Jety,
Merci à tous les 2 d'attaquer la discussion. Comme vous, j('ai pris goût à ces coins d'Afrique, un peu par hasard et grâce, il faut l'admettre à quelqu'un dont je ne suis pas friand :N.Hulot. Avant tout cela, j'avais comme beaucoup de nos compatriotes une fausse idée de ces pays. Je me rappelle encore de l' émission relative aux explorateurs (Le magazine des explorateurs)à la fin des années 50 à la TV faites avec P.Sabbagh et sa pipe. Pour moi, il y faisait toujours chaud vu que la population, dans ces films, était toujours quasiment à poil !!! Depuis, j'ai bien vite déchanté à ce sujet . J'ai commencé à voyager au grand large (hors Europe , vais je dire) en 1986 suite à une visite chez des cousins où j'ai découvert un catalogue de voyages: en le feuilletant, j'y ai vu un voyage au Yémen et dans un élan inconsidéré et immodéré, je leur ai dit que j'allais partir là bas en vacances: ils étaient interloqués sachant mon attachement à passer les vacances dans la famille dans une maison du fin fond de l'Aveyron (que j'ai hérité depuis!) . Je n'ai jamais voulu renier mes dires et suis parti dans ce pays merveilleux aujourd'hui détruit par l'inconscience des hommes . En fait, je ne partais pas sans billes car j'avais un pote de l'école primaire, qui était en poste à Sanaa en tant que responsable de la cellule économique. J'ai pris contact avec lui et malgré le temps qui s'était passé depuis notre dernière rencontre, était content de voir des Français. Partir au Yémen, c'était presque en 1986, partir dans la lune!!! Quand j'ai finalisé ce projet et que je l'ai annoncé à mes collègues de travail, ils m'ont tous pris pour un dingue. cela s'est très bien passé, j'ai même eu son Mitsubishi Pajero pour me déplacer sur place. J'ai parcouru avec un couple d'Italiens rencontrés sur le vol Moscou- Sanaa (le low cost de l'époque, c'était Aeroflot) , plus de 1500 km sans aucun accroc au passage des checkpoints innombrables dont certains étaient déjà tenus par des copains à Oussama. Lors de ce voyage, j'ai traversé la Mer Rouge en accompagnant mon copain qui s'occupait, à cette occasion, de la valise diplomatique entre le Yémen et Djibouti. C'est ainsi, que j'ai pris goût à cette région. N.Hulot, ce sera au prochain épisode.......

Bab El Yemen , une des portes d'entrée du souk principal de Sanaa

un village-marché sur la route Sanaa- Hodeidah (le grand port yéménite aujourd'hui bombardé quotidiennement par l'Arabie Séoudite)

la salle principale du funduk de Shahara où j'ai rencontré par hasard, l'homme aux chaussettes blanches sur la photo: Jacques Lanzmann .

Les gamins d'un village perché qui m'ont chanté 'au clair de la lune" souvenir d'un passage d'une enseignante française qui avait passé quelques semaines dans ce village.

un palais d'un des derniers émirs du Yémen transformé depuis en musée.

les derniers joailliers juifs sur le marché de Saadah (frontière nord proche de l'Arabie Séoudite)

une des rues commerçantes de Djibouti ville

l'île de Musha dansle golfe de Tadjourah, lieu de détente favori des Djiboutiens et militaires français, le vendredi.