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La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Discussion started by Estelle805 on 2018-10-27

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La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Estelle805 · 2018-10-27

Récit de 9 jours de découvertes du lac Baïkal et de la Sibérie hivernale.

Tout démarre par un coup de téléphone de ma maman. Elle m’annonce avoir trouvé sa future destination de vacances. Je souris en coin, moi aussi. Un reportage du magazine Géo a focalisé mon attention sur le lac Baïkal. J’écoute son récit : j’ai vu un reportage télévisé, la traversée du lac Baïkal en hiver ! Incroyable ! Il n’en faut pas plus pour nous lancer dans l’aventure. Le compagnon de ma maman ne souhaitant pas nous accompagner, nous partirons à 3. Ma maman, Jeannette, 54 ans, mon compagnon, Adrien, 33 ans et moi, Estelle, 29 ans !

Nous choisissons un parcours sur mesure, organisé par l’agence russe Artel Troïka. Plusieurs mails avec cette agence francophone basée à Moscou nous permettent de finaliser notre voyage. Départ le 3 mars 2018 !

Viens ensuite une étape que nous avions sous-estimée : les visas. Commence un long et pénible travail administratif. Pour ceux qui préfèrent éviter la paperasse, passez ce paragraphe. Nous nous enregistrons sur le site de VFS.Global, qui permet l’obtention de visa russe en Suisse. La liste des documents nécessaires est horriblement longue. Il nous faudra plus de deux semaines pour obtenir toutes les attestations nécessaires auprès de nos assureurs (maladie-accident-rapatriement). Nous complétons ensuite un formulaire long comme le bras sur le site, puis nous fixons une date de rendez-vous à l’ambassade de Bern. Jeannette se dévoue à faire le déplacement, nous lui fournissons des procurations pour qu’elle puisse également présenter nos dossiers. Viens ensuite la très douloureuse facture : 118 CHF par personne ! ça passe plutôt mal, mais nous n’avons pas le choix. Nos passeports sont déposés à l’ambassade, nous les recevrons par courrier deux semaines plus tard. Astuce pour faire quelques économies : l’ambassade facture 45 CHF par passeport pour un renvoi par la Poste. En fonction du nombre de voyageurs, il peut être plus économique de refaire le déplacement jusqu’à Bern pour les récupérer en main propre.

Nous nous retrouvons le 3 mars à l’aéroport de Genève, nos valises pleines à craquer d’habits chauds. Sur recommandation de l’agence, nous partons avec nos bottes d’hiver aux pieds et des habits chauds dans nos bagages à main. Il neige à peine, mais suffisamment pour créer un certain chaos. Notre vol décolle avec 1h30 de retard. Nous avons 2h d’escale à Moscou, la tension monte. Nous atterrissons à Moscou avec 40 minutes de retard sur l’horaire, le pilote a bien comblé le retard. Pourtant habitués des aéroports, nous nous plantons royalement. Il nous faudra longtemps pour comprendre que nous arrivons sur un vol international et devons repartir avec un vol national, ce qui implique un passage de frontière. Nous sommes bons derniers dans la file de la douane. Nos passeports sont tamponnés puis nous piquons un sprint à travers l’aéroport. Quel bonheur de courir à l’intérieur avec des bottes d’hiver rembourrées et une doudoune ! Nous suons à grosses gouttes, mélange de stress et de surchauffe vestimentaire !

Lorsque nous atteignons la porte d’embarquement, les passagers prennent déjà place dans un bus. Adrien présente sa carte d’embarquement, rejoins le bus, suivi de près par ma maman. Arrive mon tour, on me demande d’attendre car le bus est plein. Je tente d’apercevoir mes compagnons de voyage pour les prévenir, sans succès. Dans le bus, ma maman s’aperçoit de mon absence. Adrien est coincé au fond du véhicule par le flot de passagers, impossible de ressortir. C’est donc Jeannette qui revient sur ses pas à ma recherche. Nous communiquons par gestes à travers les deux portes vitrées coulissantes. Rassurée, elle se retourne au moment où le bus démarre. Elle se retrouve coincée sur le tarmac, gesticulant pour tenter de faire fonctionner le détecteur des portes. Amusée par la situation (il fait tout de même -10 °C dehors), je préviens l’agent au guichet. Sa collègue se retourne et fonce vers le tarmac au pas de charge. Ouverture des portes, remontrances (vous ne devez pas rester là, c’est dangereux !), elle abandonne ensuite ma maman entre les deux portes vitrées. Nous rions de sa mésaventure. Un second bus arrive, nous embarquons ensemble et retrouvons Adrien dans l’avion.

Nous sommes le 4 mars et il est 8h30 lorsque nous atterrissons à Irkoutsk. Nous avons volé durant plus de 10h heures et franchi 7 fuseaux horaires depuis Genève. Le pilote baragouine en anglais, impossible de comprendre la valeur de la température locale.

Dans le hall d’arrivée, nous rencontrons Olga, notre guide francophone. Un rapide détour aux toilettes pour enfiler des habits chauds, puis nous récupérons nos valises. Il manque celle d’Adrien, il remplit donc avec l’aide d’Olga un formulaire pour déclarer la perte. Nous croisons les doigts et espérons la récupérer demain.

A peine sortis de l’aéroport, le froid nous saisit. Olga nous regarde avec un sourire et nous annonce : Bienvenue à Irkoutsk, aujourd’hui il fait moins 24 °C !



Petite pensée pour notre entourage, qui n’a pas compris notre souhait de découvrir la Sibérie en plein hiver : « Vous êtes toujours aussi cinglés ! La Sibérie, en hiver…. Mais pourquoi ? » A leur décharge, nous avons parcouru le Groenland en kayak lors de nos dernières vacances (voir notre carnet « Kayak au Groenland ») et nous nous étions promis de partir au chaud. La vie est pleine de surprises !

Nous montons à bord d’un minibus surchauffé et commençons un tour de ville. Un premier arrêt pour découvrir le quartier des 3 églises (orthodoxe et chrétiennes)



et les rives fumantes de l’Angara.



En amont, un barrage réchauffe l’eau du fleuve, qui fume au contact de l’air froid.



Nous continuons notre visite, découvrons plusieurs monuments puis une courte marche nous amène au pied de la statue d’Alexandre III. Après un court trajet en minibus, nous rejoignons le musée des Décembristes. Petit résumé historique : Les insurgés de 1825 furent condamnés au goulag et à une vie entière en Sibérie. Ils furent pardonnés lors du couronnement du tsar Alexandre II en 1856 après des décennies d’exil.





Visite intéressante sur une époque importante de la Russie.



Nous visitons ensuite une petite partie du centre-ville, désert en ce dimanche matin.





Un trajet d’une heure en minibus et nous atteignons le musée Taltsy, reproduction des différents bâtiments historiques datant du dix-septième au vingtième siècle.







Malgré un froid mordant, nous découvrons les différentes architectures et sommes conviés à une représentation musicale d’une artiste locale. Nous découvrons également de superbes toboggans de glace et ne résistons pas à l’envie de nous élancer, assis sur de fines planches en bois souple. Nous nous réchauffons ensuite autour d’un repas, dans un petit café. Nous reprenons la route à travers de magnifiques forêts de bouleaux pour atteindre l’embouchure de l’Angara. Ce fleuve est le seul qui sort du lac Baïkal, alors que ce dernier possède 336 affluents permanents !





Nous admirons la vue splendide sur le lac gelé et sur le fleuve qui ne gèle jamais à l’embouchure. Sur la rive opposée de l’Angara, nous apercevons le village de Port Baïkal, distant d’un kilomètre.



Olga nous conte une légende la région. Un vieil homme barbu prénommé Baïkal était père de 336 fils et d’une seule fille nommé Angara. Ses fils étaient très économes, contrairement à sa fille, dépensière. Cette dernière tomba amoureuse de Ienisseï. Lorsqu’elle voulut le rejoindre, son père tenta de l’en empêcher un jetant un rocher, devenu aujourd’hui une petite île au centre de l’Angara.



Sa fille parvint à s’échapper pour rejoindre l’élu de son cœur. Cette légende raconte l’histoire du Baïkal. 336 affluents, 1 fleuve (Angara) qui en sort et qui rejoint le Ienisseï avant de se jeter dans l’océan arctique après presque 6’000 km.

Olga nous propose une modification du programme. Initialement, nous devions monter en télésiège au sommet du Mont Tchersky. Selon elle, le musée du Baïkal sera plus enrichissant. Nous voilà en route pour quelques kilomètres supplémentaires. Nous apprécions la visite du musée, très complet. Les chiffres donnent le vertige : la superficie du Baïkal équivaut à celle de la Belgique, la profondeur maximale est de 1’642 mètres, ce qui en fait le lac le plus profond mais également le plus volumineux au monde (260 fois le Lac Léman). Il est souvent surnommé « mer de Sibérie ».

Nous prenons ensuite place dans un laboratoire équipé de microscopes. Ils nous permettent de découvrir quelques espèces de micro-organismes et de crevettes vivant dans le Baïkal. La visite se termine par un minuscule aquarium, dans lequel nagent deux phoques de Sibérie, une espèce endémique du lac.



En été, il est très facile d’en apercevoir dans leur milieu naturel.

Quelques kilomètres supplémentaires nous permettent d’atteindre Listvyanka. Nous parcourrons les allées du marché (en plein air !) puis nous rejoignons la plage. Nous faisons nos premiers pas sur la glace ! A proximité, des aéroglisseurs font le plein de passagers. Ils remplacent les ferrys utilisés en été.

Nous croisons un véhicule « pur invention russe »



et rejoignons notre hôtel (Chalet Listvyanka). L’aéroport a contacté Olga, nous récupérerons demain la valise d’Adrien. Un rapide souper puis nous filons nous coucher. Nous avons très peu dormi lors des vols et les 7 heures de décalages horaires se font sentir.

Le lundi, après un solide petit-déjeuner, nous nous équipons au maximum. Tous nos habits chauds y passent. 2h en motoneige nous attendent, il fait -28°C. Avant le départ, l’on nous fournit un pantalon et une veste supplémentaire. Le bonhomme Michelin n’a qu’à bien se tenir, la concurrence est là !


La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Estelle805 · 2018-10-27

Nous enfilons des casques puis nous chevauchons les machines de 570 cm3. Olga prend place derrière le guide, tandis que nous nous répartissons sur deux autres machines. Gaz !!





Motards accomplis, Adrien et moi partons l’esprit serein. Le premier virage nous fera revenir sur Terre sans détour. Purée, ça tourne pas bien ! Nous traversons le village puis nous nous enfonçons dans la forêt. La piste est tracée, succession de bosses et de creux dans un paysage hivernal sublime. Après quelques photos à l’occasion d’une pause, nous repartons. Jeannette pilote, je tente de filmer. Elle a très vite compris le principe : accélérer sur une bosse pour faire décoller la motoneige (et la passagère) de quelques centimètres. Nous rigolons bien, aucune vidéo ne sera stable. Peu importe, nous préférons nous amuser.

Nous faisons une nouvelle pause pour admirer des sculptures de glace.









Nous traversons à nouveau le village pour atteindre le lac. 50 km nous séparent de la rive opposée. Enfin, nous pouvons accélérer ! Une joyeuse course s’engage jusqu’à atteindre l’embouchure de l’Angara. Nous approchons timidement du bord à pied.



Le guide nous rassure, la glace est solide même tout près de la zone non gelée.



Nous faisons demi-tour et rejoignons à toute vitesse le village. Nous n’avons pas ressenti le froid grâce à nos tenues « bonhomme Michelin », à la très grande bulle protectrice et aux poignées chauffantes. Nous rejoignons notre hôtel puis nous embarquons dans un minibus pour rejoindre Irkoutsk. Nous faisons la connaissance d’un nouveau chauffeur. Sa carrure est impressionnante, ses épaules dépassent de chaque côté de son siège et ses mains sont gigantesques. L’autocollant apposé sur la vitre arrière du véhicule nous intrigue.



Nous apprenons qu’il annonce la présence de pneus clou sur la voiture. Un rapide passage à l’aéroport nous permet de récupérer la valise d’Adrien puis nous filons plein Est. 300 km nous séparent de Khuzhir. Les vitres du minibus gèlent à l’intérieur… nous grattons le givre pour apercevoir le paysage.

Nous faisons halte à midi dans un restaurant bouriate et dégustons l’une de leur spécialité : les Buuza. Il s’agit d’une sorte de raviole géante remplie de viande ou de légumes.







La viande baigne dans une sauce qu’il faut aspirer grâce au petit trou au sommet de la raviole.



Nous repartons et atteignons la rive du Baïkal alors que la nuit tombe. Le chauffeur ralentit puis s’engage sur la glace. Incroyable ! En minibus sur l’eau. La traversée de 12 km permet de rejoindre l’île d’Olkhon, desservie par un ferry en été. Nous « accostons » et roulons sur une piste défoncée. Des blocs de glace barrent le passage, le chauffeur sort et les lance sur le bas-côté avec une facilité déconcertante. Il est balèze !

Nous comprenons rapidement qu’il n’existe aucune route goudronnée sur l’île. Nous sommes secoués durant 35 kilomètres. Il nous faudra une heure pour rejoindre l’hôtel (Mini-Hotel Lada). Le chauffage de notre chambre n’a pas été enclenché, il fait 7°C. Nous l’allumons à fond avant de souper au restaurant de l’hôtel. De retour dans notre chambre, la température a à peine augmenté. Nous passons tout de même une bonne nuit.

La journée de mardi est consacrée à la visite du village et des environs immédiats de Khuzhir. Il fait -28°C, nous nous habillons chaudement et visitons le village en marchant, guidés par Olga.









Nous visitons le supermarché, encore en mode soviétique. On y trouve de tout, de la farine aux aimants, en passant par le robot de cuisine et les feutres indélébiles.

Nous atteignons ensuite le rocher des chamans, géographiquement nommé Cap Burkhan.




La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Estelle805 · 2018-10-27

Il s’agit d’un haut lieu du chamanisme. Les morceaux de tissus qui flottent dans le vent apportent des prières aux Dieux.





Nous subissons les rafales de vent et repartons en direction du village pour nous protéger des bourrasques. Il fait si froid que de la glace se forme sur nos cils.



Un rapide passage dans une galerie d’art permet de nous réchauffer, puis nous partons à la découverte du port. Drôle d’ambiance….





Nous traversons à nouveau le village dans toute sa longueur pour trouver un café ouvert.



Nous nous régalons d’un plat d’omoul, le poisson du lac et d’un délicieux cornet à la crème. L’après-midi étant libre, nous laissons Olga retourner à l’hôtel et nous nous dirigeons vers le lac. Après avoir traversé une forêt de pins sibériens, nous atteignons la plage.



La neige crisse sous nos pieds. Du sable fin est partiellement recouvert de neige, le filet de beach-volley attend le retour des touristes estivaux.



En été, la température atteint 35°C. L’amplitude de températures est extrême !

Nous marchons sur la glace, en partie recouverte de neige. Chaque glaçon devient le sujet d’une photo plus ou moins artistique. Nous traversons une faille étroite mais qui s’étend sur plusieurs centaines de mètres.



Par moment, de gros craquements résonnent sous nos pieds. Nous restons interdits quelques secondes puis continuons notre inspection. Nous passons près de deux heures sur la glace avant de rejoindre l’hôtel.







Après le repas, Adrien retourne au bord du lac pour photographier le ciel nocturne pendant que nous discutons au restaurant avec Fiodor, un guide de passage.



C’est notre dernière soirée avec Olga, elle sera remplacée demain par l’une de ses collègues.

Le lendemain, nous attendons 11h l’arrivée de notre nouvelle guide, Nadya, et de notre chauffeur du jour. Ils arrivent pile à l’heure, dans un superbe UAZ.



Nous chargeons nos valises et grimpons à bord. Le plafond est capitonné, tout est rustique et parfaitement d’époque.



Un coup d’œil par-dessus l’épaule de Sasha, le chauffeur, me permet de voir le compteur kilométrique. 84'000 km….. bizarre…. Nouveau coup d’œil : c’est bien 84'000, mais le compteur ne permet l’affichage que de 5 chiffres. Difficile de savoir le nombre de centaines de milliers de kilomètres qu’il faut ajouter à l’affichage !

Nous prenons une piste plein Nord et rejoignons progressivement la côte Est de l’île.



Nous voyons un renard filer à toute allure avant de nous engager dans une belle forêt. L’état de la piste se dégrade et nous sommes ballotés dans les tous les sens. Le UAZ démontre ses capacités au tout terrain. Après 1h de piste, nous atteignons la rive du Baïkal.



Le chauffeur donne ses consignes à Nadya, qui nous les traduit dans un excellent français. Nous attendons un second véhicule, il est dangereux de circuler seul sur le lac. Dès le moment où nous nous engagerons sur les glaces du Baïkal, nous devons garder tous nos vêtements sur nous. Il nous est également interdit d’attacher nos ceintures. Sasha nous explique que la poignée de la porte s’ouvre vers le haut. Toutes ces consignes n’ont qu’un seul but : éviter les problèmes dans le cas où la voiture coulerait. Nous voilà moyennement rassurés, nos discussions d’hier soir nous ont appris qu’un minibus de touristes avait coulé il y a 3 jours, heureusement sans faire de victimes.

Nous faisons rapidement connaissance avec le couple de français présents dans le minibus qui vient de nous rejoindre puis nous partons à l’assaut du lac. Aucun de nous 3 ne dis un seul mot, le UAZ s’engage sur la glace.



Les pneus clous adhèrent, la glace ne craque pas, le véhicule ne subit plus la piste défoncée. Après à peine deux cents mètres, premier arrêt à côté d’un Trekol appartenant au ministère des situations d’urgence.


La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Louxor71 · 2018-10-27

Bonjour,

Voilà un carnet comme je les aime, riche, somptueux, je suis là pour la suite.

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Estelle805 · 2018-10-27

Pendant que les chauffeurs papotent, nous partons à la découverte de la glace. Elle n’est pas recouverte de neige, le paysage est incroyable !



Les photos s’enchainement à toute vitesse, nous glissons d’une curiosité à l’autre.





Un coup de klaxon sonne l’heure du départ et nous remontons dans le UAZ. Devant nous, ce sont près de 90 kilomètres de glace à traverser avant d’atteindre la rive opposée. Aucune piste officielle n’existe. Des sapins plantés dans la glace tous les 300 mètres environ indiquent un itinéraire approximatif. A plusieurs reprises, Sasha fera marche arrière et sélectionnera un autre point de passage pour traverser des failles.

Nouvel arrêt, Olga nous traduit les paroles du chauffeur : glace noire. Interloqués, nous ouvrons la porte et restons sans voix.

La glace est d’une pureté parfaite et agit comme un miroir.



Je pose prudemment un pied sur ce sol étrange, il est bien « palpable ». Nous faisons quelques pas crispés, presque rassuré de suivre les failles qui semblent donner de la consistance à ce sol invisible.



Après quelques instants, nous sommes à nouveaux surexcités et glissons d’une faille à l’autre.



Nous y sommes enfin ! Sur les glaces du Baïkal ! Le moment est magique et nous le savourons à fond.





Abrité du vent derrière le UAZ, les chauffeurs préparent un pic-nic. Les mains nues, ils coupent du pain, déballent de la nourriture, alignent les gobelets de thé.



Nous peinons à sortir nos doigts de nos gants tant le froid est mordant (-30°C aujourd’hui, auxquels il faut ajouter un vent de 30 km/h).

Nous mangeons rapidement puis Sasha commence à creuser un trou dans la glace à l’aide d’une tarière.



L’outil s’enfonce, s’enfonce, s’enfonce encore. Après plus d’un mètre, il atteint l’eau !



Nous la goûtons du bout des doigts avant d’inventer de nouvelles expériences. Nous plaçons nos pieds dans la petite flaque à côté du trou et ne bougeons plus. En quelques secondes, nos pieds sont « collés » au sol !

Nous créons également des semelles glissantes. Tremper chaque pied dans la flaque puis attendre avec la semelle en l’air. Une fine couche de la glace se forme et nous patinons sur la plus grande patinoire au monde. Incroyable sentiment de liberté et d’espace !

A proximité, une faille a soulevé d’énormes morceaux de glace. Nous ne résistons pas à l’envie d’y grimper.



Nouveau coup de klaxon, nous repartons pour plusieurs kilomètres. Un nouvel arrêt nous permet de visiter rapidement un camp de tente utilisé par l’agence Baïkal Nature.

Nous continuons notre périple quand une nouvelle faille se présente. Le choc est inhabituellement violent.



Le chauffeur sort pour inspecter la zone, nous faisons de même. Alors que tout le monde s’affaire au niveau de la piste de glace, ma maman et moi nous rapprochons de la faille. Large d’une trentaine de centimètre, elle s’étire sur plusieurs centaines de mètres. Jeannette propose d’y jeter un bloc de glace pour tester la solidité. Je tâte du pied puis, confiante, je m’élance sans attendre son test : tu vois, ça tiens, c’est solide ! Je fais quelques pas sur la faille quand soudain : CRAC ! Mon pied droit passe au travers de la (trop !) fine couche de glace. Je retire immédiatement ma jambe et constate un étrange phénomène : Je ne ressens ni le froid ni l’humidité. Dans le même temps, Jeannette bondit pour me saisir à la taille et nous projeter loin de la faille, en sécurité. Nous trébuchons et atterrissons à plat ventre, en riant aux éclats !



Que d’émotions ! Nous inspectons ensuite ma jambe, qui a trempé dans le Baïkal jusqu’en dessous du genou. De la glace recouvre mon pantalon, l’eau a gelé instantanément au contact de l’air.

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Estelle805 · 2018-10-27

Bonjour,

Voilà un carnet comme je les aime, riche, somptueux, je suis là pour la suite.

Merci, la suite arrive ! Bonne lecture

Estelle

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Meg2 · 2018-10-27

Petite pensée pour notre entourage, qui n’a pas compris notre souhait de découvrir la Sibérie en plein hiver : « Vous êtes toujours aussi cinglés ! La Sibérie, en hiver…. Mais pourquoi ?

depuis mon séjour sur les rives du Baïkal pendant l'hiver 2016, je rêve d'y retourner ! Vos photos donnent une idée du pourquoi. Mais s'y trouver pour de bon, c'est encore mieux !

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Zorba · 2018-10-27

Je découvre ce carnet qui correspond à mon projet et mes rêves. Je vais passer une agréable après midi à le lire, il a l'air bien appétissant.

Je fais tout de suite une remarque importante: Ne faites jamais voyager vos passeports par la Poste! Le seul moyen acceptable c'est UPS ou autres. Une amie a récemment laissé filer le Transibérien, pour avoir fait confiance à la Poste française!!!

Et maintenant qui paye pour les dédits?

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Estelle805 · 2018-10-27

Nos passeports ont été envoyés de l'ambassade de Bern à notre domicile par courrier recommandé et contre signature. Très peu de chance qu'il se perdent. Néanmoins, la remarque est bonne à prendre pour une prochaine fois !

Bonne lecture, la suite arrive petit à petit !

Estelle

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Estelle805 · 2018-10-27

Ce n’est que de retour dans le UAZ, chauffé, que la glace fond ! Par chance, il s’agit là de la dernière sortie de la journée. Nous atteignons bientôt le village de Oust-Bargouzine. Avec les différents arrêts, il nous aura fallu 4h pour traverser le lac. Nous sommes à présent en République de Bouriatie. Près de 25% de la population est d’origine Mongole.

Nous rencontrons Sasha et Natalie, chez qui nous passerons la nuit en compagnie de notre guide.



Leur maison est moderne, nous prenons possession de nos chambres puis nous nous retrouvons pour le repas. Selon la tradition, la table doit être aussi remplie que possible, pour recevoir le visiteur le plus chaleureusement possible.



Natalie charge donc la table avec les entrées (soupe), le plat, le dessert et les boissons. Sascha ne déroge pas à la tradition et ouvre une bouteille de Samagone. Il s’agit du nom russe qui désigne une vodka faite maison.



La première tournée (cul sec) est dédiée à la rencontre ! La boisson nous brûle la gorge. La seconde tournée (encore cul sec) est dédiée à l’amitié et la troisième (toujours cul sec), main droite sur le cœur, à l’amour. Je me suis arrêtée à la première tournée. Adrien et Jeannette ont suivi le rythme et n’ont pas souffert de gueule de bois. Selon nos hôtes, la vodka commerciale, à base de pommes de terre, est de mauvaise qualité, contrairement à la production familiale, à base de blé. Nous passons une excellente soirée et échangeons énormément sur nos cultures et pays respectifs.

Le jeudi 8 mars, nous rencontrons Kesha, qui sera notre chauffeur pour la journée. La journée est particulière en Russie, c’est la journée de la femme. Ma maman et moi serons systématiquement félicitées par tous les hommes rencontrés durant la journée : bonne journée de la femme ! La légende raconte que lors de la journée de l’homme, le 23 février, les femmes offrent des chaussettes. En échange, pour la journée de la femme, elles espèrent recevoir des diamants.😉

Nous grimpons dans un Toyota Land Cruiser et partons en direction de la baie de Tchivyrkouïski.



Pour la première fois depuis notre arrivée en Russie, le ciel est couvert, il fait moins 18, ce qui nous semble presque chaud. Après un rapide arrêt pour payer l’entrée au parc national, nous poursuivons notre route. Nous longeons le Baïkal au travers d’une forêt de pins sibériens. En été, la zone est appréciée pour ses plages de sable et ses terrains de camping. Nous faisons une halte à proximité d’un mirador





puis, plus loin, vers un lieu de recueillement chamanique.

Après avoir traversé la langue de terre qui relie la presqu’île à la ville, nous atteignons la baie de Tchivyrkouïski. Un escalier de 336 marches (encore un clin d’œil aux affluents du Baïkal) rejoint un point de vue.



Nous nous engageons ensuite sur la piste de glace, recouverte de neige. Alexis nous dépose près d’une île. Il la contourne ensuite pour nous attendre plus loin. Nous visitons de superbes grottes de glace.











Une petite balade nous permet de rejoindre le Toyota. En été, les arbres de l’île sont occupés par des colonies de cormorans.



Nous rejoignons ensuite les sources thermales de la baie des Serpents. Tout est très rustique, nous devons nous déshabiller derrière une simple palissade en bois avant de rejoindre un petit bassin, où l’eau s’écoule à 30°C. Nous profitons de l’eau chaude malgré la forte odeur de soufre.



Viens ensuite le moment de sortir de l’eau. Il fait -15°C, nous courrons jusqu’à la palissade, enlevons nos maillots de bain et tentons de nous habiller le plus rapidement possible. A peine le maillot de bain retiré, nous claquons des dents et tremblons comme des feuilles. Vite, un bonnet, vite le pull, vite le pantalon, vite la doudoune. Une fois habillée, je continue de trembler. Je me rends alors compte que c’est nerveux. Je n’ai froid qu’aux mains, tout le reste de mon corps réagit au choc de température. 45 degrés en moins, c’est violent. Nous découvrons ensuite ce qu’il est advenu de nos maillots, déposés sur la palissade. Une stalactite de glace s’est formée, les bonnets des soutiens-gorge sont durs…. comme de la glace !

Nous remontons dans le Toyota et roulons jusqu’à une yourte de pêcheurs.

Le ciel couvert se confond avec l’horizon, tout est blanc.



Dans la yourte, 6 lits sont disposés, chacun avec son trou dans la glace.



Un poêle à bois apporte une chaleur appréciée. Nous pique-niquons en compagnie de Nadya et Kesha. Nous visitons ensuite le camp de pêcheurs puis nous rejoignons un petit village comptant à peine 20 habitants. Il n’est relié à aucune route. Alarme incendie du village...


La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Zorba · 2018-10-27

Ma remarque valait pour la Poste Française. Le recommande AR n'a pas empêché le désastre. Ceci dit les Consulats russes emploient des sous traitants, cela se passe bien. Quant à l'invitation elle arrive automatiquement quand on fait une résa sur Booking.

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Estelle805 · 2018-10-27

Nous parcourrons la route en sens inverse pour rejoindre la GuestHouse et passons à nouveau une formidable soirée en compagnie de Nadya, Natalie et Sascha. L’alcool aidant, nous parvenons à nous comprendre par gestes et par mimes sans l’aide de notre traductrice, les rires fusent jusque tard dans la nuit.

Le lendemain, il neige et il ne fait « que » -8°C. La neige est bizarre, elle se dépose sur les épaules mais ne fond pas. Il suffit de frotter pour qu’elle tombe. Kesha nous sert à nouveau de chauffeur et nous rejoignons le Golfe de Bargouzine pour pêcher.



Des petites cahutes en boites sont disséminées sur la glace.



Kesha utilise une tarière pour percer l’épaisse couche de glace. Il lance ensuite une petite poignée de crevettes vivante dans le trou pour attirer les poissons.





Munis de minuscule cannes à pêches en plastique, nous nous relayons au bord du trou….. sans succès !

Après avoir parlementé avec un ami, Kesha nous invite à le rejoindre dans une petite cabane.



Le confort est sommaire, il n’y a pas de plancher mais un petit poêle à bois réchauffe l’atmosphère. Le pêcheur est un habitué, il vient tous les jours. A grand renfort de poignées de crevettes, Adrien parvient à pêcher 3 poissons, qu’il ajoute aux nombreuses autres prises de la journée.





Nous sommes heureux de cette expérience, bien qu’étant trop hyperactifs pour parvenir à patienter de longues heures à côté du trou.

Nous rebroussons chemin en voiture et traversons une superbe forêt de bouleaux enneigés. Après un bon repas de midi chez Natalie et Sasha, nous rencontrons un nouveau chauffeur et embarquons dans un minibus 9 places. Un long trajet (270 km) nous permet de rejoindre Oulan-Oude, capitale de la République de Bouriatie. Nous traversons de gigantesques foret, très rarement interrompues par de petits villages.

Nous déposons nos bagages au Baïkal Plaza, puis Nadya nous fournit un plan de ville et quelques explications. Nous partons tous les trois à la découverte de cette ville de 40'000 habitants.



Nous commençons par la place des Soviets et l’énorme tête de Lénine.



Nous poursuivons avec ce personnage et découvrons la rue Lénine, rue piétonne dans laquelle nous flânons dans quelques magasins de souvenirs.





Nous poursuivons jusqu’à une église orthodoxe puis par un marché.







Nous rentrons ensuite rapidement à l’hôtel, nous avons rendez-vous avec Nadya pour le repas. Après un excellent souper, nous passons une nuit perturbée par le bruit des trams hors d’âge.

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Estelle805 · 2018-10-27

Pour notre dernier jour de visite, nous poursuivons notre visite du centre-ville à trois. A 11h, nous retrouvons Nadya et le chauffeur, qui nous emmène au Datsan d'Ivolguinsk.



Nous visitons ce temple bouddhiste et en apprenons davantage sur cette religion grâce aux explication de notre guide, elle-même bouddhiste.







Les tables regorgent d’offrandes en tout genres et les psaumes sont récités en tibétain, langue qu’aucun fidèle ne comprend. Nous sommes un peu déçus par l’interdiction de faire des photos à l’intérieur des temples, les décors sont somptueux.



Nous retournons ensuite à proximité d’Oulan-Oude et mangeons dans un restaurant bondé. Nous sommes samedi et les habitants profitent de sortir malgré le ciel un peu voilé. Il ne fait que -10°C, nous supportons très bien la température.

Nous rejoignons ensuite le lieu de notre dernière activité. Une balade en chien de traineaux.



A peine arrivés, nous sommes perplexes. Il n’y a qu’un seul traineau et les environs se résument à un terrain de football entouré d’une piste de glace. Nous qui rêvions d’une balade en forêt, cela semble compromis. La propriétaire des chiens demande à sa fille d’emmener la meute et le traineau pour un tour de chauffe autour du terrain de foot. Nos mines se décomposent : tourner autour d’un terrain, à proximité immédiate de la route ? Bof…



Nadya nous traduit ensuite les consignes : je dois me mettre debout derrière le traineau. Stop stop stop ! Je dois conduire cette meute de chiens surexcités ? Apparemment oui. Ma maman prend place dans le traineau et j’écoute attentivement les consignes traduites par Nadya. Poser les pieds sur les patins, freiner en appuyant sur levier central, se pencher dans les virages et hurler : Ralaï Mars ! Ralaï qui ne veut rien dire mais fais avancer le chien et Mars, nom du chien dominant qui dirige la meute. Je ne fais pas la maline, ma maman s’agrippe au montants en bois du traineau, puis l’ancre qui retient les chiens est relevée et nous partons !



La vitesse nous surprend mais après quelques dizaines de mètres, les chiens ralentissent. Ils ont bien compris qu’ils avaient à faire à une novice et semblent vouloir en profiter pour se balader à leur rythme. Surgit alors à côté de nous la voiture de la propriétaire, qui hurle Ralaï, ralaï, ralaï par sa fenêtre ouverte. Les chiens reprennent leur course et le premier virage approche. Le mari de la propriétaire nous y attend et hurle à son tour. Nouvelle accélération, je braille à mon tour (sans effet vraiment concluant). Nous rions et nous amusons beaucoup. A la fin du premier tour, nous nous arrêtons et échangeons nos places.



Nous profitons de plusieurs tours de pistes, tantôt musher, tantôt passager.



Mon cri s’améliore et je finis par brailler efficacement (ce qui me vaudra un mal de gorge de plusieurs jours, il fait toujours -10°C). Nous rions aux éclats et tentons de maitriser le traineau et les chiens. Après de nombreux tours, nous caressons et félicitons chaque chien. Ils sont bien plus calmes, ce qui nous permet de les approcher sans appréhension.



Au final, même si nous rêvions d’une balade dans les bois, nous avons apprécié l’expérience et surtout le fait de pouvoir diriger (ou du moins essayer de diriger) le traineau par nous-même.

Nous repartons ensuite en voiture, faisons quelques achats au supermarché puis profitons d’un rapide tour de ville. Après une pause thé dans un petit café, nous remercions et quittons Nadya. Alexis, notre chauffeur, nous emmène à la gare. Son aide est indispensable pour trouver notre wagon et notre compartiment.



Il nous aide à transporter nos valises puis nous salue depuis le quai. Nous sommes à bord du célèbre Transsibérien, le départ est donné à 19h35.

Notre compartiment est composé de 4 couchettes, l’agence nous l’a privatisé, nous n’avons pas à partager. Il fait une chaleur étouffante dans le wagon, impossible d’ouvrir la fenêtre ou de baisser le radiateur, nous supportons difficilement. Alors que nous pique-niquons, la responsable du wagon nous apporte 3 plateaux repas. Nous l’avons déjà croisée à quelques reprises. Elle n’est pas très sympathique et ne fais aucun effort pour se faire comprendre. Par le moindre geste, pas le moindre mime pour s’expliquer. Nous ne savions pas que le repas du soir était compris dans le prix. Ce n’est pas plus mal, car il est infect. Nous continuons avec notre pique-nique et finissons par nous installer pour notre courte nuit. Le bruit, les vibrations et la température ne nous permettront pas de trouver un sommeil réparateur. Vers 2h45, la responsable du wagon ouvre la porte de notre compartiment. Nous comprenons que nous allons bientôt arriver à destination. Nous rangeons tranquillement nos affaires, ce qui lui déplait. C’est à son agacement que nous comprenons que nous devons nous dépêcher, elle souhaite remplacer tous les draps de lit avant notre arrivée en gare d’Irkoutsk. Nous attendons dans le couloir et débarquons à 3h17.

Après avoir traversé la gare, nous nous retrouvons sur le parking désert, où un chauffeur est censé nous attendre. Personne. Nous patientons quelques instants quand soudain un colosse surgit derrière nous et emporte la valise de Jeannette. Nous tentons de protester, pensant avoir affaire à un taximan avant de reconnaitre le russe baraqué qui nous avait conduit jusqu’à l’île d’Olkhon. Un rapide trajet en minibus et nous arrivons à l’aéroport. Nous devons patienter jusqu’à 9h55. Nous somnolons à tour de rôle sur des bancs inconfortables. C’est là la seule erreur de l’agence. Il existe un train qui arrive 7h, ce qui, nous l’avons constaté, est amplement suffisamment pour correspondre au vol de 9h55. Après une escale à l’aéroport Sheremetyevo de Moscou, nous atterrissons à Genève à 14h55.

En conclusion, un excellent séjour. Nous avons grandement apprécié l’aide constante de nos guides, la communication étant très difficile avec les russes. Nos connaissances d’anglais, d’espagnol et d’allemand ne nous ont été d’aucune aide. Malgré quelques à priori, les russes sont des gens ouverts et intéressés par les autres cultures. Les paysages sont sublimes et souvent sauvages.

Si nous devions y retourner, nous ajouterions une nuit sous tente/yourte sur la glace du Baïkal. Nous avons eu recours à l’agence Artel Troika pour l’organisation de ce voyage. Il nous a coûté 2'414 CHF (+ le vol à 737 CHF) par personne pour un voyage sur mesure et privé. Il est tout à fait possible de partir pour moins cher en intégrant un voyage de groupe. Attention au visa, cher et long à obtenir.

Aucun problème avec nos vols Aeroflot. Une carte décrit les 2 menus à choix et le nombre de calories est inscrit sous chaque plat…. Bizarre.

Nous avons emporté 2.5 kg de chocolat suisse dans nos valises. Un cadeau très apprécié que nous avons largement distribué à nos chauffeurs, guides et hôtes.

A bientôt pour un prochain carnet….. en Afrique Australe !

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Asiawithlove · 2018-10-27

Bonjour Estelle,

Incroyable voyage que vous avez fait. J'ai beaucoup aimé lire ce carnet.

Les photos sur la glace sont impressionnantes.

Bonne continuation pour l'Afrique.

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

RecoinsDM · 2018-10-28

Merci pour le partage de ce magnifique carnet. Ça me rappelle de bons souvenirs !

On ressent la tension que vous avez dû éprouver lorsque vous avez circulé sur le lac Baïlkal gelé. Incroyable la pureté de la glace, ce lac est une vraie merveille !

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Yemen · 2018-10-28

bonjour Estelle,

Merci d'avoir pris le temps de partager ce voyage. Un régal ! j'ajoute destination à ma liste 😉 Laurence

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Leototo · 2018-10-28

Bonsoir,

Merci pour ce récit très bien détaillé et toutes ces superbes photos qui nous ont fait bien voyager ! Les cils gelés, cela me rappelle notre voyage en Laponie.

Cordialement.

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Zorba · 2018-10-29

Merci Estelle, j'ai bien vécu votre voyage.

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Ivert · 2018-11-01

Superbe, merci !

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Lhorizon · 2018-11-01

Merci pour ce superbe retour, ça change des cocotiers ! Quelle beauté que ce Baïkal glacé...

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Bluequark · 2018-11-01

Bonsoir,

Et voilà, maintenant je veux partir au lac Baïkal en hiver (et dormir dessus;)) C’est malin.

Merci pour ce chouette carnet.

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Estelle805 · 2018-11-02

Merci pour vos nombreux commentaires !

A dispo si vous avez des questions...

A bientôt

Estelle

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

MirandaMouse · 2018-11-02

Très beau carnet !

Fascinée par la Russie je lis tout ce qui s'y rapporte sur VF, et votre carnet m'a vraiment fait voyager au cœur de ce pays si grand ! Je ne sais pas si j'irais un jour en Sibérie, surtout l'hiver (rien que de lire -30 j'ai froid...) alors j'ai pris plaisir à découvrir tout ceci par procuration et regarder vos superbes photos !

Au cas où, quelques questions quand même :

- Niveau vêtements, vous avez emmené quoi ? On voit un peu sur les photos mais en détails ? Il faut prévoir un gros budget pour ce genre de vêtements ? Du coup c'était supportable dehors ? Je n'ai jamais été confronté à de telles températures alors je n'ai aucune idée de comment on s'équipe. J'aimerais déjà faire un tour en Russie l'hiver (pas en Sibérie pour le moment) et c'est la grande question, même si à SP, Moscou et alentours il fait moins froid.

- Sur l'excursion du Baïkal (magnifique cette glace !) il y avait moyen de faire une pause pipi ? Ça peut paraître idiot comme question mais ma vessie n'a pas une autonomie de 4h, encore moins dans le froid après avoir bu du thé.

- Est-ce possible de faire tout ça sans passer par une agence ?

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Meg2 · 2018-11-03

Sur l'excursion du Baïkal (magnifique cette glace !) il y avait moyen de faire une pause pipi ?

les pêcheurs le font... Tant que les touristes ne sont pas trop nombreux, ça se fait aussi. Mais faut pas traîner longtemps fesses à l'air, surtout quand il y a du vent !

Est-ce possible de faire tout ça sans passer par une agence ?

oui mais pour rouler sur le lac, je conseillerais de faire appel à un guide local bien renseigné sur l'emplacement des failles et des zones où la glace est moins épaisse. Ou alors, rester sur les tronçons balisés et fréquentés près de la côte et du détroit des Portes d'Olhkon.

magnifique cette glace !

oui ! Notez quand même qu'elle peut être couverte de neige (manteau neigeux inhomogène, en fonction des vents : se renseigner localement), ou opacifiée en début de fonte. Fin février / début mars est généralement une belle période.

Niveau vêtements, vous avez emmené quoi ?

je laisserai Estelle répondre. Perso, j'avais emporté mes vêtements de ski de rando, plus quelques extras (moufles duvet, bottes fourrées feutre...). Je ne suis pas frileuse, mais je voulais pouvoir tenir la journée dehors, donc mon cas n'est pas forcément très représentatif.

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

MirandaMouse · 2018-11-03

Pipi devant tout le monde ? 😮 Oui les fesses à l'air ce doit être dur... pour moi qui passe ma vie aux toilettes, horreur !

Il est hors de question de conduire en Russie de toute façon, donc oui, chauffeur local, mais je pensais plutôt par rapport à l'organisation en fait. Il faut aussi pouvoir trouver le chauffeur, même s'il existe des applis spécialisées je pense qu'à ce niveau-là c'est pas pareil...

Tu n'avais pas froid au visage ? (la partie la plus difficile à couvrir).

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Meg2 · 2018-11-03

Tu n'avais pas froid au visage ? (la partie la plus difficile à couvrir).

bien sûr, ça pique un peu quand il fait -30°C. Notez quand même qu'en mars, dans le sud de la Sibérie, vous aurez plus souvent -10°C que -30°C en journée.

Je portais des lunettes de soleil à indice variable (peu opaques par temps couvert) pour couper le vent, un bonnet, et un tour de cou en laine ou en polaire coupe-vent (selon la météo) que je pouvais remonter jusqu'au nez, voire jusqu'aux lunettes. Au besoin si conditions vraiment dures (froid + vent), un masque de ski. Attention, si on se couvre trop, on a de la condensation de vapeur d'eau en particulier au niveau du nez, ce n'est pas agréable. On dose au feeling.

Mais bon, c'est un froid sec, pas si difficile à supporter si on n'a pas de problème de circulation. Penser au proverbe qui dit qu'il n'y a pas de mauvais temps, il n'y a que de mauvais vêtements (c'est optimiste, mais y a un petit fond de vrai...)

Pipi devant tout le monde ? 😮

ça choque moins en Sibérie qu'ici. Ils ont l'habitude de se mettre à poil dans les vestiaires des saunas.

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Ticapi · 2018-11-03

Superbe carnet, merci pour le partage.🙂

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

MirandaMouse · 2018-11-03

En fait j'ai "peur" car j'ai fini à tallinn fin septembre il faisait 8 mais très humide su vent et j'ai eu l'impression de me transformer en glaçon surtout au visage. J'avais une chapka et une grosse écharpe que je montais jusqu'au nez et en effet je sentais la condensation du coup pour -20 j'ai peur !

En effet j'ai des problèmes de circulation mais aux jambes d'où mes interrogations.

Merci de ta réponse !

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Ticapi · 2018-11-03

On supporte beaucoup mieux le froid sec.

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

MirandaMouse · 2018-11-03

En effet ! Jusqu'à une certaine limite j'imagine...

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Ticapi · 2018-11-03

En effet ! Jusqu'à une certaine limite j'imagine...

Oui, je pense. Je ne suis jamais allée au-delà de -18 degrés.

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Estelle805 · 2018-11-04

Très beau carnet !

Fascinée par la Russie je lis tout ce qui s'y rapporte sur VF, et votre carnet m'a vraiment fait voyager au cœur de ce pays si grand ! Je ne sais pas si j'irais un jour en Sibérie, surtout l'hiver (rien que de lire -30 j'ai froid...) alors j'ai pris plaisir à découvrir tout ceci par procuration et regarder vos superbes photos !

Au cas où, quelques questions quand même :

- Niveau vêtements, vous avez emmené quoi ? On voit un peu sur les photos mais en détails ? Il faut prévoir un gros budget pour ce genre de vêtements ? Du coup c'était supportable dehors ? Je n'ai jamais été confronté à de telles températures alors je n'ai aucune idée de comment on s'équipe. J'aimerais déjà faire un tour en Russie l'hiver (pas en Sibérie pour le moment) et c'est la grande question, même si à SP, Moscou et alentours il fait moins froid.

- Sur l'excursion du Baïkal (magnifique cette glace !) il y avait moyen de faire une pause pipi ? Ça peut paraître idiot comme question mais ma vessie n'a pas une autonomie de 4h, encore moins dans le froid apr��s avoir bu du thé.

Bonjour Miranda,

Merci pour vos commentaires. Je ne vais répondre qu'à quelques questions puisque Meg2 s'est chargée de répondre à ma place.

Pour les pauses pipi, il est possible de s'abriter derrière des blocs de glace soulevés par une faille ou derrière le véhicule. Le plus dur étant bien évidemment d'avoir les fesses à l'air par moins 30 degrés.

Niveau équipement, nous avons emportés : des sous-vetêments thermiques (type Odlo extra-warm), pull polaire, doudonne, veste coupe-vent, pantalon de ski, tour de cou en polaire, écharpe, bonnet, gants de ski, chaussettes en laine, chaussures d'hiver (utilisée pour la raquette à neige), masque de ski et lunettes de soleil. Le technique de l'oignon (couche sur couche sur couche) est indispensable, tout comme le fait de privilégier un matériel de qualité. Amateurs de sports d'hiver, nous n'avons pas acheté de matériel spécifique pour ce séjour.

Pour protéger mon visage, j'utilisais le tour de cou en polaire que je remontais sur mon nez. Des lunettes de soleil ou le masque de ski faisait l'affaire pour le haut du visage. A noter qu'il existe des masques de ski avec tour de cou intégré. Tout le visage est couvert !

Il est également possible d'emporter des chaufferettes pour se réchauffer. Malgré tout cet attirail, j'ai eu froid aux pieds tous les jours (je suis sensible donc je courrais sur place pour me réchauffer). Le programme était bien pensé, nous n'avons que peu souffert du froid. Il est presque toujours possible de s'abriter dans la voiture, de trouver un café à proximité ou de courir quelques mètres et s'agiter pour se réchauffer.

Comme expliqué, le froid sec est plus supportable.

A bientôt

Estelle

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

MirandaMouse · 2018-11-04

Ok merci !

En effet, ça en fait des couches 😮 Je n'ai rien de tout ça, vous savez combien ça peut couter du coup pour s'équiper ? (je n'ai jamais été au sport d'hiver ou dans le grand froid).

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Estelle805 · 2018-11-04

Le budget peut malheureusement monter très vite. Je pense que l'équipement complet avoisine les 1000-1500 euros. L'idéal est de trouver un magasin de déstockage ou de profiter de tout acheter au printemps, lors des soldes.

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

MirandaMouse · 2018-11-04

Ah oui pour moi c'est carrément le cout de mon dernier voyage d'un mois en Russie 😮 J'avoue je ne mettrai pas cette somme pour des vêtements pour UN voyage.

Merci de ta réponse.

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Estelle805 · 2018-11-04

Je comprends. Pour un seul voyage cela ne vaut clairement pas la dépense.

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Groschats · 2018-11-04

Bonsoir,

Extra ce carnet et original.

Je me demandais... Est ce possible de se débrouiller seul par exemple lors d'un trajet avec le transibérien ?

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Estelle805 · 2018-11-05

Bonjour Olivier,

Oui, il est possible de se débrouiller seul. Nous avons profité de l'aide de notre chauffeur pour trouver notre wagon et notre compartiment. Je suis persuadée qu'en présentant votre billet aux agents du train ils vous aideront à trouver votre siège.

L'employée en charge de notre wagon était antipathique, ce qui n'est sans doute pas une généralité. Vous trouverez toujours quelqu'un pour vous aider.

Bonne journée

Estelle

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Groschats · 2018-11-05

Re.... Oups pardon. Mon message était ambigu je le reconnais...

Je voulais dire... Venir en solo par le train et pouvoir circuler vers le Baïkal sans agence ?

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Estelle805 · 2018-11-05

Je suppose que oui, mais il sera nécessaire d'avoir quelques bases en cyrillique.

Pour la traversée du lac en solo, non, beaucoup trop dangereux. La présence d'un guide est indispensable.

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Meg2 · 2018-11-05

que voulez-vous dire par "circuler vers le Baïkal" ?

Si vous voulez visiter les villages riverains, aucun problème, il y a chaque jour des marshrutkas (minibus) qui partent du marché central à Irkoutsk, c'est faisable même sans réservation. Il y a des gîtes et hôtels-restaurants, notamment à Listvyanka (embouchure de l'Angara) et à Khuzhir (île d'Olkhon), rarement tous pleins, à proximité des terminus de marshrutkas. Ca permet déjà d'avoir un bel aperçu de la glace du Baïkal.

Si c'est rouler sur le lac, je réponds comme Estelle : attention, il y a chaque année quelques voitures (ou plus rarement un cycliste ou un piéton...) qui passent à travers la glace. Certains naufragés s'en tirent indemnes ou presque, d'autres finissent noyés et/ou congelés. Les emplacements à risque aussi bien que la période gel / dégel varient un peu d'une saison sur l'autre —> ne pas se contenter de renseignements approximatifs ou de blogs des années précédentes...

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Groschats · 2018-11-05

Merci beaucoup pour tes explications...

Non. Je ne prévois pas d'aller sur le lac gelé tout seul. 😉

Ce n'était pas prévu non plus. Mais en découvrant de carnet, cela m'a juste plu et je me suis dit que je pourrais y faire une halte. La seul chose de prévu est le train pour le moment...

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Sylvy · 2018-11-07

Ah oui pour moi c'est carrément le cout de mon dernier voyage d'un mois en Russie 😮 J'avoue je ne mettrai pas cette somme pour des vêtements pour UN voyage.

Bonsoir Miranda Les vetements chauds ça se loue

Eric

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

NRJ92 · 2018-11-16

Bonjour et merci pour ce compte rendu qui nous montre vraiment ce qui nous attend pour ce voyage. En effet, je vais le faire avec 3 amies en mars 2019 ! quelques questions me viennent déjà… aviez-vous trouvé sur place des crampons pour vos chaussures, avez-vous utilisé les chaufrettes pieds et mains, des moufles ou des gants, la nuit aviez-vous froid ? Avez-vous quelques conseils ? Cordialement Françoise

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Bidul38 · 2018-11-16

Merci pour partage qui m'a fait passer un super moment de rêve. C'est un endroit où nous rêvons d'aller mais plein de choses font que nous ne pourrons jamais y voyager. Par ce CR et ces belles photos nous y sommes un petit peu. Merci encore.

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Pikaxu · 2018-11-17

Bonjour Estelle. Félicitations, "Standing Ovation" et tout et tout 🙂 😎 😮 Vraiment ! Pas seulement pour le voyage, mais aussi (surtout) pour ce Carnet de Voyage, qui se boit d'une seule traite, avec des photos et des renseignements descriptifs excellents. Je me fais vieux, mais mon amie (Estonienne d'origine Russe) un peu plus jeune que moi a envie de visiter le lac Baïkal (et moi de le traverser en hiver). J'ai un vieux "Land Discovery" avec lequel je suis allé de Bayonne au Pamir en passant par ... le lac Balkash, au Kazakhstan (le petit frère du lac Baïkal), et je prévois d'aller à Irkoutsk + Baïkal, et plus loin avec mon Disco, mais en été (le chauffage-dégivrage est un peu en panne !). Toutefois, le lac Baïkal en Hiver me tente depuis quelques années (= le film "Dans les forêts de Sibérie") et votre Carnet tombe à pic. Plan de base : je rejoindrais mon amie en Estonie. De chez elle (Narva, à la frontière Russe) à St-Pet il y a des Bus rapides directs [~ 200 bornes], et nous sommes allés plusieurs fois voir des ballets au Théatre Mariinsky. On prendrait une ligne intérieure depuis l'aéroport de St-Pétersbourg. À Irkoutsk on prendrait le train. Je suppose qu'autour du Baïkal les Bouriates comprennent suffisamment le Russe pour qu'elle se fasse comprendre pour le logements sur place, et les locations de minibus et chauffeurs spécialisés, recommandés ou contactés par l'Agence, sans doute. Donc ce serait train + chauffeurs spécialisés + logement, tout ça partiellement préparé avec l'Agence Artel Troïka (ou autre ???) avec une répartition "Organisé par Eux / organisé par Nous" à définir. Durée totale : une semaine (mon amie bosse encore, sa retraite c'est dans trois ans !!!). Si les Bouriates sont totalement hermétique au Russe, merci de me dire, car cela impactera le contour de la prestation de l'Agence. Merci, et encore BRAVO !!! Vive les rêves ... et leur réalisation 😛 !!!

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Meg2 · 2018-11-17

Je suppose qu'autour du Baïkal les Bouriates comprennent suffisamment le Russe

les Bouriates de Russie sont citoyens russes, dans un pays où 100% des enfants sont scolarisés au moins jusqu'à 16 ans, et apprennent tous à lire, écrire et parler en russe, langue officielle du pays. Il en est de même pour tous les peuples de Russie, du fin fond des vallées du Caucase jusqu'au bout du Kamtchatka...

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Pikaxu · 2018-11-17

Je suppose qu'autour du Baïkal les Bouriates comprennent suffisamment le Russe

les Bouriates de Russie sont citoyens russes, dans un pays où 100% des enfants sont scolarisés au moins jusqu'à 16 ans, et apprennent tous à lire, écrire et parler en russe, langue officielle du pays. Il en est de même pour tous les peuples de Russie, du fin fond des vallées du Caucase jusqu'au bout du Kamtchatka...

Merci Meg2. Mais je suppose que les Instit'Bouriates ont l'accent ... Bouriate. Mon fils Antoine, alors tout petit, est revenu de son école de Bayonne en disant à sa mère (Instit'Parisienne) "La maitresse elle parle très mal, on comprend rien". Je suis passé par pas mal de pays en "-stan" (Kazakhstan, Kirghizstan etc ...) et j'ai vu que le Russe de base passait partout (Daroga et Most, route et pont, essentiellement) mais la mère de Safy Nebbou qui a tourné un film là bas ("Dans les forêts de Sibérie") me disait que les équipes de Moscou (des Russes) avaient du mal à se faire comprendre des Bouriates. Alors je cherchais un avis vécu sur place.

J'ai passé deux ans en Irlande à modifier un bateau de pêche. Mais après plus de 30 ans dans les milieux Américains avec divers accents Anglais : Inde, Nigéria etc) j'ai eu un mal de chien pour comprendre l'Anglais des trois quinquagénaires Irlandais du chantier naval.

Autre exemple dans une équipe de trois British spécialistes en "Positionnement" (Installation Pétrolières en mer, mon boulot pendant 38 ans) il y avait un Écossais de 30 balais dont je ne comprenais pas l'accent bizarre. Ses collègues Anglais m'ont dit que eux non plus, et que, à leur avis, seuls leurs moutons comprenaient les habitants de son bled en Écosse (en parlant de l'Anglais) 🤪

Enfin, mon père était Auvergnat et comprenait très bien le "Français" du fermier d'à coté, mais c'était imbitable pour nos cousins de Bourg-la-Reine, et moi je captais l'essentiel à force de l'entendre, mais sans plus. J'ai aussi travaillé 3 ans dans l'agriculture dans les Landes (Dax). Il faut un lexique et un décodeur de son ... J'habite Bayonne, c'est plus clair (sauf en Basque, mais c'est une autre langue). De nos jours, à la télé j'entends souvent un langage que je ne comprends pas bien et qui est d'ailleurs sous-titré ... en Français 🙂.

Alors, les Bouriates ont-ils l'accent Marseillais, Lyonnais, Alsacien, ou Parisien (je me comprends 😉 ) . Mon amie est originaire de Saint-Pétersbourg, pas de Sibérie.

Bon, on verra sur place, mais je pense prudent d'avoir un(e) interprète local(e) sur les glaces du lac (risque majeur). Pour l’hôtel, le train et le reste, y'a pas ni pwoblèm patwon 😇 mon amie se débrouillera, on risque juste une gastro 😛. Encore merci.

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

HollyMenard · 2018-11-17

Estelle un tres grand merci pour ce reportage EXTRAORDINAIRE au vrai sens du terme . Vos photos sont sublimes et reflètent merveilleusement ce voyage que nous refaisons avec vous ! Merci merci merci . J'ai eu l'immense bonheur d'accompagner un circuit pour le Club Med ' entre Amour et Volga' il y a tellement longtemps ( en 86 !!!) j'en ai gardé un souvenir inoubliable . mais je ne l'ai pas fait à cette saison et l'image du " docteur Jivago " n'était pas du voyage . Je reste fascinée par la Sibérie . ( Sylvain Tesson est un auteur qui m'impressionne bcp aussi ). Tout de bon , comme on dit chez vous . MERCI

La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal

Meg2 · 2018-11-17

les équipes de Moscou (des Russes) avaient du mal à se faire comprendre des Bouriates.

Si les Moscovites ont parfois du mal à se faire comprendre dans les steppes d'Asie Centrale, à mon avis, c'est parce qu'ils parlent vite en avalant davantage les syllabes non accentuées. Personnellement, je trouve le russe des Bouriates ou des Kazakhs plus facile à comprendre que celui des Moscovites, et je n'ai pas eu de problème pour me faire comprendre...

Mais je suppose que les Instit'Bouriates ont l'accent... Bouriate

oui, j'ai parfois rencontré des Bouriates qui avaient un accent à couper au couteau, mais pas tous, et ça n'est pas un problème. Les Russes, en particulier en Sibérie où il y a moins de touristes, apprécient le simple fait que moi, touriste occidental, j'avais fait l'effort d'apprendre leur langue. Et si je leur demandais de répéter moins vite, ils le faisaient. Sinon, pour ce qui est des Russes russes (majoritaires dans l'oblast d'Irkoutsk), les accents sont beaucoup moins différenciées qu'en France malgré l'étendue du pays.

on risque juste une gastro

à mon avis pas plus qu'en France

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