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in Entre deux voyages › Carnets de voyage

Une gourde orange sous les étoiles

Discussion started by Leflâneur on 2017-01-16

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Une gourde orange sous les étoiles

Leflâneur · 2017-01-16

La nuit m’avait surpris, divine, piquée d’une myriade d’étoiles magnifiées par l’absence de lune. Un malaise me gagnait insidieusement à fur et mesure des réminiscences de l’après midi. J’hésite à me rouler un stikounet, y renonce ; parfois l’effet est désastreux, accentue le spleen, me renvoie aux pires pensées, au plus profond des méandres de mon inconsistance du moment. C’est ce qui a dû se passer avec celui fumé en fin d’après midi en compagnie de Saïd, un des fils Ou Bekhich venu pleurer tout son soûl au gîte.

Analepse. Alerté par les cris de Saïd et ceux de Rabha j’ai dévalé la colline comme je ne l’avais jamais fait. Rabha avait découvert sa mère affalée dans l’étable. Ils la transportaient dans la maison et j’eus vite fait d’établir le diagnostic : bouche de travers, yeux hagards, membres du coté gauche inertes, elle venait d’être victime d’un AVC. Je leur ai expliqué le dramatique de la situation. L’hôpital le plus proche est à plus de quatre-vingt kilomètres, soit pas loin de trois heures sur ces routes de montagne, sans compter le temps nécessaire pour trouver un chauffeur et faire venir l’ambulance de la vallée pour le transport… Il y avait urgence ! Mais le vieux en avait décidé autrement. Prévenu par le petit Nordine qui avait couru jusqu’au souk, il avait fermé sa boutique, trouvé son fils Ba et envoyé un messager jusqu’aux Ayt Khoya quémander la guérisseuse locale. Pour lui ce ne pouvait être un problème au niveau de la tête, c’était les membres de sa femme qui ne fonctionnaient plus. Avec quelques massages, cataplasmes et formules magiques elle serait sur pied dans peu de temps ! Je n’ai pas réussi à le convaincre de la gravité de la situation mais Saïd avait compris, son frère Ba Ou Ali aussi et ils vinrent en renfort pour persuader le vieux. Celui-ci ne voulut pas en démordre. Elle n’ira pas à l’hôpital. Dans les pleurs des filles et des voisines, les cris, et l’émoi généré par la nouvelle de l’accident, nous avons attendu deux heures l’arrivée de la guérisseuse. Seul le vieux semblait détaché de l’événement. Il avait imposé son avis par autorité patriarcale et égrenait maintenant son chapelet à l’écart de l’agitation générale. Révolté j‘ai assisté à la scène avec la sorcière. Je ne discuterai pas les remèdes de la dame en matière de douleurs dentaires ou brûlures d’estomac, mais j’ai un sérieux doute sur ses capacités à résorber les séquelles d’un accident vasculaire cérébral. L’avenir le dira, mais je me suis quand même fâché tout rouge en apprenant qu’elle voulait même brûler les médicaments contre le diabète de la mamie. Ba Ou Ali et Saïd ont fini par admettre que ces médicaments étaient indispensables à leur mère. Après avoir énuméré la liste des composants nécessaires à la préparation de je ne sais quelle potion à étaler sur les membres de la malade tous les matins, la matrone est partie en me jetant un œil noir. Ba Ou Ali est parti au souk chercher les ingrédients manquants, Rabha, Aïcha et trois voisines sont restées au chevet de la maman, et je suis remonté au gîte avec Saïd. Il avait complètement perdu le nord et entre quelques bouffées de kif m’a demandé si nous pouvions mettre le cap sur ma gourde orange. Je ne pouvais pas lui refuser. Un ou deux verres en plus des quelques pipes ne lui feraient de toutes façons pas plus de mal, et l’aideraient certainement pour un sommeil peut-être difficile à trouver au vu des circonstances. Je me rappelle que Saïd a ensuite roulé trois pétards coup sur coup. Je n’ai accept�� que le dernier que nous avons fumé devant la terrasse ; lui psalmodiant face aux étoiles, moi silencieux, accablé et impuissant. Puis il m’a remercié, assuré que la Baraka de son Dieu serait toujours sur moi et longuement embrassé avant de disparaître dans la pente entre nos maisons../...

Voilà comment j’ai fini là, bien stone, effondré sur le tapis qui ménage mes vieux os durant les longs moments passés sur cette terrasse. Voilà comment j’ai fini là, accablé et bien triste, pensant à ma maman partie quelques mois après avoir subi la même mésaventure que cette mamie. A coté de moi, la gourde orange… et un verre à moitié plein posé sur le plateau où reposent les ingrédients de mon sédatif atlastique *. Je l’avale cul-sec. L’alcool brûle un court instant puis il laisse la place aux épices, au parfum d’orange et de menthe. Pendant quelques secondes je reste comme suspendu dans une bulle. Au travers de ses parois, entre opacité et transparence, apparaissent des petites lueurs floues. Il me faut un temps pour réaliser que ce sont trois lampes-torche entre les arbres de l’autre coté de la rivière. Dans la nuit les chiens font leur devoir et signalent tout va-et-vient et mouvement dans l’obscurité. L’un d’eux s’est déclenché clairement au passage des lampes et a entraîné d’autres comparses voisins dans un tapageur récital canin. Ce sont les retours tardifs du souk. L’une des lampes se sépare de ses compagnes pour se diriger vers la piste et s’engager dans les gorges. Askemod ou Timquit, les deux hameaux qui se font face dans des replats dominant les gorges où habite certainement ce voyageur nocturne - il ne peut en être autrement- sont à environ cinq heures de marche d’ici… à mon rythme. Au moins à quatre heures au pas d’un montagnard berbère. Au départ, une heure et demie de parcours plat mais très inconfortable sur une piste défoncée, victime des glissements de terrain de cet hiver. Un parcours difficile rendu encore plus pénible par l’obligation de quelques traversées à gué, eau jusqu‘aux genoux et courant dangereux aux endroits où des éboulements monstrueux ont déversé des tonnes de roches et de pierres dans la rivière après avoir, au passage, emporté la piste sur plusieurs dizaines de mètres. Une heure et demie au fond des gorges disais-je donc. Il en manque encore deux mais cette fois-ci de rude montée sur un chemin muletier jusqu’aux premières maisons de l’un ou l’autre hameau. Peut-être plus encore, s’il habite haut dans les dernières maisons isolées. Pour avoir effectué deux fois, et de jour, le trajet cette saison, je peux mesurer la galère qui attend notre homme ! Certes c’est un montagnard local qui aura déjà effectué ce trajet de nombreuses fois, qui connait les passages scabreux et les possibilités de gué, mais quand même… ! Je me prépare un autre verre de mixture, le bois à sa santé en lui souhaitant bon courage ! Malgré la petite fraîcheur ambiante et mon malaise général je préfère être à ma place qu’à la sienne. Je vais m’installer sur le toit de la cuisine du gîte. Une natte, un vieux tapis épais, deux coussins, une couverture et Yan Anderson dans le baladeur suffisent à mon confort. De là-haut, les roseaux qui protègent en journée la terrasse du soleil ne gêneront plus l’observation de mon tableau nocturne. La demi-douzaine de lampadaires visible au loin vers la place du souk et les maisons dans les pentes de l’autre rive de l’assif à quelques sept ou huit cent mètres ne gênent pas la vision sublime du ciel et des étoiles. Quelques lueurs à travers les fenêtres trahissent les couche-tard. Les chiens se sont tus après le passage des voyageurs nocturnes. Reste le ronronnement de la rivière en contrebas, la voute céleste et sa voie lactée, la flute apaisante de Ian Anderson, le chat endormi à proximité. Au loin, sur les hauteurs des Ayt Aïssa, des appels et des bruits agrandissent la nuit et la rendent plus profonde. Je ne sais pas nager. Elle m’engloutit avec un autre verre. Je ferme les yeux..../...

Je n’ai pas vu l’aube pointer ses premières lueurs derrière les falaises de Tagoujimt ; c’est la piqure du soleil au franchissement de la crête qui m’a tiré du sommeil. Ian Anderson a eu raison de la batterie du baladeur. A coté de moi, la gourde orange… vide. Ce matin je me souviens. Rabha ne va pas tarder à monter avec aghrom. Le thé infuse, c’est un autre jour, j’ai besoin de bouger ! Je serai à Ouriz avant la grande chaleur de la mi-journée.

* Recette du rhum arrangé façon Wihalane : Une bonne rasade de rhum dans un demi-verre de thé bien fort, une cuillère à café de sucre roux, une pincée de cannelle, une autre de gingembre moulu, trois brins de menthe et un morceau de citron vert ou un quartier d’orange séchée non épluchée, gardé pour la circonstance avec d’autres morceaux en cas de pénurie de citron vert.

Une gourde orange sous les étoiles

Our · 2017-01-16

Merci pour le partage.

ca s est passe ds quel douar !

Une gourde orange sous les étoiles

Leflâneur · 2017-01-17

Merci pour le partage.

ca s est passe ds quel douar !

Bonjour Our, ça s'est passé dans la vallée d'Anergui dans le secteur de la zaouia, chez la famille Ou Bekhich qui gère le gite Wihalanne. La dame est décédée il ya deux ans. Elle soufrait aussi depuis longtemps de diabète et n'était pas soignée correctement faute de moyens. Paix à son âme.

Une gourde orange sous les étoiles

Hannahannah · 2017-01-17

Merci pour ton récit José ,

C'est toujours un plaisir de te lire . Pour moi une retour dans les années 2001 , quelque part sur une piste dans le Dades . Une dame nous fait signe , nous nous arrêtons et elle nous montre sa petite fille , fracture du bras ouverte . Nous la ramenons à la maison aussi vite que possible , une des copines est infirmière , elle veut poser une atelle provisoire . La maman refuse , il fut attendre le papa . Hospitalité oblige , nous voila devant un thé à discuter de tout et de rien ( une jeune femme maîtrise le français et traduit ) , le temps s'étire , la petite à mal mais serre les dents . Le papa arrive , refus des soins , refus de l'amener au dispensaire , il iras chercher l'homme qui guérit dans un village éloigné . Nous restons sur nos réflexions de bonnes européennes .... J'y pense encore aujourd'hui . Cette hospitalité chaleureuse , cette souffrance de l'enfant . Je n'ai pas tes mots pour décrire la situation , mais je pense comprendre tes réflexions . Hannah

Une gourde orange sous les étoiles

Our · 2017-01-17

Bonjour,

Je ne vois pas cette situation comme passager mais comme l un d eux.

Je vous explique un peu la situation.

Depuis les annees 30-40, des dispensaires ont commance partout partout ds les zones rurales crees par les colonisateurs: espagne, portugal et france.

Il y a eu jusqu aux annees 80, meme 90 une enorme incompetence au niveau des professionelles de sante ( surtout les fractures). Une incompetence flagrantes depuis des decenies, des generations ont eu des bras , des pieds deforme a cause de l incomptence de ces derniers. Les " Jebara" comme ils les appellent par contre sont fort comptent, uniquement dans les cas des fractures .

Alors apres plusieurs decenies, les montagnards ne font plus confiance aux docteurs surtout surtout en ce qui concerne les fractures. Souvent, et je suis temoin, qqs une parts partent aux dispensaires et hopitaux et en fin de compte ils se retrouvent avec des bras ou pied qui penchent vers un cote ou qui fonctionnent pas.

Alors les " jebarra" re-fracturent l os en question et font le necessaire ( je suis temoin depuis longtemps| de ce genre de choses).

Donc l incompetence des hopitaux depuis des decenies a introduit cette idee chez les gens. et je le confirme , ses " jebaras" maitrisaient bien l art des fractures....

Autre raison, ils craignent suivre un processus qu ils peuvent pas financer....

Une gourde orange sous les étoiles

Leflâneur · 2017-01-17

... et oui Hannah... Nous avons tous certainement, randonneurs dans ces contrées, été abordés par des autochtones en quête de soins ou médicaments. Moments difficiles parfois dans notre incapacité à agir par méconnaissance des soins à apporter, la gravité de la situation ou le manque de médicaments appropriés. Mais c'est ainsi et nous n'y pouvons rien.

Il y a longtemps, toujours dans cette vallée, deux femmes que je connaissais m'interpellent au souk. Une d'elles avec la main gauche bandée d'un tissu sale et sanguinolent. Il me fallut outrepasser mon appréhension ( je ne suis ni médecin ni infirmier ... ) à la découverte de la profonde entaille dans les chairs de l'index et majeur: un coup de serpette malheureux pas rare dans ces contrées, mais celui-ci datait de trois jours. L'état suppurent de la plaie béante demandait beaucoup plus qu'une simple désinfection et la fourniture de bande et gaze pour renouveler le pansement. Je les emmène au gîte, fais mon possible pour nettoyer mais l'infection était déjà là sous le cataplasme d'argile blanche découvert dans l'horreur de chiffon qui était censé protéger la plaie.

J'insiste sur la gravité de la blessure et lui conseille vivement de se rendre le plus rapidement possible au dispensaire de Ouaouizerth... à 80 kms de là, soit plus de 5 heures de Land Rover sur une piste défoncée avant de trouver un taxi pour 35 kms restants. Inch Allah me répond-elle !

Elle y sera allée finalement... quelques jours après. Mais le voyage dû se poursuivre jusqu'à l’hôpital d'Azilal où elle fût finalement amputée des deux doigts. Cette dame était la deuxième et plus jeune épouse d'un gros éleveur de la vallée qui avait les moyens de payer tous les frais... mais combien ont risqué la mort ou gisent aujourd'hui près de leurs ancêtres faute de ces moyens.

Une gourde orange sous les étoiles

Our · 2017-01-17

Bonjour Le flaneur,

Tu as essaye de lui filler qqs euros pour le transport ....

Une gourde orange sous les étoiles

Leflâneur · 2017-01-17

Bonjour Le flaneur,

Tu as essaye de lui filler qqs euros pour le transport ....

A elle non parce-que je connaissais la famille et je savais qu'elle n'était pas dans le besoin. Mais j'ai plus souvent qu'à mon tour aidé financièrement ou sous d'autres formes bien des habitants de cette vallée.

Une gourde orange sous les étoiles

Hannahannah · 2017-01-17

Le fric de façon individuelle ne vas pas résoudre le problème de fond d'accès à la santé pour les habitants de ces vallées . Bien sûr on aide ponctuellement quand on peu , et je suppose que tu en a fait ta part . J'ai rencontré un peu tous les problèmes de santé aux cours de mes voyages dans l'Atlas ou l'Anti Atlas . De part mon expérience professionnelle j'ai été longtemps en relation avec des marocains vivants en France et dont les problèmes de santé entravaient la possibilité de travailler . Diabète , très important avec tout ce que ça entraîne . Séquelles de poliomyélite . Fractures mal réduites . Déficit dus à la consanguinité quelquefois . Il me semble qu'il y a eu des progrès , mais dans les vallées isolées dont tu parle on est encore loin du reste . Le goudron avance partout , souhaitons que ce soit au profit de ces populations , même si des effets pervers soient à craindre pour eux . Bonne fin de journee et continue à nous ravir par la qualité de tes écrits .

Une gourde orange sous les étoiles

Voyajou · 2017-01-17

J'ai lu une première fois. Puis, avant de commencer une relecture, j'ai mis Ian Anderson dans le casque - le titre Bourée m'a semblé de circonstance 😇- et empli un verre de rhum vieux, pas arrangé mais bon.

P.S. Sois prudent, hein, ne nage pas trop loin dans la nuit sans fond.

Une gourde orange sous les étoiles

Dolma · 2017-01-17

"On se rembourse en rêves des tristesses du jour" dit S Tesson.

Chacun a ses rêves, cette nuit-là ils étaient dans la gourde orange pour toi, ce soir ils sont dans tes mots pour moi...

Merci cher José d'être passé par ici.

Dolma

Une gourde orange sous les étoiles

Songhai73 · 2017-01-17

bonjour lors de mon dernier séjour en avril je suis partie avec une amie médecin en retraite ... dans la vallée du Dades ( on était à l'auberge des " vieilles charrues ) elle a soigner un chibani qui avait un problème urinaire 😕 elle lui a bien conseillé d'aller au dispensaire à Boulmane , mais rien à faire , il ne voulait pas ! en tout cas le traitement à bien fonctionné et le lendemain nous avons eu droit à un super tagine dans la famille ! c'est la que j'ai regretté de n'avoir pas fait médecine ! merci pour ces partages ! et aussi merci pour la recette !😛 francia

Une gourde orange sous les étoiles

Our · 2017-01-18

Juste pour info, ne dites jamais chibani a un Marocain :)

C est presqu une insulte.

Une gourde orange sous les étoiles

Leflâneur · 2017-01-19

"On se rembourse en rêves des tristesses du jour" dit S Tesson.

Chacun a ses rêves, cette nuit-là ils étaient dans la gourde orange pour toi, ce soir ils sont dans tes mots pour moi...

Merci cher José d'être passé par ici.

Dolma

Merci à toi de m'avoir recontacté. Ton message privé n'était pas une invitation mais il est à l'origine de ce retour sur VF.

J'aime beaucoup cet extraordinaire écrivain-voyageur qu'est S. Tesson et adore l'écouter quand je le croise ... sur les ondes ou devant mon petit écran. J'ai lu quelques uns de ses écrits mais je ne me rappelle pas de cette citation... ou alors je suis passé à travers. C'est dans quel livre ?

Une gourde orange sous les étoiles

Leflâneur · 2017-01-19

.. Puis, avant de commencer une relecture, j'ai mis Ian Anderson dans le casque - le titre Bourée m'a semblé de circonstance 😇- et empli un verre de rhum vieux, pas arrangé mais bon.

P.S. Sois prudent, hein, ne nage pas trop loin dans la nuit sans fond.

Ah Ah !! Excellent ! ... je reconnais qu'il Il fallait la trouver celle-là, même si "Stand Up" n'est pas mon album préféré de ce mythique groupe tant écouté dans ma jeunesse. Pour moi, Jethro Tull c'est surtout "Aqualung", "Heavy horses" et un souvenir mémorable de leur concert au Palais des sports de Dijon en 1980/81 (? ... Mémoire, ah mémoire ... quand tu nous fuis !)

Pour ce qui est de nager dans des nuits sans fond, ne t'inquiète pas, avec l'âge je suis devenu raisonnable, je ne plonge plus sans ma ... bouée 😉 .

Une gourde orange sous les étoiles

Dolma · 2017-01-19

"Sur les chemins noirs" Collection Blanche, Gallimard Parution : 13-10-2016

Où quand il n'est pas indispensable d'aller loin très loin vers des bouts du monde pour découvrir et apprécier ...

Dolma

Une gourde orange sous les étoiles

Leflâneur · 2017-01-19

"Sur les chemins noirs" Collection Blanche, Gallimard Parution : 13-10-2016

Où quand il n'est pas indispensable d'aller loin très loin vers des bouts du monde pour découvrir et apprécier ...

Dolma

Ah, vu la date de parution ça semble être son dernier. Il trouvera certainement une petite place au fond de mon sac à dos un de ces jours.

Merci Dolma.

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