Cette histoire remonte à loin. En 1974 déjà à Compiègne le transport en bus est devenu gratuit. En tant qu'étudiant fauché j'ai apprécié.
Une mise au point. Rien n'est gratuit. Tout ce qui est gratuit est payé par le contribuable.
Plein de services sont gratuits aujourd'hui en ville :
- l'usage du trottoir
- l'usage de la route
- l'éclairage des espaces publiques
- le nettoyage des espaces publiques
- l'enlèvement des ordures
- l'évacuation des eaux usées
- les squares et autres jardins publics
- les musées nationaux le dimanche
...
En Ile de France si je ne me trompe pas le ticket est payé à 75 % par les impôts tous transports confondus. On n'est pas loin de la gratuité. En tout cas c'est déjà très peu cher relativement à ce que ça coute.
Alors oui on peut se dire que :
- si on en est à 75 % c'est quasi gratuit donc autant passer à 100 %.
- le transport est un service comme les autres qui doit-être rendu par une ville.
Mais il faut bien mesurer les conséquences. Il se peut que le solde "économie (billetterie+anti-fraude) - nouvelle dépense de fonctionnement" soit négatif donc deux solutions :
- augmenter les impôts des résidents mais aussi la taxe de séjour des touristes
- renoncer à d'autres dépenses
On ne peut pas se dispenser d'une réflexion globale avant d'en arriver là. Que peut-on faire pour améliorer les déplacements ?
Je proposerai comme sous-solution
d'abord de construire un RER vélo + un quadrillage dense de routes réservées aux vélos comme proposé par les associations de vélo par exemple
à Paris
https://rerv.fr/
à Bordeaux
http://velo-cite.org/2019/10/04/cartes/Ceci désaturerait les transports en commun et aussi le réseau routier.
Ensuite la gratuité des transports en commun.
Pourquoi dans cet ordre ? Pour diminuer le surplus de voyages en transport en commun dû à la gratuité et donc son financement.