Suite J3 (après-midi du 16 sept)
Nous nous sommes refait une santé et nous repartons en balade.
St Lawrence Market

Ce marché historique bâti au début du XIXe siècle est étonnamment bien achalandé et vous donne envie de tout acheter.




Et notre 1er pépin!!!! C’est en se dirigeant vers notre prochain arrêt que mon amie s’aperçoit qu’on lui a volé le porte-monnaie commun (quand on voyage, on a toujours un porte-monnaie commun, ce qui évite les comptes d’apothicaire en fin de journée pour savoir qui a payé quoi).
La scène est curieuse : un jeune homme lui tape sur l’épaule, lui disant que son sac est ouvert. Elle regarde, et ben voilà ! Envolé le porte-monnaie 🙁. Est-ce lui qui a fait diversion, ou avait-elle vraiment laissé son sac ouvert ? Je n’avais pas remarqué qu’elle portait le sac en bandoulière sur le dos. J’y fais tellement attention : mon sac est sur le ventre, l’argent et les papiers côté intérieur. Cela nous aura coûté quelque 200$ quand même). Mon amie était tellement contrariée, la pauvre… je crois qu’elle en aurait pleuré. Mais il y a des choses tellement plus graves : profitons du temps qui passe mes amis, nous sommes là pour ça ! Et la beauté du quartier lui mettra un peu de baume au cœur.
Nous voilà donc dans le vieux Toronto, Old Town.
Les vieilles bâtisses le long des rues sont austères, mystérieuses.


Et…. Distillery District, une ouverture sur le fleuve, un quartier très animé empreint d’histoire :
«Le Distillery District est un site historique national qui abritait autrefois la distillerie Gooderham and Worts représentant la plus vaste et la mieux préservée des collections de l'architecture industrielle Victorienne d'Amérique du Nord. La distillerie Gooderham and Worts a joué un rôle important dans le développement économique de la ville et du pays. James Wort and William Gooderham, tous deux émigrés d'Angleterre, s'associent et montent une entreprise de meunerie en 1831.
Alors que la récolte de grains augmente dans le nord du Canada, William Gooderham et le fils aîné Wort … décident de créer la distillerie en 1837. L'entreprise se porte bien et en 1859 élargit ses bâtiments pour accueillir une production de farine, une glacière, une production laitière, des quais et des entrepôts. Jusqu'à la fin du XIXe siècle la distillerie est prospère non seulement au Canada mais également à l'étranger: elle exporte jusqu'à Rio de Janeiro, Montevideo et d'autres ports de l'Amérique du Sud. A ce moment-là elle est la plus importante distillerie du monde.
Après 153 ans de production la distillerie originelle de Gooderham and Worts cesse toutes opérations. Durant les années 1990 le site deviendra la scène de plusieurs projets cinématographiques, plus de 1700 films ayant été tournés, faisant de cet endroit le deuxième site le plus important de tournage en dehors d'Hollywood...» (sic)

Le quartier a bien changé !



A ce stade de la journée, il avait été question de prendre le bac – ici, nous dirons le traversier – pour aller sur Toronto Island, mais il fait un peu frais et nous nous contenterons de flâner sur Harbour Front, en attendant le clou de la journée : le dîner au sommet de la CN Tower.
Nous nous sommes garés* sous le Rogers Center (ex Sky Dome, le principal stade de Toronto – qui au demeurant est des plus quelconques vu de l'extérieur. Mais nous n'en avons pas vu l'intérieur, donc le jugement est faussé.
*A ce sujet, si je peux me permettre de vous donner un conseil (car nous avons été vraiment des billes sur ce coup🤪): bien vérifier les heures de fermeture avant de rentrer. Bon sang, on l'a quand même roulé notre bosse !!!!
Harbour Front



Les tours se mirent les unes dans les autres.

Ce qui est surprenant, c’est de réaliser que dans les années 70 (1970, pas 1870 : non non, je ne me trompe pas de date), il n’y avait pas grand-chose autour.
En fait, la ville n'arrête pas de se développer.... en hauteur pour ce que l'on en a vu. En effet, nous réalisons que tout au long de nos balades, nous avons vu des grues sur bon nombre de tours, et que celles-ci n'arrêtent pas de grandir.
Harbour Front est situé sur l’emplacement de la gare d’origine de Toronto; on y trouve d'ailleurs une reconstitution de ladite gare.


Mais il est temps de nous diriger vers la CN Tower* pour dîner. J’ai réservé une table en fonction de l’heure du coucher de soleil. Il est conseillé d’y arriver tôt, et je comprends pourquoi devant l’ascenseur : quelle queue !
*Si, comme moi, vous vous demandez pourquoi CN ? C’était qui ? Stupide je suis ! Canadian National bien sûr !
La montée est beaucoup moins impressionnante que je le craignais (je souffre de vertige) et nous voilà à plus de 345 mètres en moins d’une minute. La tour culmine à 545 mètres. Si avec tous les méga projets de ces dernières années, elle n’est pas la plus haute du monde, elle était quand même à la 6e place fin 2015.
Le restaurant fait une rotation complète - d’où son nom : «The 360 » - en 1 heure.
Le ciel est dégagé, les vues sont superbes. Le soleil couchant commence à embraser les tours, puis, petit à petit, les lumières scintillent, et à la nuit noire, le paysage est féérique.


Mes photos ne donnent pas un bon rendu de la vue. Il faut dire que le reflet dans les vitres n’arrange rien (faut bien se trouver des excuses !😇).
Le menu est fort honorable (à part les légumes qui sont comme à l’américaine, non pas al dente, mais quasi crus), joliment présenté. Un peu cher de mémoire, mais si on enlève le prix que coûte l’ascension sans le resto, ça équilibre.
Pour finir avec CN Tower et pour info : les plus courageux (il n’y en a pas dans l’équipe😉), pourront s’aventurer sur un plateau de verre (le premier du genre dans le monde à l'époque où il a été conçu) à 342 mètres de haut. Brrrrr !
Mais il est temps de rentrer, nous sommes tous KO debout et bien contents d’être garés quasiment sur place. Oui, mais…… Tous les accès sont fermés.
On lui a pourtant dit à la Madame, en entrant, qu’on allait dîner. Je suppose qu’elle n’a pas pensé qu’on resterait aussi longtemps au resto.
Bref, tour et retour du parking : personne.
On revient à la Tour pour demander de l’aide : pas possible.
Retour au parking, et JP (mon «chum ») finit par trouver le portier de l’hôtel qui est au-dessus du parking, et, chance, il nous conduit à l’accès du parking par une voie que lui seul connaît je pense.
Comme on en avait déjà plein les pattes, ça ne nous a pas arrangés : déchirés nous sommes !
Bien contents de retourner à l’hôtel, même si ce dernier sera notre plus mauvais choix de tout le séjour : les filles de l’accueil sont imbuvables, la moquette du couloir est sale (je l’ai déjà dit).
Pour info : le TiDéj est à 7.99€ et le parking à 15€.
Dodo bien mérité.
Avis personnel sur Toronto :
Enooooorme coup de cœur pour cette ville. En général, je suis plus nature et paysages que ville et j'ai donc tendance à limiter le nombre de jours dans une ville. Du coup, je me fais souvent avoir (on le verra d’ailleurs pour la fin du séjour). Un jour de plus n’aurait pas été de trop (2 en visitant un ou deux musées).
Si l’envie vous prend d’y aller, essayez la balade sur le lac à la nuit.
Ce serait à refaire, je prendrais un hôtel plus central, quitte à casser la tirelire, pour profiter de la ville au maximum. Après-tout, les chutes du Niagara ne sont pas si loin que ça et on peut perdre un peu de temps le matin en y allant.
Les connaisseurs vont me dire et Dundas Square alors ? Et ben pas le temps, mais ce que l'équipe ignore encore, c'est que je ne quitterai pas Toronto sans l'avoir vu. A suivre.....