Traversée du GR 34
Ce soir-là, j'ignore que c'est le début d'un long périple...
English translation pending — showing the original.

Le GR34 est aussi appelé "sentier des douaniers". Créé en 1791 et servait aux douaniers a patrouiller le long des cotes bretonnes et empêcher la contrebande. C'est un GR plutôt populaire, du fait qu'il longe quasiment toute la cote bretonne, du Mont Saint Michel au Tour-du-Parc dans le Morbihan. Le circuit totalise plus de 1800 kms, il faut donc, a raison de 30 kms par jour, 2 mois pour le compléter. Je vais, pour ma part, n'ayant que mes week-ends de disponibles, tenter de le faire morceau par morceau, en reprenant a chaque fois où je me suis arrêté.
En ce qui concerne le balisage, je ne suis pas du genre a critiquer, surtout que cela est fait, d'autant que je sache, par des bénévoles – je vous laisse imaginer la charge de travail avec un balisage a faire en moyenne tous les 200m sur 1800 kms. Ceci dit, lors de mon premier jour de marche, j'ai pu évaluer sa précision et je dirais que c'est bien balisé a 95%. Seulement voila, les 5% qui restent ont suffi a me faire égarer plusieurs fois, et de plus, on peut mettre du temps a se rendre compte qu'on n'est plus sur la bonne route, car on se dit toujours que la prochaine balise finira bien par apparaître. Résultat, les dizaines de minutes d'égarement cumulées peuvent vous faire perdre plus d'une heure dans votre journée de marche. Bien se rappeler des différents signes de balisage quand même... je vous dit cela car j'avais commencé la rando sans la connaissance de ces signes et pensait que la croix signifiait aussi la bonne direction...
En ce qui concerne votre baluchon, rien de spécial a emporter en dehors de l'essentiel : eau, nourriture, K-Way, crème solaire, casquette, lunettes de soleil, appareil photo. En plus de cela, votre smartphone pourra vous être utile : télécharger la carte indiquée dans le lien ci-avant sur votre smartphone. Sa résolution n'est pas extraordinaire, mais en combinant la visualisation de celle-ci avec votre application GPS, vous aurez aurez une idée correcte de votre position. Pour ceux qui veulent, il y a aussi des topoguides disponibles sur les sites de ventes en ligne pour le GR 34, mais a ma connaissance ils ne couvrent que quelques parties du sentier.
Et pour finir, des chaussures de rando correctes...
Avant de prendre la route, une petite visite de la ville de Vitré vaut le détour. Le château de Vitré date du XIIIeme siecle. Classé monument historique, il abrite un petit musée présentant une collection de tableaux retraçant l'histoire de Vitré et l'évolution de l’orfèvrerie religieuse française du xviie au xxe siècle. La tour Saint-Laurent abrite des sculptures des XVeme et XVIeme siècles provenant de maisons de Vitré, une cheminée style Renaissance datant de 1583, des tapisseries des Flandres (XVIeme siècle) et d'Aubusson (XVIIeme siècle), et le tombeau de Guy X de Laval.
Le chatelet d'entrée, avec ses deux tours rondes reliées par un arc bandé au-dessus de la porte, protégeait le pont-levis et les fossés creusés devant la partie barrée de l'éperon, zone la plus vulnérable.
A l'Est du château se trouve le quartier ancien. Le patrimoine de la ville est d'une très grande richesse. C'est une des villes de Bretagne qui a le mieux conservé son aspect d'autrefois avec ces maisons a pans de bois des XVIeme et XVIIeme siècle.
Les plus cossues appartenaient aux marchands d'outre-mer.
La place Saint-Yves, qui marque l'entrée dans la vieille ville.
On longe alors la Vilaine et peut profiter d'une vue sur le château du domaine, fief de la famille de Hay, une famille noble originaire de Bretagne.
Peu de temps après les Netumières, l'étang de la Haute-Vilaine se laisse entrevoir. L'étang recèle de nombreuses espèces d'oiseaux sédentaires ou migrateurs.
Je quitte l'étang bénéficie d'un beau point de vue sur Saint-M-Hervé, un village typique d'Ille-et-Vilaine.
Dans le bourg de Saint-M'Hervé, on peut admirer une copie du menhir qui avait été utilisé pour le téléfilm "Le champ dolent".
On replonge dans la campagne en se dirigeant vers le prochain village, Montautour. Environ une heure après Saint-M-Hervé, on entre dans Montautour, un village légèrement surélevé qui donne de beaux points de vue sur la campagne environnante.
L église Notre-Dame du Roc a Montautour, de style néo-roman.
On suit l'étang sur 1 km. L'étang de Châtillon-en-Vendelais est un espace naturel sensible du conseil général d'Ille-et-Vilaine. Cet étang abrite une forte communauté d'oiseaux migrateurs et de canards sauvages, car il se situe sur un axe migratoire.



















Les 2-3 prochaines heures de marche traversent la campagne de la petite commune de Luitré.
Le chemin est ponctué de lacs, lieux idoines pour les pauses.
On franchira ensuite la frontière Ille-Et-Vilaine/Mayenne pour parcourir quelque kilomètres en Mayenne. On finit par rejoindre une route départementale. Si on le souhaite, on peut faire un détour en allant tout droit au lieu d'aller a gauche afin d'arriver au village de La Pellerine, où il y a un bar mais qui est fermé (Mai 2017). Apres avoir discuté avec une habitante, le bar serait en voie d'être repris.
C'est reparti pour 2 bonnes heures de marche jusqu'à ce que l'on rallie La Chapelle-Janson. A La Chapelle-Janson, un bar est présent, "Le Relais", qui fait aussi restaurant. Si vous êtes dans les bonnes heures, ils servent des cornets de frites, voire un repas. C'est un bon point pour reprendre des forces, car après il m'a fallu 3 bonnes heures pour arriver a Fougères, avec un peu de dénivelé.
Le patrimoine bovin de la campagne fougeraise.
Arrivé a Fougères le sentier ne fait que longer la rocade et ne pénètre pas dans la ville.
Cependant, a l'instar de Vitré, la ville de Fougères mérite aussi qu'on y fasse un détour.
Le château de Fougères est un des plus imposants châteaux forts français. Il fut édifié a partir du XIIème siècle et remanié jusqu'à la fin du XVème siècle. Les remparts sont très bien conservés et forment trois enceintes.
Les enceintes, hérissées de 13 tours, couvre une surface de 2 hectares.
La place du Marchix. Premier emplacement du marché au coeur de la ville médiévale. On y pratiquait le commerces des bêtes a cornes, dites "bêtes aumailles", d'ou le nom d'aumaillerie.
On traversera toute la foret sur de beaux sentiers pendant une petite dizaine de kilomètres.
Cette foret de plaine (1500 ha) compte 75% de hêtres, 15% de chênes, et 8% de résineux.
A la sortie de la foret, il restera encore quelques bornes pour rallier Saint-Germain en Cogles.
Le café de la Place a SBEC
Environ 1 km après Antrain, on traverse ce pont. Au niveau de ce pont, je n'ai jamais réussi a trouver le bon chemin. Il y a bien 2 sentiers qui partent de la route mais il y a une croix, et une autre croix pour la route elle-même, donc impossible de trouver la bonne route.J'ai donc décidé de suivre quand même la route, et 1km après je suis arrivé au patelin de La Fontenelle ou j'ai pu retrouver le balisage.
La moitié du parcours La Fontenelle – Pleine-Fougères est boisé. C'est la forêt de Villecartier. Autrefois y habitaient plusieurs sortes d'artisans : des charbonniers, des sabotiers, des fagotiers, ainsi que des scieurs. Contrairement a ce que la carte indique, on ne passe pas par le bourg de Vieux-Viel.
En plein milieu de la foret, on rejoint le carrefour de la Boutelaye. Il faut prendre a gauche. Peu de temps après, il y aura un nouveau carrefour. De la, il faudra reprendre un petit sentier qui replonge dans la foret. Attention, celui-ci se loupe facilement depuis la route car la balise n'est pas bien visible.
Environ une heure après la sortie de la foret, je traverse des sentiers champêtres, et soudain au détour de l'un deux, on bénéficie d'un point de vue, et au loin j'aperçois une petite silhouette conique avec une pique au sommet...mais oui, c'est bien lui, le Mont Saint-Michel!
Nous sommes a plus de 20 kilomètres de celui-ci, et le voila qui montre déjà le bout de son clocher. Cela fait plaisir, après une centaine de kilomètres depuis le départ, de voir enfin ce qui est le premier gros jalon de ce GR.


















Sur la route de Beauvoir au Mont Saint-Michel
La fondation du MSM commence en 708. A la suite d'un songe, saint-Aubert, l'évêque d'Avranches, fonde sur le mont Tombe (il était appelé ainsi jadis) un oratoire en forme de grotte consacré a Saint-Michel. Les années qui suivent, le MSM devient un village, et voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye. L’économie du mont a été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet, venait de toute l’Europe. Les habitants du mont vivent aussi du xve au xixe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs.
L'archange Michel, grand maître des Cieux après Dieu, il est un des sept archanges majeurs de la religion abrahamique. Il apparaît de nombreuses fois dans la Bible. Dans l'Ancien Testament, il est vu quand Dieu s'adresse aux hommes et est envoyé, messager, porteur de la Nouvelle. Il y est désigné « comme le protecteur attitré du peuple hébreu ». En islam, il apparaît à une seule reprise dans le Coran, à la sourate II, verset 98, où il est mentionné en présence de l'ange Gabriel/Djibril en compagnie duquel il participe à la pesée des actions. Michel apparaît également avec Djibril au moment de la purification des cœurs et à la bataille de Badr. Dans une tradition musulmane tardive, il se voit confier par Dieu la mission de raviver chez les hommes la mémoire des événements passés.
La porte du Roi, la dernière des trois portes gardant l'accès a la Grande-Rue et au village. Elle était défendue, du coté de la baie, par les tours du Roi et de l'Arcade, et précédée d'une fosse qu'enjambait un pont-levis.
La Grande-Rue n'a guère changé depuis le Moyen-Age., quand elle était bordée d'auberges, de tavernes et d'échoppes de bimbelotiers proposant des souvenirs pieux aux pèlerins.
Les tours offrent de beaux panoramas sur l'étendue de la baie, et aux horaires adéquats, sur les marées, qui, dit-on, arrivent a la vitesse d'un cheval au galop. Elles ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, et la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures.
Un monde mi-terrestre, mi-marin. Dans la baie paissent les moutons de prés salés.
L'immensité de la baie du Mont Saint-Michel, 500 km2. La Baie du MSM est inscrite au patrimoine de l'UNESCO. Le secteur abrite une grande variété d'oiseaux et des phoques veaux marins. La baie présente la particularité d'être pratiquement plate et donc sujette à l'envasement (sables mouvants). La traversée des grèves de la baie peut s'avérer dangereuse en l'absence d'un guide expérimenté.
Sur la route du MSM a Roz-sur-Couesnon.
Arrivé a Roz-sur-Couesnon, un promontoire nous laisse admirer le chemin parcouru depuis le Mont Saint-Michel.
Arrivée au Mont-Dol, un massif haut de 65m.
Il y a 100 000 ans, ce site était occupé par une colonie de néandertaliens. Le sommet a servi au culte druidique du dieu Taranis.
Au sommet du mont s'offre une vue sur la baie du Mont Saint-Michel. Par temps clair, on peut voir jusqu'à Granville. Malheureusement le temps était brumeux ce matin.
La portion Mont-Dol -> Hirel est très facile et arrivé a Hirel nous revoilà sur la cote.
Sur la route de SBDO a Cancale
Arrivée à la très touristique Cancale.



















Le port de la Houle. Cancale est réputé dès le xie siècle pour ses marins engagés dans la « grande » pêche à Terre-Neuve sur les morutiers de Saint-Malo mais aussi de Cancale, puisque existaient des chantiers de construction de navires sur le port de la Houle. De retour de leur campagne de pêche, les terre-neuvas pratiquent alors d'octobre à mars la pêche côtière, le maraîchage ou le ramassage des huîtres.
Sur la place de l'église se dresse une fontaine avec une sculpture, bronze de l'artiste Jean Fréour, composée de deux laveuses d'huîtres symbolisant le travail des Cancalaises au début du xxe siècle avant la mécanisation.
L'ostréiculture est l'une des principales activités de Cancale qui est le principal producteur français d' Ostrea edulis (huitres plates) (90% de la production). Ses huitres plates et creuses sont réputés au niveau national et international.
La partie Cancale -> Pointe du Grouin est un peu physique, ça monte et ça descend continuellement. Cependant, on est récompensés par de belle vues de temps a autre.
La crique de Port-Picain
La plage de Port Mer, qui précede de peu la pointe du Grouin.
Du fait de la situation stratégique de la Pointe du Grouin, l'armée allemande y a édifié, lors de la Deuxième Guerre mondiale, un important réseau de bunkers, toujours visible. Les vestiges de ce mur de l'Atlantique ne comprennent pas moins d'une quinzaine de fortifications, certaines désormais cachées dans les broussailles.
La pointe du Grouin, haute de 40m, sert à tracer la ligne de départ de la course de la Route du Rhum. Ici on voit le phare de la Pierre-de-Herpin qui indique l'entrée de la baie du mont Saint-Michel. En premier plan, un bout de l'Ile des Landes, qui compterait plus de 1000 couples de goélands.
La plage de Saussaye
Le parcours Pointe du Grouin – La Guimorais offre régulièrement des escarpements impressionnants.
L’Anse du Guesclin, une des plus belles anses de la côte d’Emeraude.
Juste en face de l'anse du Guesclin, l'Ile et le Fort du Guesclin. Il fut érigé au XIIeme siecle par un aieul de Bertrand Duguesclin. Léo Ferré y a habité durant les années 60 et y composa de nombreuses chansons, telles que La Mémoire et la Mer:
La pointe du Meinga. Sa végétation se présente essentiellement sous forme de pelouses et landes littorales abritant une faune discrète telle que la fauvette pitchou, le lézard vivipare, le faucon crécerelle...
Ses escarpements rocheux et ses corniches surplombant la mer, constituent un site de reproduction pour quelques oiseaux côtiers : goéland, cormoran et Huîtrier pie...
Le havre de Rothéneuf
La pointe du Christ
La plage du Val
La pointe de la Varde, un des plus beaux points de vue sur la côte d'Émeraude. Les falaises abritent différentes espèces d'oiseaux marins : goélands marin, brun et argenté, grand cormoran et cormoran huppé, etc.


















L'entrée d'Intra-Muros
La porte Saint-Vincent : Elle était l'unique accès depuis la terre ferme jusqu'au XIXeme s. Construite entre 1708 et 1710, ses parapets sont surmontés de 19 embrasures. Deux écussons ornent sa façade l'un à gauche représente les armories de la ville de Saint-Malo : (herse surmontée de l'hermine) et à droite celles du duché de Bretagne.
Le Fort National : Il a été construit en 1689 par l’ingénieur Siméon Garangeau d’après les plans de Vauban et sur les ordres du Roi Louis XIV, en même temps que les remparts de Saint-Malo étaient renforcés, dont il assurait la défense. Bastion avancé de la cité corsaire, il s’inscrit dans l’ensemble des fortifications qui allaient du fort-la-Latte jusqu'à la pointe de la Varde.
Sculpture de Robert Surcouf. Il indique le chemin à suivre en tournant la tête vers ses troupes. Il est vêtu de son apparat de corsaire et tient un sabre d'abordage dans la main gauche, aujourd’hui brisé.
La Plage de Bon Secours est accessible par les remparts et la ville fortifiée. Cette plage de sable est très fréquentée, notamment grâce à sa piscine d'eau de mer équipée d'un plongeoir et à son école de voile.
Le Fort du Petit-Bé : Le fort a été construit au xviie siècle, encore par Garangeau. Il faisait partie d'une ceinture défensive conçue par Vauban et destinée à protéger la ville de Saint-Malo d'attaques des escadres ennemies anglaises ou hollandaises. Il pouvait accueillir jusqu'à 160 soldats pour servir 19 canons et 2 mortiers.
La cathédrale Saint-Vincent-de-Saragosse, une ancienne cathédrale catholique romaine. Son architecture mélange les styles roman et gothique, et elle est classée monument historique de France.
Elevé a partir du XIIeme s., l'intérieur présente une luminosité et une verticalité typiques du gothique normand.
Les canons du bastion de la Hollande
Saint-Malo abrite 83 monuments historiques et 169 bâtiments inventoriés, dont es plus connus ou les plus emblématiques, sont situés dans la cité historique, intra-muros.
La plage des Bas-Sablons
La tour Solidor de Saint-Servan, datant du XIVeme siecle, construite par le duc Jean IV de Bretagne pour avoir un contrôle sur la Rance quand la ville de Saint-Malo était rebelle à son autorité.
Un peu plus loin après la Tour Solidor, on passe par l'Eglise Saint-Croix (XVIII – XIX eme s.). L'intérieur est presque entièrement décoré dans le style Napoléon III.
Une heure après Saint-Servan, on s'apprête a traverser le Barrage de la Rance, une usine marémotrice. Avec une capacité installée de 240 MW, elle est restée la plus grande usine marémotrice au monde pendant 45 ans, de sa mise en service en 1966 jusqu'au 4 août 2011, détrônée par la centrale de Sihwa Lake en Corée du Sud, légèrement plus puissante. Le barrage sert également de pont routier entre Saint-Malo et Dinard.















































































































Quelque part sur la partie Est de la baie de la Fresnaye






Le premier châtelet date du XIVeme siècle. Il possédait deux tours de chaque côté du pont-levis. Ces tours ont disparu. Une avancée de pierre appelée point-dormant supporte le pont-levis à contrepoids.
La bricole : fait sur place, la bricole est un engin défensif à traction humaine. Ancêtre du mangonneau, elle fonctionne sur le principe du balancier.
Cette machine était utilisée depuis le haut des remparts, position commode pour bombarder les assaillants. Elle pouvait aussi être utilisée à l'extérieur des forteresses par ceux qui faisaient le siège. Les performances de l'engin dépendent des servants. Un chroniqueur de l'époque raconte qu'un prisonnier fût renvoyé dans son camp à l'aide d'une bricole.














































L'ilôt Saint-Michel a en son sommet une petite chapelle dédiée à saint Michel, construite en 1881. Elle est le lieu d'un pèlerinage local le 29 septembre (jour de la Saint-Michel).































































































































































L'archipel de Bréhat est riche de 86 îlots et récifs. Avec 290 ha, l'île principale, longue de 3,5 km et large de 1,5 km maximum, est en fait composée à marée haute de deux îles réunies au xviiie siècle, par un pont-chaussée : l'« île Nord » au relief de landes et l'« île Sud » plus fleurie.
Les petites criques sont nombreuses, on y flâne avec plaisir.
Le long de l'île Sud.
Plus de 50 % du territoire de l'archipel sont classés en espaces remarquables. Cinq sentiers de randonnée sillonnent l'île, ses lieux et ses monuments.

Les producteurs locaux exposent leurs produits le long des sentiers.
Son microclimat, « peu agréable, humide, brumeux et venteux », est par contre particulièrement doux en hiver et favorise une très grande diversité de fleurs et de plantes. On y trouve des mimosas, des figuiers, des eucalyptus, des céanothes, des echiums, des agapanthes, ou des hortensias. Les géraniums grimpent le long des façades des maisons. On y trouve même des palmiers. C'est un des rares lieux en « Bretagne Nord » sur lequel peuvent pousser des plantes méditerranéennes, car les gelées y sont encore plus rares que sur les côtes de la commune de Ploubazlanec et de la partie continentale de la « Ceinture dorée ».
La chapelle Saint-Michel, bâtie sur un tertre rocheux de 26 mètres d'où l'on domine toute l'île-de-Bréhat
La petite place de l'Ile du Sud, lieu d'échanges et de tranquilité.











































































































































































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