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Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Discussion started by Pygmalion19 on 2017-03-18

106 replies

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Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-18

Bonjour à tous,

Comme promis à certains et certaines voici le récit succinct de notre voyage dans les parcs du nord agrémenté de quelques images choisies parmi des centaines d'autres .

J1-20/01/2017

Je tiens avant de commencer à remercier les uns et les autres qui ici et là sur VF nous ont aidé à construire ce voyage. Je pense à Blesl Bernard ( www.safari-tanzanie.net/ ) dont les désaccords et les convergences nous ont permis de nous positionner. Mais nous songeons aussi à Laurence de l'Agence de voyage "Bel Africa" ( www.belafrica.com/ ) dont l’efficacité, la réactivité , la disponibilité et la gentillesse sont à signaler. Je remercie aussi le partenaire de cette agence, Maasaï Wanderings ( maasaiwanderings.com/...anderings/index.html ) pour le soin relatif apporté à l'oraganisation de ce parcours. A Richard notre guide-chauffeur pour son professionnalisme.

Notre projet: visiter les parcs du nord et seulement eux . Prendre le temps de le faire c'est à dire y consacrer autant de temps que notre budget le permettait . Nous désirions voir des animaux dans leur biotope, toutes sortes d'animaux y compris les plus modestes .

En fait ce n'est pas notre premier voyage en Tanzanie encore moins notre tout premier en Afrique. Aussi la recherche des cinq grands n'a pas été notre préoccupation première mais davantage : 1) le spectacle de la grande migration et 2) l'immersion dans les parcs, toute prudence gardée, au plus proche de sa faune. Priorités qui impliquaient des hébergements "intra-muros", de préférence en tente Meru sise dans un site non clôturé et retiré et sauvage...sauvage 🙂 . Bien sur le succès de cette boucle ne dépendait pas que... mais aussi de la météo, des caprices de la faune, de l'âge du capitaine, bref du hasard auquel il faut bien un moment ou autre s'abandonner.

Donc notre itinéraire dans les parcs du nord fut le suivant, dans l'ordre: Tarangire ( 4 nuits), Manyara (1 nuit) Serengeti ( 3 nuits) Ndutu (2 nuits) Ngorongoro (1 nuit) Arusha (1 nuit). Soit 12 nuits dans les parcs ou très proche si l'on excluent la première nuit d'arrivée, et la dernière avant de reprendre l'avion pour l'Europe.

Coût du séjour tout compris environ 900 €/ jours pour deux personnes. C'est cher mais comme déjà dit par ailleurs la Tanzanie est une destination chère et les safaris photos en Tanzanie aussi 🙂 . Et puis ne soyons pas chiche car quand on aime on ne compte plus ! Je dirais donc que c'est 450 € de passion par jour et par personne.

Nous avons voyagé avec KLM pour au moins deux raisons . D'abord le poids autorisé en bagage cabine de 12 kg (donc 24 pour deux) et ensuite le trajet direct à partir d'Amsterdam sur l'aéroport Kilimandjaro (JRO) . Vingt quatre kg consacrés aux matériels photo et d'observation ça ne se refuse pas!

Départ de Roissy CDG le 20/02/17 au petit matin et arrivé dans la soirée à JRO avec 1 stop à Amsterdam. Le transfert à Schipol a été un jeu d'enfant grâce à la très bonne signalétique de l'aéroport. Entre la porte d'arrivée à Schipol et celle d'embarquement un contrôle des passeports plutôt rapide et à allure modérée nous avions une bonne demie heures d'avance sur notre vol. Au retour les contrôles seront plus sévères.

Voilà c'est fini pour aujourd'hui. Suite de notre récit demain . Bonne nuit...

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Blesl · 2017-03-18

Bonsoir Éric,

Un itinéraire bien pensé, une expérience africaine déjà riche, 24 kg de matériel photo, tout ça annonce de très beaux instants partagés. Ça y est, tu peux démarrer, nous sommes tout ouïe, enfin, tu vois ce que je veux dire.

À bientôt donc !

BL

PS : nos convergences sont sans aucun doute bien plus importantes que nos quelques points de désaccord, mais c'est sûr que c'est plus amusant de (gentiment) argumenter et discuter que de constamment opiner sagement, s'pas ?

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Muriel18 · 2017-03-19

Bonjour Eric,

Me voilà bien installée....je n'ai plus qu'à attendre que le spectacle commence 😎 Muriel

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Rjulie95 · 2017-03-19

super j'embarque pour une très belle destination 🙂

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-19

J1-20/02/2017

Merci Muriel , Bernard et Rjulie95 pour vos encouragements. Le site et la rubrique me contraignent a une diminution drastique du poids de l'image (largeur ou hauteur égal à 2000 ! Ça veut dire quoi ?) . Donc désolé pour la qualité. Et puis j'ai un problème de réduction du poids des images. Je n'arrive pas à réduire des images RAW au format demandé par VF! Comment faites vous?

Bon je reprends le récit là ou je l'avais laissé c'est à dire à la salle d'embarquement de Schipol. L'avion est à l'heure et dans un rugissement il décolle enfin. Ma compagne se plaque au fond du siège. Comme une tortue elle rentre sa tête et ne la sortira qu'une fois l'assiette de l'avion rétablie. Quelques heures plus tard nous sommes à Kilimandjaro (JRO) . Sur le tarmac nous contemplons une fois de plus le ciel austral, une merveille! Après les formalités douanières (prise d'empreinte et photo + scan des bagages) nous intégrons enfin notre chambre du KIA lodge, proche de l'aéroport . Beau jardin, belle piscine que malheureusement nous n'utiliserons pas, buffet du lendemain matin copieux. Cependant quelques détails sont à revoir: pas d'eau chaude, ni de pression d'eau dans les sanitaires, ajustement de la moustiquaire aléatoire. Qu'à cela ne tienne, la douche sera froide et pour les WC il y a d'autre commun. Fatigués et en dépit de la literie assez dure (au standard tanzanien)la nuit sera belle , le sommeil profond et l'aube nous réveillera.

J2-21/02/2017 KIA lodge-Tarangire.

Le réveil est matinal, le petit déjeuner servi et de la plage de la piscine nous verrons le Kilimandjaro complètement découvert mais pas net, net!



Nous verrons aussi nos premiers rapaces (deux Spotted Eagle-Owl) . Puis gentiment nous attendons notre guide à la réception .

Avec bien un bonne demie-heure de retard le voici qui arrive dans un 4x4 land cruiser frappé du logo Masaai Wanderings. Mais si la voiture est convenue, ce guide n'est pas attendue . Richard remplace haut pied levé son collègue indisponible. Notre chauffeur-guide parle un français qui n 'a rien de "fluently". Nous attendions mieux mais un tel niveau n'est pas garanti par l'agence donc nous allons devoir faire avec.

L' anglais de Richard est certainement bien meilleur que son Français. Lui même admettrait qu'il aurait beaucoup de progrès à faire avant d'être capable de converser couramment . Mais sincèrement dans nos voyages nous avons connu pire. Et puis Richard à d'autres atouts. Il comprend notre langue nettement mieux qu'il ne la pratique. Donc de notre coté ne parlant pas l'anglais ou très peu, les explications les plus courtes seront les meilleurs. Sans doute aurait-il voulu nous expliquer la savane aussi bien qu'il la connaît et que nous aurions aimer l'apprendre ? Aussi parlant assez mal la langue de Shakespeare nous en resteront sur une frustration mutuelle emprunt de civilité, de jovialité et de passion commune. Car nous n'en n'avons jamais douté ce guide est un passionné, des oiseaux notamment.

La voiture est un HDJ Lande cruiser Toyota, six cylindres. Son toit est escamotable difficile à mettre en oeuvre mais nous y parviendrons. Pour nous qui avions l'habitude du Land Rover ce sera une vraie découverte. Personnellement je n'aime pas trop car il vous enferme dans un réceptacle d'acier et de verre. Mais il faut admettre que pour les images ce n'est pas mal par beau temps. Les sociétés de safari préfèrent ce genre de 4x4 au toit escamotable car ses possibilités sont bien plus importantes et puis il est d'un rapport d'exploitation plus intéressant.

Notre véhicule a quelques heures de vol. Il n'est pas flambant neuf mais pas de panne moteur. Pourtant coté confort...La portière coté passager est difficile à ouvrir, la fenêtre coulissante bloque (joints cuits). Ce sera perpétuellement embêtant pour la prise de vue, les entrées et sorties incessantes . L'assise de mon siège est tassée et en dépit des coussins d' appoint très inconfortable et ce pour l'avoir pratiqué sur des pistes ondulées et parfois défoncées. Pourtant ces détails auraient pu facilement se corriger par un mise en état régulière. Je ne comprends pas pourquoi Maasai Wandering n'a pas pris le temps de ce travail au risque de décevoir ses clients. Car à n'en point douter nous ne sommes pas les premiers à utiliser ce genre de véhicule!

Richard n'est pas seulement un bon guide c'est aussi un très bon conducteur. Il est passé par des endroits difficiles là ou d'autres pilotes auraient certainement échoués. Self-driver attention à ne pas vous aventurer sur ces terrains si vous n'en n'avez pas l'expérience éprouvée . Nous avons vu des véhicules embourbés sur des pistes boueuses, d'autres se mettre en travers en plein parc à plusieurs kms de toutes habitations!!!

A demain pour la suite

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Mimi48 · 2017-03-19

Moi aussi j'embarque pour un safari plaisir. J'ai hâte de voir Tarangire, mon coup de cœur en 2010. Par contre, et si je peux me permettre, à 900 euros/jour/personne il me semble que le confort et l'état du véhicule aurait dû être meilleurs et que pour avoir un guide francophone, tel que demandé, on paie plus cher, alors Belafrica est-il en faute ou pas ???.

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Rjulie95 · 2017-03-19

A ce prix là, je trouve quand même qu'une voiture en bon état est un minimum, être gêné pour prendre des photos à cause d'une vitre qui ne se baisse et c'est une partie du voyage gâché.

Je n'arrive pas à réduire des images RAW au format demandé par VF! Comment faites vous?

Tu utilises quoi comme logiciel pour les réduire ?

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-19

Bonsoir Micheline,

Par contre, et si je peux me permettre, à 900 euros/jour/personne il me semble que le confort et l'état du véhicule aurait dû être meilleurs et que pour avoir un guide francophone, tel que demandé, on paie plus cher, alors Belafrica est-il en faute ou pas ???.

Nous avions demandé à Bel Africa un chauffeur guide francophone. A l'arrivé celui ci n'était pas disponible pour des raisons personnels semble t-il (ce que notre guide nous a dit) . A la place Richard qui a appris (un peu, suffisamment !) le français mais sans commune mesure avec ce que nous attendions d'un francophone.

Cependant à l'impossible nul n'est tenu. Nous pensons que Maasai Wandering ne pouvait peut-être pas aligné deux guides francophone comme nous l'entendions. Disons que "primo" ils ont fait le maximum pour arranger le problème avec leur petit moyen, "secondo" qu'il n'ont pas de compte à nous rendre seulement à l'Agence Bel Africa avec qui cet opérateur est en contrat. C'est donc à cette Agence de questionner ce partenariat.

Idem pour le véhicule. L'Agence parle d'un véhicule 4x4 Toyota Land Cruiser à privatiser, avec toit ouvrant. De mon point de vue elle est dans les clous. Mais l'inconfort, qui le fut pour moi mais pas pour mon épouse (pas la même place dans le véhicule en raison de besoin différent) , est un vrai manquement qualitatif et aussi une vraie souffrance surtout au tarif que nous avons payé!

Bel Africa ignore certainement cet aspect et donc n'a aucune raison de contraindre Maasai Wandering à améliorer le confort de son véhicule qu'elle estime vue d'Europe suffisant. Surtout qu'en matière de confort j'ai vu beaucoup mieux sur les pistes et les routes de Tanzanie 🙂



C'est tout de même une déception mais je ne peux pas en tenir rigueur à Bel Africa sinon lui faire un retour client (ici même) et surtout ne pas en déduire trop vite que l'Agence et son opérateur sont à fuir. Cela dit à recommencer je regarderai à deux fois🙂

Pour équilibrer mon propos je dirai que Maasai Wanderings a mis à notre disposition un bon chauffeur-guide .Nous aurions pu avoir un vrai francophone mais avec un mauvais relationnel, une voiture très confortable mais avec une ou plusieurs panne moteur. Finalement nous sommes chanceux 🙂.

Bonne soirée

PS qu'utilises tu pour réduire le poids de tes images avant de les poster sur VF et que signifie la contrainte de 2000 (je ne sais quoi!) préconisé par VF pour les post sous la rubrique exclusive intitulé carnet de voyage ?

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-19

Bonsoir Regis,

Tu utilises quoi comme logiciel pour les réduire ?

Bon j'ai testé avec DXO. Le problème est qu'au téléchargement VF m'affiche toujours le même message: poids autorisé au moins 2000 (je ne sais quoi, pixel peut-être?) . Donc je ne sais pas si mon image même réduite est trop lourde ou si c'est l'inverse.

A+

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Rjulie95 · 2017-03-19

Sous Dxo quand tu fais exporter vers disque décoche l'option "Redimensionner l'image" et laisse faire VF

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Elcanadiense · 2017-03-19

Bonjour,

Un nouveau passager pour ton expédition ! J'espère qu'il te reste de la place...

J'utilise ''Light Image Resizer 4'' pour réduire mes photos Marche bien et est gratuit à condition de ne pas utilisé à des fins commerciales.

J'attend avec impatience tes images.

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Rjulie95 · 2017-03-20

J'utilise ''Light Image Resizer 4'' pour réduire mes photos Marche bien et est gratuit à condition de ne pas utilisé à des fins commerciales.

Pour info, il n'y a pas besoin de réduire les photos sur VF, il s'en charge tout seull

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-20

Bonjour et merci Regis

Sous DXO Je convertis RAW en JPEG puis clique sur exporter, décoche redimensionner (donc pas de redimensionnement ) et je laisse faire VF ? Qui donc doit disposer d'un outil intégrer lorsque je télécharge cet image JPEG ? je vais essayer comme ça !



Ça marche ! Régis soit béni par les dieux de l'informatique et du divin computer .Pour ta récompense voici une autre image de KIA Lodge 🙂

A+

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-20

Bonjour Elcanadienne,

Bienvenu à bord! Plein cap au sud !

Ps. le problème du transfert des images est réglé . Merci tout de même à toi. Au cas ou j'ai téléchargé l'application.

A+

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Rjulie95 · 2017-03-20

Ça marche ! Régis soit béni par les dieux de l'informatique et du divin computer .Pour ta récompense voici une autre image de KIA Lodge 🙂

Tout ça .... 😉

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-20

J2-21/02/2017 Arusha-PN de Tarangire.

Nos valises sont chargés à l'arrière du véhicule. A ce sujet préférer des sacs souples plus faciles à "tasser". En effet il y a peu de place pour les bagages dans ces Land Cruiser. Chacun de nous prend donc la sienne. Celle du chauffeur sera derrière son volant, si...si Mon épouse occupera le siège arrière droit et la mienne à coté de la porte passager, à l'avant gauche juste derrière le copilote. En effet je dispose là de plus d'espace et il m'en faudra pour manier un 500/4 et son boitier!

Richard ouvre le toit du 4x4. L'air frais entre avec bonheur. Nous taillons la route qui sera pratiquement goudronnée tout le long puis il faudra bifurquer et s engager sur quelques kms sur une piste de graviers avant d'accéder à la porte d'entrée du parc. Attention à la conduite des tanzaniens.Elle est parfois imprudente...mais Richard assure! Le temps est ensoleillé, chaud et un peu nuageux.

Nous faisons un stop à Arusha pour changer des dollars en shilling Tanzanien. Il ne nous serons finalement pas très utiles car dans notre itinéraire confiné les dépenses se feront en dollars usd ou Euros. C'est à croire que les tanzaniens eux-même n'ont aucune confiance en leur monnaie et préfère les devises fortes. Nous avons donc prévu pas mal de petites coupures en billets de 1$ pour sacrifier au rituel du pourboire aux porteurs, payer nos boissons et la laverie. Richard stoppe devant un magasin de souvenirs.Il y prendra un café afin de se "réveiller" dira t-il. A demi mot je comprends qu' à la demande de son employeur notre guide s'est très vite préparer, qu'il n'a pas eu le temps de prendre un petit déjeuner consistant ni ses jumelles d'ailleurs.Tout au long du parcours je lui prêterai les miennes. Nous repartons après une petite demie-heure sans rien acheter.

Un mot sur Arusha qui est une ville provinciale très animée en son centre et à sa périphérie mais l'architecture de ses bâtiments n'a rien de flamboyante. Plus on s'éloigne de la ville vers les parcs du nord plus les constructions deviennent sommaires et colorés, émergeant à même la terre battue.Les couleurs ocre ou vives dominent. Parfois les habitations se fondent dans la végétation luxuriante :





Se rapprochant de la rivière Tarangire le paysage devient rural et sec. Les villages Masaï bordés d'acacia font leur apparition . Au fur et à mesure de notre progression , des champs et bêtes d'élevage partout même sur les bas cotés de la route, l’Afrique quoi!

Arrivés au Parc National du Tarangire en début d'après midi. Richard s'occupe des formalités d'entrée et nous attendons bien gentiment à l’affût nos premiers oiseaux très sauvages:



ici un étourneau superbe (Superb starling) finissant un os de poulet ou de touriste peut-être... . Là un je ne sais quoi sans doute un Pied Wheater mâle ( dit aussi oiseau météo) occupé avec un autre os de touriste.



Là bas sur la branche un autre volatile étrange, carnivore certainement, me dévisage bizarrement 🤪. A coté de lui à califourchon sur la branche un os de poulet.



Il s'agit je pense d'un Magpie Strike vue de face bien sur! Comment savoir, il y a tellement d'oiseaux colorés et d'os brr...



Nota Bene. Sur l'aire d'attente, les visiteurs déjeunent et laissent derrière eux leurs déchets alimentaires aussitôt nettoyés par les oiseaux. Quand aux gros os blanchis par le soleil ils ont été ramassés dans le parc et exposés au grand public histoire qu'il comprenne qu'ici des animaux vivent et meurent. Un peu Shakespearien : " Etre et ne plus être! "

Nous passons enfin la porte d'entrée du parc et voyons nos premiers animaux très vivants!

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-21

J2-21/02/2017 1ère partie- P.N. de Tarangire

Nous voici dans le Parc National du Tarangire, parc magnifique à la topographie variée, plaine, savane, forêt, marais, montagne, vallée encaissée, etc...

Notre première rencontre ce magnifique baobab en feuille:



et sous les acacias nos premiers animaux, ici des impalas et là des girafes masaÏ plutôt détendues:







Zèbres et gnou faisant bon ménage



et même des éléphants, beaucoup d'éléphants,

des petits :



des bariolés:

des familles:



Une jeune maman et son rejeton d'un an:



Bref nous avons vu beaucoup, beaucoup d'éléphants et d 'éléphanteaux. Comme nous aimons ces bestioles encombrantes en dépit de leur comportement dévastateur, nous étions aux anges. Nous nous attendions qu'en cette saison ils soient dispersés en dehors du parc, mais non ils étaient là en nombre et dès le premier jour!

Ici nous avons eu de la chance, nous étions au bon endroit et au bon moment. Les pachydermes étaient assez proches. Mais dans les images qui précèdent impalas et zèbres et autres quadrupèdes sont souvent loin des pistes. On les voit plutôt bien à la jumelle mais à l’œil nu c'est une autre affaire. Ajoutons que le Hors piste est absolument interdit. Les peines sont lourdes pour qui s'y risquerait.

Conséquence il faut adapter sa prise de vue. Non pas des portraits ou des focus mais des sujets dans leur biotope. J'aime assez cet exercice même si quelque fois c'est assez frustrant de ne pas observer et photographier les animaux de plus près. Je pense notamment à ce léopard bien masqué par le feuillage d'un arbre .



Le PN du Tarangire c'est aussi beaucoup d'oiseaux vifs, colorés, chantants, peu sauvages mais sachant garder une distance raisonnable comme ce vanneau couronné (crown lapwing):



ou ce rollier à longs brins (Lilac-breasted Roller) sur sa termitière



Le ciel se couvre, l'horizon est sombre. Deux heures que nous roulons et nous devons déjà rentrés! Plein cap sur le Tarangire Safari Lodge : www.tarangiresafarilodge.com/. Nous y avons réservé pour deux nuits une tente meru surmontée d'un toit de chaume tout à coté d'un baobab:



C'est un bel endroit en plein parc, parfois bruyant que nous avons aimé et classerions sans doute parmi nos favoris. Après 18h00 évidemment interdiction de sortir sinon accompagné ! Et quand la dernière lumière du jour s'est éteinte, quand les oiseaux ont cessé de s'agiter et de chanter on entend facilement les lions rugir, le chant strident de la hyène, les hennissements des zèbres. L'un d'eux ne survivra pas à la nuit.

L'orage éclate. Il tombe maintenant une pluie continue et diluvienne . Elle affectera le niveau de la rivière Tarangire et le tracé des pistes. Ce scénario se répétera tous les jours ici ou dans d'autres parcs: orage et pluie consistante dans la soirée ou la nuit, ciel brumeux le matin , temps chaud et ensoleillé l'après-midi. Les grosses pluies dévastatrices ont commencé !

A +

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Blesl · 2017-03-21

Entre éléphants (dont un emblématique rouge) et baobabs, voici le Tarangire bien caractérisé, Dominique. Merci pour le partage.

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-21

Bonsoir Bernard,

Entre éléphants (dont un emblématique rouge) et baobabs, voici le Tarangire bien caractérisé, Dominique. Merci pour le partage.

Tout le plaisir est pour nous Bernard... Mais mon prénom (le vrai shut...) c'est Eric 🙂

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-22

J3-22/02/2017 P.N. de Tarangire

Bonjour à tous, Réveil matinal à 5:30, toilette de chat, vite nous enfilons les vêtements et partons pour notre safari matinal. Nous petit-déjeunerons dans la savane. Les pluies de la nuit ont cessé. La rivière a gonflé, disloqué ses berges et arraché quelques arbres qui s'agglutineront en aval. Mais les pistes sont praticables.



Le jour se lève sur cette lionne endormie. Est-elle repus ou en gestation? Hum...M'est d'avis qu'elle attend des petits.



Un zèbre bavard



Un Vervet (Green Monkey) indécent!



Un calao amoureux (Van Der Decken's Hornbill) et sa dame.



Un cob à croissant , femelle et solitaire



Mais pas pour longtemps



Plus loin une mère et son petit nous rappelle que nous sommes en février, période favorable aux naissances:



De beaux paysages:





Un aigle tawny immature jouant, s’exerçant à saisir et emporter avec lui dans les airs une proie virtuelle, ici un morceau de bois ou une bouse d'éléphant, sous le regard attentif de sa mère:





Nous sommes restés très longtemps au bord de la piste à observer cet étrange manège si inédit pour nous européen. Nous pourrions ainsi multiplier les images d'animaux en situation au risque, que nous ne voulons pas prendre, d'encombrer ce carnet.

Finalement nous sommes ravis du temps passé dans ce parc .Nous avons eu raison d'avoir fait ce choix de venir en Février tant en cette période les bestioles sont actives et non pas abruties par le soleil .

Petit déjeuner au grand air dans la savane retour au camp pour le déjeuner et la sieste puis safari de nouveau toute l'après-midi pour capter de nouvelles scènes inédites, ici une maman gnou avec son petit qui ne la quitte pas d'un sabot .



Là des autruches se pavanant:



Cette petite bestiole parmi les cailloux et les débris d'un pot:



Et beaucoup d'autres choses encore. Nous rentrons au camp fatigué mais avec la banane. Pour autant nous n'en avons pas terminé. Ce soir nous repartirons en safari de nuit. Sous la lueur du projecteur nous y verrons des Springhares, sorte de kangourou en miniature, des bush baby, des lapins pas crétins, un défilé de gnous et de zèbres, etc.

Deuxième nuit au Tarangire Safari Lodge animée par une pluie modérée, les lions , hennissements des zèbres, rires et hululements stridents des Hyènes... Et plus étrange encore aucun chant d'oiseaux ni de grenouilles.

A+

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-22

Re bonjour,

J4-23/02/2017 P.N. du Tarangire

Réveil aux aurores, nous en prenons l'habitude! Une fois de plus nous petit-déjeunerons et déjeunerons dans le parc. Cependant aujourd'hui ne sera pas comme hier. Aujourd'hui dans l' après-midi nous en sortirons du parc pour le "Tarangire River Camp" , un lodge situé juste à l'extérieur sur un promontoire dominant la Rivière Tarangire . En attendant retour aux observations pour un drive très matinal. Là encore nous verrons beaucoup d'animaux et d'oiseaux.En voici quelques uns:

Un buffle solitaire qui nous a à l’œil 😎!



Une maman gnou et son petit ...

Proie délicieuse pour ce léopard



Nous voyons aussi des zèbres qui tête-bêche optimisent leur surveillance:



et puis le seigneur de ces terres:



Le mastodonte s'est approché à quelques mètres de nous avant de se baigner dans un trou d'eau en compagnie de ses congénères. Il émettra des fréquences basses particulièrement relaxantes. Grand moment sans aucune peur mais respect tout de même! Observez l'éléphanteau cherchant à boire!



Après ce grand moment d'émotion, petit-déjeuner dans le parc dans un bel endroit dominant la vallée embrumée.



A+

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-22

J4-23/02/2017 P.N. du Tarangire

La lunch-box est copieuse mais là cause du traitement anti-palu je n'apprécie malheureusement pas. Cette indisposition me poursuivra jusqu'à la fin du séjour. Nous poursuivons l'exploration de ce parc avec succès:

Ce sera d'abord un attroupement de vautour à face noir (vautour africain) largement dominé par un impressionnant Kori ( Lappet-faced Vulture ). Ce dernier nettoie du bec et des épaules une carcasse d'antilope morte de je ne sais quoi.



Mais il y a aussi de petits oiseaux inconnus. Il s'agit d'un ?...



Et celle là (Ouette d'Egypte) est capable de tenir à cloche pied sur une branche.

Pas cet autruche bien sur, enfin si mais au sol 😎:



Bon il est temps d'aller au River Camp. L'après-midi est bien entamée et nous avons une route rocailleuse et pleine de"pothole" à parcourir avant d'affronter un guet sur la rivière Tarangire que Richard franchira avec efficacité et élégance. A noter qu'avant aujourd'hui pour accéder au lodge, les hôtes étaient déposés sur la berge et qu'eux et leurs bagages allaient sur l'autre rive grâce à un pont suspendue qui aujourd'hui n'existe plus. Les eaux tumultueuses de la Tarangire l'ont détruit.

Le Tarange River Camp ( www.mbalimbali.com/...er-camp-mbali-mbali/ ) est un lodge moins fréquenté que le Tarangire Safari Lodge . Il est hors du parc mais de peu et domine la rivière Tarangire. Cet ensemble est constitué d'une structure centrale en rondins de bois et de tentes Meru bâties sur pilotis et coiffés de tôle pour certain ( il y fait chaud) et de chaume pour les autres (il y fait plus frais) . Les chambres sont bien équipées. Cependant elles auraient besoin d'être "rafraîchies" comme l'ensemble du site d'ailleurs. Mais en dépit des traces de vétusté le charme opère et nous sommes tombés dedans. Nous y avons passé deux nuits ici avant de poursuivre notre route. Nous y seront les seuls hôtes. Ça sentait fort la fermeture saisonnière!

La seconde nuit, celle du 24 au 25 /02 fut particulièrement bruyante. Une troupe de lions avait décidé de passer la nuit ici et défiait la sécurité du camp , des guerriers masaïs. Ils rugissaient bruyamment, pas les Masaïs, s'pas! Ces derniers répondaient par des chants de guerre. Ce petit jeu dura bien une bonne demie-heure puis les gros chats quitteront les lieux.

A+

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-23

J5-24/02/2017 P.N. du Tarangire

Aujourd'hui dernier drive au Tarangire avant Manyara. Comme à notre habitude nous y resterons la journée. Destination les marais de Nguselorobi dans le sud du parc. Le niveau de l'eau ayant baissé nous pouvons nous permettre cette excursion. Belle idée que nous avons là car au détour d'une piste:

A quelques mètres: un aigle tawny (Tawny Eagle). Nous sommes bouche bé...ante. Evidemment l'appareil photo crépite. En dépit de ce bruit il ne s'en ira pas mais reste avec nous quelques instants. Voilà ce que c'est que de se lever tôt🙂 !



Puis ce francolin à gorge jaune ( yellow-necked Spurfowl ). Il farfouille sa nourriture dans une bouse d'éléphant.



Et puis encore plus loin.....Yes! des lions dans un baobab (3) et sur une termitière (1)



Des lions dans un baobab ! Sur une termitière ! Au Tarangire ! Et oui, à l'évidence ce n'est pas une spécialité de Manayra. Nous n'en verrons d'ailleurs pas là mais plutôt au Serengeti. Noter qu'il faut avoir l’œil et le bon pour les apercevoir. Notre chauffeur guide à cette capacité. Sa vue porte loin. Merci Richard. De plus près cela donne ça:



Bon nous approchons de l'air de pique-nique ou nous attendent des américains, des allemands, des français, des sud-Af....et des gnous en file indienne avec leurs petits.

La natalité des gnous explosent. C'est un vrai problème. Les lions, les panthères et les hyènes ne suivent plus! Il va falloir trouver à ces bestioles un débouché...alimentaire peut-être? Gnoutons voir, gnoutons voir, gnoutons voir si le gnou est bon ... bon je sors 😎.



Et une vue d'ensemble sur les marais:



Maintenant il faut revenir au lodge en sens inverse. Et puis est-il seulement possible de voir du neuf après ce que nous avons vu ce matin? Et bien Mesdames et Messieurs... Oui, c'est possible, car avec Richard notre guide à l’œil acéré et expérimenté, au détour...je sais! c'est toujours au détour😄.... Roulements de tambours.... Des lions dans un acacia! Et voilà...



Un peu plus loin ce très bel oiseau aux couleurs chatoyantes (Brown-Hooded kingfisher ) :



Et puis encore, encore plus loin ces deux girafes flirtant. Remarquez la passivité de madame et je ne vous raconte pas la suite...Quelle saillie!



Et encore, encore, encore plus loin, au détour d'une piste deux zèbres apprennent en jouant l'art du combat.



Et puis bien sur des éléphants, toujours des éléphants, le Tarangire en regorge.Des petits timides:



Un éléphant "ornithophile" qui cause à des aigrettes:

Nous pourrions continuer indéfiniment à décliner image par image les trésors animaliers de ce parc attachant et encore nous sommes très loin d'avoir tout vu. Ce parc est magnifique pour la richesse de sa faune, surtout en février, et la variété des paysages. Et dire qu'une agence de tourisme à eu le toupet de nous dire qu'en cette période il n'y a rien à voir ( Léopard tour pour ne citer qu'eux) . Seul ombre au tableau, la météo mais jusqu'ici nous avons été préservé. Il ne pleut que la nuit. Les températures sont agréables, rarement étouffantes.

C'est avec tristesse que nous partons demain vers une autre destination mais c'est certain un jour nous reviendrons!

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Mimi48 · 2017-03-23

Entièrement d'accord pour Tarangire. En septembre 2010 nous avions adoré ce parc. C'était notre 1er parc, notre premier matin et notre première incursion en Afrique .... c'était magique🙂 Mais en septembre pas le même environnement. Sec, sec, sec !!! Pas vu de lions mais c'était pas grave !!!. La prochaine fois (!!!) c'est au moins 4 nuits. Vous pouvez d'ailleurs vous rendre compte de notre bonheur en lisant notre carnet : http://www.fou-de-voyage.com/voyage/00154_voyage-organise-tanzanie-mimi48/

Un regret après coup : Trop de déplacement pour 7 jours 🤪.... je ne le referais plus, juré craché 😊

Tous les jours, je lis avec bonheur votre carnet. C'est mon roman-feuilleton de la journée et en plus il y a de superbes photos .... le bonheur, merci.

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Mimi48 · 2017-03-23

J'ai oublié : Même camp, Tarangire River Camp mais cette année-là il n'y avait pas de piscine ni de "honeymoon suite" ni de "De Luxe safari room" et la bouffe était celle d'une cantine !!!. Mais j'ai adoré pareil à cause de l'environnement.

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-23

Bonsoir Micheline,

Merci de me lire et des compliments pour les images.

J'aurais aimé plus de lumière pour les photos histoire qu'elle se reflète davantage dans les yeux de mes sujets ou sur les paysages. Quand au guide il a été vraiment bien, d'une aide précieuse en tous cas autant qu'il est possible. Un vrai sens du cadrage mais quelque peu trivial parfois! Les Tanzaniens sont de grands enfants! La photo animalière est vraiment une activité passionnante. Dans ce 4x4 c'était parfois sportif 🙂

Tu as bien raison, la faune de ce parc est riche . Lui consacrer moins de trois nuits est une hérésie. C'est avec plaisir que je lirais votre carnet de voyage. Il y a toujours à apprendre de l'expérience des autres.

Un regret après coup : Trop de déplacement pour 7 jours 🤪.... je ne le referais plus, juré craché 😊

Je ne regrette pas d'avoir fait tout ce périple. Mais comme vous, vu la fatigue et les conditions du voyage je ne le ferais plus. Mais encore une fois je ne regrette rien et si je ne l'avais pas fait nous aurions tout de même imaginer ce voyage.

6 ou 7 nuits de safari sur deux parcs rapprochés devraient suffire + une autre destination plus reposante . Oui c'est l'idée à creuser.

En alimentation le meilleur au Tarangire River Camp fut pour moi le petit déjeuner. Je n'ai malheureusement aucune appétence pour la cuisine tanzanienne sauf le riz et les desserts🙂.

Un cob bavard


Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Palcolate · 2017-03-23

Superbes photos, d'un Tarangire bien plus vert que dans mes souvenirs! J'attends avec impatience la suite et en particulier les photos des petits nés à cette période 😉 Enregistrer

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-24

Merci Pauline

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Papatte88 · 2017-03-24

Bonjour Pygmalion,

Merci pour ce carnet de voyage. Je vais le suivre avec intérêt. Les photos sont magnifiques.

Nous sommes rentrés depuis 7 mois déjà de ce fabuleux endroit.

Je tenterai de faire un petit post sur notre safari, mais il me sera impossible de rédiger un carnet de voyage.

Bonne journée et au plaisir de te lire

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-24

Bonjour Patricia,

Tu connais l'adage: "plus on est de fous...." Bienvenue à bord de ce carnet et merci pour les infos.

A+

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-24

J6-25/02/2017 P.N. du Tarangire- Lac Manyara

Bonjour moins matinal qu'à River Camp mais bonjour à toutes et à tous.

Aujourd'hui 25/02/2017, nous décampons (ce n'est qu'une formule 🙂) de RIver Camp pour Manyara. Richard nous fait prendre un itinéraire qui doit nous amener à la porte sud en passant par Mbulu. De la piste d'abord puis de la route (reposant) et de la piste de nouveau. Cet itinéraire nous permet de longer Manyara pour poursuivre ensuite notre route vers le Serengeti via Ngorongoro .

En chemin nous croisons un des nombreux villages masaï ce peuple nomade qui vit essentiellement de l'élevage.



Nous croisons aussi ce drôle de petit bonhomme sous ce baobab qui en est à sa phase initiatique. Dans quelques semaines voir plus, il sera un Morane, guerrier affublé de certaines prérogatives qu'aujourd'hui il n'a pas. Durant cette phase le petit d'homme doit se débrouiller tout seul ou avec ses congénères du même statut, il doit dormir, trouver sa nourriture dans la savane, y assurer sa protection. Pour la circonstance le néophyte porte une tenue noire, un bâton et un masque qui lui blanchit le visage. Je n'ai pas osé le prendre en photo de près. Les Masaï qu'ils soient adultes ou juvéniles n'aiment pas du tout qu'on les prenne en photo sans contrepartie (entre 5$ et 10$). C'est dommage pour moi, mais j'aurais plus tard une autre opportunité.



L'orage menace mais ce ne sera pas pour nous. Il va se déverser sur Ngorongoro et le Serengeti causant en contre-bas du Rift des inondations dévastant les cultures, effondrant les habitations trop fragiles. En effet plus nous nous rapprochons de Mbulu plus l'agriculture supplante l'élevage et la maison en dur la case:



Parfois les deux:



L'agriculture maraîchère est en plein développement. Elle est le fait d'une autre ethnie (peuple Chagga ?). Le travail se fait le plus souvent à la houe donc à la main. Il est parfois mécanisé mais rarement. Nous avons aussi vu des champs de riz récemment planté au milieu desquels trônaient un baobab et l'aigle huppard ( Long Crested Eagle ) - désolé pas pu prendre des images- ici la vie sauvage n'est jamais loin des champs.

Avant de pénétrer dans le parc nous devons passer une rivière et à l'heure où nous roulons nous ne savons pas si nous pourrons la traverser. Richard se renseigne ici et là et prend sa décision: il passera à gué, vive le snorkel! Mais une autre voiture n'aura pas cette chance.Elle s'immobilisera moteur noyé. Quelques tours de roues plus loin nous sommes sur la rive nord du lac Manayra. Bravo et merci Richard.

A+

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-24

J6-25/02/2017 Lac Manyara , c'est un lac d'eau soufrée bien sur mais c'est aussi une très belle forêt d'acacias.



peuplée de babouins sur les branches



Ou au sol:



Il y a aussi des singes bleus en raison de la couleur de leur pelage:



Nous avons eu la chance de voir, mais alors de manière très fugace, les rares Crested Guineafowl, des pintades tachetées de points blancs dont la tête est décorée d'une touffe de plume ou de poils un peu comme nos punks. Aussitôt là aussitôt disparues dans les buissons qui bordaient la piste, conséquence pas d'images, dommage!

Nous Poursuivons notre exploration du parc quand l’œil de Richard est attiré par quelque chose C'est un beau varan en chasse, il recherche des œufs et a flairé une piste (pas la nôtre, hein🤪). Mais nous n'avons rien à craindre car à nous trois nous sommes plus gros que lui!



Bon une pause toilette et déjeuner avant de continuer sur une aire en contre bas du Rift . Là le sol se dérobe sous vos pieds lentement, très lentement sur des millénaires, des siècles, des millions d'années. Songez que cet endroit sera bientôt une vaste mer intérieure.



A+

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Blesl · 2017-03-24

Un carnet comme on aime. Bien documenté, riche en photos comme en infos, bravo (Domin)Éric ! Et mes plus confuses pour la confusion !

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-24

Merci Bernard,

J6-25/02/2017 lac Manyara- Mto Wa Mbu

Il fait chaud, très chaud. La lumière est forte. Impossible de prendre une photo correcte tellement la dynamique et l'albédo du lac est élevée. De plus il est délicat de se rapprocher de la rive. La voiture s’embourberait à coup sur.

Sur l'image ci dessous au deçà des oiseaux on distingue les formes oblongues des hypo. Étonnant, des hippopotames dans un lac d'eau soufré ? Richard nous explique que les hypo. se mettent là ou des sources d'eau douce souterraines, qui viennent du rift , se jettent dans le lac. Ils bénéficient ainsi d'une eau fraîche et très légèrement saline.



Les échassiers sont nombreux: Grands Pélicans blancs , Cigogne à bec jaune (Yellow-billed stork) , Bec ouvert (Open-Billed Stork), Cigogne blanche (white stork), Héron cendré et Héron à tête noir (Black-Headed Heron) dont nous reparlerons dans ce carnet et pour finir de nombreux limicoles et bien sur une multitude de flamands plutôt sur la rive opposée d'ailleurs.



Des buffles prennent aussi progressivement possession de la plage herbeuse. Ils sortent de la forêt et certains d'entre eux s'affalent dans la boue aux milieux des échassiers.





Le soleil tape. L'air est étouffant. Il nous faut reprendre la route pour arriver à l'heure au lodge. En chemin nous saluons cette veille girafe. L'interaction entre cette espèce et les acacias est particulièrement intéressante. Elle nous fait comprendre à quel point ces arbres vivent et sont en relation. Je vous invite pour ceux qui le souhaitent à vous documenter.



Puis un animal beaucoup plus discret par sa taille mais pas par ses couleurs:



En revanche celui ci est plus gros:



Et il n'est pas seul:



Ce sont des Bucorves du Sud ou Southern Ground Hornbill ou encore calao terrestre ( mais ça vole plutôt bien) : un immature et son parent.

Beaucoup de jeunes décidément que ce soit chez les oiseaux ou les mammifères.

Nous sortons progressivement de ce petit parc. Petit... C'est relatif! Petit par la superficie sans doute mais grand par sa richesse biologique-

Puis en chemin nous croisons des éléphants, des mâles, c'est important de le souligner car jusqu'ici nous n'avons vu que des femelles et leurs petits. Ces mâles semblent s'isoler de la harde ou former un groupe à part.



Cet impala et ses rejetons:



Pour finir sur une vue de l'estuaire d'un cours d'eau se jetant dans le lac Manayra ou se baignent des buffles, des éléphants et des oiseaux. L'ambiance est paisible. On reste un bout de temps à regarder, scruter, écouter, ne rien faire.



Nous avons bouclé la visite de ce parc en un peu plus d'une demie journée. Mais nous avons fait aussi un détour enrichissant à l'intérieur d'une petite communauté rurale.

Notre jugement sur ce parc: des espèces animales moins évidentes à observer en raison de la végétation et de l'accès. Mais Manayra c'est avant tout un biotope particulier entre eau soufrée et forêt humide dominée par un rift vertigineux. Cela vaut la peine d'y passer quelques heures et même davantage de temps si possibilité .



Nous sortons par Mto wa Mbu pour rejoindre le Wildlife Safari Camp www.wildlifecamp.co.tz/ , un lodge confortable qui domine le lac sur sa rive sud. Il a une petite piscine et compte tenu de la chaleur ambiante nous en abuserons avant qu'il ne pleuve en début de soirée. De la terrasse de notre chambre nous pouvions apercevoir les Masaïs rentrer leur troupeau de vaches et de moutons. Cette nuit c'est à peine si une hyène dérangera notre sommeil.



A+

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-26

J7-26/02/2017 Mto Wa Mbu-Serengeti

Départ 07H00 pour le Serengeti. Nous sommes attendus au Naona Moru-Camp en fin de journée. C'est un camp de toile retiré, dressé dans la savane , parmi les kopjes , entre bois d'acacias et clairière. Ce camp est géré par Maasaï Wanderings.

A la tombée du jour et en raison de la migration il est fréquenté par des centaines de Gnous et leur rejetons, les gnoutons... Euh ! je suis pas sur là. Des gnous certes mais aussi des zèbres avec leurs....comment dire... Zèbrons peut-être! J'ai trouvé poulains à rayures. c'est ça 🙂?

Mais en attendant nous prenons la route en direction du cratère. Arrêt à Karatu pour prendre de l'essence, et il en faudra beaucoup pour nourrir le véhicule. Nous longeons des rues animées et colorées:





Puis nous remontons vers le le cratère. Ici un agriculteur dans son champ. La terre est fertile mais le travail très physique en dépit des petits moyens mécanisés.



Au fur et à mesure la végétation devient dense, luxuriante voir tropicale (normale!). Des mousses poussent sur les arbres.

Second stop à la porte de la zone de conservation. Richard s'occupe des formalités d'entrée et nous reprenons notre route jusqu'au point de vue d'ou nous admirons le cratère. Le fond est brumeux mais ensoleillé:



Nous suivons maintenant la ligne de crête pour rejoindre le parc national du Serengeti. Dans ces zones la faune sauvage côtoie de vastes troupeaux menés par les Masaïs sur des prairies alpines.





La porte d'entrée qui mène au fond du cratère avec des zèbres en arrière plan:



Par ici un futur guerrier mais il ne porte qu'un demi masque :



Au loin un village Masaï en altitude



Nous descendons rapidement le Ngorongoro pour rejoindre notre point de chute de ce soir . Entre ce dernier et le volcan d'immenses plaines herbeuses . Il fait chaud et l'air vibre... la voiture aussi! Beaucoup d'herbivores et d'autres bestioles inédites:

Ici deux gnous combattants sous le regard intéressé d'un troisième.



ce héron à tête noir s'ébouriffant.



Puis ce sera ce la figure emblématique du Serengeti: la gazelle de Thomson:



Enfin pour clore cet épisode ce magnifique zèbre curieux. Alors pourquoi lui ? Tout simplement parce qu'il est beau!



A+

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-27

J7-26/02/2017 2ème partie

Nous arrivons enfin à la porte d'entrée (et de sortie) de ce parc dont nous avons tant entendu parlé. Alors le voir un jour! Et bien nous y sommes 🙂 ! Nous déjeunons sur une aire de pique nique aménagée alors que Richard se débat avec l'administration du parc .

Beaucoup de monde qui pour la plupart vont au centre à Seronara alors que nous obliquons vers l'Ouest.



En chemin ce tête bêche à deux qui de mon point de vue permet non seulement de surveiller ces arrières mais de donner aux prédateurs une image bicéphale et déconcertante:



Cette outarde Kori (Kori Bustard)



Cette Hartlaub's Bustard qui nous a bien fait rire avec son chant si particulier. Richard l' imitait à merveille et l'outarde lui répondait. Chez nous en France nous avions aussi beaucoup d'outardes mais l'agriculture intensive et la chasse les ont décimés.



Et la très élégante pintade commune (Helmeted Guineafowl) bectant sa nourriture dans le puit d'aération d'une termitière.



Un Spotted Thick-Knees



Puis un secrétaire décoiffé



Avant d'arriver dans le région de Moru, ses Kopjes et ses girafes:





De là au camp Naona ( www.nasikiacamps.com/Naona-Moru-Camp.html ) il ne nous reste qu'une petite heure de piste bien inondée par endroit. A l'arrivé distribution du verre de bienvenue, de la serviette humide et chaude et vaporisation de produit anti-mouche sur la voiture (avant de descendre du véhicule) . Puis nous intégrons notre tente isolée en bout de camp avec une belle vue sur la savane et les bois, merci Laurence! Douche et repos avant le repas du soir.

Un mot sur l'établissement. Le Naona est un camp de toile qui propose à ses hôtes des tentes spacieuses et meublées. Chaque tente dispose d'une douche et d'un cabinet de toilette en plus de lavabos. Pour la nôtre un petit salon et un bureau parachèvent le tout. Le lit est king size et le sommier plutôt dur. Notre tente est sise sur un terrain légèrement pentu. Ce qui explique que pour rattraper le niveau les concepteurs ont du installer une petite caisse sur laquelle on se hisse pour être à hauteur de lavabo par exemple. Mais pour le lit cette déclivité passe inaperçue.

L’électricité est fournie par un groupe électrogène qui ne fonctionne pas toute la journée. L'eau des douches est chaude mais il faut prévenir le staff avant de la prendre. Les repas sont servis dans une tente mess. Service de restauration prévenant un peu trop parfois mais dans le style hôtelier du pays.Une tip box est à disposition. Le personnel est aimable et joyeux, rien que des hommes. Enfin l'établissement propose la WIFI.

Le soir, une fois la nuit australe tombée vous êtes prié de vous faire raccompagner par un gardien. Une lampe est fournie mais elle n'éclaire pas beaucoup . Il vaut mieux avoir avec soi une petite lampe torche ou une lampe frontale sans oublier des piles de rechange. Car la nuit les animaux sauvages sont partout .Les hyènes, mes copines, viennent roder dans le camp attirées par l'odeur des cuisines.

Personnellement ce que nous retiendrons de ce lieu c'est son implantation, plus que le mobilier qui pour être le bienvenu n'était pas utile. Une tente plus sobre aurait aussi bien fait l'affaire. Mais je reconnais que c'est un exploit que de réunir ces éléments ici en plein milieu du Serengeti.

Nous resterons trois nuits dans ce lieu retiré et hors norme. L'orage habituel n'éclatera pas, ce soir mais plus haut dans les collines. Cette nuit nous entendrons les grognements des nombreux gnous et hennissement des zèbres venu trouver ici la sécurité des bois proches.

A+

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-28

J8-27/02/2017 1ère partie

Départ dès l'aube, en route pour les kopjes. Non loin de la piste et du camp cette manifestation de gnous!



Je serais eux je ne la ramènerai pas trop car non loin de là sévit une troupe de Lions . Notre première prise cette lionne, au détour du chemin bien sur 🙂.



Nos gros chats savent utiliser tous les promontoires: les termitières, les arbres et maintenant les rochers qui leurs permettent de surveiller leur territoire et les proies potentielles. En contre jour d'abord puis ce portrait.





D'autres membres de la troupe jusqu'ici cachés dans l'herbe jaune viennent sur ces rocher. Ce jeune mâle passera près de nous:



Alors que cette autre lionne part en chasse:



Excellente matinée ensoleillée qui plus est. Nous sommes heureux de voir dans leur milieu ces prédateurs puissants et racés. Nous rentrons par un détour dans les kopjes avec la banane:

. et voyons nos derniers animaux avant la pause déjeuner.



A +

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-28

J8-27/02/2017 2ème partie

En rentrant au camp, juste à l'entrée nous trouvons cette dépouille de gaou, ( petit gnou) qui est mort de je ne sais quoi et se fait correctement dévorer par deux vautours (Hooded Vulture) des immatures je pense. Ces charognards sont spécialisés dans la finition des carcasses. Leur bec fin leur permet d'arracher des os les résidus de viande.



Ici une excellente source de renseignements sur le gnou cette antilope extrêmement douée pour se faire manger, desencyclopedie.wikia.com/wiki/Gnou

Allez encore une petite pour la route:



A deux pas planté raide comme un piquet, ce marabout alias le Professeur. Observer son bec fort comme un sabre et ensanglanté.



Sur un acacia ce faucon ( nom?) aux serres aiguisées. Il semble perplexe . Il doit se demander sans doute si un tel arsenal lui est très utile!



Nous sommes au camp et y resterons tout l'après-midi profitant ainsi de ses installations pour charger les batteries au sens propre comme au figuré et mettre de l'ordre dans nos images.

En fin d'après-midi un orage apocalyptique éclate. La pluie est diluvienne et continue. Décidément nous avons bien fait de rester là car j'imagine la galère que cela doit être pour les hôtes encore en piste et qui doivent impérativement rentrer au plus vite.

A+

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Blesl · 2017-03-28

Bonsoir Éric,

Merci pour la suite, toujours aussi intéressante. Ma blonde suggère pour le faucon une femelle de Crécerelle aux yeux blancs, Falco rupicoloides (Greater Kestrel)

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-29

Bonjour Bernard,

Merci à vous deux pour l'info. Et cet oiseau quel nom a t-il ? Merci de bien vouloir me renseigner



Bonne journée et A+

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Blesl · 2017-03-29

Bonjour Bernard,

Merci à vous deux pour l'info. Et cet oiseau quel nom a t-il ? Merci de bien vouloir me renseigner



Bonne journée et A+

Bonjour Éric,

C'est un noble représentant de la famille des Cuculidés, la seule famille de l'Ordre des Cuculiformes, les coucous, quoi. Et donc un Coucal à sourcils blancs, Centropus superciliosus, White-Browed Coucal, le plus fréquent, et de loin dans le Nord, des 6 espèces de coucals que l'on peut voir en Tanzanie.

À plus

BL

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-29

Re

Merci bien pour cette réponse complète. Son comportement est-il le même que notre coucou européen?

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Blesl · 2017-03-29

Contrairement aux autres membres de la famille, les coucous, et à d’autres comme les indicateurs et autres veuves (je ne parle pas des Euplectes, bien sûr, mais des Viduidés, les "vraies" Veuves, qu'elles soient de Paradis, dominicaine, de Fisher, etc.), le Coucal ne parasite pas les nids d’une autre espèce à qui il confierait ses rejetons. Monsieur pousse même le dévouement jusqu’à assurer l’essentiel de la couvaison… Sinon, c'est un prédateur sans préjugé, arthropodes divers, œufs et oisillons, grenouilles et petits rongeurs, tout va bien à son bec ! Pas toujours évident à photographier, même si assez peu farouche, car bougeant beaucoup avec une prédilection pour l'intérieur des buissons plus que pour les branches dégagées.

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-29

Bon à savoir, merci Bernard !🙂

J9-28/02/2017 Serengeti 1ère partie

Aujourd'hui nous emmènera à Seronara. Le ciel est encore bien encombré mais il ne pleut plus. Vu l'état des pistes au lieu de partir comme hier vers les kopjes nous coupons à travers bois. Premier stop sur ces marabouts et vautours africains se réchauffant au soleil levant :

Dans les arbres :



Et au sol



Ces marabouts se réchauffant au soleil levant Dans les arbres:



et au sol 🙂



Comment font-ils, ces échassiers, pour tenir au faîte surtout par grand vent? Et bien ils s'envolent pardi 😎. Ils doivent tout de même avoir une sacrée force dans les pieds . Et dire qu'ils sont de la même famille que les cigognes . Ils sont si dissemblables? Les unes sont gracieuses alors que l' autre... Mais bon pas de projection , la nature est ainsi faite qu'elle ne dessert la grâce que si elle est utile à l'espèce... N'est-ce pas mesdames...!

Je me sauve très très vite où plutôt je digresse avec cette vue de la savane assez particulière. La lumière du jour perce maintenant la brume matinale qui enveloppe les acacias,



et nous dévoile ce topi



Et plus loin ces deux Verreaux's Eagle Owl



Détail de l'un deux:



Et ce coucou africain (White-Browed Coucal) immature certainement :



A+

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-29

J8-28/02/2017 Serengeti 2ème partie

Nous poursuivons avec ce Bateleur adulte qui de très loin observait nos faits et gestes avant même que nous l'ayons vu. Je pourrais "croper" davantage mais VF ne le permet pas.



Ici à couvert un Dik-Dik



Là au détour d'un autre chemin🙂 des lionnes flemmardent:



Et des hirondelles minuscules (Lesser Striped Swallow ) s'agrippent sur un brin d' herbe:



Près d'un ru ayant inondé le bas coté de la piste un héron commun étonné (Squacco Heron) :



Soudain, alors que nous traversions un cours d'eau qui se jetait dans un lac tout proche, nous voyons cette hyène qui elle aussi traversait 😎 .



A quelques tours de roue sa pire ennemie: cette jeune lionne. Elle émettait un grognement très doux et semblait désorientée. Elle scrutait la savane à l’affût du moindre signe de présence de sa troupe. L' ayant aperçue, elle fila comme une fusée et disparue dans les herbes hautes. Nous avons tenté de la suivre en vain. On la verra par la suite de loin dans un arbre.





Sur la rive du lac que nous évoquions plus haut des canards (Cape Teal Adulte ) ferment l'oeil .



A+ pour d'autres images

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-30

J8-28/02/2017 Serengeti 3ème partie

Finalement je ne croyais pas le Serengeti si tourmenté . Dans mon imagination ce parc était constitué d'une seule plaine très étendue, sans arbres ou si peu, que fréquentaient les herbivores et leurs prédateurs. Et bien ce n'est pas que cela. Il y a aussi des rivières, des lacs, des espaces encaissés, des forêts avec des lionnes dedans....si, si:



Devant, derrière!



Elles étaient au moins quatre dans cet arbre à saucisse masquées par son feuillage . Les lions mâles sont trop lourds pour grimper ainsi alors que les lionnes... Nous avons vu beaucoup de lions durant le séjour: une centaine au total et 40 rien qu'au Serengeti.

Observé aussi mais d'assez loin trois léopards malheureusement cachés par le feuillage des arbres qui les hébergeaient .



En marche ou en chasse😎!



Près des cours d'eau la vie prospère comme cet hippopotame qui nous dit en hurlant de ne pas nous approcher:



Cet antilope que je ne suis pas parvenu à identifier. Un Common Reedbuck peut-être, immature surement .



A l'approche de Seronara une colonne de gnous observée par une hyène, tête hors de son terrier:





Déjeuner à Seronara une aire de pique-nique ou les 4x4 se concentrent. Du haut de la colline nous apercevons plusieurs hyènes en vadrouille. Puis nous rentrons rapidement au camp pour notre dernière nuit au Naona Moru Camp.

Demain nous partons pour Ndutu. Dans la nuit une hyène très, très mais alors très proche nous réveillera dans un cri strident. L'Aube point il va falloir se préparer pour le départ.



Nous n'avons pas tout vu de ce parc. Pour cela il nous faudra revenir souvent. Mais ce que nous en avons vu nous a enchanté. Paysages et faune variée bien que dispersée. En saison sèche elle serait plus concentrée mais je ne suis alors pas certain que la densité animalière soit plus forte. Seul regret en raison des pluies et des nuages pas de coucher de soleil, pas de ciel étoilé. Température clémente sauf à Naona ou nous avons eu froid et encore une seule nuit.

A+

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Blesl · 2017-03-30

Bonsoir Éric,

C'est vrai que l'on pense au Serengeti comme à la "plaine sans fin", mais sur 16 000 km2 tout ne peut pas être plat. Il y a notamment les kopjes du Kusini et de la Seronera et moult collines dans le Lobo, les creux des rivières est-ouest. Super les gros chats tachetés ou à crinière dans les arbres et pas banals pour les lions dans le Serengeti, je n'en ai vu qu'à Manyara et au Serengeti. Je pense comme toi à un Cobe des roseaux.

Merci pour le partage

BL

PS : j'ai essayé sans succès de t'envoyer un message privé

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-30

Bonsoir Bernard,

Oui c'est varié et beau notamment sous une belle lumière. Vraiment ce parc nous a séduit.

Cob des roseaux ou Common Reedbuck j' y ai pensé. Mais Chris &Tilde Stuart (Field Guide to the larger mammals) ne mentionnent pas son existence en Tanzanie mais plutôt dans l'hémisphère nord au dessus de la RDC et sur une bande qui va du Soudan au Senegal. Surpris car il en existe en Afrique australe (RSA notamment)

Vue de derrière de l'immature. Un point noir sur la nuque peut-être une glande ? Mais serait-il la seule antilope à partager ce trait?



Ici un adulte femelle, la mère du jeune je présume.Ils étaient tous les deux assez proches et l'un suivait l'autre. Observation faite près d'un cours d'eau au milieu des hautes herbes.



PS : j'ai essayé sans succès de t'envoyer un message privé

Je vais arranger çà🙂

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Pygmalion19 · 2017-03-31

J9-01/03/2017 De Moru à Ndutu 1ère partie

Bien! En route pour la zone de conservation du Ngorongoro, secteur de Ndutu. Là les 4x4 sont autorisés au hors piste. Ndutu est aussi une région constitué de lacs, forêt, colline, prairies. Mais il faut y aller! Donc quelques heures de pistes avant d'y parvenir. Nous croiserons les mêmes animaux qu'à l'aller mais sous des angles différents:

Ici une girafe Masaï



Là un gnou solitaire, déboussolé ou suicidaire



Une mangouste naine sur sa termitière:



Avec son petit



Buffles et bufflon dans un paysage de savane



Sur le bas coté de la route à une quinzaine de mètres de la piste ce lion à crinière 🙂 émerge de sa sieste alors que deux autres comparses sont couchés dans l'herbe haute. L'un d'eux scrute l'horizon.





A quelques tours de roues de 4x4, les ennemies jurés, des hyènes😉 digèrent dans l'eau croupie des ornières.



Alors que ce jeune fait le mariol:



Ici un Cob des roseaux, une femelle



Là des hippopotames qui broutent en plein cagnard!



Des Lichtrenstein's Hartebeest qui broutent aussi



Nous sommes maintenant très proche de la porte de sortie du parc. Gnous surtout , zèbres antilopes à perte de vue sur des hectares et des hectares... Vraiment impressionnant! Le bruit court que les zèbres (qui courent aussi😎), accompagnent les gnous pour au moins une raison: les gnous sentent l'eau de très loin. C'est d'ailleurs ce qui les guide dans leur migration. Les zèbres eux ont une excellente vue dont ils profitent pour se protéger. Indirectement ils en font profiter aussi les gnous. Bref zèbres et gnous ont des raisons d'être ensemble tant pour leur sécurité que pour leur bien être. Cela fait quand même beaucoup dans la taverne 😎.

Bon pause déjeuner avant de poursuivre vers Ndutu.

L'immense troupeau "coktaillisé"



et zèbres en tête-bêche dans le troupeau



A+

Tanzanie: la Grande migration, février 2017

Muriel18 · 2017-03-31

secteur de Ndutu. Là les 4x4 sont autorisés au hors piste

Je le croyais aussi mais le spécialiste es Tanzanie (coucou Bernard!) a dit sur un autre forum que non, ça n'y est pas plus autorisé qu'ailleurs 😮....Bon, il a aussi dit qu'il ne pouvait pas y avoir de hors piste s'il n'y avait pas de piste! 😏. Muriel P.S. J'aime beaucoup (entre autres) la hyène sur le dos.

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