L'Ouganda, une perle africaine
ça commence :
Vendredi 27 Juillet : le départ des alsaciens
Départ à 14h30 de la maison en direction de Francfort où l’on doit prendre l’avion samedi matin. Arrivée vers 18h à l’hôtel, installation dans une grande chambre. Le restaurant de l’hôtel est fermé, on s’arrêtera dans la zone industrielle à proximité dans une pizzéria pour manger des schnitzels. Retour à l’hôtel pour attendre la fameuse éclipse de lune qu’on ne verra pas car les bâtiments qui nous entourent nous bouchent l’horizon.
Samedi 28 Juillet : Lever 4h30, arrivée à l’aéroport en taxi vers 6h. Enregistrement sans problème. On part pour Entebbe avec une 1ère escale à Bruxelles, puis une escale technique à Kigali. On arrivera vers 22h30 (seulement 1h de plus par rapport à chez nous). On retrouve le loueur de voitures sur le parking de l’aéroport. Check up ultra rapide des véhicules dans une nuit noire . Nous ne sommes pas habitués à cela. D’habitude, on a droit à une présentation minutieuse des véhicules et du matériel qui l’accompagne. On déplie tout de même les tentes pour vérifier leur état. On prend quelques photos en particulier de pare brise qui a plusieurs impacts. Les véhicules semblent vieux et peu entretenus. L’un a une conduite à droite (du bon côté pour le pays), l’autre à gauche. On fait confiance au loueur. On nous annonce qu’il manque un sac de couchage et nous réclamons 2 bidons pour mettre de l’eau. Le tout nous sera livré demain à la Guesthouse. On part en sa compagnie à la Guesthouse que nous avons réservée. Sur le chemin on doit faire le plein. Ici les véhicules sont donnés réservoir vide et ils doivent être rendus de même. Première surprise : dans le véhicule, donné avec un réservoir de 90L, on met plus de 85L de gas oil; dans celui annoncé avec 2 réservoirs estimés à 140L, on met 250L de gas oil. On ne comprend pas vraiment. Un véhicule pourra pratiquement passer les 3 semaines de notre séjour sans avoir besoin de gas oil, pour l’autre, il faudra faire attention. On arrive à « Pineapple Guesthouse ». Accueil très sympa, chambre confortable et joliment décorée de tissus colorés . Une bouteille d’eau fraîche et une main de bananes nous attendent. Cela tombe bien, nous n’avons eu qu’un petit snack dans l’avion comme dîner et nous avons très faim. Il est 1h quand nous nous couchons. Nuit calme sous la moustiquaire.
Dimanche 29 Juillet : Petit déjeuner en terrasse à 7h30. Buffet avec fruits frais (ananas, mangue et pastèque), toast, beurre, confiture, fromage, thé et/ou café. On découvre à la lumière du jour la végétation luxuriante qui nous entoure. Les fruits sont délicieux.
On fait le point sur les voitures. L’une a un coffre sans aucun rangement, tout est en vrac : frigo, roue de secours, 4 chaises pliantes, une table, une pelle, un réchaud, une grille pour BBQ, une caisse de vaisselle, 2 sacs contenant les sacs de couchage et oreillers. L’autre a un aménagement sommaire : casiers verticaux sur 1/3 du coffre dans lesquels sont glissés une table, 2 chaises pliantes, une grille pour BBQ, une pelle, un cric hydraulique, en face le frigo, au milieu 2 énormes blocs de bois peints en rose et devant servir de rallonge aux échelles des tentes, une caisse de vaisselle. Il reste peu de place pour les bagages, la nourriture et surtout l’eau. On charge les voitures. Il est 9h30.
On s’arrête au grand Shoprite d’Entebbe pour faire les courses de base, puis nous voilà partis. Quitter Entebbe qui se trouve au sud de la capitale Kampala n’est pas une mince affaire. On se retrouve, après être passé de la route goudronnée à la route en terre dans des embouteillages monstres, sur un contournement autoroutier à 2 fois 2 voies où il n’y a personnes. Quand ce périphérique sera achevé, il sera payant, mais ce sera un plaisir de contourner Kampala. Pour l’instant à peine 1/5 est achevé, nous revoilà dans les embouteillages. On se dirige vers le Nord-Est en direction de Jinja. Sur ces routes plus ou moins défoncées se bousculent d’énormes camions roulant très vite, des minibus-taxis d’environ une dizaine de places mais « remplis » avec 15 à 20 personnes et de très nombreuse motos avec au minimum 3 personnes (souvent le conducteur de la moto est à califourchon sur le réservoir).
Au programme, visite de la Rain Forest (forêt primaire) la plus grande d’Ouganda. On se confronte à la 1ère difficulté du pays : il n’y a aucun panneau indicateur. Nous devons faire confiance à nos GPS. On utilisera beaucoup pendant notre voyage la fonction 'vol d'oiseau' sur notre GPS. On trouve un chemin, on s’y engouffre. Malheureusement l’orage gronde et dans ce cas, on préfère être sur une route plutôt qu’un chemin argileux et boueux qui risque d'être très glissant.
On retourne sur la route et on décide de s’arrêter pour déjeuner, il est déjà 15h.On déguste la « lunch box » préparée par la Guesthouse : sandwich tomate, fromage, avocat, œuf dur, fruit. Des gamins nous observent mais sans quémander.

La pluie se met à tomber façon averse d’orage. Embouteillage suivant dû à un accident. On quitte la route principale avant Jinja pour longer le Nil Victoria en direction du Nord-Ouest. On traversera sans encombre et sur des pistes correctes des plantations de canne à sucre puis de thé.
Le gris du ciel fait ressortir le vert de la végétation. C'est un grand contraste par rapport à l'Afrique Australe.
En chemin, les personnes au bord de la route nous observent, curieux. Dans les ruisseaux, les femmes lavent le linge.



On arrive à destination à 17h, on a parcouru 150km, quelle moyenne !!!
Le campement se trouve dans un lodge « The Haven ». Magnifique terrasse surplombant des rapides sur le Nil Victoria.

On monte les tentes (vue sur le Nil), on visite le bloc sanitaire tout à fait correct, construit tout en pierre avec un toit de paille. Puis on s’installe en terrasse face au Nil et on déguste, pour les uns une bonne bière bien fraîche (la 1ère, une Nile) pour les autres un jus de fruit frais. Au dîner, soupe, poisson pané et purée de pommes de terre, glace. Première nuit en tente avec le bruit des chutes.
Lundi 30 Juillet : Lever avec le soleil, c'est-à-dire 6h30.
Au lever du jour la lumière orange se reflète sur le Nil.
Premier petit déjeuner en camp : pain, beurre, confiture, miel ougandais (il est réputé), beurre de cacahuète, thé, café.Départ pour Sipi Falls. On retourne en direction de Jinja que l’on ne peut éviter. Cette traversée de Jinja sera très laborieuse. Dans les bouchons, des voitures déboulent de toutes parts et se trouvent parfois en 3ème position, face aux voitures qui arrivent en face, mais tout se passe bien, sans accrochage. On se dirige vers Mbale. La route est goudronnée, mais de très nombreux poids lourds y circulent. La voiture de tête montre des signes de faiblesse, elle perd de la puissance. On s’arrête à une station service. On remarque que les feux « stop » ne s’allument pas quand on freine, 1er diagnostic pour la voiture : les jantes sont brûlantes, on a un problème de mâchoires de frein. On avait prévu de s’arrêter à Mbale pour se ravitailler, mais on y trouve un marché style bazar. On passera notre route et on se contentera de manger des sachets de graines rapportés de France pour le déjeuner. Dès que l'on s'arrête, des enfants, ainsi que des lycéens viennent nous voir. Nous sommes à côté d'une pompe d'eau 'potable'.

On contourne le Mont Elgon pour se rendre à Sipi Falls. Sur la route des petits marchés où on s'approvisionnera régulièrement pour nos pique nique du midi mais la durée de nos trajets est pour l'instant plus longue que ce qu'on avait prévu au départ.

On finira par une route de montagne en lacets.
On s’arrêtera plusieurs fois pour faire refroidir les freins. Le Moses Campsite où nous devons camper a une vue splendide sur une cascade de 80m au fond d’un cirque et à l’opposé nous avons la vue sur la plaine au pied du plateau.
Une partie de l’effectif décide d’aller visiter les cascades (il y a 3 cascades et nous voyons la 2ème qui est la plus grande), les autres restent au soleil à se reposer et à regarder le magnifique paysage.
Les sanitaires sont très rustiques : les toilettes à l’ancienne (caisse en bois avec lunettes en plastiques et pas de chasse d’eau), les douches (bâches plastiques tendues entre des poteaux en bois avec une outre d’eau chaude), mais c’est très agréable. On peut dîner sur place. On téléphone au loueur de voitures pour lui signaler nos problèmes. Promis : demain matin à 7h une équipe sera là et tout sera réparé en une heure.
Ce soir au dîner ce sera assiette de spaghettis avec légumes et une bonne bière (une Club). De nombreuses averses ponctueront la nuit.
Mardi 31 Juillet : Nous sommes réveillés par les mécaniciens qui arrivent à 6h30. On doit se lever rapidement car il faut plier les tentes. Après 1/2h de réparation ils décident d’aller essayer la voiture. On ne les reverra que 3h après. Pendant ce temps, on prend le temps de petit-déjeuner sur la terrasse, sous le soleil, on goûtera le café local (on en achètera) offert par le personnel du campement. Les mécaniciens reviennent avec la voiture « réparée », on charge les bagages, il est déjà 11h30. On redescend du plateau vers la plaine. Paysages magnifiques : on traverse une plaine bordée de montagnes avec des plantations de fruits et de légumes. On traverse de nombreux villages où d’ailleurs on s’arrêtera pour acheter de quoi nous restaurer. Au déjeuner : tomates, avocats, ananas. Ce sera notre régime de base pour les déjeuners.

Au Moses Campsite, le manager nous avait dit : « Pour Moroto, 2h de piste et 1h de bonne route ». On passera 3h sur une piste absolument défoncée avec des nids d’autruche plutôt que de poule. Arrivés à Nakapiripirit, on débouche sur une magnifique route goudronnée toute neuve, on croit rêver et que cela ne durera que la traversée de la ville. Et bien non, belle route jusqu’à Moroto. On arrivera vers 18h. On est accueilli chaleureusement dans un petit Lodge qui ressemble plutôt à une auberge, chambre petite et propre, salle de bain de presque la même taille que la chambre, terrasse ombragée avec de grands fauteuils moelleux. On s’installe pour se rafraîchir après cette longue route. Puis une équipe part faire le plein de la voiture et chercher un éventuel supermarché. Ce soir, dîner en terrasse avec poulet grillé, légumes et riz. Le seul bémol de la journée, nous avions prévus d’ arriver en fin de matinée et profiter de l’après midi pour découvrir le peuple Karamenjo (proche des Masaïs).




















De temps en temps une trêve mais de courte durée sur une piste en meilleure état. a un trou d'eau, un troupeau de vaches. Leurs cornes nous impressionnent.
Arrivé à Nakapiripirit, on débouche sur une magnifique route goudronnée toute neuve, on croit rêver et que cela ne durera que la traversée de la ville. Et bien non, belle route jusqu’à Moroto.
On se dirige tout doucement vers le nord du pays. Les couleurs sont toujours aussi belles et nous avons notre averse de l'après midi, fidèle et quotidienne.
Nous longeons la frontière du Kenya et nous croisons des Massais avec leurs vêtements très colorés.







Dans le dernier village avant le parc, on s’arrêtera acheté notre déjeuner (tomates, aubergines, oignons, pastèque et crêpes). On mangera beaucoup de crêpes pendant notre séjour, elles sont appelés chapatis ou pancakes, mais on vraiment la tête des crêpes épaisses de chez nous. On s’arrêtera en bordure de piste, près d’une pompe pour déjeuner. On est rejoint par 2 français croisés le matin même au lodge. Ils ont choisi le même loueur de voitures que nous mais voiture avec chauffeur. Et pour ne pas changer les habitudes, des curieux viennent près de nous et nous observent.



























Une quinzaine de km après, nous sommes à la réception, on y paie notre campement et on réserve un garde pour un game drive du soir et du lendemain matin. Il est plus que 16h, on part pour notre game drive, le garde équipé d’une kalachnikov s’installe dans une voiture. On sillonnera une partie du parc, on verra de nombreux herbivores (buffles, bubales, cob à croissant).

et est équipé de 2 « huttes », soubassement béton et toit de chaume, un énorme tas de bois et un tank à eau avec robinet, en contrebas se trouve un bloc sanitaire avec 2 WC, 2 lave-mains et 4 douches, le tout en bon état et propre. On retrouve les couples d’australien et d’étatsunien rencontrés quelques jours plus tôt à Sipi Falls. Montage des tentes, douche, bière fraiche, feu de camp pour préparer le diner.





























La piste est belle, agréable à conduire.
On croise des groupes de personnes qui vont à l'église. Il semble que chaque église a une tenue, des couleurs qui lui est spécifique












































Les lionceaux essaient de jouer, mais l’apparition de plusieurs véhicules rend la mère soucieuse. Les gens descendent des voitures pour mieux voir le spectacle, la lionne est à une cinquantaine de mètres. Elle est assise, entourée de ces lionceaux, puis elle se lève et commence à retrousser les babines en regardant dans notre direction.

Soudain elle bondit, s’élance comme l'éclair, elle est extrêmement rapide, mais après quelques mètres elle s’arrête. Tout le monde remonte précipitamment dans son véhicule. La lionne nous tourne alors le dos et s’enfonce dans le bush et poussant ses lionceaux devant elle. Fin du spectacle.
on déposera le guide chez lui et on poursuivra notre route jusqu’au bac qui va nous permettre de franchir le Nil Victoria à Paraa. Les voitures arrivent et se mettent sur 2 files, les chauffeurs vont chercher les tickets d’embarquement. Le bac est sommaire, une dizaine de voiture y montent sur 2 files, les passagers des véhicules ne doivent pas rester à l’intérieur et se trouvent sur la plateforme. La traversée dure 10 minutes.
Il fait chaud et nous apprécions la bruine que produisent les chutes. Les hommes pousseront un peu plus loin la ballade. Les femmes resteront un moment à admirer les chutes puis reviendront au parking. Il y a quelques mouches tsétsé.
On reprend la route, on a quitté la savane et la forêt devient de plus en plus dense on suit une longue piste de terre rouge.






















Les couleurs du soir se reflètent sur le lac, c'est beau et serein, la sérénité africaine qui est unique au monde.

























On nous a dit de mettre des guêtres pour éviter d'être mordus par les 'fourmis safaris'.
Ces fourmis se déplacent en file par centaines de milliers à grande vitesse.
Nous voilà partis, chaque groupe dans une direction le 1er groupe qui trouve les chimpanzés prévient les autres. On ne se débrouille pas très bien et on arrivera les derniers sur les lieux après une bonne heure de marche. Le groupe de chimpanzés est en grande partie dans les arbres. C’est très bruyant, on dirait des cris et des rires humains.
On les observe de plus ou moins près selon la place qu’on peut avoir parmi le groupe de touristes. Au bout d’1/2 heure, notre ranger nous propose de la suivre. On quitte les autres touristes et on s’enfonce un peu dans la forêt. On pourra ainsi observer, nous tout seul, tranquillement, 3 chimpanzés au sol (les 1 après les autres).
Leurs expressions nous sont tellement proches.
La ranger nous expliquera leurs caractères et nous donnera leurs noms. Puis il faut repartir, le retour à travers la forêt est sympa, il fait bon et nous sommes à l’ombre. Nous serons de retour vers 11h30.





La végétation est toujours aussi belle malgré l'altitude et nous faisons de belles rencontres en chemin.
Le 'community walk' est tout aussi passionnant avec de la hauteur par rapport au village.
C'est samedi et les enfants ne vont pas à l'école, ils sont partout à flanc de montagne, à travailler, à bécher, cueillir, planter, arroser. Ils font le trajet à pied tous les autres jours de la semaine pour aller à l'école, 500m en descendant et 500m en montant.

Il y a une multitude d'écoles dans ce village.

























Des pélicans se blottissent les uns contre les autres au centre. Une odeur de souffre se dégage de cette eau et de cette vase stagnante, mais le spectacle est beau à voir.
Nous campons au Engiri Lodge & Camp. C'est assez rudimentaire mais l'accueil a étét très chaleureux et ils nous ont donnés de nombreux conseils des choses à voir et à faire dans le coin. Nous avons dîné au resto, un de nos meilleurs repas du séjour.Durant la nuit nous entendons les rugissements d"un lion mais il doit être de l'autre côté du lac et brouter quelques hippos.
Le jeu des King fishers.
La danse du héron.
Les pélicans, les cormorans, l'élégante aigrette
Les villages de pêcheurs où des hommes préparent les filets
Un hammerkopf attend sa part de poisson.



















Sur les berges, les animaux viennent désaltérer leur soif. Il faut dire qu'il fait chaud.

Nous sortons du parc et passons la ligne de l'Equateur. Photo oblige...
On achète en chemin de quoi se ravitailler pendant la journée et surtout pour nos pique niques du midi.
Les ananas sont succulents et par rapport à nos prix en Europe, on ne peut résister.
Sur la route, les champs de thé se perdent à l'infini. Le vert intense de ces plantations nous émerveillent. Vert des cultures contrastant avec le bleu du ciel est un ravissement pour les yeux.




Nous gravissons une piste à travers la forêt qui devient progressivement plus dense. Entre les arbres, nous vous les champs cultivés.
Des villages, des écoles sur notre chemin; les gamins nous accueillent avec des cris de joie.
Nous arrivons au Broadbill Forest Camp, des tentes safaris entourés de végétation luxuriante. Nous sommes à 2500m d'altitude et certains bambous rares ne poussent qu'à cette altitude.
Dans les arbres autour, des singes des colobus noires à têtes blanches, assez timides
Des vervets toujours coquins avec leur queue en point d'interrogation

D'autres jouent avec les moyens du bord





















Dans la forêt une ruche suspendue à un arbre.

Bonne nuit dans cette forêt impénétrable..Vue de notre tente safari.





