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Une balade en Casamance
en février-mars de cette année (2017), je suis partie en itinérance au Sénégal. Avec ma frangine, nous avons opté pour un mois de balades : arrivées par la Mauritanie, nous irons de Saint Louis en Casamance en passant par Dakar (et Gorée), puis le Sine Saloum. Nous pénétrons en Casamance par la frontière gambienne de Farafinna; Nous remonterons par un itinéraire un peu différent : Bignona, re-Farafinna, puis Nioro du Rip, Kaolack, la Petite Côte, une nouvelle fois St Louis et départ pour la Mauritanie et le Maroc.

la Casamance : c'est une région éblouissante de par sa végétation luxuriante, ses beaux villages, la variétés des paysages.

Une de nos virées-balades en Casamance : le village d'Affiniam.

Conseillées par l'excellent et aimable responsable de l'office du tourisme de Ziguenchor (je vous recommande d'aller le voir), nous decidons de partir deux jours dans ce village.

On y accède en pirogue villageoise depuis Ziguenchor, une bonne heure à glisser sur le fleuve Casamance, (on y a vu des dauphins), puis sur les bolongs (mangroves).

les marchandes de l'embarcadère de Ziguenchor

départ pour Affiniam : derrière nous se croisent les ferry qui font l'AR depuis Dakar

la pirogue va partir vers 15 heures, nous y grimpons, enfilons nos gilets de sauvetage (obligatoire, toutes les pirogues en sont équipées depuis le terrible naufrage du ferry Joola, qui fit 2000 morts en 2002, (les monuments aux morts des communes de la région sont là pour le rappeler : des familles entières y trouvèrent la mort). une fois parties, le maitre des lieux passe parmi nous pour le paiement de la place et nous délivre un ticket. ambiance joyeuse à bord, grands bavardages.

sur la pirogue, un petit bonhomme a été l'attraction et le chouchou de ces dames.



glisser dans les méandres de la mangrove (on les appelle ici les bolongs).



ce n'est pas tout à fait la même végétation que les bolongs sur le Sine Saloum (moins de palétuviers). mais bon, je ne suis pas allée partout non plus.

arrivée à l'embarcadère d'Affiniam

de l'embarcadère au campement : on y va soit à pied, soit en moto-taxi (c'est notre choix) les taxi-motos attendent : si vous n'en voyez pas, demandez autour de vous, en quelques coups de téléphone, ils seront là.

Nous logerons deux jours au campement villageois, construit sur les plans des cases à impluvium typiques de la région. Roots, c'est certain, mais avec des sanitaires modernes et clean. Excellent accueil, et bonne chère ! nous y prenons pension (bien obligées, le village n'a aucune ressource de ce côté là. Pas de restaus, pas de cafés). pas cher : 13000 Fcfa la pension complète.

www.au-senegal.com/...geois-d-affiniam,085



cour intérieure de l'impluvium

la rotonde intérieure



les portes des chambres

la salle à manger du campement : elle donne sur la mare où viennent s'abreuver les animaux. spectacle garanti !

le village semble construit au milieu d'un verger : jolies maisons aux toits à 4 pans, noyées dans les manguiers, les orangers, les pamplemoussiers. parcourir ses rues en sable (aucun goudron de ce côté là) est un régal pour la vue et l'odorat.









à suivre ...
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De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée - Sénégal
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée

« Bismillah »[1] dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres. Nous voici partis pour une trentaine de minutes le temps de rejoindre ce petit coin de paradis, ce caillou chargé d’Histoire qu’est l’île de Gorée.

Sur le bateau, Abù regarde la mer et ses vagues, l’horizon et son infini. Quant à moi, c’est lui que je regarde. Je le sens impressionné par cette immensité bleue qu’il a rarement, voir jamais, l’occasion de voir lorsqu’il se trouve dans son village natal au fin fond du Sénégal, dans la région du Fouta[2] où la pluie est incertaine et où le vent balaye la poussière. Calé à l’arrière du navire, il observe l’océan qui vomit ses énormes cargos conteneurs dans le port de Dakar. Puis il prend mon appareil photo pour immortaliser l’instant, il sait que je lui ramènerai tous ces bons moments sur papier à mon prochain voyage. Aujourd’hui, je suis heureux, c’est une petite sortie que l’on s’était promise il y’ a trois mois lorsque l’on se trouvait tous les deux au village un après-midi de forte chaleur …

Ce jour-là, le moindre mouvement pouvait remplir tout un canari de notre transpiration, même nos langues étaient fatiguées de raconter leurs banales histoires. Alors, nous nous retrouvons chez Benoît, l’infirmier du village, qui est mon ami et avec qui je vis au village.

Il y’a là Benoît, Sékou l’instituteur des petits, Adama le puiseur d’eau, Fundé le tailleur, Abù et moi.

Toujours les mêmes, toujours la même routine qui chaque jour se répète. Mais cette routine, nous l’apprécions, on la partage en communauté et chacun apporte sa petite différence pour ne pas qu’on puisse s’en lasser. Souvent, on se retrouve ici entre 14h et 17h en attendant que le soleil s’épuise et que l’on reprenne tranquillement nos activités.

Je branche la télévision, les autres installent les nattes et les matelas, puis on amène la glacière au fond de laquelle 2 glaces dans un sachet plastique attendent leur tour. Adama allume le gaz et commence à laver deux petits verres, c’est bientôt l’heure du thé !

On tombe sur la RTS (Radio Télévision Sénégalaise) qui projette un documentaire sur l’Histoire de l’île de Gorée durant la période esclavagiste. Je revois certains lieux où j’étais allé l’année précédente, notamment la célèbre maison des esclaves, mondialement connue. Dans le petit écran, c’est Joseph Ndiaye, le charismatique conservateur de la maison, qui montre les chaînes que les esclaves portaient aux pieds et aux mains. J’aurais aimé le rencontrer mais malheureusement il est décédé quelques mois avant que je visite l’île.

C’était l’Histoire douloureuse du Sénégal, de toute l’Afrique et de l’Occident qui était là sous nos yeux. Au Sénégal, on enseigne cette Histoire à l’école primaire puis ensuite au collège et au lycée. Le problème est que de nombreux Sénégalais ne connaissent pas leur propre Histoire, surtout cette période qui dura plus de 400 ans et qui encore aujourd’hui a laissé des marques indélébiles dans la conscience collective. Ici, en France, le monde est à notre disposition. L’accès aux moyens d’information et de communication est relativement facile et permet de faire des recherches sur n’importe quel sujet. Aujourd’hui, un Sénégalais m’en apprendra plus que je connais sur la prise de la Bastille et l’appel du Général de Gaule, et dans la même discussion je lui apprendrais la découverte de l’Amérique par l’empire Mandingue au XIVème siècle et l’épopée d’El Hadj Oumar Tall d’Alwar jusqu’à Bandiagara.

C’est vrai que l’époque change. Maintenant, on ne peut pas voir un village, même en pleine brousse, dont les habitants n’écoutent pas la radio. Mais avoir la radio ou la télé n’est pas suffisant, encore faut-il savoir décrypter ce que l’on écoute et décoder les informations, difficile pour quelqu’un qui n’a jamais été à l’école.

C’est le cas d’Abù. Il n’a jamais fait les bancs. Contrairement à ses enfants, il ne connaît pas ce que l’école enseigne dans les manuels scolaires, mais ce que la vie dévoile à travers les expériences du quotidien, il pourrait en écrire des pages et des pages, s’il savait écrire … Oui, Abù ne sait ni lire ni écrire, mais il parle parfaitement le français ainsi que de nombreuses langues Africaines grâces à ces innombrables voyages au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Congo et j’en passe. Cela lui a donné une grande curiosité sur tout ce qui l’entoure et une ouverture d’esprit que j’ai rarement vu. Il s’intéresse à l’actualité et à l’histoire, et le documentaire de la RTS tombait à point.

Pendant le reportage, il était choqué par les images des hommes, des femmes et des enfants enchaînés, les fers aux pieds, aux cous et aux mains, et jetés comme du bétail dans la cale d’un navire négrier. « Ah, ça c’est grave ! » répète Abù. Monsieur Touré, l’instituteur, commence à expliquer l’Histoire de l’esclavage et ce qu’il s’est passé à Gorée. Lorsqu’il est à Dakar, il s’y rend souvent avec ses amis pour prendre un peu de repos et profiter de la tranquillité. Ma parole court après la sienne, et j’enchaîne sur ce que j’ai pu voir là-bas pendant qu’Abù continue ses exclamations « Vraiment, ça c’est très grave ! ».

« Abù, quand nous serons tous les deux à Dakar, on ira visiter la maison des esclaves, tu verras ça de tes propres yeux ».

3 mois après, on s’était rejoint à la capitale, Dakar, et un dimanche nous décidons de nous rendre à Gorée et d’y passer la journée. Abù était content de pouvoir enfin découvrir cette île dont je lui avais tant parlé, et moi heureux de prendre une journée de repos, nous avions passé deux semaines épuisantes à vadrouiller dans la ville pour les projets du village. On s’habille avec nos boubous, on prend l’appareil photo et nous quittons Ouakam, direction le port.

A l’embarquement, il n’y a personne, tout le monde est déjà dans le bateau, le départ est dans quelques minutes seulement. Pour se rendre sur l’île, plusieurs tarifs sont appliqués : il y a un tarif pour les habitants de l’île, un tarif pour les Sénégalais, un tarif pour les Africains, et encore un autre pour les étrangers. Et bien sur, celui pour les étrangers est nettement supérieur, le triple de celui d’un résident Sénégalais pour tout dire. J’avais expliqué à Abù les différences de prix avant de venir, et il n’avait pas trouvé ça normal « on est tous pareil, pourquoi tu devrais payer plus cher .. ». Arrivé devant la dame qui vend les tickets, il lui pose la question « lui, il reste la moitié de l’année au Sénégal, il n’est plus blanc, ce n’est plus un étranger, il est avec nous maintenant ». Elle ne veut rien savoir, et c’est normal, ce n’est pas elle qui décide. On prend les tickets, on monte dans le bateau …

On pose déjà le pied sur l’île, la traversée était trop courte, on aurait aimé avoir plus de temps pour observer la mer et sentir son vent frais sur nos boubous. De toute façon, nous aurons droit à une seconde chance au retour, maintenant on va profiter un peu de ce minuscule caillou qu’est Gorée.

J’ai un bon ami sur l’île, Abdou Diallo. Il est d’origine Peul et tient une boutique de souvenirs près de l’embarcadère, juste en face des restaurants qui dressent leur auvent pour accueillir les touristes. Ca fait deux ans que je ne l’ai pas vu, deux ans que je ne suis pas retourné sur l’île aussi. La dernière fois, j’y avais passé deux nuits, et c’est dans la boutique d’Abdou que j’étais resté dormir, sur une simple natte, éclairé par des bougies, au milieu des tableaux, des jembés, des statuettes, et bien sûr avec une grande photo du Cheikh Ahmadou Bamba[3] qui gardait la boutique et veillait sur moi. Avant de se coucher, Abdou m’avait emmené chez un ami à lui, un artiste qui vivait sur les hauteurs de l’île dans les anciens bunkers souterrains des colons français. C’est comme ça que j’avais découvert que pour véritablement connaître Gorée, il fallait au moins y rester le soir et la nuit. Après la navette de 20h, la quasi-totalité des touristes ont quitté l’île, laissant place à la vie paisible des îliens et aux chants des Baye-Fall qui entourent le caillou d’une spiritualité envoûtante. Justement, ce soir-là, c’était celui où les cérémonies religieuses des Baye-Fall avaient lieu. Il y en avait une en bas de l’île, et une en haut. Nous avons fait les deux. C’était fort, la lune était pleine, et on entendait la mer aiguiser les rochers et s’abattre avec puissance sur la falaise. Au milieu des bruits de la terre s’élevait la voix des Hommes comme un orchestre qui jouerait à l’unisson une symphonie et dont chacun maîtriserait à la perfection son instrument. Nous avons chanté, dansé, puis sommes rentrés à la boutique à une heure où seule les ombres peuplent l’île.

J’avais vraiment envie de revoir Abdou et de le présenter à Abù. Je reconnais la boutique, toujours au même endroit, toujours les mêmes souvenirs. On entre et Abdou me reconnaît, un large sourire se dégage de son visage. On se donne les dernières nouvelles, il me demande si mon père se porte bien et à mon tour je demande des nouvelles de la famille, de son commerce. Il répond que ça va en ce moment, il y a un peu de monde qui arrive et les affaires fonctionnent. Ce que j’aime avec Abdou, c’est qu’il n’a pas le tempérament du commerçant agressif qui souhaite à tout prix vendre quelque chose. Il est calme, posé, prend le temps de discuter, la stratégie est sûrement meilleure car finalement on y revient !

Il discute avec Abù, bien évidemment du Fouta, et tous les deux commencent une série de questions propres aux Pulaar des villages, qui pourraient durer une éternité « Comment va la famille ? et ta femme ? et les enfants ? et la santé ? et le travail ? et l’argent ? et la chaleur ? » … Au bout de dix minutes de points d’interrogations, les présentations sont faites.

Nous expliquons à Abdou que nous ne restons pas longtemps chez lui, on veut se promener, visiter l’île et repartir le soir sur la terre ferme. Il demande si nous passerons à la maison des esclaves, et lui répondons que oui, dans l’après-midi nous nous rendrons là-bas. « Alors venez ! » nous dit-il. La maison est à 200 mètres de sa boutique. On emprunte une petite ruelle sur la droite, j’aperçois déjà un peu plus loin la statuette de l’esclave affranchi qui brise ses chaînes et sa femme qui, heureuse de le retrouver, le serre bien fort dans ses bras, j’ai toujours beaucoup d’émotion en la voyant. Nous arrivons tous les trois devant la porte de la maison des esclaves « Le Peuple Sénégalais a su garder l’actuelle maison des esclaves afin de rappeler à tout Africain qu’une partie de lui même a transité par ce sanctuaire », signé Joseph Ndiaye, Tonton Jo comme on le nomme avec affection.

Abdou frappe et le gardien nous ouvre. Il lui explique en Wolof que nous sommes ses amis, que nous reviendrons visiter la maison cet après-midi et qu’il faudra nous appliquer le « tarif spécial ». Abdou se retourne et nous dit « c’est bon, allez vous promener, repasser me saluer ce soir avant votre départ ».

On continue la ruelle, ça commence sérieusement à monter. Nous finissons par arriver tout en haut de l’île, c’est un beau jour aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de monde, juste quelques touristes qui se baladent, se prennent en photo avec la mer en arrière plan, ou qui se font quelque peu chahuter par les commerçants. Nous avec Abù, nous passons inaperçu, enfin .. avec nos boubous, notre grand foulard blanc, les gens nous regardent, les blancs comme les noirs, mais les vendeurs nous laissent tranquilles ne sachant pas véritablement à qui ils ont affaire. Parfois même, nous entendant communiquer en Pulaar, on vient nous demander qui nous sommes et ce que nous faisons là, juste pour satisfaire la curiosité Sénégalaise et histoire de passer le temps en bavardant quelques minutes.

Il faut savoir que sur l’île, la majorité des commerçants sont des Dakarois, ils tiennent des petites boutiques ou des cabanes en bois un peu partout, avec des souvenirs, et à l’affût du moindre touriste qui s’en approcheraient. Ils arrivent le matin et reprennent la navette du soir pour retourner chez eux à la capitale. Les îliens, qui sont pour la plupart des artistes, se plaignent de leur présence car les Dakarois ne sont pas originaires de Gorée, ou du moins n’y vivent pas en permanence et, selon eux, ils dénaturent l’île en agressant les touristes et en faisant du forcing dans la vente. Ce qui est vrai, d’où l’intérêt de rester sur l’île une fois la nuit tombée. Comme on dit, la nuit, tous les chats sont gris. Et tous les hommes sont noirs.

Abù se dirige vers un énorme canon en fer rouillé positionné face à la mer, je le suis. Comme à son habitude, il me dit une phrase que j’ai souvent l’occasion d’entendre dans sa bouche « Ca, ce n’est pas petit hein ? ». C’est sur, il ne fallait pas se trouver en face. En fait, ce canon n’aura servi qu’à couler un navire Anglais dont l’épave doit encore se trouver sous les eaux aujourd’hui. Les Français en quittant l’île ont saboté le canon de façon à ce que personne ne puisse s’en resservir par la suite. J’admire l’océan, et profite d’une rafale de vent qui s’abat sur mon visage. Je me rappelle un verset du Coran que j’ai lu la veille avant de m’endormir :

« Il envoie les vents comme précurseurs de ses grâces nous faisant descendre du ciel l'eau pure, qui fait revivre une contrée mourante et désaltère un nombre infini d'hommes et d'animaux. » (Sourate 25, Verset 50-51)

Je me retourne, Abù n’est plus là. Puis j’entends sa voix « Prends une photo, je suis là ! ». Il était monté tout en haut du canon, comme le font tous les touristes de passage. « C’est toi qui à l’appareil ! ». Il me le lance et on fait une petite séance photo. Les photos d’Abù, c’est comme les titres des livres pour enfants : Abù à Gorée, Abù dans son champ, Abù sur la charrette, Abù se promène, Abù prépare le thé, Abù joue aux cartes … j’ai toute la collection.

Sur la place, une femme solitaire nous regarde, elle n’a pas l’air d’être de l’île, elle est habillée en pagne, en tissu traditionnel avec un foulard autour du cou. Sur sa tempe, je reconnais les marques des Peuls, deux petits traits parallèles qui forment le chiffre 11. Je vais la saluer « No’Mbaada ? Ada Seli ? »[4]. Surprise, elle me répond dans sa langue, en Pulaar. C’est gagné ! Elle se nomme Sala. Abù redescend puis on discute avec elle. Elle explique qu’elle est originaire de la région de Matam et vit maintenant sur Dakar, son mari, lui, est parti travailler en Italie, et donc, elle profite de son temps libre pour visiter Gorée. Elle nous pose des tas de questions sur ce qui nous amène ici, et moi où est-ce que j’ai appris le Pulaar, et comment j’ai connu Abù. C’est une bonne rencontre, elle restera avec nous presque toute la journée et fatiguée, repartira à Dakar un peu plus tôt que nous. Nous sommes trois maintenant à découvrir ou re-découvrir l’île.

On s’approche de la falaise et en contrebas nous apercevons une femme étendre le linge, un fil tendu entre deux arbres, d’un côté la pierre et de l’autre la mer, l’espace n’est pas très large mais on suppose qu’il y a une famille qui vit là tout en bas. C’est déstabilisant, on ne sait même pas par quel chemin y accéder, comme si les habitants s’étaient appropriés cette toute petite île en cultivant une parcelle de vie dans ses moindres recoins. Les anciens blockaus, les souterrains, la falaise, tout a été réquisitionné pour y vivre en paix. L’île de Gorée, c’est comme un iceberg, il y a une partie émergée, celle que l’on veut bien nous montrer aux premiers abords, la partie que les touristes connaissent sur le bout de leur doigt, puis la partie immergée, celle, plus intime, où les îliens font leur vie paisible en harmonie avec la mer et le soleil, dans la tranquillité et à l’écart du chahut des touristes.

On finit par redescendre, la faim commence à se faire sentir. On décide tous les trois de manger dans les gargotes en face de la boutique de chez Abdou, on ne sera pas loin de la maison des esclaves pour la visite de 14h. Nous passons à la boutique inviter notre ami mais il est occupé avec des Toubabs, alors nous le laissons à ses affaires et filons manger. Nous qui avions l’habitude de manger un plat pour 500 cfa[5], ici le prix est multiplié par 4 ! mais on l’accepte, après tout, c’est comme partout, dès qu’il y a des touristes et de l’argent, les prix enflent, c’est la marche du monde même si la direction est mauvaise. On s’enfile un mafé sans le déguster, pourtant on sait qu’après un mafé, logiquement c’est sieste obligatoire, mais gourmandise quand tu nous tiens …

On repart, et comme prévu c’est difficile, le ventre est lourd, mais on se presse tout de même de se rendre devant la maison des esclaves. Nous ne sommes pas les premiers devant la porte, il n’est pas encore tout à fait l’heure et des visiteurs attendent déjà. Ca parle Anglais, Chinois, Français, Wolof, malgré le peu de monde aujourd’hui, de nombreuses nationalités sont représentées démontrant l’intérêt des étrangers pour ce lieu historique de l’île.

On s’assoit, on attend, le mafé nous pèse sur l’estomac ! J’en profite pour raconter à Abù la dernière fois que j’ai visité la maison il y a deux ans. J’attendais au même endroit, adossé contre le mur d’un côté de la ruelle, j’étais seul et en avance. A côté de moi, il y avait le gardien de la maison qui était assis sur sa chaise juste en face de la porte et attendait les visiteurs. On ne pouvait pas s’y méprendre, cet homme était bien la personne chargée de faire entrer les touristes et de leur vendre les tickets. Mais un couple de français s’approche rapidement, ils s’adressent à moi sans me saluer et surtout sans regarder le gardien. « A quelle heure ouvre la maison ? ». Je leur dis bonjour pour leur signifier qu’ici nous ne sommes pas en France, on salue les gens avant de s’adresser à eux, puis leur réponds qu’elle ouvre à 14h, qu’il faut patienter un peu. « Mais, c’est une visite guidée ? ». Là je regarde le gardien qui ne bouge toujours pas, puis je dis au couple « Vous savez, l’homme qui est là sur sa chaise, peut-être vous ne l’avez pas remarqué mais c’est lui qui doit vous renseigner. Regardez-moi, j’ai l’air de travailler à la maison des esclaves ? ». Puis l’homme leur répond « la visite guidée est à 15h ». Le couple repart, sans nous saluer, en se plaignant qu’ils n’aient pas le temps pour faire la visite et que c’est inadmissible qu’ils ne fassent pas de visite guidée à 14h. Je souris me disant que ces gens-là ne doivent pas être heureux, ça m’a toujours fait rire ce type de comportement, mais ça me renvoie aussi à la vie occidentale que j’avais laissé de côté depuis 5 mois, et je me dis que bientôt je dois y retourner. Je regarde le gardien et lui lance « c’est toujours comme ça ? ». « Pas toujours, mais en tout cas, c’est très souvent comme ça ». « Parfois, j’ai honte de voir mon peuple se comporter de cette façon ». « Et oui » dit-il, n’ayant pas l’air de trop s’en préoccuper, la situation étant plutôt banale et quasi habituelle pour lui.

14h ! Les portes s’ouvrent, le gardien nous reconnaît. Avec Sala à nos côtés, nous sommes une personne de plus que ce matin mais ça ne pose pas de problème. « Allez-y entrez, pour vous c’est bon ». On le remercie chaudement, et Abù me dit « Alors c’était ça le tarif spécial ! ». Et dire que j’entends souvent les voyageurs se plaindre qu’au Sénégal les blancs sont des portefeuilles sur patte. Dernière touche d’humour avant d’entrer dans l’une des pages les plus terribles de l’Histoire de l’humanité dont un célèbre artiste disait que la moitié de cette histoire n’avait pas encore été écrite. C’est vrai, on pourrait aussi ajouter que l’autre moitié a bien été écrite, mais par les vainqueurs. Ca me rappelle un proverbe Sénégalais « Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur ». Mais la maison des esclaves est la preuve que les lions ont trouvé leurs historiens. Joseph Ndiaye n’était pas historien mais le conservateur de la maison durant plus de trente ans jusqu’à son décès en 1999 à l’âge de 87 ans. Il s’est battu sans relâche pour faire connaître le patrimoine historique de Gorée, et surtout l’épisode de la traite négrière. Il racontait avec passion les douleurs de l’esclavage et l’enfer des noirs détenus dans les cellules de la maison. Grâce à son combat pour la préservation de la mémoire, l’UNESCO décide en 1990 de restaurer la maison, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, un véritable lieu de mémoire et de pèlerinage pour les descendants d’esclaves et les millions de visiteurs à travers le monde.

Nous avons décidé de ne pas faire la visite guidée, Sala qui nous accompagne depuis notre arrivée ne parle que le Pulaar, alors j’improvise, je lui explique brièvement les différents lieux que l’on voit en essayant de me souvenir de ma dernière visite, puis traduit ce qui est écrit sur les panneaux des cellules. « Cellule homme », « Cellule femme », « Cellule enfant ». Il pouvait y avoir jusqu’à 200 esclaves en même temps dans la maison, et les familles étaient séparées avant de partir pour les Amériques. L’attente était parfois de trois mois avant d’embarquer sur les voiliers.

On rejoint Abù devant un renfoncement dans un mur. Celui-ci s’enfonce sur quelques mètres mais on ne voit pas le bout, il y fait tout noir. Au-dessus, un petit panneau indique « Cellule des récalcitrants ». J’explique à Abù ce qui est écrit sur le panneau et lui dis « Nelson Mandela est venu ici, il est entré dans ce trou, ses gardes du corps voulaient l’en empêcher mais il y est tout de même allé. Il est resté 5 minutes tout au fond, puis lorsqu’il est sorti, ses yeux étaient pleins de larmes ». Abù y va lui aussi, je ne le vois plus, ne l’entends plus, puis quand il sort, ses yeux aussi sont rouges, de tristesse, peut-être de colère.

Nous nous trouvons maintenant entre deux murs étroits. Au bout, une porte que l’on ne peut pas franchir, la mer nous barrant le chemin. « C’est la porte du voyage sans retour, si tu passais par-là, tu n’y revenais jamais ».

« Ca c’est grave ». C’est le moment le plus intense de la visite. Nous sommes face à la dure réalité de l’esclavage et de la condition d’esclave. On tente d’imaginer mais l’inhumanité est inimaginable. Les esclaves embarquaient d’ici sous un numéro de matricule, ils perdaient à tout jamais leurs noms Africains. Nous restons là quelques minutes, et Abù s’isole une fois de plus face à la mer. Je le laisse.

En sortant de ces murs, nous respirons enfin. C’est comme un sentiment d’étouffement, comme si la respiration s’était arrêtée l’espace de quelques minutes. On monte l’escalier et en haut nous découvrons une salle d’exposition dans laquelle sont mis en évidence des documents d’archives, des panneaux explicatifs, des objets témoignant de la vie d’esclave, des chaînes, des fers, des masques en ferrailles, les fusils des colons. Avec Sala on fait le tour de la salle, on regarde les images d’époque puis elle montre du doigt un dessin sûrement réalisé par un colon : un esclave pendu et à côté de lui un esclavagiste qui le fouette.

Nous avons visité la maison des esclaves, et nous la quittons comme on quitterait un cimetière, en silence et le regard baissé. Je me souviens alors d’une parole que le guide avait prononcé à la fin de la visite guidée la dernière fois que j’étais venu « La visite s’achève maintenant, cette maison est un lieu de mémoire, mais surtout n’oublions pas que, jusqu’à aujourd’hui, l’esclavage continue et n’a pas encore été aboli ». C’était vrai, les formes avaient changé, mais c’était toujours les mêmes qui mangeaient à leur faim, et toujours les mêmes qui se contentaient des miettes tombées de leur table.

En sortant de la maison, une sonnerie retentit, c’est mon téléphone. Je réponds « Salamou Alaykum ». C’est Simon, l’Italien que j’avais rencontré sur Dakar il y a quelques jours, j’avais oublié que lui aussi venait sur l’île ce jour-là. Il me dit qu’il est arrivé, qu’il est tout en haut, dans la maison de Maha, un habitant de Gorée qui a ouvert quelques chambres d’hôtes. « On arrive ».

Abù me dit qu’avant de rejoindre Simon, il veut voir la mosquée et y faire quelques prières. Très bonne idée, j’y étais allé la dernière fois mais je ne me souviens plus du tout où elle se trouve. On remonte la ruelle et nous passons devant l’église. En plaisantant je dis à Abù « c’est ici, tu peux aller prier », puis il me répond « ah ! ça c’est la mosquée des Chrétiens ».On finit par demander à la première personne qui passe où est-ce qu’ils l’ont mis, l’île n’est pourtant pas très grande. On nous indique une direction, celle de la mer, je me dis que Dieu ne doit pas être très loin, et je commence à me souvenir maintenant.

Sala me taquine en me disant « Tu as vu ce que tes blancs ont fait, ils ont mis l’église bien en évidence au milieu de l’île alors que la mosquée est cachée ».

Je souris, c’était bien vu de sa part « C’est vrai, mais regarde, qui a la plus belle vue ? ».

« La mosquée, a haali gonga ! »[6], Sala rigole.

En effet, la mosquée de l’île de Gorée vaut le détour. C’est la plus ancienne mosquée en pierre du pays. Un peu à l’écart du reste de l’île, elle surplombe et domine la mer, l’endroit est vraiment magnifique et préservé des touristes, AllaH n’intéresse personne. C’est la partie de l’île qui pourtant me touche le plus, où l’on ressent cette présence que pas même le plus grand des marabouts pourraient expliquer, comme cette brise que l’on sent sur notre peau mais que l’on ne voit jamais.

A l’intérieur, quelques personnes sont assises en train de lire le Coran. Un homme nous aperçoit, se lève et s’approche de nous. Il nous salue et se présente, c’est l’Imam. Il dit que nous sommes les bienvenus ici et nous parle bien évidemment de religion. « En ce moment, nous avons la visite de Frères Américains, ils sont venus se ressourcer ici et apprendre la religion avec nous ». En effet, un monsieur assez âgé avec une longue barbe blanche vient à son tour nous saluer sur le seuil de la mosquée. Il me fait penser à un vieil ermite, un enfant dans un corps de vieillard. Son regard est rieur et son sourire modeste est accroché à ses lèvres, comme s’il avait atteint la plénitude de Dieu et qu’il goûtait aux prémices du Paradis. Malheureusement, j’ai perdu mon Anglais et je ne pourrais pas très bien communiquer avec lui, mais nous restons à discuter un peu avec l’Imam, remercions tout le monde de l’accueil puis finissons par les quitter.

Sala commence à être fatiguée, elle dit qu’elle veut rentrer sur Dakar. Nous la raccompagnons au port, mais il faut attendre un peu, la navette est dans 30 minutes. Elle part avec Abù sur la plage, et se mettent les pieds dans l’eau au milieu des jeunes qui se baignent ou regardent passer les demoiselles. Le bateau approche, on salue Sala, on échange les numéros de téléphone. C’était vraiment une bonne rencontre, et maintenant on va se sentir seul sans une présence féminine à nos côtés. « Yo AllaH adu Jaam Sala »[7].

Je commence à avoir mal aux jambes, l’île est petite mais tout de même ça monte et ça descend ! Nous remontons l’île pour rejoindre Simon, notre ami Italien. Il est là avec une Anglaise qui est en stage dans une ONG sur Dakar, et un jeune Français qui a parcouru une bonne partie de l’Afrique à pied, de l’Ethiopie jusqu’au Sénégal. L’échange risque d’être intéressant, et ça fait longtemps que je n’ai pas discuté avec des occidentaux, pour le peu que j’en vois lorsque je suis au Fouta …

Maha est très cultivé, il nous parle en français et parfois traduit en Anglais pour la jeune fille. On refait le monde avec lui, on discute du Sénégal, de l’Afrique, de l’Occident, du monde et ses problèmes, de la vie et sa beauté. On se sent bien ici, à l’ombre avec un peu d’air frais. La femme de Maha nous apporte quelques gâteaux qu’elle vient de préparer et sa Maman vient s’asseoir à nos côtés pour nous écouter et sûrement passer son temps. Maha a ouvert des chambres d’hôtes il y a quelques années pour les visiteurs de passage sur l’île, il me dit que ça marche plutôt bien. C’est évident, l’endroit est charmant, les chambres sont parfaites, et puis Maha connaît beaucoup de choses sur son île et sa culture.

Un peu plus haut, juste au-dessus de l’endroit où nous nous trouvons, Maha possède un jardin potager et botanique où ils cultivent des plantes qu’il garde et revend. Son jardin est superbe et on voit qu’il l’entretient à la sueur de son front. Il a une collection impressionnante qu’il cultive dans des fonds de bouteilles plastiques. C’est un passionné, il commence à nous faire une visite de son jardin et en passant devant chaque plante, explique ses propriétés médicinales. Abù reconnaît certaines plantes de son enfance, il faut dire qu’il a baigné dedans, sa mère a un don pour guérir les maux par les plantes. Beaucoup de ces herbes ont disparu de la région du Fouta à cause du réchauffement climatique, du désert qui gagne chaque jour du terrain. Mais Maha affirme que toutes ces plantes peuvent encore pousser au Fouta si on en prend soin. Il récolte quelques graines d’un arbre que l’on appelle dans son langage populaire le « Neverdie » (de l’Anglais, le « ne meurt jamais ») et en donne à Abù, « Tu essaieras ça quand tu rentreras chez toi ». C’est un arbre dont nous avions déjà eu l’occasion de discuter à Bakel lorsque nous avions rencontré notre ami Idrissa, président d’une ONG Sénégalaise Eden Bakel. « Depuis que j’ai cet arbre chez moi, les femmes font la queue pour avoir ses fruits, c’est impressionnant les qualités qu’il possède ». Selon la tradition, les feuilles du Neverdie soigneraient plus de 300 maladies, mais Idrissa en parle surtout pour ses propriétés en faveur des diabétiques. Elles contiendraient deux fois plus de vitamine qu’une orange, des protéines et du calcium, ainsi que du fer .. bref, un produit particulièrement utilisé dans les programmes de malnutrition.

Il est 19h, on s’est un peu attardé, nous sommes les derniers chez Maha, Simon et le jeune français sont déjà partis. Nous remercions Maha et lui souhaitons beaucoup de bonheur à lui et sa famille en promettant que l’année prochaine nous reviendrons le saluer. Une fois de plus, nous redescendons l’île en passant dire au revoir à Abdou et en lui faisant la même promesse. Sur le quai d’embarquement, il commence à faire frais. En face de nous, il reste toute une partie de l’île que nous n’avons pas faite. On voit le fort d’Estrées aménagé par les français au XIXème siècle. D’abord construit pour se protéger, ce fut ensuite une prison, puis aujourd’hui le musée Historique du Sénégal à Gorée.

« Abù, on a même pas eu le temps d’aller là-bas ».

Mais il n’est plus à côté de moi, il regarde les pêcheurs Italiens assis à l’entrée du quai. L’espace d’un instant, j’ai l’impression d’être sur une île de Bretagne, surtout que le vent commence à souffler et qu’avec mon boubou j’ai froid. Le bateau approche, nous montons tous les deux en silence, la fatigue se ressent. Puis quand tous les passagers sont à bord, nous quittons l’île de Gorée pour retrouver le monde bruyant de la capitale.

« Bismillah » dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres

Par Dawud David DUPUY

[1] « Au Nom de Dieu »

[2] Fouta-Toro ou Fuuta Tooro: région du Nord du Sénégal située entre Dagana et Bakel, autrefois royaume du Tékrour. C’est la région la plus anciennement peuplée du Sénégal d’où partira l’ensemble des Peuples du pays. Aujourd’hui, ses habitants sont pour la majorité des Peuls et des Toucouleurs (Haal Pulaar).

[3] Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est un théologien Musulman né en 1853 et décédé en 1927. Il deviendra l’une des figures les plus importantes de l’Islam au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, et fondera la confrérie des Mourides. Partout au Sénégal, on peut voir des peintures le représentant et le glorifiant en tant que Khadimou Rassoul « Serviteur du Prophète ».

[4] « Comment ça va ? » - « Tu es en bonne santé ? », traduit du Pulaar.

[5] Moins d’1 euro.

[6] « La mosquée, tu as dis la Vérité ! », traduit du Pulaar.

[7] « Que Dieu te donne la Paix Sala », traduit du Pulaar.
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Vivre à Dakar au Sénégal: livre et conseils
bonjour,

mon mari et moi partons l'ete prochain nous installer a dakar. Pouvez vous dans un premier temps nous coneiller 1 ou 2 livres pour apprehender un peu lepays et qqes sites internet. Par ailleurs, tous les conseils seront les bienvenus. C'est une grande et heureuse surprise pour nous de partir la bas ! Merci !
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Nouveau départ en Afrique de l'Ouest
je vous livre mon projet de road-trip cet hiver en Afrique de l'ouest. j'ai besoin de vos avis éclairés.😉

paris -dakar en avion

dakar--Ndangane-Kaolack-Tambacoumba-Niokolokoba-Kédougou (sénégal)

Labé-Mamou (fouta djalon)- dabola-Kouroussa--kankan-mandiana- Tindila -(Guinée)

Odienna-Boundiali-Korhogo-(parc de la comoé)-Bouné- (Cote d'Ivoire)

Bobodioulasso-oauga-Fada N'gouyrma (pays gourmantché) -Burkina)

Dapaong-kara (Togo du Nord)

Yendi-Tamalé-Kumasi-lac volta-Accra (Ghana)

retour Paris depuis Accra ou je passerais vers le bénin dire bonjour et reveindaris depuis Cotonou

la liste est longue, ça fait pavé mais c'est un itinéraire.

je choisirais des lieux en peu centraux pour me poser et decouvrir tranquillement l'environnement dans un rayon de 20-40 km

je cherche des avis sur les endroits chouettes, des hébergements cheap ect .... idées et bons plans , selon les pays que vous connaissez.

je partirai début novembre. pas limitée dans le temps. sac à dos et transports locaux uniquement. (j'ai déjà voyagé ainsi, pas de soucis)

MERCI 🙂
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Un guide pour le Sénégal?
Hello, départ avec mes parents au Sénégal en novembre pour un mois, avez-vous un bon guide (livre) à me conseiller, SVP? 🙂

J'y suis allée il y a 3 ans pendant 1 mois et demi dans la région de Mboro, mais là je souhaiterais visiter le Sénégal oriental (entre autre parc du Niokolo koba) où mes parents ont habité pendant 2 ans (ça a dû beaucoup changé!)

Merci d'avance!!! 😉
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Quiz valise (Sénégal)
Si vous êtes comme moi, des habitués au magazine Géo, alors le petit quiz à venir vous dira quelque chose ! Quoique je l'ai revisité pour l'adapter uniquement au Sénégal... Je vous fais part de mes réponses... Jamais sans ... un carnet et un livre Un coin préféré ... L'île d'Eloubaline en Basse-Casamance. J'adore prendre le temps à la contemplation. Hôtel ou campement ... sans hésiter campement, et encore mieux chez l'habitant. Un week-end en amoureux ... Simal c'est un endroit très romantique Voir et mourir ... je préfère voir et revoir ! Une madeleine de Proust ... des mangues, des mangues, des mangues ! I speak very well ... Euh Français, quelques mots de wolof et de diola mais c'est compliqué ! Un livre de voyage ... les contes et fables du Sénégal. C'est simple à lire. Une musique ... Orchestra Baobab un air de salsa. Retour à ... en pays Bassari, j'ai tellement aimé la première fois. A vous de jouer maintenant !http://paysdelaterenga.over-blog.com/2014/02/mon-sénégal-le-quiz-valise.html
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Deux fois 24 kilos de fournitures scolaires ou autres à fournir au Sénégal
Nous partons début juillet de bordeaux au Sénégal et nous offrons la possibilité à une association déclarée loi 1901 de bordeaux ou de gironde de faire passer par avion deux colis à destination d'une association but non lucrative sénégalaise(aide aux enfants....)Le contenu des colis sera vérifié par nos soins donné à l'aéroport le jour de notre arrivée ou livré si la destination est dans nos cordes.
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Apprendre le Wolof: quels livres?
Bonjour

Je pars au Sénégal en février. Comme j'adore apprendre des langues et qu'en plus, je trouve que c'est le minimum de politesse quand on voyage à l'étranger, je me lance dans l'étude du wolof. J'ai le petit guide assimil. quelqu'un connait-il un livre qui serait plus "copieux" avec CD pour la prononciation?

Sinon, j'ai une amie sénégalaise qui m'aide (et qui se marre bien en m'entendant prononcer des phrases!!! 😏 quels fous rires!!!) mais bon, je la vois pas tous les jours et j'ai envie de bosser tous les jours

et un site internet? quelqu'un connaitrait?

merci
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Hôtel Royal à Saly
nous avons en projet de passer 15 jours fin mai début juin 2010 au royal saly, quelques renseignements svp la chambre est elle pourvue d'un sèche cheveux, d'une clim, d'un réfrigérateur, d'un coffre fort dans la chambre ou à la réception gratuit ou payant, la brochure ne donne pas beaucoup de renseignements à ce sujet l'hôtel dans l'ensemble, chambre, resto, animation, plage, est il correct vaut-il mieux prendre les excursions au départ de l'hôtel ou un guide à l'extérieur quel temps fait il à cette époque de l'année(dernière semaine de mai première de juin) médicaments spéciaux a emporter, tel contre la tourista peux t on apporter des petits cadeaux aux enfants lors de nos visites dans les villages, genre livre de coloriage, stylo ou autres, sans pour cela les vexer merci pour toutes vos réponses Brigitte
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Se rendre à Dakar en cargo?
bonjour à toutes et à tous, J'ai pour projet de me rendre à Dakar en 2010, et je souhaiterais le faire en cargo. J'ai vu brièvement que pour à peu près 600 euros, il était possible de partir chaque semaine à partir d'Anvers. Je suis actuellement en France et me rendre à Anvers ne me pose pas plus de problèmes que ça. Si quelqu'un à déjà réalisé le voyage, merci de m'en dire un peu plus ( délai de reservation, compagnies concernées, tarifs, sites internet......) et si des départs a partir de France sont possible.

merci d'avance et que du bohneur à tous le monde.....
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Recherche photographe humanitaire pour une mini-mission au Sénégal (Saly)
Bonjour,

Nous sommes des jeunes français et nous travaillons activement sur une assoc. Humanitaire : Afrikavenir. Il y a deux ans, nous avons construit une école intelligente au Sénégal à Gandigal (prés de Saly) que nous supervisons maintenant. De plus, pour sensibiliser les enfants français sur l'Afrique et la solidarité, nous mettons en place des actions dans les écoles française et nous souhaiterions créer un petit livre avec des photos de la vie quotidienne de l'école au Sénégal. Pour cela nous recherchons un volontaire doué en photographie qui accepterait de nous donner un petit coup de main.

Si vous pouvez dans le coin, contactez nous, bien sur en retour nous vous offrirons avec plaisir le gite, un peu de nourriture et une expérience humaine intéressante.

Pour plus d'infos sur le projet vous pouvez vous rendre sur www.afrikavenir.com

Vous pouvez me contacter a benjamin.bonnell@robopolis.com*

A bientot j'espere !
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Idées de cadeaux pour amis au Sénégal?
Bonjour à tous, dans trois quatre jours, je pars pour Dakar et vais être accueillie par une famille et plus particulièrement un jeune homme de 30 ans, avez vous des idées pour offrir des cadeaux pour lui, ses parents et ses soeurs? Je suis sur Paris et j 'ai du choix, mais j'ai du mal à savoir ce qui ferait plaisir...cd de souchon, de gainsbourg, de leo ferre, de brel, de edith piaf? tee shirt avec ou non paris dessus? chemise? Des chocolats dans une poche isotherme? Des foulards? Du miel?

Merci beaucoup pour vos réponses et bonne journée!
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Cours de langue peul à Dakar?
Bonjour,

Je dois me rendre au Sénégal prochainement pour un tournage et j'aimerais savoir si il existe des cours de langue Peul à Dakar ou dans une autre ville du Sénégal ?

Je serais ravie de correspondre avec un Sénégalais(e) qui habite le pays pour qu'il ou elle puisse m'éclairer sur mon projet!

Merci d'avance pour vos réponses...

Bon week-end à vous tous
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Recettes du Sénégal?
je recherche une recette de cuisine du senegal faite avec de la semoule marron(thiery bassy peut etre) et une sauce a base d'epinard ou de feuilles et d'arachide. quelqu'un connait il cette recette ? MERCI
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Sénégal: pays Bassari
Bonjour à tous, Je voulais avoir vos expériences et/ou connaissances en lien avec le pays Bassari. Je vais être au Sénégal et je souhaiterais vivement être en contact avec cette région et ses gens... Je sais que c'est peu visité et sans doute difficile d'accès, c'est d'ailleurs pour cette raison que je suis à la recherche de commentaires. 😉 Merci à l'avance Cathou
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Rencontre belle famille au Sénégal
Salam Aleykoum,

Je poste ce message car je suis en couple avec un Homme depuis 6 mois, et je vais dans peu de temps rencontrer sa famille sénégalaise, et j’aurais aimé leur ramener des cadeaux (il est fils unique donc un cadeau pour son père et sa mère) & j’aurais aimé savoir quel est la conduite à avoir histoire de ne pas faire de faux pas.

Étant musulmane converti je souhaiterais au maximum leur montrer la personne que je suis sans qu’il ne se fixe sur le fait que je sois Française

Si certaine personne avaient vécu la même chose ou des situations similaires et pouvaient m’aider je suis extrêmement prennante

Merci pour vos réponse Insha’Allah
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Moustiquaire pour la Mauritanie et le Sénégal?
Bonjour,

nous partons cet été de Suisse au Senegal en transports en commun avec une amie. cette dernière se demande s'il est utile/nécessaire/superflu de prendre une moustiquaire.

nous voyagerons petit budget, petites auberges...

lors de mes précédents voyages, la moustiquaire m'a rarement voire jamais été utile, à chaque fois que j'en ai prise une avec moi elle est restée dans mon sac, presque toujours. MAIS je ne connais pas du tout la Mauritanie encore et donc aux personnes plus au fait que moi: quelle est votre expérience? ça vaut la peine d'en prendre (et surtout en l'occurence d'en acheter une exprès?)

MERCIIIIIII
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Royal Air Maroc pour le Sénégal
Bonjour Je vais effectuer un voyage au Sénégal avec la RAM et c'est la première fois que je prends cette compagnie. Pouvez vous me dire si elle est fiable ou pas sachant que je fais escale à Casablanca. Je n'ai pas beaucoup de bions échos et les billets en cette période c'est cher .
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Dakar - France à vélo
Bonsoir, qui a déjà fait Dakkar ou environ vers la France en vélo? pouvez vous me donner l'adresse de votre blog? ou des conseils.

principalement quelle est la meilleure solution en fonction du vent?

Dakkar vers la France ou l'inverse? merci pour vos suggestions et à bientôt
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Quel appareil photo pour itinérant au Sénégal?
Bonjour,

Je suis tout à fait incompétent en photographie, je sais seulement appuyer sur l'objectif et choisir mes sujets. J'ai actuellement un petit Panasonic Lumix DMC-FT2 (étanche et résistant) qui fait de très belles photos de payasges et des portraits. J'en suis très satisfait mais il ne sera pas suffisant pour mon prochain voyage itinérant au Sénégal.

Je cherche donc (mais c'est la jungle !), un APN dans une gamme supérieure avec zoom qui me permette, en plus des paysages et des portraits, de prendre aussi des photos de qualité à distance (animaux sauvages, oiseaux, ...). Ne connaissant même pas la différence entre un "compact" et un "reflexe", j'ai beaucoup de mal à me diriger dans le choix énorme proposé ! Est-ce qu'un spécialiste pourrait m'aider à faire ce choix svp ?

Merci d'avance !
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Air Méditerranée: obtenir à titre gracieux un surplus de bagages au départ?
Nous partons en mars pour le Sénégal. J'ai fait une demanden " a titre gracieux" d'obtention d'un surplus de bagages de 20 kgs a Air Méditerranée. Il m'a été répondu"aucun supplément de bagages n'est accordé avant le départ". Cela veut-il dire "qu' au moment du départ, a l'enregistrement ce bagage "pourrait etre accepté"? Nous séjourneront un mois a Warang ou j'ai une filleule et je voulais gater la famille. Merci de me conseiller.
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Cartes et GPS au Sénégal
Bonjour! Je séjourne réguliérement au Sénégal et j'apprécierai bcp de pouvoir utiliser un GPS pour mes ballades hors route sans pour autant me lancer dans un investissement conséquent. J'ai déjà enregistré des points sur mon petit GPS Garmin Nuvi et cela m'aide à retrouver des point de passage mais je ne dispose pas d'un vrai fond de carte. Par ailleurs j'ai vu que sont maintenant disponibles de superbes cartes au 200 000 eme éditées par la DTGC sénégal en collaboration avec l'IGN . Il est précisé que ces cartes sont disponibles sur CD-ROM . Est ce que cela veut dire que l'on pourrait les charger sur un GPS ? Y a t il parmi vous un connaisseur des ces techniques qui pourraient me conseiller? Merci d'avance
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Nouvelles de la Casamance (juin 2011)
en Casamance C'est une habitude. Chaque année la Casamance renoue avec la violence, les morts et les mutilés. Cette année 2011 confirme hélas le tournant déjà pris l'année dernière : ce n'est plus seulement durant la basse-saison touristique dite "saisie des pluies" qu'indépendantistes et soldats sénégalais s'affrontent. C'est au contraire au beau milieu de la haute-saison que les morts s'accumulent à quelques kilomètres des hôtels du Cap Skirring et de Ziguinchor. Balles perdues, mines antichars à nouveau dispersées dans la nature, embuscades meurtrières contre l'armée, assassinats ciblés, empoisonnements, coupures de route fatales, etc... : rien n'est épargné cette année.

La tendance 2010 s'avère donc confirmée en 2011 et tous les ingrédients sont présents pour que cela s'aggrave : misère, trafic d'armes et de drogue, insécurité en hausse dans toute l'Afrique de l'Ouest avec des renversements de régimes dans la zone tropicale et des prises d'otages dans la zone sahélienne sous la menace permanente des terroristes d'AMQI.

Au cours de la présente saison touristique qui est en passe de s'achever, plusieurs "incidents" gravissimes relevant tout bonnement d'actes de guerre on fait de nombreuses victimes (voir ci-dessous une carte non exhaustive de quelques évènement de ces 48 derniers mois).

Comme le disait en mai dernier Thierno Lô, le sinistre du tourisme du moment (les sinistres du tourisme changent chaque année au Sénégal) "’tourisme rime souvent avec tous risques". Cette curieuse déclaration était suivie d'un constat de choix pour défendre la destination Casamance : "Il y a des gens qui vont aller en Afghanistan, ne serait-ce que pour savoir comment ça se passe". C'est vrai après tout. Si des débulbés vont en Afghanistan pourquoi ne pas aller en Casamance. Des ministres du tourisme comme ça, on en redemande.

Pour éviter que l'on nous accuse encore de saboter le tourisme en Casamance, nous avons attendu la fin de la saison pour faire ce point sur la sécurité dans la région. Mais comme à chaque fois que quelqu'un fait état des barbaries commises à quelques kilomètres des plages où Georgette et Marcel trempent leur maillot, on nous taxera de surmédiatisation d'évènements bénins. Les familles des soldats, des indépendantistes et des civils décédés apprécieront. C'est un peu le syndrome des dents de la mer où le brave édile du village d'Amity ne veut pas que le garde-côte affole les touristes en leur parlant d'un danger imminent. C'est pas bon pour le commerce... Et pendant ce temps là des gens meurent et les touristes sont véritablement mis en danger. Pour la Casamance, le danger c'est une balle perdue, une roquette sur un hôtel ou une mine antichar sous le pneu du Land Rover de l'excursion.

Mais le discours de ceux qui ont un intérêt financier dans le tourisme en Casamance n'est pas le plus ahurissant. C'est celui de quelques touristes habitués qui est le plus déplorable. Chaque année nous avons droit en effet à des "ça fait 20 ans que je viens au Cap Skirring et il ne m'est rien arrivé". Ou des "J'ai passé 15 jours formidables et n'ai pas entendu un seul coup de feu, tout va bien en Casamance"... Hé bien oui messieurs dames. En effet, tous les touristes qui vont en Casamance ou même au Niger ne sont pas assassinés. Merci pour le scoop. Ca n'enlève rien au danger. Comme toujours, il faudra attendre qu'un groupe d'inconscients passe entre les balles qui sifflent pour que les tour opérateurs et les autorités arrêtent les frais. Mais les faits sont là : dans une zone de 30km de diamètre autour du Cap Skirring et de Ziguinchor, les armes parlent entre les indépendantistes, l'armée régulière et les civils. Des gens meurent (près d'une cinquantaine de morts depuis le début de l'année, civils, rebelles et militaires sénégalais compris, ces derniers comptant déjà une vingtaine de victimes dans leurs rangs). Et on ne parle pas des mutilés à vie tombés sur des mines.

Pourquoi la situation ne s'améliorera pas ? Tout d'abord parce que la Guinée-Bissau, dont la frontière est située entre autres au Cap Skirring, est le lieu de transit d'une énorme partie de la cocaïne sud-américaine à destination de l'Europe. Chaque année plus que la précédente, le nombre de saisies de poudre blanche dans l'anus d'Africains sur les routes du Sénégal augmente inlassablement. Cette cocaïne prendra ensuite l'avion à Dakar direction Paris ou Bruxelles. Entre temps elle aura financé l'achat d'armes en Casamance et elle aura été un peu sniffée par quelques combattants rebelles pour se donner du coeur à l'ouvrage.

En plus de la cocaïne qui transite dans la région, la production locale de cannabis est au beau-fixe en Casamance. Destinée à la consommation nationale (à Dakar en particulier), le cannabis est lui aussi responsable de l'accroissement inéxorable de la violence au sud du Sénégal. Des îles entières sont occupées à sa production et sont protégées par des rebelles en armes prêt à en découdre avec les pauvres gendarmes débiles qui auraient le malheur de visiter le coin. Cette production et ce commerce de cannabis permet aux éléments armés de récolter des fonds pour vivre et faire vivre la famille... et au passage pour acheter des kalachnikovs dans les républiques bananières environnantes.

Ensuite, le rôle de la Gambie dans l'instabilité de la zone s'accroit sans cesse. En plus de servir de base de retraite aux combattants du MFDC, la petite république bananière enclavée dans le Sénégal leur livre désormais des armes neuves et performantes. C'est l'origine de la rupture des relations diplomatiques entre l'Iran et le Sénégal en janvier lorsque les autorités sénégalaises ont découvert que le Mammouth (Ahmadinejad) avait vendu des armes aux rebelles casamançais en les faisant transiter par la Gambie.

Ces armes s'ajoutent à celles parties dans la nature avec les coups d'états dans les pays frontaliers de la Casamance (Guinée Bissau et Guinée Conakry). De plus, les mines antichars et antipersonnel qui commençaient petit à petit à être éliminées recommencent à être semées un peu partout (au moins 3 convois militaires ont sauté sur des mines en Casamance depuis le début de l'année).

On le voit bien, avec l'instalibilité croissante dans toute la zone, avec l'accroissement des trafics qui en découlent et l'augmentation des revenus générés par la drogue, la situation en Casamance ne peut pas s'améliorer. Elle empire sans cesse depuis 5 ans et cette année 2011 marque un palier supplémentaire. Si les touristes assassinés ces 2 dernières années l'ont été de manière discrète (retrouvés pourrissant au fond d'un puit ou mortibus sous un pont de Ziguinchor par exemple), à la moindre balle perdue, à la moindre attaque sur un hôtel, c'est toute la Casmaance qui sera blacklistée pour 5 ans. Dans le même temps, les populations jeunes sont exaspérées et la moindre étincelle peut déclencher un soulèvement populaire violent.

Dans cette perspective noire, tout investissement dans le domaine du tourisme relève de l'opération humanitaire et pas du bon plan financier. N'en déplaise à ceux qui, comme nous, apprécions tant la Casamance.

Tout séjour familial est également à bannir. Sauf à vouloir faire la une de TF1 dans un avion affrété par l'état Français au frais du contribuable pour rapatrier les idiots irresponsables qui sont partis se faire bronzer au milieu des balles qui sifflent. Là encore si les Tour Opérateurs étaient responsables financièrement de toutes les conséquences de la violence en Casamance, ils y réfléchiraient à deux fois avant de vendre leurs séjours à Georgette et Marcel.

Pour info : les assurances voyages, pour ceux qui prennent la peine de lire les contrats, ne couvrent en aucun cas les sinistres et rapatriement résultant de mouvements armés et de guerres civiles...

Cliquez sur les icônes de la carte pour voir le détail de l'évènement. : braquage de population : actes de guerres se soldant par des morts et/ou des blessés : bombardements ou roquettes
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Contacts et bons plans pour un voyage au Sénégal?
Salut,

Des Canaries, je compte me rendre en avril au Sénégal pour quelques mois.

Je cherche à découvrir vraiment les gens, à ne pas dépenser trop d'argent (sinon je ne pourrai pas rester) et à "oeuvrer pour un avenir meilleur" (je sais l'expression est grandiloquente mais je ne sais pas comment le dire autrement) et pour toutes ces raisons descendre dans des hôtels, auberges ne me semble pas approprier.

Je cherche des gens, des lieux, des projets ou je pourrais aider : agriculture bio, production de semences, bioconstruction ou que sais-je ?

Auriez-vous des idées ?

Merci de vos réponses.
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Rejoindre le Sénégal en 4X4 seul après les enlèvements?
Nous nous appretons à partir pour une virée Maroc, Mauritanie, Sénégal, Sud mali jusqu'a Bamako , le Brurkina, le Bénin, et le Togo. Suite aux événements et tenant en tenant compte que nous bivouaquons au gré du vent, pensez vous raisonnable d'effectuer ce périple. Nous en avions déjà fait une partie en 2008. Que penser de la traversée du Sahara occidental De la région de Nouadhibou que nous avions aimé (super coin pour la pêche au cap blanc mais isolé)? Nouakchoctt? Bamako? Autre sujet, peut on faire remplir à présent les bouteilles de camping gaz au Maroc, et dans les autres pays traversés?

merci pour vos infos qui nous serons bien utiles.
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Racket organisé à Rosso au Sénégal
Mi-novembre 2010, nous sommes passés à la frontière de Rosso ayant tous nos papiers en main et en règle, nous avons eu la désagréable surprise de subir un racket organisé de la part du pseudo-facilitateur obligatoire et des administrations frontalières des deux pays. Cela nous a valu des menaces, des intimidations, chantage à la confiscation du véhicule et le paiement d'un "droit de passage" d'un montant de 500 €. Le tout avec passavant restreint à 48h plus une distribution forcée en vêtements.

En raison de cet accueil déplorable et décourageant, nous avons pris une autre direction que celle du Sénégal pour dépenser nos devises.

Nous permettons de signaler que ce même jour d'autres touristes européens ont subi cette agression.

Comment développer une activité touristique avec de telles pratiques ?

Nous déplorons d' avoir vécu une si mauvaise expérience du Sénégal.

Des français très déçus🙁
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France - Forum Social Mondial (FSM) de Dakar 2011 en bus
Bonjour, J'aimerai me rendre à Dakar pour le FSM 2011 en bus (transport en commun locaux) Puis continuer jusqu'au Bénin pour y rester deux mois.

J'aimerai savoir s'il existe un Visa "conseil de l'entente", CEDEAO ou UEMOA? Qu'elle est la solution la moins chère pour traverser le Maroc (pas de visa), La Mauritanie (47€), Le Sénegal (pas de visa), Le Mali (28€), le Burkina Faso (70€!!) et le Bénin (50€). Ce qui fait 195€ rien que pour les visa sans compter les démarches pour les avoir...

Et sinon je voulais savoir si l'on peut traverser actuellement "sans problème" avec des compagnies de Bus locales le Sahara Occidental et la Mauritanie pour arriver au Sénégal? Est-ce que des personnes ont une idée aproximative du prix? est-ce que les menaces "terroristes" sont réellement sérieuses?

Merci à vous

Manisoleil
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