Découvrir Sumatra (à 80 ans)
Bonjour les jeunes, si j'en crois mes récentes aventures en Asie, vous avez encore de belles années en perspective ! Plus j'avance en âge et plus je rencontre dans tous les pays d'Asie une chaleur humaine exceptionnelle qui m'encourage à continuer.
C'est ainsi qu'à peine arrivée chez mes enfants à Kuala Lumpur , je me suis envolée vers Medan, rêvant depuis longtemps de rencontrer les orangs outans de Bukit Lawang, facile puisqu'avec le décalage horaire on atterrit à Medan à l'heure à laquelle on a quitté Kuala pour une somme modique avec Air Asia. Un taxi partagé entre plusieurs voyageurs m'amène 4h plus tard à BuKit Lawang ( Ne pas accepter le taxi personnel que propose la guesthouse pour 45€...mais éviter les changements aléatoires de bus publics)
<L'arrivée est surprenante, la traversée d'un long pont suspendu étroit et fait de planches branlantes pour enjamber le torrent impétueux me conduit à un petit havre de paix confortable et niché dans un jardin harmonieusement entretenu au bord du torrent. Un guide me propose immédiatement les diverses possibilités de treck et rafting qui , si je l'en crois, doivent m'amener dans la jungle toute proche où vivent des orangs outans à l'état 1/2 sauvage.
La sagesse me fit choisir le treck d'une journée qui m'émerveilla, mère et bébé, mâle gigantesque et sa femelle coquine...tout ce monde presque semblable à nous virevoltant dans les branches, s'approchant un maximum de moi et disparaissant au hasard d'une liane pour mieux se laisser retomber tête en bas au pied d'un arbre voisin, tandis que la femelle s'approche si près de mon guide qu'elle tend le bras pour lui attraper la jambe...Je ne les quitte pas des yeux jusqu'au moment où de branche en branche ils regagnent leur habitat naturel, cette jungle dense et profonde, inquiétante et envoûtante, avec ses araignées géantes, ses petits macaques toujours prêts à chaparder dans votre sac, ses bruits insolites et surtout cette flore luxuriante, ses arbres géants qui pourraient vous raconter 4 ou 500 ans d'histoire...
Mon guide choisit un endroit abrité pour sortir de son sac à dos une variété infinie de fruits qu'il partage avec un groupe de rencontre parti pour un treck de 3 jours. Un vrai régal pour moi qui en Asie, par goût et pour ma sécurité, me nourris surtout de fruits.
Mais l'heure du retour a déjà sonné, la longue grimpette se mue en longue descente sur des sentiers rendus boueux par une récente averse, aucune inquiétude, mon guide est toujours prêt à m'aider et c'est le bruit du torrent qui me fait savoir que nous sommes en bas. Ce qui ne veut pas dire : arrivés ! Je découvre l'engin sur lequel je vais devoir affronter en rafting les méandres de ce torrent qui semble encore plus impétueux vu de près !
Selon le nombre de personnes à transporter, les guides relient entre elles d'énormes chambres à air de camion, grâce à un savant cordage qui bloque le fond et permet d'être semi-allongé sur sa chambre à air... Etant seule, j'avais un guide devant et un derrière, chacun armé d' un long bâton destiné à éloigner l'embarcation des rochers et en route dans des trombes d'eau permanentes sur une espèce de montagne russe qui nous menait d'une rive à l'autre au gré du courant, avec force éclats de rire , puisqu'on m'avait assuré que c'était insubmersible !!!
La preuve! Je partais le lendemain pour le lac Toba, autre paradis sur terre... et revenue à Kuala je ne me lasse pas de retrouver en diaporama mes lointains parents de la jungle de Sumatra
C'est ainsi qu'à peine arrivée chez mes enfants à Kuala Lumpur , je me suis envolée vers Medan, rêvant depuis longtemps de rencontrer les orangs outans de Bukit Lawang, facile puisqu'avec le décalage horaire on atterrit à Medan à l'heure à laquelle on a quitté Kuala pour une somme modique avec Air Asia. Un taxi partagé entre plusieurs voyageurs m'amène 4h plus tard à BuKit Lawang ( Ne pas accepter le taxi personnel que propose la guesthouse pour 45€...mais éviter les changements aléatoires de bus publics)
<L'arrivée est surprenante, la traversée d'un long pont suspendu étroit et fait de planches branlantes pour enjamber le torrent impétueux me conduit à un petit havre de paix confortable et niché dans un jardin harmonieusement entretenu au bord du torrent. Un guide me propose immédiatement les diverses possibilités de treck et rafting qui , si je l'en crois, doivent m'amener dans la jungle toute proche où vivent des orangs outans à l'état 1/2 sauvage.
La sagesse me fit choisir le treck d'une journée qui m'émerveilla, mère et bébé, mâle gigantesque et sa femelle coquine...tout ce monde presque semblable à nous virevoltant dans les branches, s'approchant un maximum de moi et disparaissant au hasard d'une liane pour mieux se laisser retomber tête en bas au pied d'un arbre voisin, tandis que la femelle s'approche si près de mon guide qu'elle tend le bras pour lui attraper la jambe...Je ne les quitte pas des yeux jusqu'au moment où de branche en branche ils regagnent leur habitat naturel, cette jungle dense et profonde, inquiétante et envoûtante, avec ses araignées géantes, ses petits macaques toujours prêts à chaparder dans votre sac, ses bruits insolites et surtout cette flore luxuriante, ses arbres géants qui pourraient vous raconter 4 ou 500 ans d'histoire...
Mon guide choisit un endroit abrité pour sortir de son sac à dos une variété infinie de fruits qu'il partage avec un groupe de rencontre parti pour un treck de 3 jours. Un vrai régal pour moi qui en Asie, par goût et pour ma sécurité, me nourris surtout de fruits.
Mais l'heure du retour a déjà sonné, la longue grimpette se mue en longue descente sur des sentiers rendus boueux par une récente averse, aucune inquiétude, mon guide est toujours prêt à m'aider et c'est le bruit du torrent qui me fait savoir que nous sommes en bas. Ce qui ne veut pas dire : arrivés ! Je découvre l'engin sur lequel je vais devoir affronter en rafting les méandres de ce torrent qui semble encore plus impétueux vu de près !
Selon le nombre de personnes à transporter, les guides relient entre elles d'énormes chambres à air de camion, grâce à un savant cordage qui bloque le fond et permet d'être semi-allongé sur sa chambre à air... Etant seule, j'avais un guide devant et un derrière, chacun armé d' un long bâton destiné à éloigner l'embarcation des rochers et en route dans des trombes d'eau permanentes sur une espèce de montagne russe qui nous menait d'une rive à l'autre au gré du courant, avec force éclats de rire , puisqu'on m'avait assuré que c'était insubmersible !!!
La preuve! Je partais le lendemain pour le lac Toba, autre paradis sur terre... et revenue à Kuala je ne me lasse pas de retrouver en diaporama mes lointains parents de la jungle de Sumatra