J12 : Escalante NP
Après une bonne nuit dans ce motel un peu au bout de rien, un petit déjeuner dans la chambre, nous allons au visitor center d’Escalante, un gros bâtiment. Comme d’habitude, nous sommes bien accueillis et demandons des renseignements sur Hole in the rock road. Comme je le craignais, les pluies récentes ne nous permettent pas, d’après le ranger d’aller jusqu’à Broken Arch avec mon SUV (grrrr Alamo !). par contre aucun problème pour aller à Peek a boo canyon excepté le dernier mile. Le range nous conseille de nous garer au parking et d’y aller à pied. Nous choisissons de faire cela. Pas de soucis effectivement. On laisse la voiture à l’endroit prévu et on n’a pas fait 10 m à pied que des américains de Salt Lake City s’arrête à notre hauteur et nous demandent si c’est bien la piste pour Peek a boo. Nous confirmons et eux trop contents se proposent de nous emmener. Quelle aubaine ! Ray et son épouse devant notre acceptation se précipitent en dehors de leur voiture, débarrassent l’arrière et nous montons avec eux. Un bon moment une nouvelle fois. Nous attaquons donc la randonnée, plus frais que prévu et très vite nous arrivons à l’entrée de Peek a boo. J’avis dit à madame qu’il y avait un petit bout d’escalade au début et après c’était facile. Elle a beaucoup stressé, mais bien entendu, en l’aidant un peu c’est passé. Ensuite ce fut un pur bonheur. Bien sûr, nous étions seuls, le soleil éclairait certains endroits. Les arches étaient magnifiques. Il fallait se contorsionner, ramper, escalader, grimper, sauter, rigoler pour avancer. Mais soudain ! (j’aime bien au milieu du texte, comme ça, mettre un effet de surprise), alors que je m’apprêtais à sauter du haut (à peine 1m) d’un rocher, au sol se trouvait un serpent qui se la coulait douce !! (rattlesnake ??? je ne sais pas vraiment, même si au niveau couleur cela ressemblait) Même si je ne suis pas phobique, j’avoue que ce genre de bestiole ne me plait pas beaucoup. Il m’est arrivé lors de randos précédentes, avoir vu des serpents et connaissant ma chère et tendre, lui avoir caché car sinon c’était demi-tour express. Là je réfléchis que je vais avoir du mal à lui cacher, même si elle, étant derrière, ne l’a pas encore vu. Une rapide analyse de la situation me fait trouver un plan B, pour éviter d’avoir à mettre le pied au sol, mais il faut avertir madame. Comme prévu, c’est le demi-tour qui est demandé par vox populi. « T’imagines, si plus loin on rampe, ou on met la main sur un serpent, etc … » Ayant parcouru plus de la moitié du slot, je me range à son avis (faut savoir être conciliant) et nous faisons donc demi-tour. Le retour fut du coup plus laborieux, car il m’a fallu regarder tous les rochers à fond.
Bien entendu aucun souci, mais par contre, pas une motivation extrême pour Spooky Gulch que j’avais envisagé de visiter aussi. Du coup, retour direct à la voiture mais sans la chance d’avoir des américains qui nous prennent au retour ! Le dernier mile fut très chaud !
84 - 85 - 86 - Vraiment un super slot !



Direction ensuite Devil’s Garden, un très joli endroit à découvrir à son rythme. Des arches, des hoodoos, des cailloux de toutes formes où l’imagination est mise en exergue. Tiens celui là ressemble à ça, et celui-ci à ceci, etc …
87 - 88 - 89 - 90 - Un lieu à découvrir au fur et à mesure de son imagination




Tiens, il y a quelques nuages là-bas !!!
Nous allons ensuite à Lower Calf Creek Falls. Avant cela bien sur nous parcourons la scénic 12, absolument extraordinaire. Ce n'est pas la première fois (la 3ème !), mais cette route fait toujours un effet waouh !
91 - Effet Waouh !

Comme j’avais lu, le parking de la cascade est assez petit, et nous devons attendre quelques minutes qu’une place se libère.
Tiens, il y a de plus en plus de nuages !
92 - En chemin ...

Nous attaquons la randonnée, tout confiants, avec de quoi se baigner (serviettes, maillots, chaussures d’eau…)
Tiens, le soleil a disparu sous les nuages !
Nous rencontrons en chemin une ranger. Comme d’hab, nous engageons la conversation. Ce qui a de bien avec les américains, même si je suis une quiche au niveau anglais (malgré mon accent de Los Angeles (voir carnet du Nouveau Mexique)), ils font toujours un effort pour se faire comprendre, pour discuter le bout de gras. Là au détour d’une phrase, je lui pose la question du temps pour la fin de journée, lui montrant les nuages noirs. « Hé !! No problem this afternoon ! » Bon ben, en avant Guingamp, on y va à cette foutue cascade.
La randonnée longe une rivière presque tout le long. Il y a un peu de monde, mais tous dans l’autre sens. D’un autre côté, essayer de voir s’il y a des gens qui marchent dans le même sens que nous est plutôt difficile.
Tiens, c’est un coup de tonnerre qu’on entend ou un avion ?
La fin n’est plus trop loin que des flashes apparaissent. Comme nous sommes certains qu’en marchant nous ne dépassons pas la limitation de vitesse, on en conclut que ce sont des éclairs ! Enfin nous arrivons à la cascade, immense et comme sur les photos, tombant dans un petit lac propice à la baignade.
93 - La cascade

Madame a, à peine, mis les pieds dans l’eau qu’un déluge s’abat sur nous. Panique, car il nous faut protéger la caméra et l’appareil photo. Bien sur pas de sac plastique, ni imper, ni rien d’à peu près étanche. On est au point le plus loin de la voiture et ça tombe des cordes. J’avais repéré à l’aller un rocher faisant une avancée. Nous courrons vers cet endroit et faisons le point. Que nous soyons trempés, peu importe, par contre tout le matériel vidéo va moyennement apprécier. On décide d’attendre. Mais ça tombe, ça tombe. J’essaie de me remémorer le chemin pour savoir s’il n’y a pas d’endroit qui peuvent être dangereux en cas de fortes pluies. Mais non, à ce niveau pas de soucis. Au bout de 20 min (et c’est long quand on est planté dans un tout petit coin, avec de l’eau qui ruisselle de partout), rien ne varie, même s’il nous semble que l’intensité de la pluie décroit un peu. On attend encore (mais il nous reste 1h30 de chemin à faire avant la voiture) et lorsque l’on sent que c’est jouable, on se lance. Il pleut, mais pas violemment. Notre équipage vaut le détour, le buste penché sur l’avant afin de protéger le sac à dos contenant la caméra pour l’un et l’appareil photo pour l’autre avec le chapeau sur le sac. Un joli convoi.
Les pierres sont devenues glissantes avec la terre qui les recouvre et l’eau qui coule. Vien entendu, ce qui devait arriver, arrive. Je me prends une gamelle digne des bêtisiers, mes deux mains prises par la protection de la caméra, je ne sais comment je me rattrape et évite de me retrouver dans la rivière quelques mètres plus bas. Par contre, quand je me relève, pas besoin d’aller à Biarritz chez Serge Blanco, le bain de boue, je l’ai !!!
Plus doué que ça !!!
M’enfin, faut continuer. Par-dessus le marché, la pluie recommence un peu plus fort ! J’avise un nouveau rocher pour s’abriter et hop encore 30 minutes d’attente. Quand on repart, il ne pleut presque plus et c’est très contents que nous arrivons à la voiture. Contents, mais trempés jusqu’aux os. Par contre notre matériel vidéo n’a rien eu et c’était quand même important.
Autant dire que la route jusqu’à Torrey, magnifique par ailleurs, fut plus rapide que prévu. Mais malgré mon état boueux nous faisions quelques arrêts clic-clac car la route est vraiment superbe.
94 - Pas beaucoup d'animaux cette année !

95 - Un double effet waouh !

Arrivés à l’hôtel, je fus impatient de prendre une douche, allez savoir pourquoi ?
L’apéro fut double, car on l’avait bien mérité.
Hôtel : Broken Spur Inn & Steakhouse : TB, rien à dire
Resto : Celui de l’hôtel : TB mais très long pour servir. 1h entre la prise de commande et l’arrivée des plats.
Le + : Peek a boo : super slot
Le - : la pluie qui ne nous a pas permis de profiter de la cascade.