avons rapidement visités avec les rizières. En arrière-plan à l'autre bout du tombolo se trouve la gare d'Amanohashidate et un temple.

Le tombolo est surnommé "le pont qui traverse le ciel", car si on lui tourne le dos et qu'on le regarde à l'envers entre nos jambes, on aurait l'illusion de le voir flotter dans le ciel. Un support permet de tester, verdict : effectivement on a un peu l'impression de le voir flotter. Ca ne doit marcher qu'en cas de beau temps. En tout cas il y a de quoi avoir l'air bien ridicule !



Après ce moment fort en émotions, on entame la montée de la petite montagne à pied (le bus-voiture censé nous y conduire étant hors de prix). On se retrouve seuls, en compagnie de quelques complexes bouddhiques et shintoïstes.





Une dernière petite vue verte et bleue puis on redescend la montagne et on retourne à la gare, avec le peu d'énergie qui nous reste.



On arrive à la gare d'Osaka peu avant 20h, on se balade dans la gare et on trouve une boutique Pokémon... qui commence à fermer. Bon il n'y avaient que des peluches mais ça m'a mis en forme pour la soirée.



La soirée se passera à Umeda, le quartier d'affaires de la ville et un des quartiers les plus animés. J'ai été déçu par ce quartier que j'ai trouvé sans saveur, comparé à Namba que j'ai trouvé vraiment populaire et décalé. La plupart des restaurants que nous avons trouvé étaient plutôt chers, et une grosse pluie est venue bouleverser notre programme de la soirée. Nous sommes rentrés plus tôt que prévus, sans regret au final car la journée a été crevante.



Indications et prix :

Pour aller à Amanohashidate depuis Osaka : gare d'Osaka, prendre le Limited Expres Konotori (un par heure ou un toutes les deux heures environ). 3340 yens (compris dans le JR Pass et le Kansai Wide Area Pass) ; puis le Tango Railway (770 yens).

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Yuri66 · 2016-01-30

J6 : un peu de jardinage

Pour la dernière journée de mon Kansai Wide Area Pass, je décide d'aller visiter deux jardins réputés pour être deux des jardins les plus beaux du pays.

Je me dirige dans un premier temps à Okayama, une ville de 700 000 habitants située sur l'axe principal du Shinkansen et à 50 mn en train depuis Shin-Osaka. On commence par le Koraku-en, jardin réputé situé à 15 mn à pied de la gare. Là aussi aucun problème pour y aller, les panneaux indicateurs sont présents dès qu'on pose le pied dans la gare. Sur la route je n'hésite pas à me perdre un peu pour me rendre compte qu'Okayama ressemble quand même beaucoup à Himeji : des immeubles un peu de toutes les hauteurs et parfaitement alignés, de grandes artères perpendiculaires et parallèles entre elles... J'ai l'impression qu'il y a une forte standardisation du centre des villes au Japon.

Arrivé au jardin je constate un calme hors du commun bien qu'il y ait déjà pas mal de monde. On n'entend pas les bruits environnants (voitures, travaux...) alors qu'on est en plein milieu du centre-ville. Le jardin est relativement grand, j'ai mis 1h à en faire le tour.





Le souci du détail nippon. L'harmonie à son paroxysme.

En sortant du jardin j'aperçois le château noir de la ville, et je m'empresse d'aller le voir de plus près.



On dirait un peu une tablette de chocolat géante en forme de château. En tout cas je le trouve très beau.

L'entrée est payante et comme j'ai peur de ne pas avoir le temps de visiter correctement le second jardin je retourne à la gare d'Okayama pour me rendre à Takamatsu, sur l'île de Shikoku. Pour cela le JR Marine Liner emprunte le Great Seto Bridge, un pont qui relie Shikoku à Honshu d'une longueur de 13 km. Le trajet durera 60 mn, et la vue une fois arrivé sur le pont est à couper le souffle.

Takamatsu est une ville portuaire de 400 000 habitants, et la première chose qui fait plaisir en sortant de la gare et en se baladant près du front de mer est que le centre de cette ville a fait l'objet de davantage de folie urbaine et architecturale qu'Himeji et Okayama, beaucoup plus standardisées. Bon après ça casse pas trois pattes à un canard mais on se sent un peu plus dépaysé et c'est tant mieux.J'achète un bento et de quoi boire au 7 eleven le plus proche, et attention scène culte au moment de payer : l'un des employés m'explique quelque chose d'incompréhensible tout en me tendant une boîte bizarre. Malgré mes "wakarimasen" répétés ils se mettent à deux pour essayer tant bien que mal de m'expliquer le principe, et finalement je comprends qu'il fallait que je mette ma main dans la boîte pour tirer un papier qui indiquera le cadeau auquel j'ai droit (on peut y jouer dans les 7-eleven une fois passé un certain montant total d'achat). Et j'ai gagné une boisson au café !

Je me dirige vers le Ritsurin, le jardin de la ville. Là encore je me perds un peu et je découvre des rues très charmantes qui donnent bien l'impression d'être dans une petite ville de province. Après une trentaine de minutes de marche j'arrive au jardin, et je ne tarde pas à recevoir une claque visuelle.







Oui là clairement c'est un autre niveau que le jardin précédent, qui était déjà une merveille. On a presque l'impression de se retrouver dans une forêt tropicale totalement dégagée et harmonieuse. On se promène dans le jardin en suivant des chemins prédéfinis sur une carte grâce à des zones à voir qui sont numérotées, le but étant de s'y diriger dans l'ordre croissant de la numérotation. J'ai fait n'importe quoi car je voulais absolument voir le maximum de choses possibles. Il y a plusieurs familles japonaises qui s'installent par terre, dans le jardin, pour pique-niquer.

J'arrive au bout d'un moment sur une colline qui surplombe le jardin et qui permet d'avoir une vue d'ensemble époustouflante du jardin, digne d'une photo de carte postale :







Avant de sortir je fais un dernier détour pour observer une autre partie du jardin, proche de la sortie.



Allez, après 1h de visite il est temps de rentrer. Je prends un petit train de banlieue pour retourner au centre de Takamatsu, puis direction Osaka. J'avais programmé la fin d'après-midi à Kurashiki mais au final je n'ai pas eu la motivation d'y aller (ce que j'ai regretté plus tard).

Nous allons passer notre dernière soirée à Osaka (snif) à nouveau à Dotonbori. On voulait voir à quoi pouvait ressembler l'une des rues les plus fréquentées de la ville un samedi soir. La rue, déjà très vivante en semaine, devient totalement folle en week-end.

Hors-sujet : j'ai trouvé ça très drôle.

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Masterpo · 2016-01-30

Ah, quand même, on commençait à perdre patience...

Le Koraku-en est sympa, mais ça n'a rien à voir avec le Ritsurin qui est ce que j'ai vu de plus beau. C'est peut-être un peu dommage de faire les deux dans la même journée, on peut frôler l'OD, mais bon, après, on ne fait pas toujours ce que l'on veut.

Merci pour ces photos qui font toujours plaisir à voir.

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Genevoyage · 2016-01-30

Bonsoir,

J'attendais moi aussi avec un peu d'impatience cette étape du récit, parce que j'ai prévu de m'arrêter à Okayama et à Takamatsu lors de mon prochain voyage au Japon. Merci beaucoup pour ce compte rendu très alléchant, qui ne fait qu'accroître mon envie de voir de près le Koraku-en et le Ritsurin (entre autres). Mais j'essaierai de prendre un peu plus mon temps. 😉

PS : A Osaka, les têtes géantes du Dotonbori Hotel m'avaient aussi interpellé...

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Masterpo · 2016-01-30

Mais j'essaierai de prendre un peu plus mon temps. 😉

C'est surtout vrai au Ritsurin, où l'on peut rester... pfff... des heures.

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Yuri66 · 2016-01-30

Je n'ai pas eu l'impression de survoler les deux jardins ni d'avoir visité en vitesse. C'est vrai que je m'attendais à prendre plus de temps, mais je contemple vite et j'aime passer ensuite à autre chose 😉

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Genevoyage · 2016-01-30

Pas de souci, chacun visite ce qu'il veut au rythme qui est le sien, il n'y a aucune règle ! Mais perso je suis plutôt un contemplatif, et j'aime bien prendre mon temps, parfois de façon peut-être un peu excessive, d'ailleurs... 😛

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Yuri66 · 2016-01-30

Pas de souci, chacun visite ce qu'il veut au rythme qui est le sien, il n'y a aucune règle ! Mais perso je suis plutôt un contemplatif, et j'aime bien prendre mon temps, parfois de façon peut-être un peu excessive, d'ailleurs... 😛

J'avoue que le Ritsurin mérite qu'on s'y attarde. Et en plus il n'y avait pas tant de monde que ça pour un samedi (dans le Korakuen aussi d'ailleurs). Ce qui peut être sympa c'est d'y être juste avant le déjeuner pour pique-niquer dans le jardin comme le font des couples ou des familles japonaises !

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Yuri66 · 2016-01-31

J7 : une arrivée sur Kyoto ardue

Nous sommes dimanche matin, nous faisons nos adieux au personnel du guest house Backpackers Hotel Toyo que je vous conseille si vous avez un petit budget tant le rapport qualité-prix est excellent, notamment grâce au personnel très sympa et qui parle anglais et surtout pour la situation géographique, à proximité de la gare de Shin-Imamiya et à 15 mn à pied de la gare de Tennoji, qui permettent d'aller vraiment partout.

Comme je n'aime pas faire comme tout le monde j'ai prévu de me rendre à Kyoto, non pas en empruntant le tronçon classique Osaka - Kyoto, mais en prenant la Hankyu Kyoto Line, une ligne provinciale qui s'arrête à Saiin, une petite gare du centre de Kyoto qui est située à quelques centaines de mètres de notre studio. Et je m'en souviendrai... 😕 Bon déjà ce qu'on ne savait pas c'est qu'il fallait prendre le train à Umeda, et pas à la station d'Osaka ==> 10 mn de trajet à pied supplémentaires. Mais ce n'est pas le pire. La gare d'Umeda est... spéciale. L'organisation des quais n'a rien à voir avec ce que l'on connaît partout, et s'en est suivie une prise de tête pas possible pour savoir où, quand, et quel train il fallait prendre. Le paradoxe est que la salle dans laquelle on reste pour prendre les billets et accéder aux quais est toute petite comparée aux énormes gares du pays qui sont elles très faciles à comprendre. Vous imaginez donc la complexité du machin. Bref après 30 minutes d'incompréhension totale (et je n'exagère pas), un étudiant japonais, me voyant perdu, me demande si j'ai besoin d'aide, et m'explique tout de manière très claire avec un anglais quasi-parfait. Ouf ça y est on est paré !

On prend donc le train en direction de Kyoto. Un train ultra blindé avec un intérieur très beau et des sièges en bois.

Après avoir déposé les valises dans le studio que nous avons loué, nous pouvons enfin profiter de Kyoto, sous un soleil qui tape (32°C pour cette première journée). Kyoto est située dans une cuvette, le vent a donc du mal à arriver jusqu'à la ville. On va en avoir des coups de soleil !

On se rend en métro à Gion, le quartier central et principal de la ville. Il est 15h30.

La rivière Kamo, toute bétonnée.

Et ses jolis restaurants sur pilotis.

Après une brève promenade dans les rues principales on entre dans le sanctuaire Yasaka-jinja, prémisse d'une longue promenade à travers complexes bouddhiques, parcs, jardins, et rues commerçantes, dans les collines d'Higashiyama. Il y a beaucoup de touristes et beaucoup de bruit, mais on s'y était préparé !

Entrée du sanctuaire, qu'on ne peut pas rater.



On continue notre promenade puis on tombe sur une concentration folle de personnes totalement excitées, visiblement prêtes à dégainer leur appareil pour avoir la photo du siècle. On a vite compris, effectivement il y avaient deux geishas apeurées à l'entrée d'une maison qui attendaient que tout le monde parte pour pouvoir sortir et se balader dans la rue. En ne voyant personne partir elles se mettent quand même à sortir de leur cachette, et là festival de photos en tous genres. Les geishas sont des stars.

Elles sont jeunes, sûrement donc des apprenties.

Trouvé !

On commence à se trouver sur les hauts de Kyoto en empruntant des rues commerçantes qui montent. On est clairement dans du piège à touristes, on y trouve de tout et n'importe quoi, mais j'ai beaucoup aimé l'ambiance générale et l'architecture des boutiques. Ca reste assez typique donc on prend plaisir à se balader dans ces rues.



La route continue indéfiniment de monter, et finalement on aboutit sur le temple Kiyomizu-dera bien connu de Google Images :



Panorama idyllique sur la ville de Kyoto. On aurait aimé rester jusqu'au coucher du soleil mais il n'est que 17h et il se couche dans 2 heures. On voit bien les montagnes qui entourent la ville (qui créent la cuvette), le bâti, comme dans toutes les villes que j'ai vues, totalement inégal et disposé selon une logique d'étalement contrôlé mais chaotique et désordonné, et en premier plan une partie du Kyoto traditionnel.

On redescend tout ça en prenant un chemin beaucoup plus calme, loin du flot touristique.



On revient dans le centre de Gion vers 18h30, l'occasion de se perdre un peu et de se balader dans des petites (très petites) ruelles remplies de restaurants :



Après l'un des deux seuls repas décevants du voyage nous nous baladons dans Gion la nuit tombée. Après Osaka l'activité nocturne a l'air bien morte ici. Toutefois le quartier est calme et reposant. On croise des groupes d'étudiants dont certains d'entre eux ont visiblement trop fait la fête, ils se font aider par tout le reste du groupe pour décuver en douceur, en amenant leur collège au-dessus d'un cours d'eau ou en l'allongeant par terre. Faites la même chose en France avec un groupe d'amis, avec un peu de chance vous n'apparaîtrez pas sur les réseaux sociaux d'ici le lendemain matin 😏

Attention moment de folie à Gion !

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Yuri66 · 2016-01-31

J8 : des torii, encore et toujours des torii !

Parlons du système de transports en commun de la ville de Kyoto. Le métro est plutôt à proscrire, il n'y a que deux lignes qui ne desservent pas tellement bien les sites touristiques. Il faut donc compter sur les bus, qui reste le moyen de transport en commun le plus pratique et surtout sans cesse mis en avant par la mairie. Il est possible de télécharger une carte digitalisée officielle du réseau de bus, où sont inscrits et dessinés tous les sites touristiques majeurs de la ville. Des cartes illimitées à la journée sont disponibles à la gare centrale pour 500 yens, soit l'équivalent de deux trajets. L'inconvénient majeur des bus est qu'ils sont très souvent en retard compte tenu de la circulation routière dense.

Les arrêts de bus sont révolutionnaires. Une liste des lignes de bus passant devant chaque arrêt est affichée, avec pour chaque ligne une sorte de bouton qui annonce en temps réel l'arrivée imminente du bus et sa position géographique actuelle en se basant sur les deux arrêts qui précèdent le votre.

Direction la gare centrale de Kyoto pour prendre un train direction Fushimi Inari. Elle possède une architecture contemporaine très marquée, et surtout pas du tout représentative de l'architecture globale de la ville de Kyoto. Je la trouve absolument magnifique, on aura l'occasion de visiter l'intérieur pendant notre dernière soirée dans la ville. Le quartier de la gare se voit doté d'immeubles de grande hauteur, en comparaison avec le reste de la ville très basse. Il y a une raison culturelle à cela. Lors de certains matsuri (le Daimon-ji Gozan Okuribi pour n'en citer qu'un), des marqueurs situés autour des collines qui entourent la ville de Kyoto sont enflammés, et le but est que ces marqueurs soient visibles depuis les zones de concentration de la population dans la ville. Par conséquent plusieurs régulations ont été mises en place, notamment au niveau du centre où les immeubles ne doivent pas dépasser 15 mètres de hauteur. Plus l'espace est dégagé et moins la régulation fait effet, comme autour des grandes rues et avenues où le bâti est davantage verticalisé, jusqu'à arriver au quartier de la gare, qui est la zone où se concentre la majeure partie des activités économiques, et où donc l'on permet la construction d'immeubles plus hauts. C'est d'ailleurs en général autour des gares japonaises principales que se situent les plus hauts immeubles d'une ville, fortement concentrés (le quartier d'affaires d'Umeda à Osaka ou le quartier d'affaires de Shinjuku à Tokyo sont des exemples parmi tant d'autres). Mais contrairement à Kyoto, c'est surtout pour des raisons économiques que les grandes gares japonaises structurent et polarisent les fonctions urbaines. On verra ça en détail une fois à Tokyo !

Pour la matinée nous allons marcher, et beaucoup marcher. Fushimi Inari est un complexe de quelques milliers de torii de toutes tailles, alignés les uns des autres, matérialisant ainsi un sentier de randonnée sur une colline où le principe est de passer les portes de chacun de ces torii. Le résultat est visuellement impressionnant et surtout fascinant.





Plus on avance plus les touristes se font rare, et au bout de 30 minutes de marche il n'y a quasiment plus personne.





Sur le sentier on a la possibilité de faire une offrande en achetant des torii miniature, que l'on pose ensuite sur des supports appropriés. Oui car je ne l'ai pas dit : tous les torii du complexe appartiennent à des personnes qui les ont achetés selon ce même principe d'offrande. Les torii les plus chers (ceux dans lesquels on passe) peuvent coûter jusqu'à 10 000 €. En général le nom ou les initiales de l'acheteur (ou des acheteurs car ils peuvent être plusieurs) sont marqués sur chaque torii.





On trouve des tas de type de torii. Ici un torii construit avec du bambou.

Le sentier, globalement plutôt difficile car avec beaucoup de marches à monter, s'est fait en 2h30. Cette excursion a été un gros coup de cœur pour moi.

Après un repas excellent nous restons dans le sud de Kyoto pour passer l'après-midi au Tofuku-ji, un grand complexe bouddhique. Ici très peu de touristes et en majorité que des Japonais.



A mon avis ça doit déchirer pendant la période du momiji.







On reste dans le zen pour entrer dans le jardin Hojo, toujours au Tofuku-ji. Ce jardin a été aménagé afin de garantir une zénitude absolue ! Ici le calme et le silence dominent.






Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Genevoyage · 2016-02-01

Bonsoir,

L'inconvénient majeur des bus est qu'ils sont très souvent en retard compte tenu de la circulation routière dense.

C'est rien de le dire ! 😏 La seule parade que j'ai trouvée, c'est de s'avancer au maximum avec le métro, puis de terminer le trajet en bus.

Le quartier de la gare se voit doté d'immeubles de grande hauteur, en comparaison avec le reste de la ville très basse. Il y a une raison culturelle à cela. Lors de certains matsuri (le Daimon-ji Gozan Okuribi pour n'en citer qu'un), des marqueurs situés autour des collines qui entourent la ville de Kyoto sont enflammés, et le but est que ces marqueurs soient visibles depuis les zones de concentration de la population dans la ville. Par conséquent plusieurs régulations ont été mises en place, notamment au niveau du centre où les immeubles ne doivent pas dépasser 15 mètres de hauteur.

J'ignorais cette raison culturelle. Il est question de ces matsuri dans le superbe roman de Kawabata, Kyôto. Plus généralement, on s'aperçoit que les diverses collines qui cernent Kyoto sont autant de repères pour s'orienter et se situer dans la ville. Elles permettent également de suivre l'évolution des saisons. 😉

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Yuri66 · 2016-02-03

J9 : une vue d'enfer !

Encore un temps magnifique et une chaleur digne d'une journée de juillet ordinaire à Perpignan. Journée chargée prévue et que nous passerons essentiellement dans le Nord-Est de la ville.

On commence par le Chemin de la Philosophie, réputé comme incontournable pendant la période des sakura. Oui car on s'est vite rendu compte que passée cette période, ce chemin n'a plus rien de philosophique. Hormis le rigolo nounours qui pêche, il n'y avait rien d'intéressant à voir. Nous sommes repartis au bout de 15 mn.



Au final cette déception nous va bien car ça nous permettra d'avoir plus de marge pour le reste de la journée. On se rend au Ginkaku-Ji, ou "pavillon d'argent", un temple avec jardin bien connus des Japonais, et moins des étrangers. Il y avait pas mal de monde tout en étant acceptable pour ne pas se bousculer, mais très peu d'occidentaux.







Le complexe est plutôt petit, il nous a fallu 1h pour tout voir en prenant notre temps.

La rue commerçante et typique en face du Ginkaku-Ji nous plaît et ne me fait pas résister à l'envie d'acheter une glace au thé vert. Délicieux !

On reste encore dans ce secteur de la ville pour entamer une promenade plus ardue, celle pour monter le mont Daimonji. Le début du sentier est directement à droite en sortant du Ginkaku-Ji. Elle consiste en une petite randonnée d'une heure, assez difficile car elle monte beaucoup, dans une petite forêt relativement calme et à l'abri de la foule et de la chaleur. On n'a croisé que des Japonais, surtout des seniors et des classes avec de nombreux écoliers visiblement très motivés à l'idée d'admirer la vue sur Kyoto au sommet de la montagne.

A mi-chemin on tombe (comme par hasard) sur des ouvrages sabo, et c'était plutôt drôle car on avait un devoir à faire à l'Université qui traitait de ces fameux ouvrages sabo.



Les ouvrages sabo sont des barrages qui sont conçus pour laisser passer l'eau et stopper les sédiments. Ils ont été construits et imaginés pour, en théorie, limiter les impacts des typhons ou des fortes précipitations qui génèrent des glissements de terrain, occasionnant des dégâts matériels et humains importants. Cette construction prouve la forte bétonisation du territoire japonais, qui au final n'engrange pas forcément que des effets positifs.

Après une dernière montée fatigante, on arrive au sommet du mont Daimonji, l'occasion de bénéficier d'une vue imprenable sur tout Kyoto.





Nos pieds n'en peuvent plus, nous avons beaucoup marché ce matin. On se repose en restant longtemps au resto, puis on se balade rapidement autour du Ginkaku-ji. Des lycéens nous accostent, comme à Nara pour nous poser des questions en anglais. Le fait de leur avoir dit que nous étions français leur a rajouté une pression supplémentaire, puis nous avons fini le mini-entretien par une photo souvenir.

Nous passons l'après-midi au Sanjusangen-do, un temple là encore méconnu des occidentaux. Que dire si ce n'est que je me suis pris une énorme claque. La promenade dans le temple se concentre dans un long couloir, où sont alignées harmonieusement des centaines et des centaines de statues bouddhiques, jusqu'à aboutir à la fin du couloir sur une immense statue de bouddha à plusieurs bras juste impressionnante de beauté. Malheureusement les photos sont interdites, mais je ne peux que vous conseiller absolument de vous y rendre. Vous pouvez trouver des photos sur internet, mais ça vous gâcherait la surprise.

Et voilà une journée qui se termine tôt, à 16h, mais une journée bien remplie qui sera ma journée préférée à Kyoto.

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Yuri66 · 2016-02-05

J10 : à bicyleeeeeeeetteeee...

Aujourd'hui nous allons prendre les vélos qui nous ont été gentiment prêtés par notre hôte, pour nous diriger dans l'extrême Ouest de Kyoto et plus précisément dans le quartier d'Arashiyama, très populaire auprès des Japonais. L'avantage de la ville de Kyoto est qu'elle est relativement plate et surtout très quadrillée, à l'image des villes américaines. Ainsi le vélo est un excellent moyen de transport pour se rendre d'un point à un autre. Il est très simple de se diriger, et encore une fois les panneaux ne manquent pas. On déboule à Arashiyama un peu avant 10h, et il y a déjà beaucoup de monde dans les rues commerçantes. On ne s'y attarde pas et on prend le pont Togestsukyo, assez stressant pour les vélos car le trottoir est étroit et les voitures circulent à tous azimuts. Après avoir traversé le pont nous laissons les vélos près de la gare où sont entassés devant des dizaines et des dizaines de vélos, sans cadenas ni protection. Nous commençons par improviser en nous lançant dans une petite promenade en longeant la rivière Katsura.





On arrive au bout de 30 minutes de marche dans une sorte de temple perché, où l'accès est payant mais où l'on peut assister à des cours de sur la façon de servir et de boire du thé. Il y a également une vue sur la rivière plutôt sympa.



Nous retournons au pont, mais pas tout à fait car sur le chemin du retour se trouve l'entrée du parc aux singes d'Iwatayama. Après une brève lecture des consignes à respecter pour ne pas faire peur et énerver les singes, nous entamons la promenade balisée et qui monte beaucoup beaucoup ! On croise rapidement les premiers singes, en totale liberté :



Puis on arrive au sommet de la petite montagne où se trouvent un refuge et une concentration folle de singes qui attendent que les touristes leur donnent des fruits que l'on peut acheter spécialement pour cela. Il y a dans le refuge une borne WIFI et la clim à fond, ce qui n'est pas déplaisant car il fait aujourd'hui 34°C !







On retourne prendre le vélo pour chercher un restaurant pour déjeuner, mais nous ne trouvons rien et nous nous dirigeons donc vers un Family Mart pour acheter un bento.

L'après-midi sera consacré à la visite du parc d'Arashiyama, célèbre pour sa forêt immense de bambous. Nous laissons le vélo à l'entrée, et très vite changement radical d'ambiance.



Nous avons l'air tous petits. Le petit plus a été d'entendre des bambous tomber au loin, c'est assez impressionnant. Nous avons croisé quelques mariés qui se faisaient prendre en photo avec les bambous en fond. Nous nous baladons pendant un peu plus d'une heure dans le parc, très calme.

Nous pensions passer la journée à Arashiyama mais au final il nous reste encore du temps. Nous récupérons les vélos pour aller au temple Ryoan-ji, qui était au final plus loin que ce que je pensais. Nous nous sommes perdus dans Kyoto et nous sommes tombés dans plusieurs quartiers résidentiels très agréables, et où les habitants nous ont gentiment indiqué le bon chemin pour aller au temple.

Ryoanji est un temple situé au Nord-Ouest de la ville. Il est connu grâce à son jardin-sec composé uniquement de quinze pierres, réparties spécifiquement pour produire "quelque chose" à celui qui les contemple. Bon c'est la version officielle, mais dans les faits c'est très difficile de ressentir ne serait-ce qu'un peu de zen, car le jardin sec était bondé et tout le monde parlait et criait. Impossible donc de se concentrer.



En revanche le reste du temple est très intéressant. Déjà à la sortie du jardin-sec nous tombons dans un petit jardin très exotique, mais c'est surtout le kyoyo-chi, l'immense lac du temple, qui justifie à lui seul le prix de l'entrée.







Nous rentrons à l'appartement avec les dernières forces qui nous restent dans les jambes. Sur le chemin du retour nous tombons sur des complexes bouddhiques où il n'y a personne.




Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Krikwik · 2016-02-07

Merci pour ce carnet qui m'a rappelé de bons souvenirs. Vivement la suite!😉

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Masterpo · 2016-02-07

Ryoanji est un temple situé au Nord-Ouest de la ville. Il est connu grâce à son jardin-sec composé uniquement de quinze pierres, réparties spécifiquement pour produire "quelque chose" à celui qui les contemple.

Et surtout, quel que soit le point de vue, on n'en voit que 14... Au niveau du sol, évidemment ^^

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Yuri66 · 2016-02-07

Ryoanji est un temple situé au Nord-Ouest de la ville. Il est connu grâce à son jardin-sec composé uniquement de quinze pierres, réparties spécifiquement pour produire "quelque chose" à celui qui les contemple.

Et surtout, quel que soit le point de vue, on n'en voit que 14... Au niveau du sol, évidemment ^^

C'est vrai ! J'ai été tenté par ce temple en regardant l'émission Des Trains pas comme les autres au Japon (trouvable sur Youtube et que je vous conseille), mais dans l'émission le présentateur est tout seul donc c'est forcément plus facile de ressentir quelque chose 😉

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Yuri66 · 2016-02-09

J11 : la gare de Kyoto, ou le Qatar japonais

C'est notre dernière journée sur Kyoto. Nous commençons donc tout naturellement par rendre les clés de notre studio, puis par déposer nos valises à la gare. Nous avions eu un peu de stress au départ car nous nous sommes vite rendus compte que nos valises étaient trop grandes pour rentrer dans les consignes. Mais il y a au sous-sol de la gare une salle permettant de les déposer... ouf ! L'occasion de nous rendre compte de l'immensité de cette gare ultra-moderne, que nous avons prévu de visiter en long, en large et en travers une fois la nuit tombée :





Cette journée va être relativement cool, puisque nous n'avons prévu qu'une "grosse" visite, et pas des moindres : le Kinkaku-ji, ou pavillon d'or, sûrement le site le plus visité de la ville et concurrent direct du Ginkaku-ji. Il est 10h30, the sun is shining, et je suis époustouflé par la beauté de ce pavillon fait entièrement de feuilles d'or.

Je vous épargne les photos classiques que l'on connaît tous et toutes, et je vous mets la plus originale d'un point de vue visuel.

Le phénix qui surplombe le pavillon. A noter qu'on ne peut plus entrer à l'intérieur de ce dernier.

Malheureusement l'envers du décor est tout autre, je vous laisse admirer : https://docs.google.com/file/d/0B6VJRuxUvoWRVjk4LVI5Zkg1TUE/edit

Je n'avais jamais vu autant de monde dans un site touristique. Il y a tellement de touristes qu'on passe notre temps à se faire piétiner, comme si Jean Reno était venu pour signer des autographes. Je dois avouer que ça gâche énormément le plaisir de contemplation et la beauté du lieu, même si je comprends (sauf ceux qui se prennent en photo au bord avec leur perche à selfies et qui gênent la vue de TOUT LE MONDE !)

Après le pavillon nous arrivons sur le jardin et le temple du complexe, qui sont plutôt simples et classiques. Nous ne nous y attardons pas, le temps de poser un bâton d'encens. La visite est très courte (30 minutes pour nous), mais je ne peux que vous la conseiller malgré cette affluence massive de touristes.



Nous retournons au quartier de Gion pour notre déjeuner, puis il faut improviser pour ce dernier après-midi à Kyoto. Entre-temps nous recevons par mail nos résultats universitaires (j'ai mon année youpi).

On se dirige à la mairie de la ville pour tenter de demander des conseils de visites improvisées.



On nous conseille un salon de thé à quelques centaines de mètres de là. Donc c'est parti, la curiosité monte ! Le salon de thé est extrêmement calme et reposant, nous sommes pris en charge très vite et on nous explique comment préparer notre thé matcha en partant d'une poudre et d'eau. J'ai proprement détesté le thé matcha, beaucoup trop amer pour moi (il faut avoir l'habitude). En revanche gros coup de cœur pour les gros bonbons artisanaux 🙂

Ce petit goûter nous a coûté assez cher (de mémoire un peu moins de 1000 yens).

On a bien profité de ce goûter, à tel point qu'en sortant il fait déjà presque nuit. On retourne à la gare pour la visiter en attendant le bus Willer Express pour Tokyo qui y part à 22h50.

Au 1er étage, non loin des quais.

On emprunte les nombreux escalators pour nous retrouver une fois en haut face à un gigantesque escalier illuminé.



Il y a même du son !

Etant donné que le seul message affiché est en anglais, j'en conclue que cet escalier n'est là que pour impressionner les touristes. Et ça marche.

On bénéficie d'une vue imprenable sur la Kyoto Tower, où on s'assied pour manger notre bento.



On ne se lasse pas d'explorer les moindres recoins de cette gare pour avoir l'impression de ne rien oublier et pour bénéficier de vues imprenables sur la ville.



A 22h20 il est temps de chercher le parking Willer Express, très bien caché. Il faut aller de l'autre côté de la gare (si on arrive depuis la gare routière), en montant au 1er étage et en traversant tous les quais. Cela a été très difficile et stressant car il n'y avait aucune indication pour trouver ce parking. Le chauffeur prend en charge les passagers en les appelant par leur nom, et en déposant leur valise dans la soute du bus. Les fauteuils sont inclinables et très confortables, le bruit est inexistant, et le chauffeur conduit prudemment. La nuit aura été courte mais au moins dans le confort.

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Ivert · 2016-02-09

Wow, quelle horreur, ce monde ! 🤪 J'espère que j'aurai moins de monde, en novembre prochain... Bon, le temple est magnifique, mais ça gâche un peu la fête.

Pour les bus, on arrive à dormir quand même ? Parce que le tarif doit être intéressant, pour un Kyoto-Tokyo.

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Yuri66 · 2016-02-10

Wow, quelle horreur, ce monde ! 🤪 J'espère que j'aurai moins de monde, en novembre prochain...

Tu en auras sûrement plus, étant donné que tu y vas pendant le momiji, une période très touristique. Vas-y dès son ouverture à 9h pour limiter un peu la casse, car comme tu le vois à 10h30 c'est déjà l'affluence.

Pour les bus, on arrive à dormir quand même ? Parce que le tarif doit être intéressant, pour un Kyoto-Tokyo.

J'en ai eu pour 4500 yens en réservant 2 mois et demi à l'avance (mais le tarif change très peu même au dernier moment), et une nuit d'hôtel économisée. Oui c'est très intéressant ! Franchement j'ai pas eu à me plaindre, comme je l'ai dit les japonais sont respectueux et il n'y avait aucun bruit, même en arrivant à Tokyo. Pendant tout le trajet le chauffeur baisse un gros rideau très épais qui nous masque la pollution lumineuse de la route. On est dans le noir total, là aussi impec ! Après tu n'es pas à l'abri de quelques ronflements, mais pour ça les boules quies sont tes amies 😉

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Genevoyage · 2016-02-10

Tu en auras sûrement plus, étant donné que tu y vas pendant le momiji, une période très touristique. Vas-y dès son ouverture à 9h pour limiter un peu la casse, car comme tu le vois à 10h30 c'est déjà l'affluence.

J'y étais en plein momiji, et il avait effectivement beaucoup de monde ! Beaucoup de Chinois armés de leur perche à selfies, notamment... 🤪 Mais cela ne m'a pas trop dérangé, dans la mesure où le site est conçu de telle façon que la foule est derrière toi lorsque tu admires le Kinkaku-ji, qui reste bien dégagé. Et le spectacle est tellement parfait que tu fais rapidement abstraction des piaillements des touristes. 😉

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Ivert · 2016-02-10

Eh bien... il faudra prendre sur soi !

Merci pour les infos du bus. 🙂

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

CalamityGin · 2016-02-10

Entre-temps nous recevons par mail nos résultats universitaires (j'ai mon année youpi).

Toutes mes félicitations et je vous souhaite de nombreuses bonnes nouvelles de cette sorte !

On nous conseille un salon de thé à quelques centaines de mètres de là. Donc c'est parti, la curiosité monte ! Le salon de thé est extrêmement calme et reposant, nous sommes pris en charge très vite et on nous explique comment préparer notre thé matcha en partant d'une poudre et d'eau. J'ai proprement détesté le thé matcha, beaucoup trop amer pour moi (il faut avoir l'habitude). En revanche gros coup de cœur pour les gros bonbons artisanaux

Ippodo ? Aaah, la cérémonie du thé, ses joies traditionnelles (aïe les genoux au bout d'un quart d'heure en seiza !), ses délices (le petit gateau bien trop sucraillé avant puis le merveilleux sentiment d'avoir avalé une pincée de sable amer dilué dans une cuiller à thé d'eau chaude), son action souveraine contre la somnolence (une nuit d'insomnie la première fois) et l'illumination qu'elle procure instantanément ("dès que c'est fini, vite une cérémonie de la bière !") 😎

Le thé matcha est un pourtant un régal lorsqu'il est bien utilisé, à savoir bien sucré, en frappé, chaud ou froid, et pour parfumer les gâteaux !

Quant à la foule au Kinkakuji, il faut se consoler en se disant que nous sommes partie de la foule que déplorent tous les autres visiteurs, qui souhaitent eux aussi avoir les lieux pour eux tous seuls ... 😉

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Yuri66 · 2016-02-10

Oui c'est Ippodo ! Merci je ne m'en souvenais plus.

Voilà, un peu de sucre dans le thé m'aurait peut-être permis de l'apprécier à sa juste valeur. C'est avec du matcha qu'ils font ces glaces au thé vert délicieuses qu'on trouve un peu partout ?

D'accord pour le Kinkaku-ji mais il faut avouer que la majorité des touristes sont bruyants et irrespectueux. Je ne comprends pas comment on peut prendre du plaisir à gueuler de la sorte au lieu de contempler simplement et de prendre de belles photos...

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

CalamityGin · 2016-02-11

Oui c'est Ippodo ! Merci je ne m'en souvenais plus.

Voilà, un peu de sucre dans le thé m'aurait peut-être permis de l'apprécier à sa juste valeur. C'est avec du matcha qu'ils font ces glaces au thé vert délicieuses qu'on trouve un peu partout ?

Ippodo possède des boutiques hors du Japon (NY, Paris, Londres) et vend ses thés dans plusieurs magasins. Ils envoient un (des?) spécialiste(s) pour organiser ponctuellement des dégustations en divers lieux, dont à Genève, à mon grand plaisir.

Les glaces au thé matcha sont en effet un délice. Avez-vous aussi testé celles aux pruneau et au sésame noir ? L'idéal est la combinaison des trois dans un "parfait", avec des haricots rouges confits, des fruits et de la chantilly 😛 . Quant aux frappés, on en trouve (délicieux quoiqu'un peu trop sucrés et très chers) chez starbucks.

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Yuri66 · 2016-02-13

Ippodo possède des boutiques hors du Japon (NY, Paris, Londres) et vend ses thés dans plusieurs magasins. Ils envoient un (des?) spécialiste(s) pour organiser ponctuellement des dégustations en divers lieux, dont à Genève, à mon grand plaisir.

Les glaces au thé matcha sont en effet un délice. Avez-vous aussi testé celles aux pruneau et au sésame noir ? L'idéal est la combinaison des trois dans un "parfait", avec des haricots rouges confits, des fruits et de la chantilly 😛 . Quant aux frappés, on en trouve (délicieux quoiqu'un peu trop sucrés et très chers) chez starbucks.

Ca donne envie tout ça, merci pour ces conseils gustatifs, je testerai ça dans 3 mois 😉

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Yuri66 · 2016-02-14

J12 : un accueil froid à Tokyo

Nous arrivons à Tokyo autour des 6h30 du matin. Le bus Willer Express nous dépose à la gare de Shinjuku, et nous nous dirigeons sans plus tarder à la gare de Takadanobaba pour déposer nos valises dans la chambre que nous avons loué sur Airbnb. Le studio en question est au 12ème étage d'un immeuble, et comme nous n'avions pas trouvé l'ascenseur il nous a fallu monter les valises à pied. De quoi bien se réveiller après une nuit courte ! Bon évidemment on s'est rendu compte qu'il y avait un ascenseur une fois en haut... Le studio est habité par trois étudiants qui vivent en colocation. Le premier contact a été difficile car aucun ne parlait anglais, mais on a pu s'en sortir tant bien que mal. Je suis tombé amoureux de la vue depuis la terrasse. Dès notre arrivée dans la capitale japonaise on a pu bénéficier d'une bonne petite vue du paysage urbain.

Le temps est maussade et il fait surtout beaucoup plus froid qu'auparavant.

On commence notre séjour sur Tokyo par la visite du quartier d'Ikebukuro, connu comme étant le quartier du divertissement. On y trouve des salles d'arcade ainsi que le Sunshine City, un centre commercial de 60 étages (rien que ça).





Je me perds (involontairement cette fois) autour du quartier, l'occasion de faire une promenade de près d'une heure avant de retrouver la gare et donc de retrouver mon chemin.



Avant d'entamer la promenade dans les petites allées populaires, on se rend dans un Bic Camera non loin de la gare et on tombe sur des fauteuils de massage à essayer gratuitement. Le test a l'air de faire des heureux puisqu'il y avait sans cesse des personnes en train de les essayer.

A partir de 15h le temps devient fou : de grosses rafales de vent froid balayent les parapluies transparents qui ne résistent pas très longtemps, la pluie tombe à l'horizontale, il fait très froid (15°C). Bref un temps parfait pour s'enfermer dans le Sunshine City et les salles d'arcade, nombreuses dans ce quartier.

Il y avait un petit spectacle aquatique pour les enfants avec deux présentateurs qui faisaient très bien le show.

Il y a même un parc d'attractions en rapport avec les mangas les plus populaires au monde.

Le petit bonus de la journée, pour les connaisseurs en jeu vidéo : les Japonais mettent d'abord à disposition certains de leurs jeux uniquement en borne d'arcade, pour les faire tester par le public japonais (et se faire un maximum d'argent aussi), avant de les sortir beaucoup plus tard sur consoles. Nous avons donc pu tester Tekken 7, attendu sur consoles à une date encore inconnue. Inutile de préciser que nous nous sommes fait battre à plate couture.

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Yuri66 · 2016-02-20

J13 : foule en délire

Pour cette deuxième journée sur Tokyo, nous profitons de ce samedi beau et ensoleillé pour partir à la découverte de deux quartiers très fréquentés. Pour ce faire on retourne à la gare de Takadanobaba, gare qui est sur la Yamanote, une ligne circulaire qui relie les principaux centres de la ville, à la manière de l'Osaka Loop Line à Osaka. On récupère une carte Suica, très utile car elle permet, en la rechargeant, de passer les portiques directement sans devoir à chaque fois acheter un billet.

Direction tout d'abord le quartier de Harajuku, entre Shinjuku et Shibuya. On commence par la Takeshita Street, une rue étroite bordée de magasins tendance. On est samedi, il y a foule. A part pour quelques magasins excentriques je n'ai pas spécialement été emballé par cette rue.





On visite rapidement l'éclectique quartier d'Harajuku, puis on jette un coup d'oeil à une partie du parc Yoyogi, un immense espace vert en plein milieu des immeubles situé à deux pas de la gare qui fait un peu penser à Central Park.





On a réellement l'impression d'être en pleine nature, c'est assez étrange. Puis au bout de cette route se trouve un sanctuaire gratuit où les Japonais viennent pour prier. Nous avons également vu des mariés se faire prendre en photo.



On décide de nous rendre à Shibuya à pied depuis Harajuku. 20 minutes de trajet ultra-silencieuses où on ne croise quasiment personne. Puis une fois arrivés à Shibuya la foule revient. Tokyo, tout un paradoxe : des quartiers noirs de monde, et d'un autre côté des rues qui peuvent être désertes. On va déguster des Udon pour notre déjeuner, l'occasion d'être complice du concours de celui qui fera le plus de bruit en aspirant ses pâtes !

On entre dans Shibuya, LE quartier de la festivalisation à outrance par excellence. Y aller un samedi après-midi permet de bien comprendre la fréquentation de ce quartier, notamment son célèbre carrefour, traversé de part en part par des centaines de personnes à chaque feu vert.



Passage obligé au Starbucks pour observer cette foule immense de haut, puis on se ballade dans les nombreuses rues autour du carrefour. Tout est fait pour attirer le regard, des couleurs pétantes et diverses, aux façades plus ou moins originales et uniques.







Il est évidemment très difficile de circuler, mais ça fait partie de l'ambiance. On trouve absolument de tout dans ces rues : konbini, fringues, jeux, manga kissa, bars... et j'en passe.

On revient devant la gare pour se poser devant la statue du chien Hachiko, où ici même se trouvait un chien qui attendait son maître, mort, pendant 10 ans. La statue est dorénavant un point unique de rendez-vous pour tous les Japonais.



A vos marques, prêts ?...

On s'est baladé tout l'après-midi sans jamais nous lasser. On décide même de dîner ici, dans un restaurant de sushis dont l'intérieur nous a tout de suite plu. On se fait plaisir en testant des sushis à base de poissons originaux et pas forcément connus en France (dans des sushis je parle), comme de la dorade, de l'anguille, ou encore des œufs de thon.



Pendant la dégustation de notre fabuleux repas la terre se met à trembler. On se met à balancer de gauche à droite comme si on était sur un balançoire latérale. Petit coup de flippe au début, mais en voyant les Japonais continuer à manger autour de nous, et surtout le cuisto au centre de la table circulaire qui continue de couper ses poissons avec ses couteaux tranchants comme si de rien n'était, on se dit qu'il n'y a rien de grave et on attend sagement la fin de ce séisme de magnitude 5 qui aura duré 30 secondes.

Allez après une petite balade nocturne autour du carrefour de Shibuya, on décide de rentrer autour des 22h. Mais nos souhaits ne pourront pas s'exaucer car le séisme, malgré sa puissance relativement faible, a engendré une coupure totale du système ferroviaire par sécurité. On passe donc notre soirée dans un Shibuya qui commence à se vider à partir de 23h.

Il nous aura fallu attendre 1h du matin pour pouvoir rentrer.


Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Ivert · 2016-02-20

Superbe. 😉 Je vais tenter de trouver un logement près du parc Yoyogi, idéalement situé. J'ai hâte !

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Lulla12 · 2016-02-21

waouuu ca devait être impressionnant ce petit séisme

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Yuri66 · 2016-02-22

J14 : le feu est vert, vous pouvez traverser !

A cause de l'impact du séisme de la veille, nous nous levons un peu tard pour passer notre dimanche à Akihabara, le fameux quartier des goodies. La station en question est aussi sur la Yamanote. Une fois arrivés à la gare nous empruntons la sortie "Electric City" et tombons (presque) directement sur l'avenue principale.

A la sortie de la gare se trouvent déjà des tas de petites boutiques de figurines.



L'avenue est très bruyante, animée par les multiples musiques de J-pop qui passent en boucle et qu'on entend presque à chaque fois qu'on passe devant un magasin. Le but de ce quartier n'est pas de dépayser le touriste, mais bien de le faire raquer en tirant à fond sur la corde de la nostalgie. Une autre déception que j'ai ressentie est qu'il y a au final peu de magasins dédiés au gaming ou aux mangas, la majeure partie des boutiques dans lesquelles je suis entré proposaient surtout des figurines ou des peluches. Cela dit il est facile de trouver ce que l'on cherche et de se faire plaisir en achetant des objets rares hors Japon, et bien que ce quartier ne soit au final qu'un immense centre commercial, on trouve des tas d'objets nettement moins chers qu'en France.

Pour le côté dépaysement on repassera !

Les maid café sont légion à Akihabara.

Le dimanche entre 13h et 17h l'avenue principale est fermée aux voitures, transformant la route en un gigantesque trottoir. A ce moment-là circuler dans le quartier et passer d'un magasin à un autre pour tenter de trouver ce que l'on cherche devient plus amusant.



Sur les abords de l'avenue principale se trouvent des boutiques beaucoup moins imposantes qui se spécialisent dans l'informatique et plus particulièrement la réparation de matériel. On y trouve des tas de composants informatique à petit prix. Mais il y a surtout Super Potato, célèbre boutique spécialisée dans le jeu vidéo rétro, que nous avons mis beaucoup de temps à trouver (jusqu'à avoir demandé à un Japonais en fait). Et pour la première fois depuis que nous sommes à Akihabara la magie opère, la boutique est petite mais l'ambiance qui en ressort est fantastique. On regarde attentivement les jeux rares et les goodies très originaux et très sympas que l'on y trouve (un gros pneu Mario Kart en caoutchouc, un réveil rétro Mario...) en étant accompagné d'une multitude de musiques de grands jeux rétro. Au cinquième et dernier étage se trouve une petite salle d'arcade.

Les escaliers du magasin de cinq étages annoncent déjà la couleur.



On reste encore un peu à Akihabara pour voir ce que donne l'avenue principale de nuit, qui est évidemment très colorée, puis on retourne à Takadanobaba. Au final j'ai été un peu déçu par le côté piège à touristes du quartier et le fait que l'on y trouve beaucoup de magasins qui proposent les mêmes choses, mais au final ça me paraît être un arrêt incontournable pour qui veut trouver la perle rare du goodies.

Ouh là t'as peur des occidentaux toi !

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Yuri66 · 2016-02-25

J15 : prenons de la hauteur

On attaque aujourd'hui les alentours de Shinjuku, dans une journée placée sous le signe de l'improvisation. On petit-déjeune dans un Sukiya en testant le natto, une sorte de préparation gluante à base de haricot fermenté. J'ai proprement détesté, mais les Japonais ont l'air d'adorer ça.

On arrive plus tard à la gare de Shinjuku, gare la plus fréquentée du monde avec près de 3,5 millions de voyageurs chaque jour. Et cette immensité se ressent aussi bien dans l'affluence que dans la taille de la gare (deuxième plus grande gare du monde), qui pourrait être comparée à un gigantesque complexe commercial. En marchant normalement et en sachant où on allait il nous a fallu 20 minutes pour en sortir.

Cette gare a une particularité économique, qu'on retrouve grosso modo dans toutes les grandes gares de la ville mais qui est très marquée à Shinjuku, c'est le nombre de compagnies qui se partagent la part du gâteau. En effet 4 compagnies privées sont présentes dans cette gare, ainsi que le métro qui lui est géré par l'Etat. Avec ses 200 sorties la gare de Shinjuku constitue un hub qui connecte le centre de la ville et toutes les banlieues ouest.

La gare de Shinjuku montre donc parfaitement la situation de quasi-monopole du transport ferroviaire privé sur les autres modes de transport. A cause des lourds investissements faits à la suite du séisme de Kanto de 1923, des dégâts urbains pendant la Seconde Guerre Mondiale, et surtout sur le développement industriel pendant le régime Meiji, les pouvoirs publics ont vite disposé de maigres ressources et ont été contraints de passer le flambeau aux entreprises privées dont le principal objectif est la rentabilité. Et c'est donc tout naturellement qu'elles ont misé sur le transport ferroviaire qui déjà profitait d'une situation assez monopolistique du fait du retard de la motorisation sur l'archipel nippon.

Les gares sont donc des lieux de stratégie économique très importants, et on retrouve autour des grandes gares une concentration forte de population et de bâtiments car les entreprises privées (JR en premier) ont tout fait pour maximiser leur fréquentation. C'est donc tout naturellement qu'en sortant de la gare de Shinjuku on trouve du bâti très haut et des activités économiques de grande importance.

La mairie de la ville de Tokyo.



C'est très uniformisé, on n'a plus l'impression d'être au Japon mais dans une grande ville américaine.

Nous sommes surtout venus pour nous promener dans Nakano Broadway, une galerie marchande où sont vendus de multiples produits dérivés venus de mangas. On s'est rapidement perdu et avons atterri dans des quartiers résidentiels extrêmement calmes, où tout avait l'air neuf et récent. Et ce n'est pas pour rien, car c'est encore une fois les compagnies privées ferroviaires qui sont à l'origine de ces multiples quartiers résidentiels (à destination des classes moyennes) qui ont été volontairement construits autour des gares pour inciter les habitants à prendre le train. Quoi qu'il en soit c'est très agréable de s'y balader et cela montre bien que Tokyo est loin d'être une ville dans laquelle on se fait bousculer sans arrêt.

Après nous être fait aidé par une Japonaise, nous arrivons enfin à Nakano Broadway.



Mais avant on va manger dans un petit restaurant que nous avons trouvé par hasard dans une ruelle de Nakano.



Au final, même si il y a du choix, Nakano Broadway n'avait rien d'incroyable par rapport à ce que l'on a vu jusqu'à présent, et après l'achat d'une magnifique figurine FullMetal Alchemist nous reprenons le train direction Takadanobaba car nous avons oublié quelque chose à l'appart.

Et puis tiens tant qu'on y est, pourquoi ne pas tester le neko café juste à côté de chez nous ?





Tout est fait pour accentuer le côté mignon des chats.

Au final l'expérience était plutôt amusante. Pour 1000 yens on peut rester 1h en compagnie de chats magnifiques et très propres, qui n'ont par contre pas forcément envie de se laisser caresser. Dans le salon se trouvent des distributeurs de café, de thé, de soupe... bref de boissons en tout genre que l'on peut utiliser en illimité pendant notre limite de temps.

Qu'on est méchants...

On retourne à Shinjuku aux alentours des 18h pour monter au 45ème étage de la mairie de la ville, où l'on peut profiter d'un observatoire à 360° gratuit. Une fois à l'intérieur du bâtiment on est invité à emprunter l'ascenseur en compagnie d'autres personnes. Une employée s'occupe d'appuyer sur le bouton, et au bout de 50 secondes on se retrouve à 200 mètres du sol, prêts à en prendre plein la vue. Nous avons fait exprès d'y aller à cette heure-là afin de profiter d'une vue sur la ville de jour comme de nuit.

Vue côté Ouest. On voit la limite quasi-infinie de l'expansion de la ville. Mais on voit surtout que la réalité en termes de paysage urbain n'est pas celle que l'on voit à la télé. Tokyo (et les grandes villes japonaises) présente un profil du bâti essentiellement bas.

Vue côté Nord-Est, avec la Tokyo Sky Tree à gauche de l'image. Contrairement à la photo précédente on est sur un bâti verticalisé, et surtout fortement inégal. C'est le résultat des politiques d'aménagement urbain qui ont consisté à faire pousser comme des champignons des gratte-ciels mais uniquement à proximité immédiate des grandes gares centrales.





On passe notre soirée dans le quartier flamboyant et électrique de Shinjuku. Après s'être baladé dans l'artère principale du quartier, on se retrouve par hasard dans des rues assez "chaudes" et craignos où se dévoile le "dark side" du Japon.

Je n'ai pas spécialement été emballé par ce quartier que j'ai trouvé très impersonnel et factice. Mais force est de constater qu'il y a des couleurs pétantes de partout et que ce que l'on voit est très impressionnant.




Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Masterpo · 2016-02-25

Ah, la mairie, quelle merveille... Kenzo Tange se serait inspiré de Notre-Dame.

Un truc que je n'ai pas bien compris, Nakano et ses innombrables magasins de manga ne se trouve pas si près que ça de Shinjuku. Dans mon souvenir, j'avais même pris le metro (ou le train) pour y aller...

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Yuri66 · 2016-02-25

Ah, la mairie, quelle merveille... Kenzo Tange se serait inspiré de Notre-Dame.

Oui c'est ce dont j'avais pensé direct en la voyant, et je pense même qu'il s'EST inspiré de Notre-Dame 😉

Un truc que je n'ai pas bien compris, Nakano et ses innombrables magasins de manga ne se trouve pas si près que ça de Shinjuku. Dans mon souvenir, j'avais même pris le metro (ou le train) pour y aller...

Oui. Nakano est situé dans Shinjuku, et on ne s'était pas rendu compte à quel point le quartier de Shinjuku était très étalé, du coup on ne pensait pas que c'était si loin de la gare...

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Yuri66 · 2016-02-28

J16 : du divertissement surdimensionné

Pour cette quatrième journée sur Tokyo nous allons dans l'hyper-centre de la ville. On ne prend donc pas la ligne Yamanote mais le métro. Et pour se faire nous achetons un ticket une journée permettant l'accès illimité aux lignes de métro.

On démarre par une visite des jardins du palais impérial situé non loin de la gare de Tokyo. L'entrée est très belle, il y a un contraste saisissant entre les gratte-ciels d'un côté dans le quartier d'affaires de Marunouchi (qui contient à lui seul 20 % du PIB du pays !) et le chemin d'accès au jardin végétalisé et rappelant la nature de l'autre.



Cela ne se distingue pas trop sur la photo mais il y a un gradient de hauteur des gratte-ciels qui diminue progressivement au fur et à mesure que l'on s'approche du palais impérial. L'Empereur étant considéré comme un dieu-vivant intouchable, il y a une sorte de révérence urbaine qui fait que les immeubles s'abaissent à proximité du palais. Tout plein de calculs mathématiques ont été ainsi faits de façon à ce qu'il soit impossible d'observer les enceintes du palais où que l'on soit dans ces immeubles.

J'ai été globalement déçu de cette visite même si elle est gratuite. Il n'y a pas de recherche d'harmonie et de zen comme que ce que j'ai pu voir dans les jardins d'Okayama et de Takamatsu. Au final c'est plus un parc basique qu'autre chose.







On se balade autour du palais et on tombe sur un gigantesque torii qui laisse à penser qu'il y a un sanctuaire plus loin.





On suit le chemin droit tout tracé et parsemé de lanternes pour tomber effectivement sur un complexe shintoïste.

Quand la tradition côtoie la modernité.

On apprendra plus tard qu'il s'agit d'un sanctuaire touristique connu sous le nom de Yasukuni.

On change de quartier pour déjeuner, direction Ginza, les "Champs-Elysées de Tokyo" en généralisant. On décolle depuis la gare de Tokyo et j'en profite pour photographier une partie importante de la gare.

Les gares japonaises sont pour la plupart des grands centres commerciaux où il n'est pas rare d'y manger ou d'y programmer un après-midi pour faire les boutiques. Ce sont des lieux de détente et de divertissement gérés par les compagnies privées ferroviaires qui entament là leur dernière stratégie économique (après celle des quartiers d'affaires, de divertissement et résidentiels autour des gares) pour encore une fois rendre les japonais au maximum captifs de leurs réseaux.

A Ginza on est frappé de retrouver tant de similitudes avec les grandes avenues parisiennes. C'est évidemment un quartier assez luxueux, où sont concentrées toutes les grosses entreprises vendant des produits rappelant ce luxe comme le parfum ou les fringues. Il y a énormément de grands magasins français.





Ce n'est pas un quartier qui nous a tellement enchanté, on voulait juste y passer par curiosité, pour faire les imbéciles dans le bâtiment principal de Sony, et pour manger un tonkatsu au curry très moyen.





Oui on a vraiment cru qu'on allait se régaler pour 10 € dans le quartier du luxe...

On ne sait pas trop quoi faire pour occuper notre après-midi, d'autant que le temps commence sérieusement à se rafraîchir et le vent frais qui nous avait bien embêté à Ikebukuro décide de refaire son grand retour. Après mûres réflexions nous allons voir ce que ça donne autour du Tokyo Dome, le stade de Tokyo où sont organisés plusieurs concerts et surtout des matchs de base-ball dont les japonais sont friands. On savait aussi qu'il y avait un parc d'attractions apparemment assez sympa. On prend la Marunouchi Line pour descendre à la gare Korakuen. Le complexe du Tokyo Dome est au final encore plus impressionnant que ce que je pensais, et montre exactement ce qui fait des gares des immenses centres commerciaux.

Le chaos organisé japonais dans ce qu'il peut faire de plus grand. Boutiques de fringues, restaurants, Starbucks, grand parc d'attractions, stade du Tokyo Dome... Le tout dans un périmètre maximum de 500m autour de la double-gare Korakuen / Kasuga. Des ascenseurs et de multiples passerelles créent une certaine continuité et permettent de passer d'un endroit à un autre très rapidement. Le lieu de la consommation à outrance par excellence.



Cette immensité fascine aussi bien qu'elle effraie. Nous n'avons pas fait grand chose car les attractions sont très chères (1000 yens pour les montagnes russes non merci !) mais nous n'avons pas regretté d'être venus pour observer ce mode de vie nippon contemporain où l'on consomme en permanence pour notre propre plaisir personnel ou pour celui des autres (rien de péjoratif dans cette phrase je vous rassure). Dans tous les cas le complexe en jette et je ne peux que vous conseiller de vous y rendre si vous avez du temps à tuer.

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Nediar · 2016-02-29

Quel beau carnet de voyage!!! Je suis parti à la même époque l'an dernier (un peu plus tôt, en avril-mai) et je revis en parti mon voyage a travers vos photos 🙂

J'avais visité le jardin Korakuen qui est accolé au Tokyo Dôme. Sans être le plus beau de tous, cette visite avait été une belle surprise, très reposante.

Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)

Yuri66 · 2016-02-29

Quel beau carnet de voyage!!! Je suis parti à la même époque l'an dernier (un peu plus tôt, en avril-mai) et je revis en parti mon voyage a travers vos photos 🙂

J'avais visité le jardin Korakuen qui est accolé au Tokyo Dôme. Sans être le plus beau de tous, cette visite avait été une belle surprise, très reposante.

Merci beaucoup ça me fait plaisir 🙂

Oui ça fait toujours du bien un peu de verdure dans une ville comme Tokyo qui justement manque d'espaces verts. Alors quand c'est un beau jardin on ne dit pas non.

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