Les Fils de l'Homme
Magnifique!
Un film de SF qui offre une perspective avec une lueur d'espoir...Bon c'est vrai qu'à première vue, il y a quand même de gros nuages à l'horizon, mais...
Vous avez remarqué que l'anticipation et la SF véhiculent en général une vision du futur très pessimiste, dans des sociétés totalitaires, déhumanisées, avec un déchaînement de violences inouïes, mettant en scène l'asservissement physique ou mental des populations dans un environnement dégradé ou saccagé, ravagé par des épidémies ou des pénuries, où la réalité virtuelle a pris la place du naturel? Pas très engageant, tout ça! Que ce soit en littérature ou au cinéma...
Est-ce que c'est là tout ce que l'imagination a à nous proposer pour le futur?
Pour ne citer que quelques films : L'armée des douze singes, Bienvenue à Gattaca, Existenz, Nirvana, Cube, the Truman Show, The Island, ou encore Eternal sunshine of the spotless mind...
Mais pour revenir au film d'Alfonson Cuaron, je dois dire que j'ai été bluffée par la mise en scène. Les acteurs, dont on sent la solide formation théâtrale (-Clive Owen, Julianne Moore, pour les roles principaux) sont impeccables, et le casting s'enrichit de second rôles tout aussi impressionnants: Michael Caine, méconnaissable!, Peter Mulan, en maton, aussi ! Chiwetel Ejiofor, dans ses brèves apparitions, est toujours juste. Même un petit rôle muet et immobile révèle une actrice remarquable.
Je suis arrivée légèrement en retard à la projection; les lumières étaient déjà éteintes, et c'étaient les premières images. Je me suis enfoncée discrètement et rapidement dans un siège, sans vraiment m'installer, avec mon sac, pas si petit que ça, collé contre moi. J'ai été tellement absorbée par l'histoire que mon sac n'a pas bougé de là pendant au moins trois quart d'heure, moment où j'ai pris conscience, à la faveur d'une baisse de l'intensité dramatique, qu'il se faisait lourd, et où je l'ai largué prestement sur le siège voisin. Tout ça pour dire que le film était vraiment prenant, avec une belle intensité dramatique!
Une seule réserve: la scène de poursuite hors du repère des activistes, m'a paru manquer de crédibilité et pâtir d'un rythme trop lent. Cuaron, manifestement plus à l'aise et plus imaginatif dans les ambiances urbaines qu'à la campagne, semble éprouver des difficultés à maintenir la tension dans un cadre naturel, sans effets spéciaux.
Je n'en dirais pas plus pour ne pas dévoiler l'intrigue.
J'ai vraiment aîmé ce film. J'en suis sortie impressionnée, avec l'envie de le conseiller autour de moi.
Et vous?
Un film de SF qui offre une perspective avec une lueur d'espoir...Bon c'est vrai qu'à première vue, il y a quand même de gros nuages à l'horizon, mais...
Vous avez remarqué que l'anticipation et la SF véhiculent en général une vision du futur très pessimiste, dans des sociétés totalitaires, déhumanisées, avec un déchaînement de violences inouïes, mettant en scène l'asservissement physique ou mental des populations dans un environnement dégradé ou saccagé, ravagé par des épidémies ou des pénuries, où la réalité virtuelle a pris la place du naturel? Pas très engageant, tout ça! Que ce soit en littérature ou au cinéma...
Est-ce que c'est là tout ce que l'imagination a à nous proposer pour le futur?
Pour ne citer que quelques films : L'armée des douze singes, Bienvenue à Gattaca, Existenz, Nirvana, Cube, the Truman Show, The Island, ou encore Eternal sunshine of the spotless mind...
Mais pour revenir au film d'Alfonson Cuaron, je dois dire que j'ai été bluffée par la mise en scène. Les acteurs, dont on sent la solide formation théâtrale (-Clive Owen, Julianne Moore, pour les roles principaux) sont impeccables, et le casting s'enrichit de second rôles tout aussi impressionnants: Michael Caine, méconnaissable!, Peter Mulan, en maton, aussi ! Chiwetel Ejiofor, dans ses brèves apparitions, est toujours juste. Même un petit rôle muet et immobile révèle une actrice remarquable.
Je suis arrivée légèrement en retard à la projection; les lumières étaient déjà éteintes, et c'étaient les premières images. Je me suis enfoncée discrètement et rapidement dans un siège, sans vraiment m'installer, avec mon sac, pas si petit que ça, collé contre moi. J'ai été tellement absorbée par l'histoire que mon sac n'a pas bougé de là pendant au moins trois quart d'heure, moment où j'ai pris conscience, à la faveur d'une baisse de l'intensité dramatique, qu'il se faisait lourd, et où je l'ai largué prestement sur le siège voisin. Tout ça pour dire que le film était vraiment prenant, avec une belle intensité dramatique!
Une seule réserve: la scène de poursuite hors du repère des activistes, m'a paru manquer de crédibilité et pâtir d'un rythme trop lent. Cuaron, manifestement plus à l'aise et plus imaginatif dans les ambiances urbaines qu'à la campagne, semble éprouver des difficultés à maintenir la tension dans un cadre naturel, sans effets spéciaux.
Je n'en dirais pas plus pour ne pas dévoiler l'intrigue.
J'ai vraiment aîmé ce film. J'en suis sortie impressionnée, avec l'envie de le conseiller autour de moi.
Et vous?