English translation pending — showing the original.


Entre temps, Marie Laure, Cécile avec Laurent et mon frère Thierry sont arrivés à la gare pour assister à mon départ. On discute, on prend des photos pour immortaliser ce moment et Marie Laure me conduit à mon lieu de rendez-vous.
Carole arrive à 14 h 10. Elle a déjà 2 autres passagers. Nous en déposons 1 à Lyon et en reprenons 2 autres. Nous finissons le trajet Lyon Toulon à 5 dans la petite C3. Moi je suis devant donc pas trop serré. Carole ne met pas la clim, car ça la rend malade. Nous roulons donc fenêtres ouvertes ce qui génère du bruit qui rends toutes conversations difficile. De plus, l’aire finit par me donner mal à la gorge. Enfin pour couronner le tout, je ne me sens pas trop en sécurité, car Carole tout en conduisant utilise assez souvent son smartphone.
A 21 h 30 j’arrive enfin à La Seyne-sur-Mer. Je préviens Nicole. C’est sa belle fille qui vient me chercher au bout de quelques minutes. Lorsque j’arrive, tout le monde est à table. Le temps de me débarrasser de mon sac et je rejoins la tablée. Nicole m’a attribué un petit cabanon à l’arrière de la maison. La propriété est en bordure de l’autoroute donc assez bruyante. Je mets mes bouchons d’oreilles et me couche vers 22 h 30 après avoir pris une douche.
Après Juan me donne des conseils pour mon voyage et des endroits à ne pas manquer lors de mon périple. Dans l’ensemble, ce qu’il me dit se recoupe avec ce que j’ai prévu sauf pour la province des Missiones ou il m’a donné des informations sur des sites que je n’avais pas recensés. Juan passera la journée de lundi avec moi. J’espère récupérer de nouvelles informations utiles.
L’après-midi a débuté par une bonne sieste et une séance de sieste. Je n’ai pas voulu aller me baigner à cause du mal de gorge que j’ai pris hier dans la voiture.
Après le repas tout le monde va faire la sieste sauf Mariana, sa cousine Marceline et moi. Nous passons l’après-midi à discuter. J’apprends que Mariana est originaire de la Casamance, que ça fait 11 ans qu’elle est en France, qu’elle habite Aix-en-Provence, qu’elle est serveuse au restaurant Ibis. Elle me propose d’aller au Sénégal dans sa famille à mon retour d’Argentine. Sur ce je lui réponds qu’il ne faut pas me faire de telle proposition, car je suis capable d’y aller, mais elle est sérieuse et me donne sont numéro de téléphone et me dit qu’ils y retourneront en février prochain et que je peux y aller si je suis revenu d’Amérique du Sud. Je verrais bien ou j’en serrai à ce moment-là.
De mon côté j’explique que je viens du Jura et voyant qu’ils ne connaissent pas cette région, à mon tour je lui laisse mes coordonnées et l’invite avec sa famille à venir passer quelques jours en vacance.
Au bout d’un moment, les convives reviennent un à un de leurs siestes. Tout le monde se retrouve à la piscine. J’hésite un long moment à me tremper vu ma gorge enflammée, mais je finis par céder devant l’insistance des baigneurs.
Nous finissons la journée par le dîner. Marceline me propose une infusion de gingembre pour me faire passer ma toux. J.accepte. Je verrais bien si c’est aussi efficace qu’elle le prétend. Au bout de quelques gorgés, je n’ai plus mal, je verrai si c’est définitif ou passager.


mercredi 23 août 2017 (J7)
Ce matin, je suis debout à 6 h 30. j’ai encore quelques manipulations de fichiers à sauvegarder. Je déjeune vers 8 h, comme prévu Juan arrive à 8 h 30, il prend un café puis nous chargeons la voiture de Nicole. Après les hors voir, nous partons pour l’embarcadère au port de Fos-sur-Mer. Il est 9 h 45. Nous arrivons devant le bateau vers 11 h 45 après nous être présentés au poste de contrôle. Je monte enfin sur le pont chargé de mon sac à dos par un haut escalier suivi de Juan avec une valise. On me fait noter mon identité sur un registre puis je vais au bureau pour prendre les consignes et expliquer que j’ai d’autres bagages. Ici, l’anglais est la langue d’usage. Je suis un peu perdu. Le capitaine me demande ce qu’il y a dans ces sacs, Juan et moi lui expliquons tant bien que mal que ce sont des vêtements pour les enfants de l’Acatama et que je dois les descendre a Buenos Aires tandis que je dois continuer jusqu’à Montevideo. Le capitaine me dit que ce n’est pas possible. Je dois décharger mes sacs à Montevideo, la douane argentine ne me laissera pas faire. Voilà un imprévu de taille. On me demande mon passeport et mon certificat de vaccination puis je dois remplir un formulaire pour déclarer mes objets de valeur avec leurs prix. Heureusement que j’avais chargé mes factures sur ma tablette. Comme il est déjà 12 h 10 et que le repas est à 12 h 15 dernier délai, je retourne vite dehors pour dire hors revoir à Juan. Nous nous embrassons puis il repart. Moi je remonte à bord et me rends à la salle de restaurant. Je suis seul à table, peu de temps après vient le capitaine. Il est jeune, je le lui dis, il me répond qu’il a 34 ans. Il mange à toute vitesse et a fini alors que j’en suis qu’à la moitié de mon plat principal. Il y a une soupe d’oignon, une viande en sauce avec du riz et des légumes puis un fruit.
Après ce repas, je redescends sur le quai pour prendre une photo du cargo,
mais je me fais houspiller par les ouvriers qui chargent et déchargent le bateau. Il faut dire que c’est dangereux, avec le vas-et-viens continuelle des ponts et des transbordeurs de conteneur. Je remonte donc dans ma cabine et la p
rends en photo. Puis je fais une sieste. Après je regarde de ma cabine le chargement et le déchargement du bateau. Ça n’arrête pas de l’après-midi.
Les horaires des repas sont définis comme suit : petit-déjeuner entre 7 h 30 et 8 h 30, déjeuner de 11 h 30 à 12 h 15 et dîner de 17 h 30 à 18 h 30. On se croirait à l’hôpital. Je descends donc vers 18 h pour dîner. Mais on me demande d’aller prendre les consignes de sécurité. Un employé me conduit auprès de la personne chargée de la sécurité à bord. Celui-ci nous donne la marche à suivre en cas d’incendie et celle au cas ou le navire viendrait à couler. Tout cela bien sûr en anglais ! j’espère que cela n’arrivera pas, car si j’ai à peu près compris les grandes lignes et encore, c’est bien tout. A cette occasion, je rencontre les 2 autres passagers. Ils sont suisses, de la région de Zurich. L’un parle un peu français, il fait du commerce d’outillage industriel, l’autre doit être graphiste et travail dans les films d’animation.
Le repas terminé, je rentre dans ma cabine et attends le départ. Vers 20 h 20 le bateau commence à avancer. Ça y est, nous partons, mais, c’est un faux départ au bout de quelques minutes, il s’arrête. Il démarrera définitivement à 22 h 20. Je regarde un moment la manœuvre puis je me couche.
: au moins 6 ponts transbordeurs s’activent le long du quai, il y a au minimum 14 ponts destinés à la mise en dépôt et à la reprise des conteneurs. Chacun d’eux enjambe 9 conteneurs en largeur et 5 en hauteur. Il m’est impossible de savoir combien il y en a sur la longueur de la zone de stockage d’un pont. Le chargement a commencé vers 11 h, il va durer jusqu’à notre départ.
Le port est loin de la ville de Barcelone les 2 autres passagers et moi, décidons de rester à bord. Personnellement, j’y étais déjà allé l’an dernier. Je passe une partie de mon temps à découvrir la zone de vie de ce cargo. Je trouve la salle de jeux. Elle dispose d’une table de ping-pong, d’un baby-foot et d’une cible de fléchettes. Dans la salle d’accoté, c’est la piscine elle n’est pas très grande, mais profonde, par contre elle est vide et un écriteau en anglais précise qu’il ne faut pas sauter quand elle est vide. Ça va sous le sens, mais je suis sur un bateau battant pavillon allemand : on ne rigole pas avec la sécurité. Au même endroit se trouve le sauna, lui aussi inactif. A un autre étage, je découvre le bar et la bibliothèque.Bien que me doutant de la réponse, par acquit de conscience, je me renseigne pour savoir s’il y a des livres en français, hé non, il n’y en a pas. Seulement des livres en anglais et en allemand. Il est bien loin le temps où le français était la langue de référence.
Je me suis aussi risqué sur les coursives extérieures tout en restant sur la zone d’habitation, le reste du pont étant interdit pendant les opérations de chargement déchargement. Je fais des photos, je monte jusqu’au sommet vers les cheminées, je passe d’un bord à l’autre, d’un étage à l’autre. Au bout d’un moment, je décide de retourner à ma cabine. Je retourne à la porte qui donne sur mon étage, mais elle est close. Je me suis trompé. Du coup je ne sais plus ou est la bonne porte il n’y a pas de repères d’étage à l’extérieur. Les Allemands ont pour une fois manqué de rigueur. Je sais, tout de mème, de quel coté du navire elle est. Je change d’étage, essai à nouveau, je tombe à chaque fois sur des portes closes. Pas de panique, je décide de descendre jusqu’au premier pont et entrer par l’accès pris hier en arrivant. Je descends donc. À un moment l’escalier est fermé. Mon plan ne fonctionne pas. Je remonte donc et à chaque étage je vérifie toutes les portes de sorte qu’à un moment je finirai bien par trouver non pas la sortie, mais l’entrée. C’est effectivement ce qui se produit. J’arrive exactement là ou j’étais sorti.
Tout cela ne m’occupe pas la journée. Je m’attelle donc à l’écriture de mes mémoires pour Maya. J’avais commencé il y a quelques années, mais il me reste à écrire sur Vincent. Je n’avais pas pu le faire alors. Aujourd’hui, la douleur est moins vive, malgré tout, faire remonter son souvenir m’est pénible. J’espère que ça permettra à Maya de mieux connaître sa famille paternelle.
Ce soir, nous dînons en même temps que le capitaine. Il demandera à son mécanicien de nous montrer et nous expliquer le fonctionnement du cargo après avoir quitté Valencia.
Nous quittons Barcelona vers 22 h 30.
Il vole et se cogne aux fenêtres. A un moment, il se pose sur le rebord de la fenêtre près de la porte d’entrée. Je le pends en photo puis j’arrive à l’attraper. Je le relâche à l’extérieur et la, il s’envole sans aucune hésitation en direction de la terre. Je ne sais pas comment il fait pour s’orienter. Aura-t-il suffisamment d’énergie pour rejoindre les siens ? Dieu seul le sait.
Aujourd’hui à chacune de mes sorties à l’extérieur, j’ai vu plusieurs bateaux autour du nôtre. C’est surprenant comme cela en plein océan. Peut être est ce au fait que nous somme encore sous l’influence du détroit ou alors y a-t-il des zones de navigation à respecter ou bien encore tous ces vaisseaux font le même parcours que nous.
Je ne passe pas ma journée sur le pont. Maintenant que je sais que je dispose d’un lecteur de DVD, je vais à la bibliothèque et examine avec attention la liste des DVD disponible. Le choix est multiple et varié, mais tous les titres sont soit en anglais soit en allemand. Tous non trois sont en français. Il faudra bien que je gère mon temps pour éviter de brûler ses 3 cartouches d’un seul coup. Je continue également l’écriture de mes mémoires.
Les cargos suivent donc des routes bien définies. D’ailleurs, une carte de l’atlantique nord est affichée dans le poste de pilotage avec les tracés des routes de ports à ports et l’indication des distances.
Ce soir, c’est soirée barbecue. L’équipage est aux préparatifs depuis ce matin. Des tables et des bancs sont installés sur le pont au niveau de ma cabine avec un gros barbecue ainsi qu’une guirlande avec des ampoules multicolores et les drapeaux accrochés au garde-corps du pont supérieur. Je ne sais pas encore pourquoi ce barbecue est ici, car pour l’instant il est vide. Un autre barbecue est installé sur le 1er pont. Celui-ci est en chauffe depuis ce matin et un cochon entier est déjà embroché prêt à cuire lorsque je passe vers 11 h. La soirée commence à 18 h.
Le cochon qui a cuit en bas a été monté, le barbecue de mon pont est allumé et une quantité impressionnante de victuailles attend d’être dévorée. Outre le cochon il y a des saucisses, des steaks, des cuisses de poulet, des gambas, des moules : tout cela à faire griller. A côté de cela, il y a plusieurs types de salades : salade de pâtes, salade de légumes, salade de fruits. Bien sûr les boissons ne manquent pas : de la bière : le cargo bat pavillon allemand et des canettes de jus de fruits. C’est complètement inimaginable de faire un barbecue sur un cargo en plein milieu de l’océan Atlantique et c’est pour temps ce que je suis en train de vivre.
Ce soir nous longeons les îles Canaries. Comme elle fond partie de l’Union européenne, j’essaie de communiquer par téléphone, mais bien que je vois la cote, les communications ne passent pas.
L’après-midi, je vais faire un tour sur l’avant du bateau. À tout moment des poissons volants jaillissent de l’eau et volent pour s’éloigner du navire. Certains font de très longs vols. J’ai mon appareil photo. Je prends une multitude de photos pour au final n’en conserver que 2 qui ne sont pas terribles, mais c’est très difficile, voire impossible, de les cadrer.
Le reste de la journée se passe en poursuivant mon travail d’écriture et en traînant sur les ponts. Ce soir après le dîner, j’ai trouvé la salle de sport. Je fais 5 km avec une pente de 4,5 % sur le tapis roulant en 1 h. Ça n’a rien à voir avec une sortie en plein air. En plus la pièce est chaude. La seule vision que j’ai devant moi, c’est la présence d’une photo d’une fille en tenue très légère.
(c'est un autre)
Jeudi 7 septembre 2017 (J22)
Ce matin je me lève à 5 h pour tenter une photo d’un lever de soleil. Peut-être aurais je plus de chance ? Peine perdue le ciel est bleu nuit partout sauf au loin à l’est. Je retourne au lit puis plus tard, je vais marcher sur le tapis roulant. La jeune fille a trouvé une compagne qui porte une tenue similaire. Sinon, la matinée est classique, l’après-midi, nettement moins. Le capitaine nous invite à la cérémonie du franchissement de l’équateur. Celle-si se déroulera à l’arrière du bateau à 15 h 30. A l’heure dite, je me rends au rendez-vous, mes collègues voyageurs arrivent aussi. Tout le staff est présent, on nous demande de poser nos appareils photo, mes lunettes après quoi nous avons droit à une bonne douche à l’eau de mer avec la lance à incendie.
Une fois cette épreuve brillamment passée, le capitaine remet à chacun de nous un diplôme en allemand. Jamais je n’aurai pensé être à nouveau diplômé à cet âge. Le capitaine nous invite a prendre une bière ce soir pour fêter l’événement. Nous restons un bon moment sur le pont au soleil à regarder la mer pour sécher. Nous apercevons au loin le souffle de 3 baleines. Elles sont trop loin pour les photographier.
rédempteur avec un arrêt a un belvédère en cours de route. Arrivé au terminal routier, le chauffeur s’occupe de prendre les billets et nous les distribue et nous donne rendez-vous la ou il nous a déposé a 10 h 45 ce qui nous laisse environ ½h sur place. Nous accédons à la statue en prenant les navettes à cet effet et terminons par un escalier. La vue est superbe, je prends la mesure de cette ville qui s’étend sur les rives tortueuses et escarpées de la baie. Il y a un monde fou sur l’esplanade. Comme le recule est insuffisant pour photographier le Christ dans sa totalité, les photographes s’allongent par terre et tirent le portrait de leurs compagnons qui prennent la pose les bras tendus à l’image de la statue. Des tapis sont à disposition ça et la pour ce faire. À l’heure dite, nous nous retrouvons au point de rendez-vous. Il y a une circulation très dense, nous attendrons plus d’une heure le retour de notre chauffeur. Nous reprenons le chemin de la ville et arrivons à la plage de Cocabana. Il est tant de manger. Le chauffeur nous propose un restaurant luxueux et par la même occasion cher. Il a beau m’expliquer qu’on peut manger autant qu’on veut, je n’y vais pas : je ne suis pas venu ici pour la gastronomie. De toute façon vu comme j’ai dû allonger la ceinture ventrale de mon sac à dos à force de manger et ne pas faire grand-chose sur le bateau, j’ai des réserves. Je profite du temps libre pour flâner sur la plage et aux environs.
Ici aussi les jeunes femmes sont relativement peu habillées. Je devais rejoindre le bus à 13 h 40. j’ai attendu 3/4 h avant que le repas ne soit terminé. J’ai bien fait de faire ainsi, car les autres n’ont rien vu de cette plage mythique, nous sommes repartis pour la cathédrale très moderne, 

. Il doit y avoir un embouteillage au port de Santos à moins qu’il y ait une grève !
Ce matin, je ne sais pas si c’est le fait de me rapprocher de mon lieu de débarquement, mais j’ai regardé de plus près mes cours d’Espagnole. Je devrais maintenant dire de Castellano et je vais faire rire Bezabé quand elle saura que j’ai donné un cours d’Espagnole sur l’emploi de ser et estar aux 2 autres passagers.
Nous repartons seulement ce soir vers 18 h 15. De toute la journée, je n’ai rien vu à cause de la brume, mais ce soir alors que nous reprenons notre route, avec la nuit tombée, je vois les lumières du port de Santos. Nous ne sommes pas très loin. Par contre il faudra certainement du temps, car sur la carte marine que j’ai consultée au poste de pilotage, le quai est situé au bout de la rade et pour y arriver il y a un long et étroit chenal.
Je reçois un message de Thierry par Skype, mais je ne peux par répondre. Je demande à Cécile de prendre contacte avec lui et de lui dire de télécharger whatsapp.



















Vers 10 h nous sommes à l’arrêt en pleine mer entouré d’une bonne trentaine d’autres bateaux eux aussi à l’arrêt. Il doit y avoir un embouteillage au port de Santos à moins qu’il y ait une grève !
Ce matin, je ne sais pas si c’est le fait de me rapprocher de mon lieu de débarquement, mais j’ai regardé de plus près mes cours d’Espagnole. Je devrais maintenant dire de Castellano et je vais faire rire Bezabé quand elle saura que j’ai donné un cours d’Espagnole sur l’emploi de ser et estar aux 2 autres passagers.
Nous repartons seulement ce soir vers 18 h 15. De toute la journée, je n’ai rien vu à cause de la brume, mais ce soir alors que nous reprenons notre route, avec la nuit tombée, je vois les lumières du port de Santos. Nous ne sommes pas très loin. Par contre il faudra certainement du temps, car sur la carte marine que j’ai consultée au poste de pilotage, le quai est situé au bout de la rade et pour y arriver il y a un long et étroit chenal.
Je reçois un message de Thierry par Skype, mais je ne peux par répondre. Je demande à Cécile de prendre contacte avec lui et de lui dire de télécharger whatsapp.
bordé de zones industrielles, de grands immeubles
et aussi de masures.
J’entame la dernière étape maritime de mon voyage.
Ce matin, je peux enfin échanger quelques messages avec Thierry. Il a installé l’application sur son téléphone.
A midi, à table le capitaine nous informe que nous arriverons à Buenos Aires le 12 au soir et que nous pourrons débarquer le lendemain. Je donne ses infos à Nicole afin qu’elle prévienne Daniel qui doit réceptionner les colis pour l’association. Il nous prévient aussi d’un avis de tempête avec des vagues de plus de 6 m. Il nous invite à tout bien ranger dans nos cabines, ça va secouer. En début d’après-midi, je mets tout dans les rangements. Il ne reste que les sacs que je ne peux pas ranger. J’espère qu’il ne leur prendra pas l’idée de se mettre à danser.
Au repas de ce soir, le capitaine nous informe qu’il a changé de cap et poussé le bateau à sa vitesse maximum pour tenter de contourner la tempête. Nous verrons bien si la manœuvre aura été efficace ou pas.
Je reçois plusieurs mails de Nicole. L’un est la copie de se qu’elle a envoyé à Daniel, la personne qui doit récupérer les colis à mon arrivé, un autre me disant entre autres quelle espère que Daniel sera présent au terminal, qu’il n’avait pas répondu à son précédent message. L’affaire me semble mal engagée. De plus, le Capitaine ne peut me donner que le nom du terminal à Buenos Aires. Il ne connaît pas l’adresse postale. Moi, j’ai bien les coordonnées de la compagnie à Buenos Aires, mais, pas de moyens pour communiquer. Toutes ces questions restées sans réponses sures m’inquiètent. Dans la soirée, je tente un coup. Ayant le portable du contact de la compagnie maritime à Buenos Aires. Je le rentre dans mes adresses, avec un peu de chance il sera sur Whatapp et je pourrai lui demander l’adresse du terminal. Bingo, ça fonctionne. Aussitôt, je prépare un message en Espagnole, je change la langue de mon téléphone et lui expédie ma demande. j’espère que j’aurai une réponse demain.
A 10 h 30, le navire se met à l’ancre pour environ 4 heures au large de Montevideo que j’aperçois. La mer est terne, c’est l’embouchure du Rio de la Plata qui en déversant ses limons donne cette couleur particulière. A un moment donné, j’ai bien distingué un ruban d’écume très étroit au raz de la surface. Tout me laisse penser que ce cordon matérialise naturellement la limite de l’influence du fleuve sur l’océan. L’hélice de notre bateau brasse cette eau limoneuse ce qui lui donne une couleur marron pareille à celle de mon chocolat au lait du petit déjeuner.
Cet après-midi est consacré en partie à la préparation du sac.
L’estuaire du Rio de la Plata est très large, plus de 100 km. Ce fleuve charrie une telle quantité d’alluvions que nous naviguons dans une eau marron et boueuse .La passe pour accéder au port est balisée par des bouées de couleur vert côté bâbord et rouge côté tribord en remontant le courant. Elles clignotent la nuit et peut-être le jour aussi, mais si c’est le cas ça ne se voit pas. Cette passe est très étroite 200m. c’est pour cela que nous avons du attendre ce matin, car il n’y a pas la place pour croiser deux bateaux. Il y a un sens alterné. Cet après-midi nous sommes 4 bateaux à nous suivre pour aller au port.





mercredi 13 septembre 2017 (J28)
C’est aujourd’hui le débarquement. C’est prévu pour 9 h. Daniel doit venir me prendre avec les bagages à 10 h. Un pick-up de la société d’exploitation du terminal nous attend pour nous conduire, Sylvain, Yannick et moi à la douane. Tout se passe bien , le douanier fouille rapidement les sacs, il voit un lot de stylos bille destiné aux écoles , les remets en place, et au moment de partir, les ressorts et me demande de les garder. Je ne vais pas entamer des palabres que de toute façon je ne pourrais pas mener et qui risquent de le braquer. Je lui fais signe que oui. Je peux sortir. Daniel est ici. Nous chargeons sa voiture : un gros 4x4. Il fallait bien ça, le véhicule est plein. Nous quittons le terminal vers 10 h 30. Direction l’entrepôt du transporteur qui doit acheminer les paquets à Juyjuy. Il faudra bien 1 h 30 pour arriver. En route nous doublons Sylvain et Yannick qui ont enfourché leurs vélos.
Une fois nous colis déposés, nous reprenons la route pour la maison de Daniel. C’est à environ 25 km du centre-ville de Buenos Aires à Moron. En arrivant, il commande une pizza. Après manger, je me mets à jour dans mes papiers, j’envoie par mail mes photos et mon journal à tout le monde.
La discussion avec Daniel est compliquée, d’une part par mon castellano limité et d’autre part par l’accent argentin qui diffère de ce que j’ai eu l’habitude d’entendre en cours. Néanmoins, nous arrivons à échanger. Ce soir je dors chez lui. J’ai pris mon billet pour me rendre à Montevideo par téléphone. Mon interlocutrice a été patiente et j’y suis arrivé.
l’après-midi c’est passé tranquillement. Ce soir, Daniel prépare un assado
pour le dîner. Sa compagne arrive vers 21 h après son travail, elle est dans le commerce.

En fait il m’aura fallu 1 h½ pour arriver devant la porte de mon logeur Francisco Abal. Il est maintenant 18 h 30. Je dois encore attendre ½h qu’il soit rentré du travail. Je m’installe sur un banc dans le square qui est à quelques mètres d’ici
. Durant ce parcours, j’ai été surpris de voir un grand nombre de gens se promener avec leur bocal et leur pipette à maté en train de téter. Pour eux, j’ai l’impression que c’est un peu comme la cigarette chez nous.
Francisco vit seul dans un petit appartement en plein centre de la vieille ville. Il m’offre un maté. J’aspire : c’est un peu âpre comme goût. Il parle un peu le français, aussi bien que moi l’Espagnole ce qui donne une conversation un peu bizarre avec un mélange des deux langues moi finissant ses phrases et lui les miennes. Il prépare un dîner, ce n’est pas un cordon-bleu, puis tout en regardant un match de foot il me montre ce que je peux visiter demain. Lui travaillera. Il me laisse ses clefs. Samedi, il pourra m’accompagner.
Les explications sont en Espagnole et en anglais. Avec les 2 langues, j’arrive à en comprendre le sens. Tant pi pour les détails, de toute façon je les aurais oublier en sortant. Midi arrive, je me dirige vers le marché couvert du port. En m’y rendant, je vois le cargo Rio Négro
qui est à quai. Je m’attendais à voir un marché avec des échoppes de nourriture. Il n’en est rien, ce ne sont que des restaurants qui y sont. Je fais le tour, je suis sollicité de tout côté pour manger. Je ressors à l’extérieur et me décide pour un.
Après m’être restauré, je loue une bicyclette pour aller visiter le palais législatif, Francesco m’avait conseillé la visite. Le loueur me demande mon passeport, je ne l’ai pas sur moi, je n’ai qu’une photocopie. Ça ne convient pas. Il voit mon permis de conduire sous étui transparent et me le demande. Je lui donne volontiers, c’est aussi une photocopie, mais il ne s’en est pas rendu compte.
Les visites se font en Espagnole, portugais ou anglais. Je préfère prendre l’anglais pensant qu’en Espagnole le guide parlerait vite. J’ai eu doublement raison : le guide parlait à un débit qui me convenait et dans le petit groupe de 5 personnes, il y avait 2 jeunes filles amies, l’une américaine et l’autre française de Strasbourg, elles m’ont aidé pour certains mots. La visite est intéressante. J’apprends que le pays compte 3 millions d’habitants, que la moitié de la population vit à Montevideo. Les deux chambres députés et sénateurs, siègent dans le même bâtiment, mais pas dans la même salle. Il y a deux hémicycles. Ce qui m’a surpris c’est leurs nombres : 90 députés et 31 sénateurs
. La visite se termine, il est grand temps de rendre le vélo, en quittant cet édifice, je me trompe de coté et, repart à l’opposé. Je m’en rends compte, mais ne vois pas très bien où je suis. Je demande à des passants, me voilà remis sur le bon chemin. Je rends le vélo avec une ½h de retard. Le commerçant ne dit rien. Tout va bien. Il est 17 h passé, j’achète une bouteille d’eau et rentre à la maison.
Francisco rentre vers 9 h 30. Je lui demande son âge . Il m’explique qu’il a 40 ans, qu’il a étudié la psychologie, mais qu’il travaille dans l’informatique et qu’il suit des cours du soir dans cette discipline pour progresser. Il a eu un fils très tôt, à 21 ans. A cette époque, il était très sérieux et responsable. Il m’explique qu’il n’a pas eu de jeunesse et qu’il se rattrape maintenant. Il me montre un plant de cannabis qu’il cultive dans son appartement. Ici le cannabis est légal. Ensuite, il me parle de politique et me dit qu’en Uruguay il y a eu une crise économique très sévère en 2002 et qu’il a vécu 6 mois dans la rue. Il me parle du président paysan et m’explique que celui-ci a engagé de grandes réformes, mais que ce n’était pas un économiste et qu’il a endetté le pays. Maintenant, ils payent. Il estime que son pays est un des plus avancés dans le domaine de la protection des travailleurs en Amérique du Sud. Il y a le 13e mois et l’assurance chômage pour 16 mois auquel on ajoute 1 mois supplémentaire par année travaillée. Il me dit qu’il y a beaucoup de grèves actuellement, il pense que les jeunes d’aujourd’hui ne se rendent pas compte qu’ils ont toutes ses avancés sociales et qu’ils sont en quelques sortes irresponsables, qu’ils font grève pour un oui ou un non.
Nous nous y rendons avec les bus urbains. Nous avons un changement. Sauf à prendre un taxi, je n’aurais pas pu y aller seul. Nous avons bien 1 h de trajet puis nous terminons à pied. Le fort est sur une colline qui culmine à 54 m et domine la ville. La vue sur la baie et la ville de Montevideo permet de se faire une idée de sa géographie. 
Bien sûr nous le visitons
vers midi nous prenons le chemin du retour. Arrivé à la maison, Francisco rentre chez lui, il doit travailler, car il prépare un examen. Moi je m’installe à un restaurant pour déjeuner et pars à pieds à la gare routière acheter mon billet pour me rendre à la Paloma une petite ville au bord de l’océan Atlantique. Francisco m’avait bien montré ou se trouvait l’Arrêt du bus à prendre, mais je ne l’ai pas retrouvé.
Une fois le billet acheté, je retourne chez mon logeur par le parc Rodo
et la rembla.
C’est la grande avenue du bord de mer. Je me rends égal à la cathédrale.

À la suite de quoi, je rentre à la maison. Il est 18 h 30.
J’avais dit à Francisco que je ferais la cuisine ce soir. Je prépare une quiche lorraine. Vue à la vitesse où il l’a mangé, j’en ai déduit que ça lui avait plu, il en aurait bien repris un morceau, mais nous avons tout mangé. Personnellement, je ne l’ai pas trouvée terrible. A ma décharge, je n’avais pas de comté, j’ai fait avec ce que j’avais comme fromage râpé.
La soirée s’est terminée devant la TV et devinez ce que nous avons regardé : un match de foot. Tout en regardant Francisco m’apprend qu’à la fin de la guerre 39-45 La France avait une grosse dette envers l’Uruguay. Pour rembourser cette dette, l’Uruguay a obtenu le droit d’utiliser les marques champagne et cognac. Je ne le savais pas. Francesco m’explique aussi qu’il porte le même prénom que son oncle qui est décédé dans l’écrasement de l’avion dans la cordillère des Andes entre le Chili et l’Argentine, il n’y avait eu que quelques survivants qui avaient été retrouvés 3 mois plus tard. Pour survivre, ils avaient dû manger les morts. Je m’en souviens.



















l’accueil est très chaleureux. Une femme vient à ma rencontre, se présente et m’embrasse. C’est la patronne. Elle me montre les lieux, je suis dans une chambre de 4 lits, mais suis le seul occupant.
Lorsque je redescends, c’est une autre femme qui se présente en français et m’embrasse. C’est une Suissesse qui vit depuis 16 ans en Uruguay. Elle est ici chez ces amis. Elle est contente de parler en français et en profite longuement.
Je suis invité à dîner avec les propriétaires de l’hôtel, il y a des pizzas maison. Durant tout le repas et la soirée, la Suissesse a parlé sans discontinuer. Les autres convives de temps en temps essaient de glisser quelques mots. Moi j’ai compris le sens général de la conversation sans plus.
puis au centre-ville. 
La Paloma est une station balnéaire comme il y en a au bord de la méditerranée, comme nous sommes en hiver, tout ou presque est fermé. De plus le centre-ville est petit. Je me dirige vers le phare,
il se visite, je monte au sommet. De la j’ai une vue d’ensemble de la station.
lorsque je redescends, il est déjà midi. Je trouve un restaurant ouvert, je m’y installe. Les prix sont moins élevés qu’à Montevideo.
Après mangé, je retourne à l’hôtel à pieds. Il me faut une grosse demi-heure. Je fais une petite sieste et prends des nouvelles par whatsapp avec Thierry. En suite je me mets dans ma paperasse. Eh oui même loin de la France, la patrie ne m’oublie pas et me réclame le paiement de ma taxe foncière. Comme je m’en doutais, un peut, j’ai tout ce qu’il faut pour régler à distance les factures, impôts et autres événements qui ne manqueront pas de se produire durant mon absence.
L’hôtel met gratuitement à la disposition de ses clients des vélos. J’en prends un et retourne en ville pour prendre mon billet de bus et acheter de quoi manger ce soir. Je peux en effet cuisiner à l’hôtel. Ce sera vite fait : une soupe en sachet.
Je reste encore un bon moment a regarder la patronne préparer sont repas puis je retourne à chambre.
au bout d’un moment je dois me rendre à l’évidence : je n’arriverai pas au but. Je fais demi-tour et rejoins le centre-ville toujours par la plage

Dans l’après-midi, je vais faire un tour sur la plage et comme j’ai mes crocs au pied je tâte l’eau. Elle n’est pas très chaude. En rentrant, je refais mon sac à dos. Demain je prends le bus pour Colonia. Je me mets aussi à la recherche de couches surfeurs qui pourraient me loger à Salto et je rédige mon journal. Toutes ses activités m’amènent à l’heure du dîner. Je règle ma nuit d’hôtel et me prépare ma soupe. Je me fais prendre en photos avec les tenanciers de l’établissement puis je me couche.
Après m’être installé, je renouvelle mes recherches sur le site de couchsurfing et fais ma lessive.
Je pense que la beauté comme d’autres valeurs diffèrent d’un pays à un autre. C’est sans doute pour cette raison que je n’arrive pas apprécier cette ville, comme d’ailleurs Montevideo
.Mes recherches de couche surfeurs d’hier n’ont rien données. Je me lance donc à la recherche d’un toit sur airbnb a Salto. J’en trouve un qui me convient, je le réserve. Lorsque je reçois la confirmation, je m’aperçois qu’il est en fait à Concordia, la ville en face Salto sur l’autre rive du Rio Uruguay. Je n’y avais pas fait attention vu que j’avais sélectionné Salto. Je suis contrarié. Je sais qu’il y a 2 passages de Salto à Concordia par ferry par jours, par contre je ne connais pas les horaires. Je me lance donc à leurs recherches je finis par trouver l’un à 15 h ce qui ne me laisse pas suffisamment de temps pou m’y rendre et l’autre à 21 h 30, ce qui fais tard. J’envoie un message à mon locataire pour lui demander les horaires et être sur. En fin de journée, je n’ai pas la réponse.
Je profite ensuite du mauvais temps pour envisager la suite du voyage sur Iguaçu. Pas moyen de trouver un bus pour ce trajet. Je me rabats sur Posadas, idem. Par contre je trouve des horaires de train pour Posadas. Un départ à 1:30 du matin et arrivé à 10 h et un second qui part à 19 h 05 et qui arrive à 2 h 40. génial ! Et pour finir, mon téléphone refuse de se connecter en wi-fi. Il ne me reste plus que la tablette.
Là-dessus je retourne en ville toujours sous la pluie pour m’acheter de quoi manger dans le bus demain et me dégourdir les jambes.
De retour à l’hôtel, je reprends, par acquit de conscience, mes recherches sur couchsurfing pour Posadas, puis je prépare mon sac pour demain matin et ressors pour dîner.
A mon retour, je jette à nouveau un coup d’œil sur la tablette, j’ai un message de couchsurfing : j’ai in lit sur Salto. Je décommande la chambre de Concordia et me couche un peu plus tranquille.





















Jessica est au travail, elle arrivera plus tard. J’explique que je veux aller à Concordia pour ensuite me rendre à Posadas, puis demande s’il y a l’internet. Il n’y a pas l’internet. Manuel m’explique que Jessica demandera à un voisin.
Demain j’irai au port et à Concordia pour prendre les renseignements. Au bout d’un moment Jessica a trouvé les horaires de bus pour Podasas. Il y en a un 23 h 30 qui arrive à 7 h 50. Elle me propose de retenir la place, il n’y en a que 9 de libres, mais je ne peux pas le faire, car il faudrait imprimer la réservation et il n’y a pas d’imprimante.
L’autre locataire Max, joue de la guitare, je dis que je fais partie d’une chorale et lui montre sur internet avec son ordi. Nous passons la soirée à chanter au son de la guitare de Max qui aime particulièrement rien de rien de piaf et ne me quitte pas de Brel.
Arrive le moment de se coucher. Je préfère sortir mon duvet plutôt que de mettre les draps qui sont empilés au bout du lit. Je remercie mon ôte pour sa proposition. Aura t’il comprit que j’ai un doute sur la propreté du lieu, je n’en sais rien. Si c’est le cas, il aura eu la délicatesse de ne pas le montrer. Dans la chambre, la lumière claire, je cherche interrupteur, mais ne le trouve pas. Je demande à Manuel, il m’explique qu’il faut tout simplement deviser l’ampoule et pour allumer, il suffit de la revisser. Ces familles n’ont pas de pétrole, mais elles ont plein d’idées pour économiser le moindre peso.
Il m’invite à me restaurer, je fais connaissance avec ses amis qui sont curieux sur mon voyage. Je leur explique comme je peux. Il me recommandent d’être vigilant avec l’argent, ne pas le montrer, le cacher sur soi en divers endroits, dans les chaussettes, etc. ils m’expliquent que pour la journée je n’ai besoin que de 50 euros logement compris. Voilà qui me donne une base pour la suite. L’un d’eux me donne sa carte de visite pour au cas où j’aurais un problème, que je puisse l’appeler.
Un autre de ses amis est banquier, nous retournons avec lui à un distributeur sans plus de résultats. C’est bien ma carte qui pose problème, car lui peut en retirer. Pour finir, je rembourse Lionel en euros.
Vers 20 h, c’est un ami qui m’emmène à la gare routière, il attendra 3/4 h avec moi sur le quai jusqu’à ce que je sois monté dans le bus. Vraiment, les Argentins comme les Uruguayens sont au petit soin pour moi.






Dimanche 24 septembre 2017 (J39)
j’ai passé ma nuit dans le bus. Les bus de nuit argentine sont confortables on voyage allongé, une couverture nous est fournie, c’est comme en avion, mais ça va moins vite. Mon sommeil a tout de même été léger. J’arrive au terminal de Posadas à 5 h du matin. Je n’ai pas de logement, mes recherches sur couchesurfing sont infructueuses. Je m’installe au café du terminal et je me connecte à internet sur airbnb. Je trouve une chambre d’hôte pas très loin d’où je suis. Je la réserve. Le temps de récupérer l’adresse, de chercher l’itinéraire sur Google map, de le transférer sur le téléphone, il est 7 h 30. C’est bon je pars.
Lorsque j’arrive au lieu indiqué, je ne trouve pas le numéro. Je demande à des riverains qui ne savent pas. C’est la montée d’adrénaline. Je vois deux jeunes qui lavent leur voiture devant chez eux. Je leur demande si je pourrai me connecter à internet. Ils acceptent. Je vérifie l’adresse, je m’étais trompé de numéro. J’arrive enfin devant le portail. Il n’est pas loin de 9 h. Je sonne, pas de réponse, je recommence, rien. Me voilà bien. J’attends un peu et je recommence. Au bout de quelques minutes quelqu’un se montre. C’est ma logeuse. Elle est surprise de me voir, elle n’avait pas lu ses mails. Elle est désolée, mais m’accepte tout de même. Elle n’arrête pas de se désoler parce que sa maison est en désordre : elle vient de terminer la réfection de sa pièce à vivre. Je lui demande si je peux laver mes vêtements, pas de problème, elle me fait une lessive. Son ami s’active à nettoyer. Ils m’offrent le petit déjeuner, puis Mario m’invite dans sa famille pour l’assado dominical. Je ne peux qu’accepter. Nous partons. Il n’habite pas très loin du bord du Rio Parana qui fait la frontière avec le Paraguay. Il me propose d’aller me balader sur les quais pendant qu’il prépare le repas avec sa famille. Je dois rentrer vers 13 h 30.

A l’heure dite, je suis de retour. Toute la famille est là au grand complet. Sa sœur, son mari avec leur fille et son petit ami, son ex-femme, sa fille avec son ami, le fils de l’ami de sa fille, ses deux petits fils et sa tante. Je pense n’avoir oublier personne, si, il y a encore un jeune homme, mais je en me souviens plus du lien et puis moi. Nous sommes 14 à table. Il m’explique que c’est la tradition. C’est comme ça chaque dimanche. Et l'assado est accompagné de légumes. Je suis contant de pouvoir enfin en manger. Ça ne m’était plus arrivé depuis ma descente du bateau. Et à la fin du repas, sa sœur sort le gâteau qu’elle a préparé. Un biscuit à l’orange, un r. é. g.a. l.e. je lui demande la recette. Elle va chercher son livre et le prend en photo puis me la transmet par whatsapp.
Vers la fin du repas comme prévu ma logeuse, Constenza, vient me récupérer. Je rentre avec elle. Elle me propose de m’emmener au terminal pour qu’ensuite je puisse aller à la mission de San Ignacio min. je pourrai visiter et assister au spectacle son et lumière. L’idée me séduit Juan chez Nicole me l’avait conseillé. Elle ne peut pas m’accompagner, car elle doit terminer son ménage.
Arrivé à la mission, je trouve porte close : c’est dimanche. Seul le spectacle son et lumière fonctionne. Il est 17 h 30, le spectacle débute à la nuit soit 19 h 30. J’attends donc. Le spectacle est bien fait, tout en hologrammes sur différent endroit. Il retrace l’histoire des missions en 50 min.
Dommage qu’il n’y ait pas de traduction en français. J’ai dû me contenter de l’anglais. Heureusement, j’avais lu sur le bateau cette phase historique. Je reviens de nuit à la maison vers 22 h. La propriétaire me suit de peu. Je lui demande si je peux prolonger mon séjour. Pas de problème. Nous discutons encore jusqu’à 23 h de ce que je peux faire ici.
Enfin, je me couche. La journée a été longue.

j’achète une carte de la province, à manger pour les soirs et je rentre vers 19 h. Je finis la soirée à regarder ce que je vais visiter ces jours prochains.


Une fois en avoir fait le tour, je retourne à l’arrêt de bus et attends qu’il y en ait un qui passe. L’attente est longue. Je hèle un premier bus, mais il ne va pas à Incarnation. Le suivant sera le bon. Je monte, le chauffeur me donne le prix en pesos paraguayen. Je n’en ai pas, il convertit en pesos argentins je n’ai pas l’appoint, il me rend la monnaie en pesos paraguayens, 20000 pesos en un billet ! l’euro c’est bien plus pratique. Par contre, ici pas de problème de langue, tous les pays d’Amérique du Sud, Brésil excepté, parlent en Espagnole. À quand une langue commune en Europe ? Et laquelle ?
J’arrive à Incarnation et je monte dans le bus pour rentrer à Posadas. Arrivé à la frontière comme ce matin, je présente mon passeport. Problème, je n’ai pas de tampon d’entré au Paraguay. Le douanier me fait comprendre que je dois payer 80 dollars. Je fais celui qui ne comprend pas, je n’ai pas besoin de beaucoup me forcer, au bout d’un moment, il en a marre et me laisse partir. Par contre, je n’ai plus de bus. Tant pis je continue à pieds. Ça me fait loin, car ici les rivières sont très larges, rien à voir avec nos fleuves français.
Je m’engage sur l’ouvrage de franchissement du Rio Parana. Des gens au pied du pont me font signe que c’est interdit aux piétons. De fait, il n’y a pas de trottoirs. Ils me proposent de m’emmener à moto. Constanza m’avait dit que ça se faisait. Je les rejoins et je traverse à moto. Arrivé à la frontière argentine, je me demande bien comment ça va se passer. Le motard me laisse à quelques mètres de celle-ci et repart. Je présente mon passeport au douanier. Il me demande ou est le tampon, je lui explique que je n’en ai pas, que je suis allé au Paraguay qu’aujourd’hui, je lui montre la date de sortie d’Argentine du jour. Il me demande à quelle heure j’ai franchi la frontière, je lui dis que c’était vers 13 h. Il hésite puis finit par apposer le sésame sur mon passeport. Ouf. Je reprends un nouveau bus et arrive au terminal de Posadas. Plus que 40 min de marche pour rejoindre ma chambre.
Nous nous arrêtons à la cordonnerie et je récupère ma chaussure. La réparation me coûte moins de 3 euros. Tous deux me font visiter le musée de la civilisation guaranie puis le musée des beaux art. Il y à des figurines du sculpteur Juan de Dios Mena représentant des personnages caricaturaux vraiment très beaux. Ils m’emmènent dans une galerie d’art pour voir une danse de la région : la galopera Paraguay, à voir sur YouTube. Je passe chez la maman de Constenza qui parle un peu le français puis nous rentrons à la maison. Entre temps Mario à un ami qui tient un hôtel à El Soberbio. J’ai une chambre de réservée pour un prix convenable. Mario part, nous restons un moment à discuter Constanza et moi. Je lui demande si je pourrai revenir chez elle lors de mon retour d’Iguazu : pas de problème. Elle a une amie qui connaît quelqu’un sur la réserve d’ibéra, elle se renseignera et me communiquera les informations par whatsapp. Nous nous disons hors voir, car elle rejoint une amie et demain elle sera partie au travail lorsque je partirai. Mario passera me chercher vers 8h30 pour m’emmener à la station de bus.

Le ciel est nuageux, il ne fait pas trop chaud, malgré tout je sue à grosses gouttes. Au fil des heures, les nuages se dispersent et le soleil pointe son nez. J’ai vraiment chaud. Enfin, j’arrive, je me débarrasse de mon sac à dos et vais déjeuner. Au retour, je contacte Constanza pour lui donner mes dates de passage à Posadas et lui demande si je pourrai à nouveau séjourner chez elle. Ça ne lui pose pas de problème. Voilà des tracas d’évités. Par contre je n’ai pas de réponses pour Puerto Iguazu.
J’ai vu sur les panneaux d’information qu’il y a une fabrique artisanale de citronnelle. Je décide d’y aller. À part une pancarte indiquant que c’est à 1 km, c’est tout ce qu’il y a comme indication. Je marche donc dans la direction pendant 12 à 13 min et j’estime être sur zone. Je vois des bâtiments sur ma gauche, je vais voir. Deux femmes discutent, je vais à leur rencontre et demande. Ce n’est pas là et elles ne savent pas où c’est. Demi-tour. Je vois un centre de vacance, je vais demander. Je suis allé trop loin, il faut que je revienne sur mes pas et que je prenne sur la droite un chemin de terre, par contre je ne sais pas où. Je redemande un peu plus loin. Cette fois-ci je trouve le chemin et la fabrique. J’achète un flacon pour me protéger des moustiques et je rentre à ma chambre. Il est 18 h. Je suis assez content de moi. Mon Espagnole n’est certes pas très académique, mais j’arrive à me faire comprendre. Par contre, j’ai vraiment du mal à comprendre ce qu’on me dit.
En fin de journée, je fais ma lessive en espérant qu’elle sèche rapidement.


















puis je vais aux cascades. Celles-si ne sont visible qu’en prenant le zodiac, 
. Le zodiac s’ap
J’ai de la chance, le temps est nuageux avec un peu de ciel bleu. C’était inespéré après la journée d’hier. À 11 h 30, la visite est terminée. Il n’y a plus rien à faire et le bus ne repart qu’à 17 h. Le chauffeur s’occupe à la vente de souvenir pour les touristes qui à cette saison ne sont pas légion. Je discute un peu avec lui, je lui montre mes photos. Il me propose de partir à pied et il me reprendra en passant. Comme ça, je pourrais voir les points de vue qui jalonnent la route. L’idée me convient, je pars sur-le-champ. Je marche 3 h et découvre 3 points de vue. 
Au deuxième, je rencontre un couple de motards, ils logent au même hôtel que moi, nous engageons une petite conversation. J’ai plaisir à voir que j’arrive à me débrouiller. Vers 5 h et quelques minutes le bus arrive et me charge. Je suis rentré à 18 h.
En arrivant à l’hôtel, je vais voir le patron pour payer. Celui-ci m’annonce 5 nuits alors que je n’en ai passé que 4. Tout à coup, mon Espagnole s’est réveillée, je lui ai expliqué que je n’avais passé que 4 nuits en lui énumérant les jours. Il en a convenu. Ensuite je lui ai compté les billets de 100 ARS de 1 à 12 et sans bafouiller. Non, mais il ne faut pas me chercher sur ce terrain ! En fait en regardant mes notes, je crois qu’il avait raison.
Après je vais faire quelques provisions pour dîner et déjeuner demain. La lumière fonctionne à nouveau, je regarde mes mails. Bonne nouvelle j’ai une réponse positive pour dormir en couchesurfing 2 nuits à Corrientes.
Celui-ci me donne les infos nécessaires pour mon séjour : resto , supermarchés, bus, accès aux chutes coté argentin et brésilien, etc.
Ma journée s’achève enfin, j’espère passer une bonne nuit.




































La différence entre les voyages organisés et m’a façon de voyager, c’est que dans le premier cas c’est le bus qui attend que les touristes aient terminé leurs visites tandis que dans mon cas c’est moi qui attends que les bus arrivent.
Arrivé au terminal, je prends les renseignements pour me rendre à la prochaine étape : Puerto Esperenza et je rentre à la maison à pied. Il est 16 h lorsque j’arrive.
Ce soir je vais au bout de la rue des 3 frontières pour voir le spectacle nocturne. C’est une fontaine sèche avec des jeux de lumière, des lasers et des saynètes réalisées en hologramme. 
De retour, je me prépare mon dîner. Je vais manger en dessert la papaye que m’a donnée hier le propriétaire.
Pour le retour, c’est la même chose qu’à l’aller. Attente de bus par tout. Cependant, je ne me plains pas, j’aurais pu faire plus rapidement en prenant un circuit organisé, mais ce n’était pas le même prix : 800Ars pour juste le transport. Tout compris, ma journée m’est venue un peut moins chère.
et fais ma lessive. Ensuite, je m’allonge aussi et m’endors. Vers 16 h un orage violent éclate. J’ai juste le temps de rentrer mon linge sous l’auvent qu’il se met à pleuvoir avec une intensité qu’on ne connaît pas chez nous.
La rue en pente est transformée en torrent, les quelques voitures qui traversent ont de l’eau jusqu’à mis jantes. Décidément ici tout est dans la démesure, les rivières, les cascades, les barrages, la pluie … Vu d’ici la France semble un pays de lilliputiens.
L’après-midi se passe tranquillement. À 18 h nous partons en ville faire quelques courses. Lorsqu’on revient, il fait nuit, la nuit tombe rapidement vers 18 h 30. l’orage à coupé l’électricité, Christian met des bougies pour éclairer. J’ai l’impression de me retrouver 50 ans en arrière.

La visite se poursuit dans la mine elle-même. Le rocher est parsemé de géodes à l’intérieur desquelles il y a des cristaux tantôt violets, roses, jaunes ou incolores.
Bien sûr la visite se termine par le magasin de bijouterie. Heureusement que je suis seul, Claudine aurait été avec moi, ça m’aurait coûté une fortune.
La visite terminée, je retourne à la route principale pour prendre un bus de retour. Les rabatteurs de ce matin m’expliquent ou est l’arrêt. C’est à quelques centaines de mètres. Je m’y rends, je vois l’abri, je m’y arrête. Au bout d’un moment, un bus arrive, il tourne à l’embranchement juste avant l’arrêt. Je ne comprends pas, l’arrêt n’est pas sur le trajet du bus. Une personne en face m’explique, je traverse la route pour comprendre. En fait l’arrêt pour Puerto Esperanza est plus loin. Je continue donc mon chemin et trouve un 2e abri. Cette fois c’est le bon.
Je suis de retour vers 14 h en rentrant à la maison, je croise un grill ou ils vendent de l’assado. J’en prends un morceau et j’en mange la moitie pour mon déjeuner.
Christian ‘n’est pas chez lui. Il arrive un peu plus tard, mais, pour repartir à Asuncion au Paraguay avec un ami pour le travail. Il est acteur professionnel. Il doit être de retour demain matin. Après son départ, je fais la sieste puis je commence la lecture d’un livre : « Le dictateur et le hamac » de Daniel Pennac.























À midi je trouve un restaurant pour déjeuner, j’y reste une heure puis je me rends à pied à la maison musée de l’écrivain Horacio Quiroga que je visite. 


Après je retourne au bus. Il est 15 h 45 lorsque j’arrive à la station de bus. J’ai marché 2 h 45 sous un soleil de plomb. Avec de l’humidité dans l’air, mes vêtements sont trempés de sueur. Je bois l’eau de ma bouteille qui est chaude, vraiment chaude. Je ne me rappelle pas avoir connu une telle chaleur. Au Maroc, il faisait chaud, mais il n’y avait pas cette humidité. De retour à Posadas, je me renseigne sur les horaires et les prix pour aller à Corrientes et il me faut encore 40 min pour remonter à la maison.













jeudi 12 octobre 2017 (J57)
Ce matin. Je ne suis pas pressé. Mon bus pour Corrientes part à 11 h. Je quitte la maison vers 9 h 15, je suis chargé et je ne marche pas vite. J’arrive vers 10 h à la station de bus et j’attends. Je préfère avoir fait comme ça, j’ai évité la grosse chaleur.
J’arrive à Corrientes à 15 h 30. Dans le bus on m’a servi une petite collation, un petit paquet de biscuits et un verre de jus d’orange. En descendant du bus comme chaque fois, je change de chaussures puis je cherche le point d’information touristique pour avoir un plan de la ville afin de trouver mon lieu de villégiature. Pas de chance, il est fermé. Je trouve une adresse wi-fi libre, ce qui me permet de charger Google map et programmer le chemin à suivre pour arriver a bon port. Je passe par des rues en terre et comme il a plu, c’est un véritable bourbier. J’imagine bien le moyen âge. 3/4h plus tard, je suis rendu. C’est les parents de Agustina qui m’accueillent. Ils tiennent une petite épicerie de quartier.

Vendredi 13 octobre 2017 (J58)
Je me lève vers 8 heures. Et vers 9 h 30 je pars pour le centre-ville. La maman d’Agustina m’explique où prendre le bus, me donne le numéro du bus et la direction à prendre pour y aller. Malgré ses nombreuses explications en Espagnole avec un débit de parole rapide, je ne trouve pas l’arrêt. Je prends donc la décision d’y aller à pied. Le temps n’est pas très beau, il y a un crachin qui mouille bien, mais, peu importe, j’ai ma cape de pluie. Après avoir demandé mon chemin plusieurs fois, j’arrive enfin au centre-ville. Il est 11 h 30. Maintenant, il me faut trouver l’office du tourisme pour avoir un plan de la ville. Nouvelles demandes multiples et, 1/4 h plus tard, me voilà devant l’édifice.
Je suis tombé sur une dame qui m’a très bien renseigné. Non seulement j’ai eu un plan du centre-ville, mais elle m’a donné les renseignements pour prendre le bus du retour, ou je devais descend. Ensuite, elle m’a demandé quand je quittai la ville puis où j’allais. Je lui explique que je vais à Mercedes dimanche, que je dois y dormir pour le lendemain me rendre à Carlos Pellegrini. J’ajoute que je n’ai pas trouvé de chambre pour passer la nuit à Mercedes. J’ai eu une bonne intuition, elle a téléphoné à plusieurs hôtels et a fini par me réserver une chambre en face la station de bus. Cette dame m’a tiré une grosse épine du pied. Ça faisait un moment que je cherchais sans résultat. Merci .
Je ressors de l’office vers 12 h 45, il est temps de déjeuner. Avec cette randonnée urbaine, j’ai l’estomac dans les talons.
L’après-midi, j’arpente l’unique rue piétonne de la ville et les quais le long du Rio Parana ensuite je me rends à l’arrêt de bus.




Je dois prendre le bus 102A. Je demande aux gens qui attendent où est l’arrêt pour cette ligne. On m’indique le lieu et on me montre le bus 102. je sais que ce n’est pas celui-ci, je me suis fait avoir ce matin. Ce bus va bien au bon endroit, mais c’est une autre compagnie et il faut une carte magnétique pour régler le trajet. Ce matin le chauffeur m’a fait redescendre. Une fois dans le bus je demande le prix au chauffeur, il m’explique qu’il faut une carte, je lui dis que je suis français et que je n’ai pas de carte. Il me tend la sienne et je fais le retour gratis. Arrivé à l’arrêt où je dois descendre, il me fait signe. Merci le chauffeur.
De retour à la maison, je me repose un peu puis je redescends dans l’arrière-boutique du magasin qui est aussi la cuisine. Raymondo le papa d’Agustina, 67 ans, prépare un plat typique de la région : le Mbeju. c’est une galette à base de fromage et manioc. Je prends la recette au fur et à mesure qu’il la réalise. La voici. Recette de Mbeju
1kg fécule de manioc
2 œufs
sel
beurre 200g
un fromage de vache sans sel mis sec coupé en petits morceau
x mélanger le tout
ajouter de l’eau tiède et continuer de mélanger en ajoutant de l’eau pour obtenir une pâte qui ressemble à du sable
mettre dans une poêle huiler à feu doux couvrir. Faire cuire en plusieurs fois épaisseur environ 1cm dans la poêle. Décoller les bords et agiter pour que la galette bouge
retourner la galette et poursuivre la cuisson.
C’est cuit lorsque la galette prend une couleur légèrement ambrée.
=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+
J’ai fait deux photos, l’une pou la consistance de la pâte, l’autre pour la couleur finale. A vos fourneaux.
Question fromage, je pense que celui qui se rapprocherait le plus est le reblochon.
Tout en préparant son plat Raymondo me parle de son pays, les nazis qui sont venus s’installer en Argentine, au Chili, en Uruguay... pour échapper aux poursuites à la fin de la guerre, mais, qui pour certain ont été retrouvés, Echmann, Barbi, Mendele… Ensuite, il me parle d’un temps plus ancien, la guerre de la triple alliance. De 1865 à 1870. le Brésil, l’Argentine et le Paraguay se sont ligués pour faire la guerre à l’Uruguay. Cette guerre a entraîné une hécatombe côté Uruguayen dans la population masculine en âge d’aller à la guerre. À la fin de celle-ci, il ne restait comme hommes que des enfants et des vieillards. Pour le peu de rescapés du massacre, la polygamie fut instituée, les hommes avaient en moyenne 4 femmes. Raymondo me dit même qu’un prélat de l’église avait 20 enfants. Les hommes avec toutes ses femmes n’avaient rien à faire, les femmes travaillaient pour eux.
Après dîner, Raymondo me montre les différentes danses et musiques d’Argentine sur la TV, bien sur le tango, mais aussi la milonga tout deux de Buenos Aires, la zamba de la région de Cordoba et Salta, et la Chacarera de la région du nord.
Un peut plus tard dans la soirée, il me montre les photos de sa famille, sa maman, ses frères, etc. j’ai quelques photos sur mon téléphone, une de maman, une d’Élodie avec Maya, je les lui montre aussi. Après quoi je monte me coucher.

Il y en a à plein dans la région de Mercedes. A ce que l’on dit, ce gauchito aurait déserté l’armé après la guerre des 3 alliances et aurait été exécuté vers Mercedes. Il aurait prédit à son bourreau que son fils serait malade, mais qu’il guérirait si celui-ci le priait après sa mort. En rentrant chez lui, le bourreau trouva son fils effectivement malade, il pria Antonio Gil et son fils fut guéri, à la suite de quoi il donna au gauchito une sépulture correcte. La nouvelle du miracle s’est répandue dans la région. Gauchito Antonio Gil est ici vénéré comme un saint. Les gens qui ont une demande ou un remerciement à exprimer à ce saint viennent déposer une offrande devant l’un de ses oratoires. La tradition veut que ces présents soient de couleur rouge, vin, fanion, cigarettes, etc.
À midi, le bus me dépose devant le rancho Inambu. c’est ici que je vais résider pendant ces 3 jours pour faire des excursions dans la lagune. Cette lagune est la 2e plus grande du monde, elle couvre 13 000 km². j’ai tout juste le temps d’aller déjeuner, que sans doute à cause du mauvais temps la première excursion commence. Nous sommes 4, plus le chauffeur et un guide, à partir. Les 4 sommes installés sur un banc de bois à l’arrière d’un vieux pick-up et on part pour 4 h 1/2 de pistes au milieu des prés et des marécages. On rencontre une foultitude d’oiseaux, dont le cardinal amarillo qui est en voie d’extinction. Je prends quantité de photos, 177 au total. En rentrant je fais le tri, il n’en restera que 32. Quand vous les verrez, pensez à mon fessier et mon dos qui ont été mal menés toute la journée.
































































































vendredi 20 octobre 2017 (J65)
Oouiiiiiiii ! J’ai à nouveau battu mon record personnel de temps d’attente de bus : 14 h 50 je suis à Mercedes en transit. Il n’y a rien à faire dans cette ville. J’ai quitté l’hôtel à 10 h, heure limite, et mon bus doit partir à 23 h 30, mais il a du retard. Je pars à 0 h 50.
Je commence par aller prendre un petit déjeuner que je fais durer. En y allant, j’ai repéré un bourrelier. Je passe le voir pour lui demander s’il peut recoudre la poche de mon petit sac à dos. En fait, il ne fait que de la vente, mais il semble s’ennuyer dans sa boutique et je suis une bonne aubaine pour entamer une conversation. Ça m’arrange aussi vu que je n’ai rien à faire. Il est pas loin de midi lorsque je le quitte et j’ai une adresse d’un restaurant pas cher. Avant d’y aller, je passe une heure sur la place centrale de la ville.
Le restaurant que m’a indiqué le bourrelier est chic. C’est la première fois de mon voyage que je mange dans un tel endroit, j’ai même une serviette en tissu. J’ai droit à un amuse-bouche puis je prends une escalope de volaille avec de la purée de patate douce. C’est servi avec du jus de citron, c’est délicieux. Le prix n’est effectivement pas cher.
L’après-midi, je vais me réfugier dans l’entrée de l’hôtel. Je sais que le patron n’arrive qu’a 17 h 30, donc je ne risque rien, mais je ne suis tout de mème pas tranquille. Au bout de 20 min, je retourne sur la place à l’ombre des arbres. J’y reste jusqu’à 18 h. Je ne fais rien, je ne pense à rien, je suis détendu et je regarde les passants. Je m’étonne de ma capacité à rester sans occupation si longtemps.
Je vois passer un homme en habit traditionnel du pays, il y en a encore beaucoup, après son passage, je regrette de ne pas l’avoir pris en photo, sur-le-champ, je n’y ai pas pensé. Je pars donc à la chasse au gaucho typique. Je me rends au terminal de bus, il y a beaucoup de mouvement, j’ai une chance d’en trouver un. Banco, j’en tiens un. Il est au téléphone, dès qu’il a terminé, je l’aborde. Le coup de fil s’éternise, il se déplace, je ne le quitte pas des yeux. Tout d’un coup, il part de l’autre côté de la rue et monte dans une voiture. C’est raté. Je me remets à l’affût, mais, il est trot tard, le gibier a disparu.
Il est 19 h 30, je trouve un petit resto pour dîner et je reviens au terminal attendre à nouveau. Jusqu’à 23 h 45, pas de souci ensuite ne voyant toujours pas arriver le bus, l’inquiétude me gagne. Il finit par arriver avec 1 h 20 de retard.


Je visite entre autres, la cathédrale, 


vois la Casa Rosada qui est l’équivalent du palais de l’Élysée.
Je vais place San Martin
puis à la gare pour trouver les horaires de train pour me rendre à Tigre demain. Je n’ai pas ce que je cherche. Je reviens à la maison en passant par la rue Santa Fe et je visite la librairie El Ateneo Grand Splendid. Cette librairie occupe un ancien théâtre, les rayonnages sont dans le parterre et les loges, la scène est occupée par un salon de thé. c’est original et très réussi.


J’arrive à la maison vers 17 h. Je me pose.
L’appartement est dans un immeuble ancien avenue Pueyrredon. Il est occupé par plusieurs jeunes colocataires musiciens. Ils ont chacun une chambre et ils répètent leurs mélodies à la guitare et de la batterie. Je ne sais pas comment réagissent les voisins.


















C’est un peu comme à Montmartre, il y a beaucoup de peintres qui exposent dans la rue, 
des marchands de souvenirs à profusion ainsi que des restaurants avec leurs danseurs de tango pour appâter le client.
Il est 13 h donc l’heure de déjeuner. Les prix sont élevés, je m’éloigne donc et trouve un restaurant moins cher. Ce doit être le lieu de rencontre des supporters du club de foot local. Les murs sont couverts de photos
et d’étagères avec des coupes. Après versification Diego Maradona a joué dans l’équipe locale : La Boca Junior.
Après ce repas, je me dois d’aller voir le stade
puis je retourne dans la zone touristique pour en terminer la visite. Malgré l’abondance d'échoppes à souvenir, le quartier est agréable.
Ensuite je vois sur ma carte un autre centre d’intérêt qui bien qu’un peut éloigner me rapproche du métro. Je m’y rends donc. C’est la rue Tanin. Cette rue n’est pas du tout touristique, une voie ferrée la surplombe. Son originalité vient des façades qui sont toutes décorées.
Après cette visite, je rentre par le métro à l’appartement, il est 17 h passé, je commence à fatiguer.
































, je reprends le cours de mon programme initial. Lorsque j’arrive au club, on me dit que c’est une école de tango, qu’il n’y a pas de spectacles. Mes propriétaires m’ont mal renseigné. Si je vois un spectacle de tango, ce ne sera pas à Buenos Aires. Je continue mon chemin dans le quartier de Palermo


Je ne vois que la façade, il est fermé jusqu’au 2 novembre. A coté du musée, je vois un arrêt pour le bus touristique, j’y vais, j’attends le bus, lorsqu’il arrive je monte, vais pour prendre mon billet. Le chauffeur n’a plus de billets à vendre. Je retourne au parc et décide de visiter le jardin japonais de Buenos Aires.




En quelques minutes je me retrouve à l’autre bout du monde. Après cette visite, je me téléporte à nouveau à Buenos Aires et je pars en direction du métro pour rentrer. En chemin je passe devant le musée des arts décoratifs. N’ayant pu voir le MALBA, je me rabats sur les arts décoratifs. Je ne décorerai pas mon intérieur comme ça. C’est une maison bourgeoise du XIX° siècle, 



































Au retour, je me propose de préparer un dessert, le gâteau de patate douce. Pas de problème. Lorsque j’épluche les patates, elles sont blanches alors que j’ai l’habitude de faire ce gâteau avec des roses. Je le dis, mais ici ils ne connaissent que cette variété. J’espère que ce sera bon. Pas de problème, il est bon. La maman a eu du mal à s’arrêter d’en manger. Nous sommes 3 à table la sœur de Giuliana sa maman et moi. Giuliana et son papa travaillent de nuit. Elle dans un restaurant et lui au casino.
c’est à environ 30 km de Mar del Plata. Je me propose de payer le vin et laisse choisir le papa, car je ne connais pas les vins argentins. Il hésite, car le meilleur est bien plus cher, je lui dis qu’il n’y a pas de problème donc il le commande. Je peux bien leur faire ce plaisir, j’aurai passé 3 nuits chez eux nourri, logé et promené. Le vin est effectivement très bon un montechenot de la bodega Lopez de Mendoza millésime 2004 servi à la bonne température. Le papa et la maman ajoutent 2 glaçons dans leur vin. Je ne peux m’empêcher de dire que c’est un sacrilège. Le repas terminer, nous allons faire un petit tour à pieds le site est jolie

Ensuite, nous faisons un tour de voiture dans le pays pour voir les villas puis ont passent par la laguna del los padres.
Lorsque nous arrivons à la maison, la pluie se met à tomber abondamment.
La journée se termine avec la famille à qui je montre mes photos, nous dînons et je me couche, il est 23 h.
Je pars donc à pied vers 9 h. Je commence par aller prendre mon billet de bus puis je vais en ville. Je suis toujours étonné de voir comment les Argentins sont disciplinés. Devant chaque édifice public, les gens attendent en file indienne sans bousculade,
sans chamailleries du type « j’étais là avant » idem aux arrêts de bus, sur les quais de gare. Nous français, devrions prendre exemple. D’ailleurs, je me suis fait gentiment remettre en place (c’est le cas de dire) au bout de la file pour monter dans le bus touristique à Buenos Aires.
J’ai déjeuné sur le bord de mer du poisson et une coupe de fruits ensuite, je suis rentré il était 15 h.
Je prends ma douche, je me change et je prépare mon sac. Ce soir je quitte Mar del Plata pour Puerto Madryn à 20 h 45. S’il n’y a pas de retard, j’y serai demain à 13 h.
Je vais quitter la famille de Giuliana. C’est elle qui m’emmènera au terminal de bus en voiture. Vraiment, j’ai été accueilli comme un membre de la famille. Sans eux, je n’aurais pas vu le 10° de ce qu’ils m’ont fait découvrir. Merci et encore merci.


















Mardi 31 octobre 2017 (J76)
Voilà une nuit passée dans le bus qui se termine, mais pas le voyage. Il est 9 h du matin , l’arrivée pour Puerto Madryn est prévue à 13 h. Je ne peux pas dire que j’ai bien dormi. Les sièges ne sont pas très confortables, depuis dimanche j’ai mal au dos et deux individus ont parlé fort jusque tard dans la nuit. Mon sommeil a été haché et léger, mais j’ai dormis pour preuve se rêve. Je me trouvais dans le bus à dormir quand tout à coup je me réveille je regarde à l’extérieur et vois que nous sommes à Saint-Germain lès Buxy sur la route du Marnizot à l’angle du chemin ou vivait la famille Badet. Branle-bas de combat. Dans quelques minutes, j’arrive à la maison. Je trouve que le bus a été rapide et là, je me réveille pour de bon. Il me faut quelques secondes pour revenir dans la vraie vie et quelques heures pour retrouver le sommeil.
Vers 10 h, le bus fait l’objet d’un contrôle de police. Les 3 personnes qui parlaient fort sont priées de descendre du bus et sont interrogées, leurs bagages en soute sont fouillés. Au bout d’un moment, un policier monte et nous donne quelques informations. Je ne comprends pas tout, mais je pense que le poste de police n’est pas assez important pour qu’ils les gardent. Le chauffeur du bus les conduira au poste de la prochaine ville. Je n’en suis pas sur. On verra bien. En tout cas, ils ont remonté et on ne les entend plus. Je pense que le voyage va durer plus longtemps que prévu.
Je profite maintenant de mon temps restant du voyage pour donner quelques informations.


















































je passe sous l’ancien tunnel ferroviaire ou des tableaux relatent son histoire.
Ensuite je fais un tour de ville

Aucun bus ne peut entrer. Les passagers vont prendre leurs bus dans la rue un peu plus loin. Heureusement que je suis allé voir. Les étudiants manifestent ici, car le gouvernement semble vouloir remettre en cause la gratuité des transports publics qui jusque, à présent leur est accordé.
Je prends enfin mon bus vers 15 h 10, j’ai 5 h de voyage
pour arriver à Comodoro Rivadavia
à l’arrivée, Mariana m’attend avec sa fillette Ana de 2 ans, nous rejoignons son appartement. Je suis de nouveau dans un monde civilisé.























La colline ressemble à une immense pyramide à degrés. En rentrant, je fais part de mon étonnement quand au choix de la technique employé auprès de Mariana. N’aurait-il pas été plus judicieux de planter des arbres pour retenir le sol et absorber les eaux de ruissellement ? Mariana me répond que le vent est bien trop fort, qu’ici rien ne pousse, si ce n’est que quelques rares touffes d’herbes. Effectivement durant les 370 km de route faite pour venir de Trelew à ici, je n’ai pas vu un seul arbre, que des petits buissons.
Ma promenade au bord de mer s’est faite à marée basse. Même si la municipalité a installé en ville des points de tri sélectifs, elle a encore une grande marge de manœuvre devant elle pour améliorer la protection de l’environnement. Les eaux usées pourraient être acheminées vers une station d’épuration au lieu d’être rejetées par des tuyaux au large dans l’océan.
Lorsque Mariana rentre de son travail, elle me propose de faire une visite à la ville d’à côté : Rada Tilly. Pourquoi pas ? Nous récupérons Ana chez sa nounou et c’est parti. Cette ville est plus petite que Commodore elle est située à 14 km plus au sud. Ça ressemble à une cité balnéaire avec une plage de sable fin de 4 km.



























Pour l’heure les gardiens sont plus passionnés par le match de football retransmis à la télé, pourtant ils ont du travail pour des années s’ils veulent restaurer toutes les machines entreposées.

Avec les caniveaux qui traversent la chaussée, il y avait bien 20 cm par endroit. Je ne regrette pas d’avoir pris mes chaussures de marche, elles sont peut-être lourdes, mais elles ont l’avantage d’être étanches.
Le revêtement des trottoirs des rues est à la charge des riverains. Chaque propriétaire aménage le morceau de trottoir devant chez lui comme bon lui semble. On voit de tout. Les moins fortunés ne font rien et c’est de la terre, les plus aisés se payent des trottoirs en carrelage de leurs choix qui pour beaucoup n’est pas très judicieux, car très glissant surtout lorsqu’ils sont mouillés, ça fait un patchwork. De plus, entre chaque propriété, la plupart du temps, il y a une dénivellation entre les deux aménagements. J’ai du mal à comprendre pourquoi les services de la ville n’imposent pas la nature des revêtements et des prescriptions techniques pour leurs réalisations. relage de leurs choix qui pour beaucoup n’est pas très judicieux, car très glissant surtout lorsqu’ils sont mouillés, ça fait un patchwork. De plus, entre chaque propriété, la plupart du temps, il y a une dénivellation entre les deux aménagements. J’ai du mal à comprendre pourquoi les services de la ville n’imposent pas la nature des revêtements et des prescriptions techniques pour leurs réalisations.
























Les deux rives du canal sont bordées de sommets enneigés. C’est compliqué de prendre des photos, le bateau bouge beaucoup et il fait très froid à l’extérieur. Quelques minutes dehors, et j’ai les doigts gelés.
Il faut que je retourne à l’intérieur. Le circuit passe devant des îlots rocheux
ou on peut voir des lions de mer

Ils ressemblent aux pingouins de Magellan, mais eux savent voler.
Plus loin, nous passons devant le phare des éclaireurs

et des pingouins papous avec le bec rouge.
C’est la première fois que j’en vois. C’est intéressant de les voir depuis la mer, on les voit dans l’eau ce qui n’était pas possible à Punta Tombo. Ils ont du courage de se mettre à l’eau par ce froid. La température de l’eau du canal varie entre 4 et 8°C. Vers 13 h nous arrivons à l’estancia Haberton ou nous débarquons. Cette propriété appartient à la même famille depuis son origine en 1886. Elle a été fondée par un pasteur qui dans son enfance a vécu ici avec les indigènes.
Le soleil est avec nous, le vent aussi. On nous dirige vers le restaurant. J’ai prévu mon casse-croûte, je pensais pouvoir manger dans la salle du restaurant, mais ils n’acceptent pas qu’on amène de la nourriture. Je me trouve un endroit à l’abri du vent et je mange dehors au soleil et avec vue sur le canal : le luxe.





























Mardi 21 novembre 2017 (J97)
Levé à 5 h 45 et départ pour le bus à 6 h 45. Ça semble tôt, mais il fait déjà grand jour depuis un bon moment. Le bus pour Punta Arenas part à 8 h précise comme prévu et surprise on arrive plus tôt que prévu. Le voyage aura duré 11 h au lieu de 12. Je pensais que c’était dû à un changement d’heure entre les 2 pays. En arrivant à mon logement, je demande l’heure, c’est la même qu’en Argentine.
Une nouvelle fois, j’ai bien fait d’avoir téléchargé cette application de carte hors ligne, car nous avons été déposés au terminal de la société de bus sans possibilité de trouver l’office de tourisme pour avoir un plan.
Au premier abord, la ville de Punta Arenas me parait plus agréable que les villes Argentine. Les maisons sont dans l’ensemble plus belles et mieux entretenues, les trottoirs sont en états et uniformes sur toute la rue, il n’y a pratiquement pas de chiens errants.
Arrivé à mon logement, je rencontre un jeune couple qui loge aussi ici, mais c’est pour le travail. Tout de suite, il me propose de m’emmener demain matin pour changer de l’argent et il me prête 2000 pesos chiliens pour me permettre de manger ce soir. De plus, la maison est propre et j’ai une chambre pour moi tout seul. Le luxe.
Nous sommes le 22 novembre soit un peu plus d’un mois avant Noël et la maison est déjà décorée en vue de cette fête. Le sapin est en place ainsi que diverses décorations.





et ses tombes grandioses. Je suis surpris par certains de ses monuments funéraires. Certains sont une véritable chapelle.













































J’ai vraiment l’impression depuis quelque temps de jeter mon argent par les fenêtres et ça me contrarie. Après un premier arrêt pour voir une colonie de cormorans,

Ici, ils se nichent dans les creux des rochers, puis à l’étape suivante, il faut lever les yeux pour voir planer les condors.
Notre périple se poursuit


Nous reprenons le bateau pour nous rendre au restaurant
et nous rentrons à Puerto Natales vers 17 h 45. Au final je suis vraiment content d’avoir pris cette croisière. La guide parlait Espagnole, anglais et fait rare français. J’ai rencontré 2 couples de Français de Lyon qui voyageaient seuls, mais avaient préparé leur voyage de 3 semaines avec un voyagiste.
En rentrant, je passe par le terminal de bus pour acheter mon billet. Mardi 28 novembre 2017 (J104)
Encore une journée de repos. J’en ai bien besoin. Je me sens fatigué. Je passe la matinée sur la tablette à sauvegarder mes photos, aujourd’hui le wi-fi fonctionne. J’ai environ 230 photos à traiter. Avec la lenteur de la connexion, je n’en mets que 50. J’espère que se sera meilleur demain à El Calafate.
Après mangé, je fais une sieste puis je pars acheter quelques victuailles pour ce soir. Au retour, n’ayant pas eu de réponses de la part des couchesurfeur d’El Chaltén, je réserve un lit en auberge de jeunesse.
Puerto Natales est une petite ville au bord du fjord Ultima Esperanza. Son économie semble principalement provenir du tourisme. Les rues regorgent d’hôtels, de restaurants, de magasins de sport et d’agences de voyages. L’environnement est soigné, les rues sont propres, les trottoirs bien entretenus. Au loin se dressent les sommets enneigés de la cordillère des Andes. Il n’y a qu’un bémol, c’est le vent.
On ne risque pas de se perdre, par contre du point de vue esthétique et environnemental, on peut mieux faire. Le temps est un peu pluvieux au début, mais vire au soleil rapidement. Le spectacle est grandiose, régulièrement, on entend le glacier craquer, on dirait des coups de feu. De temps à autre, je vois des pans de glace s’effondrer dans l’eau.par contre ça ne fait pas iceberg comme celui que j’avais vu en Islande. Je me suis offert une navigation pour être au plus près du front de glace.
Au retour, je décide de changer de logement. Je trouve une auberge de jeunesse. Je préviens par Whatsapp Guillermo qui est au travail. Je ne sais pas comment il le prendra, à la limite, je m’en fous.























































Dimanche 10 décembre 1017 (J116)
Ce matin, je me lève à 8 h 30, j’ai toussé toute la nuit et je ne sais toujours pas quoi faire. J’en parle à Mickaël qui me confirme que se sera plus facile depuis Chile Chico pour aller voir la capillar de marmole. Il me propose de me conduire jusqu’au poste-frontière argentin. Je ne réfléchis pas longtemps et saute sur l’occasion.
Une fois la frontière argentine passée, il me faut une heure à pieds pour rejoindre le poste chilien. J’essaie de faire du stop, mais aucune voiture ne me prend. Après être rentré au Chili, je marche encore un quart d’heure et la chance me sourit, un bus est sur le point de partir et me charge pour m’emmener jusqu’au terminal. J’ai fait 7 km à pieds, il est 12 h 30.
Maintenant, il faut que je trouve un hébergement, car je n’ai rien de réservé. Je passe à l’office de tourisme qui m’indique quelques hôtels pas trop chers et le moyen de me rendre à Puerto Rio Tranquilo. Au 3e hôtel visité, j’ai un toit pour la nuit. Financièrement, j’ai fait une bonne affaire. Le voyage pour Puerto Rio Tranquillo est à 20 euros alors que depuis Los Antiguos j’en aurai eu pour 124 euros, mais avec le bateau inclus. L’hôtel est aussi un peu moins cher et j’ai une chambre pour moi tout seul.

























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