La Sierra de Grazalema et le parc des Alcornocales .
La Sierra de Grazalema est saupoudrée de petits villages , elle reçoit les orages qui viennent de l’Atlantique et qui ont fait de ce massif le lieu le plus pluvieux de la péninsule ibérique.
Dans la zone la plus occidentale des massifs bétiques, entre les provinces de Cadix et Málaga elle a été taillée à mi-chemin au caprice des pluies qui ont créé une des montagnes les plus abruptes de la géographie andalouse. Ainsi, elle donne refuge à une des cavités les plus étendues d'Andalousie, le système Hundidero-Gato avec presque 8 kilomètres de galeries et plus de 200 mètres de dénivellation ; il reçoit la Sierra de l'Endrinal, un karst important où des lapiaces actives spectaculaires alternent avec les niveaux ; elle protège des dolines spectaculaires et poljés, comme celle de Líbar ou celle de Llanos del Republicano ; et elle reçoit des montagnes comme Caíllo et d'Ubrique qui donnent lieu à des escarpes étonnantes, des défilés profonds - Salto del Cabrero y El Saltadero- et des canons imposants - Garganta Seca et Garganta Verde- de parois verticales qui arrivent à 400 mètres de haut .
Cette Sierra a elle seule mériterait une bonne semaine pour les amateurs de randos et de nature . En trois jours nous avons pris deux chemins partant directement du village et ensuite nous avons consacré une journée pour parcourir les deux parcs qui nous intéressaient. Celui de Grazalema et celui desAlcornacales . Il s’agissait de retrouver les lieux , constater les changements et surtout préparer un séjour beaucoup plus long .
Ce circuit peut se faire en une petite journée tranquille .
Carte de l’itinéraire

La Sierra est bien aménagé , de nombreuses aires de pic nique permettent de se reposer à l’ombre des chênes verts .

Des chèvres en liberté viennent se rafraîchir à la fuente , l’une d’entre elle , curieuse a passé sa tête à travers un grillage et ...ses cornes l'empêchaient de se dégager , dans cette Sierra on laisse encore les cornes aux chèvres ce n’est pas comme dans beaucoup d’endroits où l’on brûle les cornes à la naissance . Nous avons dû couper le grillage avec un sécateur pour la dégager. ....

Ouf , elle est repartie sans même nous laisser un fromage .
Direction Ubrique par la A374 , la route est belle , bien aménagé , nous passons par Villarluengo de Rosario et Benaocaz , je regrette le peu de temps imparti car nous aurions bien visité Ubrique qui semble une petite ville très vivante . Après Ubrique le paysage commence à changer et les lieux deviennent beaucoup plus sauvage , nous suivons la A373 jusqu’au mirador de la Vibora .
Nous suivons ensuite l’A375 en direction de Jimera de la Frontera .
Cette route est beaucoup plus sauvage et elle fait partie de mes coups de cœurs , de nombreux ravins peuplés de chênes liège, nous ne rencontrerons qu’un ou deux camions chargés de liège .
Arrive à mi parcours nous avons la surprise de découvrir que nous sommes sur les lieux de la Sauceda ou un massacre d’importance a eu lieu au tout début de la guerre civile .
Un panneau indique le cortijo del Maruffo comme lieu de mémoire , rien n’indique ce qu’il a bien pu se passer dans ces lieux et le cortijo est interdit d'accès .

A quelques kms nous retrouvons un panneaux qui indique le cimetière , le panneau a été vandalisé avec un signe de la phalange, bonjour l’ambiance .....
Pour ceux qui lisent le castillan j’ai mis ce lien explicatif , rien en français .
http://www.casamemorialasauceda.es/index.php/es/esposicion/sauceda
Nous continuerons jusqu’au Puertode Galiz , pour ensuite nous diriger vers Jimena .
Un joli petit cortijo très isolé

Des cochons , des vrais en liberté , bien à l’aise nous saluent sur le bord de la route .
Miam ...le jambon ...( pardon au végétariens)

......
c’est au tour des chèvres de nous couper la route , les paysages s’adoucissent nous suivons un Rio jusqu’a Jimena .

L'arrivée à Jimena où j’avais séjourné une année s’avere Difficile au niveau de la conduite , nous avons le malheur de nous engager dans les ruelles du centres pendues et étroites , juste le temps de prendre une cigogne en photo .

Pas de photo de Jimena de la Frontera , Toute proche de la baie d'Algeciras sa vieille ville à été déclaré Bien d'intérêt culturel.
Jimena de la Frontera, aux origines très lointaines, atteint sa célèbre apogée au cours de l'époque islamique, et particulièrement comme place forte de la frontière du royaume nasride aux XIVe et XVe siècles.
C'est à cette époque qu'appartient la construction emblématique de la commune, son château arabe, qui avec ses remparts et sa citerne connue comme les « bains de la reine maure » dessinent un ensemble architectural de grande valeur .
Nous reprenons la route par l’A405 en passant par le village de Gaucin , un mirador à l’entre nous permet d’apercevoir la baie de Gibraltar et les montagnes du Rif au Maroc .
Gaucin , un peu trop touristique à mon goût , mais tellement belle

algatocin , toujours en direction de Ronda , est beaucoup plus « authentique » pour moi , on y découvre un petit magasin d’enfer ou l’on peut trouver des chaussons de bébés , de l’alimentation , un rayon de ferreteria bien pourvu et en plus un rayon vin .La caissière berce son bébé en enregistrant nos courses .
J’y avais séjourné quelques jours il y a plus de dix ans et j’ai retrouvé cette ambiance tranquille , à part la rénovation du magasin rien n’as changé

Le clocher vaut le déplacement :

Nous suivons la route jusqu’a atajate ou nous bifurquerons jusqu’a Jimena de Líbar , nous passerons devant la grotte de la Pileta ( peintures rupestres) et suivrons une petite route sinueuse jusqu’a Montejaque .
Et retour sur Grazamela , journée bien remplie et surtout le repérage s’est avéré utile , nous avons de quoi faire pour une dizaine de jours .
Une dernière photo pour la route , le fun , comme vous voudrez ...
Ce troupeau de mouton était gardé par une autruche . Fin de la journée .

A demain pour les détails pratiques et certainement une correction de ce texte .....