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Une virée à deux en Birmanie: 27 jours entre temples et rizières

Discussion started by Viréeàdeux on 2018-04-19

13 replies

English translation pending — showing the original.


Une virée à deux en Birmanie: 27 jours entre temples et rizières

Viréeàdeux · 2018-04-19

Bonjour,

Voici un carnet de voyage qui retrace nos 28 jours en Birmanie. Nous avons choisi de visiter ce pays lors de notre tour du monde qui a démarré le 1er Mars 2017.

Qui sommes nous ? Daïnah et Clément, un couple mixte français qui voyage pendant 1 an et demi sur 4 continents Quand ? Nous sommes partis en Birmanie en Juillet 2017 Comment ? Nous avons passé la frontière Mae Sot / Myawaddy car nous venions de Thaïlande et nous avons franchi la même frontière pour sortir du pays.

Notre itinéraire:

Hpa-An (4 jours - 2 jours à l'aller et 2 jours au retour) Yangon (4 jours) Bagan (5 jours) Mandalay (5 jours) Hsipaw (3 jours) Kalaw (2 jours) Lac Inle (4 jours) et retour à Hpa-An pour repasser la frontière

Si vous souhaitez avoir un aperçu de notre voyage en vidéo, c'est par ici: https://www.facebook.com/unevireeadeux/videos/341638799577722/

Nous sommes arrivés à Hpa-An après avoir passé la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie, il a beaucoup plu à Hpa-An à notre arrivée mais nous avons quand même pu visiter la ville et ses alentours.

Hpa-An, premiers pas en Birmanie

Hpa-an, notre toute première ville en Birmanie ! On préfère ne pas compter Myawaddy comme la première ville car la ville frontalière n’a rien d’accueillant et nous y sommes à peine passés. Nous voilà donc à Hpa-An pour 2 jours environ. Le temps n’est pas du tout favorable, il pleut non-stop et on décide de sortir tout l’attirail pour affronter la pluie et louer un scooter (la mousson on adore!).

Avant de vous parler des visites on va vous dire quelques mots sur l’hôtel où nous étions. Nous avons pris une chambre au Galaxy Motel, hôtel tenu par une famille birmane. Ils sont accueillants et adorables, la gérante parle un peu français et a toujours le sourire. Notre séjour fut juste parfait dans cet hôtel où nous avons mangé le meilleur petit déjeuner du séjour. Avant de les quitter, ils nous ont mêmes offerts des petits cadeaux ! Si un jour vous passez à Hpa-An, vous l’avez compris, c’est l’adresse à ne pas louper.

Concernant la ville en elle-même, on va essayer de vous détailler au mieux ce que nous avons ressenti en arrivant. La ville de Hpa-an est pauvre, c’est un fait. On décide de découvrir la ville à pied avant de nous aventurer aux alentours en scooter. Les hommes portent tous le longyi, un tissu qu’ils scindent autour de leur taille.

Nous avons immédiatement été saisi par l‘élégance et la beauté des birmanes. Vêtues de longs sarongs souvent assortis avec leur haut, elles traversent la ville avec leurs parapluies à la main en nous fixant. Ok, c’est peut être pas tous les jours qu’elles croisent une métisse et un blanc arpenter les rues de Hpa-an. On essaye de leur sourire mais nous sommes tellement curieux et ébahis de ce changement de décor qu’on doit avoir l’air de débarqués et de ne pas du tout être à notre place. Parce que oui, notre arrivée en Birmanie a été assez déconcertante car le Myanmar ne ressemble à aucun autre pays du sud de l’Asie.

On passe par un petit centre commercial qui nous permet d’avoir une idée des prix. C’est toujours utile et ça nous permet d’éviter les arnaques dans les plus petites supérettes. On se dirige ensuite vers le lac de la ville, un endroit sympathique pour se balader et où les birmans viennent entre amis, en famille ou en couple. On continue notre balade au bord de la rivière et on assiste à un match improvisé de volley-ball. On nous regarde du coin de l’oeil, les joueurs donnent le meilleur d’eux-mêmes et la foule est attentive.

Les alentours de Hpa-An

La grotte de Saddan

Malheureusement, la pluie n’a pas cessé et on doit donc s’armer de courage pour sortir. On part sous la flotte avec le scooter en espérant qu’en chemin la pluie ne sera qu’un lointain souvenir. On commence par la visite située la plus loin, la grotte de Saddan. Les paysages que nous traversons sont très jolis, il y a des rizières à perte de vue. Il y a beaucoup d’agriculteurs dans les champs, qui travaillent leur terre. Nous parcourons quelques kilomètres et nous arrivons à destination. Une fois arrivés à la grotte, nous laissons nos chaussures à l’entrée (oh la grosse erreur – nous allons vite le regretter).

Une famille birmane est déjà à l’intérieur de la grotte et elle prie devant l’image de Bouddha. En effet, à l’intérieur de cette grotte il y a un temple et une rangée de Bouddhas sur un des côtés. La grotte est vaste et il faut la traverser entièrement pour arriver ensuite à un endroit où on prend une barque pour revenir à notre point de départ. Rappelez-vous que nous avons laissé nos chaussures à l’entrée. Nous devons traverser toute la grotte à pied, dans le noir presque complet (on a quand même la lampe du téléphone) sachant qu’à certains endroits l’eau est montée.

On est pas super à l’aise, Daïnah est même même très anxieuse à l’idée de ne pas savoir où elle pose son pied dans l’obscurité. On traverse certaines parties de la grotte où les chauves-souris se font fait plaisir et on préfère se dire qu’on a évité toutes les crottes qui jonchaient le sol. Parcourir la grotte prend du temps, on monte, on descend, on traverse des flaques, des escaliers puis enfin on aperçoit la lumière, un fin filet, au loin. On sort de la grotte. Fin du traumatisme. A l’extérieur, notre regard est rapidement attiré par une grande photo d’Aung San Suu Kyi, dire qu’il y a 6 ans à peine, cela aurait été impossible de la voir afficher ici…

La famille birmane que nous avons croisé un peu plus tôt sort à son tour de la grotte. Pour eux, la traversée du retour est gratuite mais pour nous ce n’est pas le cas. On essaye de négocier mais personne ne parle vraiment anglais. On convient d’un prix fixe: 2000 kyats pour 2. La balade est très sympathique même si la pluie continue de tomber. Nous sommes à bord d’un petit bateau avec l’homme de la famille. Le batelier à l’arrière chantonne et mise à part le bruit de la pluie et le batelier, c’est le calme absolu. La traversée se passe bien, on doit juste bien se baisser en passant dans une grotte car l’eau est bien montée.



On arrive ensuite à notre point d’arrivée. Et là, ça se gâte, le prix vient de doubler. Ce n’est plus 2000 kyats pour 2 mais par tête. Clément est furieux et s’énerve. Notre problème c’est que nous n’avons pas de monnaie et que nous sommes obligés de donner un billet de 5000 kyats. On galère d’ailleurs pour avoir nos 1000 kyats en retour. Heureusement, l’homme qui était avec nous dans la barque nous défend et récupère notre billet.

Nous allons récupérer nos chaussures à l’entrée de la grotte et nous récupérons le scooter. La pluie est de plus en plus intense et on s’arrête rapidement au Mont Zwegabin. A une époque, il était possible de grimper jusqu’au sommet pour y dormir. Depuis la mort d’un touriste, il n’est plus possible de le faire. Nous ne tentons pas l’ascension car il est déjà tard et nous n’aurions pas le temps de faire l’aller-retour.

Nous nous arrêtons seulement au pied de la montagne où il y a un jardin. Ici, il y a près de 1000 statues de bouddhas alignées. Nous prenons quelques photos mais la pluie est bien trop forte et nous rebroussons chemin jusqu’à notre hôtel à contre coeur.

Le lendemain il est déjà temps de partir. Nous quittons le Galaxy Motel en leur promettant de revenir d’ici 3 semaines. Nous avons décidé de faire une boucle et de repasser par Myawaddy pour revenir en Thaïlande. Nous embarquons dans un bus pour l’ancienne capitale du pays, Yangon. Ce voyage ne sera pas de tout repos et on en sortira pas indemne.

La suite du carnet très bientôt...

Une virée à deux en Birmanie: 27 jours entre temples et rizières

Kristofe · 2018-04-19

Vite vite la suite...

Une virée à deux en Birmanie: 27 jours entre temples et rizières

Karltoffel · 2018-04-19

bonjour sympa de partager...j'attends aussi la suite( et je note certaines infos que je n'ai pas encore...) cdt jean-louis

Une virée à deux en Birmanie: 27 jours entre temples et rizières

Viréeàdeux · 2018-04-20

Et voici la suite de notre voyage en Birmanie, cette fois on vous emmène à Yangon, la capitale destituée.

Yangon nous a profondément marqué. Elle nous a pris par le col et nous a forcé à la regarder droit dans les yeux. Ces yeux, ce sont d’abord ceux des chauffeurs de taxi qui nous attendent à la sortie de notre bus de nuit. Ce sont aussi ceux des birmans que nous croiserons et qui nous dévisageront sans comprendre d’où l’on vient. Ceux sont aussi ceux des indiens, étonnamment nombreux dans l’ancienne capitale birmane.

Cela rappelle des souvenirs à Daïnah. En effet, Yangon ressemble étrangement à la ville de Calcutta. La pauvreté qui te saute aux yeux, les bâtiments coloniaux décrépis et ces regards qui te marquent au fer rouge tant ils sont pénétrants. Mais comme Calcutta, Yangon nous a d’abord repoussé pour ensuite mieux se laisser découvrir. Voilà le récit de notre arrivée dans l’ancienne capitale birmane.

Circle Line et arrivée à Yangon

Encore sonnés, nous sommes impuissants face au tsunami de birmans qui veulent à tout prix nous faire monter dans leur taxi.

« Combien? » « 5000 kyats par personne » « C’est le même prix que le bus que nous venons de prendre »

De toute façon, il est hors de question de prendre un taxi. Nous avions déjà convenu de prendre la Circle Line (sorte de RER) qui nous emmènerait tranquillement (très tranquillement même car il faut compter 2h) vers le centre ville de Yangon. Nous marchons vers la gare la plus proche située à quelques kilomètres de la gare routière. Nous avons nos sacs sur le dos et nous marchons au bord de la route, le trottoir est inexistant. La gare routière est animée, il y a des familles qui se mêlent à des badauds qui errent dans le coin. Beaucoup de taxis nous voient de loin et manquent de nous écraser pour nous prendre dans leur véhicule. C’est peine perdu, on a déjà un autre itinéraire tout tracé.

La pluie s’invite à notre escapade. Les chauffeurs voient alors une aubaine et s’arrêtent à chaque fois devant nous, nous bloquant presque la route. On essaye de négocier mais c’est impossible, les prix restent trop chers et personne ne cèdera. D’un côté comme de l’autre d’ailleurs. Nous avançons vers notre destination, il continue de pleuvoir. Daïnah sent qu’elle tombe malade, elle a un mal de tête incroyable et ses jambes flagellent. Cette fin de journée va être un enfer pour elle.



Nous arrivons enfin dans un quartier résidentiel. Un petit coup d’oeil sur Maps.me et nous voilà dans la rue qui nous mène vers la Circle Line. L’aéroport n’est pas loin et on peut voir les avions atterrir juste au dessus de nos têtes. On entend un train au loin. C’est le nôtre mais il est déjà trop tard. Lorsque nous arrivons à la gare, le train est déjà loin et nous devons enjamber les rails pour nous rendre jusqu’au guichet.

« 2 tickets pour Yangon City, s’il vous plait » « 200 kyats »

Le guichetier nous explique qu’il faut patienter une trentaine de minutes pour le prochain train. Autour de nous, les birmans nous regardent du coin de l’oeil. Ils sont sûrement surpris de voir des touristes par ici. De l’autre côté du quai, des hommes jouent à un sport local. Ils jonglent et se font des passes sur le quai avec une sorte de balle en bois. Le longyi traditionnel s’est habilement transformé en short pour libérer le mouvement de ces acrobates. Nous les regardons amusés.

Au loin, on voit un homme qui fait paître ses chèvres sur la voie ferrée, de l’autre côté des enfants s’amusent sur les rails. Entre tout ça, des hommes, des femmes et des enfants traversent continuellement les voies souvent chargés: courses, fruits, vélos, …Tout se transporte.

Nous regardons ce spectacle qui se déroule devant nous et l’attente s’en trouve fort réduite. On entend finalement le train qui arrive, les lumières oranges indiquent qu’ils faut libérer la voie. Entre temps, le quai s’est noirci de monde. Nous montons dans le train et nous arrivons à trouver deux places et poser nos sacs, un luxe.

C’est parti pour près deux heures de balade. Le train est plein et des marchands ambulants défilent pour écouler leurs stocks de marchandises: fruits, légumes, médicaments, snacks, etc. Il y en a pour tout les goûts. Ces hommes et ces femmes transportent leur marchandise en équilibre sur leur tête. Les marques de Thanaka sur leur visage nous sont encore inconnues mais c’est une marque de dépaysement qui ne trompe pas. Nous sommes bien en Birmanie.

Par la fenêtre, la banlieue puis la ville de Yangon défilent devant nous. Nous croisons beaucoup de bidonvilles construits au bord des rails et qui débordent de déchets. Ce n’est pas rare de voir des enfants jouer avec des sacs plastiques où d’autres objets insolites laissés là par un passant ou par un passager du train. Cette pauvreté extrême nous choque, nous n’avions encore jamais vu un tel niveau de pauvreté depuis que nous sommes en Asie et pourtant nous avions croisé des bidonvilles sur notre route notamment au Cambodge.

Autour de nous, des passagers amusés se retournent et nous sourient. Nous sommes les seuls touristes de la rame et nous sentons que nous sommes l’attraction principale. L’état de Daïnah se s’améliore pas, son mal de tête est toujours là et elle se sent fébrile. Décidément, cette arrivée n’est pas de tout repos.

Les 2h sont passées assez vite nous voilà maintenant au cœur de la ville. Nous avons trouvé un hôtel dans Chinatown. Nous marchons une trentaine de minutes avant de le trouver. Les chambres sont minuscules et la salle de bain est partagée. Daïnah est épuisée donc on ne va pas plus loin et on s’arrête ici. Cette dernière tombe de fatigue et commence à grelotter. Elle a de la fièvre. Il est 20h et on est tous les deux très fatigués. Clément va chercher de quoi manger et on s’endort rapidement, cette journée nous a épuisé.

Clément ira découvrir la ville de Yangon les jours suivants pendant que Daïnah se remettra sur pieds à l’hôtel. Elle a attrapé froid à cause de la clim dans le bus. Quelle ironie quand on sait qu’il fait 30°C à l’extérieur. Au bout de deux jours elle est de nouveau en forme et nous pouvons visiter tranquillement la ville. On la parcourt de long en large et on découvre à quel point cette ville est photogénique. Ces vieux bâtiments et ces ruelles étroites sont un régal à prendre en photo. A Yangon, on remarque également que la vie se fait à l’extérieur, à même la rue. On voit une quantité impressionnante de street food et de petits marchés au détour des ruelles. Même les magasins débordent à l’extérieur pour appâter le chaland. Avant de quitter cette ville hors norme, nous allons voir l’un des temples les plus sacrés du pays, la Pagode Swedagon.







La Pagode Swedagon à Yangon

Nous décidons d’aller voir la pagode Swedagon en fin de journée afin de la voir sous les derniers rayons du soleil puis de la voir s’éclairer à la tombée de la nuit. La pluie s’invite à notre escapade mais nous apprécions néanmoins la visite de ce véritable complexe bouddhiste. La pagode au centre se ferait presque voler la vedette par tous les fidèles qui se pressent dans les différents édifices qui l’entourent. Dès que la nuit tombe, des croyants viennent allumer des bougies et la pagode se pare de son habit doré. C’est un spectacle en soi. Ce jour-là, on finit notre journée dans un restaurant indien, décidément on ne se lassera jamais de la cuisine indienne!

On quittera Yangon 2 jours après notre arrivée. Nous reprendrons la Circle Line pour retourner à la gare routière d’où nous prendrons notre bus pour Bagan. En chemin, on discutera avec un birman dans le train puis avec un indien juste avant la gare routière. L’arrivée à Bagan sera totalement différente, on vous en parle très bientôt.

Une virée à deux en Birmanie: 27 jours entre temples et rizières

Viréeàdeux · 2018-04-27

Et voici la suite, cette fois direction Bagan...

Nous partons de Yangon pour Bagan en bus de nuit. Nous utilisons une dernière fois la "Circle Line" de Yangon pour nous rendre jusqu’à la gare routière située à 20km de la ville. Dans le train, on papote avec un birman qui a sa fille qui vit en Allemagne. Elle a visité Paris cet été. On lui demande s’il a pu aller la voir mais il nous explique qu’en tant que birman c’est très difficile d’obtenir un visa pour n’importe quel pays. Il nous souhaite un bon voyage et descend du train. En chemin pour la gare, on croise un indien qui discute un peu avec nous. Lorsqu’on lui dit qu’on vient de France, il regarde Daïnah d’un air interrogateur:

« Oui mais toi tu viens d’Afrique, non? »

Cette franchise, il n’y avait qu’un indien pour dire ça comme ça 🙂 Daïnah lui explique son métissage et il nous indique un raccourci pour nous rendre jusqu’à la gare. Nous le saluons et continuons notre chemin.

Trajet en bus de Yangon à Bagan

C’est reparti pour une nuit en bus avec une température moyenne de 15°C. Cette fois Daïnah est préparée, elle a sa polaire et un foulard. Le trajet est malgré tout un enfer. On nous réveille tous à 23h alors que nous dormions profondément. On doit ensuite patienter car c’est la pause « dîner ». Nous on a pas faim du tout mais on nous oblige à descendre du bus. Le bus fera d’autres pauses pendant la nuit et finalement on ne pourra pas trop dormir pendant ce voyage de nuit, c’est ça aussi de prendre les bus les moins chers 🙂

On arrive à destination à 4h du matin. On refuse poliment les tuk-tuks mais ils nous suivent un bon moment avant de comprendre qu’on va faire la route à pied. Certains nous disent que la ville est à 7km. « C’est beaucoup trop loin » nous disent-ils. Mais bon, on a le temps et on y va à pied. En revanche, même à 4h du mat, les mecs n’oublient pas de te faire payer l’entrée de la ville, 25,000 kyats par tête (ça fait mal). On s’arrête au Golden Myanmar, un peu cher mais on a une belle chambre sur la terrasse avec salle de bain. On décide de se bouger direct car il fait beau et en temps de mousson on ne crache pas sur du soleil quand il y en a. Même quand on vient de dormir 2h en cumulé dans un bus de nuit frigorifié.

Découverte des temples de Bagan

On loue des vélos et nous partons sur les routes. On démarre par le temple Swezigon Pagoda. On ne s’en est pas rendu compte mais on est samedi et il y a plein de birmans qui se rendent au temple. Ce temple est donc blindé quand on le visite. Les birmans sont en famille ou entre amis. Ils sont venus en masse pour prier. Ils regardent beaucoup Daïnah, la pointent du doigt et certains rigolent. Quand tu es bien fatiguée, ce genre de choses passent mal du coup on ne reste pas longtemps ici même si c’est intéressant de voir comment les birmans occupent leur week-end. On s’enfonce dans le site de Bagan et on trouve un temple où on peut apercevoir le site d’un peu plus haut. Les temples s’étendent à perte de vue…On enfourche de nouveau nos vélos et on visites plusieurs grands temples. Comme pour le premier, il y a beaucoup de birmans qui viennent prier ou simplement profiter des lieux en amoureux. C'est tout simplement magnifique...



Le soir on choisit un temple pour le coucher de soleil. Ce temple permet d’avoir une vue à 360°C sur le site de Bagan et on peut monter assez haut pour avoir une belle vue. Sauf qu’il y a tellement de monde que c’est un supplice d’assister au coucher de soleil dans ces conditions. On se demande même comment l’édifice peut supporter tant de monde. Le coucher de soleil est malgré tout magnifique et on essaye de faire abstraction de ce qui nous entoure pour en profiter. On prend ensuite les vélos pour repartir vers la ville. Il y a énormément de trafic et on est bien contents d’avoir des vélos qui se faufilent partout !



Les deux jours suivants, on se repose et on profite de Nyaung Oo. Bon il n’y a pas grand-chose à y faire mise à part un marché. On trouve notre petit QG, le restaurant Kyaw. Les serveurs sont supers sympas, ils discutent un peu avec nous à chaque fois et on s’est rapidement pris d’affection pour eux. Du coup, on ira tous les jours ! Soit pour boire un verre, soit pour manger. On a goûté pas mal de plats et on a tout trouvé super bon. Vous pouvez y aller les yeux fermés.

Notre dernier jour à Bagan

Le dernier jour, on décide de tester les e-bike. Des scooters électriques avec lesquels vous pouvez parcourir jusqu’à 60km ! On visite dès le matin et cette fois le site est beaucoup plus calme. On est souvent seuls au monde et ce sentiment est très agréable. On doit néanmoins faire un aller-retour express car en descendant d’un temple, j’ai déchiré mon pantalon. Je dois donc aller me changer pour continuer les visites…Nous avions noté quelques temples à visiter notamment pour leur point de vue mais le tremblement de 2016 a fait beaucoup de dégâts et il n’est plus possible de visiter autant de temples qu’avant à Bagan. Cela est bien mentionné à l’entrée des temples.



Cette journée passe super vite et l’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais on a sûrement été trop gourmands en kilomètres et notre cher e-bike n’a pas réussi à nous ramener à Nyaung Oo. Nous sommes tombés en panne au beau milieu de la route. Heureusement, la gentillesse légendaire des birmans est venue à notre secours. Deux jeunes se sont arrêtés pour nous aider. Ils nous ont poussé jusqu’à notre hôtel en s’accrochant à notre e-bike par un pied! Heureusement qu’ils étaient là car on a bien fait 10km avec eux. Moralité: les e-bike c’est bien mais il faut être conscients de leur limite.

Vélo ou scooter pour visiter Bagan ?

Nous avons utilisé le vélo et le e-bike pour visiter Bagan. Nous avons beaucoup apprécié la visite en vélo malgré la chaleur qui régnait lors de la visite. On peut se déplacer facilement de temples en temples et on peut plus facilement se faufiler. La visite en e-bike a été un peu chaotique mais on pense avoir été un peu trop gourmands en kilomètres. On a croisé plusieurs voyageurs qui n’avaient eu aucun problème avec leur e-bike car ils avaient fait « seulement » une quarantaine de kilomètres. Personnellement, on recommande davantage le vélo car on apprécie ce moyen de transport mais on a trouvé ça très sympa d’avoir une alternative comme le e-bike.

La magie de Bagan a opéré sur nous et on en garde un très beau souvenir. Après quelques jours à Bagan, nous nous rendons maintenant à Mandalay. On vous raconte la suite très vite :)

Une virée à deux en Birmanie: 27 jours entre temples et rizières

Dadabe5 · 2018-05-01

Et les Rohingas dans tout ça ?

Une virée à deux en Birmanie: 27 jours entre temples et rizières

Solene40 · 2018-05-01

Ben faudrait peut être poser la question au gouvernement Birman Alain et pas à un voyageur qui prend la peine de nous faire un retour et qui a contribué à l'enrichissement d'une partie de la population !

Le boycot n'aurait aucune incidence sur la situation des Rohingyas et ne ferait que plonger tout le reste du pays dans la misère et l'oubli.

Mais comme d'hab chacun fait comme il veut hein !

Une virée à deux en Birmanie: 27 jours entre temples et rizières

Kristofe · 2018-05-01

Ce n'est pas des Rohingyas dont il parlait mais de la Mohinga je crois, le plat préféré des Birmans et dont je raffole aussi

Une virée à deux en Birmanie: 27 jours entre temples et rizières

Solene40 · 2018-05-01

Ah t'es drôle Christophe mais je ne suis pas sûre que notre ami goute ton humour ( c'est le cas de le dire 😉 ). Il a du partir dire 2 mots à Aung San Suu Kyi et il a bien raison d'ailleurs !

Une virée à deux en Birmanie: 27 jours entre temples et rizières

Kristofe · 2018-05-01

Rohingya, Rohinga, mohinga... il faut savoir de quoi l'on parle avant de se lancer dans un vaste débat, n'est-ce pas ? Pour ma part, je me contenterai d'un débat sur la mohinga... ce qui normalement devrait éviter toute polémique 😄

Une virée à deux en Birmanie: 27 jours entre temples et rizières

Viréeàdeux · 2018-05-02

On précise que nous sommes allés en Birmanie en Juillet 2017 avant la "crise des Rohingyas". Nous n'avions donc pas connaissance de ce qu'il se passait dans le pays lors de notre séjour. En ce qui concerne la nourriture, nous n'avons pas pu goûter le "mohinga" mais nous avons en revanche adoré les "Shan Noodles" et les salades de thé, un délice.

A présent, nous continuons notre carnet de voyage et on vous emmène à Mandalay.

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Après Bagan direction Mandalay, nous y sommes restés plus longtemps que prévu et nous avons pu prendre le temps de découvrir la ville et ses alentours. Mandalay, c’est le genre de ville qui stimule ton imagination ou au moins celle de Daïnah, qui pensait trouver une ville figée dans le temps et aux inspirations coloniales. Autant vous le dire tout de suite, Mandalay ce n’est pas ça du tout. C’est juste une grande ville insipide. Ce qui vaut le coup en revanche, ce sont les alentours de Mandalay. Nous l’avons bien compris et pour s’y rendre nous avons louer un scooter. C’est le plus économique et ce qui nous a offert également le plus de liberté. Bon il y a quand même quelques sites qui valent le détour à Mandalay, on vous en parle en détail dans cet article.

Mandalay: arrivée un peu chaotique Une fois n’est pas coutume, notre bus nous amène jusqu’à notre hôtel. Enfin « notre » celui que nous avions noté sur Maps.me car nous n’avions fait aucune réservation. Tant mieux pour nous car quand on arrive sur les lieux, l’hôtel ne nous met pas en confiance. On cherche finalement un autre hôtel et on tombe sur le E1 Motel. Et là c’est le sketch qui commence…Nous demandons une chambre double, « with one double bed » in English. La jeune fille n’a pas l’air de saisir et elle nous montre 3 chambres (oui vous avez bien lu TROIS) avec deux lits jumeaux. On lui demande un seul lit pour 2 et là elle nous regarde sans comprendre. Bon, on finit par abandonner car la jeune fille ne comprend toujours pas et on prend une chambre à lits jumeaux même si on en utilisera qu’un…Cela devait sûrement la dépasser de rencontrer un couple mixte.

Les affaires sont posées, nous avons notre nid douillet et on va sans plus tarder découvrir cette fameuse ville de Mandalay. Et bien la ville est plutôt sale, les visages des birmans sont plutôt fermés et ce n’est pas vraiment joli. Voilà. En revanche, on croise plusieurs restos qui nous donnent l’eau à la bouche. On pousse jusqu’aux remparts du palais royal puis on se cherche un petit resto pour dîner. On se rappelle une adresse pour manger des chapatis pour pas cher vu sur un blog et on tombe finalement dessus. Effectivement, les prix sont imbattables et c’est vraiment bon. Les femmes réalisent les chapatis sous nos yeux et ils sont servis encore bien chauds.

Le lendemain petite journée « off ». On va quand même faire un grand tour au marché Zegyo. C’est un très grand marché où on trouve de tout et on s’y perd pendant un bon moment. On en profite pour faire du shopping, Clément craque pour un longjyi et Daïnah aussi 🙂 Le shopping se prolonge car il se met à pleuvoir. Après l’averse on file à l’hôtel pour se reposer puis on ressort pour dîner. On goûte pour la première fois des shan noodles (un véritable délice) accompagnés de brioches chinoises. La journée se conclue ainsi et on réserve notre lendemain à la visite des alentours de la ville.

Visite de Sagaing Nous louons un scooter directement à notre hôtel. Un birman arrive avec un scooter tout neuf et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il a peur de nous laisser son bébé.

« Vous savez conduire? » « Vous avez déjà conduit un scooter? »

On essaye de le rassurer comme on peut et on part en lui montrant que c’est bon, on gère 🙂 Pour sortir de Mandalay, on longe le fleuve et ce qu’on voit est déconcertant. Il y a des bidonvilles partout au bord du fleuve, la misère était déjà présente dans la ville mais aux alentours, c’est indéniable. On roule un moment puis on prend un long pont qui surplombe l’Irrawwaddy.

Nous visitons la pagode situé sur la colline de Sagaing ainsi que la pagode Soon U Ponya Shin. En arrivant à cette deuxième pagode c’est le drame. Clément entend un léger cri et une odeur de cramé…Daïnah vient de se brûler avec le pot d’échappement sur la jambe. Elle verse un peu d’eau froide dessus et on va visiter la pagode. La pagode est très colorée mais vraiment différente de ce que nous avons pu voir jusqu’à présent. On visite avec nos lonjyi puis on reprend le scooter. La brûlure ressemble désormais à une énorme cloque…Le mal est fait.



Visite de Inwa (Ava)

Cela ne nous empêche pas de continuer notre route vers une autre ville emblématique, Inwa, anciennement appelée Ava. C’est une ancienne capitale royale birmane qui a gardé quelques sites très bien conservés. Lorsqu’on arrive, on trouve un petit restaurant au bord de la route qui fait de très bonnes soupes pour quelques centimes d’euros. Clément en reprend d’ailleurs deux fois. Une fois le ventre rempli, on visite la ville. Il y a un ticket d’entrée à payer de 10,000 kyats. On aurait facilement pu frauder car la personne au guichet ne vérifiait pas trop mais on a préféré la jouer réglo.

L’arrivée à Ava est synonyme de remontée dans le temps. Ici les touristes se déplacent principalement en calèches sur des chemins en terre et les anciens temples en ruines nous transportent des siècles en arrière. Nous sommes les seuls à oser nous déplacer en scooter (économies obligent) à travers cette cité parfaitement conservée où on s’imaginerait vite croiser un membre de la classe royale birmane.

Mais la réalité est toute autre, Ava est aujourd’hui déserte et on ne croise plus grand monde à part quelques birmans curieux et des amoureux transits. Son charme n’en reste pas moins indéniable et on passe beaucoup de temps à visiter cette ville atypique. On croise un petit temple blanc où on s’arrête un moment pour fuir le soleil l’espace de quelques minutes. Un peu plus loin on croise une ancienne tour de garde. Il était encore possible d’y monter l’an passé mais depuis le tremblement de terre de 2016 elle est interdite au public. On s’arrête à une dernière pagode où il est possible de monter afin de surplomber la ville, le panorama est superbe. Notre journée n’est pas encore terminée, nous devons encore nous rendre à Amarapura pour découvrir le célèbre pont U-Bein.

Le Pont U-Bein à Amarapura Nous reprenons notre scooter pour nous rendre vers Amarapura. Dans cette ville on peut admirer le pont U-Bein, connu pour être le pont le plus long en bois de teck du monde. Nous avons souhaité visiter ce lieu en fin de journée afin d’admirer le coucher de soleil et voir les lumières s’éteindre lentement sur le pont. On a encore un peu de temps devant nous alors on décide de traverser le pont à pied et de boire un verre de l’autre côté. Il y a beaucoup de monde sur le pont, des touristes mais surtout énormément de birmans qui s’amusent à se prendre en selfie sur le pont. Nous traversons tranquillement le pont et nous nous posons à un café. On cherche ensuite un spot pour admirer au mieux le coucher de soleil. On trouve un endroit au bord de la rive et on s’installe. Daïnah installe la GoPro pour faire un timelapse et cela intéresse beaucoup les enfants qui jouent autour de nous. Le soleil commence à décliner et le ciel se transforme peu à peu sous nos yeux. Des teintes mauves, roses et bleu ondulent dans le ciel et nous offre un de nos plus beaux couchers de soleil du voyage.



On reste là à observer ce ciel qui décline jusqu’à ce que la nuit tombe. Il est temps de rentrer à Mandalay après ce superbe spectacle. Il est passé 20h lorsqu’on arrive enfin à Mandalay et pour conclure cette si belle journée, on va manger des chapatis. Après cette longue journée, inutile de vous dire qu’on a dormi comme des bébés.

Visite de Mingun

Le lendemain, on se rend compte un peu tardivement que le bateau pour Mingun part vers 9h et que c’est le seul de la journée ! Il est 8h30 et nous sommes encore à l’hôtel. Heureusement, celui-ci n’est pas loin de l’embarcadère et on se dépêche pour y arriver. Sauf qu’on doit retirer de l’argent entre temps car on a pas assez d’argent pour payer le bateau. On pensait vraiment pas y arriver car nous n’avions croisé aucun distributeur automatique sur la route mais heureusement on en voit un juste avant l’embarcadère en face d’un hôtel de luxe.

Les bords du fleuve sont en fait des bidonvilles et la misère est saisissante. Certains n’ont que quelques branches pour toit et on peut apercevoir des enfants qui jouent dans l’eau sale du fleuve ou qui se lavent. C’est assez incroyable de voir ça là alors qu’en face se dresse des hôtels de luxe et une grande ville comme Mandalay. On atteint l’embarcadère dans les temps et là surprise il y a plein de touristes. On en avait jamais vu autant au même endroit depuis notre arrivée en Birmanie. On paie le bateau et on embarque. C’est parti pour une traversée d’une heure sur le fleuve de l’Irrawwaddy.

On a un bel accueil en arrivant. Un troupeau de vendeurs ambulants nous attend avec des bibelots de toute sorte. On passe notre chemin et surprise. On enfile nos lonjyi et on découvre la ville. On commence par la pagode Hsinbyume, un superbe temple blanc qui contraste fortement avec le ciel bleu en arrière. C’est un superbe édifice. On croise pas mal de birmans dont quelques birmanes qui s’arrêtent en croisant Daïnah. Cette dernière a désormais une technique sans faille pour ce genre de situation, elle se retourne, regarde les birmanes et leur lance un « mingalaba » (« bonjour » en birman), cela se traduit généralement par quelques rires, des sourires et un « mingalaba » en retour.



Après Hsinbyume, nous allons voir la cloche de Mingun. Cette cloche a été pendant longtemps la plus lourde et la plus grande de l’histoire mais cela n’est plus le cas à présent. On peut néanmoins la faire sonner et aller à l’intérieur, ce qui vaut quand même le détour.

Nous terminons notre visite de Mingun par la pagode inachevée qui ressemble donc plus à un gros bloc de pierre qu’à un véritable temple. Il était possible de monter au sommet mais une fois de plus, le tremblement de terre de 2016 a fait des dégâts et il n’est plus possible d’y monter. Après cette visite, on se repose devant ce temple et une vendeuse ambulante nous interpelle. Elle nous parle en français pour nous présenter ces différents articles et elle nous lance même un « c’est moins cher qu’à Leclerc ». On reste interloqués et on la quitte en riant. Décidément, certains touristes apprennent des phrases atypiques aux birmans !

Nous retournons à Mandalay avec le bateau de 12h30 (qui part en fait à 13h). On a donc toute l’après-midi pour visiter la ville de Mandalay sous le soleil. On marche plusieurs kilomètres à pied pour nous rendre à la pagode Kuthodaw. La marche est plutôt agréable dans ce coin de la ville et les gens que nous croisons sont beaucoup plus souriants. Ils nous disent « bonjour » presque à chaque fois et cela change un peu la vision que nous avions de la ville. On arrive enfin à la pagode et on visite. Le ciel commence à changer et on s’en qu’on va se prendre une belle pluie. On repart vers notre hôtel mais c’est trop tard, il pleut à grosses gouttes. On ne peut pas aller plus loin et on décide de s’abriter dans un bar (tant qu’à faire), quelques minutes plus tard c’est le déluge et un gros orage éclate. On décide de manger sur place en buvant quelques bières et on retourne à notre hôtel un peu plus tard dans la soirée sans une seule lumière. L’électricité a été coupé pendant l’orage.



Départ pour Hsipaw et retour à Mandalay Nous partons quelques jours à Hsipaw en bus et nous revenons quelques jours plus tard à Mandalay pour une dernière journée de visite. Nous revenons avec le train ce qui est super agréable. Cette fois, on trouve un autre hôtel, l’Hôtel Venus qui est beaucoup mieux que celui où nous étions la dernière fois. Durant cette dernière journée à Mandalay, on décide de retourner au Marché Zegyo. Un vaste marché où il y a quantité de nourriture et d’objets en tout genre. On y passe un bon moment à prendre des photos. On décide ensuite d’aller dans le quartier des « faiseurs d’or ». Ces hommes tapent sur des sortes de livres pour affiner des feuilles d’or. Ces dernières seront utilisées par les birmans pour recouvrir certains Bouddhas d’or. Et oui, cela n’est possible que pour les birmans, les birmanes n’ont pas le droit de le faire.

On cherche pendant un moment ce fameux quartier mais le bruit qui se dégage des ateliers ne trompe pas. On suit ce bruit rythmé jusqu’à un atelier où plusieurs sont en plein travail. Vêtus simplement d’un longjyi, ils tapent sur un petit livre de manière régulière afin que chacun garde un certain rythme. Nous les regardons un moment accomplir ce travail titanesque. Le résultat est une feuille d’or incroyablement fine. Nous continuons ensuite notre route et nous tombons sur un véritable « showroom » dédié aux touristes. Il y a d’ailleurs des cars garés devant. Là, il y a des hommes qui travaillent et qui montrent ce qu’ils font aux touristes mais cette fois c’est juste une mise en scène. On ne reste pas là très longtemps et on va manger. Une fois de plus on mange des shan noodles et on accompagne notre repas d’une délicieuse salade de thé. Notre journée à Mandalay s’achève et nous partons ensuite pour la ville de Kalaw.

Nous vous raconterons très prochainement nos quelques jours à Hsipaw puis notre arrivée à Kalaw.

Une virée à deux en Birmanie: 27 jours entre temples et rizières

Viréeàdeux · 2018-06-27

Voici la suite de notre carnet de voyage en Birmanie. Aujourd'hui, on vous emmène à Hsipaw au nord de Mandalay. __

Après notre séjour à Mandalay nous prenons le bus en fin d’après-midi pour nous rendre à Hsipaw, petite ville située un peu plus au nord du pays. Beaucoup de touristes y vont pour apprécier la campagne birmane et surtout pour revenir à Mandalay en train. En effet, ce trajet en train est mythique car il passe par le viaduc de Gokteik qui a un jour tenu le record de 2ème plus long pont du monde. Afin de le conserver, le train passe désormais à 7km heure sur ce viaduc, de quoi avoir le temps d’apprécier les alentours et de prendre des photos.

En route pour Hsipaw Mais avant de faire ce trajet retour, nous avons d’abord effectué un trajet en bus pour nous rendre à Hsipaw. Un trajet interminable ! Nous sommes partis vers 12h et nous sommes arrivés à 20h. Nous avons pu prendre une bonne pause déjeuner dans un restaurant qui proposait un buffet. Le repas était super bon et nous avons pu goûter plusieurs spécialités birmanes car nous avions droit à une viande et 3 accompagnements. En remontant dans le bus, un birman commence à discuter avec Clément, sauf qu’on ne comprend strictement rien à ce qu’il dit. On se rappelle l’avoir vu siffler une bouteille de whisky dans le resto et on comprend qu’il est bourré. Il va donc essayer de dialoguer avec Clément pendant une bonne heure. Lorsque Clément essaye de l’ignorer, il crie « Hello! Hello! » et il recommence son charabia. Inutile de vous dire que cette heure à été très longue pour Clem ! Heureusement, il finit par s’endormir et Clément peut enfin avoir la paix !

Arrivée à Hsipaw et découverte de la ville Nous sommes restés deux jours à Hsipaw et nous n’avons pas pu faire énormément de choses à cause de la pluie. On a quand même pu louer un vélo à notre hôtel pour se balader autour de la ville. Nous sommes partis dès le matin et nous avons eu un beau soleil. On a pédalé entre les rizières et on s’est enfoncés dans la campagne birmane. On croise des anciennes rails de train et quelques paysans affairés au champ. On pousse encore un peu et on arrive au Shan Palace. C’est un ancien palais où vit toujours une ancienne princesse Shan. Il est possible de le visiter et de la rencontrer mais ce n’est ouvert que deux heures par jour, de 15h à 17h. Inutile de vous dire qu’on a loupé le coche…

Après quelques heures de vélo on décide de faire une pause dans un petit resto le « Miss Pop Corn Garden ». C’est un resto en dehors de la ville en pleine campagne. C’est un endroit super agréable et on y reste plus d’une heure et demie. Le gérant est très sympa et nous parle un petit peu français, ça fait toujours plaisir ! On se prend chacun un truc à manger et on accompagne le repas d’un bon Fruit Shake. On repart ensuite plein d’énergie pour continuer notre balade.

On passe devant un monastère puis devant d’anciens temples. Ce lieu se nomme « Little Bagan » en référence aux sublimes temples de Bagan. On souhaite continuer notre chemin jusqu’à des sources chaudes mais il a beaucoup plus la veille et pendant la nuit, le terrain est impraticable, en vélo ou à pied. On aperçoit au loin des nuages menaçants et on préfère rebrousser chemin. On a bien fait, l’orage éclate quelques minutes plus tard et on a juste le temps de s’abriter dans notre hôtel pour ne pas être trempés.

En fin de journée, on va boire un verre dans un bar en face de notre hôtel. Le gérant est souriant et sympathique. Il nous confie qu’il a des tables de billards à l’arrière si on souhaite jouer. On garde ça en mémoire pour demain s’il pleut. On dîne sur place et on passe un moment agréable. On observe les birmans autour de nous et comme d’habitude ils ont une petite fiole de whisky posé sur la table en plus de leur bière. Certains mélangent le whisky à la bière pendant que d’autres le prenne sec. Ils sont bien partis pour prendre une cuite !

Le jour suivant il pleut énormément et nous ne pouvons pas faire grand chose. Nous restons à l’hôtel et nous nous rendons ensuite au bar pour aller jouer au billard. A l’arrière du restaurant il y a 6 tables de billards et plusieurs birmans sont là en train de jouer. Ils parient de l’argent et leurs parties sont bien plus intenses que les nôtres, l’alcool aidant. On se fait 2 parties puis on va dîner au bar, une fois de plus on se laisse tenter par une salade de thé et on prend un plat de viande à partager. Cette journée sans visites nous aura permis de nous reposer et de voir un peu comment les locaux passent leur journée quand il pleut (comprenez au bar pour les hommes!).

Train Hsipaw-Mandalay par le viaduc de Gokteik Le lendemain, nous embarquons dans le train qui nous mènera jusqu’à Mandalay. Nous quittons notre hôtel vers 8h et nous patientons à la gare. Comme partout en Birmanie, nous croisons des meutes de chiens dans les rues dont un groupe de 10 chiens à la gare. Ils font leur petite vie et s’aboient dessus sans même se préoccuper des humains qui attendent le train.

On s’assoit sur un banc en bois et on regarde un peu autour de nous. Il y a des femmes qui arrivent chargés d’ananas sur leur tête et dans des sacs. Au bout du quai, on aperçoit également des montagnes d’ananas empilées les unes sur les autres. Les birmanes, toujours avec leur tanakha sur les joues, s’affairent. Elles attendent du monde pour vendre leurs fruits. L’odeur de l’ananas remplit le quai. Le temps passe et des voyageurs arrivent, des touristes mais aussi des locaux qui n’ont que quelques sacs comme bagages. Surtout de la nourriture d’ailleurs.

L’heure est arrivée, nous prenons nos billets de train et nous embarquons. Les sièges sont plutôt en bon état. Nous nous attendions à avoir des sièges en bois mais ils sont en fait rembourrés et confortables. Les passagers prennent place. Nous sommes dans un carré mais nous ne sommes que 2, ouf. Les vendeuses font des les allers-retours sur le quai pour écouler leur stock d’ananas. Ces dernières partent à une allure folle et remplissent bientôt le train. Nous aurions sans doute aussi craqué si Daïnah n’était pas allergique. Finalement, le train démarre et nous nous éloignons lentement de la gare de Hsipaw.

Nous nous faisons bercer de droite à gauche par les balancements du wagon. Les ananas ont laissé la place aux snacks et aux boissons sur la tête des vendeurs ambulants qui se déplacent de wagons en wagons. Cette fois nous nous laissons tenter et nous achetons des graines de tournesols à une vendeuse, visiblement ravie de vendre quelque chose à des touristes. Elle nous sourit et nous donne notre butin. Une birmane nous offre un peu plus tard des snacks au riz, on adore ça et on la remercie chaleureusement.



Les paysages défilent dans le train mais nous faisons attention lorsque nous passons la tête par la fenêtre. La végétation est luxuriante et au passage du train des branches ou des feuilles sont régulièrement coupées, on comprend mieux pourquoi il y a tant de feuilles d’arbres dans notre wagon. Par moment, le train grince en tournant et le wagon se balance davantage. Le train s’arrête à quelques gares et de nouveaux voyageurs affluent. Une famille s’installe sur le carré d’en face et nous sourient. Ils ont 2 enfants avec eux. Le train repart et très vite nous arrivons aux abords du viaduc. Le viaduc de Gokteik a été inauguré en 1901, il n’est plus tout jeune et il faut bien préparer le train avant tout passage. On s’arrête donc à la dernière gare avant le viaduc et les mécaniciens procèdent à une dernière inspection tandis que les militaires embarquent dans le train.



Le viaduc est célèbre et il ne faudrait pas qu’un accident se produise. En effet, il est interdit de se lever ou d’aller aux toilettes pendant la traversée du viaduc, on ne sait jamais. Le train redémarre lentement et nous arrivons rapidement au viaduc. Le train passe un tunnel et tourne en grinçant fortement. La tête de train arrive sur le viaduc à une allure de 7km heure. Wagon par wagon, curieux et habitués passent la tête par la fenêtre pour le clou de spectacle. Sous le viaduc, il y a plus d’une centaine de mètres et au loin de la verdure, uniquement. Nous passons très lentement sur le viaduc et chacun est comme hypnotisé par ce léger grincement et par la majesté architecturale de ce pont. Le passage aura duré 5 bonne minutes peut être moins mais la magie a opéré.



Le train reprend ensuite de la vitesse et beaucoup de touristes s’arrêtent à Pyin Oo Lwin. Soit pour prendre un bus qui les amènera plus rapidement à Mandalay soit pour y passer quelques jours. Nous, nous avons choisi de continuer notre route jusqu’à Mandalay. L’excitation est retombée et le temps se fait plus long. On regarde de temps à autre dehors mais le moment qu’on attendait est passé. Les vendeurs ambulants ne passent plus dans les wagons et on s’occupe comme on peut. La famille birmane a côté de nous nous propose à manger et nous donne également de la poudre pour soulager les douleurs d’estomac. On ose pas refuser et on goûte cette poudre marron qui pique le bout de la langue. Les enfants sont incroyablement calme et à chaque fois qu’ils croisent notre regard, ils sont souriants.

Le soleil commence à tomber alors que nous sommes toujours au beau milieux de montagnes. Le train doit faire des marches avant/arrière dans la montagne afin de descendre de plusieurs mètres. C’est long. La lumière s’allume dans les wagons, on aperçoit au loin des lumières et on espère que c’est Mandalay qui s’approche. Nous arrivons finalement vers 20h30 à Mandalay, crevés mais ravis de notre périple en train.

Notre voyage en Birmanie touche presque à sa fin. Notre étape sera le lac Inle.

Une virée à deux en Birmanie: 27 jours entre temples et rizières

Olivier06 · 2018-09-12

Bonjour,

Je vais aller à Hpa An mi-décembre et c'est avec intérêt avec je lis vos aventures :) Au sujet de la grotte de Saddan, auriez vous pu garder vos chaussures aux pieds(pour éviter de marcher dans la crotte de chauve-souris) car cette grotte n'etait pas reellement "sacrée" ou bien auriez vous aimé avoir vos chaussures a la sortie de la grotte qui n'etait qu'une partie de l'excursion ?

Une fois arrivés à la grotte, nous laissons nos chaussures à l’entrée (oh la grosse erreur – nous allons vite le regretter).

Si je comprends bien l'aller se fait dans la grotte et au retour on la contourne en bateau ce qui fait une sorte de boucle ?

Merci et bonne journée, Olivier.

Une virée à deux en Birmanie: 27 jours entre temples et rizières

Viréeàdeux · 2018-09-12

Bonjour Olivier, La grotte en elle-même n'est pas sacrée mais les birmans y ont installé un temple à l'entrée qui, lui, est sacré. Le problème vient plus du fait qu'il y avait de l'eau dans la grotte (20-30cm de profondeur) donc nous avons préféré enlever nos chaussures histoire de ne pas les tremper :). Je pense que vous pouvez les enlever et les garder avec vous le temps de traverser la grotte, puis les remettre en sortant pour prendre le bateau ! Oui le trajet se fait bien dans ce sens là, c'est peut-être possible dans le sens inverse mais nous n'avons vu personne le faire. N'oubliez pas d'amener une lampe frontale :).

Bon voyage ! Daïnah & Clément.

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