Densha Otaku, une passion japonaise
À l’origine ce carnet de voyage est écrit pour le forum d’amateurs ferroviaire “passion métrique et étroit”. N’ayant jamais écrit de carnet de voyage pour “Voyage Forum” je me dis que c’est l’occasion de vous faire découvrir ce que des passionnés belges de chemin de fer japonais sont capables de faire comme vacances. Vous allez sans doute vous dire que nous sommes fous mais c’est notre manière de profiter du pays. Bien entendu je n’ai aucunement la prétention de croire que vous ferez ce voyage ou alors juste peut-être un tout petit morceau pour relier d’autres de vos activités. Mais vous y découvrirez au Japon peu connu des visiteurs étrangers et même des Japonais.




































































































Au programme de ce début de journée, un autorail de la série 150 nous emmènera à Furano par une jolie ligne de montagne. Juste le temps de la correspondance et nous voilà partis pour Takkikawa toujours en autorail. J’avais déjà fait cette ligne par une belle journée de printemps il y a 10 ans, mais il faut dire que sous la neige ça change tout. Redescendu en pleine la neige à fondu et nous nous retrouvons à bord du Okhotsk 2 à destination de Sapporo que nous atteindrons à 11h18.


































































Le chef de quai avec son micro HF manœuvre la commande centralisée des portillons de quai pendant que les nettoyeuses terminent une rame en un temps record.


Dans le grand hall, les Shinkansen 0, 100, 300 et 700
Du matériel d'avant guerre avec des automotrice de grande ligne, de banlieue et des locomotives
Un terminal de gare pour la vente de billets et de réservations. J'en ai vu en service dans les années 90. Remarquez les pages métalliques et les interrupteurs pour l'encodage.
La première version du célèbre Dr Yellow
Une voiture restaurant de Shinkansen 100, sa cuisine et la salle
La voiture de tête des magnifiques autorails 181
C57-139
Autorail à vapeur
Le réseau miniature de démonstration. Sans doute le mieux fait et le plus réaliste vu dans un musée au Japon. Généralement c'est trop grand public pour être intéressant, mais ici ça va.




























La ligne n’est pas désagréable même si ce n’est pas le but premier de la journée. À Fuchu nous changeons de train et embarquons dans un Kiha 120 à destination de Miyoshi.
C’est à partir de ce moment que commence réellement l’intérêt de la journée. Lors des croisements il y a un peu de temps pour faire quelques photos.


Sur le quai un comité de défense de la ligne remets des prospectus. Leur leader parle quelques peu anglais, nous engageons la conversation, puis nous traversons la place de la gare pour trouver quelque chose à manger. Le choix entre sushi et takoyaki se fera à la faveur de ce dernier. Une camionnette d’un autre âge étant garée sur la place de la même manière que le serait une friterie chez nous.
























Un tout petit trajet de 22 minutes jusqu’à Kokura. Remarquez que nous ne somme pas en green car (1ère) malgré l'aménagement 2+2. Les rames N700-8000 en voiture réservées sont pour moi les shinkansen les plus confortables.
À partir de là nous sommes sur le territoire de JR Kyushu. 20 minutes de train de banlieue et nous descendons à Kurosaki. C’est de cette localité que part la ligne du Chikuho, un chemin de fer interurbain officiellement classée comme train mais roulant en pratique avec des gros tram sur une ligne entièrement en site propre. C’est la dernière ligne existante du gigantesque réseau qu’étaient les trams et interurbain de Kitakyushu.
Nous nous arrêtons au dépôt et y rencontrons un membre de l’association locale dont nous avions fait la connaissance lors du congrès sur la préservation ferroviaire dans lequel j’avais parlé il y a 3 ans déjà. Il nous explique entre autres que le management de la compagnie est totalement réfractaire au patrimoine et aux véhicules musée. La dernière motrice de la série 2000 encore opérationnelle ne devrait plus vivre longtemps et toutes les demandes de préservation ont jusqu’à présent échoué.

















































Les shinkansen Sakura parcourant Kyushu avant de rejoindre la ligne du Sanyo, nous n’aurons pas à changer de train jusqu’à notre descente à Himeji à 18h55. Comme tous les soirs nous faisons un rapide check-in à l’hôtel avant de trouver un restaurant.

















A son terminus de Sayo, nous montons à bord d’un autorail 187 assurant le Super Inaba 1. Bien que les autorails 187 appartiennent à JR West, et malgré notre JR Pass, nous devons payer notre trajet car nous empruntons la ligne Chizu Express, qui est une compagnie privée.
Nous descendons à Chizu et prenons le train pour Tsuyama.



























Cette automotrice à deux étages est très belle mais malheureusement pas très confortable ou en tout cas pas très confortable pour le gabarit d’Européens. Nous achetons de quoi manger dans les magasins de la gare avant de nous rendre sur le quai. Je n’aurai pas le courage de me lever vers minuit à Okayama pour assister à l’accouplement avec l’automotrice venant de Takamatsu. Le train sera complet aussi bien dans les compartiment comme celui que nous avons choisis que dans la voiture tatami. (du tapis en fait)
Demain matin nous serons à Tokyo.







Le soleil ayant tourné certaines photos deviennent possibles. De retour à Kazusa Nakano, nous empruntons le Kominato jusque Goï.
Un petit musée conservé des locomotives à vapeur à côté du dépôt, mais est très difficilement photographiable.
Nous rentrons à Tokyo, récupérons nos bagages avant de prendre la ligne Yamanote jusque Uguisudani, la gare la plus proche de notre hôtel.
















Une ligne nouvelle et moderne. Pas vraiment ce que j’aime comme chemin de fer mais terriblement efficace pour rejoindre Tokyo. Le terminus est Akihabara. Nous reviendrons à Akihabara demain pour faire des courses. En attendant nous rentrons à notre hôtel avec bien sûr un arrêt dans un izakaya de quartier avant d’aller dormir.









Nous traversons la place et montons à la gare Toby de Asakusa. Ici aussi l’exiguité des lieux dénote l’âge de la gare.



Akihabara est mondialement connu pour être une concentration d’ Otaku. Jeux, manga, animé, figurines. C’est aussi un rendez-vous de Densha Otaku, avec pas moins de 10 magasins vendant des trains miniatures et des objets reliés au chemin de fer. Plus de magasins en un quartier que dans toute la Belgique. Attention à la visa. On pourrait la tuer très rapidement. Pour ceux qui voudraient visiter, mes favoris sont Tam-tam, Imon, Ponpondetta, F-Models.
Nous terminons nos achats et rejoignons en train un resto que je ne saurais pas retrouver. C’est nos amis qui ont organisé. Tout le monde a table à quelque chose qui le relié aux chemins de fer, professionnellement ou comme passion.





















Bref, nous voilà rentré. Fatigué mais content. Avec déjà des idées pour une prochaine fois.

