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Anecdotes de voyages: souvent cocasses, parfois drôles et toujours suprenantes...

Discussion started by Jemaflor on 2017-01-19

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Anecdotes de voyages: souvent cocasses, parfois drôles et toujours suprenantes...

Jemaflor · 2017-01-19

On en a tous vécu au cours de nos voyages. Des situations inattendues souvent cocasses, parfois drôles ou occasionnellement s'accompagnant de quelques frayeurs … et parfois l'aventure se transforme même en vraie mésaventure ! Reconnaissons que toutes ces anecdotes vécues pimentent nos périples et font, à posteriori, d'amusantes histoires à raconter ... J'ai eu envie d'en partager quelques unes avec vous sur Voyage Forum. Voici donc une douzaines d'anecdotes dépaysantes qui me restent en mémoire. Je suis persuadé que vous serez nombreux à penser en les découvrant qu'elles vous rappellent vos propres expériences dont certaines sont peut-être presque semblables !

Ce petit tour dans le monde, de la Sibérie au Canada en passant par la Méditerranée et l'Afrique, sera également pour moi l'occasion d'évoquer au-delà des anecdotes, l'environnement dépaysant des quelques destinations abordées.

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- Cuba : Un espion autour de la table ?

Lorsqu'on voyage en sillonnant les routes cubaines le spectre du castrisme est souvent présent avec les quelques immenses panneaux vantant la gloire du régime, on en voit souvent au bord des routes …



Je ne sais si c'est à cause de la vue de ces slogans où bien en raison d'idées reçues bien ancrées dans l'esprit de quelques visiteurs mais j'ai le souvenir d'une scène cocasse vécue lors d'un repas champêtre au beau milieu de la campagne cubaine.

Nous venions de visiter la Grotte de l'Indien dans la région de Viñales. Un parcours captivant qui chemine dans les entrailles du sous-sol entre rochers, stalactites géants, stalagmites et promenade en barque sur un cours d'eau sous terrain …



Le moment du repas était venu et le petit groupe de visiteurs avait pris place à table dans un restaurant de plein air. Alors que nous sirotions gaiement notre mojito local, les discussions s'animaient, principalement enthousiastes à propos de nos visites du matin. En effet, avant la fameuse grotte, c'étaient le paysage des mogotes que nous avions admirés. Les mogotes ? Ce terme désigne les formations rocheuses en forme de collines arrondies recouvertes de végétation que l'on aperçoit ici dans cette vallée de Viñales. Elles résultent d'un processus d'érosion, à l'époque jurassique cette région n'était qu'un immense réseau de cavernes dont les parties supérieures se sont ensuite effondrées, laissant ces seules mogotes … et des grottes, comme celle de l'Indien.



Et l'anecdote ? Patience … j'y viens ! Pendant que nous discutions, un détail commençait vraiment à nous intriguer. Il y avait un homme qui ne cessait de nous observer … carnet et crayon en mains, il semblait prendre des notes ! Par moments, il faisait même le tour de la table et sous un angle différent, avec son regard attentif, l'observation continuait, sans cesse … Mais que pouvait-il donc inscrire sur ses feuilles en nous regardant ainsi avec tant d'insistance ?

C'est alors qu'un des membres de la tablée nous donna avec une assurance qui en imposait son explication : « Partout à Cuba c'est comme ça, des informateurs incognito surveillent les étrangers et même les simples touristes … eh oui, c'est avec la politique de Fidel Castro que règne ici la surveillance et la délation ! ». Et notre touriste français pseudo expert en espionnage de nous confirmer son affirmation, il tenait cette information d'un ami qui connaissait bien les secrets du régime cubain ! Finalement, mon voisin de table n'aura pas eu trop de temps pour développer son information si confidentielle. En effet, notre « espion » cubain s'avança ensuite vers nous en nous montrant les pages de son petit carnet … et là, tout le petit groupe se mis à rire, sauf bien sûr notre spécialiste des agents secrets cubains !

L'homme mystérieux était un simple dessinateur ! Avec talent, pendant que nous mangions, il venait de nous croquer en dessinant nos portraits, des caricatures très réalistes.

Conclusion : - à Cuba, chacun arrondie ses fins de mois comme il peut et si l'on a un bon coup de crayon, on essaie donc de vendre des caricatures aux touristes. - et à Cuba, que les préjugés peuvent faire dire de bêtises aux visiteurs !

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- Croatie : Une vague surprise



C'était une belle soirée d'été au bord de l'Adriatique, plus précisément à Trogir, une charmante et pittoresque cité médiévale. Une de ces soirées du mois d'août où avec l'arrivée du crépuscule l'air devient enfin respirable. Des conditions on ne peut plus favorables pour sortir et se balader dans le centre historique de cette cité croate. Pour moi la balade sera également photographique, on ne se refait pas ! Je guette la fameuse « heure bleue », celle où la clarté du jour n'a pas encore totalement disparue alors que le voile sombre de la nuit envahi l'espace. C'est en ces instants que les amateurs de photos peuvent capturer une belle luminosité qui hésite entre celle du jour finissant et celle des éclairages urbains qui se mettent à dorer les façades … Après quelques hésitations, j'ai enfin choisi mon angle de prise de vue, là, sur ce quai, au bord de l'eau, près du pilier du pont. Le point de vue me semble intéressant sur les élégantes façades de la ville, de plus la composition photo devrait être complétée par de beaux reflets. Il me faut maintenant attendre le moment favorable, l'instant entre « chien et loup » où la luminosité se fait idéalement photogénique. J'ai avec moi tout mon matériel, mon tripode sur le lequel je fixe mon reflex et dans ma sacoche se trouve également mon caméscope un sac photo que je porte négligemment en bandoulière. Pressé de m'installer afin d'être prêt à déclencher, je ne l'ai pas totalement refermé … un détail qui peut sembler dérisoire à ce stade de l'histoire mais qui a son importance pour le devenir de mon caméscope !

Le photographe amateur (ou pro.) se doit toujours d'être patient pour faire sa (ses) prise photo … Maintenant, voilà qu'un bateau ou plutôt une péniche passe devant mon objectif, encore quelques instants de patience, lorsque l'eau sera (re)devenue lisse et la vue totalement dégagée, les conditions devraient devenir parfaites pour La photo.

Je ne l'ai vraiment pas vu venir … pas étonnant, elle est arrivée dans mon dos avec une soudaineté déconcertante … en revanche, je l'ai senti me « pétrifier » brutalement ! Elle, c'est une vague ou plus précisément le ressac. Un paquet d'eau naît de l'onde du sillage de la péniche rencontrant le pilier du pont. Il vient de s'abattre sur ma tête … pas à quelques dizaines de centimètres, non, juste sur moi et avec quelle précision ! On m'aurait versé un sceau d'eau sur la tête, j'imagine que je n'aurais pas été plus trempé ! Alors que je ruisselle et tente de réaliser ce qui m'arrive, il m'a semblé entendre quelques éclats de rires dans mon dos. Quelques passants ayant assisté à la scène de cette douche (croate) n'ont pu s'empêcher de rigoler, j'imagine que j'aurais été à leur place, j'aurais fait de même ! Bref, il faut faire face à la situation et aussi bonne figure … première pensée pour mon appareil photo : il a été copieusement éclaboussé ! Je l'essuie vigoureusement avec mon tee shirt qui est en nylon! Une texture qui n'a rien d'un bon tissu éponge et puis il est déjà tout trempé par cette vague scélérate ! Rapidement, je jette un coup d’œil à mon caméscope: catastrophe ! Il baigne dans 2 à 3 centimètres d'eau, mon sac photo était bien étanche … mais dans son fond ! Seule solution, le vider comme un vulgaire récipient. Concernant mon caméscope, je ne fais pas d'illusion … l'avenir me le confirmera, il rendra l'âme !

Mais en toutes circonstances il faut toujours positiver et même si je suis particulièrement contrarié, je constate que mon appareil photo fonctionne encore. N'abandonnons pas le théâtre d'opération fasse à l'assaut d'une unique vague … la lumière est encore bonne pour ma photo nocturne. Cependant, je me déplace un peu en m'éloignant de ce satané pilier de pont. Pied photo positionné, horizon correct, retardateur programmé, mise au point et déclenchement … au moins j'aurai la consolation d'avoir fait la photo souhaitée.



Le lendemain matin, la luminosité était encore photogénique à souhait, ce n'était plus l'heure bleue mais plutôt l'heure d'or. Des teintes dorées baignaient l'ensemble architectural de la cité médiéval (façades et pont), de plus l'eau s'était transformée en un parfait miroir. Il n'en fallait pas plus pour me pousser à retrouver mon point de vue au bord du quai juste à côté du pilier du pont en ces instants de calme absolu, il n'y avait aucune crainte de subir l'effet surprenant du ressac ! Clic, clac ! C'était pris.



Malgré cette expérience malencontreuse, je garde un excellent souvenir de la ville de Trogir, si plaisante à visiter et à photographier : Le point de vue vertigineux depuis le clocher de la cathédrale Saint-Laurent agrémenté des couleurs croates. Les petites ruelles avec cette patine qui donne un effet lustré au pavés. La Tour à l'entrée du port.

Derniers détails à ajouter depuis cette expérience vécue à Trogir : - je me méfie maintenant des piliers de pont … surtout si un bateau navigue sur le cours d'eau. - Je me consacre désormais uniquement à la photo et avec beaucoup de plaisir, je ne fais plus de vidéos en voyage depuis que mon caméscope s'est noyé il y a quelques années à Trogir !

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- Croatie : La note salée d'un apéro qui n'aura jamais lieu !

Restons en Croatie mais prenons la mer en directions des îles …

Alors que le capitaine vient de réduire la puissance des moteurs, le ronronnement mécanique auquel on s'était habitué est progressivement remplacé par le chant de milliers de cigales, c'est plus naturel et convient parfaitement à l'île de Mljet où nous venons de faire escale. Une escale très nature puisque plus de 70 % du territoire insulaire est couvert de forêts.

Partons maintenant randonner à travers la pinède vers les deux lacs qui font tout le charme et la particularité de cette île. Le sentier nous mène jusqu'au petit pont qui fait office de séparation entre les deux étendues lacustres, d'un côté le Malo Jezero et de l'autre le Veliko Jezero.



Bien qu’il n’y ait pas vraiment de plage, c’est là que les promeneurs se baignent, des eaux délicieuses et légèrement plus chaudes que celles de la mer. Un lac dont les eaux sont quand même salées … il est vrai qu’un minuscule chenal relie les deux lacs à la mer. Soudain, un baigneur transformé en explorateur des profondeurs avec masque et tuba brandit fièrement un coquillage géant à l’aspect d’une moule monstrueuse, elle mesure plusieurs dizaines de centimètres ! « Ce sera pour l’apéro, ce soir … » s’exclame-t-il, large sourire aux lèvres, à l'attention de ses proches. Mais cette joie spontanée sera vite contrariée. Ses exclamations particulièrement bruyantes ne nous ont pas seulement fait tourner la tête en sa direction … sur la berge opposée, un garde du Parc l’a aperçu.

Vêtu d'une d'une tenue kaki, coiffé d'une casquette à visière et rictus pas franchement sympathique, voilà que notre gardien interpelle le touriste-pêcheur de mollusque géant. Puis s'en suit une discussion animée, la confiscation immédiate du coquillage, un contrôle d’identité et pour couronner le tout une amende de 50 € … rien que çà !

Tout le territoire de l'île et donc celui des deux lacs fait parti d'un Parc Naturel. Les règles de total respect de la flore et des espèces qui l'habitent sont strictes : le monstrueux bivalve est en effet protégé, ce serait même l’espèce de coquillage la plus grande de toute l’Adriatique. Alors, chers amis voyageurs, si un jour vous passez par l’île de Mljet et ses lacs protégés, ne touchez vraiment à rien !

Oublions cette anecdote, et la contrariété subie par ce visiteur qui n'avait pourtant aucune mauvaise intention, pour nous focaliser à présent sur le principal intérêt des lieux, à savoir la poursuite de la découverte de ces charmants lacs.

Notre balade lacustre ne se fera pas en canoë mais en petite embarcation à moteur qui va ainsi nous faire raser cailloux et rivages, pins et cyprès. Le joyau du lac Veliko est un îlot sur lequel a été construit une église de style roman dédiée à la Vierge et aussi un monastère bénédictin (XIIe siècle) dont les travaux de rénovation du cloître s’éternisent !



De tous temps les monastères ont eu la réputation d’être très accueillants pour les voyageurs de passage, là-bas, c’est toujours le cas même si il n’y a plus aucun religieux dans ces lieux. Sachez qu’un café/restaurant est maintenant installé dans les locaux de l’édifice et accueille à bras ouverts les touristes … mais pas pour un moment de prière ! Faire à pied le tour de cet îlot rocheux de Sveta Marija est une promenade agréable, cela ne prend qu’une vingtaine de minutes (pauses photos comprises).

La journée s’achève, nous allons passer la nuit à quai dans le petit village de Pomena, les derniers rayons du soleil dorent maintenant les façades des habitations, cela annonce un merveilleux spectacle, celui du coucher de soleil. Un embrasement superbe du ciel avec des reflets lumineux à la surface de la mer, un moment de contemplation à savourer sans retenue.



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- Namibie : Frousse en brousse

Tous les accros aux safaris découvertes de la faune africaine vous le diront certainement, le Parc National d'Etosha est un must en la matière. Il s'avère d'ailleurs être la plus grande réserve de toute la Namibie.



Petit matin dans le bush, le jour est à peine levé alors que débute notre safari. On imagine toujours la savane africaine écrasée par une chaleur torride, c’est exact pendant une grande partie de l’année mais pas vraiment à l’aurore durant l’hiver austral ! C'est une première surprise, en ce matin de juillet il fait presque froid, nous voilà dans un véhicule tout terrain bâché, à l’air libre, cheveux au vent et avec une couverture (très appréciée) sur les genoux … on frissonne ! En effet, la température n’est seulement que d’une douzaine de degrés ! Les pistes poussiéreuses et chaotiques sont infinies dans la réserve, elles permettent de rencontrer, dans leur milieu naturel et surtout en liberté, un très grand nombres d'espèces …

C'est sans doute l'observation d'une gracieuse lionne qui m'a le plus marquée durant cette journée de safari. Explications. Nous l'avons aperçu au détour d'une piste caillouteuse longeant une cuvette aride, elle se trouvait là, en contrebas d'un talus, au bord d'une petite mare. Mais voilà, après quelques minutes très paisibles passées à laper des eaux boueuses, voici qu’elle décide de s’avancer en direction de notre véhicule ! On pourrait jubiler de pouvoir bénéficier d'une observation particulièrement rapprochée … mais notre lionne ne cesse d'avancer vers nous !!!



Et lorsque le félin ne se trouve plus qu’à environ 4 mètres de nous, on se met à réaliser en un éclair que nous sommes dans un véhicule débâché, à l’air libre et donc sans aucune véritable protection … On essaie de se rassurer en pensant que l’animal vient d'étancher sa soif pourvu que cette lionne soit également bien repue ! Si nous commençons (vraiment !) à frissonner de frousse …. notre chauffeur, lui, ne semble pas franchement inquiet, faisons lui confiance, il a l’habitude du terrain. Cette (petite) frousse en brousse sera totalement dissipée lorsque la lionne s'éloignera progressivement de nous. Finalement, en regardant cette gracile lionne, vous me direz peut-être qu'avec son attitude détachée, son pelage fauve et son regard de braise, elle évoque plus une grosse peluche attendrissante qu'une bête féroce. Sans doute … mais en photo !

Avant de quitter Etosha, voici juste quelques autres photos des animaux les plus faciles à observer dans la réserve … pas étonnant, ils sont les plus nombreux !



D'abord, les springbocks. Une robe chatoyante, un corps élancées et cornes en forme de lyre … assurément une superbe silhouette. Il faut les voir détaler et bondir, un saut sur la droite puis un autre sur la gauche … ainsi de suite. Une course en zigzag, comme un réflexe pour échapper à quelques prédateurs, rien à craindre avec nous, nous ne sommes que des chasseurs … d’images ! Même si je ne suis pas un féru de rugby, dès que j’entends ce nom de springbok, je ne peux éviter de penser aux rugbymen sud-africains ! Il faut reconnaître que ce modèle de course est un parfait exemple pour un trois quart aile voulant marquer un essai !



Les zèbres sont aussi en nombre dans cette savane. Je les ai bien observé et je ne suis toujours pas en mesure de répondre à l'énigme concernant les fameuses rayures de leur pelage : ont-ils une robe blanche avec des stries noires ou bien est-ce plutôt l'inverse, pelage noir avec des rayures blanches ? Bon, contentons nous de tout simplement les admirer !

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- Russie : Les certitudes d'un « Monsieur je-sais-tout » ou l'ouïe fine d'un artilleur à la retraite !

A deux reprises, j'ai visité la ville des tsars, la belle Saint-Pétersbourg. Une première fois en été puis une autre fois en hiver alors que la cité était recouverte de neige et que son fleuve Neva et ses canaux égaient englacées. A vrai dire, je ne saurais dire quel est l'aspect que j'ai le plus apprécié : les jours qui n'en finissent pas avec les nuits blanches estivales … quelle agréable ambiance ! Ou bien l'hiver, avec ce blanc manteau qui va si bien à cette ville du nord russe, vraiment une splendide atmosphère ! Mais finalement, là n'est pas le sujet principal de cette petite histoire.

Lors d'un voyage effectué il y a quelques années au mois de février, en me baladant au bord de la Neva, j'ai retrouvé avec plaisir la Cathédrale St Pierre et St Paul. Un imposant édifice construit de 1712 à 1733, un des éléments du du rêve fou de Pierre Le Grand, à savoir édifier une ville sur un marécage inhospitalier voulant ainsi rivaliser avec les principales capitales du reste de l'Europe. Quelle élégante allure avec cette resplendissante flèche dorée qui s'élève à 123 mètres dans le ciel saint-pétersbourgeois.



Et c'est en observant ce panorama givré qu'une anecdote vécue durant mon précédent voyage m'est revenue à l'esprit. Une situation cocasse qui m'avait bien fait rire à l'époque.

Flash-back ! C'était lors d'une visite du majestueux intérieur de la cathédrale, une visite en groupe et guidée par un accompagnateur passionné et passionnant. Alors que nous étions captivés par l'histoire des Romanov telle que nous la relatait notre érudit guide ... soudain, une détonation avait retenti ! Un gros boum ! qui avait l'effet d'interrompre les explications de notre guide. Tous les visiteurs s'étaient regardés, interloqués. De toute évidence, l'explosion provenait de l'extérieur, aux alentours de l'enceinte de l'édifice. C'est alors qu'un des visiteurs s'exclama avec une voix forte et assurée : « Ah, ça, c'est un coup d'un canon de 90 mm, je l'ai bien reconnu … je suis un ancien artilleur ... j'étais un spécialiste à l'époque… et bien que n'étant plus en service, j'ai conservé une ouïe très fine! ». Ce militaire retraité avait tellement l'air convaincu que l'on voulait bien le croire, d'ailleurs, à proximité de la cathédrale il y avait bien les bâtiments d'un musée de l'artillerie. Soit ! Mais à vrai dire, comme la plupart des membres du petit groupe, j'ai préféré ensuite me tourner vers notre intéressant guide et de continuer à l'écouter poursuivre la visite.

Après avoir arpenté toute la nef et les allées de la Cathédrale St Pierre et Paul, nous avions presque oubliés cette forte explosion entendue plutôt durant la visite. Mais voilà, c'est en sortant par le porche principal de l'édifice et en parvenant sur le parking que cette détonation nous est revenue en mémoire, comme un boomerang ! Après avoir eu seulement le son, voici que nous avions à présent l'image, elle nous donna l'explication. Il y avait là un car autour duquel plusieurs hommes s'affairaient, précisément autour d'un pneu … totalement éclaté ! Par hasard, j'étais à ce moment là encore proche de notre ancien artilleur à l'ouïe parfaite. Je l'ai vu jeter un coup d'oeil furtif au fameux pneu délabré, mais là, il n'avait plus aucun commentaire spécialisé à nous imposer … sans doute trop vexé de sa stupide certitude du coup de canon !

Je suis certain que vous en avez déjà rencontré au cours d'une de ces visites guidées en groupe des « Monsieur je sais tout » de la sorte … Vous savez, ces Tartempion qui accaparent la parole, en rajoute toujours aux propos des guides avec leurs commentaires intarissables ! Mais trop souvent, ils n'ont pas de contradicteurs ou bien il n'y a pas à chaque fois la possibilité de vérifier leurs dires … comme ce fut le cas pour cette petite histoire de détonation mystérieuse.

Bon, cette anecdote n'était qu'un détail et j'ai gardé un excellent souvenir de cette intéressante visite estivale de la capitale des tsars … comme j'ai également gardé un merveilleux souvenirs de cette ville en hiver, que cette cité réserve de lieux et de monuments à admirer ! De l'Ermitage à l'église à bulbes au bout du canal Griboef.





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- Canada : Les demi-lunes du crépuscule arctique



Restons dans les souvenirs glacés ...

En avril, dans le Grand Nord canadien, c'est encore l'hiver à l'image de cette vue de la petite ville de Dawson City. Une cité toute recouverte d'un blanc manteau neigeux comme le fleuve Yukon qui chemine dans cette vallée, lui, c'est en général jusqu'en mai qu'il est totalement pris par les glaces. Dawson apparaît de nos jours comme une bourgade bien calme d'environ 2000 habitants, mais la cité a connu son heure de gloire avec sa « Ruée vers l'or ». En effet, le rêve de fortune et la soif de l'or ont attiré dans ces confins du Yukon près de 400 000 aventuriers bien décidés à exploiter le filon … c'était dans années de la fin du 19e siècle. La balade dans Dawson City permet encore de se plonger dans l'ambiance des années fastes de cette fameuse épopée. Le site est classé et de nombreux bâtiments et commerces arborent de belles façades de bois peints sur lesquels figurent quelques inscriptions de l'époque.



Un autre témoignage historique est bien mis en valeur à Dawson. Trônant fièrement sur les berges du fleuve, il s'agit d'un élégant bateau à vapeur : le Keno. Très bien restauré ce magnifique bateau à aubes construit en 1922 naviguait autrefois sur le fleuve Yukon ... c'était bien sûr au temps de la grande époque des chercheurs d'or. Non seulement il transportait des pionniers avides de trouver fortune dans les champs aurifères mais également il tractait ou poussait des barges lourdement chargées de minerai (argent, plomb, zinc). C'est à la tombée de la nuit (vers 22h 15 en avril sous ces latitudes) qu'il devient resplendissant. Des projecteurs l'illuminent, le Keno ainsi mis en lumière se détache à merveille dans cette pénombre. A l'arrière la teinte orangée de ces aubes s'harmonise avec le bleu du crépuscule … Une vue si photogénique ne pouvait me laisser indifférent. Malgré le froid de la soirée, me voici avec mon matériel prêt pour la photo, c'est à dire attendant la meilleure luminosité avec suffisamment de contraste entre la clarté et les illuminations. Que les amateurs de photos sont pinailleurs ! Un de mes compagnons de voyage trouvant le temps un peu long et bien trop frisquet vient de me laisser … Dans les alentours, il n'y a maintenant plus personne ni aucun signe de vie. Enfin, si ! Une voiture vient de passer dans la rue juste devant mon objectif photo. La conduite est saccadée, les pneus glissent sur la glace qui recouvre le sol. Quatre jeunes plutôt bruyants sont à l'intérieur … ils semblent particulièrement gais et à vrai dire passablement éméchés ! Une à deux minutes plus tard, voilà à nouveau la même voiture avec toujours une conduite particulièrement débridée …. Au troisième passage, la voiture s'arrête à mon niveau. Une portière s'ouvre. Un des occupants sort, se tourne … et baisse son pantalon, me laissant voir deux demi-lunes qui à défaut d'être lumineuses étaient bien blanches ! A peine le temps de réaliser ce que j'aperçois … l'homme est déjà rentré dans son habitacle (il avait sans doute peur de se les geler !) et la voiture de repartir en trombe ! J'ai quand même eu le temps d'entendre de gros éclats de rires … en voilà qui viennent de se payer ma tête ! A voir une telle scène, on pourrait dire que Dawson est un vrai TDCDM (trou du cul du monde).



Après la surprise, place à un instant de réflexion et voici que dans ma tête je me fais mon petit cinéma. Et si ces énergumènes alcoolisés venaient à repasser et à disjoncter ? Ils pourraient me menacer … en effet, je suis seul dans cette partie de la bourgade où il n'y a à cette heure pas âme (charitable) qui vive, j'ai avec moi tout mon matériel photo, tous mes papiers : passeport, argent, billets de voyage ….

Je n'hésite plus un instant : je plie le matos et détale ! J'accélère les pas qui deviennent rapidement de petites foulées. La direction ? Mon hôtel, et le plus vite sera le mieux car j'entends toujours la fameuse voiture qui fait encore des tours dans le quartier … Sans doute ma crainte n'était pas vraiment justifiée, mais sait-on jamais avec des gens enivrés ? Tout est bien qui finit bien : je suis bien arrivé à l'hôtel sans me faire détrousser … et j'avais réussi ma photo nocturne du Keno. Des moments de doute qui ne m'ont pas finalement empêché de sortir à nouveau « by night » le lendemain soir. C'était dans un lieu encore plus isolé de ce Grand Nord. Précisément à Eagle Plains, 8 habitants précise le panneau indicateur à l'entrée du lieu-dit c'est situé sur la route Dempster qui mène vers le Nord du Nord de l'Arctique. Le motif de ma sortie nocturne? Le fascinant spectacle qu'offre aux chanceux le Grand Nord avec la féerie des aurores boréales. Récit.



Il est maintenant minuit et demi et quelques pâles lueurs commencent à illuminer le ciel déjà constellé d’étoiles. En quelques minutes l’écran géant bleu nuit de la voûte céleste se pare d’un festival de lumières qui se mettent à danser. Un véritable ballet avec des guirlandes et des voiles jaunes ou verts. Elles ondulent lentement, apparaissent puis disparaissent comme par magie. D’immenses dessins lumineux se forment progressivement, voilà même que des rubans phosphorescents semblent maintenant s’enrouler autour de la lune … avant de s’estomper dans la nuit noire. La vision est captivante comme celle d’un rêve éveillé, sublime et mystérieux ! Seul le froid ambiant avec ses -20°C me ramènera à une réalité plus terre à terre et me donnera l’envie de quitter ce spectacle envoûtant pour regagner ma douillette chambre.

En y repensant, la laiteuse clarté des originales ou grossières (c'est selon !) demi-lunes aperçues en un éclair dans la pénombre d'une nuit à Dawson font bien pâles figures dans mes souvenirs … par rapport à la beauté envoûtante des lumières arctiques des aurores boréales. Un spectacle haut en couleur auquel je vous souhaite d'assister un jour, si vous n'en avez pas eu encore l'occasion.

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Anecdotes de voyages: souvent cocasses, parfois drôles et toujours suprenantes...

Jemaflor · 2017-01-19

- Tunisie : Le « jardinier » de l'hôtel …

Même lors de mes voyages professionnels, j'essaie toujours (enfin quand cela m'est possible !) de trouver un moment afin de profiter du dépaysement local. La journée de conférences venait de s'achever et je sentais à présent une envie irrésistible de me dégourdir les jambes en faisant un tour en ville. Tunis est une de ces chaleureuses cités du Maghreb où la flânerie vous réserve la vision de scènes souvent haute en couleur locales. J'ai l'idée en tête d'y faire quelques photos, je ne change pas …. l'habitude est une seconde nature, affirme le dicton.



L'imposante avenue Habib Bourguiba est un passage central et incontournable dans la capitale tunisienne. Alors que je la parcoure d'un pas décontracté en direction de la médina, je croise un jeune homme, tout sourire. « Tiens ! Mais je vous reconnais … je vous ai vu tout à l'heure à l'hôtel, j'y travaille comme jardinier ... » me dit-il. Il a l'air si convaincu et son abord si sympathique que je veux bien le croire, même si son visage ne m'évoque aucun souvenir précis … De fil en aiguille, la conversation se poursuit tout en marchant … et l'homme de me proposer de m'accompagner au cœur de la médina et de son dédales de ruelles étroites. Comme il connaît bien les lieux, je lui suggère de me guider jusqu'à la Grande Mosquée, j'ai quelques souhaits, comme voyageur photographe, de la prendre en photos. Nous voilà maintenant sur le toit terrasse d'un marchand de tapis. De là, le point de vue est particulièrement photogénique sur le minaret de cette élégante Grande Mosquée dont la tour s'élève à 44 mètres dans le ciel. Un ciel où alternent nuages et soleil. Et si vous êtes amateur de photos ou avez voyagé avec des mordus de photos, par temps variable, la scène est toujours identique : il faut attendre le rayon de soleil pour valoriser le sujet. Le passage de quelques nuages peut paraître un peu long, je m'en excuse auprès de mon sympathique accompagnateur et lui dit en passant que je n'ai aucunement l'intention ensuite d'acheter un tapis … Je commence à me méfier ! La réponse de mon « guide (jardinier) » vient accompagnée d'un large sourire : « Aucun problème, je ne suis pas pressé … prenez tout votre temps pour les photos ! » Le rayon de soleil viendra rapidement, le cadrage avec cette arcade et ces faïences colorées à tout pour me plaire. L'instant et parfait pour mon cliché.



Il fallait s'y attendre … voilà que mon vrai/faux guide prend maintenant l'initiative et me fait une proposition sur le chemin de la sortie de la médina. « On va passer chez mon cousin, il est parfumeur … vous allez pouvoir découvrir les senteurs de notre pays ! Chez lui, c'est pas cher !». Bien sûr, il n'attend pas ma réponse et m'entraîne dans une impasse puis dans une arrière boutique.



Là, des alignements de flacons sont disposés sur des étagères et il faut le reconnaître, il fleure bon sous ces voûtes quelques effluves plutôt agréables. Par politesse et à grands renforts de remerciements, je me prête à la découverte olfactive de plusieurs de ces parfums … tout en annonçant la couleur, je ne souhaite pas en ramener en souvenir. Dans ces circonstances, il vaut mieux ne pas laisser s'éterniser les échanges … histoire de ne pas se faire embobiner à l'usure ! J'ai du avec l'air bien têtu, mon accompagnateur du moment comprend et n'insiste plus et me lâche un au revoir qui là, est synonyme d'adieu ! Concrètement cela veut dire : débrouille toi maintenant pour sortir du labyrinthe de la médina. Il n'a pas eu la moquerie d'ajouter: et bon courage !

Si vous avez déjà voyagé dans ces contrées du Maghreb, d'Afrique noire ou d'autres pays aux habitudes identiques, vous pensez peut être que l'histoire est bien classique, vous avez bien raison ! Vous avez sûrement, au cours de vos visites, rencontré un de ces faux guides, toujours affables mais si affabulateurs … ils sont sympas mais avouons qu'ils sont collants et vraiment pénibles avec leurs palabres à dormir debout ! La fin de l'histoire, elle se termine à l'hôtel, lorsque je retrouve mes collègues de congrès. Racontant mon anecdote avec cette rencontre inopinée d'un des jardiniers de l'hôtel, un de mes collègues me répond dans un éclat de rire : « Tiens, comme c'est drôle, en ville, j'ai aussi rencontré un homme qui m'a dit me reconnaître … il se disait jardinier de l'hôtel ! ». C'est finalement fou, le nombre de « jardiniers » que l'on croise dans les rues de Tunis !

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- Italie : De drôles de photographes sur la plage

Panarea, une véritable île confetti, seulement 2,5 kilomètres de long ! Panarea est une île de l'Archipel des Eoliennes tout au sud de l'Italie et enfin Panarea, l'été venu, se transforme en une île qui séduit un grand nombre de VIP …



Située entre les volcans de Stromboli et de Vulcano, ce minuscule territoire insulaire est on s'en doute lui aussi d'origine volcanique, ses côtes sont le plus souvent rocheuses ponctuées de rivages de galets. Sur ce littoral, Cala Zimmari est unique, c'est la seule plage de l'île où l'on peut s'allonger sur du sable fin … à condition d'y trouver une place, car en plein mois d'août vous imaginez aisément que le lieu est particulièrement fréquenté. Lors d'une découverte de Panarea, j'y ai fait une courte halte plage, histoire de me reposer un peu de ma randonnée sur les sentiers de l'île … Et comme tout un chacun, une fois assis sur ma serviette, j'observe le paysage mais aussi les gens (nombreux) qui profitent de cette belle baie de sable. Mon regard va vite être intrigué par un drôle d'amateur de photos. C'est sans doute la taille de son objectif, démesurément long et imposant qui en est la raison. De plus, ce fanatique du déclenchement en rafale et de l’œil rivé à son viseur photo, tente (très maladroitement) de masquer son matériel à l'aide d'une serviette de plage de couleur noire.



Mais que fait-il de façon si insistante ? De simples photos souvenirs ? Pas vraiment !J'aurai rapidement la réponse, elle m'est soufflée par un de mes voisins de serviette, la promiscuité aide aux échanges. Ce photographe est en fait un pro de la photo à sensation, un vrai paparazzi qui traque les célébrités sur leur lieu de vacances estivales. Ici, c'est un humoriste en vogue (seulement en Italie) qui est visé. L'illustre artiste quitte maintenant sa serviette et se dirige accompagné de sa charmante compagne vers la mer. Le couple s'enlace tendrement ...et notre paparazzi de s'activer fiévreusement : clic, clic, clic … clac ! Le bisou est dans boîte, et en plusieurs exemplaires !

Une fois reposé et amusé par cette inattendue séance de shooting, prenons à présent un peu de hauteur en parcourant un sentier qui domine la côte. Sur cette partie de l'île, précisément sur la Pointe Milazzese, on peut déambuler parmi les vestiges d'un village datant de l'Âge de Bronze.



Mais chemin faisant voilà que je retrouve à nouveau le côté VIP de Panarea. Caché derrière un buisson, je rencontre un homme bardé d’un appareil photo monté d’un imposant téléobjectif. Encore un drôle de touriste !



Bien qu’apparemment il ne souhaite pas vraiment converser, sans doute par peur d’être repéré, il me confie en quelques mots son objectif : obtenir un scoop en prenant en photo un homme politique (italien) qui se prélasse sur un voilier en contrebas. Encore un autre paparazzi qui espère faire la Une d'un magazine people ! La logistique est bien organisée : serviette pour masquer le zoom, téléphone portable avec oreillette pour communiquer avec un informateur qui navigue incognito près de ce VIP, bouteille d’eau à proximité car on ne sait jamais combien de temps peut durer l’attente et sous le soleil des îles, croyez moi, il fait très chaud en août ! Décidément la belle Panarea est bien l’île de la jet set mais aussi des … paparazzi !

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- Grèce : Un joggeur aux abois

Pour me mettre en forme le matin, je ne connais rien de mieux que quelques foulées de jogging en pleine nature. Et bien entendu, en vacances, j'essaie lorsque cela est possible de bien débuter mes journées par ce vivifiant exercice matinal. Nous sommes sur l'île de Corfou et la vue dont je bénéficie depuis ma chambre d'hôtel me donne déjà des fourmis dans les jambes.



L'été, le soleil se lève tôt et en ce petit matin, il illumine de ses rayons encore timides la baie de Gouvia. Sur les eaux lisses, les mâts des bateaux de plaisance se mirent de belle façon. L'air est encore relativement frais … les conditions sont donc idéales pour ma petite séquence de running. Tiens, si j'allais faire un tour jusqu'au bout de pointe de Kontokali, jusqu'au bord de l'eau, c'est à quelques centaines de mètres sur la droite, au bas de l'hôtel. Le parcours doit être plaisant parmi ces bosquets et ces quelques villas. Chaussures de sport aux pieds, me voilà sur la route puis sur un chemin … l'esprit libre et heureux de profiter égoïstement de ces moments privilégiés où l'agitation de la journée n'a pas encore commencé. Mes pensées vagabondes au rythme de mes (petites) foulées … jusqu'à ce que quelques jappements parviennent à mes oreilles !

Après le son, voilà l'image : trois chiens sortis de nulle part viennent en courant à ma rencontre ! Le temps de les voir, les jappements se sont transformés en aboiements, plutôt agressifs. La rencontre avec des chiens errants lorsque l'on se balade dans la nature (à pied ou en courant) est une situation somme toute banale mais j'avoue que c'est bien la première fois que je me vois ainsi troussé lors d'un de mes footing matinaux. A chaque jour son expérience nouvelle ! A présent, les clebs m'entourent et me fixent d'un air méchant, museau largement ouvert laissant apparaître des crocs pointus. Bien sûr, si tôt, il n'y a pas âme qui vive aux alentours et surtout aucun maître de ces chiens, dommage ils auraient pu les calmer. De bonne heure, en période de vacances, dans ce quartier de villas, tout le monde dort … et je suis en train de me dire qu'ils ont peut être raison ! J'imagine qu'avec un tel vacarme certains, derrières leurs fenêtres, viennent à coup sûr d'ouvrir un œil encore ensommeillé … bon, mais rien ne bouge à l'horizon ! J'essaie bien de faire quelques mouvements de bras, de hausser la voix pour les repousser et leur montrer que je n'ai pas vraiment peur … mais je dois être un piètre acteur, rien n'y fait ! A chaque aboiement, ils semblent prêts à bondir et pour faire durer le supplice, on dirait qu'ils se font la politesse entre eux afin de savoir lequel va mordre en premier. Seule solution, prendre mes jambes à mon cou et détaler rapidement … cela faisait longtemps que je n'avais pas piqué un cent mètres aussi rapide. Ouf ! Je les ai enfin semé ! Le soulagement sera finalement de courte durée. Alors que je reprends mon souffle, une pensée me traverse l'esprit : il n'y a qu'un unique chemin pour le retour, je vais donc devoir de nouveau affronter la meute (enfin le trio!). La petite route me mène dans une impasse et pas au bord du rivage comme espéré … et puis, l'idée de retomber encore sur les clébards excités ne quitte pas mes pensées. Allez, je fais demi-tour, finissons-en au plus vite !

Bien sûr, à mon passage, la scène vécue à l'aller se renouvelle … quelques pas chassés latéraux pour contourner l'obstacle des gueules menaçantes et un autre sprint … je me dirige sans aucune hésitation vers l'enceinte de l'hôtel direction, la plage. Enfin le calme et une baignade apaisante après ces quelques frayeurs. Les eaux sont calmes, tièdes à souhait et la vue donne à l'horizon vers la citadelle de la ville de Corfou, je redeviens zen !



Est-il utile de préciser que les jours suivants je me suis bien gardé de renouveler l'expérience du footing dans les alentours … non, non, les bains matinaux ont suffit à me mettre en train pour bien débuter mes journées de visite de la belle Corfou … et en particulier, de ses côtes nord : le Cap Drastis, la plage de Porto Timoni, les criques de Paleokastrisa et le romantique canal d'amour.





J'avais (presque) oublié ces chiens errants quand le hasard me fait tomber sur une émission télé abordant le sujet. Il y était question (entre autres) de l'attitude à avoir lors de la rencontre de chiens lors d'une randonnée ou d'un footing. Alors que faut-il faire dans une telle situation? Selon les spécialistes du comportement canin ... il faudrait pratiquement effectuer tout le contraire de ce que j'ai fait dans ces circonstances. - Eviter de fixer le regard du chien et d'effectuer des mouvements de bras pour que le chien ne se sente pas ainsi défié. - Surtout ne pas courir en fuyant, cela excite le chien qui comme prédateur tente de rattraper sa proie. - Rester calme et poursuivre son chemin lentement sans prêter attention au chien ...(facile à dire mais à froid !) Tous ces bons conseils m'ont rappelé un texte du célèbre écrivain voyageur Sylvain Tesson. Lui, pendant ses balades dans la taïga bordant le lac Baïkal, c'était l 'attitude face à la rencontre des ours qui l'intéressait. Et face aux moult conseils prodigués par les spécialistes (ne pas faire ceci, faire cela …) il en était arrivé à un conseil imparable, le meilleur, du bon sens à l'état pur : éviter à tout prix la rencontre ! Il en est sûrement de même en ce qui concerne les chiens !

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- Russie : Lac Baïkal et la soudaine violence du Sarma !

Après une belle journée de cabotage sur les eaux presque lisses de l'immense lac Baïkal, l'escale pour la nuit nous avait menée sur un rivage bordé de galets. Un lieu paisible en lisière de forêt.



La soirée se déroulait dans une insouciante bonne humeur autour d’un sympathique feu de bois improvisé sur la grève … et selon la tradition locale, la vodka était aussi de la partie.



Tiens ! le ciel semble s'assombrir. Et comme un mirage, une portion d’arc en ciel se mit à embellir l'horizon, du ciel jusqu'à de superbes reflets à la surface de l'eau … belle image !



Ensuite, tout s’enchaîne avec rapidité. Un bruissement sourd, forcissant en quelques secondes se fait entendre, et la forêt de s’agiter en tout sens … le vent vient de se lever avec une puissance et une soudaineté surprenantes annonçant ainsi une tempête. Vite, éteindre le feu afin d’éviter que des brindilles incandescentes provoquent un incendie, puis amarrer solidement le bateau … déjà les eaux calmes se sont transformées en une « mer » agitée de houles et de vagues déferlant sur le rivage !

Toute la nuit (et notre sommeil) sera entrecoupée de bruits de vent, de vagues et de chocs de la coque du bateau sur les galets. Il faudra attendre jusqu'au petit matin pour que le cauchemar cesse, enfin ! Ouf ! Nous avons évité le pire … car les pêcheurs du Baïkal connaissent bien la vigueur des rafales du vent local, le sarma qui peut engendrer des vagues jusqu’à 3 mètres de hauteur ! Je n'ose imaginer ... Quant à nos accompagnateurs, grands amateurs de pêche, avant de reprendre la navigation du jour, ils ont relevé leur filet posé la veille. La capture avait été bonne, un bon nombre d'omouls, (poissons « roi »du Baïkal) avaient été pris dans les mailles du filet.



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- Russie : le vin vétérinaire

Restons sur les bords du Baïkal avec une histoire de boisson et là, il ne s'agit pas de vodka ! Certains l'affirment haut et fort, le vin rouge a des propriétés bienfaisantes pour notre santé ... à condition bien sûr de le consommer avec la modération qui se doit. De là à en faire un remède, c'est une autre affaire ! Mais dans certaines contrées de notre beau monde, en Sibérie par exemple, ce gouleyant breuvage est considéré comme un traitement. Du vin médecin au vin vétérinaire … récit d'une anecdote vécu lors d'un voyage/cabotage sur le lac Baïkal.

Lorsqu'on voyage, on est toujours enthousiaste de découvrir les produits locaux, réciproquement, il est de bon ton d'honorer ses hôtes ou ses accompagnants, d'une de nos spécialités bien de chez nous. C'est ainsi qu'en arrivant en Baïkalie, nous avons offert à notre équipage (capitaine et acolytes) une bonne bouteille de vin rouge, un flacon millésimé d'appellation Lalande de Pomerol. La petite histoire que je vais évoquer ci-après s'est donc déroulée sur les berges du Baïkal, lors d'une escale au bord de la Réserve de la Léna. Commençons par planter le décor.



Si la Sibérie est souvent perçue comme une région austère et inhospitalière, ce n'est pas vraiment le cas en été. Pendant les quelques semaines estivales la végétation foisonne. Ainsi, les prairies des rivages du lac se parent d'une jolie palette de teintes, partout les fleurs éclosent et les températures des après-midi sont dignes du pourtour méditerranéen … Mais comme toute description se doit d'être honnête, il me faut ajouter qu'autour des fleurs il y a des nuées d'insectes avec de vilains taons … bzzz, bzzz ! On oublie vite, à condition de s'être couvert et de pas avoir fait l'impasse sur les pulvérisations d’anti moustique.



C'est au retour d'une plaisante randonnée qui nous avait mené des rivages du lac jusqu'aux hauteurs d'un versant où dévalait une cascade tout en passant par les « champs » de fleurs … que notre guide accompagnateur vient vers nous, l'air un peu gêné. Il a une demande à nous faire, elle fait suite à sa rencontre avec Sergheï, le garde de cette réserve particulièrement isolée. « Le chien de Sergheï est très affaibli, il ne fait que dormir, il ne mange plus … il est malade et les potions à base de plantes médicinales n'ont pas été efficaces ! Est-ce que l'on pourrait lui donner votre vin rouge ? » A vrai dire, je n'avais pas imaginé que ce vin vieux finirait dans le gosier d'un chien malade … Mais une fois offert, nos hôtes étaient bien libre d'utiliser le vin pour bon leur semble. Et puis, à leurs yeux, je voyais bien que cela leur faisait plaisir de donner ce vin remède.



Dans ces contrées reculées et coupées du monde, notre sympathique gardien ne devait pas disposer d'autres médicaments et l'on peut penser aussi que le plus proche vétérinaire était à ... quelques centaines de kilomètres (à Irkoutsk). Ici, les soins se font avec les moyens du bord : recettes et incantations des chamans bouriates. Finalement on ne saura jamais si le remède vin rouge fut miraculeux sous le ciel du Baïkal, le programme de notre périple nous a fait quitté les lieux en direction d'une autre escale …

En tout cas, j'avais en réserve une autre bouteille de vin rouge, sans doute moins savoureuse que le Lande de Pomerol et celle là, nous l'avons le soir venu, dégusté avec notre équipage et nos compagnons de voyage. Selon la coutume russe nous avons porté un premier toast à la santé du chien puis un à la notre puis encore un suivant à notre voyage … Nos hommes d'équipage nous ont dis avoir apprécié le vin rouge, bu, à petites gorgées, dans des verres à vodka ! Cependant, je ne suis pas loin d'imaginer qu'ils ont du trouver le breuvage bien doux et si peu grisant … par rapport à l'effet du fort degré d'alcool de leur vodka habituelle.

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Et une dernière anecdote avec la classique arnaque au voyageur ... message suivant

Anecdotes de voyages: souvent cocasses, parfois drôles et toujours suprenantes...

Jemaflor · 2017-01-19

Anecdote de voyage : l'arnaque !

- Indonésie : Le guichetier balinais aux mains de prestidigitateur, ou l'arnaque au comptoir ! Un grand classique des anecdotes de voyage … l'arnaque ! La gentillesse des Balinais n'est pourtant plus à prouver, elle est bien connue. Cependant comme partout il y a aussi à Bali des gens peu recommandables ! Mauvaise pioche, sur l'île des offrandes, nous sommes tombés sur l'un d'entre eux.



Benoa est une des stations touristiques du sud balinais, un lieu de séjour balnéaire très fréquenté. Tout le long de la route qui longe bord de mer et complexes hôteliers, des enseignes indiquent la présence de très nombreux bureaux de change. A peu près tous proposent les mêmes taux, allons tout simplement à ce premier, d'autant que l'homme qui tient la boutique est souriant, comme tous les balinais. Avec les Roupies indonésiennes on a vite l'impression d'être riche, vous donnez des Euros et en retour on vous donne une épaisse liasse de billets, le résultat d'une faible valeur de la monnaie locale : par exemple 10 Euro équivalent à 141 882,14 Roupies indonésiennes (nov 2016) Voilà que le « banquier » de cette cahute nous sort de son tiroir une grosse liasse et compte et recompte … il manie les coupures avec rapidité et dextérité et l'on s'aperçoit que lors du décompte quelques billets passent en un tour de main digne d'un prestidigitateur sous le comptoir en tombant ainsi entre ses jambes … Bravo, belle arnaque ! Voyant qu'il était pris « la main dans le sac », l'homme balbutie un mot : « commission ». Bon, il n'insistera pas et nous redonne d'un geste brusque nos Euros. Finalement, nous irons faire notre change presque en face dans un bureau vitré qui ressemblait un peu plus à un bureau de change …



Il est vrai qu'en revoyant en photo, à froid, l'allure de cette cabane au fond de cette impasse, je me demande bien quelle idée nous avons eu d'aller nous fourvoyer dans un tel cagibi ! Que le dépaysement et l'insouciance des vacances peut rendre naïf !

Un détail pour terminer le récit de cette anecdote, dans le second bureau de change, je me suis positionné de biais par rapport au guichetier afin de bien observer le derrière de son comptoir et le mouvement de ses doigts … c'est bien l'attitude que je vous conseille dans une telle situation. Bon, à part cette péripétie, c'est sûr, Bali reste une destination qui a tout pour enchanter les visiteurs.



Plus sur Bali avec un aspect plus positif et agréable :

https://voyageforum.com/discussion/indonesie-bali-ile-offrandes-d7706402/

Anecdotes de voyages: souvent cocasses, parfois drôles et toujours suprenantes...

Lescaribous · 2017-01-25

Merci pour ce partage d'anecdotes si bien illustrées (mais bon si on te suit un minimum sur VF on connait tes talents de photographe!!). Je vais réfléchir à une anecdote que j'ai vécue, en cherchant bien je vais sûrement en trouver une 😏

Anecdotes de voyages: souvent cocasses, parfois drôles et toujours suprenantes...

Jojoone1 · 2017-01-25

1986, en Grèce.

Nous avions acheté une Estafette à une fermière pour nous trimbaler à six tout un mois d'août de Salonique au Péloponnèse. C'est déjà une anecdote en soi de relater que le copain qui s'est occupé de l'affaire est parvenu à revendre l'Estafette à une entreprise pour un prix plus élevé que le prix d'achat. Ca fait drôle un matin d'hiver de voir devant soi l'Estafette des vacances bourrée d'ouvriers turcs, avec ses autocollants Love and Peace masquant les taches de rouille.

Moi qui n'avais pas le permis depuis bien longtemps, j'ai été bien fier d'être au volant et de ne avoir failli à ma tâche lorsqu'il a fallu traverser une partie de la ville pour sortir d'Athènes. Les véhicules fusaient de tous les côtés dans l'anarchie la plus complète et il faut bien avouer que j'ai pincé les fesses un bon moment.

Un beau jour nous roulions sur un faux plat au sommet d'une colline. La route était très large, les bas-côtés aussi mais quelques mètres plus loin c'était le vide. Pas un chat jusqu'au moment d'aborder un virage, avec le flanc de la colline qui barrait une partie de l'horizon. En une fraction de seconde, nul n'aurait pu le prévoir, une grosse Land Rover débouche devant nous à bonne vitesse et, au lieu de suivre sa trajectoire courbe dans le virage, elle continue tout droit et traverse toute la route juste devant notre capot. Nous aurions été quelques mètres plus loin, la collision aurait été spectaculaire. Le conducteur de la Land Rover a réagi assez tardivement et a freiné tout ce qu'il a pu. La poussière a volé et les cailloux ont valsé sur tout le bas-côté. Si mes souvenirs sont bons, c'est un tertre d'un mètre en terre qui l'a empêché de se retrouver quelques dizaines ou quelques centaines de mètres plus bas. Ce qui était remarquable au moment où le jeune couple est sorti de son véhicule, c'est le geste de monsieur, lequel était clairement en train de refermer sa braguette. Presque du septième ciel au ciel tout court...

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Jojoone1 · 2017-01-25

1987, en Turquie.

Avec un copain, on a passé trois bonnes semaines à visiter la partie ouest du pays, en faisant des centaines et des centaines de kilomètres dans de grands bus qui n'ont jamais roulé ni à droite ni à gauche mais toujours consciencieusement au beau milieu de la route et à un rythme soutenu. Impossible d'oublier toutes ces fois où notre bus en croisait un autre sur une route de montagne, roulant lui aussi en plein milieu de la chaussée. Un gros coup de klaxon avant le virage et quand les deux bus se retrouvaient face à face, chacun repiquait brutalement sur sa droite, l'un frôlant la muraille de pierre, l'autre flirtant avec le précipice.

Nous avions décidé de faire un saut au centre-ouest du pays, au lac d'Egridir. Un plancton particulier s'y est développé, ce qui donne au lac une couleur turquoise prononcée. De plus, la spécialité locale est la confiture de roses. A l'arrivée du bus, comme d'habitude, un jeune rabatteur nous a aiguillés vers la pension Yé Si La Da, idéalement située juste au bord du lac, à quelques centaines de mètres de la ville. Toutes les chambres étaient occupées mais on nous a proposé des places sur le toit plat à prix cadeau. Les backpackers ayant toujours leur sac de couchage...

Ce soir-là, dans la petite ville, il faut bien avouer que nous avons un peu abusé du raki, spécialité turque au goût prononcé de sous-marque du pastis. A côté de la terrasse du bistrot , une longue et profonde tranchée était ouverte en raison des travaux en cours sur les canalisations. J'avais déjà l'esprit embrumé lorsque je constatais que le serveur, chaque fois qu'il nous amenait de nouvelles petites bouteilles, jetait celles qui étaient vides dans la tranchée, l'air naturel et tranquille comme si cela allait de soi.

Mon pote a moins bien accusé le coup que moi. Nous avons probablement réveillé toute la petite pension avant même de franchir la porte d'entrée, compte tenu de la quantité de chaises que nous avons renversées à notre passage sur la terrasse où serait servi le petit-déjeuner. Le patron et ses fils nous ont aidés à monter les escaliers et ce soutien nous fut précieux. Le problème, c'est qu'à peine allongé sur son sac de couchage mon ami a absolument voulu se relever pour faire son pipi, au deuxième étage et au bord du vide. Le visage bouffi, les yeux à la fois vitreux et hagards, son corps faisant un mouvement de balancier d'avant en arrière. Je me suis précipité pour l'en empêcher et le faire reculer mais malgré mon ton ferme il n'était pas vraiment en état d'entendre raison. Dans l'affolement et pour couper court, je lui au fait un o soto gari, un petit mouvement de judo et l'ai enfermé dans son sac. Bien entendu, le lendemain, toute la petite famille qui n'avait rien raté de la scène m'a mimé le mouvement avec de grands sourires. Dieu merci, l'envie n'était pas si pressante que cela, le coup d'assommoir est venu vite et c'est tant mieux.

Je me suis réveillé le lendemain matin avec le mal de crâne le plus mémorable de mon existence. Je me demande combien de grammes d'alcool j'avais distillés durant la nuit, mais il en était resté dans les tuyaux. J'ai ouvert les yeux petit à petit, la lumière frappait à coups de poignard. Puis j'ai rampé vers le rebord du toit, et tout doucement le voile devant mes yeux s'est estompé. D'abord, le ciel bleu, le soleil. Et là, la première scène que j'ai pu voir, encore tout hébété, je ne l'ai jamais oubliée. A quelques mètres en contrebas, un homme et son fils étaient debout dans le lac. Ils étaient tous deux en train de laver leur mouton. Et j'ai cru rêver sur le moment, mais c'était bien la réalité : ils étaient en train de laver leur mouton dans le lac avec un vrai, un gros paquet de Mir Laine...

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Voyajou · 2017-01-26

Voilà pour un carnet un biais original et amusant! Mais comme tu n'apprécies pas les "Monsieur-je-sais-tout" et les baratineurs, je n'en dirais pas plus. 😉

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Jemaflor · 2017-01-27

Merci pour ce partage d'anecdotes si bien illustrées (mais bon si on te suit un minimum sur VF on connait tes talents de photographe!!). Je vais réfléchir à une anecdote que j'ai vécue, en cherchant bien je vais sûrement en trouver une 😏

Merci JY pour les compliments. Ah oui, ce serait sympa, une ou plusieurs anecdotes vécues en voyage. Ce serait idéal pour compléter ma petite liste 🙂

Anecdotes de voyages: souvent cocasses, parfois drôles et toujours suprenantes...

Jemaflor · 2017-01-27

Merci Joel pour la visite et puis merci aussi pour ces contributions et ces situations originales racontées de belle façon. Intéressant et original.

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Lesgrossacs · 2017-01-28

Sympa ce nouveau topic, merci au créateur 😉

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Jemaflor · 2017-01-31

Voilà pour un carnet un biais original et amusant! Mais comme tu n'apprécies pas les "Monsieur-je-sais-tout" et les baratineurs, je n'en dirais pas plus. 😉

Merci JL pour ton passage et ce mot d'humour ... J'avais ces quelques souvenirs d'anecdotes en mémoire, je ne les avais pas toutes évoquées dans mes récits de voyage alors j'ai pensé que je pouvais en faire un carnet "original et amusant" comme tu dis si bien.

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Jemaflor · 2017-01-31

Sympa ce nouveau topic, merci au créateur 😉

Sympa aussi ce petit mot, merci pour la visite.

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Kameeen · 2017-01-31

Merci pour ces anecdotes surprenantes, c'est plaisant d'avoir un aperçu de vos voyages abordé sous l'angle de l'humour. Par ailleurs j'aime beaucoup votre style 🙂

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Jemaflor · 2017-02-02

Merci pour ces anecdotes surprenantes, c'est plaisant d'avoir un aperçu de vos voyages abordé sous l'angle de l'humour. Par ailleurs j'aime beaucoup votre style 🙂

Sympa ce petit mot, merci pour la visite.

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Jojoone1 · 2018-06-20

Ce sujet n'a pas eu le succès qu'il méritait.

Vraiment pas d'autres amateurs ?

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Cambrousse · 2018-06-20

ce qui parait cocasse à l'un peut ne pas l’être pour les autres ... et l'humour demande un certain talent d'écrivain pour ne pas lasser ....😊

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Jojoone1 · 2018-06-20

Mais peu importe, en tant que permanente du forum, tu peux te permettre. Tu as bien une histoire de maillot que tu perds dans la piscine à Miami, un jour à marcher sur la queue d'un cobra en Inde, une tentative de tabac rigolo au Maroc ?

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Cambrousse · 2018-06-20

je crois tout de même qu'il faut savoir écrire 😉

comment en quelques mots, sans se noyer dans les mots, résumer une situation et ce petit moment ou, clic, ça dérape et c'est ça qui est drôle :

en vrac

- le moment où je me suis aperçue que tous les gosses de ma rue assistaient, morts de rire, en lousdé, à mon rasage de tête chez le coiffeur à Cotonou. - celui de la manucure au stand ad hoc sur le marché de Natitingou et où mes deux mains poissaient du "vernis" local. - celui à Fada N'Gourma ou j'ai été demandée en mariage par un chef de village -celui, de Marrakech à Cap Skirring, intense de satisfaction, des hôteliers ou commerçants qui nous demandaient, à ma frangine et à moi-même, si nous étions ???? vous eeeetes ???? - .... ? haaaa ! des sœurs : même papa même maman ? oui oui . ouf, pas lesbiennes ! c''est drôle mais pas que 🤪 - la nuit à une heure du mat, poireautant sur la plage d'un ile au Sénégal, sans pirogue pour rentrer "chez nous" - l'épopée à Karimama, nord du Bénin, à deux heures du mat, à trois (3) sur une mobylette sans éclairage, à tenir une grosse lampe au dessus du chauffeur pour voire la piste ... - la taille de bavette avec des douaniers nigériens en pleine nuit encore sur les bords du fleuve Niger - celui du moment ou je m'aperçois que je mange ... du chien - honorer, sans exploser de rire (désolée je sais ça ne se fait pas), une divinité vaudou en l'arrosant de sodabi. - boire one shot du même sodabi à coté de l'alambic d'une vieille dame en me demandant comment faisait l’alambic pour ne pas n’exploser à la figure.... - déjeuner un midi d'un super morceau de porc au four, cuit dans une vieille "roulante" qui devait dater de la guerre de 14, en compagnie de vautours (si, si) bon copains

j'en ai des tonnes, des trucs marrants (enfin pour moi, marrant) mais comment partager ? 🙂

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Jojoone1 · 2018-06-20

J'ai bien fait d'insister ! Comme quoi, pas besoin de faire long pour que ce soit sympa. Je trouve ce genre de partage très convivial, très humain, très imagé.

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Cambrousse · 2018-06-20

C est vrai 🙂

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Jemaflor · 2018-06-22

Merci Béatrice pour cette (enfin ces ...) contributions. Voilà d'intéressantes situations, plutôt originales et qui mériteraient d'être développées pour que l'on en profitent un peu plus ....

Jean

Key West : https://voyageforum.com/discussion/usa-floride-retour-key-west-d9063133/

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Jemaflor · 2018-06-22

Ce sujet n'a pas eu le succès qu'il méritait.

Vraiment pas d'autres amateurs ?

Salut Joel et merci pour ce mot ... Il est encore temps pour apporter à la suite de mon petit catalogue vos propres anecdotes de voyages ... avis aux amateurs, le thème est toujours ouvert 😉

Jean Key West : https://voyageforum.com/discussion/usa-floride-retour-key-west-d9063133/

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Cambrousse · 2018-06-22

Je promets d essayer 😉

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Jojoone1 · 2018-06-24

Il y en a pourtant certains qui sont très causants sur bon nombre de sujets, dommage qu'ils ne viennent pas s'exprimer ici...

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Cambrousse · 2018-06-24

c'est vrai ... trop de tchatche tue la tchatche 😉

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