Jour 4 :
Après une nuit de sommeil bien méritée suite à une longue journée, retrouvaille chaleureuse avec le propriétaire Mohammed qui s’est renseigné sur notre séjour, et nous a invité à prendre le petit-déjeuner dans le restaurant de l’établissement. Aussitôt installé, on en a vu de toutes les couleurs et goûts : beignets marocains, cake à l’orange, Yaourt, crêpes feuilletées, thé, café au lait, chocolat chaud, confiture, beurre … tout est fait maison. Pendant ce temps là, on avait rencontré un couple de néerlandais qui s’apprêtait à faire le même chemin que nous mais dans le sens inverse, donc ils se sont renseigné sur l’état de la route, et nous ont souhaité une bonne suite tout en nous recommandant de visiter la vallée des roses.

Ensuite, rendez-vous pris dans la terrasse du riad pour contempler le paysage, et admirer la beauté de l’architecture qui règne aux alentours, c’est à ce moment là qu’on s’est aperçu de la présence d’une Kasbah de l’autre coté de la route, celle de Tamdakht.

Avant de visiter cette dernière, on a refait la route empruntée la veille dans le sens contraire (Tamdakht -> Télouet) sur presque une quinzaine de km, jusqu’à la fameuse montée en lacets, qui permet d’avoir une vue dominante sur l’un des paysages de la vallée de l’Ounila.

Les différentes maisons bâties en pisé, les rochers ocres ainsi que la végétation verte, offrent un contraste naturel des plus beaux.

Plusieurs arrêts sur la route s'imposait, les paysages se multipliaient sur le chemin de retour. Il est recommandé de faire cette route au début de la journée, lorsque les lumiéres du soleil sont rayonnantes.

Une fois de retour à Tamdakht, on s’est arrêté au niveau de la Kasbah de Tamdakht, celle qu’on a remarqué depuis la terrasse, qui fait aussi partie du patrimoine des Glaouis. Aussitôt arrêtés dans le parking d’à coté, on s’est fait rapproché par l’un des jeunes habitants du quartier du coin, qui nous propose spontanément de nous faire visiter cette ancienne construction, qui servait aussi comme prison à la famille Oufkir après une certaine tentative de coup d’état dans les années soixante-dix.

La majorité de cette Kasbah est en ruine, sauf quelques annexes et tours, rénovés et restaurés avec de la terre battue et des matières artisanales.

En marchant sur les pas de notre guide, on a emprunté des passages délicats, à travers des portes délabrées, des collines de terre écroulée, même en passant par des fenêtres pour se retrouver à la fin dans l’oasis attenant l’édifice.

Ici on retrouve des arbres fruitiers, des plantations vivrières, … D’ailleurs, à notre retour, le gardien de la Kasbah, qui était en train d’enlever la coque des amandes, nous en a donné pour gouter les produits locaux.

Par la suite, direction le fameux Ksar d’ait Benhadou. Comme prévu, l’afflux des touristes est au rendez-vous, malgré la canicule du midi.

L'entrée principale du site

Comme à l’accoutumé des visiteurs de ce patrimoine historique de l’Unesco, on a emprunté le nouveau pont qui permet de relier les deux rives du oued presque asséché, et suivi les flèches, parfois des groupes de touristes, pour se retrouver à la fin au sommet de la colline qui domine tout ce lieu.

De ce point de vue, on peut même apercevoir les montagnes enneigées de Tichka.

Un dernier aperçu sur la colline occupée par la Kasbah

Malheureusement, le petit-déj copieux pris ce matin ne suffisait plus pour continuer la journée, plusieurs calories ont été perdues dans les escaliers de la kasbah. On s’est arrêté au niveau du restaurant ‘Albaraka’, pour prendre un tajine familial généreux, de légumes et poulet, accompagnements et fruits de saison comme dessert, pour une somme plus que raisonnable de 200 dirhams (20 euros). On est loin des prix exagérés exposés dans les lieux touristiques ailleurs.
Dans la route d’Ouarzazate, un arrêt dans les studios cinématographiques Atlas s’imposait. Ici, on retrouve des décors pour différents contextes : de l’ancienne Égypte, des temples chinois, ... il y'a même des véhicules et avions en plâtre.

Toutefois, la tempête de sable est omniprésente pour chambouler les différents amateurs du 7éme art présents et attentifs aux explications du guide local, qui a pris le soin d’exposer les différents films tournés dans les différents coins du site.

On avait prévu de visiter par la suite l’oasis de Fint, mais faute de temps, vu qu’il faisait un peu tard pour rejoindre la vallée des roses, on a zappé cette étape. Donc boussole orientée vers le village d’Agoulzi dans la vallée des roses, dans la Kasbah qui porte le même nom. Une pause dans la Kasbah Itrane, histoire d'admirer le panorama, pour cette avant-première par rapport à ce qui nous attent dans cette vallée verdoyante.

Une fois à la Kasbah d'Agoulzi, bagages déposés, une petite sieste et hop, on a plongé au cœur de la vallée des roses, en prenant la route jusqu’au village de boutaghrar. Sur la route, nombreux sont les paysages qui offrent différentes contrastes naturelles : entre le vert de la végétation, des arbres fruitiers fleuris de toute couleurs, l’ocre des montagnes, le bleu du ciel qui offrent un tableau naturel époustouflant.



Tristement, le soleil commençait à s'eclipser donc on avait droit à des images moins rayonnantes.
Retour vers l’hôtel pour prendre le diner et se reposer pour entamer une nouvelle aventure le jour d’après.