Jour 5 – Antelope Canyon, Horseshoe Bend et (presque) Alstrom Point
Du très classique ce matin, avec le Lower Antilope Canyon.
J’ai réservé la première visite de la journée (8h10) avec l'agence Dixie Ellis, en espérant une relative tranquillité.
Mais une fois sur place, ce n’est pas un, ni deux, mais trois cars de touristes chinois qui s’engagent dans le Canyon sous nos yeux effarés. J’enrage (oui, la foule me crispe et là, ils sont plus d’une centaine de maniaques du selfie).
Après pas mal d'attente, notre modeste groupe d’une douzaine de personnes s’engage à son tour dans le canyon.
Malgré ma mauvaise humeur, je suis bluffée.
Notre guide Hopi (marié à une Navajo) est une mine d’informations, à la fois sur l'histoire des Navajos et des Hopis et sur la géologie du canyon.
Par ailleurs, il veille à préserver la distance nécessaire pour que l’on se sente vraiment immergés au cœur du canyon.
On entre et on émerge de la faille par des escaliers/échelles. Entre les deux, la lumière et les couleurs changent sans cesse, on sent vivre le canyon, bref, j’ai trouvé ça exceptionnel.


Après quelques courses (oui, encore des courses, nous ne sommes pas très organisés), nous rejoignons Horseshoe Bend.
Evidemment, il y a du monde, aussi bien sur le sentier (sans intérêt) qu'au point de vue. Mais le panorama est impressionnant (nos photos ne donnent rien du tout, il aurait fallu un grand angle).

Nous rentrons manger nos salades dans le jardin du motel et nous hésitons : j’ai vraiment très envie de tenter Alstrom Point mais notre SUV (Chevrolet Traverse) n’est pas très haut et la piste me fait un peu peur.
Après avoir visionné une vidéo Youtube de la piste, mon compagnon, qui conduit, est partant. Nous nous lançons donc, avec notre GPS (carte téléchargée en France) et les informations sur l’itinéraire glannées sur plusieurs sites internet.
Sur le chemin, nous admirons le panorama sur le lac Powel.

Et là, je m’en veux tellement ! Grosse frustration !
D’abord, aucun de nous n’a la présence d’esprit de réaliser qu’avec le changement d’heure entre l’Utah et Page, le soleil ne se couchera pas à 20h15 mais à 19h15 (des stars…).
Ensuite, même si la piste n’est pas difficile, mon ami conduit très « prudemment » (sans compter les arrêts photos) et nous avançons beaucoup plus lentement que prévu.
Pour couronner le tout, nous ratons un embranchement sur la droite. Honnêtement, cet embranchement est assez évident mais je me suis laissée troubler par un trop-plein d’informations pas parfaitement concordantes (GPS et 3 descriptifs de l’itinéraire imprimés).
Nous nous retrouvons sur une partie de piste très étroite, très raide et sablonneuse : demi-tour sportif avec quelques sueurs froides !
Nous roulons donc depuis 2h15 lorsque nous arrivons sur une sorte de plateforme où nous apercevons le Lac Powell et les buttes. Un van est garé là.
Et pour cause, il y a une côte à franchir : à gauche, trois énormes bosses avec des ornières creusées par les 4x4, impossible de passer avec le SUV. A droite des pierres tranchantes que nous ne sommes pas sûrs de négocier sans casse.
Il est plus de 18h et la lumière commence à décliner... Au loin, nous voyons un gros 4x4 garé sur un promontoire qui, je pense, doit être le bout de la piste. Nous avons du mal à évaluer le temps que nous pourrions mettre pour le rejoindre à pied.
De peur de tout rater et de passer le couché de soleil à marcher sur la piste, nous décidons finalement de nous contenter de crapahuter aux alentours du premier point de vue.

La couleur tourne rapidement à l’oranger. Le spectacle est très beau mais ça n’a pas grand-chose à voir avec les photos qui m’ont fait rêver avant le départ. Par ailleurs, le niveau de l’eau me semble vraiment très bas.

Nous restons jusqu’a la tombée de la nuit et au retour, nous rencontrons le propriétaire du van qui est monté au deuxième point de vue en vélo. Il nous dit que le premier point de vue est moins large mais tout aussi beau. J’ai un peu de mal à le croire…
De retour à la voiture garée en bas de la côte, on se dit que finalement, ça aurait peut-être pu passer par la droite (les pierres) en y allant doucement. En fait, si nous avions eu une heure de plus, on aurait pu mieux évaluer nos options.
Retour de nuit mais sans difficulté. Nous mettons « seulement » 1h40 pour arriver à Page, malgré les lapins suicidaires qui traversent la piste à tout bout de champ (ils sont dingos).
Deuxième nuit au Lulu’s Sleep Ezze Motel.