La Birmanie comme nous l'avions rêvée
1ère étape, Yangon
Enfin nous arrivons! Moment d'exaltation et d'impatience que nous connaissons tous quand nous arrivons dans un pays que nous ne connaissons pas et sur lequel nous fantasmons depuis un moment. Des fourmis dans les doigts de pieds, pas seulement à cause des heures passées dans l'avion! Il est midi, tout s'enchaîne impeccablement (bagages, immigration, change, taxi réservé, trajet jusque Yangon) et vers 14 heures 30 nous ressortons de notre hôtel certes fatigués du voyage mais désireux de découvrir la ville et de tenir bon jusqu'au soir pour rattraper de suite le décalage horaire. Nous sommes véhiculés par To-Wen. Circulation assez intense, mais bizarrement aucune mobylette ou scooter... To Wen nous explique que les 2 roues sont interdits dans Yangon depuis plusieurs années, car ils étaient devenus trop nombreux et faisaient beaucoup de blessés et de morts. Pour compenser, un système de transport collectif très développé a été mis en place. Yangon, ou Rangoon, n'est pas la capitale administrative de la Birmanie. La capitale officielle a été déplacée en 2005 sur décision du gouvernement à Naypyidaw, certains disent pour s'éloigner des potentiels soulèvements populaires. Quoi qu'il en soit cela a coûté une fortune mais personne n'a suivi (seulement les fonctionnaires, obligés d'y aller), pas plus que les ambassades étrangères. Cette capitale fantôme fait ricaner tous les birmans avec qui nous en avons parlé. Yangon est donc la capitale économique, culturelle et diplomatique, et c'est la ville la plus peuplée (4,5 millions d'habitants).
Qu'y avons-nous vu? Et bien nous avons d'abord découvert la pagode Sule, amusant concept de "pagode rond-point" puisqu'elle se situe au milieu d'un carrefour très animé! Circulaire, son enceinte externe abrite de nombreuses échoppes minuscules. Puis c'est le miracle, car l'agitation de la rue contraste avec le calme qui règle à l'intérieur. On quitte un rond point bruyant, et soudain on se trouve projeté dans un autre monde... des fleurs et des fruits devant les autels, la senteur du jasmin qui se mêle à l'odeur d'encens... En fait, cette pagode est très ancienne, elle aurait été fondée en 230 avant JC pour renfermer un cheveu de Bouddha mais c'est au 15ème siècle que le grand zedi (=un stuppa effilé) qui la coiffe a atteint sa hauteur actuelle de 44 mètres (voir les photos). C'est un lieu symbolique du combat pour la démocratie puisqu'elle fut le lieu de ralliement des manifestations des bonzes en 2007.

A côté de la pagode Sule, le parc de l'indépendance, qui jouxte le quartier colonial (très décrépi).

Puis nous avons connu notre premier choc, la sublime pagode Shwedagon (voir photos). C'est le sanctuaire bouddhique le plus sacré de Birmanie, qui attire une foule de fidèles. Son stupa culmine à 99 mètres, et il est entouré de dizaines de temples et de zedis... Cela ferait plus de 1500 ans que les souverains successifs n'ont cessé de l'embellir et de l'agrandir.

Les croyants se pressent dans les multiples salles et font le tour du grand stupa doré. C'est ici que nous rencontrons pour la première fois l'incroyable "ferveur tranquille" des birmans. Une religiosité bienveillante, ouverte, qui ne nous donne pas le sentiment d'être des intrus ou des importuns, et qui nous donne au contraire envie de mieux comprendre leur foi.

Si vous y allez, surtout soyez là en fin d'après-midi: les rayons rasants du soleil couchant colorent le site d'or et d'orange. Les zedis flamboient... et tout devient irréel.


Le soleil se couche tôt, nous rentrons vers 18h30 à l'hôtel. Chance, il offre au dernier étage une vue sublime sur Yangon by night. Nous nous installons pour siroter notre premier cocktail des vacances. Au premier plan l'ombre du lac Kandawgyi, à nos pieds, et à l'arrière plan la Pagode Shwedagon, illuminée, qui sert de point de repère à toute la ville. (voir photo).
Demain nous prenons l'avion pour Kentung. Nous reviendrons à Yangon à la fin de notre séjour et pourrons approfondir nos visites.
Maintenant, dodo vers 22 heures, pour une nuit réparatrice et qui nous permettra de nous caler sur l'heure birmane...
Prochain post: Kentung et la rencontre avec les ethnies locales.





















































Dans ces villages Akhas, nous n'avons vu que des femmes, des vieillards et des enfants, les hommes étaient tous partis vaquer à leurs occupations. Au quotidien, ce ne sont plus que les vieilles femmes qui portent l'habit traditionnel, et quelques femmes d'age moyen. En revanche, pour les fêtes, chacun arbore fièrement les habits traditionnels.



































































































Dans les environs, pas mal d'artisans installés dans des maisons sur pilotis: des fabricants de pirogue, des tisserands (de la soie, ou plus rare et hors de prix du tissu en fibre de lotus), des «silversmiths» (fabriquants de bijoux en argent), avec des production de qualité / origine / prix divers et variés, à vous d'avoir l'oeil.
Après ces visites où nous rencontrons pas mal de touristes, nous nous éloignons pour une balade à pieds agréable: la pirogue nous dépose au bord du lac, sur un chemin de terre qui, bordé de champs et de canaux, nous conduit jusqu'à un petit village au bord des collines. Une pagode modeste, les travaux des champs, la sortie des écoles, les gens qui nous saluent gentiment... Environ 1h30 de promenade au calme, simplement à apprécier d'être là et à photographier les papillons !












































































































































































































































































































































































































































A noter pour les amateurs de fresques, un bon nombre de temples et de pagodes en renferment pour certaines juste des traces mais pour d'autres de beaux pans de mur et des plafonds.





















