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L'Algérie d'est en ouest
Discussion started by Anana22 on 2018-11-01
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L'Algérie d'est en ouest
Anana22 · 2018-11-01
Bonjour à tous,
J’ai choisi de me lancer dans mon premier carnet de voyage (donc excusez moi s’il n’est pas à la hauteur !) sur mon voyage en Algérie, de l’Est jusqu’à l’Ouest, de Constantine à Tlemcen en seulement 10 jours. Je tiens à ce carnet car l’Algérie est une destination méconnue qui intéresse peu de monde, surtout en comparaison à ses voisins tunisiens et marocains, et quand elle intéresse c’est souvent pour le Sahara. Les villes du nord aussi valent le coup d’œil.
De la manière qu'on s'autorise des "escapades" de quelques jours dans les capitales d'Europe, les villes du nord de l'Algérie aussi peuvent constituer des destinations idéales pour un week-end prolongé. Les vols à partir de France sont nombreux, peu chers hors saison (la meilleure période), les visas faciles à obtenir (et le seront de plus en plus), les francophones nombreux et le coût de la vie sur place dérisoire.
Certes, rien n'est fait pour le touriste. Vous ne trouverez pas de brochures touristiques, pas de panneaux indicatifs, pas de panneaux bruns pour vous indiquez les sites à ne pas rater mais les algériens compensent largement ce manque. Pas de panneau d'affichage dans l'aéroport ? Il y aura toujours quelqu'un, dans mon cas un policier, pour venir vous chercher quand votre embarquement commence. Pas de guide dans un musée ? C'est l'agent d'accueil qui vous suivra pour tout vous expliquer. Pas de sandwich dans le taxi collectif ? C'est les autres passagers qui vous en trouverons un. C'est ça l'Algérie, un peuple accueillant, spontané et toujours près à apporter son aide.
J'espère que mon carnet sera à la hauteur de ce que ce pays m'a offert et qu'il vous donnera envie de la découvrir pour un Week-end ou plus !
L'Algérie d'est en ouest
Anana22 · 2018-11-01
Première étape : Constantine
Je décide d’y rester trois jours, c’est beaucoup, mais c’est surtout pour des raisons personnelles. J’y avais passé un mois donc j’avais choisi de privilégier une visite « rapide » pour pouvoir consacrer du temps à mes amis sur place. Il y a néanmoins de quoi y consacrer plus d'une journée. Je n'ai par exemple pas eu le temps de retourner à la Mosquée de l’Emir Abdelkader ou sur le Campus dessiné par Niemeyer que j’avais beaucoup aimé la première fois.
Je suis arrivée vers 10h et ai directement foncé au Monument aux Morts avec sa vue imprenable sur la vallée. J’ai emprunté le chemin qui descend du Monument au Pont Sidi M’Cid qui offre une vue sur les gorges que j’avais déjà adoré lors de mon premier voyage (j’avais la chance de loger juste à côté). La traversée du pont, qui bouge avec le vent et les voitures, offre encore une vue imprenable et vertigineuse sur l’oued Rhumel. Le téléphérique était malheureusement en travaux.

Le Monument aux Morts


Le Pont Sidi M'Cid
Nous retournons ensuite au Centre Ville dans un restaurant traditionnel. Il y a quatre ans lors de mon premier voyage, les restaurants proposaient surtout des chawarmas et des grillades, j’ai été surprise de trouver des restaurants de cuisine traditionnelle mais c’était excellent et l’ambiance était vraiment sympathique.
La suite se limite, volontairement, au Palais du Bey qu’il est possible de visiter avec un guide francophone et à la passerelle Perrégaux (descendre à pied plutôt qu’en ascenseur offre une magnifique vue sur la passerelle).

Le Palais du Bey

La passerelle Perrégaux
J’ai ensuite continué à me balader dans les rues du centre-ville bien réaménagées depuis 2014. Pour finir, nous sommes descendus au pont des chutes où l’on réalise enfin pourquoi la traversée du pont Sidi M’Cid donne le vertige !

Centre-ville

Vue du pont des chutes
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Anana22 · 2018-11-01
Deuxième étape : Djemila
Le deuxième jour, je pars aux aurores avec un ami pour rejoindre Djemila, d'abord en prenant le bus jusqu'à El Eulma puis en prenant un autre bus qui emprunte une route sinueuse jusqu'à Djemila. La route est magnifique puis on arrive à une petite gare routière, un portail, un vendeur de souvenir sans s'imaginer ce qui nous attend derrière ce portail.
Les ruines romaines classées au Patrimoine Mondial de l'Unesco sont largement à la hauteur de mon imagination. Comme d'habitude en Algérie, le prix d'entrée est dérisoire, surtout face à ce qui nous attend. Un guide est disponible, mais pressés par le temps nous décidons de visiter les lieux seuls. Le musée tout d'abord, qui offre de nombreuses mosaïques d'une taille impressionnante et remarquablement conservées. Puis au bout d'un chemin, on les aperçoit sous un soleil rasant, le ciel gris au milieu des montagnes, les ruines de Djemila, la belle. Elles sont magnifiques, silencieuses, on n'est seuls au monde !

Musée


Théâtre

Temple Septimien

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Anana22 · 2018-11-01
Troisième étape : Béjaïa
Je décide de faire le trajet en taxi collectif, avec au choix, une halte à Sétif ou un direct (plus rare). Je trouve un taxi direct dès mon arrivée à la gare mais je suis la première et le départ n'est possible que lorsque le taxi est complet. Avant de repartir travailler, mon hôte me confie à une passagère qui rejoint aussi Béjaïa. Le taxi ne se remplissant pas, elle décide de prendre un taxi pour Sétif puis un bus jusqu'à Béjaïa. Je m'apprête à la suivre lorsqu'un couple arrive permettant enfin au taxi de démarrer. J'arrive finalement à Béjaïa qu'à 15 heures alors que je prévoyais d'y être pour midi. La route est magnifique mais sinueuse, mon estomac peine à résister !
Dès mon arrivée, il ne nous reste que trois heures pour visiter Béjaïa avant la nuit, autant dire que c'est mission impossible. Nous fonçons directement vers le parc de Gouraya, le Cap Carbon et le pic des singes. Les singes font le spectacle et j'adore, les locaux qui m'accompagnent un peu moins. La nature elle aussi se donne en spectacle, les panoramas sont magnifiques, la montagne se jette directement dans la mer et le ciel chargé donne encore plus de magie aux lieux (enfin, c'est une question de point de vue mais j'adore les ciels chargés).





Je devais initialement quitter Béjaïa le lendemain pour Alger mais avec mon arrivée plus tardive que prévue et ces premières vues de Béjaïa qui m'ont séduites, je décide de repousser mon départ et de consacrer une journée supplémentaire à Béjaïa. Finalement, le temps est exécrable (pluie, boue, vent, brouillard…) le lendemain matin, heureusement l'après-midi est plus clément et nous pouvons visiter la côte ouest de Béjaïa qui tient ses promesses.

Ce qui me plaît également à Béjaïa c’est l’ambiance. Généralement quand je disais que j’avais passé un mois à Constantine les gens grimaçaient ou me disaient que Constantine est une ville « fermée » ou « conservatrice ». Pour ma part, les villes algériennes, c’était Constantine. J’ai aimé Constantine, j’aime toujours Constantine, mais effectivement l’ambiance n’y est pas la même qu’à Béjaïa (ou encore Alger et Oran que j’ai vu par la suite). Bref, l’atmosphère particulière de Béjaïa, son côté "rebelle", m’a séduite. Peut être parce que je viens d’une région qui revendique aussi sa langue et sa culture je me suis sentie proche de Béjaïa et sa région.
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Anana22 · 2018-11-01
Quatrième étape : Alger
C'est donc avec un jour de retard que je prends la route pour Alger, toujours en taxi collectif. Il existe aussi un train mais il part à 6 heures du matin puis bizarrement j'aime l'ambiance des taxis collectifs, je suis comme au cinéma. J'aime attendre qu'il se remplisse et découvrir petit à petit les "personnages" avec qui je vais voyager. Comme je ne comprends pas l'arabe, je suis spectatrice. J'aime voir la vieille dame qui partage sa bonne nourriture avec tous les passagers, j'aime entendre le jeune du fond hurler sur le chauffeur qui ne va pas assez vite, j'aime voir les passagers débattre sur les jeux qui passent à la radio et pouffer de rire en écoutant la réponse que vient de donner "Soumia qui nous appelle d'Alger".
J'arrive finalement peu avant midi à Alger et je rejoins Bab Ezzouar où je suis logée chez une amie. Après le repas nous nous lançons à l'assaut de la ville en tramway puis en métro. Après deux jours à Paris avant mon départ pour l'Algérie, le métro constitue pour moi une hantise, je lui préfère généralement le tram, le bus ou tout autre moyen qui ne m'enterre pas sous terre dans un endroit crasseux. Le métro d'Alger m'a réconcilié avec le métro, propre, fonctionnel, lumineux, comme quoi métro peut rimer avec agréable.
Nous commençons par une balade dans les Jardins d'Essai du Hamma qui sont un véritable havre de paix et offrent une belle vue sur le Mémorial des Martyrs. Fort pratique puisque nous n'aurons pas le temps d'y monter. Il est 17 heures quand nous quittons les Jardins et fonçons vers le Centre Ville.

Jardins d'Essai du Hamma
Il nous reste seulement une heure avant que la nuit commence à tomber et nous enchainons, Grande Poste, place Emir Abdelkader, front de mer jusqu'à la Place des Martyrs et la mosquée Ketchaoua en bas de la fameuse casbah. Les façades, d'un blanc éclatant, ne font pas mentir le surnom d'Alger la Blanche.




L'Algérie d'est en ouest
Anana22 · 2018-11-01
Cinquième étape : Tipaza
Viens le moment de faire ce choix crucial, entre Tipaza et la Casbah d'Alger. Initialement, je devais passer une journée et demi à Alger et une journée à Tipaza. Malheureusement j'ai pris une journée supplémentaire à Béjaïa et en un après-midi il était illusoire de faire les Jardins d'Essai, Alger centre et la Casbah. Après de nombreuses hésitations, mon amie ne connaissant ni l'un ni l'autre nous nous décidons pour la Casbah. Et de mon côté je me décide à revenir à Alger pour un Week-end dès que j'en aurais l'occasion pour voir cette fameuse casbah, revoir Tipaza et consacrer plus de temps à la capitale.
Pour nous rendre à Tipaza nous prenons le bus à partir de Alger. C'est long, mais comme le taxi collectif, le bus est animé et le temps passe vite. Nous arrivons à Tipaza vers 11 heures et le receveur du bus nous fait sortir à l'entrée de la ville. Plus loin sur la route, sur la droite, je reconnais le symbole Unesco. Nous payons l'entrée et découvrons des ruines, moins bien entretenues qu'à Djemila mais le contraste entre la couleur orangée des ruines, les différentes teintes de vert de la végétation et la bleu de la mer est saisissant. Nous descendons vers le port, très animé, où nous nous régalons de sardines grillés.



Nous découvrons ensuite la deuxième partie du parc, mieux entretenue mais aussi plus touristique. Néanmoins, il est facile de s'éloigner de la foule, principalement constituée de touristes algériens. Les lieux sont magiques et j'ai rarement vu une nature aussi belle qu'à Tipaza.


J'avais entendu par ci par là que Tipaza était "trop" touristique. Finalement, en tout cas en octobre, c'est un tourisme local. De manière générale, en Algérie, on ne croule pas sous les cars de touristes, les stands de cartes postales, les magasins de souvenir ou les rabatteurs. Au final j'ai trouvé ça très agréable d'avoir la possibilité de m'acheter quelques souvenirs dans une ambiance familiale, loin du tourisme de masse qu'on m'avait vendu (je rappelle que j'y étais en octobre, en été je n'en sais rien!).
Nous devions initialement nous arrêter au Mausolée Royal de Maurétanie malheureusement, quelques soucis pour trouver un bus pour Alger nous ont obligé à y renoncer. Nous avons finalement pris un taxi jusqu'à Bou Ismail puis un autre jusqu'à Alger. Là encore, ce sera pour une prochaine fois !
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Anana22 · 2018-11-01
Sixième étape : Oran
Dernière étape de mon voyage, Oran où j'arrive en début d'après-midi après 5 heures de taxi collectif. Après avoir déposé les bagages et pris le repas nous partons pour le Fort de Santa Cruz. Après une petite erreur d'itinéraire nous arrivons enfin au fort vers 16h35, malheureusement le fort vient de fermer (ouvert jusqu'à 16h35). Nous ne le verrons donc que de l'extérieur. Nous descendons vers la chapelle de Santa Cruz avec sa vue splendide sur Oran.


Nous reprenons alors la voiture pour rejoindre, encore plus haut, le Mausolée Sidi Abdelkader et la mosquée attenante et sa coupole dorée. Là encore, le téléphérique n'est pas en fonction. De là nous avons une vue magnifique d'un coté sur Oran et le fort de Santa Cruz et de l'autre côté sur le port militaire de Mers El Kébir et ses sous marins.

Un petit tour au Centre-Ville et la nuit tombe déjà. Pour une fois j'ai le temps, je serais encore à Oran le lendemain. Nous visitons alors le Centre-Ville et ses façades qui me rappellent l'Espagne ou Cuba. Un petit tour sur le front de mer pour boire un "panaché" algérien (citronnade avec une boule de glace citron), puis nous rejoignons la cathédrale transformée en bibliothèque et le musée du Zabana. Le musée présente une collection d'histoire naturelle, dans des vitrines à l'ancienne qui sentent le formol, on est transporté dans une autre époque !


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Anana22 · 2018-11-01
Septième étape : Tlemcen
A partir d'Oran nous décidons d'aller passer la journée à Tlemcen, toujours en taxi collectif. Nous arrivons à la gare routière rutilante mais un peu excentrée, puis rejoignons le "bled" en taxi individuel. Nous commençons par visiter la mosquée El Méchouar, très jolie de l'extérieur, très austère à l'intérieur, avant de continuer vers le palais El Méchouar magnifiquement rénové. Il rappelle Séville ou Grenade, le calme en plus.



Après la visite, nous tentons de rejoindre Lalla Setti, un parc de loisir et un mausolée en hauteur, en téléphérique. Frappée depuis le début des mes vacances par la malédiction des téléphériques je suis rassurée les voyant au loin faire des aller-retours. Malheureusement, la malédiction continue, et ce sont simplement des essais pour la réouverture des téléphériques le 1er novembre. Dommage, le taxi est notre ami. Lalla Setti offre une belle vue sur la ville, malheureusement tout est vide en ce mardi matin. Nous mangeons près du parc et enfin celui ci commence à se remplir d'enfants qui profitent des tours en dromadaire, en poney, en voiturettes électriques ou encore en calèche.

Nous n'avons malheureusement pas le temps de trainer car il faut rejoindre les grottes de Beni Add. Après une négociation avec le chauffeur de taxi il accepte de nous faire passer par les cascades d'El-Ourit, à sec, avec une vue sur un pont ferroviaire construit par la société de Gustave Eiffel. Nous arrivons ensuite aux fameuses grottes, assez touristiques (comme Tipaza, c'est relatif) qui sont époustouflantes. Le chemin avec les rampes en fer forgé nous ramène dans un autre temps (les photos par contre sont loupées). Pour finir devant la grotte, plusieurs stands vous attendent avec du thé préparé de manière traditionnelle, un régale qu'on regrette une fois insomniaque…

Et voilà la fin de mon voyage en Algérie. J'espère que le carnet vous aura plu autant que le voyage m'a plu et qu'il vous aura donné envie de découvrir l'Algérie !
L'Algérie d'est en ouest
Joim · 2018-11-02
Merci pour ce carnet de voyage qui nous fait (re)-découvrir ces magnifiques villes du littoral;
Pouvez vous nous indiquer comment faire pour avoir la vue sous les ponts de Constantine?
Merci
L'Algérie d'est en ouest
Anana22 · 2018-11-03
Bonjour,
Merci ! Pour avoir la vue sous les ponts il faut rejoindre le pont des chutes (sur google map il n'a pas de nom mais est juste en aval du Pont Sidi M'Cid). On le rejoint à partir de la place des martyrs par une route qui descend dans la vallée (CW 2 et CW 44 a priori).
L'Algérie d'est en ouest
Stayfi69 · 2018-11-11
Très beau récite de voyage.
Et merci d'avoir montré qu'il n'y a pas que le Sahara à visiter en Algérie.
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Michant · 2018-11-28
Bonjour Anna,
Eh bien pour un premier carnet de voyage, c'est plutôt une réussite, et contrairement à ce que tu crois il est "à la hauteur"! Si, si! 😉
Et il mérite mieux que 3 participants et 620 affichages!
Merci de m'avoir fait revivre mon séjour... il y a fort longtemps, dans ce beau pays, grâce aux superbes photos qui accompagnent ton récit!
Cordialement
Michel
L'Algérie d'est en ouest
Pikaxu · 2018-12-02
Bonjour Anna.
Bravo et merci. Très beau carnet de voyage très bien réalisé. Je connais un peu le Nord de l'Algérie. J'étais coopérant en 1968-69, peu après l'indépendance, et ma mère, Franco-Anglaise, était née à Médéa en ... 1914 (et on avait des cousins, petits agriculteurs, dans la Mitidja, avant 1962).
J'ai surtout découvert Alger et l'Algérois, Médéa (forcément), les gorges de la Chiffa, Tipaza, la corniche de Djidjelli, Les Aurès, le M'zab, et, bien sûr, le Sahara (Tam / Garet / Djanet) où je suis retourné plusieurs fois. La dernière fois c'était en 2015 pour 12 jours de marche dans la Tadrart, et j'en ai profité pour revoir un vieux pote Algérien (copain de promo, 1966) à Alger, pendant 4 jours.
Mais, du coup, je me dis que si je retourne voir le pote en question (à nos âges, 74 ans et plus, on y pense, comme "un dernier pour la route"), je pourrais en profiter pour vadrouiller dans le nord, grâce à toi et à ton merveilleux carnet de voyage. 😉
Tu dis que pour les visas c'est devenu facile. Avant (y compris en 2015), il fallait une lettre d'invitation d'un Hôtel, ou d'une Agence de voyage (ex : Tamera en 2015). Est-ce que ça a disparu ?
Coté accueil, je n'ai pas à me plaindre (ni en 1968-1975 pour des escalades Sahariennes, ni en 2015 récemment) mais je pense qu'une jeune femme de 27 ans bénéficie d'un capital-sympathie que n'aura pas un vieux chibani de 74 ans ! 😊
En tout cas, merci de m'éclairer sur les visas.
Bonne continuation. Le monde est (encore) vaste.
L'Algérie d'est en ouest
Julyinaugust · 2018-12-03
Bonjour Anna,
Merci pour ce beau carnet de voyage qui conforte mon envie de découvrir le nord de l'Algérie :) (Je ne connais que le sud, magnifique !).
Si j'ai bien compris, vous avez voyagé seule, cela n'a t-il pas été pesant en tant que femme et vous êtes vous toujours sentie en sécurité ?
Je m'interroge aussi concernant le visa, n'avez vous pas eu besoin d'une lettre d'invitation d'une agence pour l'obtenir ? Les conditions d'obtention me semblent en effet toujours compliquées à ce jour.
Merci par avance et bonne journée
Julie
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Voyageur1606 · 2018-12-03
Et merci d'avoir montré qu'il n'y a pas que le Sahara à visiter en Algérie.
Le problème au nord c'est la densité de population très importante et surtout la saleté.
Ça ne sera jamais aussi beau et sauvage que le sud.🙂
L'Algérie d'est en ouest
BGuérin · 2018-12-03
Bonjour,
Oui, il faut une invitation pour obtenir le visa. Le plus simple est une réservation d'hôtel. En ce qui me concerne, j'ai choisi de passer dans le même hôtel pour la nuit après mon arrivée, et la nuit avant mon départ, ainsi la réservation de ce seul hôtel indique mes dates de début et de fin de séjour que je présente pour le visa. Et entre les 2, je fais des visites en allant dans d'autres endroits.
C'est vrai qu'une femme européenne peut être sollicitée par des algériens, sûrement plus qu'elle le serait dans d'autres pays. J'en parle par expérience, j'ai une fille qui est désormais mariée à un algérien (mais de son plein gré !).
L'Algérie d'est en ouest
Gallygally · 2018-12-03
Merci beaucoup pour ce carnet de voyage fort intéressant.
J'envisage les villes algériennes dans quelques mois mais l'obtention du visa me semble un peu compliquée?
J'habite le havre et je dépends du consulat de Pontoise .
Je dois me déplacer , rien ne se fait pas recommandé.
Je me demande si je l'obtiendrai dans la journée: le Havre - Pontoise environ 200 km .
Impossible d'avoir un interlocuteur au téléphone .
J'ai essayé une vingtaine de fois matin , après-midi , jours différents..
Encore merci
Annick
L'Algérie d'est en ouest
Anana22 · 2018-12-03
Bonjour,
Merci pour vos compliments sur mon carnet, je suis ravie qu'il vous plaise et qu'il suscite un intérêt pour cette région, c'était mon objectif !
Pour le visa, dans mon cas, j'ai simplement imprimé une réservation d'hôtel sur booking que j'ai annulé par la suite. A votre arrivée sur le territoire, il faut remplir un papier avec son adresse sur place, j'ai mis celle de cet hôtel où je n'ai jamais mis les pieds. Ca m'évitait d'avoir à envoyer mes hôtes chercher un certificat d'hébergement et à risquer qu'ils soient fliqués. Il suffit d'une réservation d'hôtel, d'une attestation d'assurance (celle de ma carte bancaire), de remplir un questionnaire et de payer puis on reçoit le visa en moins de 15 jours.
Pour l'accueil, une femme seule va susciter la curiosité et la sympathie. J'ai voyagé seule mais je connaissais des gens sur place qui ont pu m'héberger, me guider et m'accompagner sur certaines visites. Le touriste en général est une espèce rare qui sera chouchoutée. Le chauffeur de taxi ne partira que quand quelqu'un vous aura récupérer, tous les passagers vous proposeront un toit ou leur repas, les portiers des musées vous feront visiter tous les recoins, les policiers vous escorteront dans l'aéroport jusqu'à ce que vous trouviez votre porte d'embarquement etc. Il y a toujours un soucis de l'autre, de faire plaisir et de donner une image positive de son pays. Ca compense largement le fait qu'il n'y ait que peu d'infrastructures touristiques puisque tout le monde vous vient en aide et vous guide.
Je me suis sentie en sécurité partout. Il faut juste s'habituer à être abordée dans la rue, pas de manière agressive mais d'une manière dont on n'a pas l'habitude en France et qui peut surprendre.
Pour ma part, la prochaine étape ça sera bien évidemment le sud !
L'Algérie d'est en ouest
Anana22 · 2018-12-03
Bonjour,
A Strasbourg le délai est de 15 jours. Pour déposer son dossier il faut venir personnellement car l'agent pose différentes questions sur le séjour. Ils sont aussi difficilement joignable au téléphone. J'ai la chance d'habiter à 500m du consulat alors je ne sais pas trop si un renvoi par courrier est négociable et dans quelles mesures !
Anna
L'Algérie d'est en ouest
Pikaxu · 2018-12-04
Re- Anna ....
Les compliments sont largement mérités, de l'avis de tout le monde.
Merci pour le tuyau de la résa d'hôtel annulée, car moi aussi je ne tiens pas à ce que mon pote et sa famille soient plus fliqués qu'ils ne le sont déjà !!!
Sinon, pour le Visa, entre 1968 et 1976 c'était plus cool, moins de papier,
Coté accueil humain, la dernière fois (2015) je suis passé par une agence de rando (Tamera), et mon pote Algérien m'a récupéré après le treck. Je n'ai donc pas pu juger de l'accueil de la rue !
Mais les Algériens savent à quel risque leur sœur (ou leur fille) s'exposerait dans le même cas, à l'étranger, et ils protègent d'instinct une jeune femme étrangère, et lient connaissance par sympathie.
J'ai vécu au Maroc de la naissance jusqu'au Bac (mes parents étaient Profs au Lycée Français) et j'ai dans les gènes un bon fond de culture Maghrébine (sans le parler, mais je comprends des mots)
Quand j'étais coopérant, j'ai été invité souvent à des méchouis entre collègues, ou autres festivités, mais les autres coopérants, même les Français de Métropole n'étaient pas toujours invités ! Les collègues Algériens m'ont expliqué "Toi, tu as, d'instinct, le bon comportement avec les vieux, les femmes, le personnel de maison, .., " ... et puis aussi une trentaine de mots de vocabulaire avec l'accent Maghrébin (mais je parle l'Espagnol des rues à 100 %, aujourd'hui encore !!! ).
Je ne vois donc pas de problème avec les gens, dans le Nord.
Y'a plus qu'à y aller !!!
Dans Voyage-Forum on peut trouiver une foultitude de renseignements sur le Sud Algérien, donc je vous souhaite bonne pioche et bons contacts, mais je peux toujours apporter un complément d'information ! N'hésitez pas.
Bonne suite, et longue route ....
L'Algérie d'est en ouest
Gallygally · 2018-12-04
Un grand merci pour cette longue réponse
Annick
J'ai 69 ans et je rêve d'aller en Algérie depuis bien longtemps ..
L'Algérie d'est en ouest
Dnlgyp · 2018-12-04
Bonjour et merci pour ce récit.
J'ai eu la chance de passer 5 jours à Constantine en avril dernier. Hébergé en famille, j'ai pu également visiter les ruines romaines de Timgad, classée au patrimoine mondial de l'Unesco.
Ce pays mériterait a être plus connu & visité.
J'espère pouvoir y retourner un jour, je regrette seulement la paperasse (attestation d'accueil), le coût du visa (85€), le prix du billet d'avion (j'ai payé 300€ un AR Lyon-Constantine) sauf si bien sûr, on a la possibilité de réserver bien en avance et d'y aller en période creuse.
L'Algérie d'est en ouest
Gallygally · 2018-12-04
Un ajout :
C'est une excellente idée la réservation d'hôtel que l'on peut ensuite annuler
merci
Annick
L'Algérie d'est en ouest
Dnlgyp · 2018-12-05
Perso, ça me gênerait de le faire, par rapport à l'hôtel, mais bon, c'est mon avis perso...🙂
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Gallygally · 2018-12-05
je pense que pour avoir le visa j'agirai ainsi , ensuite je reviendrai vers cet hôtel pour quelques jours et je poursuivrai mon périple avec d'autres hôtels.
Il m'arrive d'agir ainsi quand l'annulation est gratuite et que je trouve de meilleures opportunités! On nous incite à réserver en nous diant que l'on peut toujours annuler 24 h avant ...
L'Algérie d'est en ouest
Pikaxu · 2018-12-05
Bonjour Daniel, tu m'as écrit :
Bonjour et merci pour ce récit.......................................
J'espère pouvoir y retourner un jour, je regrette seulement la paperasse (attestation d'accueil), le coût du visa (85€), le prix du billet d'avion (j'ai payé 300€ un AR Lyon-Constantine) ...
Je pense que ce message s'adressait à Anna.
Pour ce qui est du prix du visa, ça ne coûte pas plus que pour des pays comme la Russie et certains "--stan" (mais le Kirghizistan délivre maintenant, pour les Européens, des visas gratos à la frontière ou à l'aéroport).
Pour l'hôtel annulé, il m'est arrivé souvent de prendre une résa , puis, le jour suivant (ou le soir même, parfois !) d'annuler, ayant trouvé mieux ailleurs ou changé mes plans (finaliser horaires zinc).
Prendre une résa, puis imprimer l'e-mail de réservation (en PDF, à conserver) , puis annuler le jour même cette résa, ne pénalise pas beaucoup (pas du tout ?) l'hôtelier, surtout si c'est plus d'un mois à l'avance.
Mais chacun vit avec ses règles.
Tu as beaucoup plus voyagé que moi (une quarantaine de pays seulement) mais, ayant passé 5 ans en Inde, 5 au Nigéria, et 2 en Norvège, ça a réduit d'autant mon temps pour voyager ailleurs ...
Bonne continuation.
L'Algérie d'est en ouest
Dnlgyp · 2018-12-07
J'ai aussi vécu 10 ans à l'Etranger (Inde, Sri Lanka, Bangladesh et surtout... Népal! )😉
L'Algérie d'est en ouest
Pikaxu · 2018-12-08
J'ai aussi vécu 10 ans à l’Étranger (Inde, Sri Lanka, Bangladesh et surtout... Népal! )😉
Chacun son rythme ... mais au total j'ai vécu bien plus de 10 ans à l'étranger. Ainsi, près de 10 mois en Argentine (j'étais parti pour 15 jours, et puis .... !!! ), plus d'un an en Croatie, 10 mois au Mexique , un an aux Émirats, etc ... et à l'opposé, 15 jours seulement au Japon, et dans bien d'autres pays ...
À coté de ça, sept séjours de 15 jours à un mois au Sahara (+ 18 mois de coopération en Algérie, Nord et Sud), l'Algérie reste mon grand amour, avec l'Argentine et l'Inde.
Tout ça est très inégal comme niveau de pénétration / insertion / connaissance, mais je ne fais ni la course ni la collection.Ça vient comme ça peut, avec quelques envies en toile de fond (Cambodge, Vietnam ... on verra bien, mon corps se médicalise peu à peu ... )
Bonnes suites pour toi.