De Perth à Darwin: 4 semaines de road trip en septembre/octobre 2018
Bonjour,
Après m'être maintes fois inspirée et régalée des carnets de voyages des autres, c'est à mon tour de me lancer.
Nous voyageons en couple avec mon mari depuis bientôt 10 ans. A chaque voyage nous tenions des carnets de voyage papiers puis nous sommes passés à un site internet en 2016. C'était à l'occasion de notre tour du monde, outre l'aspect souvenir il servait aussi à tenir informer nos proches et à partager notre quotidien. Si ça vous intéresse voici le lien : point2vues.fr . On se sert tellement des expériences des autres pour préparer nos voyages que l'étape logique était de rendre la pareille. Voici donc notre premier carnet de voyage publique !
C’était une première pour nous en Australie. Nous sommes partis de Paris le 22/09/2018 et sommes revenus le 19/10/2018. Nous avons pris deux allers simples : - Paris-Doha-Colombo-Kuala Lumpur-Perth (vive les économies !) - Darwin-Singapour-Paris
Ce voyage nous a coûté tout compris : 5570€ pour deux. Voici le détail de nos dépenses : - billets d'avion : 1677€ - voiture (location + essence) : 2246€ - Uber de l'aeroport : 14€ - nourriture : 347€ - logement : 308€ (dont 95€ d'hôtel Parisien ) - plongées : 682€ - entrées des parcs : 79€ - santé (une première!) : 95€ - souvenirs et divers extras : 99€ - courses divers (hors nourriture) :19€
Nous avons parcouru 8800 km en un peu moins de 4 semaines. Il est très facile de rouler en Australie. Nous avions emporté notre tente avec le nécessaire à trek (matelas, sac de couchages, popote, réchaud) et avons fait le plus souvent du camping sauvage (nous nous aidions des applications comme wikicamp ou campermate afin de trouver les zones autorisées). Ce qui explique le peu de dépense en logement et en nourriture. Nous avons cuisiné la plupart de nos repas. Notre plus gros budget a été celui de la voiture, surtout du fait que les agences de location surchargent le "one way" (le fait de rendre la voiture dans une ville différente de celle où on a récupéré la voiture), quasiment 1000 € pour nous, contre environ 500€ de location de voiture (un SUV : Hyundai Tucson).
Nous n'avons rencontré quasiment aucun autre voyageur qui voyageait de cette façon (tente à planter à même le sol). Ce qui est le plus rependu là-bas ce sont soit les minivans ou 4x4 aménagés soit les 4x4 avec tente sur le toit. Le 4x4 est plus qu'un luxe ici car beaucoup de routes de la côte ouest ne sont accessibles qu'aux 4x4 (on en a fait les frais avec notre SUV qui n'avait pas l'option 4x4...). On a croisé aussi pas mal de caravanes (4x4 elles aussi!) mais surtout sur la côte.
Voici notre parcours :

Après m'être maintes fois inspirée et régalée des carnets de voyages des autres, c'est à mon tour de me lancer.
Nous voyageons en couple avec mon mari depuis bientôt 10 ans. A chaque voyage nous tenions des carnets de voyage papiers puis nous sommes passés à un site internet en 2016. C'était à l'occasion de notre tour du monde, outre l'aspect souvenir il servait aussi à tenir informer nos proches et à partager notre quotidien. Si ça vous intéresse voici le lien : point2vues.fr . On se sert tellement des expériences des autres pour préparer nos voyages que l'étape logique était de rendre la pareille. Voici donc notre premier carnet de voyage publique !
C’était une première pour nous en Australie. Nous sommes partis de Paris le 22/09/2018 et sommes revenus le 19/10/2018. Nous avons pris deux allers simples : - Paris-Doha-Colombo-Kuala Lumpur-Perth (vive les économies !) - Darwin-Singapour-Paris
Ce voyage nous a coûté tout compris : 5570€ pour deux. Voici le détail de nos dépenses : - billets d'avion : 1677€ - voiture (location + essence) : 2246€ - Uber de l'aeroport : 14€ - nourriture : 347€ - logement : 308€ (dont 95€ d'hôtel Parisien ) - plongées : 682€ - entrées des parcs : 79€ - santé (une première!) : 95€ - souvenirs et divers extras : 99€ - courses divers (hors nourriture) :19€
Nous avons parcouru 8800 km en un peu moins de 4 semaines. Il est très facile de rouler en Australie. Nous avions emporté notre tente avec le nécessaire à trek (matelas, sac de couchages, popote, réchaud) et avons fait le plus souvent du camping sauvage (nous nous aidions des applications comme wikicamp ou campermate afin de trouver les zones autorisées). Ce qui explique le peu de dépense en logement et en nourriture. Nous avons cuisiné la plupart de nos repas. Notre plus gros budget a été celui de la voiture, surtout du fait que les agences de location surchargent le "one way" (le fait de rendre la voiture dans une ville différente de celle où on a récupéré la voiture), quasiment 1000 € pour nous, contre environ 500€ de location de voiture (un SUV : Hyundai Tucson).
Nous n'avons rencontré quasiment aucun autre voyageur qui voyageait de cette façon (tente à planter à même le sol). Ce qui est le plus rependu là-bas ce sont soit les minivans ou 4x4 aménagés soit les 4x4 avec tente sur le toit. Le 4x4 est plus qu'un luxe ici car beaucoup de routes de la côte ouest ne sont accessibles qu'aux 4x4 (on en a fait les frais avec notre SUV qui n'avait pas l'option 4x4...). On a croisé aussi pas mal de caravanes (4x4 elles aussi!) mais surtout sur la côte.
Voici notre parcours :


C’est un peu groggy par notre voyage à rallonge depuis la France (Rennes-Paris-Doha-Colombo-Kuala Lumpur-Perth, soit environ 48h de trajet) que l’on fait nos premiers pas sur la terre Australienne. On a plein de rêves dans la tête : la terre rouge, les kangourous, les baobabs, la mer, les aborigènes, le soleil, … On n’attend pas grand-chose de Perth, comme d’habitude on a prévu très peu de temps pour la visiter car on a vite envie de se retrouver en pleine nature dans les grands espaces. Et pourtant cette fois on est tombés sous le charme. Perth nous a directement plongés dans la culture envoûtante de l’Australie. Une ville immense, mais paisible. Il n’y a pas grand-chose à voir : le centre d’affaires, la bell tower et peut-être quelques musées qui n’ont pas grand intérêt à nos yeux. On préfère se balader dans ses larges avenues, bordées de verdure et s’imprégner de l’atmosphère de la ville.
On est aux premiers jours du printemps et déjà l’air est doux, il y a plein de petites fleurs partout et les gens flânent su rl’herbe en tee-shirt. On se sent en sécurité, les vélos ne sont pas attachés et les sportifs laissent leurs affaires sans surveillance le temps de se faire un petit footing. Il y a des parcs partout et les pigeons y ont été remplacés par des perroquets multicolores et les lapins par des kangourous à l’état sauvage.










Il est dingue ce pays, la faune est magnifique et tellement différente de chez nous.
Le truc chouette avec une voiture, c’est la liberté totale qu’elle nous confère, on peut aller où ça nous chante et si quelque chose sur la route nous donne envie il n’y a qu’à s’arrêter. Et on ne s’en ait pas privé, hypnotisés par des dunes de sable blanc qui étincelaient sous le soleil, on est allés voir ça de plus près. Le spectacle était étonnant au milieu des paysages de bush que nous traversions depuis que nous avions quitté Perth. Le sable blanc était incroyablement fin et d’un blanc éclatant, ce qui donnait envie de se rouler dedans !


















































Ces petites ballades ont été pour nous l’occasion de découvrir la plaie des mouches australiennes. On en avait déjà entendu parler mais pour nous cela restait un mythe car à part quelques mouches un peu insistantes, elles ne nous avaient pas encore embêtés. C’était chose faite, leurs copines s’en étaient chargées. Il faut imaginer : des dizaines de mouches qui essayaient toutes de rentrer en même temps dans la bouche, les yeux, le nez, les oreilles ( et oui elles ont un problème avec les orifices), ça peu gâcher l’instant ! Bon je vous rassure on s’y ai fait plutôt vite (question de survie) et c’était rigolo de voir que personne n’est épargné. Il y a ceux qui ont la technique de la branche qu’ils agitent devant leur visage, ceux qui s’emmitouflent dans leur foulard et les organisés qui ont investi dans une moustiquaire de tête !




















































































































On s’est attaqués à la « spider walk », une rando connue au fond de Hancock Gorge, pas par le nombre élevé d’araignées que l’on peut y trouver (mais ça aurait pu!), mais parce qu’il faut les imiter pour la parcourir. Il y a des passages où l’on escaladait les parois, d’autres où l’on passait dans l’eau, d’autres où il fallait être en équilibre entre deux parois, pour au bout avoir une superbe récompense : Kermits pool. C’était un lieu enchanteur où les quelques rayons de soleil qui y pénétraient rendaient l’eau cristalline. Dans le même genre on s’est ensuite aventurés dans la « Weano gorge » pour découvrir au bout la Handrail pool, magnifique elle aussi.




























































Mais l’aventure n’était pas encore finie. Lorsque l’on a voulu rejoindre le seul camping encore ouvert pour la saison on s’est retrouvés face à une route fermée pour cause de « feu de bush ». On s’est donc résolus à aller au camping du nord du parc qui était censé être fermé pour la saison plutôt que de rôtir tranquillement pendant la nuit.

















Zebedee spring a été par contre une très belle découverte. Des sources d’eaux tièdes cristallines au milieu d’un oasis de fraicheur, l’endroit était paradisiaque.














Le seul petit bémol c’est que le joli Mirima national parc venait d’être récemment le théâtre d’un incendie qui a laissé sur son passage un décor d’apocalypse aux déclinaisons de noirs et d’ocre.

















































On a décidé d’en apprendre plus sur ces anciens peuples en bénéficiant d’une visite guidée gratuite réalisée par un ranger du parc le lendemain sur le site de Nourlangie, une autre « galerie » du parc. La visite a été très instructive et ce qui nous a le plus surpris c’est l’immuabilité du peuple aborigène. L’essence de ce peuple est le respect et la vie en harmonie avec la nature qui l’entoure et la transmission du savoir pour maintenir cet équilibre de génération en génération. Ce qui fait que le mode de vie de ce peuple n’a que très peu évolué depuis 40 000 ans. Je devrais peut être dire « n’avait » car depuis l’arrivée des premiers colons à la fin du 18e siècle leur vie a été bouleversée et il est maintenant très difficile pour eux de continuer à vivre comme leurs ancêtres. C’était passionnant d’en apprendre plus sur les aborigènes et on comprend mieux pourquoi la situation est si complexe actuellement en Australie. Les cultures de ces deux peuples sont tellement différentes qu’il est difficile pour eux de trouver un équilibre pour chacun.












































