3. Aujourd'hui visite de Meknès. Le palais est fermé (travaux), le musée sur la place idem, les prisons sans intérêt, quant aux souks ils manquent d'ambiance. heureusement il reste la médersa Bou Inania et les greniers mérinides gigantesques ! Bizarre, on n'en parlait pas il y a 20 ans, pourtant les mérinides sont plus anciens que moi ? Certes rien de très artistique, mais une jolie balade dans ces allées entrecoupées de portes.

ci dessous les "douches" des étudiants de la médersa

La matinée n'est pas encore finie, alors en route pour Moulay Idriss. On y trouve sans mal un resto agréable, entouré d'étals de légumes et de fruits. Puis grimpette dans les ruelles jusqu'au très classique panorama sur le mausolée ; le panorama est quelconque mais les ruelles, l'ambiance bon enfant, les farranes (four collectif), les gamins qui jouent à l'école (le tableau, c'est le mur de la maison), tout ça c'est sympa.

Au retour, un HLM pour cigognes (les tours du Chellah étaient des appartements de standing pour icelles)

4. On part vers le sud : Azrou, petite route d'aïn Leuh dans les cèdres, quelques singes ici ou là.

Et puis voilà le site des sources de l'Ouï er-Rbia : l'eau provient de sources ou de résurgences au débit régulier et aussi arrive de plus haut via une belle cascade ocre ; vu la sécheresse qui règne cette année, la cascade était réduite à quelques filets d'eau, mais après des pluies en avril, nous l'avions vue colossale crachant une eau couleur tomate.

Ajoutons que les paillettes le long du torrent se sont multipliées au point que l'on entrevoit à peine le flot puissant et les résurgences. C'est quand même une jolie balade : monter par une rive et revenir de l'autre.
On continue : Khénifra, el Kebab, Aghbala : c'étaient des pistes tortueuses et difficiles, aujourd'hui goudronnées et élargies, qu'on emprunte sans peur et sans reproche (hormis les travaux d'usage). Bon, à peine arrivés sur la route d'Imilchil, on la quitte pour aller à Bou Tferda, où j'ai réservé au gîte d'étape : gîte Aoujgal, du nom des greniers de falaise voisins. Une piste correcte y mène (sauf les derniers 300m), du "parking" on peut contempler la longue vire portant les cases, et aussi attraper les rampes pour y accéder. Mais il est trop tard : juste le temps de prendre quelque photos avec le soleil couchant qui éclaire encore la falaise. On y reviendra demain.

Au gîte (simple et rustique, mais nickel), très bon accueil du gentil Jamal (petit-fils du gardien des greniers), couscous meilleur qu'à Meknès, nuit étoilée et très fraîche !