Bonjour Quatrevingt
Peut etre que les habitants de ce village ont commis la faute de ne pas régulariser leur situation... je n'en sais rien, mais les méthodes employées par les autorités ressemblent plus à des méthodes mafieuses de républiques bananières que celles d'un état de droit.
Aucune information ne leur a été donnée sur la vente de leurs terres
Aucune information sur l’existence d’une procédure judiciaire
Aucune possibilité d’adresser leur déclaration ou opinion à la cour
Aucun avertissement n’a été donné à ces dispositions avant cette “expulsion armé” dont elles ont été victime
Pas de préavis offrant un “délai raisonnable pour quitter” a été délivré
Ces familles se sont vu refuser:
Le droit de s’exprimer dans une procédure judiciaire
Le droit de défendre leur propriété
Le droit à la reconnaissance de leur établissement en continu sur un terrain
Le droit de garder leurs maisons
Le droit d’être traité avec dignité et respect
Le pire de tout:
Aucun plan d’urgence a été mis en place, ni par « l’investisseur» prétendue, l’autorité du gouvernement, ni le système de justice lui-même!
Que pouvons-nous faire dans un système de justice qui est clairement obscure, facilement “influencé” par la cupidité ou tout simplement acheté!
Est-ce que les pauvres ne méritent pas une justice équitable?
Est-ce que les pauvres ne méritent pas d’être entendus, traitées avec dignité, en tant qu’êtres humains?
Où sont-ils censés aller?
http://www.madagascar-foundation.org/urgent-sauver-les-112/Et si le meurtre de Mlle Honorine Rasoamanalna est lié à la défense du village d'Ampasika par l'association Akamasoa, nous avons là un veritable aveu de méthodes mafieuses qui nous montrent que les personnes derrières : «ne veulent surtout pas qu'un juriste mettre son nez dans cette affaire, qu'un juriste regarde les droits de ces citoyens expulsés de leur maison».
Voilà qui renforce encore le doute vis à vis de la légitimité de telles expulsions!
Etl'emploi du meurtre comme moyen de pression nous en dit long sur " l' honetteté" des personnes derrières toute cette opération.