28 octobre
On quitte l'hôtel avec armes et bagages et on se rend à la gare, l'agence Nissan se trouve non loin de la place d'où partent tous les bus.L'agence est toute petite et nous sommes contents de l'avoir repérée hier. Nous y sommes un peu plus tôt que l'heure prévue sur notre bon, mais cela ne pose pas de problème.
Petit retour en arrière et aspects pratiques:
nous avons fait les traductions en japonais de nos permis de conduire par l'intermédiaire de l'agence "Vivre le Japon", cela coûte plus cher que de le faire sur place, mais évite d'aller faire des démarches, même si tout le monde dit que cela va vite, nous avions ainsi l'esprit plus tranquille. Pour la réservation ( et la suivante car nous louerons à 2 reprises pendant ce voyage) j'ai comparé les tarifs sur Tocoo! et Vivre le Japon, qui a un partenariat avec Nissan. En ce qui nous concerne le tarif était plus avantageux via VLJ et il est possible de souscrire une assurance assistance pour une somme assez minime, assurant un interlocuteur parlant français ( ou anglais, je ne sais plus, cela m'était égal) en cas de problème. Cela nous rassurait aussi étant donné que nous ne parlons pas japonais. Nous n'avons pas eu de problème, mais je ne regrette quand même pas ces 40 euros car rétrospectivement l'anglais n'est pas le point fort ici, et nous aurions eu de la peine à nous faire comprendre en cas de souci.
Nous avions trouvé à acheter un atlas routier chez Maruzen, mais l'échelle restait trop grande et son utilité est restée assez limitée. J'ai vraiment regretté qu'il n'y ait pas de cartes bilingues utiles.
Le GPS parle anglais, sa diction est bonne, la carte est bilingue sur l'écran. Le GPS fonctionne soit avec les POI- c'est ce que nous avons utilisé majoritairement- ou les N° de téléphone. On peut choisir à chaque demande d'itinéraire entre plusieurs options ( rapide, sans autoroute etc etc) et le GPS donne le tarif des péages si il y en a sur le trajet. C'est important car ils sont très très très chers.
Il y a beaucoup de parkings, majoritairement payants. Certains ont une sorte de barre au sol, qui se relève et bloque le véhicule, et ne descend qu'après paiement. Nous n'avons utilisé cette variante de parking qu'une seule fois.
Je parlerai de notre premier plein plus loin, mais il y a beaucoup de stations self service. Là ça se complique. Nous avons toujours trouvé quelqu'un dans la station pour nous aider. On met une somme dans la machine et quand le plein est fait, un ticket sort. Si on a mis trop d'argent dans la machine, on va à une autre machine avec le ticket, il y a un code barre en bas du ticket, et une fois lu par cette machine, le solde vous est restitué. Mais nous n'aurions pas pu nous débrouiller sans aide .
Encore un détail, il y a une connexion USB, la prise est dans la boîte à gant
Alors nous voilà à l'agence et on va passer un bon moment à faire de la paperasse, il faut donner toutes nos étapes, avec adresses et N° de téléphone, heureusement que j'avais fait un tableau de notre itinéraire ( pour nous, en fait) et ils ont accepté de le photocopier, instruction des spécificités du code de la route japonais, limite de vitesse, que faire en cas d'accident, on reçoit un grand document explicatif en anglais. Ensuite on va à la voiture contrôle d'éventuels dégâts à la carrosserie, instructions pour le GPS, etc etc, tout cela peu simplifié par le fait que le jeune homme qui s'occupe de nous parle ( et comprend) très péniblement l'anglais. On recourt par moment à Google Traduction.

A 10h 30 nous nous lançons dans la circulation kyotoite, très calme. D'ailleurs la circulation est très cool au Japon.Il faut juste reprendre ses marques à gauche, mais c'est au moins la dixième fois que mon mari roule à gauche, ce n'était pas une appréhension.
Et où va- t-on??

Premier péage
On prend la route d'Amanohashidate. On se retrouve sur une voie rapide payante, Vu l'heure nous prenons cette solution, si non on n'arrivera pas à faire notre trajet prévu ce jour. Vers midi on s'arrête sur une aire de l'autoroute. Surprise, il n'y a pas de pompe à essence, comme sur la plupart des aires où nous nous arrêterons. Par contre il y a une série de stands de restauration et cela permet de manger une assiette de nouilles sautées. Il y a aussi une brocante, des sanitaires immaculés. Nous voilà arrivés ensuite à Amanohashidate. C'est dimanche, il y a pas mal de monde. Des parkings sauvages, gérés par les habitants se trouvent partout, on stationne pour 500Y ( il y en avait à 1000Y) et on va au télésiège.

Nous sommes les seuls gaijins. Il y a beaucoup de chiens, tous habillés, et soit portés dans les bras, soit dans des sacs à dos spéciaux, soit même en poussette! On arrive au sommet, profitons de la vue,

Une des 3 vues les plus célèbres du Japon
et de l'ambiance, familiale, bon enfant. On poursuit par la route vers Ine, village de pêcheurs. La côte et les villages traversés ( lequel est Ine??) sont bien pittoresques.



Nous nous retrouvons confrontés à un de ces fichus parkings avec barre au sol. Au moment de reprendre la voiture, heureusement une famille passe par là, et je leur demande de nous expliquer comment faire. C'est gratuit pour 30 min. Pour repartir, il faut composer le N°de la place, payer la somme dûe ( rien en fait pour nous) et appuyer sur la touche bleue. Je ne saurai jamais à quoi servaient les 2 autres???Le principal est que la barre redescend et que nous pouvons repartir sans laisser tout notre bas de caisse sur place.Notre étape est Kinosaki, on se remet en route car nous avons pu déjà constater que, comme dit souvent sur VF, on ne roule pas vite, et la nuit tombe tôt en cette saison. Nous arrivons à 17h à notre hôtel, notre premier ryokan. Il est un peu en dehors de Kinosaki, je l'ai choisi parce qu'il a un parking. Ah ah, qu'est ce qui nous attend.?? Et bien d'abord un accueil très agréable, une dame nous escorte à notre chambre, une grande chambre, nous sommes surclassés sans frais.

Elle nous montre comment mettre le yukata, et la veste qui se met par dessus, dont j'ai oublié le nom, et la procédure pour les bains.Vu l'heure un peu tardive et le fait qu'il ne fait pas très chaud une fois la nuit tombée, nous décidons de ne pas nous lancer en yukata dans Kinosaki. Ce soir on ne peut pas dîner au ryokan, salle à manger réservée pour un groupe.Nous allons donc parcourir les bords du canal, illuminés, donnant une ambiance très poétique,

Je n'ai pas de meilleure vue de nuit...

à la recherche de notre dîner, et nous trouverons une jolie auberge

où le curry udon est délicieux. Au retour à l'hôtel, nos futons ont été installés.

Je vais à l'onsen de l'hôtel, j'y suis toute seule et c'est un moment délicieux.