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Circuit de 4 semaines au Sultanat d'Oman, automne 2019

Discussion started by BMstchaffrey on 2019-11-30

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Circuit de 4 semaines au Sultanat d'Oman, automne 2019

BMstchaffrey · 2019-11-30

Bonjour aux voyageurs,

Nous voici tout juste de retour (brusque transition climatique je vous assure !) de notre sincèrement enchanteur périple de 5575 km, en couple, de 4 semaines au sultanat d’Oman, cet automne 2019.

POURQUOI OMAN ?

Les comptes rendus lus ici et là (surtout ici pour être honnête) sont tous enthousiastes et pour nous retraités vivant à la montagne, l’automne est un peu la saison creuse avant la neige et le ski. Et un peu de chaleur (on n’a pas été déçu sur ce point) et de ciel bleu sont aussi de bons arguments ! Nos dates ont aussi été choisies de façon à ne pas partir trop tôt à cause de la chaleur – le tropique du Cancer passe un peu au Nord de Muscat la capitale qui est assez au Nord du pays – et d’éviter d’être sur place lors des fêtes d’anniversaire du Sultan pendant lesquelles nous avions lu qu’il devenait difficile de se loger près des lieux touristiques.

Nous n’avons vraiment pas été déçus et chaque jour de notre séjour a été très dense en découvertes variées, sans pour autant que ce soit une course quotidienne de site en site.

Oman, c’est une multitude de paysages somptueux et variés : mer d’Oman à l’Est et océan indien au Sud Est avec des plages de sable blanc (la plupart du temps pour nous seuls), les déserts des Wahibas et Rub al Khali, les montagnes aux canyons impressionnants, wadis encaissés que l’on parcourt en partie à la nage dans une eau claire et chaude… Oman c’est aussi une histoire riche d’un peuple de voyageurs – c’est le pays de Simbad le marin et des caravanes d’encens de la reine de Saba – avec ses vestiges antiques, ses nombreux forts, ses vielles villes aux souks tortueux… Oman, c’est aussi des villes « à l’américaine » avec des centres commerciaux démesurés, au choix de marchandises étonnant et où la voiture est indispensable… Oman, c’est surtout les Omanais avec leur fabuleux sens de l’hospitalité désintéressée (qui a devant sa maison une fontaine d’eau glacée filtrée, parfois même du café et des dattes à l’attention du voyageur qui passe par là ?), leur courtoisie, leur sourire… Je m’arrête avant de devenir lyrique mais il y a là quelque chose à apprendre des Omanais…

Oman est un pays facile à visiter, malgré des distances non négligeables à franchir entre certaines étapes, mais les infrastructures sont bonnes, voir très bonnes et par exemple la traversée de presque 900 km jusqu’à Salalah se fait sans fatigue insurmontable par une autoroute gratuite 2x2 voies sur plus de la moitié du trajet (attention aux radars !!!). C’est aussi facile pour le voyageur car on se sent en sécurité partout. On a compris qu’il n’y avait pas à se faire de soucis à laisser les bagages dans le coffre de la voiture, sans tablette arrière : souvent les omanais laissent le moteur de leur véhicule tourner pour maintenir la clim et font leurs courses. Attention toute fois à ne pas prendre de mauvaises habitudes au retour ! De plus la qualité de l’eau est contrôlée de partout et les omanais sont presque maniaques de la propreté des mains (queue fréquente aux lavabos des restos), on a mangé salades et fruits sans aucun des problème digestifs auxquels il nous est arrivé d’être sujets lors d’autres voyages.

Contrairement à ce que nous pensions lorsque nous avons commencé à planifier notre circuit, le coût de la vie en voyage n’y est pas si cher : l’essence à 0,50 € en est pour beaucoup l’une des raisons, mais nous avons trouvé des hôtels très corrects à moins de 25 € la nuit avec petit déjeuner et la plupart des repas (souvent cuisine indienne) à environ 10 € pour 2 (sauf s’il y a des langoustes au menu, on frise plutôt les 12 € par personne !…).

LES PREPARATIFS :

Formalités : Avant le départ, nous avons demandé en ligne sur le site evisa les visas touristiques limités à 30 jours. C’est à faire moins d’un mois avant l’entrée dans le pays, mais avec une petite marge pour éviter tout aléa. Ces documents seront à imprimer et ont été réclamés au contrôle d’immigration. C’est rapide puisque nous avons reçu les visas 5 à 6 heures après le payement.

Avion : Les billets sont pris sur le site Lufthansa via une recherche Google Flights : hors vacances, les tarifs restent abordables.

Voiture : Nous avons fait le choix de louer un véhicule 4x4 pour pouvoir passer sans problème en montagne et dans le désert, mais aussi pour pouvoir transporter notre volumineux matériel de camping. Après avoir comparé les sites web des différents loueurs internationaux et locaux et lancé des consultations directes par email, c’est l’agence Dollar de l’aéroport de Muscat que nous avons retenue pour un contrat mensuel payé en ligne avec un tarif qui se démarquait fortement de la concurrence… Le permis de conduire international ne semble pas obligatoire, mais comme j’en avais un, le présenter à la page traduite en arabe est apprécié.

Quelques infos en vrac basées sur notre vécu sur place au sujet des déplacements : • les 2x2 voies sont gratuites ainsi que le stationnement. • attention aux radars tous les 3 à 4 km sur les 2x2 voies et à tous les carrefours dans les grandes villes. • les routes sont en général très bien entretenues et éclairées la nuit, même loin des agglomérations • les pistes sont raclées souvent et faciles avec un 4x4. Beaucoup sont possibles avec un véhicule standard. • les wadis deviennent impraticables et dangereux en cas de pluie (même lointaine…). • pas de contrôle de police routière pour nous sauf chek-point de l’armée vers la frontière du Yémen. • pompes à essence tout les 100 à 120 km maxi. • les cartes bancaires ne sont pas toujours acceptées hors des villes. • voiture de location « bridée » à 120 km/h compteur (113 réels sur le GPS). • conducteurs Omanais prudents, courtois et disciplinés. • gonflage pour le sable : 15 PSI soit 1 bar.

Hôtels : Pour loger dans les villes, on a réservé sur le site B**king.com une liste d’hôtels avec possibilité d’annulation car notre périple n’était pas complètement figé (c’est aussi le voyage que de garder la liberté de choisir une destination au dernier moment). Facile aussi de modifier les réservations car partout nous avions de la 4G ou un wifi correct dans les hôtels.

Camping : Il a fallu faire rentrer dans les sacs tout le matériel de camping – tente à arceaux, duvets, matelas auto-gonflants, ustensiles de cuisine – mais au final, nous avions de la marge en poids et tout est rentré sans problème dans le sac de soute, la valise de cabine et le petit sac à dos pour l’ordinateur que nous avions chacun… On plante sa tente de partout dans des endroits fabuleux sans être embêté. Les nuits en altitudes commençaient déjà à être fraîches en octobre : le sweat-shirt était bienvenu.

Navigation : La préparation des cartes pour le GPS a été faite en se basant sur les nombreux comptes-rendus que l’on trouve sur Oman, sur les sites de randos ou de voyages en 4x4. Toutes ces infos sont reportées sur « maps » de G**gle, elles sont alors retravaillées pour être mises au format .mca compatible avec notre « navigator » GPS, puis stockées sur les smartphones équipés des cartes gratuites OSM très complètes. C’est toujours bien utile une fois sur place de ne pas perdre de temps à tenter de s’orienter pour se rendre sur un point touristique où tourner en rond en ville à la recherche de son hôtel… Un clic suffit mais ça occupe quelques heures en préparation (mais c’est déjà le voyage) !!!

Choix du circuit : Pour des raisons de durée de visas, pour éviter les passages de frontières, de contrat de location de voiture, nous avons avons laissé tomber l’idée de la visite de la péninsule de Musandam et ses fjords certainement magnifiques. Nous ne sommes pas remonté beaucoup plus au Nord que Muscat. Le commencement du trip par les jebels en altitude laisse espérer une température plus supportable et décale d’autant l’arrivée au sud vers le début de l’hiver. Les trajets entre étapes sont établis de façon à optimiser les visites, sans que la durée moyenne passée en voiture dépasse 3 heures par jour.

Vous trouverez plus de détails pouvant être utile pour planifier (feuille de route que nous modifions au jour le jour, bilan des dépenses, liens vers sites utiles, commentaires laissés sur les logements, quelques photos…) , en suivant le lien vers nos documents de préparation et de suivi de voyage : docs.google.com/...LR0/edit?usp=sharing. Ce ne sont que des documents de travail et la mise en page peut laisser à désirer… Les indications sur les dépenses seront affinées au fur et à mesure de la réception des relevés bancaires. Nous n’avons pas visité tous les points d’intérêt relevés sur la feuille de route ainsi que sur la carte, mais c’était bien pratique, une fois sur place, de voir d’un coup d’œil ce qui méritait de consacrer un peu de temps aux alentours.



Le lien direct vers la carte interactive de notre circuit, telle que prévue lors de la préparation et qui a été complétée au fur et à mesure du voyage (par des lieux à visiter, restos sympas, emplacements de camping que nous avons particulièrement appréciés…), est ici : drive.google.com/...FRmo&usp=sharing

L’AGENDA de VOYAGE : Voici un résumé de nos étapes, tout n’y est pas mais c’est une trame mémoire de l’organisation générale quotidienne.

jeudi 17 oct. : départ de Lyon pour Munich par Air Baltic puis Munich-Mascate sur Oman Air en vol de nuit.

vendredi 18 oct. : arrivée à Muscat Airport à 6:40, une grande journée devant nous. Pas de problème pour les formalités de police : c’est très bien organisé : on laisse nos visas contre un coup de tampon sur les passeports et en moins d’une demie heure c’est terminé. Nous allons au desk Dollar dans le hall des arrivées pour retirer la voiture. Ici aussi cela se passe bien et vite. Nous sommes agréablement surpris que la caution puisse se faire avec la nouvelle carte de « débit » au nom de madame (pas nécessairement au même nom donc que lors de la réservation) sur laquelle nous n’avons pas de frais, alors que sur les documents il était spécifié « carte de crédit ». On en profite pour acheter une carte SIM sur le stand OMANTEL juste à côte : attention, le forfait que nous avons acheté 12 € ne permettait pas d’appeler sur la data (Whatsa*p, Sk*pe et autres). Il aurait fallu prendre l’option adéquate indiquée « Whatsa*p » : tant pis, surtout qu’on a constaté que le wifi des hôtel n’autorise pas non plus l’appel en data… (Par contre, presque partout, même dans des endroits très reculés, la 4G permet de se connecter à l’internet.)

Le TOYOTA Fortuner 7 places 2.7 boite auto 4x4 que nous récupérons après nous être perdus entre les étages des parkings, n’a que 2 ans mais déjà 83000 km au compteur. Il est en bon état avec pas mal d’options (entre autre radar de recul bien pratique quand il a fallu manœuvrer serré le premier soir dans Muthra complètement embouteillé) et 4 bons pneus. On aura donc de la place pour entasser notre matériel de camping. Pas de temps perdu non plus : à 8:30 nous sommes prêts à quitter l’aéroport. Nous pointons le GPS (Navigator sur Android et carte OSM sur laquelle j’ai ajouté des POI) sur le grand Mall de Bousher. Visite rapide chez Carrefour pour voir s’il y a des cartouches de gaz pour le réchaud Primus mais chou blanc. Nous montons à l’étage où il y a une libraire « Border » pour acheter le célébrissime et indispensable OMAN OFF-ROAD (« OOR » pour les intimes) présenté en tête de gondole. Le format retenu est complètement incompréhensible – plutôt pour exposer sur une étagère que pour un guide de voyage amené à être consulté fréquemment en voiture par le passager – broché, papier glacé, 1,6 kg pour une largeur de 25 cm, certes de très bonne qualité et bien documenté. On achète aussi une carte d’Oman qui se révélera d’une utilité limitée.



En voiture, nous traversons sur l’autre partie de cet immense centre commercial pour voir chez Lulu Hypermarket s’ils ont les cartouches de gaz recherchées. Fiasco encore, mais nous visitons – étonnés par la diversité des produits – cette grande surface où il y a beaucoup plus de monde que chez Carrefour où se sont les « expat » qui s’y approvisionnent. Nous achetons quelques vivres pour nos soirées de camping ainsi que 2 fauteuils de camping en promo (15 € les 2) et 2 nattes (à l’étage) pour renforcer l’isolation sur sols caillouteux, accessoires que nous avons trouvé bien utiles à l’usage. Sur le coup des midis, nous allons à l’hôtel « Muscat Al Murooj Grand Hotel » où nous avons réservé : la chambre – très confortable et grande – est déjà prête. Un repas avec viande de chameau et riz au resto juste à coté puis 2 bonnes heures de sieste.

Nous voila en meilleure forme, rangeons nos sacs et passons 2 heures à la piscine sur le toit de l’hôtel : ça commence pas mal…

A tombée de nuit on repart à la recherche de cartouches de gaz : un ou deux clics sur internet nous orientent vers un petit magasin spécialisé en matériel de camping : « the adventurer », pas de problème, il y a le modèle de cartouche que nous voulons. Il y a un matériel incroyable, des tentes, duvets bien sûr mais aussi des articles dont on n’avait pas idée que cela existait (merci la Chine et ses usines…). On a remarqué (sans acheter!) entre autres gadgets, quelque chose qui ressemble à un mitigeur chromé équipé d’une pompe intégrée pour puiser l’eau dans les grosses bobonnes plastiques !!! On a tout de même cédé aux sirènes de la société de consommation en s’offrant une lampe LED surpuissante sur socle magnétique à positionner sur la carrosserie et se raccordant par pinces sur la batterie de la voiture, qui s’est révélée très utile en camping.

On file après faire un tour à Muthra embouteillée : vraiment beaucoup de monde car c’est vendredi. Balade sur la corniche où pas mal de familles se promènent car il commence relativement à faire moins chaud (30°C tout de même) puis au souk, qui est à ce qu’il nous semble, surtout pour les touristes, sauf peut être dans quelques ruelles éloignés où des échoppes proposent autre chose que de l’encens et des casquettes…



A 9 heures, un bon jus de fruit frais pris en face du port, et au lit car la journée a été longue. On met la clim car le lit est équipé d’une couette épaisse et que sinon, on étouffe de chaleur. Dommage pour le bilan carbone, mais ce sera de même dans tous les hôtels où nous avons dormi. samedi 19 oct. : après un petit déjeuner somptueux en choix et qualité, en route ! Premier arrêt à une pompe à essence pour compléter le réservoir laissé à moitié vide par le précédent utilisateur : un vrai plaisir devant le prix affiché à moins de 0,50 € le litre, sachant que notre 4x4 semble assez gourmand. Bonjour encore le réchauffement de la planète. Stop suivant à Seeb Beach & Fish Market avec des poissons de tailles impressionnantes parfois posés à même le sol.



Ensuite Barka Fort que l’on contourne sans visiter car on se réserve pour le Fort Nakhal un peu plus loin. Sur place manque de bol : « fermé pour travaux » et il semblerait que les travaux soient amenés à durer !



L’heure avançant, nous décidons de monter directement sur Wadi Bani Kharus, après être passés par un « coffee shop » à Al Awabi où nous commandons à emporter pour le soir, un poulet riz - biryany + salade pour environ 7 € pour 2 ! Pas de touriste dans le wadi et la palmeraie où nous marchons à l’ombre pendant 2 heures dans un vert luxuriant. Premiers contacts chaleureux avec des Omanais travaillant leur parcelle de terre sous les dattiers et bananiers et qui nous proposent de venir boire le café chez eux. Nous déclinons car nous ne voulons pas les interrompre, mais le sens de l’hospitalité à Oman n’est pas une légende.



L’Oman Off-Road indique des emplacements où planter sa tente le long de la piste très chaotique qui relie les wadis Tanuf & Awf. C’est une des seules pistes que nous avons empruntées où le 4x4 est indispensable, à cause de la pente marquée et des rigoles au milieu des cailloux, hormis celles en sable meuble où on se plante sans la motricité complète (expérience vécue !). Coin superbe près du col, mais la nuit tombe vite et la température aussi car on est à 1100 m d’altitude. On se dépêche de monter la tente : la lampe achetée à Muscat remplit parfaitement son rôle. Petit apéro avec le Martini que nous avions transvasé avant de partir, dans une bouteille d’eau minérale, pour éviter les désagréments qui pourraient résulter des manipulations parfois peu délicates des sacs lors des chargements dans les avions (expérience vécue! bis). Nous n’arrivons pas à finir le repas du coffee shop tellement c’est copieux et à 7:30 nous sommes déjà dans les duvets.

dimanche 20 oct. : réveil un peu avant 6:00. Petit déjeuner grâce au réchaud Primus parfaitement adapté à sa cartouche ! On plie vite car le soleil arrive et ça cogne déjà fort ! Plongée sur le Wadi Bani Awf par la piste magnifique qui est plus carrossable que celle de la montée de la veille.



En bas on bifurque vers Little Snake Canyon pour une rando d’environ 1:30. Personne encore cette fois. Je me baigne dans une piscine naturelle mais pas madame qui la trouve trop fraîche le matin.



On reprend la piste pour Bait Bimah ( 4x4 indispensable ) où on a réservé en 1/2 pension pour la nuit, nous laissons la voiture et partons à pied pour « Snake Canyon » qu’on va parcourir en descente par le côte Sud. Superbe gorge très encaissée mais on doit s’arrêter au bout d’ 1 à 2 km car il y a un passage quasi vertical de 8 m et complètement lissé par l’eau, impossible à franchir sans corde.



Re-baignade pour moi dans une belle vasque. On retourne au gîte pour reprendre la voiture sur 5 km pour rejoindre l’entrée Nord du canyon et le faire cette fois en remontant. Départ avec de l’eau à la ceinture et superbe rando entre des murailles de roches très resserrées. On arrive à une piscine naturelle où il faut nager, et qui est fermée en amont par une cascade de 3 m. On doit renoncer, mais on a pratiquement parcouru tout le canyon en deux fois. Pour le faire entièrement d’une traite, je suppose qu’il faut partir du Sud mais avec une corde pour tirer un rappel dans les passages délicats, puis se faire remonter par la piste sur les 5 km… Retour à Bait Bimah pour une bonne douche. Au repas du soir, il y a un groupe d’une dizaine de Singapouriennes encadré par un guide français… qui habite les alpes du sud à moins de 30 km de chez nous !!! Salut Cyril !!!

lundi 21 oct. : une bonne nuit, sans se faire bercer, dans la chambre simple mais confortable « Al Hail » – on a pas mal randonné la veille – et départ après un petit déjeuner correct pour visiter l’oasis perchée de Bilat Sayt. Personne encore comme touriste lors de la visite. Nous ne croiserons que 2 voitures en repartant. En route vers l’étape du soir : Al Hamra par une piste magnifique surplombant vallées et oasis. Balade au col en longeant le bord de la falaise. Comme on ne passe pas loin, on fait le détour à la grotte « Al Hoota Cave » qu’on ne visitera finalement pas : le prix du billet est élevé (15 €), le dépliant ne nous convainc pas vraiment et cerise sur le gâteau il faut patienter 2 heures pour la prochaine visite et marcher 1 heure A/R sous un soleil de plomb (36°C affiché par la voiture) car le petit train qui mène à l’entrée est en panne ! On laisse les valises à l’hébergement du soir et rajoutons une demie-heure de voiture pour le village de Misfat Al Abriyyin où nous flânons 1 heure dans les ruelles et dans la palmeraie.



Cette fois, il y a des touristes, par bus entiers… mais ils restent tous concentrés vers le centre du village. Les hôtels et chambres d’hôtes ont placardé des panneaux un peu de partout dans les étroites ruelles et les cohortes d’aventuriers avec large chapeau, tenue saharienne, gros objectif sur le ventre et valise à roulette qui s’y rendent font beaucoup perdre en authenticité. Un tour en 4x4 par la piste raide qui part au dessus de Misfat Al Abriyyin, offre un point de vue panoramique sur la vallée. Retour à « Al Hamra Guest House ». Je profite de la petite piscine, puis resto où je découvre le jus frais d’avocat en terrasse au « Hud Hud restaurant » suivi d’un ragoût de chameau : très bon mais très nourrissant. Il n’y a que quelques rares tables dans ce restaurant, mais c’est une noria de voitures qui viennent chercher les plats commandés en « take away » signalant leur arrivée aux serveurs à coups de klaxon. Retour à la chambre après quelques courses au supermarché (dont une balayette à 1 € qui nous servira à se débarrasser de la poussière des pistes qui s’accumule sur la voiture et qui a tendance à rentrer dans l’habitacle à l’ouverture des portières. Utile aussi pour les pieds pleins de sable sur les plages). C’est l’heure du repos des voyageurs.

mardi 22 oct. : lever à 7:00 et petit déjeuner au « Hud Hud restaurant ». On en profite pour prendre un take away (dire plutôt « to parcel ») pour le soir. Visite de l’ancien Al Hamra : Bait Al Safah en bordure de sa palmeraie montre une architecture impressionnante avec ses maisons abandonnées de 2, 3 voir 4 étages en terre battue, toutes enchevêtrées mais qui malheureusement tombent en ruine. Ça a tout de même de la gueule…



En route maintenant pour la montagne et le Jabal Shams. Nous abandonnons rapidement l’idée de suivre la piste qui monte à An Nakhur par le Wadi Nakhr peu roulante et qui nous prendrait trop de temps à faire en aller-retour. Direction le Jebel Shams et son plateau où nous nous lançons dans la superbe rando "W6:balcony trail Jebel Shams" pour 3 heures de marche environ.



C’est mieux de prévoir en tout début d’après midi ce fabuleux aller et retour accroché à la falaise, surplombant un paysage qui n’a pas grand-chose à envier au Grand Canyon du Colorado (pour être honnête c’est quand même moins large !) car le retour peut alors se faire en partie à l'ombre. Il est temps de trouver maintenant un endroit où planter la tente. Et là, on découvre juste sur le bord du plateau, sur la crête sommitale de la falaise, au dessus du canyon avec toute la vallée et la plaine en contrebas, LE coin où s’installer.



Je suis sûr que les passagers des voitures qui ont ralenti en dessous sur la piste un peu plus tard auraient bien aimé que l’emplacement soit encore libre (point GPS sur la carte)… La tente plantée (c’est une expression car la roche plate du sol ne laissait pénétrer aucune « sardine »), c’est corvée de bois en voiture. Soirée feu de camp tard dans la nuit (au moins jusqu’à 8 heures, mais il fait nuit noire à 6:00) à s’émerveiller du paysage à nos pieds.

mercredi 23 oct. : au petit matin, départ pour la rando "W4: Jebel shams". On monte pendant plus de 2 heures le long du canyon avec de beaux points de vue.



Le cheminement entre les buissons commence à devenir monotone. On s’aperçoit alors en regardant la carte sur le GPS que le dernier tiers de la rando n'est pas très intéressant : la zone militaire qui occupe le sommet n'est pas autorisée et il n’est donc pas possible d’atteindre le sommet, mais seulement une antécime, sans perspective sur les autres vallées. On aurait mieux dû regarder avant et faisons demi tour sans regret.

Arrivés à la voiture, cap sur le Wadi Damm. Rando dans ce superbe canyon aux parois sombres, où de grandes vasques d’eau limpide incitent à la baignade.



Pour continuer la montée du wadi, passage un peu sportif sans prise, où il faut s’aider d’une corde (qui reste en place), dos contre la roche (la technique de franchissement originale est heureusement décrite dans l’OOR, sans quoi nous ne serions certainement pas passés !). Demi tour après être arrivés jusqu’à l’endroit où le wadi s’élargit et l’eau disparaît sous les graviers et de nouveau la baignade en passant.

On trouve une place de camping tranquille dans la vallée parallèle au wadi pour passer la nuit. On finit les restes du take away qui s’est bien conservé dans la glacière garnie de bouteilles en plastiques toujours remplies de glace, préparées à « Al Hamra Guest House ».

.... à suivre ...

Circuit de 4 semaines au Sultanat d'Oman, automne 2019

BMstchaffrey · 2019-11-30

... suite ...

jeudi 24 oct. : départ vers la région de Nizwa par une bonne route asphaltée, avec tout d’abord un arrêt à Al Ayn’s Beehive Tombs situées dans un paysage de fond grandiose. Personne encore.



Puis c’est la visite de 2 heures du très intéressant Jibreen Castle – ancienne demeure royale – mais on n’est plus seul : plusieurs bus sont déjà sur le parking mais la foule relative est supportable car le château est vaste. Plus loin, l’immense Fort de Bahla que l’on visite pendant plus d’une heure en rasant les murs pour rester à l’ombre car il fait très chaud. En début de soirée visite de Bahla Souk et étape du soir au Bahla Hotel apartments. vendredi 25 oct. : Petit déjeuner avalé, on file sans tarder au « Goat Market » (on y a surtout vu des vaches et taureaux soit dit en passant) de Nizwa. Un vrai spectacle mais qui n’a lieux que le vendredi matin. C’est tôt le matin que les affaires se traitent : à 9 heure c’est déjà presque fini. Il y a de multiples groupes de touristes dont certains font preuve de sans-gène manifeste en se mettant un peu de partout, alors que les règles sont claires : les acheteurs sur l’estrade centrale, les maquignons qui crient les enchères tournent avec les bêtes sur la piste autour de l’estrade, les spectateurs – touristes ou non – restent derrière les barrières de protection extérieures.

Un touriste avec gros appareil photo a certainement regretté de ne pas être à la place adéquate lorsqu’il a été mis à terre et piétiné par un veau affolé qu’il n’a pas vu venir derrière lui. Plus de peur que de mal, mais cela aurait pu être beaucoup plus grave quand on voit la fougue de certains taureaux proposés à la vente. Sur l’immense parking, embouteillages de bétaillères, des dromadaires attendent dans des pick-up.

On pointe Tanuf et son wadi sur le GPS. Magnifique rando de plus de 2 heures dans le wadi avec passages dans l’eau à la ceinture. L’eau et l’ombre de la paroi sont agréables avec la chaleur qui augmente. Nous sommes accompagnés par Hakim et Bessem, deux gamins de 15 ans qui vivent à Ad Dhahir, minuscule village à l’entrée de la gorge et qui n’attendaient de nous rien en retour, sinon de tester leur anglais hésitant…

Retour à Nizwa où on laisse nos valises au « Nizwa Residence Hotel Apartement » avec pause café Omanais & dattes puis partons à pied vers le centre historique par les ruelles qui traversent la palmeraie (merci au GPS sans lequel on serait encore en train de tourner en rond au milieu des dattiers). Visite du Fort qui est ouvert jusqu’à 20 heures.

Un tour dans le souk suivi d’un resto sur la place où le matin étaient garées les bétaillères et nous allons retrouver Morphée à l’hôtel…

samedi 26 oct. : départ pour le plateau de Sayq en passant par Birkat Al Mouz et le Falaj Al Khatmain et les ruines : pas de quoi perdre trop de temps. Après avoir passé le poste de police où il nous est signifié de ne faire la montée qu’en mode 4x4 vitesses courtes (les véhicules non 4x4 sont refoulés et doivent stationner sur un parking attenant) on se lance dans la grimpette sur une très belle route asphaltée souvent à 3 voies. C’est raide et long, mais pas de quoi fouetter un chat (drôle d’idée d’ailleurs que de fouetter un chat, surtout quand ça monte). On fait en 2 heures la rando "W18b:Jabal Akhdar 4 villages", tranquille mais sans grand intérêt. Plus intéressant à notre avis la rando au village détruit par les anglais dans les années 70 et abandonné à Wadi Bani Habib.

On rejoint un peu plus bas notre étape du soir : le « Jabal al Akhdar Grand hotel » avec sa grande piscine en forme de guitare (eau un peu fraîche).

dimanche 27 oct. : On quitte l’hôtel pour remonter sur le plateau pour la rando de 4 heures "Wadi Hijri depuis Mheibis" qui se déroule dans un paysage sauvage et superbe, d’abord dans la gorge encaissée du wadi, avec des villages abandonnés puis le retour s’effectue en hauteur à flanc de falaise. La chaleur par moment était éprouvante et on était un peu juste en eau, mais vraiment aucun regret.

On ne croisera qu’un seul promeneur omanais et 4 Bangladais en savates qui portent on ne sait où d’énormes ballots de fourrages. L’étape du soir à Manah « Ma‘mad Guest House » est programmée de façon à pouvoir attaquer tôt la traversée du désert en direction de Salalah car nous venons de décider de descendre au Sud sans étape intermédiaire. lundi 28 oct. : On se fait un café bouilloire / nescafé à la guest house et à 7 heure c’est parti pour la route du Désert. La route « 31 » est une autoroute 2x2 voies séparées très larges, avec lampadaires et radars tout les 3 à 4 km sur plus de la moitié de la distance. Au vu de la multitude de chantiers en cours, la partie qui est encore en 2 larges voies simples sera rapidement entièrement doublée. Limitation à 120 km/h respectée sans problème : d’une par il y a les radars omniprésents mais surtout les voitures de location (en tout cas la notre) ont un système qui se met à « biper » à 113 km/h réels mesurés au GPS, impossible à désactiver.

Arrêt dans le coffee shop d’une station service pour un riz & ragoût. Contrôle symbolique (sans s’arrêter) de l’armée 60 km avant Salalah et le paysage change : il y a de l’herbe (qui commence à brunir avec l’automne) sur les collines le long de la route. On rejoint notre étape du soir à Salalah l’hôtel « OYO 102 Alpha Suites » super bien placé (et pas cher) à 200 m de la grande mosquée et juste à côte des commerces et restos.

A ce sujet, on ne saurait trop recommander le minuscule « Tely » (ou « Tele ») pour ses saveurs (pour choisir son menu, c’est plus simple d’aller en cuisine...), ses prix et la gentillesse du personnel. Demandez un thé au lait et admirez le tour de main du « préparateur de mousse ». Tour dans le souk coloré avant d’aller dormir. mardi 29 oct. : Petit déjeuner très correct pris dans la chambre et en route vers l’Est. Nous traversons une forêt dense peuplée de troupeaux de dromadaires dans les collines d’ Ayn Athum où l’eau jaillit d’une falaise de « travertin » qu’on dirait dessinée par Gaudi.

Descente sur Taqah qu’on traverse et un peu plus loin c’est le Wadi Darbat avec ses eaux bleues mais pas question de s’y baigner car c’est infecté par la bilharziose.

On continue la route du haut pour rendre visite au gouffre de Tawi Ateer Sink Hole et on bifurque en direction de l’océan indien en s’arrêtant à la forêt de Baobabs à mi-pente.

En revenant en direction de Salalah, arrêt à Khor Rori et visite des ruines de Samharam. Le soir, retour du resto par les jardins de la grande mosquée. mercredi 30 oct. : On part vers le Nord pour les Dhofar Mountains. Tout d’abord arrêt à la source Ain Garziz (ain = source) où de nouveau il y a des concrétions étranges laissées par l’eau. Puis c’est la Tombe de Job sur le haut de sa colline et ses dromadaires. On pousse jusqu’au Natural Park of Frankincense Tree où on retrouve des hordes de touristes. Rentrés à Salalah, on visite le Museum of the Frankincense Land : il y a des choses intéressantes… puis avant de retrouver l’hôtel flânerie sur la plage / corniche de Salalah où beaucoup d’Omanais prennent le frais. jeudi 31 oct. : Aujourd’hui, c’est cap à l’ouest. Comme on est voisin, on rend visite à la grande mosquée du Sultan Qaboos. Les gardiens ne sont pas tatillons : pas de short, les dames se couvrent la tête, on laisse ses chaussures à l’entrée et on reste sur le tapis bleu. J’en profite, en sortant de la visite, pour remplir quelques bouteilles d’eau filtrées et glacées à la fontaine réfrigérée d’une des salles d’ ablutions. On se dégourdit les jambes sur la belle plage de Mughsail. Tout à côte se sont les souffleurs de Marneef cave qui émettent des sons étranges agrémentés de volutes de brouillard. Au bout de l’esplanade, une petit baie où 3 tortues marines sont en pèche et remontent à la surface périodiquement.

Puis, par une très bonne mais impressionnante route, direction Shaat et son point de vue vertigineux sur la cote. On prend la piste qui continue sur 10 km de descente au milieu de troupeaux de vaches et de dromadaires vers la sublime « plage oubliée » pour le pique-nique et baignade dans l’océan. On se rince avec l’eau de 2 bouteilles stockées dans le coffre.

Nous y sommes seuls jusqu’au moment de remonter où arrive un couple de touristes téméraires avec leur voiture de ville. Sont-ils aujourd’hui remontés ? On reprend la route et on descend par une piste raide sur Rakhyut avec un berger et sa machette qui faisait du stop. Il ne parle pas un mot d’anglais, mais on comprend vite que quand il dit avec insistance « Joujou, joujou » il est prudent de rouler très lentement car ça devient délicat. Une baignade de plus à la plage de Rakhyut que nous avions pour nous seuls, hormis un pécheur qui traînait sa barque avec son pick-up sur le sable.

Retour à Salalah de nuit, resto, souk, dodo...

...à suivre...

Circuit de 4 semaines au Sultanat d'Oman, automne 2019

BMstchaffrey · 2019-11-30

... suite 2 ... vendredi 1 nov. : Comme la veille nous n’avions pas assez de temps pour visiter la partie ouest sur la frontière avec le Yémen nous avons prolongé le séjour à Salalah. Donc cap au Far West (pourquoi pas ?) et les 2 contrôles de l’armée où nos papiers sont examinés ainsi que la carte assurance de la voiture. On l’avait repérée par hasard dans le porte-lunette en haut du pare-brise, heureusement !!! Tout se passe rapidement, avec le sourire la barrière est ouverte… Descente sur Dalfuk par la route accrochée à la falaise. C’est l’heure d’un casse-croûte, mais comme c’est vendredi, le coffee shop a calé ses horaires sur ceux de la mosquée et on nous montre dans la cuisine qu’il faut encore un bon 1/4 d’heure pour que le biryany soit cuit, sans qu’un mot d’anglais soit échangé !!! Tour sur la plage en attendant, et coup d’œil au gros hélicoptère de fabrication russe qui se fait engloutir petit à petit par le sable. A la fin de la prière, les clients affluent au resto. A la sortie Est de Dalfuk, nous sommes impressionnés par les proportions du Baobab géant.

Sur la route du retour baignade à Fazayat Beach. Dernière nuit à Salalah. samedi 2 nov. : c’est la remontée vers le Nord (et vers la fin du séjour) qui commence. Visite du mausolée Bin Ali's Tomb et son cimetière à l’entrée de Mirbat. Mirbat Castle est gratuit (?) et intéressant.

Beaucoup de vidéos et panneaux explicatifs. On jette un œil au port de pêche avec sa flotte de Dhows à coque plastique.

Coffee shop à Saadha. 3 km plus au nord baignade sur une plage sans vague. L’étape du soir en camping à une dizaine de km au Nord d’Hasik en surplomb de la mer. Quelle vue ! dimanche 3 nov. : journée de route avec beaux paysages.

On fait un détour vers le Pink Lagoon, mais il manque d'eau et n’est pas très spectaculaire. On prend un « parcel » à un coffee shop de la petite ville de Hekal : pas possible de la payer car un omanais avec lequel on venait de discuter avait réglé l’addition pour nous pendant qu’on buvait un thé au lait. Hospitalité Omanaise !!!

On trouve plus loin un super emplacement de camping vers Ras Madrakah, à 50 m de la mer, d’où feu de camp, apéro, dîner du take away et dans le duvet vers 8:00. lundi 4 nov. : Après le petit déjeuner et plongeon de notre plage privée, on continue vers le Nord. Un petit tour à Duqm et ses gigantesques chantiers mais impossible de trouver un chemin d’accès pour Rock Garden car toute la zone est en travaux et nous finissons par jeter l’éponge. Du coup nous prenons la piste en bord de mer et arrivons tôt aux Sugar Dunes où nous montons la tente dans un superbe emplacement avant de faire un tour à pied dans les dunes.



Soirée au coin du feu avec passage de 2 dromadaires sur la plage. mardi 5 nov. : baignade matinale et on remonte vers Al Khaluf en roulant directement sur la plage sur quelques km.

Nous regardons les pêcheurs qui se préparent à Filim et en route pour l’embarcadère de Shannah où nous attend un des vieux ferries qui a 2 places de libres. On glisse le Fortuner entre le bordage et un camion et départ 1/4 d’heure plus tard pour l’île de Masirah car un pick-up prend la dernière place vacante. Dépôt des bagages à l’hôtel Masirah Danat Al Khaleej et tour dans la partie Nord avec un contraste très marqué entre les plages côte ouest sans vague où sont arrimés des flottes de Dhows et celles de l’Est où l’océan est nettement plus agité et où le sable est marqué par le passage de tortues marines, bien que ce ne soit pas la saison de la ponte.

Une folie (relative) au restaurant Yemeni près de l’hôtel pour un repas à moins de 12 € avec une énorme langouste par personne et nuit calme sous la grosse couette avec la clim.

mercredi 6 nov. : ce deuxième et dernier jour sur Masirah est réservé à la partie sud. Sur la côte Ouest, intrigués par une sorte de barrière à 500 m de la route qui n’en finit pas, nous allons voir pour apaiser notre curiosité : il s’agit d’un champ de course pour dromadaires (un peu décati) ! On prend des pistes qui se rapprochent de la mer et on se balade sur des plages de sable d’un blanc éblouissant sans oublier la baignade dans une eau presque trop chaude pour madame... Remontée par la côte Est où, tout au Nord, on longe la base militaire américaine bien protégée par de hauts grillages. jeudi 7 nov. : remontée par la route côtière. On quitte la bonne route asphaltée pour un aperçu des dunes des Wahibas en suivant pendant 5 à 6 km le « path to the dunes ».

Juste à l’entrée du path, un village de pêcheurs sous des tentes : aucune construction en dur hormis l’énorme mosquée encore en construction.

Plus loin au Nord, Al Ashkharah et son port de pêche très animé aux innombrables Dhows.

Un détour par Ras al Jinz Turtle Reserve. Une usine à touristes ! D’abord ce n’est ni la saison, ni l’heure pour les pontes des tortues les prix affichés sont trop cher pour ce que c'est. Cela nous sera confirmé par un couple d’allemands rencontrés 3 jours plus tard qui eux, ont fait la visite. On passe notre chemin et 5 km plus au Nord par une piste caillouteuse, on découvre une magnifique petite crique en sable toute sillonnée de traces de tortues. Et là, personne…

Arrivée en fin d’après midi à Ras al Hadd où nous prenons notre chambre au Ras Al Hadd Waves Hotel, accueillis par un jus de fruit frais, du café omanais et des dattes ! Tour à pied dans la ville, resto et retour par la plage dans l’espoir un peu vain de tomber sur une tortue qui se serait trompée sur son agenda de ponte. Une voiture passe dans le sable au dessus de nous, s’arrête : c’est la police qui nous annonce que c'est interdit la nuit de se promener sur la plage !!! Retour donc à l’hôtel... vendredi 8 nov. : très petite étape aujourd’hui. On marche un peu tout d’abord sur la plage de Ras Al Hadd. En fin de matinée la visite de la ville de Sour est on ne peu plus classique : Al Ayjah Lighthouse, Al Aygah Castle, Al Ayjah Watch Tower, Dhow Factory le chantier naval des boutres « traditionnels » qui nous semble ouvert uniquement pour les touristes (vu de la plage c'est suffisant pour nous),

Bilad Sur Castle, Fort de Sunaysilah. L’étape du soir est réservé au Marsa Al Masafar Hotel Apartment. On ira dîner chez Zaki, qui embouteille toute une rue par les voitures qui attendent leur commande Take Away : c’est touristique, pas vraiment bon marché (sans être l’arnaque), mais goûteux et les Omanais apprécient aussi beaucoup apparemment. samedi 9 nov. : redescente vers le Sud et les whahibas. On se rend au Fort Jalan Bani Buhassan : « en travaux, ne se visite pas ! ». Tant pis, on continue sur Al Hamuda. Le fort en ruine se visite lui sans problème en restant prudent !

La mosquée des dômes est fermée quand on arrive, mais en poussant une porte sur l’arrière on accède à une espèce de cloître voûté de toute beauté, avec les palmiers, le falaj qui le jouxte et qui fait office de salle des ablutions.

En repartant, on visite le « Old Fort Museum » : un guide aux explications hésitantes vous emmène dans une dizaine de salles où règne un joyeux capharnaüm ! A la fin de la visite, le « châtelain » vous reçoit dans la cour centrale pour le café et les dattes. Ça vaut les 2 heures passées à l’ombre.

Remontée jusqu’à Al Mintarib Castle et la palmeraie. Il est maintenant temps de se rendre au rendez-vous pour le départ guidé vers Wahiba Sands Desert wonders camp, notre étape ce soir. Deux gros pick-up nous y attendent : Nasser le patron et Abdoula le chauffeur qui ne parle pas anglais. Nasser nous donne pour consigne, si on se sent de conduire dans les dunes, de suivre Abdoula. Ce dernier met pratiquement à plat nos 4 pneus (à peine 1 bar alors que le gonflage préconisé par Toyota est de 3,2 bar). On roule sans quitter d’une semelle notre guide en essayant de rester pile sur ses traces. C’est sportif (surtout pour le Fortuner), mais ça passe. Le Desert wonders camp est niché dans un creux au plein milieu des dunes. Il peut héberger 140 personnes sous des tentes bédouines : c’est un « petit » camp par rapport aux autres de la région ! Nous aurons avec nous ce soir 2 autres couples que Nasser et Abdoula ont hissé en pick-up tout au sommet d’une dune pour assister au coucher de soleil. C’étaient donc à eux les 2 berlines restées sur le parking du rendez-vous et qui se sont fait conduire au camp par Nasser.

Nous montons nous aussi sur une dune, mais à pied, pour le coucher de soleil. Puis c’est une conversation avec Nasser et les autres touristes en attendant l’heure du dîner-buffet. Nuit au grand calme (certains camps sont semble-t-il plus peuplés et plus bruyants) !!!... à suivre ...

Circuit de 4 semaines au Sultanat d'Oman, automne 2019

BMstchaffrey · 2019-11-30

... suite 3 ... dimanche 10 nov. : balade de nouveau dans les dunes avant le petit déjeuner. On file au wadi bani khalid où déjà le parking est bien chargé. C’est touristique mais le paysage est magnifique.

On commence par une baignade (tee-shirt obligatoire comme indiqué sur les pancartes!) dans le premier bassin où je remonte en nageant vers une petite cascade. Changement de stratégie : on remet les chaussures aquatiques, on abandonne les sacs (c’est aussi ça Oman : la sécurité...) et on remonte 20 minutes le sentier jusqu’à la grotte qui débouche sur la falaise (sans intérêt sans lampe si on n’aime pas ramper ). On redescendra le cours du wadi de vasque en vasque en passant dans des étroitures encaissées, des passages surplombés d’énormes blocs, bref une descente très ludique et sans difficulté (à condition de savoir nager!) sans rencontrer de monde sauf dans un ou deux bassins qui sont au bord du chemin de montée.

Tellement amusant qu’arrivés en bas, nous remontons pour refaire le parcourt. En route pour la mer en traversant le Jebel Khadar par une piste Nord Ouest / Sud Est. Paysages extraordinaires avec wadis encaissés, sommets escarpés, passages vertigineux et oasis blottis au fond de vallées étroites. Nous ferons étape camping en pleine montagne selon une indication de l’OOR.

Nous entendrons en fin de soirée, des grondements lointains qui ressemblaient fort à des coups de tonnerre, mais pas une goutte ne tombe sur la tente... lundi 11 nov. : Une trentaine de km après le départ, la piste est couverte de flaques. Pas de doute, il pleut parfois en Arabie ! Il est encore tôt et nous remontons la route du wadi Tiwi jusqu’à Sayma sans croiser de voiture : c’est mieux car ce n’est parfois pas large. Visite de la palmeraie et du canyon en déclinant l’offre de guides qui attendent au bord de la route.

Redescente en croisant cette fois des touristes arrivant tout juste de Muscat et qui ne sont pas à l’aise avec leur gros SUV de location, mais ça finit par passer. On se gare sous le viaduc de l’autoroute, une croisière de 1 minute 30 secondes et on attaque pour 3 heures la rando/baignade du célèbre wadi bani Shab. Beaucoup de monde sur le chemin, souvent des groupes accompagnés.

Au bout de 3/4 d’heure de marche, on continue en nageant dans une eau chaude et limpide, passant de vasque en vasque qui se déversent les unes dans les autres. C’est parfois un peu glissant sur les petits franchissements, mais les chaussures aquatiques tiennent bien. Plus on avance et moins il y a de monde, mais c’est de plus en plus magique. La dernière piscine (on n’a pas pied) se termine par un immense mur rocheux lisse et vertical. En approchant de la paroi, on découvre une minuscule ouverture à peine plus large et plus haute qu’une tête qui donne sur un couloir d’une dizaine de m, que l’on traverse en se tenant sur un rebord en évitant de se cogner à la roche. On débouche, toujours nageant, dans une vaste grotte où une fenêtre au plafond laisse s’échapper l’eau d’une cascade. C’est vraiment magique mais peu de monde va jusque là et s’arrête à la première vasque, dommage pour eux… A ne rater à aucun prix… Nous avions prévu initialement de camper dans la montagne vers le bas d’une boucle décrite par L’OOR. Au village situé au point culminant de la boucle, on tourne en rond pour trouver la branche qui revient sur la mer et notre emplacement de camping. Le GPS nous ramène chaque fois vers un chaos de blocs rocheux impossible à franchir en 4x4. On demande à une personne qui nous fait comprendre que la seule façon de rejoindre la mer est de reprendre à rebours notre piste de montée : le wadi a embarqué le départ de la piste que l’on pensait suivre. Retour sur nos pas donc. Il commence à se faire tard, nous décidons de rester sur la côte pour la nuit et trouvons un superbe emplacement pour la tente sur la plage de Fins.

C’est le dernier jour de camping, nous finissons les fonds d’apéro, et je mets de l’eau à chauffer pour cuire les pâtes achetées à notre arrivée à Muscat. Comme le vent s’est levé je déplace le réchaud entre des pierres qui forment paravent. Tout affolé par la flamme, un scorpion s’est enfui terrorisé ! Les pâtes étaient néanmoins parfaitement cuites ! mardi 12 nov. : pas de baignade ce matin dans la mer d’Oman mais nous filons à Fins Bimmah Sinkhole, dans son parc particulièrement bien entretenu. Arrivés avant les visiteurs venant de Muscat une fois encore, nous profitons seuls de ce site étrange et profond pour nous baigner dans une eau cristalline et salée.

Des toilettes impeccables à l’entrée du site sont les bienvenues pour se rincer et quand nous sortons les bus affluent sur le parking. Bon timing cette fois encore. Direction la montagne de nouveau. Notre dernière rando / wadi à Oman étant le wadi Arbaeen, nous avions prévu de rejoindre le début de la balade qui part du village de Firq en remontant le cours du wadi tel que décrit dans l’OOR. On passe dessous le pont de l’autoroute côtière pour s’engager dans la large gorge, mais 1 km plus loin à peine, la piste fraîchement raclée traverse le wadi qui n’est pas à sec : le gué est long d’environ 50 à 70 m. J’engage prudemment le 4x4 dans l’eau boueuse mais avant que les roues arrières ne soient à leur tour immergées l’eau commence déjà à mouiller le tapis côté passager.

Marche arrière immédiate : c’est trop profond et ne passera pas. Tiens, n’y avait-il pas un 4x4 Omanais couvert de boue garé sous le pont avec son conducteur qui semblait patienter en attendant la décrue ? Il avait donc bien plu la nuit, plus haut dans le Jebel. Reprogrammation du GPS pour passer par un itinéraire plus au Nord. Visite pour commencer du village, où les habitants rencontrés dans les minuscules ruelles portent des tenues traditionnelles colorées, puis montée du wadi en restant au plus près de l’eau.

C’est assez chaotique entre les blocs de roche et la végétation. Le retour se fera en longeant le falaj qui traverse la palmeraie et qui reste à l’ombre ! Belle balade en définitive sans personne, sauf les 4 SUV qui ont déversés leurs passagers à l’entrée du village et qui ont sans tarder repris le chemin du retour.

On salue au passage les vertes pelouse du Wadi Dayqah Dam et de son lac de retenue mais le centre d’interprétation était déjà fermé à l’heure où nous y étions. Visite et repas à Qurayyat après avoir récupéré les clés de la petite maison « Al Misfah Arabian House » pour nous seul (si on ne compte pas Safra, la jeune dromadaire qui passait le museau par la fenêtre du salon !!!) et vidé la voiture pour refaire les sac en prévision du vol retour.

mercredi 13 nov. : On finit la préparation des sacs et en route vers Yitti et la BandarAl Kairan Hidden Beach que l’on atteint au bout de 30 minutes de marche.

Sable clair, eau chaude sans vague : on en sera quitte pour se rincer à la voiture avec les 2 dernières bouteilles conservées à cet effet. Séquence culture : l’incontournable Musée national d'Oman. Superbe bâtiment récent sur 2 étages qui présente Oman de la préhistoire au règne de l’actuel Sultan Quaboos. Il y a de très beaux objets exposés mais leur mise en valeur est plutôt celle des musées « à l’ancienne ». Le visiteur n’est pas guidé par un fil directeur clair. Des informations supplémentaires par des moyens modernes (vidéos, écrans interactifs…) compéteraient utilement les rares panneaux en place.

Puis flânerie le long du palais royal, de la corniche et près des forts Al Jalali et Al Mirani. On aperçoit en passant l’Opéra royal de Mascate à l’affiche duquel « l’enfant et les sortilèges » de Ravel. On retourne au Muscat Al Murooj Grand Hotel où on essaye de faire l’enregistrement des vols du lendemain sur le site Lufthansa sur lequel on avait pris les billets : « ce vol est assuré par une autre compagnie... », on se logue sur Oman Air « nous n’avons pas d’accès aux réservations d’autres compagnies... ». Super l’organisation. On verra demain. En attendant on décide d’aller rendre visite à Mohammed Al Ameen Mosque qu’on voyait briller de ses couleurs flashies de la terrasse de l’hôtel. Au bout de 10 minutes de marche on est sur l’esplanade : elle en jette aussi de près, mais quand on est sur le point de pénétrer par la grande porte, un gardien nous annonce navré qu’elle est en train de fermer et qu’il faudra revenir.

On va manger notre dernier ragoût de chameau au resto « Al Luban » tout proche et retour à l’hôtel. jeudi 14 nov. : petit déjeuner gargantuesque et délicieux pris, en route pour la Grande Mosquée du Sultan Qaboos Al Ghubrah. Elle attire les foules ! Que de monde ! Mais c’est tôt et on dépasse les groupes qui suivent le fanion de leurs guides affectés par les services de la mosquée, ce qui fait que l’on visite dans de bonnes conditions la grande salle de prière, son lustre en cristal Swarovski et en métal plaqué or (même pas peur) de huit tonnes au dessus du tapis « persan artisanal » le plus grand au monde (dans sa catégorie !!!).

C’est démesuré mais à voir… Il en a fallu des barils de pétrole pour financer ceci.

Retour à l’hôtel où l’on profite jusqu’à midi de la piscine, du spa, de la vue !!! Le contrat de location de la voiture indique explicitement qu’un forfait de 25 OMR soit presque 60 € sera appliqué pour retour d’une voiture sale : c’est vrai que quand on l’a prise en charge elle était rutilante. Séquence Car Wash donc et pour 10 € et plus d’une heure de nettoyage haute pression, de savonnage, d’aspirateur et cire sur les plastiques, on nous la rend impeccable dans le centre de lavage, sur le parking des gigantesques hypermarkets de Bousher.

Plus question maintenant de faire du tout-terrain ! Balade sur la plage de Qurum, tour dans les beaux quartiers, dernière flânerie sur la corniche et dans le souk de Muthra, jus de mangue fraîche en terrasse pour 3 €, la billetterie du fort est fermée mais pas les portes, belle vue des remparts sur les yachts du Sultan et sur les montagnes sur lesquelles est adossée la ville.

Un poisson grillé accompagné de riz byryiani et il est temps de se rapprocher de l’aéroport en faisant un crochet au Lulu de Bousher pour quelques sachets d’épices et un dernier coup d’œil entre autre à la poissonnerie.

vendredi 15 nov. : on décolle de Muscat pour Francfort à 2:35.Arrivée en Europe ... Grève du zèle des contrôleurs de bagages, longue queue de 300 m de passagers qui attendent qu’on fouille systématiquement leur valise de cabine : on doit demander un coupe file car nous sommes toujours loin dans la queue alors que l’embarquement a commencé. Frayeur mais ça passe à 5 minutes près. Arrivée à Lyon avec de la neige : le contraste est saisissant !!! Pour conclure, ce fut vraiment un très beau voyage, sans difficulté aucune. Du velours ! Une excellente destination encore peu connue : nous n’avons rencontré la foule que dans les sites incontournables accessibles à la journée de Muscat. Et c’est varié : même la traversée Nord-Sud sur Salalah a son intérêt par ses portions de paysages plats à perte de vue et les mirages que cela génère. Il faut néanmoins rester conscient qu’il fait très chaud près du tropique – le thermomètre a souvent atteint 35°C, en automne – ce qui peut limiter les activités… Mais d’un autre coté, en plein hiver à ce qu’il ressort de la lecture de comptes-rendus il est plus difficile de nager dans les wadis… A chacun son choix, mais Oman EST le bon choix !!!

Bon voyage.

Circuit de 4 semaines au Sultanat d'Oman, automne 2019

Envallis · 2019-11-30

Waouh, c'est dense !

Vous avez eu le courage de faire le route Nord-Sud qui semble monotone au possible et interminable... Bravo à vous !

Circuit de 4 semaines au Sultanat d'Oman, automne 2019

Muriel18 · 2019-12-01

Bonjour Bernard

Merci pour ce compte-rendu très complet et très pratique. les documents fournis en lien ont l'air d'une mine d'informations 🙂. Je n'ai pas encore tout lu....mais d'ici février, il me reste encore un peu de temps 😉. Muriel

Circuit de 4 semaines au Sultanat d'Oman, automne 2019

BMstchaffrey · 2019-12-01

La route qui descend sur Salalah n'est pas si ennuyeuse que ça. Les paysages traversés sont somme toute assez variés : la plaine bordée de montagnes au nord, le plateau dans la partie centrale qui fascine par son immensité, les zones d'extraction pétrolière avec ses pompes oscillantes, ses bases de vie que l'on voit au loin et les rares tâches vertes d'oasis perdus dans le sable, les montagnes couvertes de pâturage avant l'arrivée... Les haltes aux ravitaillements de carburant ont aussi leur intérêt : rencontres des chauffeurs routiers souvent natifs de la péninsule indienne, coffee shop où vous êtes très bien (mais très simplement) reçus. Tout le long de la route, les chantiers imposants ont leur intérêt, ne serait-ce que pour méditer sur les moyens financiers de ce pays... Il y a bien sûr les 8 à 10 heures à passer au volant, mais la chaussée est large, bien entretenue. Une fois le régulateur de vitesse enclenché, pas de problème, pas de risque de se perdre, c'est tout droit !!!

Nous avions étudié la possibilité de faire ce trajet par voie aérienne, ce qui n'est pas hors de prix mais il faut alors perdre du temps à rendre le véhicule, aux contrôles de police et de nouveau reprendre une autre voiture à l'arrivée, en perdant le bénéfice tarifaire d'une location mensuelle. Nous n'avons pas du tout, même loin de là, regretté notre choix : cette journée sur la route a fait partie intégrante de notre voyage...

Circuit de 4 semaines au Sultanat d'Oman, automne 2019

Creyscampeur · 2019-12-01

Bonjour Bernard, Votre voyage ressemble, en grandes lignes, au notre, en un peu plus long. Nous avons également loué chez Dollar ; grosse différence de prix comparé aux autres loueurs (location au mois)! L'île de Masirah ne nous a pas paru exitante, a la place traversée des Wahiba sands plus incursion de plusieurs jours dans le "quart vide"(Rub el Khali) ; extraordinaire ! !! D'ailleurs on va y retourner un peu plus longtemps. La grande travesé Nord-Sud se fait sans problème et ça permet de garder la voiture pour la durée complète du voyage. Nous l'avons coupé en bivouacan en route + Rub el Khali ......Antoine

Circuit de 4 semaines au Sultanat d'Oman, automne 2019

BMstchaffrey · 2019-12-01

Bonjour Antoine, Nous avons "ressenti" l'île de Masirah comme "reposante", pas de paysage grandiose ni de site incontournable, ni même de rando à pied mais c'est tranquille ... Nous y sommes restés un jour et demi et ça été largement suffisant pour en faire le tour. Par contre, les plages de la côte Ouest sont très belles et offrent de magnifiques opportunités de camping sauvage, ce qui n'était pas l'option que nous avions retenue puisque nous sommes restés les deux nuits à l'hôtel. C'est une étape qui peut être raccourcie ou évitée si le temps est compté. Nous avions envisagé de passer une nuit dans le Rub el Khali profond au Nord de Ubar. Cela aurait rajouté une centaine de km de conduite - avec portions de pistes ensablées - à la traversée. Cette escapade a été oubliée aussi du fait que je n'ai pas réussi à trouver (mal cherché ?) de camp pour une arrivée tardive et que je ne tenais pas à monter la tente à la frontale !!! Il semble que vous ayez fortement apprécié le désert...

Circuit de 4 semaines au Sultanat d'Oman, automne 2019

BMstchaffrey · 2019-12-01

Bonjour Muriel, Content que mon compte-rendu et les docs de voyage puissent intéresser d'autres voyageurs !!! Un périple bien préparé fait gagner du temps sur place...

Circuit de 4 semaines au Sultanat d'Oman, automne 2019

Rouquine38 · 2019-12-01

Bonjour Bernard, Je viens de lire ton retour d'Oman d'une traite, waouh! Quelle chance, quatre semaines 🙂! Je suis justement entrain de préparer les détails de notre séjour, départ dans 3 semaines. Ton carnet va beaucoup me servir car nous allons faire pratiquement le même parcours mais dans le sens contraire et pour deux semaines seulement donc beaucoup plus allégé.

Circuit de 4 semaines au Sultanat d'Oman, automne 2019

LandRider · 2019-12-03

Bonjour,

Un très grand merci pour ce carnet de voyage, ses photos et toutes les informations pratiques. Avez-vous chez Dollar des précisions sur les limites indiquées par la fameuse clause "insurance does NOT cover OFF ROAD usage" ? Sans prévoir de "dune bashing" je suis très friand des petites pistes peu fréquentées...

Merci et bonne réacclimatation

Circuit de 4 semaines au Sultanat d'Oman, automne 2019

BMstchaffrey · 2019-12-03

Bonsoir, Avec Dollar, comme avec TOUS les loueurs officiels de voitures (comme partout ailleurs), vous ne serez pas couvert par l'assurance standard souscrite à la prise du véhicule si vous avez un accident hors des routes (coût du dépannage ?). Mais quel risque d'avoir un accident si vous êtes seuls sur la route, comme la plupart du temps à Oman sur les pistes ou que vous roulez au pas ? Si vous demandez l'autorisation de faire du Off-Road vous ne l'aurez certainement pas de la part des loueurs, mais ils savent pertinemment que si vous réservez un 4x4, ce n'est pas uniquement pour monter sur les trottoirs de la capitale. Cela signifie en gros que vous devez mesurer les risques et maîtriser votre engin. Quant au "dunes bashing" mieux vaut ne pas essayer avec une voiture de location que ne sera pas assez puissante pour ce genre d'exercice. Les pistes que nous avons parcoures lors de notre voyage ne posaient vraiment aucune difficulté dès lors que la vitesse était adaptée. Il convient juste de dégonfler (sérieusement) les pneus dans le sable très meuble...

Bon voyage !!!

Circuit de 4 semaines au Sultanat d'Oman, automne 2019

Loufennec · 2019-12-09

Bonjour, Le Toyota Fortuner de Dolar est-il bien un 4x4, car quand je consulte la fiche descriptive d'un Fortuner je vois que le modèle essence 2,7 l en en 2wd = 2 roues motrices uniquement ??? et que seul le diesel 2,8 l existe en 2 ou 4wd …!!! ??? Cordialement

Circuit de 4 semaines au Sultanat d'Oman, automne 2019

BMstchaffrey · 2019-12-09

Bonsoir, Le Toyota Fortuner de Dollar est bien un "petit" 4x4 7 places, par rapport aux véhicules locaux, et essence comme tous les véhicules là bas (sauf les gros camions semi-remorques peut être qui sont diesels) : d'ailleurs je n'ai jamais vu de gas-oil aux pompes voitures. Cela étant, j'ai roulé pratiquement tout le temps en 4x2, sauf quelques rares passages sur sable meuble... Bon voyage, Cordialement.

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Loufennec · 2019-12-10

Bonjour, Merci de votre retour d'informations . Vous l'aviez réservé directement sur le site de Dollar ou par l'intermédiaire d'un autre site comme Rentalcars ou autres ? Car il semblerait qu'il y ait des différences de prix et de conditions pour ce même véhicule loué chez Dollar, suivant que l'on passe en direct sur leur site ou par un intermédiaire !!! ??? Cordialement

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Envallis · 2019-12-10

Avec Dollar, comme avec TOUS les loueurs officiels de voitures (comme partout ailleurs), vous ne serez pas couvert par l'assurance standard souscrite à la prise du véhicule si vous avez un accident hors des routes (coût du dépannage ?). Mais quel risque d'avoir un accident si vous êtes seuls sur la route, comme la plupart du temps à Oman sur les pistes ou que vous roulez au pas ? Si vous demandez l'autorisation de faire du Off-Road vous ne l'aurez certainement pas de la part des loueurs, mais ils savent pertinemment que si vous réservez un 4x4, ce n'est pas uniquement pour monter sur les trottoirs de la capitale. Cela signifie en gros que vous devez mesurer les risques et maîtriser votre engin. Quant au "dunes bashing" mieux vaut ne pas essayer avec une voiture de location que ne sera pas assez puissante pour ce genre d'exercice. Les pistes que nous avons parcoures lors de notre voyage ne posaient vraiment aucune difficulté dès lors que la vitesse était adaptée. Il convient juste de dégonfler (sérieusement) les pneus dans le sable très meuble...

On est bien mieux couvert par le contrat de location lié à une carte gold ou premier (j'avais interrogé Visa avant de partir à Oman)

Circuit de 4 semaines au Sultanat d'Oman, automne 2019

BMstchaffrey · 2019-12-10

Bonjour, L'article 5 des conditions générales Visa Premier stipule pourtant explicitement : "ARTICLE 5 - EXCLUSIONS RELATIVES A CETTE GARANTIE Outre les exclusions communes mentionnées au chapitre 3, sont également exclus : .... les dommages survenant lors de l’utilisation tout terrain du véhicule loué" .... La même clause restrictive se retrouve sur chacune de mes cartes (Visa premier, Visa Ultim, Mastercard Gold). Attention donc aux petites lignes des contrats et à ne pas prendre pour argent comptant ce que l'on entend ici où là ... Il faut relativiser les risques, mais ne pas s'engager n'importe où et n'importe comment en tout terrain. Si on ne se croit pas au Paris-Dakar et que l'on ne dépasse pas ses capacités, à faible vitesse on s'en tire généralement sans dégât. Par contre, les cartes citées permettent de ne pas prendre certaines extensions d'assurance pour un usage non tout terrain. Puisque j'en suis à parler des cartes bancaires, et comme je l'ai calculé sur mes relevés, la carte Visa Ultim a 2,5% de frais en moins que Mastercard Gold, ce qui n'est pas négligeable. Dommage qu'elle ne fonctionne pas à tout les coups à cause d'un système de vérification plus poussé. Cordialement.

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Loufennec · 2019-12-10

On est bien mieux couvert par le contrat de location lié à une carte gold ou premier (j'avais interrogé Visa avant de partir à Oman)

Bonjour,

Et bien NON, car les 4x4 sont exclus des couvertures de locations avec les CB gold ou premier !!!

Cordialement

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Envallis · 2019-12-10

On est bien mieux couvert par le contrat de location lié à une carte gold ou premier (j'avais interrogé Visa avant de partir à Oman)

Bonjour,

Et bien NON, car les 4x4 sont exclus des couvertures de locations avec les CB gold ou premier !!!

Cordialement

Message lu trop rapidement de ma part - en effet concernant les 4x4

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Rouquine38 · 2019-12-10

Bonjour Bernard, Je reviens un peu sur les cartes bancaires

La même clause restrictive se retrouve sur chacune de mes cartes (Visa premier, Visa Ultim, Mastercard Gold).

Pour en avoir lu de longs débats sur le forum de Namibie où la location d'un 4x4 est pratiquement obligatoire, la carte qui assure les 4x4 est la Visa Infinite pour Visa et la World Elite pour Mastercard.

Puisque j'en suis à parler des cartes bancaires, et comme je l'ai calculé sur mes relevés, la carte Visa Ultim a 2,5% de frais en moins que Mastercard Gold, ce qui n'est pas négligeable. Dommage qu'elle ne fonctionne pas à tout les coups à cause d'un système de vérification plus poussé.

J'ai souscrit dernièrement à une carte Ultim pour justement les frais bancaires moindres mais je n'ai retenu que le système de vérification était plus poussé. Peux tu me dire quelles sont les contraintes à son utilisation. Je voudrais m'en servir pour des retraits ainsi que payer les hôtels à Oman.

Merci d'avance

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BMstchaffrey · 2019-12-10

Bonsoir Isabelle, Bien vu, la Visa Infinite ne stipule pas d'exclusion de garantie pour le off-road (je n'ai pas vérifié pour la World Elite Mastercard). Reste à savoir quel en est le coût... Pour ce que j'ai compris du fonctionnement de la Visa Ultim, comme il s'agit d'une carte de débit (au moins la mienne) il y a vérification systématique du solde du compte, alors qu'avec une carte de crédit ce n'est que la somme garantie par le contrat bancaire qui l'est. D'après ce que l'on a constaté, le temps de vérification était (lors du premier voyage à Oman avec cette carte) beaucoup plus long pour la carte de débit qu'avec nos autres cartes de crédit. Selon les heures et les lieux ça passait ou pas !!! Certains ATM ont accepté la carte, mais pas tous. Çà n'a pas marché, en tout cas dans l'aérogare à l'arrivée (sur aucune borne), alors que pour les mêmes banques en ville c'était bon parfois. Même fonctionnement aléatoire pour les hôtels ou les stations service, mais jamais nulle part on nous a dit que les cartes de débit n'étaient pas acceptées. Du coup, on essayait chaque fois de payer d'abord avec la Visa Ultim, puis avec une autre si l'opération échouait. Bon voyage.

P.S.: en Namibie nous avons roulé 9000 km et des poussières (c'est le cas de le dire) mais je n'ai enclenché le 4x4 que sur les 300 km où nous sommes allé pour voir ce que la bagnole "avait dans le ventre" (mais nous ne sommes pas montés au nord ouest Carte --> https://drive.google.com/open?id=1rCBLgoz0SJ1C60FuWnelZgKUmoEUA4e_&usp=sharing ). Dans un certain sens, j'ai l'impression que le 4x4 nous a été plus utile à Oman...

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Rouquine38 · 2019-12-10

Merci Bernard pour ces précisions, c'est bon à savoir 😉. De toute manière, j'apporterai aussi ma carte de crédit 🙂.

En ce qui concerne la carte Infinite, en effet, elle n'est pas donnée, elle coûte le double de la Premier mais elle est déjà rentabilisée par nos 3 semaines en Namibie 😎 et Oman sera un bonus 😉.

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Levante · 2019-12-31

Bonjour, merci pour votre superbe post plein de renseignement. J'ai lu que le jeudi 7 novembre vous avez fait le "path to the dunes 5 km Wahiba Nord" Est-ce que il est marquer sur la guide OOR ? L'avez vous fait en voiture ? Avez vous dû dégonfler les pneus ? Car j'ai compris que joindre le camp pour la nuit quelques jours après n'était pas si simple. Merci et bonne année

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BMstchaffrey · 2019-12-31

Bonjour Levante, En réalité, nous n'avons pas fait la traversée complète par le "path to the dunes", mais 5 à 10 km en aller-retour en partant du sud, car nous avons prévu de remonter le long de la côte. Cette partie en tout cas ne présente pas de problème : le sable est assez dur et nous n'avons pas dégonflé les pneus, mais en conduisant en "vitesse courte - pleine puissance" sur certains passages. Nous sommes retournés dans le désert des Wahibas 3 jours plus tard où nous avons aussi testé sur quelques km le tronçon nord où le sable est beaucoup plus mou et nous avons dégonflé de 3,2 bar (pression route) à 1 bar (15 PSI). Le principal problème est que la puissance des voitures de location est limitée et qu'il faut parfois rester en vitesse courte... Je ne sais plus si le trajet est indiqué sur L'OOR (nous l'avons revendu à notre retour !), mais il vaut mieux avoir la trace bien marquée sur le GPS car le départ au sud est difficile à trouver au milieu du camp de pêcheurs... Vous trouverez la méthode pour charger les fichiers .mca dans mes documents OMAN 2019 en pièces jointes docs.google.com/...LR0/edit?usp=sharing : onglet "routes & navigation" / tableau "préparation des cartes GPS" / "liens vers mes fichiers cartes " . La trace 4x4 pour le "path to the dunes" est assez précise pour la navigation (sans vent qui efface les passages de roues !)... Si vous avez des difficultés pour récupérer les traces, dites le moi. Bonne année & bons voyages !!!

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Levante · 2019-12-31

Merci bien, j'ai réussi à voir les maps. Très, très utiles. Je profite encore de votre gentilesse car je ne suis pas trop "technologique" 😉 Vous avez écrit que presque partout ont peut profiter de reseau 4G pour se connecter en internet, mais pas utiliser What**up et Sk**pe. Que'st-ce que ça signifie ? Que je peux utiliser le wifi de l'hotel pour surfer en internet et envoyer des emails ? Encore merci pour votre aide et patience.

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Levante · 2019-12-31

J'ajoute une deuxième question: en regardant les maps j'ai vu que, en venant de Mahat arrivés au nord de Salalah, vous avez pris la route 31 (plus directe) et pas la 43 comme prévu dans le projet d'itineraire. Donc vous n'avez pas vu Ubar et passé la nuit dans le desert Empty Quarter. Pourquoi cette décision ? Merci bien

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BMstchaffrey · 2020-02-15

Bonsoir Levante, Désolé de ne répondre répondre que maintenant, je n'étais pas revenu sur le site depuis une éternité ! Les cartes SIM ne sont pas chères à Oman et le réseau est vraiment très bon, même dans des zones peu peuplées. Mais pour utiliser What**app et Sk**pe il faut faire attention de prendre un forfait où il est indiqué "Special What**app" sinon les opérateurs bloquent les communications VOIP. Nous l'avons appris trop tard. Les communications VOIP ne passent pas non plus sur le wifi des hôtels. Donc bien choisir le bon forfait !!!

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BMstchaffrey · 2020-02-15

Bonsoir Levante, Réponse tardive, désolé ! Nous ne sommes pas allés vers Ubar car d'une part cela rallongeait la journée de conduite, d'autre part je n'avais pas la certitude de trouver un camp pour passer la nuit (ceux que j'avais trouvé n'étaient pas joignables par mail) et que d'autre part nous avions en cours de voyage décidé de passer une nuit dans les Wahibas.

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Levante · 2020-02-16

Merci bien pour vos réponses.

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