Welcome to Jordan
Bonjour,
On essaie bien de rentrer en douceur, boire du thé plusieurs fois par jour -quand on ne buvait jusque-là que le café du matin-, grignoter les délicieux biscuits au sésame, commencer à trier les photos... Mais voilà, la Jordanie est un peu plus loin chaque jour. Restent les étoiles du ciel immense du Wadi Rum, les mosaiques de Madaba et d'ailleurs, la gazelle entrevue à Dana, les gendarmes couchés qui vous font voir la route autrement, et surtout, dans un pays que l'on cerne mal vu d'ici, la gentillesse des Jordaniens, la mise en 4 des hôteliers pour rendre notre séjour agréable. Je ne pouvais pas commencer autrement pour parler d'un pays qui nous a enchantés, très loin d'un "vous n'avez pas peur d'aller là-bas ? Ca ne craint pas ?". Et bien, pas du tout, mais d’un pays où le manque d'eau est crucial, où les gens font avec, point. Et où la vie, comme partout dans le monde, est plus ou moins difficile. Je remercie ceux qui m'ont apporté leur aide, leur point de vue sur mon projet et leurs suggestions que je me félicite d'avoir suivies. Donc, le Jordan pass en poche (il nous a servi partout), arrivée à Madaba le 10 octobre, où nous avons passé 3 nuits pour pouvoir visiter en étoile ce que nous souhaitions voir de cette partie du pays. Louer une voiture soit, mais éviter de prendre la route à 23h et plutôt un taxi jusqu'à l'hôtel nous a paru aussi confortable que de la trouver devant l’hôtel le lendemain à 8h, Acheter un pack d'eau minérale est aussi un conseil avisé.
1er jour : Jerash, cité romaine antique, et Aljun, forteresse médiévale arabe, au nord-ouest d'Amman valent le déplacement. Nous avions choisi de ne pas pousser plus à l’est.


2e jour ; Béthanie, la Mer Morte : oui, pour ne pas passer à côté et pour le fun de flotter 5 mn, pas plus, on était si près...

3e jour : route direction Dana par la route du roi. Au fait on ne roule pas vite en Jordanie, pas la peine de se fier à maps qui donne 1h30 pour un trajet de 2h30, voire 3h, on s'y habitue vite. Rando guidée à travers un chaos où on se serait perdu facilement (ne pas compter sur la signalétique locale). Dana vous donne un avant-goût du reste. Très bon accueil, souriant, de bon conseil. 2 nuits m'avaient été conseillées et c’était là aussi un bon plan !

5e jour : Petra direct pour profiter des 2 jours qu'on avait choisi d'y passer (d'où un Jordan pass à 75 jod, jod = dinar jordanien : 1 € = 0.80 jod, on n'est pas "gagnant" sur le coup). S’y rendre dès 8h permet de savourer, seul ou presque, la remontée du siq où les rayons du soleil ont bien du mal à s’infiltrer et je n’en dirai pas plus pour laisser intact le plaisir de la découverte. De là, l’idée de « foncer » direct au monastère, perdu plus loin prend tout son sens, toujours pour savourer paisiblement aux premières heures de la matinée. Retour en flânant vers l’église byzantine et les tombes royales, arrêts fréquents aux petites échoppes pour le plaisir d’entendre encore et encore « welcome to Jordan », gouter un délicieux jus de grenade, ne pas déroger à la coutume de discutailler les prix, cool quoi !



Le 6e jour, tôt comme la veille, contourner les tombes royales, gravir les marches qui conduisent au haut lieu du sacrifice et surplomber la façade du Khazneh, symbole de Petra. Et prendre son temps, en prendre plein les yeux sur 360° avant d’aller faire un tour vers le théâtre et se mêler à la foule des touristes moins lève tôt ou arrivés en bus. Se remplir les yeux de la façade du Kazhneh, encore et encore, se contenter d’être là, dont on a rêvé si longtemps depuis Indiana Jones… Départ le 7e matin vers le Wadi Rum où nous attend Attalah pour une virée de 3 jours, (formule choisie : un guide, un chauffeur/cuistot pour s’enfoncer davantage dans le désert), 3 nuits sous les étoiles, loin, loin des campements en dur : le top de notre voyage. Petit groupe de 4, puis de 6, enfin, laisser aller et se laisser conduire vers ces merveilles de roches comme posées sur le sable, ce sable aux couleurs changeantes, ces canyons cachés, ces couchers de soleil admirables, bref des moments inoubliables.


Apprécier le thé à l’ombre des falaises orangées, goûter les plats succulents, écouter le guide parler de la vie des bédouins, hier et aujourd’hui, oublier la montre, le portable et le réseau, grimper sur les matelas fixés sur le toit du 4x4 pour prendre la mesure visuelle de cette merveille naturelle qu’est le Wadi Rum, tout en regrettant les bouteilles en plastiques abandonnées qui jalonnent hélas notre parcours.

Le 10e jour, on ne prend pas la route d’Aqaba initialement prévue, les coraux se passeront de nous, mais remontée tranquille par une route extrêmement pittoresque vers Little Petra, rencontre avec le lézard bleu local, parfaitement adapté à cet environnement aride, vers Karak où nous sommes encore formidablement bien reçus à l’hôtel.

Notre goût des vieilles pierres n’est pas assez fort pour approcher plus près du crak, d’autant que nous n’avons pas eu, par le bouche à oreille, de bons échos de l’endroit. Bref, étape de transition pour se rapprocher du Wadi Mujib. Le 11e jour, on est à 9h à l’entrée du canyon aquatique du Wadi Mujib où nous retrouvons nos compagnons du désert pour une matinée choc. Changement de rythme pour qui aime se bouger dans des conditions, comment dire, sportives, sans guide, et encore une fois, avant l’arrivée des groupes. On passera 3h dans un décor extraordinaire, mais chut… L’après-midi, plus calme, plus culturel dans le musée le plus bas à la surface de la terre, tout en remontant le long de la Mer Morte, où la brume laisse à peine deviner la terre d’Israel, en face. Remontée encore vers le mont Nebo, d’où Moïse regarda les Hébreux partir vers leur terre promise. Eglise Intéressante, atelie/boutique où il fait bon flâner, curieux de regarder la fabrication des petites fioles de sable multicolore, des mosaïques tout format, pas données d’ailleurs… Et retour à Madaba, où nous rendons la voiture, sans aucun problème. Nous prenons le temps d'admirer les mosaiques de l'église St Georges et de l'église des Apôtres.


Le 12e et dernier jour, un bus nous conduit à Amman, cocasse le bus, et que dire de la conduite locale, je vous laisse la surprise… On nous avait bien dit que la visite de la capitale n’était pas indispensable à notre programme : c’est vrai ! Une ville immense où circuler prend beaucoup, beaucoup de temps, pour juste se rendre au théâtre antique, se balader dans le marché des fruits et légumes et chiner dans les deux artères « commerciales ». Mais c’était notre choix. Après tout ce que nous venions de voir…
Nous quittons la Jordanie dans la nuit, après un dernier et délicieux repas à Madaba, où notre hôtelier nous a commandé, comme à notre arrivée, un taxi pour rejoindre l’aéroport. Fin du voyage, ravis du très bon déroulement de notre programme.
On essaie bien de rentrer en douceur, boire du thé plusieurs fois par jour -quand on ne buvait jusque-là que le café du matin-, grignoter les délicieux biscuits au sésame, commencer à trier les photos... Mais voilà, la Jordanie est un peu plus loin chaque jour. Restent les étoiles du ciel immense du Wadi Rum, les mosaiques de Madaba et d'ailleurs, la gazelle entrevue à Dana, les gendarmes couchés qui vous font voir la route autrement, et surtout, dans un pays que l'on cerne mal vu d'ici, la gentillesse des Jordaniens, la mise en 4 des hôteliers pour rendre notre séjour agréable. Je ne pouvais pas commencer autrement pour parler d'un pays qui nous a enchantés, très loin d'un "vous n'avez pas peur d'aller là-bas ? Ca ne craint pas ?". Et bien, pas du tout, mais d’un pays où le manque d'eau est crucial, où les gens font avec, point. Et où la vie, comme partout dans le monde, est plus ou moins difficile. Je remercie ceux qui m'ont apporté leur aide, leur point de vue sur mon projet et leurs suggestions que je me félicite d'avoir suivies. Donc, le Jordan pass en poche (il nous a servi partout), arrivée à Madaba le 10 octobre, où nous avons passé 3 nuits pour pouvoir visiter en étoile ce que nous souhaitions voir de cette partie du pays. Louer une voiture soit, mais éviter de prendre la route à 23h et plutôt un taxi jusqu'à l'hôtel nous a paru aussi confortable que de la trouver devant l’hôtel le lendemain à 8h, Acheter un pack d'eau minérale est aussi un conseil avisé.
1er jour : Jerash, cité romaine antique, et Aljun, forteresse médiévale arabe, au nord-ouest d'Amman valent le déplacement. Nous avions choisi de ne pas pousser plus à l’est.


2e jour ; Béthanie, la Mer Morte : oui, pour ne pas passer à côté et pour le fun de flotter 5 mn, pas plus, on était si près...

3e jour : route direction Dana par la route du roi. Au fait on ne roule pas vite en Jordanie, pas la peine de se fier à maps qui donne 1h30 pour un trajet de 2h30, voire 3h, on s'y habitue vite. Rando guidée à travers un chaos où on se serait perdu facilement (ne pas compter sur la signalétique locale). Dana vous donne un avant-goût du reste. Très bon accueil, souriant, de bon conseil. 2 nuits m'avaient été conseillées et c’était là aussi un bon plan !

5e jour : Petra direct pour profiter des 2 jours qu'on avait choisi d'y passer (d'où un Jordan pass à 75 jod, jod = dinar jordanien : 1 € = 0.80 jod, on n'est pas "gagnant" sur le coup). S’y rendre dès 8h permet de savourer, seul ou presque, la remontée du siq où les rayons du soleil ont bien du mal à s’infiltrer et je n’en dirai pas plus pour laisser intact le plaisir de la découverte. De là, l’idée de « foncer » direct au monastère, perdu plus loin prend tout son sens, toujours pour savourer paisiblement aux premières heures de la matinée. Retour en flânant vers l’église byzantine et les tombes royales, arrêts fréquents aux petites échoppes pour le plaisir d’entendre encore et encore « welcome to Jordan », gouter un délicieux jus de grenade, ne pas déroger à la coutume de discutailler les prix, cool quoi !



Le 6e jour, tôt comme la veille, contourner les tombes royales, gravir les marches qui conduisent au haut lieu du sacrifice et surplomber la façade du Khazneh, symbole de Petra. Et prendre son temps, en prendre plein les yeux sur 360° avant d’aller faire un tour vers le théâtre et se mêler à la foule des touristes moins lève tôt ou arrivés en bus. Se remplir les yeux de la façade du Kazhneh, encore et encore, se contenter d’être là, dont on a rêvé si longtemps depuis Indiana Jones… Départ le 7e matin vers le Wadi Rum où nous attend Attalah pour une virée de 3 jours, (formule choisie : un guide, un chauffeur/cuistot pour s’enfoncer davantage dans le désert), 3 nuits sous les étoiles, loin, loin des campements en dur : le top de notre voyage. Petit groupe de 4, puis de 6, enfin, laisser aller et se laisser conduire vers ces merveilles de roches comme posées sur le sable, ce sable aux couleurs changeantes, ces canyons cachés, ces couchers de soleil admirables, bref des moments inoubliables.


Apprécier le thé à l’ombre des falaises orangées, goûter les plats succulents, écouter le guide parler de la vie des bédouins, hier et aujourd’hui, oublier la montre, le portable et le réseau, grimper sur les matelas fixés sur le toit du 4x4 pour prendre la mesure visuelle de cette merveille naturelle qu’est le Wadi Rum, tout en regrettant les bouteilles en plastiques abandonnées qui jalonnent hélas notre parcours.

Le 10e jour, on ne prend pas la route d’Aqaba initialement prévue, les coraux se passeront de nous, mais remontée tranquille par une route extrêmement pittoresque vers Little Petra, rencontre avec le lézard bleu local, parfaitement adapté à cet environnement aride, vers Karak où nous sommes encore formidablement bien reçus à l’hôtel.

Notre goût des vieilles pierres n’est pas assez fort pour approcher plus près du crak, d’autant que nous n’avons pas eu, par le bouche à oreille, de bons échos de l’endroit. Bref, étape de transition pour se rapprocher du Wadi Mujib. Le 11e jour, on est à 9h à l’entrée du canyon aquatique du Wadi Mujib où nous retrouvons nos compagnons du désert pour une matinée choc. Changement de rythme pour qui aime se bouger dans des conditions, comment dire, sportives, sans guide, et encore une fois, avant l’arrivée des groupes. On passera 3h dans un décor extraordinaire, mais chut… L’après-midi, plus calme, plus culturel dans le musée le plus bas à la surface de la terre, tout en remontant le long de la Mer Morte, où la brume laisse à peine deviner la terre d’Israel, en face. Remontée encore vers le mont Nebo, d’où Moïse regarda les Hébreux partir vers leur terre promise. Eglise Intéressante, atelie/boutique où il fait bon flâner, curieux de regarder la fabrication des petites fioles de sable multicolore, des mosaïques tout format, pas données d’ailleurs… Et retour à Madaba, où nous rendons la voiture, sans aucun problème. Nous prenons le temps d'admirer les mosaiques de l'église St Georges et de l'église des Apôtres.


Le 12e et dernier jour, un bus nous conduit à Amman, cocasse le bus, et que dire de la conduite locale, je vous laisse la surprise… On nous avait bien dit que la visite de la capitale n’était pas indispensable à notre programme : c’est vrai ! Une ville immense où circuler prend beaucoup, beaucoup de temps, pour juste se rendre au théâtre antique, se balader dans le marché des fruits et légumes et chiner dans les deux artères « commerciales ». Mais c’était notre choix. Après tout ce que nous venions de voir…
Nous quittons la Jordanie dans la nuit, après un dernier et délicieux repas à Madaba, où notre hôtelier nous a commandé, comme à notre arrivée, un taxi pour rejoindre l’aéroport. Fin du voyage, ravis du très bon déroulement de notre programme.












