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Et après tout cela...
Discussion started by Tutu76 on 2020-03-20
27 replies
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Et après tout cela...
Tutu76 · 2020-03-20
aujourd'hui j'ai envie de penser à l'après pandémie
et bien sur j'aurai certainement besoin de voir du monde beaucoup de monde
alors j'ai besoin de vous car je voudrais savoir quel lieu au cours de vos voyages vous à impressionnez le plus par la quantité de personne concentré dans un même lieu, extérieur évidemment . ne croyais pas que je sois insensible à ce qui se passe mais juste nous changer les idées
Et après tout cela...
Hannahannah · 2020-03-20
Bonjour ,
Je suis carrément agarophobe , mais j’aime la liberté de voyager dans les endroits les moins peuplés , me balader dans les bois et les chemins , en montagne , au désert ....
Peut être pourriez vous envisager l’Inde. 😎
Moi je fantasme sur tous les chemins que je pourrais parcourir à la fin de la pandémie .
Et après tout cela...
Mick013 · 2020-03-20
bonsoir,
pas besoin d'aller bien loin : vous avez le service des étrangers dans les préfectures des grandes villes , les files d'attente devant les attractions à Disney , mon bureau de poste à Marseille , ou , plus attrayant , Sarlat

Et après tout cela...
Hannahannah · 2020-03-20
Sarlat l’été , mais pas en Novembre lorsqu’on peut enfin profiter tranquillement du marché .
Et après tout cela...
Atila · 2020-03-20
La file d'attente d'une remontée mécanique aux sports d'hiver (mois de février pendant les vacances scolaires)
L'île de Java durant les fêtes d'Idul Fitri
L'Inde
Venise
Plitvice...
Et après tout cela...
Hannahannah · 2020-03-20
Plivitch je confirme +++++++ une horreur lorsqu’on aime les parcs nationaux ou régionaux , bref la nature .
Je n’oublierais jamais les pires Bidochons français que j’ai jamais vu en voyage .
Et après tout cela...
Cambrousse · 2020-03-20
Djemaa el fna
Le prochain carnaval de Venise
Un certain pont a Dubrovnik
Une soirée/journée devrait suffire pour faire la moyenne de fréquentation de ses semblables après 30-40-60 jours de confinement.
Et après tout cela...
Djalma · 2020-03-21
Tu vas faire un tour à la prochaine Kumbha Mela d'Allahabad en Inde..
La prochaine Kumbh Mela se tiendra à Haridwar dans l'État de l'Uttarakhand fin 2021, début 2022. Des dizaines de milliers de pèlerins sont attendus durant les mois de festivité. La dernière ( à Allahabad) a eu lieu en 2013 et a accueilli plus de 100 millions de personnes. Heureusement qu'il n'y avait pas le corona virus!
Et après tout cela...
Hannahannah · 2020-03-21
Tu vas faire le pèlerinage de la Mecque , foule garantie .
2 million 5 de pèlerins en 2019 .
Et après tout cela...
Djalma · 2020-03-21
Tu vas faire le pèlerinage de la Mecque, foule garantie.
Pas sûr qu'il soit accepté...
Il y a longtemps de cela j'ai essayé de m'y rendre mais en vain...En Inde aucun problème.
Et après tout cela...
Hannahannah · 2020-03-21
Il suffit qu’il se convertisse 😉
Et après tout cela...
Djalma · 2020-03-21
C'est une solution plus rapide que l'obtention du visa😉Qu'il faudra tout de même demander ensuite
Et après tout cela...
Hannahannah · 2020-03-21
Après tout cela , vas savoir ce qui vas se passer ...
Ici pas un seul gendarme de visible , ils doivent être partis à la Mecque peut être .
Et après tout cela...
Lucbertrand · 2020-03-21
Je viens de lire ce petit texte tiré des événements que nous vivons, il interroge et interpelle:
Arièle Butaux
17 mars, 19:59
Je vous écris d’une ville coupée du monde. Nous vivons ici dans une parfaite solitude qui n’est pas le vide. Nous prêtons chaque jour un peu moins attention à ce que nous ne pouvons plus faire car Venise, en ces jours singuliers, nous ramène à l’essentiel. La nature a repris le dessus. L’eau des canaux est redevenue claire et poissonneuse. Des milliers d’oiseaux se sont installés en ville et le ciel, limpide, n’est plus éraflé par le passage des avions. Dans les rues, à l’heure de la spesa, les vénitiens sont de nouveau chez eux, entre eux. Ils observent les distances, se parlent de loin mais il semble que se ressoude ces jours-ci une communauté bienveillante que l’on avait crue à jamais diluée dans le vacarme des déferlements touristiques. Le tourisme, beaucoup l’ont voulu, ont cru en vivre, ont tout misé sur lui jusqu’à ce que la manne se retourne contre eux, leur échappe pour passer entre des mains plus cupides et plus grandes, faisant de leur paradis un enfer.
Venise, en ces jours singuliers, m’apparaît comme une métaphore de notre monde. Nous étions embarqués dans un train furieux que nous ne pouvions plus arrêter alors que nous étions si nombreux à crever de ne pouvoir en descendre! A vouloir autre chose que toutes les merveilles qu’elle avait déjà à leur offrir, les hommes étaient en train de détruire Venise. A confondre l’essentiel et le futile, à ne plus savoir regarder la beauté du monde, l’humanité était en train de courir à sa perte. Je fais le pari que, lorsque nous pourrons de nouveau sortir de nos maisons, aucun vénitien ne souhaitera retrouver la Venise d’avant. Et j’espère de tout mon coeur que, lorsque le danger sera passé, nous serons nombreux sur cette Terre à refuser de réduire nos existences à des fuites en avant. Nous sommes ce soir des millions à ignorer quand nous retrouverons notre liberté de mouvement. Soyons des millions à prendre la liberté de rêver un autre monde. Nous avons devant nous des semaines, peut-être des mois pour réfléchir à ce qui compte vraiment, à ce qui nous rend heureux.
La nuit tombe sur la Sérénissime. Le silence est absolu. Cela suffit pour l’instant à mon bonheur. Andrà tutto bene.
Arièle Butaux
Venise, 17 mars 2020, 9ème jour de confinement
Et après tout cela...
Daisyone · 2020-03-21
Très beau , merci. Ça fait du bien.
Et après tout cela...
Elhine · 2020-03-21
Merci !
Pouvons-nous partager ce beau texte sur les réseaux sociaux ?
(Je suppose que oui, puisqu'il nous invite à "être des millions à prendre la liberté de rêver un autre monde" 😉)
Et après tout cela...
Lucbertrand · 2020-03-21
Bonsoir Murielle je pense que oui la personne qui l'a mis sur le net appréciera d'être lue largement.
Luc
Et après tout cela...
Mariecurry · 2020-03-21
alors j'ai besoin de vous car je voudrais savoir quel lieu au cours de vos voyages vous à impressionnez le plus par la quantité de personne concentré dans un même lieu, extérieur évidemment. ne croyais pas que je sois insensible à ce qui se passe mais juste nous changer les idées
La Chine tout d'abord. Que de monde ! Impressionnant.
Puis l'Inde. Presqu'aussi peuplée et bruyante que la Chine. Avec les couleurs chatoyantes en prime.
Et bien sûr les grands événements internationaux comme le marathon de Berlin en septembre 2018 : 42 000 coureurs venus du monde entier acclamés par près d'un million de spectateurs massés le long du parcours. Soleil éclatant, joie et bonne humeur dans toute la ville, record du monde explosé dans les odeurs de saucisses. Une grande et mémorable journée !
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Et après tout cela...
Obeoandpai · 2020-03-21
Bonjour Luc
Magnifique texte ( partagé sur FB) sur cette ville que j'aime particulièrement
mais aussi désolant car il semblerait qu'a une certaine époque
les "lanceurs d'alertes" comme on dit maintenant
passaient pour de doux rêveurs
Extrait de l'album Concerto d'Italie / Herbert Pagani 1971
https://youtu.be/-ZezNFxB1iY
Prenez soin de vous
Cordialement de Thaïlande
Et après tout cela...
Lucbertrand · 2020-03-22
Bonjour Obeo oui sur FB, c'est mon épouse qui me l'a fait passer ce magnifique article sur Venise en période de coronavirus.
Une autre source de réflexion concernant ce que nous vivons et le fait que ce n'est pas une première.
Voilà ce que m'a envoyé ce matin une amie en communication régulière avec un très vieil écrivain slovène qui se trouve à Trieste; à chacun d'y lire et d'en penser ce qu'il veut:
Confiné à Trieste pour cause de Coronavirus, l’écrivain slovène Boris Pahor sera bientôt âgé de 107 ans. Aujourd’hui aveugle, il ne peut plus « s’incliner chaque matin devant la beauté du monde » depuis sa maison qui surplombe la mer Adriatique. Rescapé des camps de la mort dont le Struthof, il est également celui qui a survécu et dit « trois fois non » aux totalitarismes du vingtième siècle que toute sa vie et son œuvre ne cesseront de questionner. Mais il est peut-être également l’un des derniers survivants de l’épidémie de grippe espagnole. Il se remémore cette pandémie qui causa 3 à 4 millions de morts dans les années 1917.18 et 19 dans une Europe exténuée par quatre années de guerre et de privations. (ainsi que 50 à 100 millions dans le reste du monde).
« Trieste faisait alors partie de l’empire austro-hongrois. Avant la guerre, mon père vendait du beurre, du miel et du fromage blanc sur le marché de Ponterosso, avec son étal roulant exposé à tous les vents. Les jours de bora, il se protégeait avec un journal qu’il glissait sous sa veste. Mais au moment de l’épidémie, il n’était pas à la maison, mobilisé dans l’armée autrichienne, comme photographe de guerre. Je n’étais alors âgé que de cinq ans et cette épidémie fut un désastre car nous étions seuls, ma mère, mes deux jeunes sœurs et moi. Mimitza avait trois ans, Evelyna deux ans. Tous atteints, avec quarante de fièvre, transpirant de sueur. Impossible de quitter le lit, d’être secourus. Nous vivions alors 28, Via Commerciale dans une sorte de cave. Une pièce unique en sous-sol où mon père avait tendu un fil de fer. Maman y avait accroché une toile en guise de séparation, d’un côté la chambre, de l’autre la cuisine. Je me rappelle qu’il y avait dehors un peu d’herbe, quelques arbres, je jouais là avec ma jeune sœur, Mimitza. Elle était toute petite. Mimitza est un dimunitif, cela veut dire Marie.
Mon grand-père, le père de mon père, ne pouvait nous venir en aide. Avec ma grand-mère et mon cousin Cyril qui devait se suicider quelques années plus tard, il habitait dans une mansarde sous les toits, près du canal Grande, cette langue de mer qui pénètre au coeur de la ville thérésienne, là où mouillent les vieux bateaux à fond plat. Ils attendent le printemps pour sortir, quand la marée basse laisse un passage assez large sous le Ponterosso. Tout près, sur ce marché du Ponterosso, les Slovènes descendaient du plateau karstique pour vendre les produits de leur ferme. C’est l’une d’elles qui est venue nous porter secours. Qui l’a alertée, je ne sais pas, mon grand-père sans doute car il ne pouvait se déplacer. Je me souviens qu’elle nous a préparé du thé. De cela je m’en rappelle bien car nous mourrions tous de soif à cause de la fièvre. Finalement nous avons guéri. Sauf ma petite sœur, Mimitza. Elle était délicate, comme le sont aujourd’hui ceux qui décèdent du COVID19, les personnes âgées, les malades. Elle n’a pas survécu mais aujourd’hui, je pense qu’on l’aurait sauvée. Je me rappelle la douleur de mon père, je me rappelle que tous les jours il fleurissait sa tombe.
Et pour nous pas de répit. Peu de temps après, ce fut une autre catastrophe, l’incendie de la maison de culture slovène par les chemises noires et le début du fascisme avec l’interdiction de parler notre langue, l’obligation d’italianiser nos patronymes, « les Slovènes, des poux à écraser ! » écrira le frère de Mussolini dans le journal Populi Roma…
C’était en 1920, il y a cent ans de cela. Une autre contamination, une peste brune commençait à envahir l’Europe. Et combien y en eut-il ensuite, des milliers et des millions de poux que l’on s’est acharné à écraser ?
Je veux espérer que le mal d’aujourd’hui sera différent d’alors, que l’épidémie se trouvera rapidement enrayée. Les peuples n’ont-ils pas assez souffert ? Je souhaite de tout cœur que toutes ces souffrances viennent un jour à nous enseigner la sagesse».
Propos recueillis par Anne-Marie Mansuy
Et après tout cela...
Mick013 · 2020-03-22
Sarlat l’été , mais pas en Novembre lorsqu’on peut enfin profiter tranquillement du marché .
la photo est d'Avril , hors vacances scolaires
Et après tout cela...
Hmh · 2020-03-23
Bonsoir Murielle je pense que oui la personne qui l'a mis sur le net appréciera d'être lue largement.
Luc
Bonjour,
Arièle Butaux
Née en 1964, Arièle Butaux, productrice à France Musique, est aussi pianiste et altiste.
Prix d’Histoire de la musique au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, elle produit et anime depuis 2000 « Un mardi idéal ». Après une biographie romancée de la cantatrice Pauline Viardot (La Vestale – rééd. Archipoche, 2009), elle a publié aux éditions de l’Archipel Les Fleurs de l’âge (2003), La Samouraï (2004, prix Lire Élire), Connard ! (2005, Archipoche 2006, plus de 20 000 ex. vendus), Connard 2 (Archipoche 2007), Violon amer (2010) et Démons de midi (2013).
Elle vit entre Paris et Venise.
https://www.editionsarchipel.com/auteur/ariele-butaux/
Et après tout cela...
Ticapi · 2020-03-24
Pas besoin d'aller loin...
Pour nous, Carcassonne, le Mont St Michel et certaines pièces du musée du Vatican (chambres de Raphaël).
Et après tout cela...
Mick013 · 2020-03-24
Quelques bains de foule
Venise

Prague

Cracovie

Salzburg

Vienne

Et après tout cela...
Cambrousse · 2020-03-24
Pas besoin d'aller loin...
Pour nous, Carcassonne, le Mont St Michel et certaines pièces du musée du Vatican (chambres de Raphaël).
Ne pas oublier la Sixtine, avant... 😉
Et après tout cela...
Ticapi · 2020-03-24
Pas besoin d'aller loin...
Pour nous, Carcassonne, le Mont St Michel et certaines pièces du musée du Vatican (chambres de Raphaël).
Ne pas oublier la Sixtine, avant... 😉
Pas pour nous, nous étions exactement 12 personnes à l’intérieur de la chapelle lors de notre visite.😛
Je dois avouer, nous avons un tout petit peu triché...
Réservation des billets du musée pour la première heure, avec une arrivée de 15 minutes à l’avance (entrée officielle du musée), ils nous ont laissé rentrer et nous avons commencé par la fin, donc par la chapelle Sixtine.
Et après tout cela...
Cambrousse · 2020-03-24
La chance..
Nous y etions allées un matin tot, un jour d'août. Mauvais choix de mois sûrement. On était a touche touche. Obligées de bouger en masse, comme un banc de sardines. Le micro qui nous faisait "chuuuttttt" toutes les trois minutes...
Plus drôle que méchant mais pour l emotion esthétique c etait pas ça.
😉
Et après tout cela...
Ticapi · 2020-03-24
Oui, certainement la chance, nous étions aussi au mois d’août.