"Pour" ou "contre" le tourisme humanitaire: est-ce une question à se poser?
Le "pour" et le "contre" sont entre guillemets car ça sonne très manichéen alors qu'en réalité je souhaite seulement échanger avec des défenseurs des voyages humanitaires autant qu'avec ceux à qui cette idée pose problème. Sachez que je ne fais pas de jugement de valeur quelle que soit votre opinion, j'ai juste envie de vous partager ma réflexion (non aboutie) à ce sujet afin d'avoir des retours constructifs, positifs ou négatifs, pour pouvoir la perfectionner voire changer d'avis, bref, échanger.
J'ai constaté qu'il y a pas mal de personne pour qui le voyage humanitaire n'est pas si "sain" qu'il n'y parait car, entre autre, les voyageurs dans l'humanitaire ne se poseraient pas les bonnes questions, notamment "est-ce que je le fais parce que j'ai vraiment envie d'aider mon prochain ou est-ce que je le fais pour ma conscience/mon égo?". Cela m'a provoqué une remise en question, et j'en suis arrivée à la conclusion qu'effectivement, beaucoup de voyageurs dans l'humanitaire témoignent d'un besoin de se sentir utile, certains assument qu'ils font cela aussi pour voir une autre culture, ou des gens dans le besoin afin de provoquer une prise de conscience/recul, grandir, etc. J'ai donc commencé à pencher vers cette vision des choses, à me dire qu'effectivement, cela relève inconsciemment plutôt d'une intention égoïste qu'une intention purement "bonne".
Seulement, je n'ai pas pu m'empêcher d'y réfléchir plus profondément et je m'apprête à vous exposer mon avis purement subjectif, et j'aimerais que vous n'y voyez pas une leçon de morale pour ceux qui pensent différemment, au contraire je préfère débattre avec des gens qui ne sont pas d'accord plutôt qu'avoir conversation consistant à se brosser mutuellement dans le sens du poil. Suite à cela, donc, je me suis dis qu'effectivement les intentions ne sont pas forcément celles escomptées, notamment plus ou moins inconsciemment par la personne en voyage elle-même. Mais est-ce réellement un problème? Étant passionnée par la psychologie, j'ai une forte tendance à penser que le "mental" est tout aussi important que le "physique". Autrement dit, pour moi une personne dans le besoin physiquement parce qu'elle n'a pas assez à manger, ou parce qu'elle a une blessure/maladie physique etc., a autant besoin et surtout mérite autant d'aide qu'une personne qui a une blessure/maladie mentale. Autrement dit, pour moi une personne qui va faire un voyage humanitaire parce qu'elle en a besoin psychologiquement, que ce soit dans le but de grandir, de faire des rencontres parce qu'elle se sent seule/incomprise dans son pays ou même juste de voir d'autres paysages qui la sortent de la routine de sa vie, tout en essayant d'aider sa conscience à aller mieux en apportant quelque chose (matériel ou pas, infime ou pas) à son prochain, mérite finalement cette aide qu'elle s'apporte à elle-même autant que peut le mériter une personne jugée réellement dans le besoin de par la gravité apparente de sa situation. On a le droit de penser qu'il faudrait d'abord aider les associations qui sont en France avant de partir faire du tourisme humanitaire, mais je pense qu'il faudrait d'abord laisser les gens s'aider eux-même lorsqu'ils en ont besoin. C'est vrai que c'est important d'amener les regards sur les personnes qui sont dans le besoin autour de nous, et à mon sens ces voyageurs-là en font partie, à une échelle différente mais pas moins réelle. Évidemment quand je dis "ces voyageurs-là", je parle de ceux qui entreprennent un voyage humanitaire dans un but majoritairement personnel, puis humanitaire (inconsciemment ou pas).
Aussi je me suis dis que finalement, même si il est vrai que c'est égoïste dans un sens, c'est pas dans le mauvais sens. Il faut savoir faire des choses pour soi, quand elles nous permettent de se sentir mieux et que ça ne met pas en péril le bonheur/santé/vie en générale de quelqu'un d'autre. Dans ce cas précis, ça apporte même aux autres. Pour moi, dans tous les cas, que ce soit pour se sentir mieux, découvrir une autre culture ou désirer sincèrement aider son prochain, c'est une bonne intention. Je préfère voir un jeune essayer de faire de l'humanitaire, même maladroitement, plutôt que de s'embarquer dans quelque chose qui serait nuisible. D'ailleurs, pour le côté "maladroit" d'envoyer des personnes sans diplômes ou aptitudes particulières dans l'humanitaire, je n'ai volontairement pas abordé ce point parce que mon avis n'est pas encore réellement fait là-dessus, mais ça n'empêche absolument pas d'en parler ensemble, ça m'intéresse.
Ceci dit, il est possible que de nombreux côtés des voyages humanitaires m'échappent étant donné que je n'en ai pas fais l'expérience. Je suis ici justement pour en parler et apprendre avec vous.
Je vais m'arrêter là car ça commence déjà à faire un peu long à lire, et j'espère avoir l'occasion d'approfondir tout cela avec vous.
J'ai constaté qu'il y a pas mal de personne pour qui le voyage humanitaire n'est pas si "sain" qu'il n'y parait car, entre autre, les voyageurs dans l'humanitaire ne se poseraient pas les bonnes questions, notamment "est-ce que je le fais parce que j'ai vraiment envie d'aider mon prochain ou est-ce que je le fais pour ma conscience/mon égo?". Cela m'a provoqué une remise en question, et j'en suis arrivée à la conclusion qu'effectivement, beaucoup de voyageurs dans l'humanitaire témoignent d'un besoin de se sentir utile, certains assument qu'ils font cela aussi pour voir une autre culture, ou des gens dans le besoin afin de provoquer une prise de conscience/recul, grandir, etc. J'ai donc commencé à pencher vers cette vision des choses, à me dire qu'effectivement, cela relève inconsciemment plutôt d'une intention égoïste qu'une intention purement "bonne".
Seulement, je n'ai pas pu m'empêcher d'y réfléchir plus profondément et je m'apprête à vous exposer mon avis purement subjectif, et j'aimerais que vous n'y voyez pas une leçon de morale pour ceux qui pensent différemment, au contraire je préfère débattre avec des gens qui ne sont pas d'accord plutôt qu'avoir conversation consistant à se brosser mutuellement dans le sens du poil. Suite à cela, donc, je me suis dis qu'effectivement les intentions ne sont pas forcément celles escomptées, notamment plus ou moins inconsciemment par la personne en voyage elle-même. Mais est-ce réellement un problème? Étant passionnée par la psychologie, j'ai une forte tendance à penser que le "mental" est tout aussi important que le "physique". Autrement dit, pour moi une personne dans le besoin physiquement parce qu'elle n'a pas assez à manger, ou parce qu'elle a une blessure/maladie physique etc., a autant besoin et surtout mérite autant d'aide qu'une personne qui a une blessure/maladie mentale. Autrement dit, pour moi une personne qui va faire un voyage humanitaire parce qu'elle en a besoin psychologiquement, que ce soit dans le but de grandir, de faire des rencontres parce qu'elle se sent seule/incomprise dans son pays ou même juste de voir d'autres paysages qui la sortent de la routine de sa vie, tout en essayant d'aider sa conscience à aller mieux en apportant quelque chose (matériel ou pas, infime ou pas) à son prochain, mérite finalement cette aide qu'elle s'apporte à elle-même autant que peut le mériter une personne jugée réellement dans le besoin de par la gravité apparente de sa situation. On a le droit de penser qu'il faudrait d'abord aider les associations qui sont en France avant de partir faire du tourisme humanitaire, mais je pense qu'il faudrait d'abord laisser les gens s'aider eux-même lorsqu'ils en ont besoin. C'est vrai que c'est important d'amener les regards sur les personnes qui sont dans le besoin autour de nous, et à mon sens ces voyageurs-là en font partie, à une échelle différente mais pas moins réelle. Évidemment quand je dis "ces voyageurs-là", je parle de ceux qui entreprennent un voyage humanitaire dans un but majoritairement personnel, puis humanitaire (inconsciemment ou pas).
Aussi je me suis dis que finalement, même si il est vrai que c'est égoïste dans un sens, c'est pas dans le mauvais sens. Il faut savoir faire des choses pour soi, quand elles nous permettent de se sentir mieux et que ça ne met pas en péril le bonheur/santé/vie en générale de quelqu'un d'autre. Dans ce cas précis, ça apporte même aux autres. Pour moi, dans tous les cas, que ce soit pour se sentir mieux, découvrir une autre culture ou désirer sincèrement aider son prochain, c'est une bonne intention. Je préfère voir un jeune essayer de faire de l'humanitaire, même maladroitement, plutôt que de s'embarquer dans quelque chose qui serait nuisible. D'ailleurs, pour le côté "maladroit" d'envoyer des personnes sans diplômes ou aptitudes particulières dans l'humanitaire, je n'ai volontairement pas abordé ce point parce que mon avis n'est pas encore réellement fait là-dessus, mais ça n'empêche absolument pas d'en parler ensemble, ça m'intéresse.
Ceci dit, il est possible que de nombreux côtés des voyages humanitaires m'échappent étant donné que je n'en ai pas fais l'expérience. Je suis ici justement pour en parler et apprendre avec vous.
Je vais m'arrêter là car ça commence déjà à faire un peu long à lire, et j'espère avoir l'occasion d'approfondir tout cela avec vous.