Un trek fabuleux dans l'Atlas (photos)
Il fait chaud, je m'occupe en triant des photos et je tombe sur les photos d'un trek que j'ai fait avec des amis (7 personnes pas très jeunes) en 2009. Ce n'est pas moi qui ai fait les photos, donc je peux me permettre de dire que c'est dommage qu'elles restent à dormir au fond de mon disque dur, sans que d'autres en profitent. Alors je vais vous raconter ça, même si ça date.
Nous sommes en mai 2009, arrivée à Marrakech, petit tour dans les souks et nuit dans un petit ryad que j'aime bien tout près de la place Jemaa el-fna. Le lendemain, une voiture nous emmène à Azilal, puis à Agouti, entrée de la vallée perchée des Ait Bou Guemmaz. Là, guide et muletiers nous attendent
la caravane quitte cette vallée (assez touristique, il faut le dire) et descend vers la vallée de l'oued Lakhdar (la "rivière verte" en arabe) pour se diriger vers le caïdat des Ait Bou Oulli (les "gens des chèvres" en berbère) : ici, le Créateur avait le pinceau inspiré !


Vers 17h, nous arrivons au "centre-ville" avec ses magasins :


Un thé à la menthe (it's tea-time) en apéro, un couscous et une bonne nuit

Et le lendemain matin, on repart pour une longue journée,

qui commence par un petit tour chez les Ait Bou Oulli (Abachkou, notamment) et leurs jardins cultivés,


puis en montant, la vue se dégage :
il y a encore des coquelicots (servent de colorants et de médicaments), au fond le Jbel Rhat qui culmine à 3800m.

et enfin on grimpe vers un col de plus en plus aride qui domine les Ait Bou Oulli.
Ensuite ça va descendre vers un autre gros centre : Tizi n'oubadou et Ait Blal (avec son souk)
Dans la descente, un village et un bain de pieds...


Les jardins de Tizi n'oubadou (le village est dans un col, à gauche)
En arrivant, quelques difficultés pour trouver un gîte, le gîte "officiel" pour éventuels touristes (ils sont rares par ici) étant déjà plein de gens du cru venant pour le souk du lendemain. Alors notre guide nous trouve un toit : on entre par l'écurie et l'étable avec leurs lots d'odeurs, à côté les lieux d'aisance avec eux aussi des odeurs au moins aussi violentes, quelques marches nous élèvent vers la "beyt d'dyaf" le salon des invités, simple mais inodore ! La nuit fut difficile pour celles et ceux qui durent se lever pour se soulager, qui pour ne pas déranger la mule la vache, durent sortir dans le noir et uriner sous les étoiles. A suivre
Nous sommes en mai 2009, arrivée à Marrakech, petit tour dans les souks et nuit dans un petit ryad que j'aime bien tout près de la place Jemaa el-fna. Le lendemain, une voiture nous emmène à Azilal, puis à Agouti, entrée de la vallée perchée des Ait Bou Guemmaz. Là, guide et muletiers nous attendent
la caravane quitte cette vallée (assez touristique, il faut le dire) et descend vers la vallée de l'oued Lakhdar (la "rivière verte" en arabe) pour se diriger vers le caïdat des Ait Bou Oulli (les "gens des chèvres" en berbère) : ici, le Créateur avait le pinceau inspiré !

Vers 17h, nous arrivons au "centre-ville" avec ses magasins :


Un thé à la menthe (it's tea-time) en apéro, un couscous et une bonne nuit

Et le lendemain matin, on repart pour une longue journée,

qui commence par un petit tour chez les Ait Bou Oulli (Abachkou, notamment) et leurs jardins cultivés,


puis en montant, la vue se dégage :
il y a encore des coquelicots (servent de colorants et de médicaments), au fond le Jbel Rhat qui culmine à 3800m.

et enfin on grimpe vers un col de plus en plus aride qui domine les Ait Bou Oulli.

Ensuite ça va descendre vers un autre gros centre : Tizi n'oubadou et Ait Blal (avec son souk)
Dans la descente, un village et un bain de pieds...


Les jardins de Tizi n'oubadou (le village est dans un col, à gauche)

En arrivant, quelques difficultés pour trouver un gîte, le gîte "officiel" pour éventuels touristes (ils sont rares par ici) étant déjà plein de gens du cru venant pour le souk du lendemain. Alors notre guide nous trouve un toit : on entre par l'écurie et l'étable avec leurs lots d'odeurs, à côté les lieux d'aisance avec eux aussi des odeurs au moins aussi violentes, quelques marches nous élèvent vers la "beyt d'dyaf" le salon des invités, simple mais inodore ! La nuit fut difficile pour celles et ceux qui durent se lever pour se soulager, qui pour ne pas déranger la mule la vache, durent sortir dans le noir et uriner sous les étoiles. A suivre




















On rencontre quelques jeunes filles montées glaner des coquelicots et de l'herbe pour la vache (car les vaches restent à l'étable : il n'y a pas de prés ici).

On arrive en bordure du plateau et on se met à descendre dans les terrasses.
En bas, un oued, une piste (sans doute une route aujourd'hui) et un village Imi n'Waqqa (=l'entrée de la gorge")
mais la gorge , on l'évite et remonte une longue piste









































Quelques villages perdus dans longue gorge en pente douce...





le village d'Ait Ali n'Ito, vu de l'auberge avec son grenier fortifié au centre.










Vue du village depuis le toit- terrasse d'une tighermt;
puis le repas : couscous ou tajine suivant les jours; heureusement il y a plusieurs recettes de tajines !





























Amezri, à la fois rouge et verte !

Un cimetière au passage : sous chaque pierre, un macchabée. On enterre, on dit au revoir et on n'y revient plus. mais hommes et bêtes respectent ces lieux.
Des genévriers tourières , rares arbres à pouvoir vivre au-dessus de 2500m, même 3000... Ce genre d'ancêtre peut bien avoir 400 ou 500 ans, c'est un bois très très dur, qui brûle en dégageant une odeur genre encens. Ceux-là sont encore bien vivants, s'ils n'ont pas beaucoup de feuilles, c'est parce qu'on s'acharne à leur couper les branches les moins vieilles pour le feu de la cuisine. Allah s'arrangera pour qu'il survive ! et il survit !
Et nous voilà au col : là-bas dans le fond, cette tache de verdure, c'est le val Ait Bou Oulli, d'où nous sommes partis; et au dessus à gauche, on voit le premier col de la randonnée. maintenant reste plus qu'à descendre jusque là-bas.





















