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Oregon: fog, smoke, sun & fun

Discussion started by TinkerNell on 2019-02-13

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Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-13

Avant propos Au retour de notre roadtrip USA 2016, qui nous a amené à traverser 5 Etats de San Francisco à Denver, nous nous sommes immédiatement mis à la recherche du procahin itinéraire sur les routes nord-américaines. Tout roadtripper qui se respecte connait cette sensation au retour d’un tel voyage et le besoin de se projeter sur un nouveau projet. Nous ne dérogeons pas à la règle ! Ce nouvel itinéraire a été très difficile à définir. Une seule chose était certaine, nous irions dans le nord-ouest des Etats Unis ! Mais pour le reste … Nous avons longtemps hésité : Washington + Oregon, côte pacifique nord de San Francisco à Seattle, One way Seattle Yellowstone en passant par Glacier … que de choix ! Et comme l’affirmait André Gide « choisir c’est renoncer » ! Après avoir tous mis dans le shaker (nos priorités à voir, le temps imparti, le budget), nous avons concocté un bel et bon cocktail Oregon : côte pacifique, monts volcaniques, déserts, roches et rivières ! Tous les ingrédients d’un roadtrip réussi pour nous ! Nous avons donc réalisé une boucle au départ de Portland du 10 au 26 août et je vous invite à suivre nos aventures dans ce carnet 😉



Cannon Beach

J1 : Notre arrivée à Portland OR Ca y est, le grand jour du départ est arrivé ! Bien qu’ayant eu un peu de mal à m’endormir la veille au soir, je n’ai aucun mal à me lever à 3h45 ce vendredi matin ! Notre taxi G7 passe nous prendre à 5h00, comme prévu, pour nous déposer au terminal 1 de Roissy Charles de Gaulle. A cette heure-ci, personne sur la route et nous arrivons très rapidement à l’aéroport. Nous arrivons si tôt que le comptoir United Airline n’est pas encore ouvert. Aux alentours de 6h30, nous pouvons déposer nos valises. Notre enregistrement s’est fait la veille. Nous avons d’ailleurs opté pour un supplément au moment du check in en ligne afin d’être placés près des portes d’évacuation de l’avion et ainsi avoir un espace supplémentaire pour nos jambes, pouvoir nous lever sans gêner personne et nous déplacer en toute liberté.

En attendant l’embarquement, nous déambulons dans les Duty free et prenons notre petit déjeuner. Le 1er vol est un Paris/San Francisco. Le départ est prévu « on time » et je tiens à saluer la parfaite organisation de la compagnie aérienne choisie. L’embarquement se fait rapidement et méthodiquement. Nous partons bel et bien à l’heure ! Bien installés, nous passons le vol entre visionnage de films, siestes et repas plutôt bof bof ! C’est à mon sens, le point faible de United. Les repas étaient vraiment mauvais. Nous arrivons à San Francisco à l’heure et filons à l’immigration. Nous avions prévu un temps d’escale conséquent afin d’anticiper tout retard du 1er vol ainsi que le temps de transit par les services américains d’immigration, contrôle de sécurité etc. Au final, nous avons passé l’immigration en même pas 10 minutes, récupéré nos bagages et repassé la sécurité dans la foulée. Cela nous aura pris maximum 1h ! Il ne nous reste plus qu’à nous relaxer en attendant notre second vol qui est lui aussi prévu « on time ». Une petite bière et des chips pour faire passer le temps. Puis nous trouvons un coin sympathique équipé de banquettes sur lesquelles nous pouvons nous allonger et de prises, pour recharger nos téléphones portables. Bien sûr, le wifi est simple d’accès et gratuit comme c’est souvent le cas aux US. Même plus besoin de donner une adresse mail bidon pour se connecter ! En 5 heures, nous avons encore le temps pour une petite collation. Un smoothie aux fruits et un scone cranberries feront très bien l’affaire ! Notre second vol, le San Francisco/Portland est lui aussi à l’heure. Il se permettra même le luxe d’arriver à Portland en avance ! Après l’atterrissage, toutes les corvées administratives ayant été faites à San Francisco, nous pouvons très rapidement nous rendre chez Avis, chez qui nous avons loué un SUV catégorie « moyen ». Et nous héritons d’un Mitsubishi Outlander ! Pas la voiture du siècle ! Elle semble être en plastique. Mais bon, elle est spacieuse, haute et consomme peu. Cela nous suffit. Il est finalement plus tôt ce que nous avions prévu. Au lieu de nous rendre directement au motel, nous décidons donc de partir sur la rive de la Columbia River et d’y découvrir nos premières cascades. Nous quittons l’US84 et nous engageons sur la fameuse Historic Columbia Highway 30, qui est en ce mois d’août 2018, fermée entre Bridal Veil et Cascade lock (les réouvertures partielles sont en cours à l’heure où je tape ces quelques lignes). Nous arrivons sur le parking de Bridal Veil Falls, quasiment désert en cette fin de journée, puis nous nous engageons sur le petit trail qui nous mènera à la cascade. Cela nous fait un bien fou de nous dégourdir les pattes malgré la fatigue et le manque de sommeil (je n’arrive pas à dormir assise, donc en avion … on peut oublier). Le trail descend gentiment vers la petite rivière Bridal Veil Creek. Nous entendons le bruit de l’eau et celui de la route. Il est étonnant de se sentir en pleine nature mais en même temps être si près d’un grand axe routier comme l’US 84 ! Je dois vous avouer que je ne m’attendais pas à de si jolies falls. Bridal Veil vaut vraiment le déplacement. Et les lieux sont encore plus appréciables après 17h30 de voyage ! Nous ne souhaitons toujours pas nous nous rendre au motel et nous poursuivons nos découvertes avec Latourell Falls. Cette fois, nous nous contenterons de la contempler de loin et ne nous engagerons pas sur le trail permettant de la regarder d’en bas. Bien que très excités, la fatigue nous rattrape. A ce moment-là, nous nous disons que nous y reviendrons à la fin de notre séjour. Mais nous ne le ferons pas. Il commence à se faire tard et nous décidons d’arrêter là nos explorations. Nous décidons de continuer sur la l’US30 west en direction de Portland. En chemin, nous faisons tout de même halte à la Vista House, depuis laquelle nous allons assister à notre premier coucher de soleil en Oregon. Et quel coucher de soleil ! La vue sur les Gorges de la Columbia River est magnifique et les couleurs époustouflantes.

En revanche, nous sommes très surpris de la fréquentation des lieux et ne nous attardons pas près du bâtiment où des personnes peu recommandables se sont rassemblées. Nous restons et prenons des photos depuis le bord de la route où d’autres spectateurs beaucoup plus fréquentables se sont installés pour, tout comme nous, faire des photos. Le soleil vient de se coucher et il est grand temps que nous prenions nos quartiers au Viking Motel, au nord de Portland. Idéalement situé près de l’US 5, ce motel a un très bon rapport qualité/prix sans pour autant être transcendant. Son gros point faible : la climatisation est installée trop près du lit. Impossible de la faire tourner la nuit. Mais le nom déchire ! Nous nous installons pour 2 nuits dans ce petit motel. Avant de dormir, il ne faut pas oublier de se restaurer. Et ça tombe bien, il y a un petit restaurant mexicain à 2 blocs de là. Et Ô miracle, il a en plus la réputation de servir les meilleurs burritos de Portland ! Nous nous rendons donc à El Burrito Azteca à pieds. Il se trouve au milieu d’un quartier résidentiel, c’est assez déroutant. Mais au moins, immersion totale. Il n’y aura pas de touristes ici ! El Burrito Azteca tient ses promesses ! C’est copieux et bon : burritos et nachos ! L’ambiance est sympa. Passée une certaine heure le soir, c’est au bar que les plats sont servis. Rien à redire sur ce premier dîner. C’est totalement satisfaits et repus que nous rentrons à l’hôtel et nous mettons au lit après une bonne douche. Nous avons largement fait le tour du cadran et le marchand de sable ne se fait pas prier pour passer.

(merci de m'avoir lu 😉 Pour l'intégralité des photos >> www.nv-de-voyages.com/...-portland/#more-6072 )

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-14

Jour 2 : Evergreen museum & Japanese Garden

Jetlag oblige, nous nous réveillons super tôt en ce deuxième jour sur le sol américain. Mais cette fois-ci, nous ne quitterons pas notremotel vant 8h (souvenez-vous de notre balade matinale dans les rues de SF il y a deux ans). En effet, à notre programme du matin, la visite de Evergreen Aviation & Space Museum qui n'ouvre ses portes qu'à 9h et qui se trouve à environ 1h de route de notre lieu de résidence sur Portland.

Nous n’avons pas très faim à notre réveil. Nous nous contenterons donc d’un café. Enfin, si j’arrive à me servir de la petite cafetière de la chambre. Les filtres préremplis de café moulu me laissent perplexe. Comment savoir la quantité d’eau nécessaire à la dose de café proposée ? Ah, je vais en gâcher du café … Bref, je finis tant bien que mal à trouver un dosage à peu près correct.

A 8h nous décollons, direction McMinnville au sud de Portland. Dès que nous quittons la ville, nous nous apercevons que la région est très agricole. Les fermes se succèdent et nous essayons de repérer ce qu’elles font pousser. Ce sont des hectares et des hectares de petits arbres qui, nous le découvrirons un peu plus tard, sont des noisetiers ! On cultive aussi dans la région une variété spécifique de mûres, la Marionberry. Elle a la particularité d’être plus grosse et juteuse que la variété habituelle (on est aux USA oui ou non ? oui, donc il faut que ce soit plus gros !). Vous trouverez énormément de tartes, muffins etc à la Marionberry en Oregon. Et enfin, une autre culture du coin, le sapin … oui. Mais pas le sapin de noël. Le petit sapin arbuste pour faire de la clôture ou de la déco de jardin.

Evergreen Aviation & Space Museum Nous arrivons à l'Evergreen Museum avant l’ouverture. Mais à l’extérieur, plusieurs appareils (avions, navettes) sont exposés. Cela nous permet de passer le temps en attendant de pouvoir accéder à l’un des 3 hangars qui constituent le musée.

A 9h pile, les portes s’ouvrent. Il n’y a pas foule. Nous sommes juste derrière une famille américaine. Et il n’y a personne d’autre. Quand on voit la taille des hangars, on se dit qu’on ne se bousculera pas et que nous n’aurons pas à ruser pour faire des photos sans personne dessus.

Nous nous acquittons des $27 par personne et recevons un beau bracelet vert fluo qui nous permettra de déambuler d’un bâtiment à l’autre.

La visite peut commencer. On ne sait plus où donner de la tête, il y en a partout ! Vincent est comme un fou. On prend des tonnes de photos et nous profitons d’être quasiment seuls pour jouer comme des enfants. Entre les simulateurs, les cockpits dans lesquels ont peut s’installer, les photos de pin-up devant lesquelles je fais des selfies en reproduisant la pose (je profite, il n’y a personne pour se moquer) …. Mais on apprend également beaucoup de choses sur les appareils, la technologie de l’époque, le développement de l’aviation civile, les batailles de la 1ere et 2nd guerre. On apprend de façon ludique.

C’est peut-être parce qu’il nous voyait nous amuser ou bien parce qu’il s’ennuyait parce qu’il n’y avait personne, qu’un des volontaires du musée est venu nous voir et a entamé la conversation. Au bout de quelques minutes, il nous propose de le suivre jusqu’à un vieil avion de ligne entouré d’un cordon de sécurité. Il nous fait passer le cordon de sécurité et nous fait le topo sur l’appareil. C’est le 1er avion de ligne commercial de United Airline (drôle de coïncidence). Il va nous le faire visiter. Il nous demande simplement de ne pas nous assoir sur les fauteuils. Nous sommes très excités et nous sentons privilégiés. Il demande même à Vincent de s’installer dans le cockpit ! C’était super ! Vincent était comme un enfant. Ca m’a fait tellement plaisir à voir ! Avant de nous dire au revoir, il nous parle d’un autre volontaire qui se trouve dans l’autre bâtiment d’exposition, celui consacré à l’espace. Il nous encourage à échanger avec lui, c’est un ancien ingénieur de la Nasa qui a travaillé sur les moteurs des fusées des missions Apollo. Reste à retrouver ce monsieur … Nous verrons bien.

Nous quittons le premier bâtiment et nous rendons au suivant sous une averse assez incroyable. J’avoue avoir une préférence pour tout ce qui concerne la conquête spatiale, même si j’ai trouvé la visite relative aux avions très intéressante. Le hangar a exactement la même configuration que le précédant mais là, ce sont des navettes, des fusées (oui oui des fusées !), des capsules, des buggys de l’espace, des drones ! Il y a aussi quelques avions d’un type particulier. Et toujours cet entertainment à l’américaine qui nous enseigne tout en nous amusant.

On ne peut pas s’empêcher de jouer devant la réplique de salle de contrôle de la Nasa en face de la grosse fusée "non, Houston, me dites pas qu'on a un problème !"

C’est à la fin de notre visite que nous avons croisé John. John, l’ingé de la Nasa. Le petit gars qui a bossé sur Apollo. Le petit gars est aujourd’hui un vieux monsieur qui a du mal à se déplacer. Mais un vieux monsieur qui a toujours l’étincelle dans les yeux lorsqu’il parle de son job. Et avec Vincent, il est tombé sur la bonne personne. S’en suit une conversation sur l’intelligence artificielle à laquelle je ne pige rien. Mais je suis très émue de les voir papoter. Et John a peut-être du mal à se déplacer mais le cerveau tourne toujours à plein régime. Il nous parle des programmes qu’il développe en hobby, des discutions qu’il a avec ses gendres sur divers sujets scientifiques. C’était vraiment un grand moment.

Nous faisons l’impasse sur le troisième bâtiment qui renferme un cinéma dans lequel est diffusé un film. Avec le décalage horaire, il vaut mieux éviter de se poser dans le noir.

Nous finissons notre visite à l’extérieur en faisant le tour de tous les appareils exposés. Le mauvais temps s’est enfin levé et le soleil fait de belles percées.

Nous retrouvons notre super Mitsubishi Outlander gris (au milieu de tout un tas de voitures grises) et reprenons la route pour Portland, où nous avons décidé de passer l’après-midi. On joue à où est Charlie ? Euh, la Mitsubishi ?

Nous quittons l’Evergreen Museum pleinement satisfaits et recommandons cette visite. Dans la voiture, Vincent me remerciera pour l’organisation de cette sortie et m’exprimera sa joie quant au fait que j’ai moi aussi, apprécié cette découverte bien qu’à la base je ne me passionne pas pour l’aviation.





Lunch time En route, la faim commence à se faire sentir. Ce n’est pas le cookie beurre de cacahuète acheté au café du musée qui nous fera tenir toute la journée. Nous quittons l’autoroute à Willsonville et nous engageons dans une zone commerciale comme les américains savent les faire. Nous nous arrêtons dans le premier parking venu pour consulter le choix des fast food dans la zone sur google. C’est un vrai labyrinthe. Et puis là, nous levons les yeux. Nous sommes garés devant le Black Bear Diner (c’est une chaine uniquement présente dans l’ouest des USA). Et la déco trappeur avec des petits ours en bois partout .. moi, ça me fait fondre ! On regarde tout de même les avis sur Google et Tripadvisor avant d’entrer. Ils ne sont pas mauvais. Allez, go Black Bear Diner ! Les plats proposés sont des classiques des diners. Nous prendrons des burgers (le mien accompagné de frites de patates douces) et deux grands Coca (on évite la bière le midi). On s’est régalé, le personnel était plutôt sympathique et l’addition très correcte. Et le décor ! J’adore !

Menu présenté comme un journal, sauce nounours : j'adore, j'adhère (mais je suis bon public ) !



Portland Nous voilà en forme pour attaquer notre seconde partie de journée. Il nous faut tout d’abord passer par le magasin REI de Johnson St à Portland afin d’acheter le pass Oregon State Park. Ce pass coute $30 pour 12 mois et permet l’accès à tous les State parks de l’état. Il faut savoir qu’en Oregon, vous jonglerez entre les States Parks, les Recreations Area, les National Forest, les National Historic Monument et même les National Park avec Crater Lake. Autant vous dire, que même avec votre State Park pass, munissez-vous toujours de billets de $5 pour régler les fees qui pourraient vous être demandés. Les rangers veillent au grain et contrôlent régulièrement sur les parkings des différents sites si les fees ont bien été acquittés.

Nous laissons ensuite la voiture dans le parking du REI et nous rendons à pieds au Jardin Japonais. Nous traversons une zone résidentielle sans grand intérêt bien que quelques maisons attirent mon attention. Je vous avouerais que nous n’avons rien visiter de Portland et que de ce fait, je m’abstiendrai de donner mon avis sur la ville.

Nous débouchons sur une rue commerçante assez vivante, ce qui change du quartier résidentiel que nous venons de traverser. Les boutiques et bars ayant pignon sur rue semblent plus originaux les uns que les autres. Des boutiques de cupcakes, des boutiques pour animaux de compagnie, des boutiques de fringues de hippies … Et il y a un truc avec le lama en Oregon. Nous en verrons de nombreux élevages au cours de notre roadtrip.

Nous passons cette rue commerçante et arrivons au Washington Park que nous allons traverser. Ca grimpe un peu, nous empruntons le chemin en sous-bois plutôt que la route goudronnée. Nous remarquons à ce moment-là que la trottinette électrique a le vent en poupe à Portland. Et nous voyons défiler les utilisateurs à vive allure. Je trouve ça terriblement casse gueule et je préfère marcher !

Le parc débouche sur le jardin des roses (le International Rose Test Garden de son vrai nom). Vraiment un endroit à visiter. Je n’ai jamais vu de ma vie une roseraie avec autant de variétés différentes. C’est simplement magnifique. Je pourrais passer des heures à photographier ces fleurs. C’est dans le jardin des roses que nous aurons notre deuxième et dernière averse du voyage. Les gouttes d’eau stagnantes sur les pétales sont très photogéniques.





Le Japanese Garden Bref, il ne faut pas non plus trop s’attarder dans la roseraie, notre but est le Jardin Japonais ! J’avais lu qu’il n’y avait pas de parking pour s’y garer. C’est faux. Il est entouré de place de parking. La seule condition est d’y arriver tôt afin qu’une des places soit disponible. Sinon, pour une visite l’après-midi (comme la nôtre), il vaut mieux se garer plus loin et y venir par un autre mode de transport.

Nous nous acquittons des $16.95 par personne demandé pour l’entrée (un peu cher, on ne va pas se mentir) et pénétrons dans ce lieu de zénitude.

Bon, nous sommes samedi après-midi, il y a un peu de monde. Côté zénitude, c’est mitigé ! Nous arrivons tout de même à nous isoler et profiter des lieux. Le jardin est magnifique, très bien entretenu, très bien agencé. Ce doit vraiment être très relaxant en semaine. Nous finissons la visite par une exposition de Bonzaï. L’art du Bonzaï est impressionnant.

Il est possible d’y faire une cérémonie du thé (et d’autres démonstrations culturelles Japonaises). La boutique offre un grand choix de tasses, théière, carillons et autres souvenirs qui ne sont pas donnés.

Nous quittons le Japanese Garden de Portland assez satisfait de notre visite. Maintenant, il nous faut retourner au REI où notre voiture est garée. Nous souhaitions prendre un Uber mais notre connexion internet nous plante sur cette colline qui abritent les jardins. Nous décidons donc de nous en remettre à nos jambes, qui elles, ne nous font jamais défaut !



*****

La voiture récupérée, nous décidons de faire quelques courses en prévision du début du roadtrip le lendemain matin. Nous cherchons le Whole Food le plus proche. Nous y achèterons de quoi faire des sandwichs, de l’eau, des snacks pour les randos et de quoi nous restaurer pour ce soir. J’avoue que les rayons Daily des supermarchés américains vendent du rêve. Bar à salades pour composer sa propre sa salade, stand de plats chauds … Je me prépare une énorme salade (le prix est en fonction de la boite choisie petit ou grand format et non pas en fonction des ingrédients) avec des crudités, du poulet et du fromage et Vincent se fera une box chaude avec des mac&cheese et des boulettes de boeuf. Nous passons, bien entendu par les frigos de bières fraîches et le choix est Cornélien !

Nous sommes équipés, nous pouvons rentrer au Viking Motel ! Nous mangerons sur notre lit devant « jokers » un show découvert il y a deux ans où 4 « potes » doivent relever des défis imposés par les autres en caméra cachée.

Nous ne faisons pas long feu ce soir-là. Et le lendemain, le roadtrip commence ! Nous quittons Portland pour l’Oregon Coast !

Toutes les photos de la journée >> https://www.roadtrippin.fr/forum/viewtopic.php?f=25&t=18961&start=10

Oregon: fog, smoke, sun & fun

Zorba · 2019-02-14

J 'attends avec impatience des nouvelles de ce qui était mon pays d'adoption. Pleut il toujours autant? Vous avez sûrement admiré le beau Crater Lake. Avez vous été à des rodéos et des bals de cowboys dans l'est. Cher Oregon!

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-14

J 'attends avec impatience des nouvelles de ce qui était mon pays d'adoption. Pleut il toujours autant? Vous avez sûrement admiré le beau Crater Lake. Avez vous été à des rodéos et des bals de cowboys dans l'est. Cher Oregon!

La chance d'y avoir vécu !

Alors peu de pluie mais .... le fameux fog ! Et l'été dernier, malheureusement, les fumées des incendies de Californie 😕 Mais ça n'aura pas gâché le voyage ! A suivre 😉

Pas de rodéo pour nous, mais beaucoup de randonnée et de lieux inconnus au bataillon.

Oregon: fog, smoke, sun & fun

Titou14 · 2019-02-14

Bonjour Nell,

Je suis allée voir votre blog qui est super. Je vais partir le 22 juillet pour Vancouver + île de Vancouver et ensuite nous allons descendre jusqu'à Bend, Portland...et faire une bonne partie de ce que vous avez visité dans votre tour d'Oregon. Ce WE, je vais découvrir vos articles et vos photos qui sont très sympas. De plus, peu de carnets sur cette partie là des States... Nous sommes aussi fans des Etats Unis, surtout moi. Depuis 2015 où nous avons fait un roadtrip en famille, nous y sommes retournés en 2017 avec le fabuleux Yellowstone, en 2018 avec ma fille en Floride, j'Adore 🙂

Je vais vous suivre, c'est sûr....😉

Oregon: fog, smoke, sun & fun

Jane15 · 2019-02-14

Je ne connais pas du tout l'Oregon donc vais suivre ce carnet avec attention. Merci

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-15

Bonjour à tous et merci de suivre ce carnet !

Le forum ne me permet pas, pour le moment de poster, plus de 3 messages par jour 😠 Vous me pardonnerez de ne pas répondre individuellement à chacun pour le moment. Je posterai la suite de notre roadtrip dans la journée ^^

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-15

Jour 3 - Astoria

Alors là, j'avais annoncé la couleur en mode Gorgone. "Je te préviens, demain on se lève tôt, le Camp 18 ouvre à 8 h, on a une heure de route pour y aller, donc on quitte le motel à 7h au plus tard. Après on a encore 1h30 de route. On file direct voir les Goonies à Astoria. C'est non négociable !". Réponse "bah ouais ouais, y a pas de problème" sous entendu "Ouhla, je vais pas la ramener cette fois".

Comme prévu donc, nous quittons le Viking motel à 7h du mat' dans la joie et l'allégresse et aussi un peu sous le ciel gris. On écoute des vieux titres diffusés par Charlie FM 97.1. Rapidement, nous laissons Portland derrière nous et traversons les zones agricoles de la région. Au bout d'une heure de route, nous arrivons à Camp 18, un resto qui sert le petit déjeuner, conseillé par Joëlle, une amie roadtrippeuse. Là, je remercie Joëlle, parce que tout y est : le coin paumé, l'ambiance feutré (avec feu de cheminée), la déco trappeur et les nounours sculptés ! Et en plus, nous y avons bu un excellent café et mangé un bon petit déjeuner. La journée commence bien !

On ne s'attarde pas trop non plus, parce qu'on a quand même pas mal de chose à découvrir aujourd'hui. Autant vous dire, nous avons très peu suivi le roadbook ! C'était prévisible. De toute façon j'avais été bien trop ambitieuse sur les temps de visites et nous sommes du style à rester où nous nous sentons bien. Difficile pour nous de faire nos activités au pas de course. Ce qui n'aura pas été vu cette année, le sera la prochaine fois. Et pis c'est tout !

Donc on the road again, direction Astoria, petite ville à la frontière de l'Etat de Washington, dans l’estuaire de la Columbia River. Nous y arrivons par le Young Bay Bridge sur Take on me de Aha. Cette chanson (j'étais une fan de Aha !) met trop dans l'ambiance 80's. Exactement ce qu'il nous faut pour visiter Astoria. Pourquoi ? Non, vous savez forcément pourquoi si vous avez grandi dans les 80's ! Parce qu'Astoria c’est la ville de Mickey, Choco, Data & co. C'est la ville des Goonies !

Première étape à Astoria, nous arrêter au Visitor Center à l'entrée de la ville pour y acheter le pass "Oregon Coast". Pour $10, il vous donne droit pendant 5 jours de stationner sur tous les sites de la côte et croyez moi, ils sont nombreux. La liste est étourdissante.

Nous arrivons aux alentours de 9h45 sur le parking du Visitor Center. Il n'ouvre qu'à 10 h. Nous en profitons pour lire les documents affichés devant l'entrée. La couleur est annoncée. Les Goonies restent un gros fond de commerce pour la petite ville d'Astoria.

Quelques minutes après notre arrivée, une dame ouvre la porte et nous invite à entrer (il n'est pas encore 10h) pour que nous ne restions pas dehors, mais nous demande seulement de lui laisser le temps de se mettre en place. Nous acceptons d'entrer, un peu gêné, nous ne souhaitons surtout pas lui mettre la pression. C'est une dame d'un certain âge, très apprêtée, mise en pli sur cheveux blancs, maquillée. C’est une dame charmante et très aimable. Nous discutons avec elle, nous lui disons que nous venons de France et que nous voulons voir la maison des Goonies (je ne lui dis pas que j'ai déjà TOUT inscrit dans mon roadbook) et alors là ! J'imaginais les Astoriens (?) blasés qu'on ne parle que des Goonies lorsque l'on évoque leur ville. Mais que nenni ! C'est qu'ils en sont fiers ! Et là, elle nous sort une carte, nous surligne en jaune tout ce qu'il y à voir, elle nous explique tout et nous trace même l'itinéraire ! Elle nous explique également quel est le meilleur spot pour prendre la maison en photo puisque aujourd'hui la rue qui y mène est devenue privée.

Ensuite, elle nous conseille des arrêts sur le Pier 39 pour observer les lions de mer, un marché de produits locaux à voir absolument, nous explique le fonctionnement du trolley qui longe les quais. Il suffirait de tendre $1 pour que le conducteur s'arrête et vous laisse monter, même en dehors de la station (nous n'avons pas vérifié cette information). On en profite pour acheter des goodies Goonies : un jeu de carte et un badge. La gentille dame m'offrira un magnet, qui trône aujourd'hui sur mon frigo. Bref, si vous passez par Astoria, arrêtez-vous au Visitor Center.

Goonies

C'est blindés d'information que nous nous dirigeons vers notre 1er arrêt du Goonies tour : Astoria Jail. La ville est petite, nous y arrivons en moins de temps qu'il ne faut pour dire "Fratelli". Et là c'est magique, on perd 30 ans d'un coup. Nous sommes seuls sur le parking. La prison est là, elle n'a pas changé d'un pouce et il y a même le 4x4 des Fratelli garé devant. L'excitation est à son comble, on mitraille de photos, de videos. Je fais des boomerang à gogo pour ma story Instagram. Je suis survoltée.

La prison est aujourd'hui devenu un petit musée dédié aux films tournés à Astoria (donc principalement aux Goonies). Vince me propose d'y entrer. Je ne l'avais pas prévu au programme mais tant qu'on est là ... et je n'avais pas imaginé qu'il pouvait y avoir du monde derrière la fenêtre donnant sur le parking. A priori, nous avons bien amusé les petits geeks qui gèrent le musée à gesticuler comme des gamins. Heureusement que le ridicule de tue pas !



L'entrée au musée n'est pas très chère ($6) et il se visite très rapidement. Son petit plus ? Son plateau de tournage où vous pourrez vous amuser à jouer les acteurs ou les réalisateurs. Nous nous sommes essayés au 7ème art en rejouant la scène de la salle de bain de Shinning. Le film vous est envoyé par mail 24h plus tard. Fou rire garanti !



En face de la prison, c'est la maison qui a servi de décor dans la scène d'intro durant la poursuite.

Nous décidons ensuite de nous rendre directement à la maison des Goonies. Cette maison est une vrai maison, habitée par de vrais gens. Leur vie était devenue un tel enfer avec les touristes qui débarquaient constamment devant chez eux qu'ils ont fait privatiser leur rue. Je ne les blâme pas. Nous avons suivi les indications de la dame du Visitor Centre et nous sommes garés à deux pas du bâtiments qui a servi d'école pour le tournage d'un flic à la maternelle ! Une pierre, deux coups !

La maison de Mickey et Brandon était en travaux et quasiment totalement bâchée. Celle de Data a légèrement changé de couleur. Si les propriétaire de ces maisons souhaitent protéger au mieux leur vie privée, les autres habitants du quartier sont plus enclin à jouer le jeu.



Sea Lions

Depuis les maisons, nous entendons le cris bien caractéristique des lions de mer. La dame nous avait prévenu. Elle les avait entendu ce matin depuis chez elle, elle savait qu'ils étaient là. Après notre séance photo et notre dédicace à @breizhadventures nous nous dirigeons vers le Pier 39 à quelques centaines de mettre de là. Nous nous garons dans le parking de l'hôtel Hampton Inn and Suites et nous rendons sur les lieux à pieds. Sur le Pier 39 il y a des restos et autres boutiques. Nous nous contentons de nous promener et prendre des photos.

Nous remarquons un autre quai au loin. Nous nous y rendons. Il y a d'autres lions de mer qui y lézardent. Deux d'entres eux attireront particulièrement notre attention. Ils sont isolés du groupe, l'un carrément sur le ponton, l'autre s’entraîne à la natation synchronisée. En tout cas, c'est l'impression qu'il donne. De temps en temps, celui dans l'eau va taquiner celui qui sieste sur le ponton. Nous nous promenons un bon moment dans le secteur avant de reprendre la voiture pour nous rendre à l'Astoria Column.



Astoria Column

Le pass Oregon Coast donne droit au stationnement sans s’acquitter des $5. Les personnes qui avaient loué notre véhicule avant nous y avait laissé, dans le par-soleil, leur coupon valable 1 an. Depuis le parking, vous avez déjà une très belle vue d'Astoria et du pont Megler. En montant dans la colonne de 38m de haut (164 marches), la vue sera encore plus spectaculaire ! Attention, c'est venteux là haut !

Nous grignoterons sur le parking (des airs de picnic y sont aménagées), les snacks que j'avais préparé le matin. Nous annulons notre réservation dans un bistrot sur les quais. Pour l'heure, nous préférons nous balader que de "perdre" au minimum 1h dans un restaurant, même si la vue sur le pont Megler était prometteuse. Sans aucun regret.





Astoria's streets

Nous reprenons la voiture pour nous garer à deux pas du marché dont nous avait parlé la dame du Visitor Center. Même si je n'ai pas eu de coup de foudre pour les stands exposés, j'ai apprécié l'ambiance et la convivialité qui y régnait.

Nous avons poursuivi notre chemin jusqu'au quai et nous les avons longé jusqu'à un autre lieu référence Goonies. Si le lieu de tournage a été détruit, le nouveau propriétaire surfe tout de même sur la vague et il a bien raison de ne pas s'en priver ! La scène, c'est celle où Choco assiste à la poursuite d'introduction dans une boutique et qu'il écrase son milkshake sur la baie vitrée. Ce lieu n'existe plus et a laissé place à un Bowling dans lequel un corner "Goonies" a été installé. Le jeu, c'est de mettre une pastille indiquant votre lieu de résidence sur la carte et de laisser un petit mot dans le livre d'or. Les cartes sont changés fréquemment, il y a trop de fans des Goonies dans le monde ! Sur ce, notre Goonies tour s'achève.

Nous prenons le temps de nous balader le long des quais.

Nous remarquons depuis notre arrivée à Portland que la micro brasserie est bien présente en Oregon. Astoria ne déroge pas à la règle. Nous décidons de faire une pause bière face à la Columbia. En plus, le soleil est de retour. la météo est capricieuse dans le coin. Autant profiter du moindre rayon ! Détente garantie !

Nous flânons dans les rues jusqu'à notre voiture, nous arrêtons prendre un cinnamon roll dans une pâtisserie. Puis, nous reprenons la route direction Wreck of the Peter Iredale, ce qu'il reste de navire de Peter Iredale échoué en 1906.







Fort Clatsop

Mais en chemin, nous décidons de nous arrêter à Fort Clatsop, qui se présente sur notre route (nous avons pris les routes secondaires au lieu de prendre un itinéraire plus rapide en quittant Astoria). Il n'est que 16h. Nous avons le temps, la luminosité déclinante ne rendra le Wreck que plus beau si nous y allons plus tard ! Il s'agit d'une des nombreuses Unit de Lewis & Clark National and State Historical Parks. Le fort est une reconstitution fidèle de ce qu'était le bâtiment pendant la célèbre expédition des deux hommes.

Par chance, nous allons assister à la dernière démonstration du Ranger du fusil utilisé à l'époque par Lewis & Clark durant leur périple du Missouri à l'Etat de Washington. La démo fût à la fois très instructive et drôle. Le Ranger a su raconter l'histoire de façon amusante.

Nous poursuivons ensuite notre visite sur le chemin de randonnée. Compte tenu de l'heure, nous n'y traînerons pas trop. Mais suffisamment pour voir Canoe Landing et nous imprégner du calme des lieux.







The Wreck of the Peter Iredale Puis, nous repartons pour de bon, direction la plage ! Arrivé sur place, nous sommes pris d'un doute : le check-in se fait jusqu'à quelle heure à l'hôtel. Nous vérifions et hou la ! 19h. Il est déjà 18h. Nous sommes au minimum à 30 min de Seaside. On ne va pas trop traîner sur la plage. Bon suffisamment pour faire mes photos, je veux bien courir ensuite pour retourner à la voiture (c'est dur de courir dans le sable !). Une nouvelle pensée pour Joëlle qui rêve du couché de soleil sur cette plage.



Seaside

On est chaud, on ne traîne pas et nous arrivons au Tides by the Sea à Seaside à 18h50. Sur la porte, un mot disant qu'il est absent (sans blague) et de le contacter à tel numéro si nécessaire. J'avoue, ça m'énerve ! En plus, sur les heures d'ouverture est indiqué 20h (et non pas 19h comme sur notre résa). C'était bien la peine de courir dans le sable !

Bref, on fait le check-in et je demande à payer avec un autre carte bancaire que celle de la réservation. Là, on m'annonce que la première nuit a déjà été débitée. Je reste calme ... punaise 18h50, mec ! T'as déjà cru qu'on allait pas venir. Bon, il en faut plus pour nous miner le moral. Nous prenons possession de la chambre. Elle est spacieuse et joliment décorée. Il ne manque pas grand chose pour qu'elle soit parfaite : un store en bon état et une bonne insonorisation. Pour 2 nuits, ça ira.

Nous avons remarqué que la région était peuplée de couches- tôt et que les commerces ne restaient pas ouvert bien longtemps le soir. C'est devenu un vrai running gag pour nous durant ce roadtrip. Le Bigfoot, où nous souhaitons dîner ce soir, ferme à 21h. Encore une fois, nous ne traînons pas. Au menu ce soir : gros steak !

Nous commettons notre 1ère erreur culinaire du séjour. Nous prenons une entrée. A partager. Nous avions oublié où nous nous trouvions. Autant vous dire, après la bière et l'entrée, nous n'avions déjà plus faim. Et nous avions encore notre gros steak avec accompagnement et salade composée. En tout cas, le repas était bon, copieux, la serveuse adorable (on a parlé Goonies pour changer) et le cadre amusant.

Nous clôturons notre journée en passant par la plage de Seaside, à côté de notre hôtel. Dès que le soleil se couche les températures chutent fortement dans le coin. Nous ne nous attardons pas et nous laissons les familles présentent sur la plage à leurs feux de camps et leurs S'mores et retournons dans notre chambre. Même rituel que tous les soirs, une douche et au lit ! Ce fût une bien belle journée ! Astoria est une charmante petite ville dans laquelle nous aurions volontiers passé plus de temps. Mais c'est le principe d'un roadtrip, il faut avancer !



Pour l'intégralité des photos de ce jour 3 >> http://www.nv-de-voyages.com/index.php/2018/08/30/jour-3-oregon-coast-astoria/#more-6247

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-16

Jour 4 - Oregon Coast - Ecola State Park

Je me réveille super tôt comme d’habitude mais je laisse Vincent dormir encore un petit peu. Nous avons le temps avant de partir pour Ecola SP. J’en profite pour faire un tour sur les réseaux sociaux et échanger quelques mots avec mes proches. Les 9h de décalage horaire n’aident pas trop pour la communication.

Je laisse dormir Vince mais pas trop quand même. Nous avons encore une journée pleine de découvertes qui nous attend et ce matin, le temps semble clément.

La veille au soir, nous avions repéré le Osprey Cafe qui proposerait à priori un très bon petit déjeuner. Idéal pour bien commencer la journée. Il se trouve juste en face du Tides by the Sea et ouvre ses portes à 7h30. Timing parfait pour nous.

A peine traversée la rue, nous sentons déjà la bonne odeur des œufs et du bacon ! La salle du restaurant n’est pas très grande mais agréable, lumineuse et les serveuses très sympathiques.

Nous nous installons et jetons un œil sur le large choix qu’offre la carte. Encore un choix Cornélien à faire. J’hésite tellement entre le pain perdu et les œufs Benedict que nous convenons avant même d’avoir commandé de revenir le lendemain. Pour ce matin, je prends les œufs et demain, ce sera pain perdu. Voilà qui me soulage !

Bien entendu, les assiettes sont copieuses et délicieuses. Le café, servir à volonté, n’est pas mauvais non plus !

La salle se remplira totalement pendant que nous prenons notre petit déjeuner. C’est le bon plan d’être à côté et de pouvoir venir dès l’ouverture. Nous laisserons 1€ placé sous verre, pour laisser la marque de notre passage sur la déco du centre de table (il n'y en avait pas encore !). Repus, nous sommes près à affronter cette journée ! Nous commençons en passant par la plage devant l’hôtel. Elle a une toute autre allure, le matin avec du soleil ! Mais elle reste une plage assez sauvage.

Nous repassons rapidement dans notre chambre afin de charger la glacière avec nos bouteilles d’eau et notre pique-nique pour le midi. Nous n’oublions pas d’embarquer nos chaussures de randonnées. Nous devrions enfin les enfiler aujourd’hui !

Ecola State Park

Et c’est parti pour Ecola State Park. Nos deux pass (Oregon coast & Oregon State Park) nous permettent d’y stationner.

Premier arrêt dans le parc, Ecola Point Parking. Nous y arrivons tôt, il y a très peu de véhicule sur ce grand parking. Indian Beach est une TRES grande plage divisée en plusieurs parties par les formations rocheuses. Il y a plusieurs accès, pas très bien indiqués. On part un peu sans savoir vraiment où on va. Mais au final, on a fini par comprendre la configuration des lieux !

En arrivant, une information attire particulièrement notre attention « attention zone de Tsunami » et un plan d’évacuation en cas d’alerte. Sachant qu’on se trouve à plusieurs dizaines de mètres en hauteur, cela surprend. J’imagine que cette information trouve tout son sens lorsqu’on se trouve sur la plage.

Depuis le parking, plusieurs points de vue : Le plus spectaculaire, celui à gauche qui donne sur Crescent Beach et au loin Cannon Beach et le célèbre Haystack Rock. Alors là, c’est une vue Whaouh. La luminosité du matin et la brume de beau temps sublime ce littoral. Je suis totalement sous le charme.

Le Second point de vue depuis le parking se trouve en face. Il s’agit d’une vue sur le Tillamook Rock Lighthouse.

Bien sûr, depuis l’espace aménagé en aire de pique-nique, la vue sur l’océan, et ses nombreuses formations rocheuses, est également spectaculaire.

Après avoir fait le tour des différents spots photos, nous retournons à la voiture et nous chaussons pour la rando. Nous avons trouvé son point de départ (sur la droite) et elle devrait nous permettre d’accéder à une partie de la plage. Je dis à une partie parce que la marée et les rochers ne permettent pas de circuler tout le long d’Indian Beach, qui est immense.

Indian Beach Nous nous engageons sur le chemin et nous avons à priori 1 mile de marche. Je dis à priori parce que le chemin de randonnée continuer jusqu’à une autre portion de Indian Beach (celle des surfeurs), mais nous ne souhaitons pas nous y rendre pour le moment. Donc, nous évaluons grâce à google, la distance que nous devons parcourir. 1 mile, ce n’est pas grand-chose. Mais il faut avouer que ça grimpe bien et que c’est notre 1ère randonnée depuis notre arrivée. La forêt qui longe la Côte Pacifique est magnifique. Ca grimpe pour la bonne cause !

Quand je marche, j’ai les yeux qui traînent partout, à l’affût de la moindre bestiole à observer. Puis, je fais également très attention aux racines et aux pierres. Il serait vraiment dommage de trébucher bêtement et de se blesser. Et là, ce n’est ni une racine, ni un caillou, pas même un écureuil qui attire mon attention. C’est une liasse de billets au milieu de la végétation. Ce n’est pas la fortune, mais tout de même $9 gorgés de l’humidité de la nuit passée !

Nous poursuivons notre ascension dans la forêt et débouchons sur un sentier à flan de falaise avec une vue fabuleuse.

Nous touchons au but et ne sommes plus qu’à quelques centaines de mètre de l’accès à la plage.

Nous croisons un couple d’Américains qui en reviennent et nous donne des indications sur l’accès à cette plage avec une corde … hein ? Et la femme nous confirme que la plage est géniale et qu’il y a de très belles étoiles de mer.

Nous arrivons à la fin de ce tronçon du chemin (qui se poursuit sur la droite pour accéder à l’autre section) et effectivement, on se demande comment on fait pour descendre. C’est bien beau de monter pendant 1 mile mais comment on accède à la plage ? Vincent part en éclaireur. C’est faisable, mais il faut être prudent. On se lance. Finalement, ce n’était pas si compliqué. Mais nous n’avons toujours pas compris le coup de la corde.

Nous voilà sur la plage, il n’y a pas foule. C’est magnifique. Nous voyons très rapidement les étoiles de mer dont on nous avait parlé. Il y en a partout ! Des violettes, des oranges. Beaucoup d’anémones aussi, des petits crabes, des crevettes et des mouettes !

A l’autre bout de la plage, je vois des gens. Je me demande par où ils sont passés. Pour accéder de ce côté, ils ont dû se mouiller jusqu’aux cuisses et contourner de gros rocher. Mais comment ont-ils pu accéder à la plage de l’autre côté ?

Après avoir testé la température de l’eau, je ne me sens pas prête à me mouiller jusqu’au cuisse, d’autant que la marée commence à monter et je n’ai pas envie de me retrouver coincée.

Quand ces promeneurs repartent par où ils sont arrivés, nous profitons de la plage pour nous tout seul.

Je n'avais pas prévu de retirer mes chaussures à la base, un peu par flemme. Et puis je me suis fait prendre par la marée en explorant des rochers et des recoins. Et pour passer, pas d'autre choix que de mettre les pieds dans l'eau. J'ai préféré enlever mes chaussures que de mouiller mes chaussures. Le pacifique nord est TRES froid. La Manche à côté, c'est les Caraïbes ! La température se situe entre 8 et 18° C. Ah glagla. C'est pourquoi les surfeurs portent toujours une combinaison sinon, ils ne pourraient pas rester bien longtemps dans l'eau.

Puis il est temps de repartir. Nous nous séchons les pieds avec la serviette prévue (toujours avoir une serviette dans le sac à dos !) et nous remettons en route. Et là ! Nous la voyons cette corde ! A l’allée, le chemin n’étant pas du tout déterminé, nous n’avons pas pris celui couramment utilisé par les randonneurs. Nous sommes donc passé à côté de la corde. Il nous aurait fallu longer un peu plus la parois pour tomber dessus et en arrivant, nous avons foncé tout droit ! Cette fois-ci, nous nous amusons à l’utiliser, même si elle n’est pas vraiment utile. Mais c’est rigolo.













Indian Beach

Nous reprenons le chemin inverse et retournons rapidement au parking. Nous jetons un dernier coup d’œil aux différents points de vue puisque la luminosité a changé et c’est en passant faire un petit tour aux toilettes installées près du point de vue sur Tillamook Rock Lighthouse que je remarque un sentier en face, non indiqué. C’est le chemin qui donne accès à la plage de l’autre côté ! Celui par lequel j’ai vu arriver ceux qui se sont mouillés jusqu’aux cuisses !

Nous prenons la voiture pour nous rendre dans une autre partie d’Ecola SP. Durant la randonnée, sur le flan de la falaise, nous avons pu observer une autre partie de la plage, celle où les surfeurs pratiquent leur sport. Il y a un autre parking de ce côté-là. Normalement, il faut 7 min pour vous rendre d’un parking à l’autre.

Sauf que là, il est midi. L’autre parking est blindé de monde et donc un Ranger fait la circulation à la sortie d’Ecola Point Parking. Il attend que des véhicules quittent le parking d’Ecola Park Road pour laisser s’engager les véhicules souhaitant s’y rendre. Et le Ranger ne semble pas très heureux de son affectation du jour. Je peux le comprendre. Nous allons attendre au moins 20 bonnes minutes avant de passer. Une fois sur place, 2 choix s’offrent à nous : sur la gauche, l’accès qui descend directement à la plage. A droite, le début de la randonnée Clatsop Loop. Ca tombe bien, c’était une randonnée que j’avais prévu de faire la veille. Nous embraquons notre pique-nique et nous mettons en route. Nous ferons une pause en chemin pour avaler nos sandwichs.

La randonnée est assez courte mais encore une fois, le dénivelé qui fait la petite difficulté de ce trail : 240m de dénivelé sur une petite rando de 4,3 km A/R. Bref durant la moitié de la randonnée nous montons sur un sentier assez large qui file quasiment en ligne droite dans la forêt. Pas hyper intéressant de prime abord. Mais la végétation et les arbres gigantesques que nous y verrons contre-balanceront l’aspect monotone de cette première moitié de marche.

Nous le remarquerons tout au long de notre roadtrip, les arbres tombés ou abattus sont laissés dans les forêts. Ils contribuent, même "mort" à l'éco système des lieux et nourrissentt la forêt. Quand un arbre tombe sur une route ou un chemin de randonnée, il n'est pas déplacé mais juste tronçonné pour laisser le passage. Arrivé au hiker’s camp, un petit chemin sur la gauche de celui-ci vous mènera au point de vue du Tillamook Rock Lighthouse. La vue est bien meilleure depuis cet endroit et avec mon zoom, j’arrive à voir ce que je n’avais pas vu depuis le point de vue du parking d’Ecola point ou de la plage : la colonie de lions de mer qui y a pris ses quartiers !

Nous retournons au hiker’s camp où une aire de pique-nique nous permettra de prendre une pause bien méritée. Le camp est composé de 3 cabanes très sommaires, équipées de 2 lits superposés en bois chacune, un espace feu de camp et une table de pique-nique couverte. Ce camp est libre d’accès à tout randonneurs. Il est surtout utilisé par ceux qui empruntent la Lewis & Clark Discovery Trail. Pour les 4km de Clatstop trail, je pense qu’il n’est pas nécessaire d’y passer la nuit

On dévorera nos sandwichs en même temps que les moustiques nous dévorerons !

Nous nous remettons en route après cette petite halte. Le chemin retour est beaucoup plus sympathique. Certes, il descend donc est moins difficile que l’ascension mais en plus, il nous rapproche de la côte jusqu’à déboucher sur un nouveau point de vue sur la plage d’Indian Beach, côté surfeurs. Au loin, nous apercevons les rochers de la plage du matin. La marée est assez haute et la plage se limite à une langue de sable mouillé. Nous décidons de faire l’impasse sur la plage, d’autant plus qu’elle est relativement fréquentée en ce milieu d’après-midi. C'est sur ce chemin que Vincent lancera pour la première fois "Je me languis déjà de la bière de c'soir !" qui deviendra une sorte de devise que nous répéterons lors de toutes nos randonnées !

Ce Viewpoint est rapidement accessible sans avoir à faire la randonnée complète.









L'intégralité des photos >> http://www.nv-de-voyages.com/index.php/2018/09/02/jour-4-oregon-coast-ecola-state-park/#more-6453

Oregon: fog, smoke, sun & fun

Valmichel86 · 2019-02-16

Bonjour Nell, je savais d'après ton message que nous rédigions en même temps un carnet de voyage sur l'Oregon . Je viens de lire ce que tu as posté... et là ! Le même jour nous postons une page sur le même trajet ! et sans nous être concertés ! C'est très intéressant pour le carnet, car nous ne voyageons pas de la même façon, nous ne rédigeons pas de la même façon. Je suis surpris par la multitude de détails que tu donnes ; tu as dû prendre des notes pendant le voyage pour avoir une telle précision. Pour ma part je rédige de mémoire en me reportant aux cartes et à la documentation que j'ai gardée (je n'ai pas tout gardé) pour assurer l'exactitude des trajets, des sites. J'ai aussi le souvenir de la corde à Ecola State Park, mais je ne pourrai pas donner de tels détails.

Oregon: fog, smoke, sun & fun

Jane15 · 2019-02-16

C'est magnifique, c'est côte sauvage donne vraiment envie.

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-16

Bonjour Nell, je savais d'après ton message que nous rédigions en même temps un carnet de voyage sur l'Oregon . Je viens de lire ce que tu as posté... et là ! Le même jour nous postons une page sur le même trajet ! et sans nous être concertés ! C'est très intéressant pour le carnet, car nous ne voyageons pas de la même façon, nous ne rédigeons pas de la même façon. Je suis surpris par la multitude de détails que tu donnes ; tu as dû prendre des notes pendant le voyage pour avoir une telle précision. Pour ma part je rédige de mémoire en me reportant aux cartes et à la documentation que j'ai gardée (je n'ai pas tout gardé) pour assurer l'exactitude des trajets, des sites. J'ai aussi le souvenir de la corde à Ecola State Park, mais je ne pourrai pas donner de tels détails.

Oui, c'est assez amusant de lire nos carnets en parallèle et comme tu le dis, nous ne voyageons pas de la même même façon, nos expériences sont donc complémentaires.

Alors, je ne prends pas de note, mais je prends énormément de photos, notamment, les panneaux à l'entrée des sites etc. De cette façon, j'arrive à ordonner ma mémoire et restituer assez fidèlement ce que nous avons fait dans la journée. Et surtout, j'ai commencé mon carnet de voyage tout de suite après être rentrée. C'était encore très frais dans ma mémoire.

Mais pour les prochains voyages, j'aimerais être moins derrière mon objectif et je compte prendre des notes sous forme de journal de bord.

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-16

C'est magnifique, c'est côte sauvage donne vraiment envie.

Et encore Jane ! Ce n'est que le début ! C'est juste AMAZING ! Comme le disent les Américains. Je suis tombée sous le charme de cette région.

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-16

Jour 4 (suite) : Oregon Coast - d'Arcadia à Nehalem Bay

Nous ne nous attardons pas plus à Ecola State Park. Nous avons envie d’explorer un peu plus au sud sur l’Oregon Coast et pousser notre route jusqu’à Nehalem Beach.

Arcadia Beach State Recreation Area

Notre premier arrêt après Ecola SP sera pour Arcadia Beach State Recreation Area. Ce n’était pas prévu, je ne l’avais pas noté dans le roadbook, mais nous passons devant. Alors pourquoi ne pas nous arrêter ?

Le parking n’est pas très grand et nous nous garons dans l’herbe sur le bas-côté. L’accès à la plage se fait par des escaliers en bois. Il y a tout de même un certain nombre de marches.

Je chausse mes Birk, c’est plus pratique pour enlever et retirer ses chaussures et tremper les pieds.

C’est encore une superbe plage qui s’offre à nous. Simple d’accès, c’est un lieu familial et on sent que c’est une plage sur laquelle vous trouverez les gens du coin. Pas de chichi, pas de surfeurs. Juste des enfants qui jouent à courir plus vite que les vagues.

Les chiens s’en donnent à cœur joie. La plage est tellement immense et peu fréquentée que leurs présences ne gênent personne. Une chose remarquable, nous n’avons jamais été incommodé par les déjections canines (pourtant les chiens sont fréquents sur les randonnées et les plages). Mais il semblerait que le ramassage de poopoo (ce que moi je trouve totalement normal) soit bien rentré dans les mœurs des maîtres Américains. Ca, c’est très appréciable. Bref … L’atmosphère relaxante nous fait du bien. Mais l’heure tourne et il nous reste d’autres lieux à découvrir.



Hug Point

Nous reprenons la voiture et nous mettons en route pour Hug Point. Je l’avais repéré et noté dans le roadbook. Il ne faut que 2 minutes pour parcourir la distance qui nous en sépare. Le parking est beaucoup plus grand que celui d’Arcadia. Nous n’avons pas de mal pour trouver une place.

Nous prenons une nouvelle fois les escaliers en bois pour accéder à la plage. Avouons que les lieux ressemblent beaucoup à Arcadia. La particularité de Hug Point c’est la petite arche/grotte et une petite cascade sur le côté droit de la plage. Sauf que là, la grotte est occupée par deux femmes un peu enrobées et je ne vois pas de cascade … il semblerait qu’un éboulement ait modifié la configuration. Tant pis. Nous nous promenons sur la plage et allons jusqu’aux formations rocheuses à l’opposé des escaliers donnant accès. La fréquentation est sensiblement la même. Il en va de même pour les activités.

Sur la gauche de la grotte, nous apercevons une cavité qui se trouve accessible lorsque l’océan se retire (la marée est à ce moment-là descendante). Nous voyons une famille s’y engouffrer. Il n’en faut pas plus pour me convaincre d’y aller aussi. Au pire, je mouillerai un peu mon legging. Le niveau de l’eau ne peut pas monter plus qu’au-dessus de mes genoux.

On attend que l’océan se retire et on fonce. La cavité est étroite, on est bien nombreux là-dedans. Ce qui devait arriver arriva ! Une grosse vague remplit la mini caverne d’eau et nous en avons jusqu’aux cuisses ! fous rire avec la famille américaine coincée avec nous. C’est un peu plus effrayant pour leurs enfants. Bon, la situation n’était pas dangereuse. C’était juste surprenant et froid ! Nous attendons que le niveau de l’eau baisse avant de sortir en cavalant comme des lapins. Pas envie de me prendre une grosse vague dans le dos !

C’est ce qui fait la particularité et l’intérêt de ces plages de l’Oregon. Cette multitude de cavernes, grottes en tout genre. C’est vraiment amusant de partir en expédition.

Finalement, nous n’avons pas eu de cascade, mais nous gardons un bon souvenir de Hug Point.



Oswald West

Troisième étape au sud de Seaside, Oswald West. J’avais juste noté le nom, pas vraiment d’indication sur les points d’intérêt du site.

On ne savait même pas de quel parking et de quel côté de la route nous devions nous arrêter. La logique aurait voulu que ce soit sur le parking de droite dans le sens nord> sud (côté océan) mais Vincent s’engage dans le 1er parking qui se présente à nous, celui du côté gauche de la route. Je rouspète un peu en disant que c’est pas logique, il n’y a pas de passage piéton, donc on ne pourra pas traverser la 101 et la plage est forcément de l’autre côté.

Nous sommes prêts à repartir pour changer de parking lorsque nous apercevons un début de randonnées qui passe sous la 101 ! Alors j’avais bien raison, l’océan est de l’autre côté de la route, mais Vincent a bien été inspiré parce que c’est de ce parking que part la Short Sand Beach trail !

Sur le 2ème parking, il y a un autre départ de randonnées qui peut également mener à Short Sand Beach mais ce n’est pas le chemin le plus direct.

Au départ de ce trail : wc très sales et fontaine d’eau. Ce sont les toilettes les plus sales que nous ayons vu de tout le roadtrip. Ceci s’explique par le fait que les surfeurs, après leur séance, viennent surement se rincer et se changer. Il y a donc beaucoup de sable et d’eau un peu partout. Ce qui donne une bouillasse pas très top.

Après cet état des lieux, direction la plage. Il faut 20 minutes pour y arriver, presque 1 km de marche sur un chemin goudronné dans les bois. Il faut souligner la motivation de ces surfeurs. La plage doit valoir le coup, s’ils acceptent de se faire 20 min de marche en combi, la planche sous le bras. Arrivé à la plage, une autre fontaine à eau et un robinet pour se rincer les pieds, ou la planche !

Nous sommes accueillis sur la plage par un amas de troncs blanc de bois flotté. Ca a de l’allure, faut avouer. La plage est une nouvelle fois très grande, enclavée entre le Cape Falcon au nord et une falaise au sud. Elle est hyper sauvage et essentiellement fréquentée par des surfeurs. Ils sont nombreux à l’eau en cette fin d’après-midi.

Nous arpentons la plage entre chiens qui courent après un frisbee et surfeurs qui waxent leur planche. Nous constatons amusés sur les débutants en surf préfèrent se planquer au bout de la plage !

Ce petit canaillou a réussi à se libérer de son harnais parce qu'il ne voulait pas suivre dans l'eau. Il nous a bien fait rire.

Le soleil commence à descendre sur l’horizon. Il nous reste encore une étape avant de remonter voir le soleil de coucher sur Cannon Beach.

Nous remontons sur le sentier de randonnées et retrouvons notre Outlander après un petit km de marche.

Nous nous mettons en route pour Nehalem Bay.



Nehalem Bay

C’est une étape sur laquelle j’avais décidé de faire l’impasse en constatant le nombre de sites sur lesquels nous pourrions nous arrêter tout au long de la côte. En regardant les photos sur Google images, je ne trouvais pas de petit plus par rapport au sud-ouest de la France. Comme nous étions à côté cet après midi là et que nous avions un peu de temps avant le coucher du soleil, nous avons décidé de nous y rendre. Et c’est sans regret ! Peut être est ce l’heure à laquelle nous y avons été, peut être est ce parce que l’endroit était désert, qu’il y avait beaucoup de vent. Je ne pourrais pas l’expliquer mais j’ai trouvé cette plage, jonchée de bois flottés et entourée de dunes, de toute beauté.

Elle est totalement différente des autres plages que nous avons vu durant cette journée. Pas de rocher, pas de falaise, pas enclavée. Elle reste sauvage mais d’une autre manière.

Vous disposez d’une double vue en haut de la dune : d’un côté la plage de sable blanc et de l’autre la baie et sa végétation luxuriante.

Bref, Nehalem Bay vaut largement une étape. Elle est totalement différente des autres plages que nous avons vu durant cette journée. Pas de rocher, pas de falaise, pas enclavée. Elle reste sauvage mais d’une autre manière.



Cannon Beach

L’heure tourne. Il est temps de nous rendre sur une des plages les plus connue d’Oregon grâce à la célèbre formation rocheuse d’Haystack Rock. Celle que tout le monde a déjà vu au moins une fois en photo ou dans un film : Cannon Beach. Alors la station balnéaire de Cannon Beach est bien plus fréquentée que tout le reste de la zone. C’est la petite ville côtière, un peu chic. Et malgré le grand parking au cœur de la ville, il n’y a pas de place pour se garer en cette fin de journée.

Nous poursuivons sur E Gouv avenue et trouvons une place. On sera aussi bien là, nous ne sommes pas si loin du parking.

Des maisons et restaurants bordent la plage, donc le côté sauvage, pas pour cette fois ! J’avoue être un tout petit peu déçue en arrivant sur la plage. Outre le fait qu’elle soit beaucoup plus fréquentée que toutes celles que nous avons vu dans la journée, le Haystack Rock ne m’impressionne pas vraiment. D’où je me trouve, j’ai l’impression que c’est juste un gros rocher au milieu du sable (la marée est toujours descendante). Mais en nous rapprochant, je constate que ce n’est pas un simple caillou. C’est un refuge pour animaux marins, notamment les oiseaux. De nombreuses mouettes mais également des guillemots (murres), aux allures de manchots, y ont élu domicile. C’est aussi un lieu privilégié pour la nidification des macareux, qui avaient déjà quitté le rocher à la mi-août. Pas de puffins pour cette fois ! Il est formellement interdit de monter sur le rock.

Puis, de près, le rock est sacrément impressionnant avec ses 72m de haut.

En poursuivant sur la plage, on se rend également compte que le gros Haystack nous cachait la vue d’autres roches, plus petites mais qui constituent avec ce dernier, la célèbre vue de la plage de Cannon Beach.

Le soleil se plante pile au milieu et là, c’est magique, magnifique, tout ce que vous voulez. La plage se vide doucement. Il faut dire que les températures chutent au fur et à mesure que le soleil décline à l’horizon.

Nous prenons une multitude de photos. Le spectacle est grandiose.

La température de l’air chute et le sable mouillé devient glacé. Cela en devient inconfortable. Il y a beaucoup de vent. Nous décidons de prendre le chemin du retour.



Se faisant, nous consultant en même temps internet afin de trouver un endroit où diner. Il est plus de 20h30, ce n’est pas une mince affaire. Le temps de quitter la plage, retourner à la voiture, faire les quelques kilomètres jusqu’à Seaside … Tout sera fermé ! Et puis, pas envie de fastfood (solution de replis habituelle). On se languit de notre bière, nous !

Nous constatons que même sur Cannon Beach, la plupart des restaurants sont fermés ! J’hallucine un peu. On est à peine mi-aout et c’est une station balnéaire ! Par chance, la Brasserie Pelican ferme à 21h !

Nous nous y rendons à pieds. Les rues sont désertes. Je trouve ça stupéfiant.

Il y a encore pas mal de monde à la brasserie lorsque nous arrivons. Nous n’entrons pas par l’entrée principale évidemment puisque nous sommes arrivés à pieds. La serveuse nous baragouine un truc pas très aimablement.

En fait, elle nous demandait si nous étions passés à l’accueil qui se trouve à l’autre bout du restaurant. Ben oui, personne ne vient à pied. Donc l’accueil est à l’opposé des portes donnant sur la rue. L’accueil est devant le parking qui se trouve derrière le restaurant. Hyper pratique ! Mais quelle idée on a aussi, nous, de marcher quoi !

Bref, pas aimable la dame. Et une autre serveuse intervient. Plus souriante. Elle aussi nous demande si nous sommes passés par l’accueil. Mais elle on comprend ce qu’elle nous dit. Elle nous emmènera à une table et nous installera. Elle nous demande d’où nous venons et quand elle apprend que nous sommes Français, elle est très fière de nous annoncer qu’elle a un prénom de notre cher pays. Elle s’appelle Dominique.

C’est ensuite une autre serveuse, très aimable elle aussi, qui s’occupera de nous.

Vincent a mangé de très bons fish tacos qui m’étaient destinés à la base. Je les aurais mangés avec grand plaisir s’il n’y avait pas eu de grains de maïs mélanger aux condiments. Ô frustration. J’ai mangé son burger à la place. La bière était bonne cela dit. Et Vince qui se languissait depuis la rando du matin !

Et nous avons pris un dessert. Des cookies à tremper dans une ganache chocolat à la bière recouvert de marshmallow grillés. Annoncés comme ça, qui peut résister ?! Pas moi ! Ca rattrape la frustration des fish tacos.

J’ai un avis mitigé sur ce restaurant. L’accueil du départ nous a quand même un peu refroidi même si Dominique a fait son possible pour rattraper le coup.

Il fait nuit noire lorsque nous quittons la Pelican Brewery. Pas un chat dehors (quasiment plus personne dans le restaurant), plus une voiture sur le parking. Nous rentrons à Seaside, bien fatigués de notre journée. C’est la première fois que nous conduisons de nuit aux Etats-Unis et nous constaterons que les Américains n’ont pas compris qu’il faut sortir du mode plein phare lorsqu’on croise un autre véhicule sur la route.

Une fois à l’hôtel, nous verrons que la chambre n’a pas été faite durant notre absence. Tiens, faut que je fasse un mail à Booking à ce sujet !

Une bonne douche chaude et au lit !

Le bilan de cette découverte de l’Oregon Coast est plutôt positif. En très peu de miles, nos 5 sens en ont déjà pour leur compte : des panoramas incroyables, le bruit des vagues, le sable entre les orteils, l’odeur de l’océan et de la forêt, la saveur d’une bonne bière fraîche.

Et pour plus de photos >> http://www.nv-de-voyages.com/index.php/2018/09/04/jour-4-oregon-coast-arcadia-nehalem-bay/

Oregon: fog, smoke, sun & fun

Peggy16 · 2019-02-16

Bonjour Nell, Je t'ai lue le premier jour et j'ai directement filé sur ton blog pour voir les photos. Le récit est très intéressant et me donne un avant goût de ce que nous verrons l'été prochain (nous partons en Washington et Oregon du 11 juillet au 4 août). Je lis une page par jour pour mieux savourer le récit et les photos... finalement tu postes aussi vite sur VF que ce que je lis sur ton blog !😉

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-17

Bonjour Nell, Je t'ai lue le premier jour et j'ai directement filé sur ton blog pour voir les photos. Le récit est très intéressant et me donne un avant goût de ce que nous verrons l'été prochain (nous partons en Washington et Oregon du 11 juillet au 4 août). Je lis une page par jour pour mieux savourer le récit et les photos... finalement tu postes aussi vite sur VF que ce que je lis sur ton blog !😉

Hello Peggy ! Merci de suivre mon carnet. La chance de pouvoir coupler Washington et Oregon. Ce que nous envisagions à un moment. Tu verras, il y a tellement à découvrir dans cette région.

Comme mon carnet est déjà écrit, je ne fais que du copier coller. Avec les deux formats forum/blog, ça permet à chacun de lire comme il le souhaite. Certains ne sont intéressés que par les photos et peuvent aller sur le blog et d'autres ne s'intéressent qu'au texte et donc je leur épargne sur le forum la pollution photographique (puis moi, ça me fait gagner du temps !) 😛

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-17

Jour 5 : Oregon Coast – de Seaside à Newport

… ou le jour où tu réalises que ton planning sur l’ Oregon Coast est bien trop ambitieux.

Comme nous nous l’étions promis, nous commençons cette journée, qui s’annonce une nouvelle fois chargée, par un petit déjeuner à l’Osprey Café. Avant de nous y rendre, nous avons chargé la voiture pour être prêt à décoller juste après.

Cette fois-ci, je me laisse tenter par les french toast qui s’avéreront extrêmement gourmands !

Nous quittons Seaside pour nous rendre à Newport, où nous passerons la nuit prochaine. Entre Seaside et Newport, une multitude d’arrêts possibles. Pour nous avancer, la veille nous étions descendu jusque Nehalem Beach.

Sur le roadbook, j’avais noté 13 lieux différents où nous arrêter, ramené à 8, qui semblaient plus raisonnables. Pour finir, nous n’en verrons que 4 dans les faits ! Le déroulé de la journée vous expliquera pourquoi. Parce que plusieurs facteurs rentrent en compte. Déjà la météo. Puis les temps d’accès aux points d’intérêt (qui sont différents des temps de route pour accéder au parking menant aux points d’intérêt). Mais également, la capacité que nous avons à prendre notre temps quand un lieu nous intéresse. Et enfin, nos arrêts non prévus et impromptus quand quelque chose attire notre attention. Ah oui, et aussi l’heure à laquelle le checkin clôture à l’hôtel !

Bref, nous lançons notre playlist roadtrip2018 Spotify (nous avons enfin réussi à mettre l’auto radio en Bluetooth), et c’est parti !

Nous nous apercevons rapidement sur cette route qui longe la côte que la visibilité n’est pas à son maximum ce matin ! Je dirais même qu’on n’y voit que dalle ! C’est une chose assez banale pour l’Oregon Coast. Nous sommes pour le moment confiant, ça devrait se lever dans la journée. Ca se lève toujours, non ?

Là, Spotify nous lance le titre pile poil adapté. Un titre de circonstance, ce qui nous amuse beaucoup.

Nous nous arrêtons rapidement à Rockway Beach dans le but d’apercevoir les Twins Rock Arch. Hop, voilà déjà une étape de sautée. La plage est sous le brouillard, on ne voit même pas l’Océan. La météo va nous aider pour le planning trop ambitieux ! Mais c’est pas grave, ça va se lever …

Cape Meares, notre premier phare de l’Oregon Coast

Nous poursuivons notre route avec comme prochain arrêt Cape Meares et son phare. J’envisage déjà d’avoir une vue sur le phare un peu brumeuse. Je me prépare.

La route 101 est agréable à parcourir. Il y a toujours quelques choses à voir. Nous passons la Tillamook Bay et ferons un arrêt photos spécial oiseaux marin.

Nous arrivons au Cape Meares et nous garons sur le parking. Aucune illusion n’est possible, la vue depuis le cap sera totalement obstruée. Allons donc voir ce qu’il en est du phare. Nous nous engageons sur le chemin y menant. Il est possible de faire un aller-retour sur le chemin central ou bien de faire une boucle en revenant par un chemin qui longe la falaise. Enfin, falaise, je n’en sais rien, je n’ai rien vu !

Bref, nous arrivons au phare. Il est très mignon et bien entretenu. Les Rangers s’attellent à son ouverture. Ils en feront une visite guidée un peu plus tard. Nous décidons de ne pas rester. Nous avons beaucoup d’autres choses à découvrir. En tout cas, par un temps comme nous avons là, je ne comprends que plus l’utilité des phares !

Nous longeons la falaise pour retourner au parking et nous observons un phénomène que je n’avais jamais vu auparavant : les volutes de brumes qui passent au-dessus de nos têtes. Une impression d’être la tête dans les nuages, littéralement !

Sur la gauche du parking se trouve le chemin menant à l’Octopus Tree. Il est magnifique et impressionnant. Et le brouillard lui apporte un côté mystique qui n’est pas pour me déplaire. Comme quoi, on peut trouver du positif en toute situation. Un chemin est aménagé pour faire le tour de cet énorme arbre aux multiples troncs. Ce qui permet de l’observer de tous côtés. Au bout du chemin, il y a un nouveau point de vue, duquel on ne voit rien ce jour-là bien entendu. Autour du gros arbre, la forêt a des allures de cimetière d’éléphants. Et phénomène étonnant, malgré le brouillard, le soleil fait une percée. On sent qu’il est là, pas loin. Ce qui nous rend confiant pour le reste de la journée. Ou naïfs, à voir.









Cape Lookout

Nous remontons dans la voiture et filons en direction de notre prochaine étape, Cape Lookout. Le nom est prometteur.

Il faut signaler tout de même qu’en Oregon, les sites sont moins bien indiqués que dans les grands parcs de l’ouest. Donc, nous découvrons toujours au dernier moment où nous arrêter. Pour Cape Lookout, nous arrivons sur un grand parking cerné par les campings. Il y a aussi une superbe aire de pique-nique qui surplombe l’immense plage. Pour accéder à cette dernière, longez l’aire de pique-nique vous trouverez un accès semi aménagé avec des galets, ou bien faites comme Vincent et descendez n’importe où mais en faisant attention à ne pas vous casser une jambe. La plage est une nouvelle fois d’une dimension impressionnante avec vu sur le fameux Cape Lookout à moitié sous les nuages. La vue est magnifique ! C’est encore un paradis pour les promeneurs. Nous ne nous attardons pas trop sur place. J’ai un peu la sensation de courir, mais il faudra faire avec.



Cape Kiwanda

J’avais repéré autant que possible sur Google Map, les lieux où se garer. J’avais donc pu voir que l’accès à Cape Kiwanda se faisait au nord de la petite ville de Pacific City et pas paumé au milieu de la nature.

En arrivant sur place, nous avons pu constater la difficulté de la situation. Le parking se trouve coincé entre le Cape et tout un tas de commerces, restaurants, brasseries etc. Vous devinez le problème ? Le parking est totalement saturé. Il est aux alentours de midi et les restaurants font le plein. Mais nous pouvons compter sur notre chance ! Une place se libère juste devant nous.

Nous nous rendons sur la plage et là, c’est une nouvelle expérience. Les gros pickups se garent directement sur la plage. On voit même des caravanes. Nous découvrons une nouvelle ambiance totalement farfelue. Pour la vue, c’est toujours la même chose. Il est midi et le brouillard ne s’est pas levé. Nous commençons à nous faire une raison. Depuis l’entrée de la plage, nous de discernons même pas Cape Kiwanda. Nous nous mettons en marche dans sa direction. A un moment, on tombera bien dessus !

Nous arrivons au bout de la plage et au pied d’une gigantesque dune de sable. Et comme sur toutes les dunes du monde, le jeu c’est d’y monter et de la descendre en courant sans tomber. Personnellement, je vais m’abstenir. Manger du sable n’est pas ma passion. La marée monte, nous assistons au jeu classique des enfants depuis que nous arpentons les plages de l’Oregon Coast. Je profite du moment où ils sont cachés derrière les rochers pour prendre mes photos. Petit résumé des activités à Cape Kiwanda : surf, paddle, bateau, escalade, course poursuite et escalade. Je pense qu’il y a de quoi occuper sa journée. Et le brouillard n’aura pas empêché les Oregonais de profiter de leur journée. Pour ce qui est de la pêche, elle est interdite. Une Ranger viendra reprendre à l’ordre les pêcheurs du jour.



Cascade head : Hart’s Cove Trail

Nous hésitons à manger un bout sur place, mais vu l’heure qui tourne, nous préférons nous mettre en route pour Hart’s Cove où nous mangerons les sandwichs que j’ai préparé le matin.

J’avais repéré plusieurs randonnées à effectuer dans le secteur de Cascade Head. Ma priorité était Hart’s Cove. Le souci, c’est de la trouver.

A priori, pas très loin de Cape Kiwanda et juste après la petite ville de Neskowin.

Alors là, il y a un problème, nous avons passé Neskowin depuis un petit moment. Nous aurions déjà dû voir la route menant à Hart’s Cove. Même le GPS n’est pas très utile.

Nous faisons demi-tour et faisons le chemin inverse en ouvrant grand nos yeux. Et là ! Nous voyons ce petit panneau de bois, avec une flèche peinte en blanc. Je suis persuadée, à raison, que de l’autre côté, il n’y a pas de flèche. Nous tournons et nous engageons sur ce que je crois être l’entrée d’un parking et voyons quelques mètres plus loin le panneau indiquant Hart’s Cove. La question est : pourquoi ils ne mettent pas se panneau sur la route 101 ? Et ce n’est pas l’entrée d’un parking mais le début d’une piste. D’une piste qui n’est pas très bon état sur le début, avec de gros nids de poule et zigzagant sévère tout en grimpant. Vincent se demande dans quoi je le fourre encore. On en a pour 4 miles comme ça. On se décontracte au bout de 3 miles quand nous voyons d’autres véhicules au départ de Nature Conservancy Trail. Nous arrivons au bout de la piste où quelques voitures sont garées. Vu la confidentialité du trail et que nous n’avions croisé personne, nous ne nous attendions pas à trouver autant de véhicules sur place. Enfin que 6. Faut pas exagérer ! Nous mangeons rapidement nos sandwichs avant de nous engager sur le trail.

Encore une fois, il y a un beau petit dénivelé et cette fois-ci, ça descend d’abord (ce qui signifie que la fin sera la partir la plus difficile). Le trail est assez sympa. Nous marchons dans les bois à la végétation variée, c’est sauvage. Nous croisons des arbres gigantesques, dont un a la particularité d’avoir 2 troncs. Le chemin se poursuit en direction de l’océan. On enjambe des arbres morts, marche dans la gadoue et dans l’eau pour traverser des petits ruisseaux. Nous entendons le cri caractéristique des lions de mer « onk onk ». Ils ne sont pas loin ! A travers les feuilles des arbres, nous apercevons les rayons du soleil ! Ca y est, ça s’est levé !

Nous débouchons enfin sur la prairie. Ces rayons de soleils sont autant de lueurs d’espoir ! Et en fait non. En fait, ça s’est pas levé du tout *blasée*. Incroyable ça ! Il y a 100m nous avions du soleil. Ce phénomène climatique m’étape. Il y a réellement un rideau de brouillard qui se dissipe à quelques mètres dans les terres. Vu du ciel, ce doit être incroyable à voir. Bon et cette prairie alors ? Des herbes jaunies par le soleil, hautes comme moi. Oui, il n’y a personne pour tondre la pelouse ici. Ni assez d’animaux pour brouter. Donc les herbes poussent. Du coup, il n’y a pas de chemin défini non plus et il faut compter sur les précédant randonneurs qui auront ouvert la voie en piétinant la végétation sur leur passage. En conclusion, c’est le gros bazar. Ca part dans tous les sens et comme notre visibilité est réduite, nous partons un peu à l’aveugle, sur un chemin qui part du côté gauche. Nous avons de la chance, ce chemin mène à ce qui doit « normalement » être LE point de vue de la rando ! Nous continuons notre exploration de la prairie et nous rapprochons de la pointe de la falaise. Je ne me sens pas très à l’aise. L’inclinaison est assez importante, la paille glissante à cause de l’humidité ambiante et l’horizon n’est absolument pas défini. Nous entendons le son des vagues qui s’écrasent en contrebas sans rien en voir. C’est extrêmement déroutant de se sentir privé d’un de ses sens. D’autant plus, un sens sur lequel nous avons l’habitude de nous reposer assez facilement. Sur le chemin retour, nous croisons un petit groupe de séniors américains. Ils se sont assis sur le banc depuis lequel par temps dégagé, un beau panorama s’offre à vous. Bien entendu, ce jour là … Un monsieur nous demande « vous venez de la prairie ? Comment était la vue » et Vincent lui répond « totally foggy ! ». Le monsieur nous répondra hilare « Welcome in Oregon ! ».

Voilà qui résume l’Oregon et les Orégonais ! On s’accommode de ce qu’on a. A l’image de toutes ces familles passant du bon temps sur une plage de Cape Kiwanda totalement embrumée.

Et c’est ainsi que j’ai adopté cette philosophie. Grâce à ce rire spontané, sincère et jovial. Ok, on n’a pas vu la cascade ? C’est pas grave. On a passé un excellent moment sur ce trail. J’ai fait de belles photos de la brume.

Et nous reprenons notre route. Il nous reste le meilleur à parcourir dixit Monsieur Jovial (bon, là il se fout un peu de notre gueule). Sur la route, nous croiserons notre premier serpent ! Ils sont nombreux en Oregon.

La pente finale pique un peu. L’avantage c’est qu’elle n’est pas trop longue. Il doit y en avoir pour 1 mile maximum. Nous arrivons en haut un peu essoufflés tout de même.

Il ne reste que 3 voitures sur le parking, la notre comprise. Nous avons du croisé du monde dans la prairie, sans nous en rendre compte.

Nous nous engageons de nouveau sur la piste et après 4 miles, nous nous retrouvons sur la route 101. Nous devions faire d’autres randonnées ce jour-là, mais l’heure est trop avancée. Nous ferons même l’impasse sur le Devil’s Punch Bowl (de toute façon à marée haute, il n’avait pas d’intérêt pour moi), Yaquina Lighthouse et l’observatoire des baleines. Il faut se faire une raison, notre planning était trop ambitieux !









Sylvia Beach hotel Newport

Nous nous rendons directement à notre hôtel, le Sylvia Beach à Newport. Je vais un peu insister sur cet établissement parce qu’il est singulier. J’en ai entendu parler pour la première fois sur le blog de Mathilde, une expat’ Française. Je l’avais un peu mis de côté dans ma tête jusqu’à ce que That’s Oregon Life fasse un article sur les logements insolites en Oregon dans lequel figurait le Sylvia Beach. Chaque chambre a une thématique écrivain. Nous avons choisi la chambre Melville. Melville, Moby Dick, baleine, Oregon … pour garder une certaine cohérence ! Je crois que la chambre nous a porté chance. Le bâtiment est vieux, le sol de la chambre n’est pas à niveau. Deux cales sont placées d’un côté du lit pour ne pas rouler pendant la nuit. La porte laisse passer le jour du couloir mais je crois que nous avons passé la meilleure nuit de notre séjour. C’est dans cet hôtel où nous avons le mieux dormi. C’était douillet comme chez mamie. Bon la moyenne d’âge est en conséquence. Nous avons à peine réussi à la faire chuter.

Bref, dans cet hôtel, ni WIFI, ni TV … Mais des livres, des jeux de société, des puzzles. Tout invite ici au calme et au repos. Des canapés et fauteuils confortables sont installés devant les fenêtres donnant sur l’océan.

l est possible de diner au restaurant de l’hôtel, mais il faut impérativement réserver entre 16h et 18h. Nous sommes arrivés trop tard. Dommage, le menu était appétissant.

Après nous être installés dans notre chambre. Nous nous sommes rendus au Chowder bowl à deux pas du Sylvia Beach. Je voulais absolument gouter les huitres fries au moins une fois dans ma vie. Nous nous installons, il y a peu de monde dans le restaurant, nous sommes plutôt en fin de service. Nous commandons 2 bières (on nous demandera une nouvelle fois nos pièces d’identité) et Oysters de Yaquina & chips et Fish & chips.

Pendant que nous attendons nos plats, un couple entre dans le restaurant. Il passe une commande à emporter. Là, je bloque littéralement. Le type a une croix gammée tatouée sous l’œil droit. Je m’efforce de ne pas le fixer, mais j’ai tout de même envie de vérifier que mon esprit ne me joue pas de tour. C’est assez choquant. Je sais très bien que ces idées pullulent dans certains esprits faibles mais jusqu’à présent je n’avais jamais croisé quelqu’un assumant ces idées nauséabondes et arborant fièrement cette idéologie. Ca calme.

Après le repas, nous retournons à l’hôtel où une bonne nuit nous attend.

*****

Bilan de la journée : presque 4h de route et « seulement » 4 lieux visités. Un brouillard qui n’aura pas réussi à gâcher la journée. Et une Oregon Coast qui n’est qu’une succession de spots photos et de panoramas à couper le souffle. Compliqué de faire des choix. Et ça n’ira pas en s’arrangeant le jour suivant.

Oregon: fog, smoke, sun & fun

Americalover · 2019-02-17

Hello Peggy,

Tu as toi aussi prévu d'aller faire un tour dans ce coin? Je vois que cela doit être plus avancé que moi puisque tu es précise sur tes dates. Pour moi rien de verrouillé, je prépare le programme. Le tiens est il bouclé si oui cela peut être intéressant que tu nous le partages, j'ai toujours eu beaucoup de plaisir à lire tes carnets, donc je pense que tu prépare encore celui ci aux petits oignons . Merci d'avance pour infos.

Oregon: fog, smoke, sun & fun

Americalover · 2019-02-17

Hello Nell,

Superbe carnet , la rédaction du texte doit te prendre un de ces temps!

Comme Peggy, je suis allé devancer les posts sur VF en allant voir les photos et les autres jours sur ton site. j'ai de quoi occupé quelques soirées en lecture, puis synthèse car je commence à préparer un trip dans cet état ainsi que Washington et cherche donc les meilleurs compromis curiosités a visiter, itinéraires, temps de visites, et tout retour d’expérience.

Merci donc pour ce carnet, je ne manquerai pas de te questionner si j'ai besoin de précisions, bon dimanche et poursuite de publication.

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-17

Bonjour Jean Maurice ! La partie rédaction n'est pas ce qui me prend le plus de temps. Une fois que je suis lancée, je déroule ma journée sans trop me poser de question sur le style et la rédaction. Le plus long, c'est trier, sélectionner, retoucher (le terme est un peu fort) et redimensionner les photos. Et puis, le carnet de voyage, je le rédige avant tout pour moi, j'aime de temps en temps relire et me replonger dans les souvenirs heureux. Si en plus, il peut être utile à d'autres, tant mieux ! N'hésite pas si tu as des questions. En Oregon central, nous avons déniché des spots pas vraiment touristiques ou en tout cas, seulement connus des habitants du coin. C'est rare de se sentir dépaysés aux USA.

Oregon: fog, smoke, sun & fun

Peggy16 · 2019-02-17

Bonjour Jean Maurice,

Tu as toi aussi prévu d'aller faire un tour dans ce coin? Je vois que cela doit être plus avancé que moi puisque tu es précise sur tes dates.

En effet, on a nos billets depuis l'été dernier (on atterrit à Vancouver) et le parcours est bouclé depuis très longtemps aussi. Mais on peut toujours y apporter des compléments (pas des grosses modifications).

Pour moi rien de verrouillé, je prépare le programme.

C'est une partie très intéressante !

Le tiens est il bouclé si oui cela peut être intéressant que tu nous le partages, j'ai toujours eu beaucoup de plaisir à lire tes carnets, donc je pense que tu prépare encore celui ci aux petits oignons.

Je suis actuellement en Floride, donc je n'ai rien sous la main. Mais je peux te conseiller les deux carnets dont je me suis largement inspirée lors de la préparation : celui de Laure https://voyageforum.com/v.f?post=7128317;#7128317 et celui de Thierry pour les cascades https://voyageforum.com/v.f?post=7219644;#7219644.

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-18

Jour 6 : Oregon Coast – de Newport à Bandon Beach

… le jour où le brouillard ne s’est toujours pas levé sur l’Oregon Coast ! Et aujourd’hui, nous la longerons jusque Bandon Beach.

Et c’est en ouvrant les stores de notre chambre du Sylvia Beach que je m’en aperçois.

Sylvia Beach Newport

Une fois n’est pas coutume, le petit déjeuner est compris dans le prix de la chambre. Nous descendons dès l’ouverture puisque nous voudrions nous mettre en route assez rapidement. C’est encore une longue journée de découvertes qui nous attend. D’autant plus que la veille, nous avons fait l’impasse sur 2 spots que je ne voudrais rater pour rien au monde.

Nous descendons à 8h30 pile, heure à laquelle le petit déjeuner est servi. Nos amis les seniors sont déjà sur le pied de guerre ! Nous nous installons à l’une des tables partagées. Personne d’autre ne nous rejoindra.

Le breakfast se compose d’un buffet de pâtisseries, fruits, laitages, céréales, jus et café ; mais également, d’œufs, bacon et pommes de terre à la commande.

Nous ne nous attardons pas et chargeons la voiture avant de faire le checkout. A cette occasion, nous apprendrons que le brouillard ne se lèvera pas de la journée. En effet, le chat météorologue du Sylvia Beach hôteln’a pas daigné accompagner les chiens de la patronne en sortie ce matin. Et cette dernière nous assure que si le chat ne suit pas, c’est que le temps ne se lèvera pas. La suite de la journée lui donnera raison !

Devil’s Punchbowl

Nous nous remettons en route. Rien ne pourrait miner notre moral ! Direction le Devil’s Punchbowl ! Il se trouve à 15 minutes au nord de l’hôtel. Nous n’avions pas pris la peine de nous y arrêter la veille, bien qu’il soit sur notre route parce que la marée devait être haute à ce moment-là. Et l’intérêt de ce site, c’est surtout d’y descendre, chose faisable uniquement à marée basse.

Nous y arrivons donc rapidement et nous garons dans l’un des 2 parkings sur la droite, en face de l’accès à la plage. Tout d’abord, nous allons jeter un œil sur ce Devil’s Punchbowl vu du dessus. Sacré trou ! C’est pas tout ça, mais moi, ce que je voudrais c’est descendre dedans. Et encore une fois, l’information n’est pas évidente à trouver. Je demande même à plusieurs personnes et elles aussi ignorent comment y accéder.

Nous apercevons une brèche dans le grillage de la balustrade et décidons de nous y engager. A priori, les traces de pas semblent nous indiquer que nous ne sommes pas les premiers à le faire. J’ai quand même un doute, vu le profil des personnes que je viens de voir dans le bowl, ils n’avaient pas l’allure de crapahuteurs.

Surtout, ne tentez pas ce qu’on a fait. C’est peut-être réalisable par temps sec mais par temps humide et brumeux, c’était dangereux. Nous avons décidé de rebrousser chemin lorsque nous sommes arrivés à de gros rochers bien glissants. Même pas la peine de tenter. Pas envie de finir écrabouillée sur la plage au pied de la falaise.

Je vous avouerais que la remontée a été un peu difficile et s’apparentait presque à de l’escalade pour moi. Bon, nous décidons de descendre sur la plage mais compte tenue de la configuration des lieux, je doute que l’on puisse passer par la gauche également.

La plage est chouette, mais la visibilité est très réduite et comme je le pensais, il est impossible d’accéder au bowl à pied. C’est quand même incroyable. Il n’y a aucun plan, aucun panneau.

On se met sur google map et on trouve une piste. Il y a une impasse après les parkings. Et sur la gauche de cette impasse, il y a un autre accès à la plage. Cette fois ci, j’ai bon espoir. Nous arrivons sur la droite du Devil’s Punch Bowl. Cet accès n’était pas évident à trouver et j’avoue ne pas comprendre ce manque d’indication. Bref, nous y sommes ! Cette plage est qualifiée de « jardin marin » et effectivement, il y a beaucoup de vie ! Anémones, étoiles de mer, crevettes, crabes, beaucoup de crabes. L’humidité et les algues rendent les rochers très glissants. Nous retirons nos chaussures pour nous sentir libre de tremper nos pieds dans l’eau. Mais si les rochers sont glissants, ils sont aussi colonisés par des tous petits coquillages très coupants. Etre dans le Devil’s Punch Bowl est impressionnant ! Nous partons en exploration de chaque crevasse et passage. On retrouve rapidement une âme d’enfant. Nous restons un bon moment sur place mais il est temps de quitter les lieux.





Yaquina Head Lighthouse C’était un moment attendu du roadtrip sur la Côte Orégonaise. Je crains que le brouillard gâche la fête et que le phare ne soit complètement caché.

Nous nous garons sur le parking du Visitor Center. Ce dernier est absolument à visiter. Vous y trouverez énormément d’information sur la faune marine ainsi que sur le phare. Nous parcourons les quelques centaines de mètres qui nous sépare de l’édifice en longeant la côte. Tout un coup, quelqu’un nous demande « did you see the whale ? ». Hein, what ? The whale ? Where ? Au pétard, oui, je la vois ! Ah mais misère, j’ai pris que mon grand angle et pas mon zoom. Ni une ni deux Speedy GonzalVince retourne à la voiture à la vitesse de l’éclair et me ramène mon zoom. Pour nous, c’est magique, extraordinaire et inattendu. Cela rend le moment que meilleur ! Nous avions zappé le Whale Watching Center la veille, faute de temps et puis … Alors, c’est sur, par temps clair, les photos auraient été meilleures. Mais la brume ne nous a pas empêché d’admirer le spectacle à l’œil nu.

Bon, nous pouvons nous refocaliser sur l’objet initial de notre venue ici : le phare ! Vous le reconnaissez à travers la brume qui le rend encore plus glauque, mystérieux, angoissant ? C’est le phare de The Ring. Il est magnifique et très photogénique. Nous constatons que le lieu est réputé pour l’observation des baleines. Pas étonnant d’en avoir vu finalement. Puis nous nous apercevons qu’en fait il n’y pas qu’une baleine, mais plusieurs ! Et c’est reparti pour une séance photo ! Il n’y a pas assez de profondeur ici pour qu’elles puissent sauter ou plonger et nous montrer leurs belles nageoires caudales. Elles se contentent de tournoyer dans l’eau telles des nageuses synchronisées dévoilant leurs nageoires dorsales. Et c’est vrai que j’en oublierais presque le reste de la faune locale sea lions, oiseaux marins … Nous quittons le site en nous disant que nous avons quand même une sacrée chance !

La matinée est passée très vite, il est largement midi passé. Nous repartons direction Bandon Beach. J’avais également noté pour cette journée, un tas de site sur lesquels nous arrêter. Encore une fois, il va falloir faire des choix et voir nos prétentions à la baisse.







***

Nous nous arrêtons à Taco Bell à Newport pour nous restaurer. Je suis définitivement fan de ce fastfood dans lequel je vais depuis 15 ans dès que je suis aux Etats Unis.

Nous passerons ensuite sure le Yaquina Bay Bridge qui enjambe l’estuaire de la Yaquina River.

Cape Perpetua

Nous faisons un premier stop « technique » au Cape Perpetua Visitor Center ; boire 1L de coca zero à Taco Bell n’est pas sans conséquence sur ma vessie ! C’est quand même un avantage que chaque centimètre de la l’Oregon Coast soit un parc ou une réserve. Cela signifie qu’il a y des toilettes publiques tout du long ! Mais merci Coca, parce que le Visitor Center est assez sympa et donne beaucoup d’info sur la Suislaw Forest.

Heceta Head Lighthouse

Notre second arrêt est pour un autre phare, Heceda Head Lighthouse.

Le site est différent de celui de Yaquina. Ici, une plage, un joli pont et un phare qui n’est pas visible depuis le parking qui se trouve en contrebas. Il faut parcourir un ½ mile en montée pour le découvrir. Cette balade digestive est très plaisante. Encore une fois, la brume rend le paysage mystérieux. En Oregon, vous trouverez énormément de Mûriers. La cueillette sauvage est très répandue. Nous avons même vu un homme sortir de sa maison avec son petit Tupperware un matin, traverser la rue et cueillir quelques baies. Surement pour son petit déjeuner.





Oregon Dunes

Nous décidons ensuite de nous arrêter à l’Oregon Dunes Overlook.

Nous n’avons pas le temps d’y randonner et je vous avouerais que l’idée de marcher avec des chaussures dans le sable ne m’enchante guère ! Nous nous contenterons d’admirer ces dunes à perte de vue et d’apercevoir les vagues au loin, derrière les dunes et un rideau de végétation.



Umpqua River Lighthouse

Nous décidons de nous y rendre en voyant un panneau l’indiquant.

Je ne l’avais pas relevé lors de nos préparatifs. Ce phare est particulier. C’est le tout premier phare construit en Oregon et le site est habité par des gardes côtes et leurs familles. C’est un lieu d’observation des baleines. Il y a aussi un musée, que nous n’avons pas visité ce jour-là. ***

Nous décidons d’arrêter là nos visites. Nous faisons l’impasse sur Yoakam Point SP, Cape Arago, Thor’s Well ; mais à contre cœur.

Mais nous devons faire le Checkin à l’hôtel et les courses en vue de nos 2 nuits près de Crater Lake.

Le Lamplighter Inn Bandon Beach

Ce petit motel se trouve à l’entrée de Bandon. Nous héritons de la chambre Starfish. Et c’est une très bonne surprise. La chambre est spacieuse, propre et joliment décorée. Toute la déco tourne autour de l’étoile de mer. Nous nous installons rapidement et nous mettons à la recherche d’un supermarché sur Google. Nous regardons aussi où nous pourrions diner.

Nous trouvons facilement où aller faire nos courses mais encore une fois, nous nous heurtons au souci de la fermeture précoce de tous les restaurants intéressants de Bandon.

Broken Anchor, Old Town Bandon Beach

Nous avions envie de manger quelques choses de local, nous finirons dans ce qui s’apparente à une brasserie avec un burger et une pizza dans le « old town » Bandon Beach (le old town que nous visiterons un peu plus le lendemain matin).

Et je pense que Vincent a fait de l’effet à notre serveuse qui n’aura d’yeux que pour lui et qui ne comprendra pas un seul mot qui sort de ma bouche. Pourtant pas difficile à comprendre « supreme pizza ». Pff ! Il fait nuit noire lorsque nous quittons le restaurant.

***

J’avais repéré une laverie automatique à côté de notre motel et j’avais en tête de faire notre lessive tranquillement ce soir. Mais celle-ci ferme à 22h. Trop tard pour nous.

Je décide de reporter la corvée au lendemain matin puisque la laverie ouvre à 7h. Cela permettra à Vincent de faire une grass’ mat’. Pour une fois !

Et pour l'intégralité des photos >> http://www.nv-de-voyages.com/index.php/2018/09/13/jour-6-oregon-coast-newport-bandon-beach/

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-18

Jour 7 : en route pour l’Oregon Central

Ce matin, ce n’est pas sous la brume que je me réveille mais sous un crachin digne de la Bretagne. Ben au moins la vue sera dégagée ! Quoi que, en Oregon Central, nous ne devrions plus avoir de problème de brouillard.

Et me voilà en route pour la laverie à côté du motel dès 7h du matin. Et moi qui pensais être tranquille et seule à cette heure matinale, je m’étais bercée d’illusions ! Alors, il n’est pas méchant le monsieur, mais il lui manque des dents, son t-shirt est trop court laissant apparaitre son ventre rebondi et je ne comprends rien à sa prononciation. Je m’excuse poliment en disant que je ne parle pas bien anglais pour couper court à la conversation. Je lance ma lessive et retourne dans la chambre afin de ranger les affaires en vue de notre départ. Je laisse encore Vincent dormir un petit peu. Pas besoin d’être à deux pour gérer une lessive.

Lavage, séchage .. voilà qui est fait. Ca fait du bien d’avoir de nouveau une valise propre ! Entre temps Vincent s’est réveillé et nous sommes prêt à reprendre la route. Nous n’oublierons pas nos provisions. Avec ça, nous pouvons partir sereins. Avant de quitter Bandon Beach, nous souhaitons tout de même voir la plage. Je l’avais vu en photographie et c’est elle qui m’avait donné envie de faire étape dans cette petite ville de l’Oregon Coast. Et ce ne sont pas 3 petites gouttes qui nous empêcherons de profiter.

Bandon Beach Nous reprenons le chemin de la veille et nous garons non loin du Broken Anchor dans le Old Town Bandon ; nous nous garons dans un parking non loin des quais du petit port.

Il est encore tôt et les rues sont désertes à l’exception de quelques pêcheurs professionnels et amateurs. C’est d’ailleurs étonnant de voir autant de « particuliers » équipés de panier à crabes. Ca doit quand même être sympa de manger un crabe qu’on a soi-même pêché !

Nous déambulons sur les quais pendant un petit moment. De là, nous avons une vue sur le phare de la Coquille River. Nous décidons de prendre un café et devant les pâtisseries du Bandon Deli nous craquons. Je resterai sur un Cinnamon Roll made in America alors que Vincent tentera le chou à la crème au glaçage chocolat pas vraiment raffiné. Je salue les efforts de boulangerie pâtisserie qui essaie, malgré la complexité de l’exercice, de produire des gâteaux Français.

Le café (5 types différents disponibles) est en self-service. J’aime ce concept. Je regrette juste que le « french coffee » soit aromatisé vanille.

Après cet interlude gastronomique, nous filons direction la plage. Il y a quelques promeneurs matinaux, comme nous ; des pêcheurs à la ligne, des maîtres en balade avec leur chien. La plage est telle que je l’avais vue en photo et dans la lignée de toutes les plages que nos pieds nus ont foulés depuis Ecola State Park : sauvage, immense, venteuse et parsemée de rocs. Au loin, nous apercevons encore le phare de la Coquille River. La bonne nouvelle c’est qu’il ne pleut plus même si l’air est très humide.

Les plages portent toutes un numéro. Je crois que Indian Beach portait le n°2. Celle de Bandon porte le 150. Ca vous donne une idée de nombre de plage sur cette côte. Nous en profitons, c’est notre dernière plage du roadtrip. Nous partons aujourd’hui pour Crater Lake.





C’est une longue route qui nous attend pour entamer notre parcours en Central Oregon. Mais j’ai trouvé quelques sites qui nous permettrons de faire des arrêts très plaisants.

Pour le moment, la route entre Bandon Beach et Myrtle, bien que magnifique est très sinueuse et ne nous permet pas de rouler à une moyenne supérieure à 30 mph. J’avoue que je trouve un peu le temps long. Et comme par hasard, c’est le jour où j’ai décidé de me mettre derrière le volant volant !

Rapidement, nous constatons un changement radical de la météo. Maintenant, il fait grand soleil et les températures grimpent au fur et à mesure que nous avançons dans la matinée.

Cette étape est longue mais la route sur L’Umpqua Road et ensuite dans l’Umpqua Forest est magnifique. Un vrai plaisir d’y rouler. Il faut juste faire attention aux écureuils qui sont très nombreux et légèrement kamikaze.

Swiftwater Recreation Area

Notre premier arrêt, est un arrêt technique que nous ne regretterons pas, une nouvelle fois. Passage aux toilettes (très propres) de Swiftwater Recreation Area et arrêt photos de long du réservoir. Endroit paisible pour pêcher, pique-niquer, se relaxer. Des agents sont en cours d’entretien. L’une ramasse les feuilles mortes et les déchets portés par le vent tandis que l’autre repeint le panneau du site. C’est à ce moment que Vincent et moi réalisons les moyens mis en œuvre pour l’entretien de tous ces parcs aux USA.





Fall Creek Falls Notre deuxième arrêt sera pour Fall Creek Falls. Une cascade que j’avais repérée sur Google Map en préparant la route de cette étape.

Nous arrivons sur un petit parking équipée d’une table de pique-nique sur laquelle une famille déjeune. De notre côté, nous prévoyons de manger les bagels préparés le matin devant la cascade. Il faut parcourir 0.9 mile dans la forêt Umpqua pour y accéder. Le trail n’est pas très long et son dénivelé n’est pas trop fatigant. La forêt est vraiment belle et c’est un plaisir de se dégourdir les jambes dans un tel endroit. L’avantage de randonner en forêt est que, malgré la chaleur qui ne fait que progresser, nous marchons dans une relative fraîcheur, sous les arbres. Fall Creek Falls est une petite cascade hyper jolie. C’est un vrai bonheur de se poser sur un tronc d’arbre mort en face et de pique-niquer.

La forêt que nous traversons, l’Umpqua Forest, est toujours autant inspirante. Nous longeons la North Umpqua River qui se trouve tantôt sur notre gauche, tantôt sur notre droite. Je demande fréquemment à Vincent de s’arrêter (il a repris le volant après Fall Creek) dès que mon œil de photographe amateur repère un lieu intéressant. Ce pont, par exemple ; le Mott Bridge.





Toketee Falls

Notre troisième arrêt aura pour objet Toketee Falls. Celle-ci est plus connue. Le parking est plus grand et plus rempli que celui de Fall Creek Falls. Des affiches sont placardées tout le long du trail qui mènent au point de vue sur la cascade. Quelques mois plus tôt, un jeune homme imprudent a enjambé une balustrade et a fait une chute mortelle dans la rivière. A l’heure où nous avons fait le trail, son corps n’avait toujours pas été retrouvé.

Le chemin menant à Toketee Falls est bien aménagé. De vrais escaliers y ont été installés pour faciliter l’accès sur ces 0.4 mile qui y mènent. Mais du coup, ces aménagements rendent la randonnée un peu moins nature et authentique. Elle reste tout de même bien agréable. La cascade quant à elle, est sublime ! Nous contemplons ses deux niveaux depuis une plateforme en hauteur. Elle donne la sensation de s’être frayée un chemin dans une falaise.

Nous sommes mi-août, elle est certainement à son niveau le plus faible de débit. J’imagine ce que cela peut donner au printemps. Après une multitude de photos, nous reprenons le chemin inverse pour rejoindre le parking. Je passerai sur le fait d’avoir croisé un type qui s’allume une cigarette en pleine forêt, avec le risque d’incendie en alerte rouge … Allez, on respire, on ne s’énerve pas …

Un gros pipeline sur le parking attire notre attention. Ca fuit de partout, cela en est drôle. Les fuites sont peut-être volontaires et permettent d‘alléger la pression. Mais qu’est-ce que c’est ? Nous nous mettons à divaguer et nous essayons aux théories complotistes. C’est surement un élément du Toketee Project mené par une agence secrète Américaine. Faut vraiment qu’on arrête de regarder X-Files ! Cela restera un running gag durant tout le reste du roadtrip. Un bâtiment étrange, une situation ou un individu suspect : encore un coup du Toketee Project !

En vrai, l’explication la plus plausible, et nous n’avons pas creusé le sujet, c’est que l’eau du barrage situé un peu plus loin est transporté via ce gros tuyau pour alimenter un réservoir quelconque. Mais nous préférons la théorie du Toketee Project.







Diamond Lake Nous reprenons la route et en arrivant aux alentours de Diamond Lake, nous rencontrons un nouveau phénomène non pas météorologique mais directement lié à la sécheresse qui sévit depuis des mois en Californieet dans l’Oregon Central. Et oui, après le brouillard, c’est la fumée des incendies qui obstrue la vue. Plus nous approchons de Crater Lake et plus le phénomène est visible.

Nous abandonnons rapidement notre envie de faire le tour de Diamond Lake, constatant que l’intérêt du site est limité si vous ne souhaitez pas séjourner au camping. Nous décidons toutefois de nous rendre à Diamond Lake Overlook.

Nous prenons la mesure de la faible visibilité. De l’overlook, et bien on look pas grand-chose aujourd’hui ! On discerne à peine l’eau du lac et absolument pas sa rive opposée. Nous pouvons observer le Mt Thielsen au loin comme un Mirage. Ca promet pour Crater Lake le lendemain.

Nous sommes seuls sur le parking de Diamond Lake Overlook. Enfin, les seuls, humains.

Nous sommes rapidement rejoints par une armée d’écureuils. Oui une armée, prête à en découdre pour obtenir un peu de nourriture que les humains seraient prêts à leur donner. Pas de bol les gars. On ne nourrit pas les animaux sauvages. Nous assistons quand même à un véritable spectacle. Ils ne sont pas farouches. Ils s’approchent de nous assez facilement et fuient tout aussi rapidement lorsque nous esquissons un geste dans leur direction. L’un d’entre eux est particulièrement téméraire et je ne suis pas surprise de constater une grosse cicatrice sur son museau.





Chemult : bienvenue en Oregon Central ! Cette fois ci lorsque nous reprenons la route c’est pour nous rendre directement à Chemult où se trouve notre motel pour 2 nuits.

Si la route dans l’Umpqua Forest était fort agréable, c’est une toute autre affaire en ce qui concerne la route entre Diamond Lake et Chemult. Deux lignes droites perpendiculaires. Quand je dis « droite », c’est réellement droite. Cette route est ennuyeuse au possible et semble interminable. Il y en a pour 30 minutes mais elles me paraissent 1 heure !

Nous nous retrouvons projeté dans l’Amérique profonde. Lors de notre précédent roadtrip, nous n’avions pas eu cette impression, bien que nous ayons traversé un certain nombre d’endroits désertiques. Là, le terme « désolation » n’est pas incongru. Chemult donne l’impression d’avoir poussé ici uniquement pour fournir une étape aux visiteurs du National Park : un motel, une station-service, un mini market minimaliste, un dinner et un Subway. Le tout, aligné le long de l’US 97. Et ça sera notre sensation tout le long de notre parcours en Oregon Central.

Je ne m’étais pas imaginé que le Eagle Crater Lake Inn était si proche d’une route sur laquelle les semi-remorques allaient et venaient jour et nuit. Petite appréhension sur l’insonorisation des lieux. J’avais pourtant eu de bons retours sur ce motel. Notre checkin a été légèrement perturbé par une autre cliente qui insistait lourdement sur le fait que son mari ne serait pas content que la TV ne fonctionne pas. La façon dont elle l’a énoncé nous a mise mal à l’aise. L’amabilité de la personne à l’accueil s’en est également ressentie.

Pour finir notre chambre était assez correcte pour le prix et le faible choix d’hébergement dans la région de Crater Lake. La circulation sur la route n’aura pas été un problème. Nous avions prévu des provisions pour nous restaurer durant ce séjour à Crater Lake, justement parce que nous avions repéré avant de partir que l’offre de restauration était limitée.

Finalement, nous décidons de tenter le dinner, à quelques pas du motel. Il semblerait qu’il vaille le coup. Pas pour sa nourriture, mais pour l’ambiance qui y règne.

En route, à pieds pour le Loree’s Chalet. D’un côté une ambiance classique et rustique où sont attablés ce qui semblent être des gens du coin. A l’opposé, une ambiance un peu plus spéciale avec néon bleu, machine à sous, billard et bar. C’est là que nous décidons de nous installer. La serveuse est très sympathique, mais la carte ne vend pas du rêve.

Ca finit une nouvelle fois en burger. Et ces derniers ne font pas dans le raffinement. Mais ils font le job et assouvissent notre faim de loup ! J’ai même tenté la tarte au citron meringuée en dessert. Je n’aurais pas dû. Niveau ambiance, c’est vraiment spécial. Des fire workers (et non pas fire fighters) assis à côté de nous rotent bruyamment. La femme derrière Vincent joue aux machines à sous entre 2 bouchées. Et les autres clients sont scotchés, les yeux riv��s devant la tv qui diffuse des infos Fox News. Welcome in Central Oregon. C’était une sacrée immersion en Amérique profonde. Nous nous couchons en nous demandant si la fumée se sera un peu dissipée demain à Crater Lake. Wait and see comme on dit ! Et pour l'intégralité des photos >> http://www.nv-de-voyages.com/index.php/2018/09/17/oregon-central/#more-6889

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-18

Jour 8 : Crater Lake

Le jour où on a fait trempette à Crater Lake.

Ce matin, le petit déjeuner est compris dans le prix de la chambre au motel. Petit déjeuner sommaire : bagels industriels, flocons d’avoine aromatisés à différents parfums mais l’essentiel est là, le café !

On ne s’attarde pas afin d’être assez tôt dans le parc. Nous avons presque 45 min de route avant d’arriver au premier point de vue. Au programme, nous n’avons planifié que la randonnée de Cleetwood Cove qui permet d’accéder à l’unique lieu de baignade du lac. Nous comptons donc nous rendre au Visitor Center afin d’étudier en cours de journée ce que nous allons bien pouvoir faire dans ce parc national.

Nous prenons une nouvelle fois les fastidieuses lignes droites limitées à 55mph qui nous mènent à Crater Lake. A notre arrivée à l’entrée du parc, la guérite des Rangers est déserte. Nous nous arrêtons un peu plus loin sur le bas-côté afin de récupérer une enveloppe pour y déposer les $25. Et là, il n’y a rien non plus dans la boite à enveloppes. Comme on ne va pas rester là à attendre le déluge, nous décidons que nous réglerons ça plus tard avec les Rangers du Visitor Center.

Nous n’avons donc pas pu récupérer de carte à l’entrée du parc mais j’en avais imprimé une petite dans mon roadbook. Après avoir jeté un rapide coup d’œil dessus et consulté Google, nous décidons de nous rendre directement au Watchman Overlook qui semblerait être le plus bel overlook du lac. Ce n’est pas mon avis mais nous y reviendrons. Une chose était certaines, nous allions de toute façon rouler sur la Rim Drive pour en faire le tour. Autant s’arrêter à tous les points de vue.

Crater Lake Rim Drive acte I Nous avions bien senti que l’air était chargé de fumée. Une odeur très forte de feu qui était vraiment désagréable. Nous ne savions pas trop à quoi nous en tenir pour l’effet que cette fumée aurait sur le panorama.

Et bien le suspens fut de courte durée. Arrivée au Watchman Overlook, nous avons vite compris que nous n’aurons pas la belle vue dégagée comme sur les cartes postales. Bon, il faut bien admettre que la luminosité à cette heure-ci du matin n’est pas en notre faveur non plus. Elle accentue l’effet brouillard. e me demande si ça vaut le coup de perdre notre temps à faire le tour du lac. Vincent propose que nous allions au Visitor Center pour vérifier qu’il n’est pas dangereux de respirer ces fumées en faisant de la randonnée. Nous verrons bien.

Direction le sud de Crater Lake et le Rim Village où la vue depuis la rim est tout aussi bouchée. Bien sûr, il est trop tôt et le Visitor Center est fermé. Nous décidons de reprendre notre chemin toujours plus vers l’est. Nous profitons de passer devant pour nous arrêter à l’autre Visitor Center, le Steel Visitor Center, qui lui est ouvert. Nous y achèterons des souvenirs (posters, magnets, carte) et demanderons au jeune Ranger présent ce que nous pouvons espérer faire sans trop être dérangé par la fumée. Il nous encourage à faire Cleetwood Cove trail. Ca tombe bien.

Ensuite, nous nous arrêtons au Phantom Ship Overlook puis à un autre overlook depuis lequel on constate l’effet du vent sur la végétation. Je trouve, personnellement, que la Rim Drive elle-même n’a pas grand intérêt puisque finalement, elle longe assez peu le lac. Mais elle reste le seul moyen pour accéder à tous les points de vue.



Cleetwood Cove Trail, notre randonnée à Crater Lake Nous arrivons au parking de Cleetwood Cove un peu avant 11h. Parfait pour le timing, nous pique niquerons après notre petite baignade, ce qui laissera le temps de sécher avant de remonter.

Evidemment, c’est la randonnée la plus prisée de Crater Lake puisque c’est aussi le chemin d’accès à l’embarcadère pour prendre le bateau pour visiter Wizard Island. Le parking est donc assez chargé. Mais, ce n’est pas encore catastrophique. Nous trouvons facilement une place pour stationner. C’est sur ce parking que vous pourrez acheter vos tickets pour un tour en bateau.

Paradoxalement, le parking est bien rempli, mais le trail de 3 km et 186m de dénivelé ne semble pas très fréquenté. On ne se plaint pas. Et il faut avouer que la remontée est tellement difficile que les randonneurs que nous croisons sur le chemin sont très silencieux. Oui, les Américains sont de réelles pipelettes en temps normal et palabrent non-stop lorsqu’ils marchent. J’avoue que parfois, ça m’agace un petit peu, moi qui aime écouter les bruits de la nature quand je randonne. Donc cette fois-ci, c’est bien calme ! ous descendons tranquillement en serpentant le long de la falaise. A chaque virage, nous nous rapprochons un peu plus de l’eau. Nous constatons que notre visibilité s’améliore. Nous passons devant l’embarcadère et poursuivons notre chemin quelques centaines de mètres et arrivons enfin sur le spot baignade. Il y a déjà quelques courageux pour se mettre difficilement à l’eau. On se déshabille en moins de temps qu’il ne faut pour le dire et me voilà pieds nus à marcher dans un sable blanc qui ressemble plus à de la poussière, à descendre les derniers rochers qui me séparent de l’eau. J’ai une petite appréhension concernant la température du lac. L’accès n’est pas facile. Les derniers rochers sont glissants. On ne peut pas entrer progressivement dans l’eau : c’est pieds, puis directement jusqu’à la taille ! Alors oui, c’est un peu frais ! Mais rien d’insurmontable pour une Bretonne qui se baigne dans la Manche depuis sa plus tendre enfance ! Mais quelle sensation de bien être et de liberté. Le lac est tellement profond qu’on ne voit que du bleu dès qu’on s’éloigne un peu de la rive. L’eau est cristalline, d’une transparence extraordinaire. J’ai vécu dans cette eau, un véritable moment de bonheur.

Nous passerons un petit moment dans l’eau. Vincent s’essayera au cliff jumping. Sensations garanties ! Moi, je passe mon tour ! On profite du soleil pour sécher et pique-niquer tranquillement sur un petit rocher en regardant les autres sauter. Certains plongent carrément ! Et là, nous entendons parler français ! Il s’agit de 5 adolescents qui ne cessent de sauter du haut de la falaise. Je leur demande d’où ils viennent et ils m’expliquent qu’ils sont tous cousins/cousines et qu’ils sont actuellement en vacances chez leurs grands-parents qui habitent la région. Les petits veinards !

Nous avons assisté à une scène super touchante. Il y avait un groupe d’américains avec enfants. La plupart des enfants sautent de façon insouciante. Et puis il y en a un qui a envie mais qui a peur. Le père le rassure sur le saut mais lui dit aussi que ce n’est pas grave s’il ne saute pas « it’s ok budy ! ». L’enfant hésitera longtemps et fera de nombreux allers/retours sur le rocher. Puis au final, il se lancera sous les encouragements de toutes les personnes présentes. Il sera copieusement applaudi une fois dans l’eau.

Une fois à peu près secs, nous entamons la remontée. Oui, elle décrasse un peu les poumons, il faut l’admettre ! Mais heureusement, elle n’est pas très longue ! Et la vue est toujours aussi agréable ! De retour au parking, nous décidons de refaire un tour de la rim, puisque la vue semble s’être un peu dégagée.







Crater Lake Rim Drive acte II Nous repassons donc par plusieurs points vus et constaterons avec plaisir que la visibilité s’est grandement améliorée. Au Watchman Overlook, je peux même apercevoir des détails de Wizard Island avec mon objectif. ous nous rendons de nouveau au Visitor Center du Rim Village car nous n’avons toujours pas réglé nos frais d’entrée au parc.

Mais une fois sur place, le Ranger nous annoncera qu’on ne peut pas non plus payer ici et qu’il faudra voir à la sortie du parc. On se dit qu’à tous les coups, il n’y aura encore personne à l’heure où nous partirons. Ca n’aura pas été faute d’y mettre de la bonne volonté.

Nous profitons d’être au Village pour nous rendre au Sinnotte Memorial Overlook. C’est à mon avis, le meilleur spot pour contempler Crater Lake. Nous repassons également devant le Crater Lake Trolley dont nous avions vu la mise en place le matin. C’est définitivement trop cher à mon sens ! ($27) Nous aurions volontiers effectué la randonnée menant à Garfield Peak, mais le dénivelé important combiné à l’air chargé de fumée nous a découragé. Je ne suis quand même pas très rassurée de faire un effort physique avec une si mauvaise qualité de l’air.

Sur internet, nous avons trouvé une jolie cascade à aller voir : Plaikni Falls. Nous décidons donc de nous y rendre. Mais sur le chemin un panneau nous interpelle et nous décidons de nous arrêter.



Castle Crest Wildflower Garden Nous faisons halte au jardin des fleurs sauvages de Castle Crest.

Au début du trail, il est possible d’acheter pour quelques dollars un fascicule décrivant toutes les variétés de fleurs présentes dans ce jardin naturel.

La randonnée de 2 km est simple, sans dénivelé et peu fréquentée. Une vraie promenade de santé. Le mois d’août n’est surement pas la meilleure période pour faire cette visite parce que les fleurs commencent à souffrir de la chaleur et du soleil. Mais j’imagine qu’au mois de juin, ce doit être quelque chose ! Toutefois, nous passons un bon moment, essayant de reconnaître les végétaux et photographiant à tout va. Le petit cours d’eau traversant la boucle rafraîchie agréablement l’atmosphère et nous donne l’opportunité de croisé une belle grosse grenouille. Pour le reste de la faune, nous nous contenterons des habituels écureuils.



Plaikni Falls Trail

Nous reprenons la route direction Plaikni Falls Trail. Juste avant d’arriver au parking un petit animal traverse la route devant nous. A peine le temps de réagir, il s’agit de la fameuse marmotte à ventre doré ! Aaaah ! Je n’ai pas eu le temps de la prendre en photo ! J’espère en croiser d’autres sur le trail. En vain.

La randonnée de 3.2km menant à Plaikni Falls est accessible aux personnes à mobilité réduite. Elle se fait sur du plat quasiment tout du long excepté à la toute fin où un petit dénivelé m’a fait me demander comment il était possible que des personnes à mobilité réduite puissent venir jusqu’ici.

La marche est agréable sur un chemin bien délimité et entretenu. Tantôt sous les arbres, tantôt à découvert en longeant des parois aux allures volcaniques. Le trail était peu fréquenté mais lorsque nous sommes arrivés à la cascade, nous avons constaté qu’une famille s’y était installée pour y passer l’après-midi. Joli terrain de jeu pour les enfants mais un peu moins sympa pour les randonneurs qui ne peuvent plus faire une pause là-haut et profiter de la cascade et du calme qui semble y régner habituellement.





****

L’après midi touche à sa fin et la luminosité déclinante accentue de nouveau l’aspect enfumé du parc. Nous décidons de rejoindre notre motel à Chemult. Nous avons plus d’une heure de route depuis le sud du lac. Je ne peux m’empêcher de penser à la vie que mènent les gens vivant dans cette région. Les premiers signes de présence humaine à la jonction de la 138 et de la 97 rappellent les décors des films d’horreur des 70’s.



Ce soir-là, nous préférons rester dîner dans notre chambre d’hôtel : Doritos et green salsa et Mac&Cheese instantanées. Pas le dîner du siècle, mais on fera avec !

Cette journée à Crater Lake qui n’avait pas très bien commencé, nous a, pour finir, totalement enchantée. Et je suis plutôt rassurée que la fête ne soit pas gâchée par les incendies. Le point fort de cette journée sera bien évidemment notre baignade dans les eaux bleues et rafraîchissantes du lac.

Pour l'intégralité des photos >>http://www.nv-de-voyages.com/index.php/2018/09/23/jour-8-crater-lake/

Oregon: fog, smoke, sun & fun

Valmichel86 · 2019-02-18

La conduite forcée qui fuit de partout sur le parking de Toketee Falls ! Il faudra que je la mette moi aussi quand j'y arriverai.

Oregon: fog, smoke, sun & fun

Americalover · 2019-02-18

Hello,

Je me régale avec tes photos et ce texte précis, et très agréable à lire!

Petites questions as tu une carte de votre périple ou des étapes afin de situer vos journées géographiquement, as tu aussi une programme synthétique de votre voyage donnant comme un sommaire les étapes et le contenu d u programme journalier en 2 ou 3 points clés?

Ces 2 éléments permettent d'avoir une vision globale de votre trip pour ensuite aller zoomer sur chacune de vos étapes.

Je vais poursuivre la lecture sur le blog.

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-19

La conduite forcée qui fuit de partout sur le parking de Toketee Falls ! Il faudra que je la mette moi aussi quand j'y arriverai.

Impressionnant, hein ?!

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-19

Hello,

Je me régale avec tes photos et ce texte précis, et très agréable à lire!

Petites questions as tu une carte de votre périple ou des étapes afin de situer vos journées géographiquement, as tu aussi une programme synthétique de votre voyage donnant comme un sommaire les étapes et le contenu d u programme journalier en 2 ou 3 points clés?

Ces 2 éléments permettent d'avoir une vision globale de votre trip pour ensuite aller zoomer sur chacune de vos étapes.

Je vais poursuivre la lecture sur le blog.

Merci, c'est très gentil :)

Je viens d'éditer le 1er message en ajoutant la carte de l'itinéraire global. Les itinéraires journaliers, je n'en n'ai pas fait systématiquement. J'ai juste fait un point entre chaque visite (sur le blog) pour donner un aperçu du temps de route entre chaque spot. Dommage que je ne puisse pas coller les images du blog ici. Ca aurait facilité la manipulation.

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-19

Jour 9 : Newberry National Volcanic Monument

Le jour où tout est chronométré à Newberry NVM.

Une fois n’est pas coutume, cette nouvelle journée qui commence doit suivre un timing assez précis afin de pouvoir visiter la Lava River Cave en fin de journée. En effet, l’accès aux caves ferme à 15h45, il faudra donc être au plus tard au parking à 15h30.

Nous quittons donc le Eagle Crater Lake Inn et Chemult après un rapide petit déjeuner composé de café et de flocons d’avoine. Il est 7h lorsque nous reprenons la route direction Newberry National Volcanic Monument sous des températures inférieures à 10°C.

Newberry NVM – Paulina Lake

Nous arrivons dans les temps prévus au parking en face du Visitor Center. Il est à peine 8h et il y a déjà de nombreux visiteurs qui s’affairent à préparer leur matériel, essentiellement des canoés ou des barques pour passer une belle journée de pêche sur le lac.

Et ça tombe bien qu’il y ait du monde, ça me permet de demander du change aux seniors à côté de nous, qui, par chance auront des petites coupures en échange de mon billet de 20. Nous pouvons ainsi nous acquitter des frais en glissant un billet de $5 dans l’enveloppe.

A cette heure, le Visitor Center est fermé, nous y retournerons plus tard. Après un rapide passage aux wc, nous nous engageons sur le trail faisant le tour du lac.

La randonnée de Paulina Lakeshore Loop Trail fait le tour du lac en le longeant. Elle promet une balade agréable et de jolies vues. Les températures fraîches, pour ne pas dire froides, du matin commencent à laisser place à la douceur. Nous savons qu’il fera bientôt très chaud. Mais les rives du lac sont boisées. Ce qui nous préservera de la chaleur. En revanche, ce sont nos chèches qui nous préserveront des piqures de moustiques. Nous n’avons pas souffert de leur présence de façon constante durant le trail, mais ils étaient présents par nuée sur certaines portions, notamment celles au plus près du lac. D’ailleurs, je serais piquée à la lèvre à mi-parcours. A moi la bouche d’Angelina Jolie ! Le moustique est moins cher qu’une injection de collagène !

Lorsque nous arrivons aux sources chaudes, nous constatons que nous ne sommes pas seuls. Il s’y trouvent déjà deux couples qui se prélassent dans leur jacuzzi naturel avec vu sur le lac. Je remarque que l’homme d’un des deux couples portent un bracelet électronique à la cheville. Les deux couples discutent entre eux. J’entends l’homme au bracelet expliqué que son officier de probation lui a demandé de trouver du travail. Il lui aurait répondu qu’il préférait partir en roadtrip avec sa girlfriend et son chien. Vraiment, nous avons croisé des gens étonnant durant notre voyage !

L’eau de certaines sources est tellement chaude que Vincent peut à peine y tremper les pieds. La femme de l’homme en probation nous invite à prendre la source qu’ils viennent de quitter, l’eau y est nettement meilleure. Mais je n’ai pas mon maillot de bain et je décline aimablement sa proposition. Mais c’était une gentille attention. Comme quoi, on n’est pas forcément antipathique quand on a fait de la prison.

Nous repartons sur le trail principal pour continuer notre boucle. Les paysages sont magnifiques et très variés. Tantôt boisé, tantôt découvert ; plat ou escarpé ; coulée de lave pétrifié, rocher ou prairie marécageuse (où il y a le plus de moustiques !). Il est très difficile de savoir où on en est du trail. Les seuls points de repères sont les sources et les campings qui sont traversés. Evidemment à postériori, il est plus aisé de les remarquer. J’avoue qu’en préparant la journée, je n’avais pas été autant dans le détail. Du coup, arrivés à notre 1er camping, j’ai pensé que nous étions bientôt à la fin de notre randonnée. Mais en fait, pas du tout ! C’est sur le chemin devant le panneau que vous voyons notre 2ème serpent du séjour. Il a traversé devant nous vitesse grand V. Je ne m’y attendais pas et il m’a fait sursauter.

Après avoir marché quelques centaines de mètres sur le bitume, nous repartons sur un chemin qui longe le lac. Nous traversons plusieurs autres campings, certains mieux aménagés que d’autres. Nous parvenons finalement à rejoindre le parking d’où nous étions partis 4 h plus tôt. C’est chouette, nous sommes bien dans les temps.

Nous passons rapidement au Visitor Center où nous achèterons un poster pour agrandir notre collection et où nous ferons tamponner notre National Park passeport acheté la veille à Crater Lake.

A l’extérieur du bâtiment, devant la porte d’entrée, il y a un mûr sur lequel est fixé des caissons renfermant des pierres volcaniques ainsi qu’un panneau explicatif sur ces dernières. Le Visitor Center est certainement le paradis de tous les géologues en herbe.

Nous prenons la voiture et nous mettons en route pour notre prochaine visite prévue au planning.







Newberry NVM – Big Obsidian Flow

Nous sommes sur le parking en quelques minutes. Nous profitons des tables de pique-nique pour faire une pause bagels avant d’attaquer la toute petite rando de Big Obsidian Flow. Nous sommes très rapidement rejoints par un écureuil qui a semble t il été alerté par le bruit de nos sachets. Il restera à proximité de notre table en espérant récupérer les miettes pendant tout notre pique-nique. Big Obsidian Flow est un incontournable de Newberry NVM. Nous avions déjà vu quelques bels exemplaires de cette pierre sur les rives de Paulina Lake, mais ce qui nous attend n’a rien de semblable. Cette coulée de lave solidifiée est impressionnante par sa taille et par la quantité d’Obsidian qui en résulte. Tout le long de ce petit trail d’un km, des panneaux vous expliqueront la formation du site, les différentes pierres qui le constituent, l’utilisation pratique de l’Obsidian. Bien sûr, il est interdit de ramasser les pierres. Ce qui n’est pas forcément respecté par tout le monde. Ce qui m’a le plus surpris c’est évidemment cette coulée qui semble sans vie au mieux de la forêt mais surtout les quelques arbres qui poussent au milieu de cet environnement. Vraiment étonnant. Nous avons passé 1 heure sur le site, ce qui est parfait pour notre timing ! Il nous reste du temps pour le dernier lieu que nous voulions visiter.







Newberry NVM – Paulina Falls Il est possible d’effectuer un trail depuis le parking où nous étions garés le matin pour se rendre aux Paulina Falls. Mais dans le souci de gagner du temps, nous préférons nous garer directement sur le parking des falls.

Ici, vous avez le choix de vous contenter d’observer les chutes depuis le haut. Elles sont déjà très jolies et impressionnantes. Ou vous pouvez aussi descendre les 400m du petit chemin vous menant à leurs pieds. Nous avons évidemment opté pour les deux solutions. Comme toujours depuis que nous sommes en Oregon, une courte distance pour un assez gros dénivelé. Nous commençons à sérieusement nous habituer ! Nous en avons fini avec Newberry National Volcanic Monument ! Nous sommes même en avance sur le planning. Il est à peu près 14h et nous avons largement le temps de nous rendre à notre prochaine et dernière étape de la journée.





Lava River Cave

Nous arrivons au parking de la Lava River Cave après 30 min de route. Comme prévu, le parking est totalement saturé à cette heure de la journée. Nous savions que c’était le risque. C’est bien indiqué sur le site USDA :

« 2018 Operating Season Gate closes at 3:45 p.m. Arrive before 11 a.m. on weekends and peak summer season to improve your likelihood of securing parking. »

Mais nous ne pouvions pas arriver avant 11h. Nous avions prévu en cas de problème pour le stationnement, de revenir le lendemain matin depuis Bend avant notre visite de Smith Rock SP et de profiter du reste de la journée pour nous promener dans la Deschutes Forest.

Mais il est tôt, nous nous laissons encore une chance de trouver une place. Nous faisons un premier tour du parking sans succès. Nous faisons un deuxième tour et c’est juste avant d’en sortir qu’une place se libère ! En fait, le parking est chargé mais le flux de départ est continu donc s’il n’y a pas trop de voitures qui circulent dans l’attente d’une place, vous aurez toutes les chances de pouvoir vous garer. Et à presque 15h, il y a plus de visiteurs qui quittent les lieux qu’il n’en arrive.

Nous savons qu’il fait froid dans les tunnels alors nous prévoyons vestes et foulards pour la visite. Malheureusement, nous ne remettons la main que sur une seule lampe frontale. La deuxième est certainement rangée dans une valise et hors de question de tout déballer. Tant pis, on se contentera d’une seule et nous resterons coller serrer durant la visite !

Nous arrivons un poil trop tard pour intégrer le prochain groupe de visiteurs et écouter le speech du Ranger. C’est donc le Ranger qui nous accueille qui nous expliquera l’histoire de la lava cave, ainsi que les mesures de sécurité. Nous avons le droit à un entretien particulier. Les gens qui arriveront après nous devront, eux, écouter le briefing du prochain groupe.

Le Ranger nous demande si nous avons déjà visité des caves, catacombes ou autres cavernes. Il nous demande surtout si nos vêtements et chaussures ont déjà été en contact avec des chauve-souris ou une autre caverne. En effet, pour éviter toutes contaminations des chauves-souris présentes dans la Lava River Cave, il est obligatoire de s’assurer qu’aucune contamination ne sera possible avec nos vêtements. Le Ranger nous explique que le lavage à 60° ne suffit pas pour éliminer tous les agents pathogènes responsables de la disparition de colonie entière de ces petites bêtes.

Là, on se garde bien de raconter au Ranger que nous avons eu une chauve-souris, qui est rentrée par la fenêtre dans notre salon, un soir du mois de juillet. Bon, Vincent n’était pas en chaussures de rando au moment où il l’a capturé pour relâcher dehors la bête affolée. Ouais, nous non plus on n’en revenait pas …

Voilà, nous sommes briefés et le Ranger invite le groupe à se diriger vers la cabane où un agent vérifie les pass (le pass payé à Paulina lake est toujours valable à la Lava River Cave) ou bien fait payer le droit d’entrée. C’est également ici qu’il est possible de prendre une lampe. « Notre » Ranger nous demande de les suivre. Les personnes derrière nous, quant à elles devront s’assoir et écouter à leur tour le briefing.

Ce système permet non seulement de rappeler les consignes mais aussi de réguler le flux d’entrée. Je trouve ça pas mal.

Nous voilà partie vers la bouche des enfers l’entrée de la grotte de lave ! Nous n’attendons pas pour nous couvrir, nous sentons déjà un petit courant d’air frais souffler dans notre direction.

Lava River Cave Lava River Cave Oregon Lava River Cave Lava River Cave Nous descendons à la queue leu leu les escaliers nous menant au noir absolu. Il faut très rapidement allumer les lampes. C’est assez incroyable de se retrouver dans le noir aussi rapidement. Nous ne voyons plus que des parcelles de parois et les faisceaux lumineux des lampes. Notre corps est encore réchauffé par la chaleur de la surface mais rapidement, nous allons sentir les effets du froid, surtout sur nos mains et nos nez. Nous croisons des visiteurs en tongues et T-shirt. J’ai mal pour eux.

Et c’est une obscurité indescriptible. Notre unique lampe frontale portée par Vincent ne suffit pas à nous éclairer tous les deux de façon sûre. Impossible de voir assez précisément le sol et d’éviter pierres, crevasses etc. Heureusement, mon téléphone portable est chargé à bloc et je peux utiliser ma lampe (quand je ne fais pas de photo !). La Lava River Cave est relativement fréquentée mais en laissant les visiteurs de devant prendre de l’avance, nous arrivons à garder une certaine intimité. Au retour, nous ne croiserons plus grand monde, juste les quelques derniers visiteurs arrivés pile à 15h45. C’est une visite à faire absolument sauf si vous avez peur du noir ou êtes claustrophobes. Quand on éteint la lampe, c’est assez impressionnant : le silence et le noir, la sensation de sentir la caverne respirer.

Le bémol, s’il en faut un, les personnes pas très futées qui t’éblouissent en te croisant avec leurs lampes, ceux qui jacassent sans interruption, et ceux qui s’amusent à faire peur à leurs jeunes enfants en faisant des bruits de fantôme. Marrant hein, de traumatiser son enfant ! Et la palme est décernée à un jeune couple avec un bébé (6 mois maxi) simplement vêtu d’un body. Mais bon, il était dans une couverture … les bras et jambes dépassants. Il doit faire 5° dans la cave. Imaginez-vous, en maillot de bain dans un frigo, sans bouger. Voilà ce que devait ressenti ce pauvre petit.

Tout ça, c’est tout de même anecdotique dans cette visite que nous avons adorée !

Lorsque nous sortons de la grotte, le parking s’est bien vidé.







Bend

C’est enchanté de cette journée bien remplie et variée que nous nous mettons en route pour Bend.

Nous arrivons rapidement au Holiday motel. Je ne m’attendais pas à une chambre aussi bien meublée. On a toujours des surprises dans les motels, bonnes ou mauvaises. Nous nous installons et passons rapidement sous la douche avant d’aller dîner.

Nous cherchons sur Tripadvisor et Google où nous restaurer. Nous finissons dans un Japonais Teppanyaki qui a de très bonnes notes. C’est tout ce qu’il nous faut : des protéines et du riz pour recharger les batteries. Et puis une bière Japonaise pour nous réhydrater ! Nous préférons nous asseoir à une table classique plutôt qu’à une table Teppanyaki. Besoin de calme après cette journée, même si le show est sympathique.

Le service était particulièrement aimable et il faut bien avouer que le plat de Vincent et mes sushis étaient délicieux. Je ne m’attendais pas à cela en arrivant dans cette grande salle sans âme. Le serveur avec qui nous discuterons un peu nous indiquera qu’un festival de la bière se tient à Bend le soir même. Certainement la Sapporo 66cl que nous avons chacun bu, lui a soufflé l’idée que nous étions de bons consommateurs de houblon. Nous le remercions vivement pour l’information. Mais ce soir-là, nous passons notre tour. D’autant plus que le lendemain, une autre belle journée de découvertes nous attend.

Pour toutes les photos >> http://www.nv-de-voyages.com/index.php/2018/09/26/jour-9-newberry-nvm/#more-7098

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-19

Jour 10 : Smith Rock State Park and more

Cette journée s’annonce une nouvelle fois pleine de promesses. Nous avons plusieurs lieux à découvrir aujourd’hui, notamment Smith Rock State Park, mais cette fois-ci nous ne sommes soumis à aucune contrainte de temps. Ca relaxe d’entrée de jeu !

Pour le petit déjeuné, nous nous contenterons de bagels beurre de cacahuète et d’un café. Il faut dire que le copieux repas de la veille a fait son petit effet et ce matin, nous ne souffrons pas d’une grande faim.

Avant de quitter le Holiday motel de Bend, je prépare d’autres bagels, salés cette fois, pour notre pique-nique du midi.

Nous ne traînons pas et chargeons la voiture. Ce matin, nous filons direction Smith Rock SP. Ce petit State Park au nord de Bend n’a jamais été l’objet d’une grande convoitise dans les carnets ou les blogs que j’ai pu consulter. Je ne sais donc pas trop à quoi m’attendre. Je sais simplement que ce n’est pas bien grand et que la matinée devrait être de trop pour en faire le tour. Nous arrivons assez tôt sur place mais c’est le week end et il y a tout de même déjà pas mal de monde sur le parking. Nous nous garons le long de la route non loin de la yourte qui constitue le Welcome Center. Et oui, petit parc, petit Welcome Center ! Nous faisons un bref passage dans ce dernier pour demander conseil sur une rando pas trop difficile à faire. On se sent un peu fatigué de notre rythme d’hier à Newberry NVM. En lieu et place des traditionnels Rangers, nous avons à faire à des bénévoles d’un certain âge (souvent le cas en Oregon). Malgré notre demande, la bénévole nous oriente sur la randonnée la plus difficile du parc qui est aussi la plus populaire, puisqu’elle permet de se rendre devant la célèbre Monkey Face. Nous nous apercevrons plus tard qu’il n’est pas nécessaire de subir Misery trail (rien que le nom, ça annonce la couleur) pour observer la tête de singe sous son meilleur angle, bien au contraire. Il faut dans un premier temps descendre jusqu’à la Crooked River et passer le Misery Bridge. Niveau dénivelé, c’est déjà bien corsé et je garde dans un coin de ma tête le retour qui se fera à l’heure la plus chaude. Mais bon, nous sommes là, nous nous plions de bonne grâce à l’épreuve qui nous attend. Parce que oui, c’est tout de même une épreuve. Le dénivelé de Misery Trail est très important, en plein cagnard et il est pourtant assez tôt. L’inconvénient, c’est que la monté se fait en virage très serrés sur une courte distance. C’est épuisant. L’avantage, c’est que la monté se fait en virage très serrés sur une courte distance. Nous prenons donc de la hauteur rapidement, avec la vue époustouflante qui va avec ! Conclusion : ok, c’est épuisant mais comme on s’arrête tous les deux virages pour faire des photos de la vue époustouflante, on peut se reposer. C’est tout de même la libération lorsque l’on arrive enfin en haut de la falaise et que la suite de la randonnée se fait sur un plateau.

En haut, des jeunes filles me demande de faire une photo de leur petit groupe devant le panorama. Certainement des pom pom girls vu les poses qu’elles arrivent à prendre pour leur cliché. Elles me proposent en retour de prendre une photo de Vincent et de moi. Je ferais semblant de lever la jambe façon french cancan en clin d’œil à leur photo. Mais je me ravise rapidement, ce qui nous causera à tous un sacré fou rire.

Un autre couple me demandera de les prendre en photo. Ils ont été tellement reconnaissant du cliché que j’ai pris d’eux (il faut dire que je me suis appliquée et j’ai essayé de respecter au maximum les règles de cadrage) que le mari me demandera mon prénom, d’où je viens etc. Eux, ils étaient de New York et étaient très étonnés de rencontrer des Parisiens en Oregon. Et comme à chaque fois « oh I went in Paris 20 years ago ! » à quoi je réponds systématique « then, you should come-back ! ». Nous poursuivons la randonnée en direction de la Monkey Face. J’aime beaucoup ce chemin qui surplombe la campagne Orégonaise. C’est vraiment spectaculaire. Nous arrivons enfin devant le fameux rocher. Je lui trouve vaguement une allure de singe mais cela me semblait plus évident sur les photos. Un peu décevant. Nous quittons le trail principal pour nous isoler un peu et prendre des photos. Il y a un peu plus de monde sur cette partie de la randonnée. Je constate que des grimpeurs escaladent la fameuse tête de singe. D’autres s’équipent pour descendre la falaise. C’est vrai que Smith Rock est réputé pour cette activité. Il y a plusieurs options pour redescendre. Il n’y a pas un seul trail mais plusieurs tronçons dans Smith Rock SP. A chacun de piocher dedans pour composer son trail idéal (cf. la carte plus haut).

Nous prenons le parti de prendre le chemin sans nom qui nous mènera sur la river trail plutôt que le tronçon de Mesa Verde qui est plus direct.

Là encore, le dénivelé est très important et cette fois ci peu de switchback. Je trouve encore plus difficile de descendre que de monter. Le sable et les petits cailloux qui constituent le sentier rendent le chemin extrêmement glissant. Heureusement, je peux compter sur mes bâtons de marche. Vince lui, descendra quasiment tout du long en courant façon « petite maison dans la prairie ». C’est finalement plus aisé de descendre ainsi qu’en marchant. Les maisons paumées dans la campagne avec vue sur Smith Rock SP me laissent bouche bée. Nous passons devant une autre formation rocheuse identifiable « first kiss ». Et c’est vrai qu’on dirait 2 visages de profil se faisant un bisou. Durant la descente nous croiserons plusieurs grimpeurs. Je suis très impressionnée de les voir s’attaquer à ces hautes falaises. Nous sommes enfin sur du plat et ne tardons pas à rejoindre la Crooked River. Nous ne croiserons personne jusqu’à l’embranchement de Mesa Verde mis à part des oiseaux et des lézards. Et quand je parle d’oiseaux, nous ne nous sommes pas contentés d’observer des moineaux. Ce sont des rapaces, généralement des Ospreys et également un aigle que nous verrons tournoyer au-dessus de nos têtes. C’est depuis la rive de la Crooked que nous pouvons observer le meilleur profil de la Monkey Face ! Là, oui ! on voit vraiment une tête de singe ! Dire que nous étions tout là haut ! La balade le long de l’eau est très agréable et partiellement ombragée. Sur la fin du chemin, avant d’arriver au Misery Bridge, nous rencontrerons beaucoup plus de randonneurs. Mais nous avons profiter un bon moment du calme des lieux en choisissant de faire notre boucle. Une fois passé le pont, nous tombons sur un bénévole du parc, installé à l’ombre de l’arbre. Sur sa table pliante, il a installé 2 grands panneaux sur lesquels figurent toutes les espèces de serpents présentes en Oregon. Il tient lui-même dans sa main un petit gopher. Il tente ainsi de sensibiliser les visiteurs à ce reptile souvent objet de frayeurs. Il est permis de toucher l’animal mais pas de le porter. Nous prenons quelques minutes supplémentaires pour nous rafraîchir sous l’arrosage automatique installé sur la pelouse avant la montée menant à la rive où se trouve le Welcome Center et le parking.

Ah c’est donc pour ça, ce rond d’herbe verte ! J’avais du mal à comprendre comment cette parcelle avait échappé à la brûlure du soleil ! A l’heure où nous sommes descendus, le tuyau n’était pas encore en place.

Il n’est pas loin de 13h et le soleil commence sérieusement à taper. Certains attaquent la montée de Misery. Personnellement, je ne me lancerais pas à une heure si avancée.

En route, nous tomberons sur un gros serpent, qui semble également être un gopher, le long du chemin.

Nous arrivons totalement vannés de l’autre côté. Après un passage rapide aux toilettes, nous voulons retourner au Welcome Center pour faire quelques achats souvenirs. Malheureusement, il vient juste de fermer ses portes. C’est la limite du volontariat. Les horaires sont restreints. Tant pis !

Smith Rock State Park est certes petit par la taille mais grand en intérêt et découverte. Il est bien loin de l’image du parc secondaire que j’en avais eu en lisant les carnets d’autres voyageurs.

Nous regagnons notre voiture et constatons que même les abords de la route sont saturés de véhicules. Le parc doit être une destination prisée pour le week end.















Cove Palissades State Park

Nous reprenons la route, direction Cove Palissades State Park.

Jamais entendu parlé de cet endroit ? Vous vous demandez comment je suis tombée là-dessus ? Encore une fois, c’est tout bêtement en zoomant sur les espaces verts et les points d’eau sur Google Map.

Non loin de la petite ville de Culver, the « home of the bulldogs », le parc de Cove Palissades offre un large choix d’activités nautiques sur la Deschutes River et de campings sur les rim du canyon. Pour notre part, nous nous contenterons de prendre la Mountain View drive qui serpente au milieu de la pampa de l’Oregon et de nous arrêter aux différents overlook afin d’admirer le panorama. Il n’y a pas foule et le vent souffle fort là-haut. Mais les lieux remplissent leur contrat. La vue est juste fabuleuse ! En contre bas nous pouvons observer les bateaux et jetski qui s’en donnent à cœur joie. Il n’y a pas foule non plus sur l’eau. Nous en profiterons pour pique-niquer dans la voiture en observant les Ospreys virevolter autour de nous.



Round Butte Overlook Park Nous poussons sur la Mountain View Drive vers le nord sans trop savoir où nous allons. Et c’est par hasard que nous arrivons à Round Butte.

Il s’agit en fait d’un barrage. Celui là même qui gonfle la Deschutes River à Cove Palissades SP. C’est un très bel endroit pour pique-niquer et il offre également un très beau point de vue sur le canyon de la Deschutes River. Depuis le petit bâtiment, on peut aussi y observer de nombreux oiseaux, panneau explicatif à l’appui et en apprendre davantage sur la production électrique liée au barrage et la protection des poissons.



Peter Skene Odgen State Park C’est lorsque nous avons repris la route pour nous rendre à Steelhead Falls, notre dernière étape du jour, que nous sommes tombés sur Peter Skene Odgen SP. N’étant pas pressé par le temps, le petit panneau indiquant le parc sur l’US 97 nous a fait prendre la sortie y menant.

Le State Park se limite à une grande aire de pique-nique et 2 ponts enjambants la Crooked River (la même qu’à Smith Rock SP). L’un des deux ponts est un ancien Railroad bridge. On se retrouve propulsé dans le passé. Depuis le dessous de ce pont, nous avons une très belle vue sur le canyon de la Crooked River, lui aussi peuplé de nombreux rapaces et vautours. Nous verrons même une pauvre chauve-souris agonisante sur le bitume.

L’autre pont, plus récent, accueille une plateforme de saut à l’élastique. Par chance, un jeune homme téméraire se lancera sous nos yeux, pour notre plus grand plaisir !





Steelhead Falls Nous ne nous attardons pas trop Peter Skene Odgen SP. Il est temps pour nous de repartir vers notre dernière visite de la journée, encore une pépite dénichée sur Google Map !

Steelhead Falls n’est pas indiquée sur l’US97, il vous faudra utiliser votre GPS ou bien planifier votre itinéraire. Une fois bien avancé sur les routes de campagne, vous verrez le 1er panneau l’indiquant. Assez rapidement, la route bitumée laisse place à une piste. Vincent se demande encore une fois où je l’emmène ! Le parking est assez petit et étrangement, il semble y avoir pas mal de monde. Nous n’avons croisé aucun véhicule sur la route. Ne pouvant nous garer sur le parking nous poursuivons à faible allure notre chemin et nous garons sur le bas-côté, non loin d’une caravane installée là. Le propriétaire assis sur une chaise de camping est en grande discussion avec un jeune homme. L’ambiance est assez particulière. Encore une fois, nous sommes en immersion totale dans l’Amérique profonde. Nous voulions de l’authenticité, nous sommes servis !

Nous rejoignons le point de départ de la petite randonnée de 3.2km A/R menant aux chutes d’eau qui promettent d’être plutôt photogéniques. La randonnée n’est pas très compliquée mais se fait dans le sable avec un bon petit dénivelé dans le canyon de la Deschutes River. Nous longeons cette dernière tout du long. C’est très agréable et rafraîchissant. Assez rapidement, nous entendons gronder la rivière, signe que nous approchons des chutes. En nous approchant, nous constatons que les lieux sont assez fréquentés en cette fin d’après-midi. Et je n’y avais pas pensé, mais c’est un lieu où il est possible de se baigner. D’ailleurs, un bassin de la taille d’un grand jacuzzi est aménagé à cet effet. Comme je regrette de ne pas avoir mon maillot de bain ! Les plus courageux pourront, quant à eux, se baigner directement dans la rivière en sautant de la falaise. Le courant est très fort au niveau des chutes. Mais les adolescents du coin ne semblent pas s’en inquiéter. Nous restons un bon moment à observer les baigneurs et prendre des photos. Puis nous attaquons la remontée. Mais avant, nous profitons d’un endroit où la rive est plate et rocailleuse pour nous poser quelques instants et tremper nos pieds dans l’eau fraîche de la rivière, à défaut de pouvoir nous y baigner intégralement. Lors de notre remontée, nous croisons quelques personnes dont une, par son accoutrement, attirera notre attention. Il a la panoplie complète du rappeur des années 2000 : tenue de basket XXL, bijoux, casquette. Tenue pas hyper adaptée à la rando dans le sable et la poussière. Un peu plus loin, lors de la montée, en regardant le sol, j’aperçois une emprunte de pas. Alors je lance à Vincent « tiens, à ton avis, elle est à qui celle-là ? » et nous sommes partis en fou rire. Qui peut bien porter des Jordan pour crapahuter ? A défaut de reconnaître les empruntes d’ours ou de Cougars, nous devenons expert en fashionista ! Étonnamment, en remontant, nous croisons beaucoup de personnes s’engageant sur le trail. Arrivé enfin en haut, ce sont les 5 membres d’une famille Amish que nous croisons. La maman et les deux jeunes filles sont habillées façon Laura Ingalls en deuil, robe et tablier noir, petit bonnet blanc. Le père en pantalon noir et chemise blanche pousse devant lui un fauteuil roulant dans lequel est assis un garçon. Et Hop ! Toute cette joyeuse troupe s’élance sur le chemin escarpé et sablonneux. Vraiment, je me demande jusqu’où ils sont allés et comment le père a pu pousser/tirer le fauteuil sur ce trail absolument pas adapté.

C’est sur cette scène incongrue que s’achève notre périple du jour. Il est temps pour nous de rejoindre Prineville où nous passerons les 2 prochaines nuits.







Prineville

Le Rustler’s Inn se trouve à l’entrée de la petite ville. Il a tout d’un bâtiment Far West. La vieille dame qui gère le motel est une vraie Cowgirl et malgré un âge assez avancé elle n’a rien perdu de sa pétillance et de son humour. Chez elle, pas d’ordinateur, elle remplit ses petites fiches à la main et me demandera de ne pas me teindre les cheveux dans la salle de bain du motel, ça tache la baignoire et les serviettes de bain ! Nous sommes pourtant loin de ressembler à un couple en cavale ? Elle nous a bien fait rire ! Les chambres du motel sont spacieuses et équipées d’un grand frigo. J’adore la décoration un peu kitsch pleine d’ours et d’accessoires de trappeurs. Comme d’habitude, nous laissons quelques heures nos chaussures de randonnée devant notre porte afin de leur faire prendre l’air. Après ma douche, lorsque Vincent passe à son tour dans la salle de bain, j’entends du bruit devant notre chambre. J’entends que ça parle de nos chaussures. Je me dis qu’il serait quand même fort de café de nous reprocher de les avoir mises ici. Elles ne gênent personne et c’est en extérieur donc niveau hygiène, ce n’est pas gênant non plus.

Ca frappe à la porte de notre chambre. J’ouvre, prête à en découdre. En fait, je me retrouve nez à nez avec deux couples d’Américain d’un certain âge, ils sont hilares. L’un des hommes me montre sa clé et me dit que c’est sa chambre. Effectivement, il a lui aussi la clé de la chambre numéro 16. Notre Cowgirl senior s’est un peu mélangée dans ses fiches ! J’ouvre grand la porte et lui explique que nous sommes déjà installés et qu’il doit donc réclamer une autre chambre.

Ils ont parlé de nos chaussures, simplement parce que c’était ce qui indiquait que la chambre était déjà occupée et qui les a poussé à frapper à la porte au lieu d’entrer directement. Heureusement que nos chaussures trahissaient notre présence. La situation aurait pu être bien plus embarrassante s’ils étaient entrés directement !

Encore une fois, bonne crise de rire accentuée par la gentille moquerie d’une des femmes quand elle place son pied à côté d’une de mes chaussures taille 35 ! Oui, j’ai des pieds d’enfants ! Et alors ?!

Notre motel est cerné par les restaurants Mexicains. Ca tombe bien, j’adore cette cuisine. Nous décidons de dîner au Ranchero qui annonce une cuisine mexicaine familiale. On a faim, on a soif ! On se fait plaisir à coup de Margarita, quesadilla et de burritos énormes. C’est bon, gras, copieux. Parfait pour ce soir. La serveuse, un peu tendue au début se déridera après la commande de notre deuxième Margarita. Repus et légèrement éméchés (l’alcool et la fatigue ne font pas bon ménage), nous rejoignons notre chambre à seulement quelques dizaines de mètres du restaurant.

Nous ne tardons pas à nous écrouler dans le lit douillet du motel. Le lendemain, c’est encore une grosse journée pleine d’aventures qui nous attend. Mais l’avantage, c’est que nous n’aurons pas à refaire nos valises puisque nous passons 2 nuits dans la charmante petite ville de Prineville.

Pour résumer notre parcours du jour : peu de route et beaucoup de visites grâce à une forte concentration de points d’intérêts dans un petit périmètre.

Pour toutes les photos >> http://www.nv-de-voyages.com/index.php/2018/10/10/jour-10-smith-rock-state-park-and-more/

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-19

Jour11 : John Day Fossil Beds – Painted Hills

Comme on est un peu zinzin, on a décidé de consacrer la journée entière à John Day Fossil Beds National Monument. Pourquoi zinzin ? Parce qu’on a décider de nous rendre dans les 3 units qui composent le site : Painted Hills, Sheep Rock et Clarno. Et il y a une chose qu’il faut savoir sur ce secteur, c’est que toutes les units sont éloignées les unes des autres. Bienvenue dans le No mans land de l’Oregon ! Pour couronner le tout, nous constatons lorsque nous quittons notre chambre de motel que la fumée est de retour. Nous verrons bien ce que ça donnera dans le parc.

Pour commencer, un petit ravitaillement en essence et en cash.

Une chose m’a interpellé dans la station où nous nous sommes arrêtés ; gérer à 100% par des femmes. J’en ai fait la réflexion à Vincent. Dans la région, tu prends le boulot où il y en a et tu ne fais pas le/la difficile ou quand les contraintes liées à la géo économie favorisent l’égalité homme/femme.

Nous expérimenterons pour la première fois le distributeur automatique d’argent en drive. Ce pays est fabuleux ! Même plus besoin de sortir de sa voiture pour retirer du cash ! Et c’est parti pour environ 1h15 de route pour nous rendre aux Painted Hills, notre premier site visité à John Day Fossil Beds.

Nous traversons l’Ochoco Natinal Forest par US hwy 26. Nous longeons la Marks Creek River et passons tout près de Marks Lake. Nous n’avons pas le temps de nous arrêter mais nous repérons qu’il y a aussi beaucoup à faire dans cette forêt : randonnées, activités nautiques, camping. La route est donc hyper agréable.

Lorsque nous arrivons enfin aux Painted Hills, nos craintes concernant les fumées d’incendie se confirment. L’air est saturé et la visibilité en est grandement réduite. Nous nous garons sur le parking encore désert de l’Overlook trail et constatons que nous sommes loin de la vision carte postale ciel bleu contrastant avec les collines colorées. Une nouvelle fois, nous acceptons ce fait avec philosophie. Le plus dérangeant reste finalement cette odeur puissante de feu de cheminée. Ce matin, nous avons quitté le motel sans enfiler nos chaussures de randonnée. Nos pieds commencent à souffrir de les porter toute la journée depuis plusieurs jours donc nous avons préféré faire la route en basket pour Vincent et en Birk pour moi. Mais avant de nous élancer sur ce court trail, il faut bien rechausser nos souliers de torture. En ouvrant le coffre pour les récupérer, c’est le drame ! Ah la gourdasse ! J’ai bien pris mes chaussures mais j’ai oublié de prendre également une paire de chaussettes ! Et je porte des tongs ! Donc, j’ai les pieds nus ! Pas de soucis pour Vincent, puisqu’il porte des baskets avec des chaussettes bien sûr.

Je m’en veux, moi qui n’oublie jamais rien ! Impossible de porter des chaussures de rando sans chaussettes. Heureusement, les Birkenstock ne sont pas de simples tongs et maintiennent bien le pied. Mais, nous qui nous posions la question de faire Carroll Rim Trail, et bien c’est plié, on ne la fera pas. Pour le reste de Painted Hills Unit, les Birk suffiront. Il faudra simplement que je fasse attention où je mets les pieds.

Pour nous rendre ensuite à Sheep Rock Unit, nous passons devant l’unique ville indiquée par des panneaux de signalisation, Mitchell. Nous nous y arrêterons dans l’espoir d’y trouver une paire de chaussettes à acheter. Faute de quoi, les randonnées prévues risquent d’être compromises.

Painted Hills Unit : Painted Hills Overlook Trail

Nous voilà fasse aux célèbres Painted Hills. Ces collines tiennent leur couleur des variations climatique de la région au fil des milliers d’années. Chaque strate correspond à une période humide/sèche/ volcanique. L’environnement est désertique et totalement vierge de présence humaine. Malgré le brouillard dû à la fumée, nous profitons pleinement de ce panorama. Il est moins évident pour nos objectifs de capturer les contrastes et la beauté des lieux.

Painted Hills Unit : Painted Cove

Nous partons ensuite en direction de Painted Cove. Là encore, nous sommes les premiers sur place. Je suis assez étonnée de ne pas voir plus de monde sur le site. Nous entamons la Painted Cove Trail qui fait une boucle autour de la colline rouge. C’est l’oxydation du fer présent dans le sol qui donne cette couleur rouge à la terre. On se croirait sur Mars !

Afin de préserver la croute volcanique, c’est sur un ponton en bois aménagé que la petite randonnée commence. Il est possible de prendre de la hauteur pour avoir une vue globale de la butte rouge.

Painted Hills Unit : Leaf Hill

Nous quittons Painted Cove pour Leaf Hill Trail. Cette fois-ci nous sommes seuls et nous le resterons ! Cette petite randonnée, moins attractive que les 2 premières n’est pas vraiment mise en avant. Elle se trouve à l’extrême opposé de l’entrée du parc. Pourtant, la balade est sympathique et on peut y observer de nombreux fossiles de végétaux. De quoi nous rappelons que nous nous trouvons dans une zone volcanique.

Painted Hills Unit : Red Scar Knoll – Red Hill

Et enfin, pour finir notre visite de Painted Hills Unit, nous nous enfonçons encore un peu plus loin dans le secteur et nous rendons à Red Hill, tout nouveau secteur ouvert, il permet de découvrir une nouvelle butte rouge. Si la zone de Leaf Hill est relativement boisée, celle de Red Hill, nous replonge immédiatement dans un environnement désertique proche de Mars. Seule la présence d’arbres morts nous rappelle que nous sommes bien encore sur terre ! Avant de quitter le parc nous faisons un arrêt au Visitor Center qui se trouve à l’entrée pour un arrêt technique. De nombreuses information sur disponibles sur la création du site et la géologie. Il est très utile de s’y arrêter (pour plus qu’une pause technique !).

Mitchell Nous quittons cette Unité de John Day Fossil Beds totalement enchantés.

Triste retour à la réalité, il faut impérativement que je trouve des chaussettes ! La ville de Mitchell est indiquée par des panneaux de signalisation. C’est en effet la seule source de ravitaillement en essence au milieu de ce désert volcanique, pour les visiteurs qui n’auraient pas pris leur précaution. Quand nous arrivons enfin à Mitchell, c’est le choc ! Nous ne nous attendions pas à trouver une grande ville, mais ce que nous découvrons, c’est une ville composée uniquement d’une rue principale bordée de quelques bâtiments type western. Quant à la station-service d’un autre temps … Nous nous garons en face de ce qui semble être le General Store de la ville. Je dois avouer ne pas m’être sentie à l’aise. J’avais vraiment l’impression d’être une étrangère. En prenant des photos, j’avais l’impression de manquer de respect aux habitants de Mitchell. En même temps, j’avais envie d’immortaliser ce moment. Il ne s’agit pas d’une ville fantôme touristique. C’est une vraie ville avec de vrais habitants. Dans le General Store, on trouve de tout même si le magasin semble dépouillé, les étagères à moitiés vides. Un monsieur âgé s’affaire à ranger des produits tandis qu’un jeune homme tient la caisse. Il y a un peu de tout, mais je ne vois pas de chaussettes. J’attends donc à la caisse derrière une cliente qui achète une bouteille d’eau et qui discute avec le jeune caissier. Leur conversation s’éternise mais je n’ai pas trop envie de faire ma Parisienne et de leur demander d’abréger ! Quand notre tour arrive enfin, le jeune homme nous demande avec un accent trainant en mâchant du chewing-gum s’il peut nous aider.

Je lui demande s’ils vendent des chaussettes et me sens obligée de justifier ma demande « j’ai oublié les miennes à l’hôtel blablabla ». Il me répond qu’ils n’en n’ont pas mais que je peux certainement en trouver à Judy’s Place. C’est une boutique de souvenirs à l’entrée de la ville, nous sommes passés devant en arrivant.

Je le remercie et lui dit que nous allons donc tenter notre chance chez Judy. Avant de quitter le magasin, nous sommes interpelés par le vieux monsieur, qui s’avère être le grand-père du jeune caissier. Ce monsieur me rappelle le « chercheur d’or » de Toys story 2 : barbe blanche, bretelles et chapeau de cowboy. Il me dit que si j’ai besoin de chaussettes, il peut me dépanner d’une paire, propre bien sûr ! Je décline l’offre en le remerciant chaleureusement.

Nous partons à pieds rejoindre la boutique de souvenirs de Judy à maximum 200m de là. Pendant que nous remontons la rue, nous entendons derrière nous le Grand Père chercheur d’or demander à la cantonade si quelqu’un a des chaussettes. Là, nous sommes carrément gênés. Nous avons la sensation d’être à l’origine d’un trouble à l’ordre public pour une simple paire de chaussettes.

Arrivés à Judy’s Place, nous constatons que le magasin est fermé. Mais avant d’avoir eu le temps de faire demi-tour pour retourner à la voiture, acceptant le fait que je devrais faire sans chaussette toute la journée, une voiturearrive et se gare devant la boutique. Une dame en sort avec un petit chien aboyant sous le bras. C’est Judy ! En fait, notre Grand Père chercheur d’or s’adressait à elle dans la rue !

Elle nous salue en fouillant ses poches et nous annonce qu’elle n’a pas ses clés sur elle. Elle nous explique qu’elle avait fermé sa boutique aujourd’hui pour donner un coup de mains à la préparation du déjeuner pour l’école. Elle repart vers sa voiture en nous disant qu’elle revient dans 5 min, elle retourne chercher ses clés chez elle à 200m de là. Oui, elle prend sa voiture pour circuler dans Mitchell !

Nous profitons de ses 5 minutes pour photographier la devanture de la boutique et des alentours. Comme convenu, elle revient au bout d’à peine 5 min. Elle nous ouvre sa boutique et nous dirige vers les chaussettes. Pourquoi a-t-elle des chaussettes dans sa boutique de souvenirs ? Je n’ai pas posé la question. Elle me propose des socquettes pas du tout adaptées à mes chaussures de randonnées hautes. Je lui explique que j’ai besoin de chaussettes montantes. Le choix est bariolé ! Je jette mon dévolu sur une paire noire à petits cœurs fluo. Magnifique !

Je crains le prix de ces petites merveilles mais elles ont vendu $2.5. Judy nous informe alors qu’elle n’a rien pour rendre la monnaie puisqu’elle n’a pas ouvert sa caisse. Je demande à Vincent en espérant qu’il ait des petites coupures et par chance, il a un billet de $5. On se met d’accord pour qu’elle garde la monnaie. $5 n’est pas cher payé pour le dérangement. Nous la remercions chaleureusement avec une sincérité non feinte. Elle aura sauvé notre journée de randonnée ! Nous retournons à la voiture et j’enfile mes chaussettes et mes chaussures. Le Grand Père chercheur d’or me lancera un « ah vous avez trouvé vos chaussettes ! Je n’en n’avais pas des comme ça ! ». En plus d’être serviable, il a de l’humour ! Je renouvelle mes remerciements au vieux monsieur.

Franchement, cette aventure restera un des meilleurs souvenirs de ce Roadtrip. Comment imaginer une telle gentillesse. Quand je pense au dérangement causé pour une simple paire de chaussettes à $2.5, ça me semble inimaginable d’être si serviable.

Nous quittons Mitchell après un peu plus de 30 min qui auraient pu paraitre une perte de temps dans notre planning de la journée mais qui au final se révélera une formidable aventure humaine.



Et l'intégralité des photos >> http://www.nv-de-voyages.com/index.php/2018/10/15/j11-painted-hills/#more-7284

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-19

J11 : John Day Fossil Beds – Sheep Rock

Nous nous enfonçons un peu plus au cœur de John Day Fossil Beds pour poursuivre notre découverte du National Monument. Il nous faut près de 40 minutes pour rejoindre Sheep Rock Unit. J’avoue m’être peu renseignée sur ce parc et lorsque nous nous arrêtons au Visitor Centre « Thomas Condon Paleontology Center » pour faire quelques achats souvenirs, nous sommes très agréablement surpris. En effet, le bâtiment renferme en réalité un véritable museum d’histoire naturelle paléontologique. Nous y passerons beaucoup plus de temps que prévu. De passage dans le secteur, vous devez absolument vous y arrêter et y consacrer un peu de temps. Cela vous permettra de comprendre la géologie des différentes unités de John Day Fossil Beds. Bien sur, ce ne sont pas de vrais fossiles que vous pourrez observer dans ce petit musée. Mais les reproductions sont largement suffisantes afin de comprendre la création des ieux.

Sheep Rock Unit – Blue Bassin Notre principale raison de notre venue à Sheep Rock Unit est la visite du secteur de Blue Bassin.

Sur le chemin, nous faisons une halte au bord de la route au niveau de Goose Rock. Si je n’arrive pas à comprendre clairement l’appellation du lieu, en revanche, je ne passe pas à côté de la carcasse à l’état de squelette sur le bas-côté. Ambiance … Arrivés à Blue Bassin, nous avons le choix entre deux randonnées. Nous décidons de marchons sur Island in time trail, randonnée plus courte que Blue Bassin Overlook. Il nous reste une sacrée route à faire aujourd’hui et les 3.25 miles de cette dernière nous prendraient trop de temps. Ce court trail de 2 km nous fait découvrir le Blue Bassin en suivant un petit canyon ponctué de reproductions de fossiles. Nous sommes très rapidement au cœur de Blue Bassin et effectivement, la couleur bleue/verte/grise de la roche est exceptionnelle ! Je l’appelle la couleur « hollywood chewing gum ».Nous n’avions jamais vu une telle couleur dans la nature auparavant. La roche, constituée de cendres volcaniques vieilles de plusieurs millions d’années, nous donne une idée du cataclysme que la région a connu. Les lieux ne sont pas très fréquentés, ce qui permet de nous sentir sur une autre planète.

Nous reprenons notre route en direction du nord et découvrons Cathédrale Rock. Malheureusement, le temps de réagir, il est trop tard pour s’arrêter et la route sur cette portion n’est pas suffisamment aménagée pour s’arrêter en toute sécurité. Nous faisons un stop dans l’autre sens mais l’angle de vue ne permet pas de distinguer clairement les deux colonnes qui ressemblent vraiment aux colonnes de Notre Dame ! Alors ouvrez bien les yeux et soyez attentif, préparez votre appareil photo !

Sheep Rock Unit – Foree Nous arrivons au deuxième secteur que nous allons visiter de Sheep Rock Unit, Foree.

Sur le parking, nous avons 2 possibilités de randonnées. Toutes les deux sont courtes.

Nous décidons de commencer par Flood of Fire trail qui se finit par une falaise (a dramatic cliff !). De là, nous avons une très belle vue du secteur. Le vent souffle fort et nous manquons plusieurs fois de perdre nos casquettes. Ensuite, nous parcourons la petite boucle de Story in Stone trail d’où nous pouvons observer une jolie butte couleur menthe à l’eau. Ainsi s’achève notre visite de Sheep Rock Unit. Nous reprenons la route, direction Clarno Unit.

Il est environ 14h30 lorsque nous quittons Sheep Rock. Impossible de me rappeler quand nous avons fait notre pause dej. On a forcément fait une pause dej compte-tenu de mon humeur lorsque j'ai faim ! Mais il faut croire que ce n'étais pas le pique-nique du siècle !





L'intégralité des photos >> http://www.nv-de-voyages.com/index.php/2018/10/18/j11-john-day-fossil-beds-sheep-rock/

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-19

J11 : John Day Fossil Beds – Clarno Unit

Nous poursuivons notre journée à John Day Fossil Beds et prenons le chemin de Clarno Unit. La route est déjà suffisamment longue entre Sheep Rock et Clarno Unit. Ce n’était peut-être pas la peine d’y ajouter des travaux qui vont nous faire perdre encore une demi-heure !

Nous nous retrouvons coincé à un barrage routier entre 2 poids lourds. Impossible de savoir pourquoi exactement et pour combien de temps. Bon, nous ne jouons pas les excités, ce n’est pas le style des gens du coin. Nous attendons donc en écoutant de la musique et en grignotant des barres de chocolats (les essentiels en roadtrip).

Au bout de 20 min, une longue file de véhicules arrive en sens inverse. Elles suivent toutes à faible allure un pick-up équipé de gyrophares. Nous comprenons que la circulation est alternée et se fait sous escorte. D’un coup, nous comprenons pourquoi c’est si long.

Le pick-up gyrophares fait demi-tour et se place à l’avant de notre convoi. Ca y est, c’est à notre tour. Nous nous engageons en file indienne à vitesse très réduite sur la route en travaux, sans asphalte. Et ça dure ! Nous réalisons que nous avons éviter une bien plus longue attente compte tenue de la distance à parcourir. Je me demande depuis combien de temps le premier de la file était bloqué. Nous roulons pendant plusieurs dizaines de minutes au milieu de ce convoi exceptionnel à travers la poussière. Nous croisons sur plusieurs tronçons des camions et des travailleurs. Le chantier est incroyablement long.

Nous sommes bien heureux quand nous retrouvons enfin une route bitumée !

Si j’en crois l’itinéraire Google que je viens de faire, la route est toujours en travaux à l’heure où j’écris cette article !

Il est 16h30 lorsque nous arrivons à Clarno Unit. Heureusement, nous n’avons pas de check in à faire ce soir. Nous avons tout notre temps pour rentrer à l’hôtel. La petite unité de Clarno se trouve en bordure de route. Cette dernière n’étant pas très fréquentée cela n’a rien de gênant. C’est vraiment désert dans le coin ; de la roche volcanique et quelques fermes éparpillées. Ils ne sont pas embêtés par les voisins au moins, les fossiles sont particulièrement silencieux ! Sur le parking nous remarquons 2 véhicules : un camping-car et un SUV. Seuls les occupants du SUV (des grands parents avec leurs 2 petits enfants) s’engageront sur Geologic Time Trail, bien après nous. Ils se contenteront de cette petite portion au moment où nous seront déjà sur Arch Trail. Autant vous dire, nous non plus, nous ne seront pas dérangé par la foule et les fossiles seront toujours aussi silencieux.

Il y a 2 parkings à Clarno. Je vous conseille de vous arrêter dans le premier, Palisades Picnic Area, à droite lorsque vous arrivez à Clarno depuis Sheep Rock. Le second se trouve à la jointure entre Arch Trail et Trail of Fossils.

Mais en stationnant à Palisades Picnic, vous pourrez prendre Geologic Time Trail avant de faire les petites randos suivantes. Ce sont encore une fois de très courtes distances. Tant qu’on est sur place, autant tout voir.

Nous nous engageons sur Geologic Time Trail le long duquel des petits panneaux nous donnent des explications chronologiques sur les différentes ères. Le demi mile de ce trail longe une véritable palissade de roche, d’où le nom. Le soleil déclinant de cette fin de journée joue à cache-cache avec nous.

Puis nous arrivons à la jonction de Arch Trail et Trail of Fossils. C’est ainsi que nous remarquons le deuxième parking. Il y a aussi une fontaine d’eau potable, bon à savoir.

Nous tombons sur nos premiers vrais fossiles ! Bien sûr, ici, pas de fossiles de dinosaures. Imaginez bien que le site serait pillé ; mais, de très beaux fossiles de végétaux d’une autre ère. C’est impressionnant d’en voir ailleurs que dans un musée !

Nous décidons de commencer par Arch Trail. Ca grimpe pas mal le long de la palissade. Nous voyons partout de gros rochers disséminés. Ce sont des pierres volcaniques crachées par le volcan durant d’anciennes éruptions ou bien des coulées de laves fossilisées. Les fossiles présents sur le site, nous indiquent qu’auparavant la zone était totalement boisée. Une énorme irruption volcanique a transformé les lieux en ce qu’ils sont actuellement. Le trail se finit sous une arche. On observe les vagues de lave formant des escaliers naturels dans le conduit étroit qui aboutit à l’arche. On pourrait presque grimper dedans. Des panneaux indiquent où observer les fossiles. Ici, c’est un tronc entier d’arbre qui s’est retrouvé prisonnier des flots de lave.

Nous sommes saisis par le silence qui nous entoure. Même pas le « crcrcr » d’un petit serpent à sonnette. A si, le silence est troublé quelques minutes par le grand père et ses deux petits enfants en contre bas sur Geologic Time Trail. Mais cela ne dure pas longtemps, ils font rapidement demi-tour.Nous profitons un maximum du calme qui règne dans ce parc. Ce n’est peut-être pas une unité majeure, rien de particulièrement exceptionnel, mais nous, nous adorons sortir des sentiers battus. Et nous avons l’impression ici, encore une fois, d’être seuls au monde. Et puis, nous sommes fascinés par la création de la terre et toutes les épreuves qu’elle a enduré avant d’arriver à notre ère. Donc chacune des preuves d’un passé tourmenté est un vrai régal. Après l’arche, nous partons à la chasse aux fossiles sur Trail of Fossils. Nous sommes aidés par des panneaux indiquant leurs présences. Pas toujours facile de discerner la roche du fossile ! La balade est vraiment ludique ! Des troncs, des branches, des feuilles !

Et il est finalement temps de rentrer. Il est aux environs de 18h et nous avons un peu de route pour rejoindre Prineville. Nous traversons la pampa Orégonaise et croisons de nombreuses fermes et élevages de vaches/bœufs.

Il est 19h largement passé lorsque nous arrivons en ville. Et nous sommes affamés ! Et quoi de mieux que Taco Bell quand on meurt de faim ? Rien ! Je vais peut-être me répéter mais Taco Bell est mon fast food préféré.

C’est tout crasseux de notre journée passée à John Day Fossil Beds que nous dévorons nos tacos. Nouveauté cette année, les Nachos Fries Supreme, comme les nachos supreme mais avec des frites pour encore plus de gras ! Et une boisson créée spécialement pour, soi-disant, s’accorder avec les saveurs Taco Bell. Vu la couleur du nectar, je passe mon tour.

Encore une bien belle journée qui s’achève. Décidément, ce roadtrip nous envoie dans un autre monde.









Toutes les photos >> http://www.nv-de-voyages.com/index.php/2018/10/20/j11-john-day-fossil-beds-clarno-unit/

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-19

Jour 12 : White River Falls State Park

White River Falls Sate Park : « One of Oregon’s secret hideaways » d’après oregonstateparks.org

Nous quittons Prineville pour l’avant dernière étape de notre roadtrip Orégonais. Ce qui aurait dû être une simple journée de transition et de route jusqu’à Silver Falls State Park se révélera, une nouvelle fois, riche en découvertes. L’itinéraire le plus direct nous faisait traverser la Deschutes Forest mais nous en avons décidé autrement. Nous allons plutôt passer par la Mount Hood Forest, histoire d’aller taquiner le plus haut sommet d’Oregon.

Nous avons de la chance, nous avons un grand soleil et un beau ciel bleu, simplement légèrement voilé aujourd’hui. Mon inquiétude c’est, bien entendu, que la fumée des incendies qui nous a accompagné une bonne partie du voyage soit encore de la partie.

Mais avant de nous approcher du géant, nous faisons une première halte dans un petit State Park à 50 km au sud de The Dalles …

White River Falls State Park

J’ai repéré les chutes de White River en préparant notre itinéraire, plusieurs mois avant notre roadtrip. Toujours en quête de lieux à découvrir, j’ai tout de suite su qu’un léger détour s’imposait.

Durant les 150 km de route qui nous conduisaient vers White River Falls SP, nous avons constaté à plusieurs reprises les dégâts provoqués par les incendies : des hectares entiers calcinés ; paysage de désolation. Puis Maupin, petite ville qui a eu chaud aux fesses et qui s’en tire à très bon compte visiblement. J’imagine l’angoisse des habitants quand les feux étaient aux portes de la ville. C’est une petite ville très charmante sur les rives de la Deschutes River. Nous croiserons des lycéens en route pour leur entrainement de Football. Après Maupin, nous arrivons rapidement à White River Falls State Falls State Park.

Nous nous garons sur le petit parking du site. Une énorme caravane est installée en face sur la pelouse. Ici, même pas une Ranger Station. Nous avons l’impression que ce sont des particuliers qui gèrent l’entretient du State Park en contrepartie de l’autorisation d’y séjourner durant la période d’ouverture de mars à octobre. D’ailleurs, un panneau indique qu’ils sont les hôtes de l’année.

White River Falls State Park est un ancien site de production d’électricité datant de 1910. Le site a cessé d’être exploité en 1960. On en voit les vestiges depuis l’overlook et même si c’est interdit, il est possible de pénétrer dans l’ancien bâtiment où ont été abandonnées les vieilles machines. Le contraste entre l’aspect sauvage du canyon et l’industrialisation du site est intéressant. On commence par emprunter un chemin bitumé puis un ponton en bois, qui cèdent ensuite la place à des escaliers artisanaux et irréguliers en bois. La première cascade de White River Falls est sacrément impressionnante, sur plusieurs niveaux et hyper photogénique. Nous sommes en août et le débit est largement inférieur à ce qu’il doit être au début du printemps. Mais elle reste conséquente et bruyante. Pour en obtenir la meilleure vue, il faut s’éloigner du sentier et se placer sur un énorme rocher. Une fois arrivée en bas, vous n’aurez plus de vue sur les chutes.

Dans le canyon, la White River suit son cours assez tranquillement. Il est possible d’y faire trempette. Mais l’aspect vaseux de la rive ne m’a franchement pas donné envie de retirer mes chaussures.

Bien sur, nous ne résistons pas à une exploration du bâtiment abandonné ! Incroyable que ces machines soient restées sur place !

C’est la curiosité de Vincent qui nous amènera à la 2ème chute d’eau du State Park. Le sentier de randonnée n’est pas évident et se remarque à peine au milieu de la végétation en friche. Dans mon souvenir, il faut contourner un petit enclos grillagé pour retrouver le chemin. C’est ici que nous observerons l’unique biche en milieu sauvage de notre séjour ! Elle avait l’air autant étonné que nous de croiser du monde ! Nous accédons aux deuxièmes chutes de la White River. Elles sont moins hautes mais ont un bon débit et le bassin dans lequel elles se jettent est très joli.

Nous poursuivons notre escapade encore un peu plus loin sur le sentier jusqu’à une vue fabuleuse qui porte jusqu’à l’horizon dans le canyon. Encore une fois, les lieux sont déserts à cette heure de la matinée. Mais j’imagine que les après midi le week end, il doit en être autrement. D’ailleurs, on remarque la présence de visiteurs téméraires les jours passés. Les inscriptions de l’autre côté de la rives nous démontrent qu’il est possible de traverser la rivière et de s’installer sur cette micro plage.

C’est à contre cœur que nous faisons demi tour et quittons ce paradis nous nous sommes sentis, durant cette petite heure, encore une fois seul au monde. Et ce n’est pas la biche qui nous contredira. Toutes les photos >>http://www.nv-de-voyages.com/index.php/2018/10/30/jour12-white-river-falls/#more-7443

Oregon: fog, smoke, sun & fun

Peggy16 · 2019-02-19

Bonjour Nell,

Ce matin, nous filons direction Smith Rock SP. Ce petit State Park au nord de Bend n’a jamais été l’objet d’une grande convoitise dans les carnets ou les blogs que j’ai pu consulter. Je ne sais donc pas trop à quoi m’attendre.

Je suis étonnée par cette phrase. Pour ma part, tous les carnets que j'ai lus qui traitaient de Smith Rock SP mettaient le parc en avant et le définissaient comme un petit bijou. Je bave devant les photos depuis bien longtemps et je me fais une joie de le parcourir enfin l'été prochain !🙂

Par contre, je ne connaissais pas les autres parcs que vous avez vus ce jour-là. Merci pour le retour... je m'en vais voir ça sur le blog !

Oregon: fog, smoke, sun & fun

Peggy16 · 2019-02-19

J'adooore l'épisode des chaussettes !! Bon, j'arrête là ma lecture pour aujourd'hui.

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-19

Jour 12 : suite

Impossible de faire un roadtrip en Oregon sans passer dire bonjour au Mount Hood.

Ce stratovolcan est le 4ème plus haut sommet de la chaîne des cascades. Il est visible depuis Portland quand la météo est clémente. Si vous avez suivi assidûment ce carnet de voyage, vous comprenez que nos conditions climatiques n’étaient pas optimums pour une telle observation depuis la capitale de l’Etat !

Nous manquions de temps pour profiter pleinement du géant. Le mieux est d’y faire étape et d’y randonner.

J’ai donc repéré et noté dans notre roadbook avant de partir, différents lacs où nous pourrions nous arrêter et avoir une belle vue du Mount Hood sur notre route.

La veille nous avons arrêté notre choix sur Trillium Lake. A priori, il promet une très belle vue ! Nous décidons de nous y rendre et de pique-niquer sur place avant de repartir vers Silverton non loin de Silverfalls State Park.

La route dans la Mount Hood Forest est très jolie mais également très fréquentée par les écureuils. On en vient à slalomer pour esquiver ceux qui traversent la route devant nous. Malheureusement, tous n’en réchapperont pas indemnes. (apparté - je ne voulais pas l'écrire sur le blog, mais l'écrabouillage d'un pauvre écureuil m'a vraiment mis mal. Il m'a fallu du temps pour m'en remettre. Pourtant, on a fait le max pour les éviter sur la route. On a du tomber sur le seul écureuil suicidaire de la foret) Et au détour d’un virage, le Mount Hood apparaît. Son sommet domine réellement le paysage. Très impressionnant. Même à travers un pare-brise (très) sale. Arrivés à Trillium Lake, pas facile de savoir où aller pour accéder au lac. En milieu de journée, les parkings sont pris d’assaut. Nous finissons par trouver une place et n’oublions pas de payer les 5 dollars requit. Et attention, ici, nous avons vu les Rangers circuler dans leur voiturette et contrôler les véhicules. Le lac tient ses promesses. Depuis le parking, il faut traverser une zone boisée où de nombreuses tables de pique-niques sont installées. Le lac se trouve juste derrière. Et il offre effectivement une magnifique vue sur le Mont Hood et ses neiges éternelles. Le léger voile de fumé est toujours présent. Malgré le ciel bleu et le grand soleil, les photos ne rendent pas justice au paysage. Les activités nautiques sont nombreuses : paddle, bateau, pêche et baignade au milieu des canards et autres oiseaux. Nous profitons de l’endroit pour manger nos bagels et pour nous promener un peu avant de reprendre la route.

Nous reprenons la route et constatons qu’en ce mois d’août, le Mont Hood est ultra fréquenté. Tous les parkings devant lesquels nous passons sont bondés et nous croisons de nombreux randonneurs sur le bord des routes.





Silverton En nous rendant à Silverton, je prends conscience que nous arrivons à la fin de notre périple. Nous passons au sud de Portland que nous avons quitté il y a presque deux semaines. Nous nous installons dans notre chambre du Silverton Inn & suites après un rapide check in. L’hôtel est très mignon et les chambres, chaleureuses et confortables. Nous en profiterons à peine. Il est encore assez tôt, environ 16h, et je dois me mettre en quête du jersey de Stephen Curry pour le mini homme. Nous décidons de faire un saut à Salem, la ville la plus importante du coin. Force est de constater, après avoir fait 3 boutiques de sport, que le mois d’août n’est pas propice au basketball. Zero, nada, rien, nothing ! Pas un maillot de basket ! Bredouilles, nous retournons à l’hôtel.

Nous nous posons quelques instants et consultons les restaurants dans le coin en prévision de notre dîner.

Nous trouvons notre bonheur : le Creekside Grill ! Il se trouve à quelques centaines de mètres de l’hôtel. Parfait, nous pouvons donc nous y rendre à pieds.

Silverton est une petite ville très sympathique. Nous prenons plaisir à nous y balader à pieds. Absorbés par les vitrines des boutiques qui se succèdent et surtout affamés (l’appel du ventre …. L’appel le plus puissant !), nous ne remarquons même pas la longue fresque murale sur notre droite. Ni même la niche et le faux chien.

Le restaurant se trouve sur la berge d’une petite rivière. La salle était spacieuse et déserte. L’accueil et le service ont été, quant à eux, très chaleureux et agréables. Et nous n’avons pas été déçus des plats. Les viandes étaient très bonnes (les meilleurs Ribbs que j’ai mangé) et les accompagnements originaux et bons ! Ca change des frites ! En dessert, je n’ai pas pu résister à la Marionberries pie. J’en parlais en début de carnet de la Marionberry ! Je ne pouvais pas passer à côté ! Nous avons passé un très bon moment dans ce restaurant sans prétention. Et c’est bien repu que nous reprenons la route de l’hôtel, toujours à pieds.

Cette fois-ci, nous ne passons pas à côté de la niche, du chien … D’ailleurs, de loin, avec la luminosité déclinante, je me suis demandée ce qu’il faisait là, ce chien. Bien sûr, c’était avant de m’apercevoir que c’était une reproduction de Collet. Intrigués, nous lisons le panneau derrière lui : Silverton Bob …. Ok, c’est bizarre cette plaque commémorative pour un chien. Mais plus grand-chose ne m’étonne en Oregon ! C’est en découvrant la fresque que nous prenons la mesure de la légende de Bobbie ! L’histoire est fabuleuse ! Bobbie est né en 1921 à Silverton OR. Il s’est perdu en s’enfuyant après s’être fait attaquer par des chiens dans l’Indiana, lors d’une visite dans la famille de ses maîtres en 1923. Déjà, ça ressemble fort à un téléfilm M6 du dimanche après-midi pendant les vacances de Noël. Mais la suite est merveilleuse.

La petite famille retourne en Oregon, toute triste d’avoir perdu Bobbie.

Mais, en février 1924, après plus de 2500 miles parcourus, Bobbie est de retour à Silverton ! Certes, Bobbie a un peu morflé, pauvre petit père. Il a bravé, montagnes, rivières, déserts en suivant les traces de sa famille.

Cette histoire a fait grand bruit et les journaux de l’époque en ont parlé. La fresque murale de Silverton retrace le périple de Bob.

Comme les journaux le disaient à l’époque « Believe it or not ! » Moi, j’ai envie d’y croire ! Aujourd’hui, sa dépouille repose à Portland. La ville de Silverton réclame le retour du toutou pour l’inhumé dans sa ville natale et honorer sa mémoire. Quoi de mieux que cette belle histoire pleine de bons sentiments pour finir une journée ?




Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-19

Bonjour Nell,

Ce matin, nous filons direction Smith Rock SP. Ce petit State Park au nord de Bend n’a jamais été l’objet d’une grande convoitise dans les carnets ou les blogs que j’ai pu consulter. Je ne sais donc pas trop à quoi m’attendre.

Je suis étonnée par cette phrase. Pour ma part, tous les carnets que j'ai lus qui traitaient de Smith Rock SP mettaient le parc en avant et le définissaient comme un petit bijou. Je bave devant les photos depuis bien longtemps et je me fais une joie de le parcourir enfin l'été prochain !🙂

Par contre, je ne connaissais pas les autres parcs que vous avez vus ce jour-là. Merci pour le retour... je m'en vais voir ça sur le blog !

Et bien je trouve aussi que c'est un super parc ! Et je le recommande ++++ Pourtant, sur d'autres forums, on m'avait dit que bon, c'était un parc "vite fait". Alors que non, on peut facilement y passer la journée sans s'y ennuyer. Du coup, super bonne surprise pour nous. Après c’est sur que si on ne randonne pas ... C’est un petit parc et il ne bénéficie pas d'Overlook à faire en voiture ;) C’est hyper important de prendre les conseils de personnes qui voyagent comme soi.

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TinkerNell · 2019-02-19

J'adooore l'épisode des chaussettes !! Bon, j'arrête là ma lecture pour aujourd'hui.

Ahaha, dire que la journée a failli être gâchée pour une question de chaussettes. C'était surréaliste comme expérience. En tout cas hyper sympa les habitants de Mitchell.

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TinkerNell · 2019-02-19

Jour 13 : Silver Falls SP – Ten Falls Trail

Aujourd’hui, nous allons faire la randonnée la plus plébiscitée de l’Oregon. Elle se trouve dans le State Park de Silver Falls, à l’est de Salem. Nous allons parcourir la Ten falls trail !

Ten Falls Trail

C’est une randonnée que j’attendais avec impatience. Depuis des mois, je regardais les photos de ces cascades avec une seule idée en tête, les contempler de mes propres yeux. Le mois d’août, surtout dans sa deuxième quinzaine, n’est pas forcément la meilleure période pour faire ce trail d’un peu plus 11km. Le débit de la Silver Creek River n’est pas à son apogée et cela s’en ressent sur les cascades. Mais c’est au mois d’août que vous aurez les plus faibles précipitations en Oregon, donc à prendre en considération. A chacun ses priorités !

Ten Falls Trail c’est, comme son nom l’indique, une randonnée sur laquelle vous aurez la possibilité de voir 10 cascades différentes. C’est une boucle de 11 km dans la forêt. Le trail en lui-même est très agréable. Les cascades ne seront que la cerise sur le gâteau ! Et aussi, un élément de motivation ludique pour avancer si jamais la randonnée n’est pas votre passion ! La boucle peut se commencer à plusieurs endroits. Nous avons fait le choix de la commencer à North Falls. En effet, venant de Silverton, c’est le premier parking sur notre chemin. Il est tout petit. Mais nous sommes les premiers sur place, donc aucun problème pour nous garer. Une fois équipés, nous nous mettons en marche. Nous gardons Upper North Falls pour la fin de la boucle. Nous partons en direction de notre première cascade North Falls ! C’est assez difficile de se repérer et de retenir les noms de toutes ces chutes ! Upper, lower, north, south …. Pour ma part, je n’ai même pas cherché à comprendre, j’ai juste profité ! Nous empruntons, dans un premier temps, Canyon trail qui descend vers North Falls. Pour une première, elle est spectaculaire ! Et dire qu’elle est à son débit le plus faible ! Cette cascade de 136 ft (41m) de haut fait un bruit assourdissant en s’écrasant en contrebas. Le trail se poursuit derrière la cascade, dans une cave creusée dans la paroi. C’est vraiment une sensation extraordinaire. Le bruit de l’eau résonne encore plus. 1/10 et je suis déjà conquise !

Saison « sèche » oblige, Twin Falls ne nous a pas laissé un souvenir impérissable. Je peux même dire que je n’en ai aucun souvenir du tout ! Je pense qu’elle devait être a l’état d’un simple filet d’eau. Je ne retrouve aucune photo de cette cascade. Et je suis pourtant tu type mitraillette avec mon objectif.

Même cette cascade n’est pas la plus remarquable de Ten Falls Trail, la balade reste très agréable.

Nous poursuivons notre boucle jusqu’à notre prochaine cible Middle North Falls

Dans un premier temps, nous la contemplons du dessus. Et nous pouvons observer une cavité en face de la cascade, dans laquelle je me ferai un plaisir de crapahuter. Celle-ci est, pour le coup, assez spectaculaire. Encore une fois, nous passons derrière. En poussant au bout du chemin, nous arrivons à la fameuse cavité.

Je m’aperçois que Vincent ne me suit pas. Je l’entends m’appeler mais je n’arrive pas à le voir. Petit moment de panique, j’ai peur qu’il soit tombé quelques parts ! Mais non, il a juste pris la tangente à travers les broussailles et se retrouve sur un énorme rocher qui fait face à la cascade. Le chemin d’accès n’est pas facile, mais il faut avouer que la vue est parfaite !

Nous reprenons le chemin principal et parcourons quelques mètres avant d’arriver à Drake Falls. Nous pouvons la voir à travers les branches et feuilles mais il s’avère très compliqué de la prendre en photo. Elle se trouve dans un axe qui ne facilite pas la prise de vue. Et le faible débit ne la met pas en valeur. Cette la plus petite cascade de Ten Falls Trail.

Nous quittons une nouvelle fois le chemin principal et prenons un petit embranchement qui nous conduit à Double Falls. On peut se rendre directement à ses pieds. Elle doit être sacrément impressionnante au printemps ! Là, nous nous contenteront d’un ruissellement sur la paroi. Au moins, nous pouvons nous en approcher sans finir trempés !

La cascade de Lower North Falls n’est pas très haute. Mais en hiver et au printemps, sa largeur et son débit doivent être étourdissants.

Nous poursuivons sur Canyon trail durant un bon moment avant d’atteindre notre 7ème cascades.

Encore une fois, nous passons derrière la cascade de Lower South Falls ! Mais cette fois-ci, impossible de sortir des sentiers battus. Cette cascade de 93 ft (30 m) se poursuit par un escalier aménagé qui nous fait quitter les berges de la Silver Creek. A partir de là, nous commençons à rencontrer du monde. Nous croisons les visiteurs faisant la boucle (ou juste une petite partie du trail) au départ de South Falls et du Nature Store dans le sens inverse de notre parcours.

Nous arrivons enfin à la star de Silver Falls State Park, la diva de Ten Falls Trail ! Avec ses 177 ft (54m) de haut, South Falls est certainement la cascade la plus visitée du parc. Il faut dire qu’elle est facilement accessible depuis le parking principal et qu’à elle seule, elle résume l’intérêt du site.

La randonnée est ainsi faite que nous allons pouvoir la contempler sous toutes les coutures. Certains angles sont plus faciles à capturer que d’autres. Il faut dire que nous n’avons pas choisi la meilleure heure pour les prises de vue. Le soleil, juste derrière m’expose la cascade en contre-jour. Pas la meilleure heure, pas la meilleure saison ! Bon, en même temps, c’est charmant cette lumière. De nouveau, nous passons derrière la cascade. Et pour une fois, ma petite taille sera un avantage ! Je passe pile poil sous la roche sans avoir besoin de me baisser, comme la plupart des randonneurs. Nous arrivons de l’autre côté de la rivière, ce qui nous donne un autre angle d’observation. La luminosité est plus à notre avantage. Nous poursuivons notre randonnée jusqu’au top de la cascade.

Nous faisons une halte au Natural Store (qui fait aussi office de Visitor Center) géré par des bénévoles. Nous achèterons quelques souvenirs et en profiterons pour passer aux toilettes avant de nous engager sur la Rim Trail.

Cette fois-ci, nous ne longerons plus de rivière. Nous allons marcher un long moment sans voir de cascades. D’ailleurs, de Winter Falls nous n’en verrons pas une goutte. Nous profitons donc simplement d’une belle balade en forêt.

Nous retournons à notre point de départ, près de North Falls et nous engageons sur le chemin menant à Upper North Falls. Notre dernière étape de la Ten Falls Trail.

Nous avons bien fait de garder Upper North Falls pour la fin. Nous avons le sentiment de terminer cette randonnée sur une très bonne note ! A notre retour au parking, nous nous apercevons qu’il est saturé. Notre départ fera un heureux.

Nous aurons mis près de 4h30 pour parcourir et profiter des 11km de cette randonnée incontournable de l’Oregon.





Et pour toutes les photos >> http://www.nv-de-voyages.com/index.php/2018/11/05/jour-13-silver-falls-sp-ten-falls-trail/#more-7641

Oregon: fog, smoke, sun & fun

Lapinous · 2019-02-19

Ce matin, nous filons direction Smith Rock SP. Ce petit State Park au nord de Bend n’a jamais été l’objet d’une grande convoitise dans les carnets ou les blogs que j’ai pu consulter. Je ne sais donc pas trop à quoi m’attendre.

Je proteste 🙂 lapinousonroad.com/...regon.html#smithrock

Mais c'est vrai que le camping y est plutôt réservé aux mordus d'escalade, et que tout autre public peut effectivement considérer qu'une journée sur place est suffisante...

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-19

Ce matin, nous filons direction Smith Rock SP. Ce petit State Park au nord de Bend n’a jamais été l’objet d’une grande convoitise dans les carnets ou les blogs que j’ai pu consulter. Je ne sais donc pas trop à quoi m’attendre.

Je proteste 🙂 lapinousonroad.com/...regon.html#smithrock

Mais c'est vrai que le camping y est plutôt réservé aux mordus d'escalade, et que tout autre public peut effectivement considérer qu'une journée sur place est suffisante...

Yes ! Je n'avais pas vu ton blog avant de partir :D P Superbes photos ! Et je suis ravie de constater que vous aussi vous en avez c*§!% avec ma montée de Misery Ridge 😏

Oregon: fog, smoke, sun & fun

Valmichel86 · 2019-02-19

Bonjour Nell et Vince, je viens de lire la suite de votre carnet. La liste des sites partagés avec vous s'allonge , il y en aura beaucoup quand j'arriverai en Oregon Central !

Oregon: fog, smoke, sun & fun

Lapinous · 2019-02-19

Yes ! Je n'avais pas vu ton blog avant de partir

On est également addicts à l'Oregon, et au secteur de Bend en particulier mais sur lequel vous semblez être passés rapidement En tout cas un énorme merci pour tous les coins que tu détailles, j'ai pris des notes étant donné que l'on devrait être dans l'Oregon à nouveau à l'automne prochain et que les découvertes y sont sans fin

Au delà d'une densité et d'une variété de paysages extraordinaire, l'ambiance joue aussi... c'est vraiment un état où il fait bon vivre avec un climat agréable, une ouverture d'esprit au-dessus de la moyenne américaine, et une culture innée des activités en pleine nature

Alors bien sûr on ne trouve pas dans l'Oregon la faune sauvage du Yellowstone ni les falaises du Yosemite, mais la fréquentation touristique est du coup très loin de ces ruches et donne un côté paisible à cet état

Nos virées dans l'Oregon faisaient partie de deux itinéraires en camping-car (en ayant largement recours au boondocking, camping sauvage en pleine nature) à travers l'ouest des États-Unis et du Canada, je me permets de citer les liens vers nos propres carnets à toutes fins utiles, les deux retraçant largement Bend et ses environs :

de la côte jusqu'à Bend (Three Sisters, Cascade Lakes, Smith Rock... et microbrasseries !) à l'été 2016, avant de filer vers l'Idaho à l'est puis le Yellowstone...

Nord-Ouest des États-Unis



de la Californie du Nord (Redwood) en direction du Canada, avec là encore une pause d'une petite semaine à Bend (Newberry, Tumalo, Cascade Lakes... et microbrasseries !) à l'été 2018

From San Francisco to the Canadian Rockies


Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-20

Salut Nico ! Si nous avions eu un peu plus de temps, nous aurions crapahuté dans le secteur de Sisters dont on m'a dit beaucoup de bien. Et oui, l'Oregon est encore épargné par le tourisme de masse. Les infrastructures sur place laissent à penser que ce n'est pas prêt de changer. Mais je vois de plus en plus de nos concitoyens intéressés par cette destination.

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-20

Jour 13 : OSH Museum of Salem

Nous quittons Silver Falls State Park sans tarder, nous avons un autre rendez-vous important aujourd’hui. Après avoir nourri nos corps avec les bienfaits de la balade en forêt, nous allons nourrir nos esprits avec la visite du OSH Museum, Museum of the mental health, de Salem.

Pour une fois, ce n’est pas moi la responsable de cette trouvaille. C’est Vincent qui a découvert ce lieu à visiter. Il faut dire que les sciences de la psychiatrie, psychologie et psychanalyse sont des domaines qu’il affectionne particulièrement.

Il ne nous faut pas plus d’une demi-heure pour rejoindre Salem depuis Silver Falls State Park. Sur la route, nous faisons tout de même un arrêt dans un fast food mi KFC, mi Taco Bell. Je vous le donne en mille, nous avons pris des tacos ! Ca fait du bien après la randonnée du matin.

OSH Museum of the mental Health

L’OSH est immense mais nous trouvons facilement le parking réservé aux visiteurs du musée. Ouvert au public depuis octobre 2012, ce musée a pour vocation d’informer et d’éduquer le public sur les troubles mentaux, bien trop souvent stigmatisés ; mais également de conserver l’historique de l’évolution de la psychiatrie au fil des siècles.

Et cherry on the top, c’est dans cet hôpital qu’a été tourné « Vol au-dessus d’un nid de coucou », film culte de 1975 avec Jack Nicholson.

Le bâtiment en lui-même est magnifique. Le grand soleil du jour lui hôte le côté inquiétant qu’il pourrait avoir par temps maussade. Mais tout d’abord, nous avons une mission dans ce lieu spécial. Un tweet important à faire ! En fait, pas vraiment important, mais le clin d’œil est trop tentant pour passer à côté. Le jeu c’est de faire un tweet depuis un lieu particulier, partout à travers le monde avec n’importe quel volume de « la cause du désir ». Oui, nous avons fait toute la randonnée de Ten Falls avec un ouvrage traitant de la psychanalyse dans le sac à dos !

Vincent s’installe sur le banc faisant face au bâtiment et je me charge de la photo. Au moins celle-ci, je doute qu’elle fasse doublon sur Twitter ! Une fois notre mission accomplie, nous pouvons poursuivre le cours normal de notre journée. Lorsque nous arrivons au musée, nous sommes accueillis par de très gentils bénévoles. Ils nous expliquent comment se déroule la visite et sont prêts à nous donner toutes les informations complémentaires dont nous aurions besoin. Nous nous acquittons des $5 par personne et commençons notre visite. Celle-ci se déroule en 4 temps :

L’histoire de l’hôpital

Toute l’histoire de l’hôpital, de sa création à nos jours, est retracée sur une longue frise agrémentée de photos et de textes. Vous saurez tout sur l’évolution des traitements, des lois et de la perception de la maladie mentales en Oregon. C’est à la fois, passionnant et instructif.

Les patients

Dans les 2 pièces qui suivent la frise historique, on trouve plusieurs objets et du matériel médical accompagnés de fiches présentant et expliquant le cas de certains patients et leur traitement. Cette partie est assez effroyables, notamment pour les cas les plus anciens. Comme cette femme internée sur les seuls arguments de son mari. Elle-même n’aura jamais été interrogée et écoutée. Le pire étant bien entendu, l’explication de certains traitements qu’aujourd’hui nous considérerions comme de la pure torture. Heureusement, la psychiatrie a bien évolué.

La vie à l’hôpital

Ensuite, nous passons dans des salles qui exposent comment se déroulait la vie à l’hôpital : objets du quotidien, exemples d’activités ou de travaux réalisées. C’est ainsi que j’ai pris connaissance du Wilderness Program datant du début des 70’s qui met en avant la wilderness therapy. Le principe est simple. L’activité de groupe en pleine air aideraient les patients à aller mieux. Un petit corner met également en lumière les plus jeunes patients. C’est assez poignant.

Vol au-dessus d’un nid de coucou

Que celui qui n’a pas vu « One flew over the cuckoo’s nest » lève la main ! Ok, tu sors, tu prends 2h14 (générique inclus) de ta vie et tu mates ce chef d’œuvre de Milos Forman, récompensé par 5 Oscars. Sinon, tu peux aussi lire le roman de Ken Kesey, à l’origine du film. Mais bon, le livre n’a pas été écrit dans cet hôpital, alors que le film y a été tourné.

Info Wiki (pas la peine de paraphraser quelques choses de déjà écrit) : Will Sampson (« Chef »), un authentique Indiencreek, était garde forestier dans un parc de l’Oregon près de l’endroit du tournage. Il a été choisi grâce à sa taille et à son gabarit imposant.

Le tournage a eu lieu de janvier à mars 1975, dans un hôpital psychiatrique de Salem en Oregon. L’équipe a dû composer avec quelques véritables malades mentaux. Ainsi, certains personnages secondaires dans le film sont d’authentiques patients de l’hôpital.

En bonus

Le volontaire qui nous a accueilli en arrivant, nous a parlé d’un mémorial dédié aux patients décédés dont les corps n’ont jamais été réclamés. Une façon de ne pas oublier les résidents de l’hôpital. On sentait beaucoup d’affection et de respect de la part de ce volontaire.

Un peu mal à l’aise de faire du tourisme dans un lieu où de vrais patients vivent encore, nous avons trouvé le mémorial très sobre et respectueux. Il rend un très bel hommage aux personnes qui ont fini leur vie dans l’enceinte de l’établissement.

Visite incontournable si vous passez par Salem OR (à ne pas confondre avec le Salem du Maine, plus cher à Sephen King. Mais vachement plus loin de Silver Falls State Park !). Elle ne vous prendra pas plus d’une heure trente. Bien sûr, c’est une visite riche en émotions mais vous y apprendrez également beaucoup. Finir par l’exposition sur le film permet de passer à quelques choses de plus léger avant de quitter les lieux.

Toutes les photos >> http://www.nv-de-voyages.com/index.php/2018/11/09/jour-13-osh-museum-of-salem/

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-20

Jour 13 : Back to the Columbia River Gorges

Nous quittons Salem et roulons jusqu’à notre dernière étape de ce road trip en Oregon. Direction Hood River, sur la rive sud de la Columbia River Gorges, où nous allons passer les 3 dernières nuits de notre périple. Il n’est pas trop tard dans l’après-midi et pourtant la circulation est très dense à l’entrée de Portland. Pour être honnête, nous finissons carrément dans les bouchons ! La circulation redevient fluide une fois sur la Vietnam Veterans Memorial Highway qui longe la Columbia River. Tant que nous sommes là, je propose à Vincent de nous arrêter en chemin pour enfin contempler l’emblème de la Columbia River Gorges, je parle bien sûr de Multnomah Falls ! Cela nous fera gagner un temps précieux sur les 2 jours qui nous restent.

Columbia River Gorges : Multnomah Falls

J’avais déjà entendu dire que cette cascade se trouvait en bordure de route et qu’il fallait faire abstraction de cette configuration pour en profiter à sa juste valeur. Mais je n’avais jamais vu de photos du site. Donc grosse surprise ! Au milieu de la Highway 84, en guise de terre plein central, un grand parking accueille les visiteurs souhaitant se rendre devant Multnomah Falls. J’aime autant vous dire qu’il y a du monde. Un passage souterrain permet ensuite de traverser la route en toute sécurité.

Vous arrivez alors au Multnomah Lodge qui abrite notamment une boutique de souvenirs dans laquelle nous passerons un bon moment pour finaliser les achats de souvenirs destinés à la famille. Ensuite, vous longez Multnomah Creek que les saumons remontent dans l’idée de retrouver la Columbia River. La présence de nombreux panneaux rappellent qu’ils ne faut pas troubler la quiétude de ces poissons fragiles. Malgré tout, de nombreux visiteurs les appâtent avec de la nourriture dans l’espoir de les prendre en photo.

On arrive enfin aux pieds de Multnomah Falls. Il y a du monde, ça nous change un peu de la randonnée du matin. Mais finalement, ce n’est pas qu’il y ait du monde le problème mais plutôt que le monde présent n’est pas très respectueux des lieux ni des autres visiteurs. Bien sûr, tout le monde veut sa photo plain-pied devant l’emblématique cascade de l’Oregon, mais de là à multiplier les prises de vues et y rester pendant plusieurs minutes, empêchant les autres de faire de même … Sans parler de ceux qui s’installent et se mettent à discuter. Je suis patiente mais au bout d’un moment, je joue des coudes et prends place, pour moi aussi, prendre quelques photos. Et tant pis si je suis sur les clichés des squatteurs !

Une autre réflexion m’est venue ce jour-là. Pitié, pour les activités outdoors, portez des vêtements sobres :D Un t-shirt vert, c’est parfait, ça se fond dans le paysage ! Parce que sur le pont qui enjambe Multnomah Falls, je ne vois que ce t-shirt rouge ! Oui, ok, j’exagère un poil.

Après une première série de photo aux pieds de Multnomah Falls, nous empruntons le chemin sur la droite grimpant vers Benson Bridge, qui nous permettra d’observer le top de la cascade.

La vue est quand même magnifique, le monde présent n’arrive pas à gâcher notre plaisir.

Le tiers inférieur de la cascade finit sa course dans un petit bassin qui forme un cœur, le comble du romantisme.

Multnomah Falls est certainement la plus belle des cascades de la Columbia River Gorges mais elle n’est pas la plus sauvage. Le jour de notre arrivée, directement de l’aéroport, nous avions pris le temps de nous rendre à Bridel Veil Falls et Latourell Falls. Elles sont certes, moins impressionnantes, mais se trouvent plus en retrait de la grande route. Il faut emprunter l’Historic Highway 30 pour y accéder.

Malheureusement, les incendies passés nous empêchent d’en découvrir plus sur la Columbia River Gorges. Les secteurs d’Eagle Creek et de Oneonta Falls sont fermés.



West Cliff Lodge, Hood River

Il se fait tard. Il est temps de nous rendre au West Cliff Lodge et de nous installer pour les 3 dernières nuits. Le check in se fait rapidement et nous nous installons dans notre spacieuse chambre avec vue sur la rivière. Autant être honnête, nous ne profiterons pas vraiment de la vue, ni de notre balcon. Toujours en vadrouille, nous ne nous retrouveront dans cette chambre que pour dormir.

Les tacos du midi sont bien loin. C’est l’heure de diner. Nous n’avons pas envie de reprendre la voiture donc deux possibilités s’offrent à nous. Nous décidons de faire simple et rapide. Nous nous rendons au Charburger Country. Le choc, il n’y a personne. C’est vraiment étrange. On passe commande au comptoir et on nous servira à table : mi fast food, mi diner. Ce n’est pas de la grande cuisine, mais ce n’est pas mauvais. Et puis au moins, nous finissons notre journée au calme. Au menu, pulled pork sandwich et burger au bleu. Le tout, bien sur, arrosé d’une bière fraîche, bien méritée après cette grosse journée.

La nuit commence à tomber lorsque nous retournons au lodge. Il fait bon et nous profitons un peu du joli jardin avec vue sur le fleuve. Sur la rive opposée, nous observons quelques lumières qui brillent dans le Washington. Demain, nous quittons l’Oregon pour faire une petite percée dans cet Etat, un avant-goût pour un futur road trip.

Pour toutes les photos >> http://www.nv-de-voyages.com/index.php/2018/11/11/jour-13-columbia-river-gorges/

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-20

Jour 14 : Bridge of the Gods

Les 565m du Bridge of the Gods relient les deux états en enjambant élégamment la Columbia River à l’est de Portland.

Depuis les incendies de l’été 2017, une large portion de la Columbia River Gorges côté Oregon est fermée au public. Les feux de l’année 2018, près de the Dalles, ont étendu encore plus la zone inaccessible.

Dans l’impossibilité des profiter des petites merveilles d’Eagle Creeck et d’Oneonta, pour ne citer qu’elles, nous avons décidé que ce 14ème jour de road trip en Oregon serait dédié au Washington où les gorges de la Columbia ont été épargnées jusqu’à présent !

Notre planification du jour se résume à Beacon Rock en passant par le Bridge of the Gods. Pour le reste, nous nous laisserons guider par nos envies. Viento State Park Après un petit déjeuner de champions (avec vue brumeuse), nous nous mettons en route. En chemin, nous faisons notre premier arrêt à Viento State Park. Hormis le camping, le site ne présente pas un intérêt majeur. Sauf que dans ce parc, l’accès à la Columbia River est direct. Ce qui offre une vue assez singulière du fleuve. Ce matin-là, un vent ébouriffant soufflait sur la petite plage de galets et le temps couverts n’offrait pas une vue très dégagée. Lorsque les conditions climatiques sont favorables, le site est un excellent spot pour les photographes entre la vue sur la Columbia et la voie ferrée.



Cascade Locks Marine Park – Thunder Island Nous reprenons la route et longeons la Columbia River jusqu’à Cascade Locks où nous faisons un deuxième arrêt. Depuis la petite marina, nous avons une belle vue sur le Bridge of the Gods. Nous prenons le temps de nous balader sur Thunder Island où des nombreuses oies de Bernache venues du Canada ont élu domicile. C’est aussi un site pour célébrer les mariages. Il faut avouer que la vue sur le Washington, de l’autre côté de la Columbia River, offre un cadre particulièrement magnifique pour une telle cérémonie. En cette heure matinale, le musée, la brasserie, tout est fermé. Nous nous contentons d’une simple promenade.

C’est ainsi que nous tombons sur une sculpture représentant une indienne. Nous découvrons qu’il s’agit d’une représentation de Sacagawea, une indienne de la tribu des Shoshone, qui épousa, à l’âge de 12 ans, Toussaint Charbonneau, l’un des participants de l’expédition de Lewis & Clark.

Elle jouera le rôle de guide et d’interprète. Elle donnera naissance à Jean Baptiste Charbonneau à l’âge de 16 ans.

L’histoire est romanesque et un peu glauque, en ce qui concerne la rencontre des 2 tourtereaux. Elle joua toutefois un rôle majeur dans l’expédition de Lewis & Clark.



Bridge of the Gods

Ce pont constitue une frontière entre les états de l’Oregon et du Washington. Il est également un passage obligé pour les randonneurs s’attaquant à la Pacific Crest Trail, cette randonnée de plus de 4 000 km de la frontière Mexicaine à la frontière Canadienne. C’est la raison pour laquelle nous avons croisé de nombreux randonneurs très chargés à Cascade Locks.

Cette randonnée est la toile de fond du film « wild » avec Reese Witherspoon, inspiré du livre autobiographique de Sheryl Strayed. Son périple prend fin sur le Bridge of the Gods. Le pont tient son nom d’un glissement de terrain survenu sur la Columbia River, créant un barrage naturel à hauteur de Bonneville. Ce sont les Indiens qui avaient surnommé ce pont naturel « Bridge of the Gods ». Nous avions pu en voir les explications lors de notre arrêt sur Thunder Island.

A ma demande, Vincent se gare dans un premier temps aux pieds de cette énorme structure. J’avais envie de voir le pont du dessous. Déjà ici, la vue sur le fleuve est magnifique. Prendre quelques minutes pour s’arrêter sous le pont permet également de contempler la fresque, représentant des Amérindiens et le Bridge of the Gods naturel, peinte sur l’un des piliers. Evidemment, je n’avais pas envie de me contenter d’une traversée en voiture du pont. J’avais envie de fouler la charpente métallique avec mes petits pieds.

J’avais beaucoup aimé le film sur la vie de Sheryl Strayed. Son histoire douloureuse qui débouche sur une grande aventure du dépassement de soit même m’a beaucoup ému. Ca me rappelle grandement la Wilderness Therapy dont nous avions pris connaissance la veille au OHS Museum à Salem.

Nous nous garons au parking situé sur la droite juste avant l’accès au pont et marchons les quelques pas menant à la guérite de péage.

La traversée du pont à pieds est gratuite mais il vous en coûtera 2 dollars par véhicule. Une dame très aimable nous donne les consignes de sécurité pour faire la traversée à pieds. Sur le Bridge of the Gods, pas de trottoir. Il convient de bien serrer sa gauche et à charge pour les véhicules de respecter la vitesse limitée à 15 MpH et d’effectuer un écart suffisant pour assurer la sécurité des piétons au moment où ils se croisent. Nous nous engageons sur le pont et très rapidement nous nous retrouvons au-dessus de l’eau. La Columbia river est juste sous nos pieds et le vent souffle fort.

Les quelques véhicules que nous croisons respectent bien les consignes. Nous sentons le pont onduler à chaque voiture que nous croisons. Nous marchons jusqu’à la frontière du Washington, pile au milieu, puis nous revenons sur nos pas de l’autre côté cette fois.

Ce ne sont peut être que 200 m que nous avons fait sur ce pont. Mais ce fût 200 m que je tenais absolument à faire .





Pour toutes les photos >> http://www.nv-de-voyages.com/index.php/2018/11/21/jour-14-bridge-of-the-gods/#more-7868

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-20

Jour 14 : escapade dans le Washington

La fermeture partielle de la Columbia River Gorge côté Oregon nous aura au moins donné une bonne excuse pour traverser le fleuve par le Bridge of the Gods et passer une grande partie de notre 14ème jour dans le Washington. Et nous n’allons pas nous en plaindre.

Nous prenons la direction de notre premier objectif. Celui-ci promet de nous offrir un point de vue grandiose sur la Columbia River.

Le Washington – Beacon Rock

C’est un rédacteur et spécialiste des Etat-Unis du forum de roadtrippin.fr qui m’a conseillé ce site lorsque j’ai soumis mon itinéraire à cette communauté de passionnés. Nous avons bien fait de suivre la recommandation, le Rock ne nous a pas déçu.

Le parking du site est assez petit mais nous trouvons de la place sans difficulté. Il faut dire que nous ne sommes pas ennuyés par la foule depuis le début de notre périple.

Nous sommes dans le Washington et nous n’avons pas le State Park pass de cet Etat. Nous nous acquittons donc des $5, en CB sur la machine automatique présente sur le parking. Nous partageons un BabyRuth (Sinok, BabyRuth !) pour reprendre de l’énergie et hop ! Nous nous engageons sur le trail. Aux pieds de l’énorme rocher, c’est de la forêt. Et nous commençons l’ascension assez rapidement. Elle se fait tout d’abord sur des passerelles aménagées à flancs du rocher. La montée n’est pas trop difficile, les passerelles ont été aménagées en épingles très serrées, ce qui permet d’amoindrir le dénivelé ressenti. Je précise « ressenti », parce qu’au final, il y a tout de même 176m à grimper en 0,8 mile. Puis, nous repassons sur un sentier classique qui continue de grimper jusqu’au sommet de Beacon Rock. Là-haut, le vent souffle très fort ! Le sommet est très exigu. Si bien que la dizaine de personnes présentes doit manœuvrer étroitement pour se déplacer dans ce petit espace. Vous l’aurez compris, ne comptez pas faire votre pause pique-nique au sommet de Beacon Rock, le lieu ne s’y prête pas du tout. La vue sur la Columbia River depuis le sommet du rocher est dégagée mais pas à 360°. Mais cela valait la peine de monter tout là-haut. Le tampon de Beacon Rock nous permet de compléter notre passeport des parcs Américains et d’inaugurer la partie Washington ! La descente est facile et nous prenons le temps de profiter des lieux et de la vue sur le fleuve. De retour sur le parking, nous décidons de repartir en voiture en direction de l’ouest.

Il commence à se faire faim et nous ouvrons les yeux à la recherche de la meilleure occasion pour s’arrêter. Et c’est à Washougal que nous faisons un stop. Dans une zone commerciale comme il y en pullule aux Etats Unis. Nous allons tester pour la première Jack in the box.

Ce fast food ne me laissera pas de souvenir impérissable hormis le choix hallucinant de boisson, évidemment à volonté.

Après nous être restaurés, nous remontons dans la voiture et décidons de revenir sur nos pas. Quelques choses a attiré notre attention et nous souhaitons en savoir un peu plus. Mais sur le chemin nous menant à notre prochaine destination, nous faisons plusieurs arrêts.



Le Washington – Saint Cloud

Je confesse que l’unique raison pour laquelle nous nous sommes arrêtés c’est à cause du nom.

Ce terrain accueillait au début du XX° siècle le Ranch de la famille Vial. Pourquoi Saint Cloud ? Tout simplement en référence à la Ville de Saint Cloud en région Parisienne où Mme et Mr Vial ont passé leur voyage de noces ! Il s’avère que l’endroit est charmant ! C’est un lieu idéal pour faire une pause pique-nique au milieu des pommiers au bord de la Columbia River. Mais attention ! Les pommes ne sont pas propres à la consommation !



Le Washington - Beacon Rock State Park

Tant qu’à monter tout en haut de Beacon Rock, autant s’arrêter à Beacon Rock State Park. C’est également un bel endroit pour pique-niquer au calme. Fait assez surprenant, le chemin qui vous permet de déambuler dans ce petit parc est bitumé. Vous avez également un accès direct à la Columbia River. Depuis le matin, le vent s’est considérablement calmé. Nous arrivons à profiter un peu plus de la vue. Je pense que c’est depuis ce parc que la vue sur Beacon Rock est la plus intéressante. Nous pouvons même observer les passerelles aménagées pour l’ascension. Nous avions remarqué depuis notre traversée du Bridge of the Gods, des sortes de cocons accrochés aux branches d’arbres qui bordent la route. Dans le parc, nous pouvons enfin y regarder de plus prêt. Ca ressemble à de gros cocons fait de toile d’araignée. Je n’ose même pas imaginer la taille de la bête responsable de ce cocon qui emprisonnent des branches entières et les fait mourir. Nous nous sommes renseignés à posteriori. Il s’agit en fait d’une chenille, Fall Webworm qui a contaminé tout la zone de la Columbia River côté Washington. Certains cocons sont d’une taille impressionnante ! Si bien que des automobilistes s’arrêtent sur le bas-côté pour les photographier.



Le Washington - Bonneville Lock & Dam

En nous rendant à Beacon Rock, nous sommes passés devant un site qui a attiré notre attention : un barrage électrique. En bon ingénieur, Vincent avait envie d’y faire un saut.

Nous étions loin de nous imaginer qu’il était possible de le visiter ! C’est impressionnant, ce barrage est en 2 parties entre North Bonneville (WA) et Bonneville (OR), l’une est gérée par l’Oregon et ne peut pas être visitée et l’autre est gérée par le Washington.

Nous nous arrêtons dans un premier temps pour prendre des photos de l’extérieur. Puis nous arrivons à l’entrée sécurisée où le garde nous demandera si nous avons des armes à feu … euh, non.

Direction le parking visiteur, quasi désert, où nous nous garons sans difficulté. Nous entrons dans le bâtiment et constatons que nous avons raté la dernière visite guidée avec Ranger. Il est 16h et le site ferme à 17h. Il ne faut pas traîner. Au moins, nous serons au calme pour notre visite. C’est suffisamment fléché pour que nous nous en sortions tout seul sans nous perdre !

Là encore, nous avons pu tamponner notre passeport des parcs nationaux ! J’avoue ne pas m’être très intéressée à toute la machinerie, mais Vince a apprécié. a partie de la visite qui m’a captivée se trouve dans un autre bâtiment : les fish ladders. Il s’agit du passage emprunté par les poissons (souvent des saumons) pour traverser le barrage. Fascinant, hypnotisant de voir ces poissons lutter contre le courant qui les précipitent de l’autre côté du barrage. Certains spécimens (plus gros que les autres) sont répertoriés et les poissons sont comptés pour connaitre l’état de la population dans la Columbia River.

Autre découverte pour moi : les lamproies. Profitez, vous n’en reverrez peut-être plus jamais sous cet angle ! (sauf si vous vous rendez à Bonneville Lock & Dam !) C’est à regret que nous quittons les lieux à 17h. Nous aurions aimé avoir un peu plus de temps. En sortant, nous remarquons un manège assez intéressant, que nous comprenons maintenant ! Des rapaces tournoient au-dessus de l’eau à la sortie d’une fish Ladder ! Malins ! C’est le moyen de se gaver de saumons sans trop d’effort ! Nous restons quelques instant pour assister à une scène de pêche.



Le Washington - Fort Cascade National Historic Site

Il est plus de 17h mais nous ne sommes pas encore décidés à rentrer ! Non loin du barrage, Fort Cascade. Encore un coup de Lewis & Clark ! Nous ne nous enfoncerons pas trop loin dans le trail. Mais encore une jolie balade.



Le Washington - Hamilton Island Recreation Area

Notre dernier arrêt est un spot pour pêcheurs. Il offre une vue merveilleuse sur la Columbia River et sur la rive côté Oregon. C’est là que nous allons mesurer la catastrophe écologique des incendies de forêt en Oregon. Nous comprenons aisément pourquoi ces secteurs sont fermés au public. Quoi qu’il en soit, la vue est magnifique. Le soleil déclinant sur l’horizon en cette fin d’après-midi nous offre une belle luminosité. Encore une fois, les lieux sont paisibles.



Nous quittons le Washington et repartons vers Hood River en repassant par le Bridge of the Gods (gratuit dans ce sens).

Conclusion : Notre journée a été encore une fois très variée. Nous avons passé un très bon moment de ce côté-là du fleuve, mais nous avons tout de même eu la sensation que les gorges de la Columbia River présentent moins d’attraction majeur côté Washington (je compare à Eagle Creek ou Oneonta Gorges qui ne sont plus accessibles à l’heure actuelle).

Pour profiter de cet état comme il se doit, une incursion plus poussée vers le nord et au minimum les abords du Mt St Helens semblent indispensable.

Pour la toutes les photos >>http://www.nv-de-voyages.com/index.php/2018/11/26/escapade-dans-le-washington/#more-8018

Oregon: fog, smoke, sun & fun

TinkerNell · 2019-02-22

Jour 15 : Tamanawas Falls Trail

Aujourd’hui, nous faisons un retour au Mount Hood, plus précisément dans le secteur de Tamanawas Falls. C’est notre dernière journée en Oregon. Nous nous devons de finir en beauté. De toute façon, l’expérience nous a fait comprendre qu’il est primordial d’occuper les dernières heures d’un road trip pour contrer la déprime du retour. Ce qui fonctionne bien pour nous, ce sont les activités outdoors. oilà pourquoi nous avons opté pour de la randonnée plutôt que par des visites dans la ville de Portland.

La randonnée, d’un peu plus de 5km sous un soleil radieux, nous fera oublier durant quelques heures que le lendemain, nous rentrons à Paris.

Lorsque nous arrivons sur le parking de Tamanawas Falls, celui-ci affiche complet. Nous sommes contraints de faire demi-tour et de nous garer de l’autre côté de la route.

Nous enfilons nos chaussures de rando et nous acquittons des $5 destinés au service des forêts.

Et c’est parti pour 5,2km et un dénivelé de 187m. Le trail est génial et serpente à travers la forêt. Le tracé nous fait longé une rivière tout du long. Même si ça grimpe bien dès le début, le sentier est bien défini et plutôt facile. Nous enjambons plusieurs fois la rivière sur des ponts taillés directement dans des troncs d’arbre. Nous rencontrons de nombreux randonneurs mais nous sommes loin des embouteillages de certaines randonnées à Rocky Mountains SP dans le Colorado. Encore une fois, nous ne sommes pas gênés par la foule. Mais nous remarquons que Mount Hood (et ses environs) est certainement l’endroit qui attire le plus de visiteurs dans la région. Mais on comprend facilement pourquoi. Certains passages sont toutefois plus difficiles. Nous observons que le site a été soumis à des éboulements importants par le passé. Sur ces portions-là, la vigilance est de rigueur. Il serait dommage de se blesser le dernier jour. Nous approchons enfin de la cascade. Nous entendons son grondement et avons une première vue de loin. Déjà, de là, nous pouvons voir son embrun qui traduit sa puissance. Les derniers mètres du sentier pour y accéder sont chaotiques. Encore une fois, il convient de faire très attention où nous mettons les pieds. Arrivés devant Tamanawas Falls, nous sommes obligés de ranger l’appareil photo. Nous comprenons que nous allons finir trempés ! Ca me rappelle Vernal Fall à Yosemite NP en Californie. La chute d’eau fait environ 30m de haut et nous pouvons nous en approcher d’aussi près que le souhaitons. Il est même possible de passer derrière. Mais je le sentais moyens, le crapahutage sur des pierres glissantes. D’autant plus que j’ai vu certaines personnes s’y aventurer revenir sur les fesses par peur de tomber. Nous restons un bon moment pour prendre nos photos avec nos smartphones. C’est une sensation de froids humides qui nous obligera à quitter les lieux. Il fait pourtant 30° aujourd’hui !

Nous effectuons le chemin retour sur un petit nuage. C’est vraiment une superbe petite randonnée.

De retour au parking, nous reprenons la voiture et partons en direction de notre seconde visite qui normalement nous offrira un superbe panorama sur le Mount Hood : Laurance Lake. Normalement …



Nous empruntons les routes de campagne et avons déjà une vue parfaite de la montagne !

Bien sûr, je demande à Vincent de s’arrêter toutes les 30 secondes. Mais comme nous sommes seuls sur la route, il n’y a rien de gênant. Les derniers km nous menant à Laurance lake se font sur une piste déserte sur laquelle nous roulons tranquillement jusqu’à …



Quoi ? Sérieux ? Ils ne pouvaient pas l’indiquer sur les panneaux de la bifurcation ?! Bon ben voilà, pas de Laurance Lake pour nous. Le site est en travaux !

Bien sur, au milieu de la pampa, nous n’avons pas de réseau pour consulter internet pour une solution de repli.

Nous faisons donc demi-tour et reprenons la route en direction de Hood River. Pendant les 30 min du trajet, nous avons une idée sur notre prochaine destination !

Stay tuned ....

Toutes les photos >>www.nv-de-voyages.com/...lls-trail/#more-8158

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