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Délivrance d'un visa pour Le Somaliland
Bonjour à tous,

Je prends un avion pour Addis Abeba le mois prochain. Outre l'Ethiopie, j'envisage de me rendre au Somaliland et tenter pour cela d'obtenir un visa auprès de la représentation du Somaliland à Addis Abeba. L'un d'entre vous a-t-il fait une telle démarche récemment? Dans ce cas, quelles sont les conditions et les délais d'obtention d'un visa? Pouvez-vous m'indiquer l'adresse précise de cette représentation? Savez-vous si la représentation a une adresse mail et si elle répond aux messages envoyés? Merci d'avance.
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De l'Ethiopie au Somaliland
Je viens de rentrer d’un voyage en Ethiopie ou j’en ai profité pour aller faire un petit tour au Somaliland par la route. Quelques petites informations à qui souhaiterait y aller… - Pour l’obtention du visa, 2 possibilités, à la frontière, ou dans bureau du Somaliland a Addis Abeba (Je dis bureau, car pays non reconnu par la communauté internationale, donc pas d’ambassade). Le bureau ce trouve à coté de Bolé road, à tout juste 100 mètres de l’ambassade de Madagascar. Un visa en simple entrée coûte 300 birrs pour 1 mois et 500 birrs pour 3 mois. - De Jijiga, il est censé avoir un bus directe pour Hargeysa (le jour ou j’ai voulu le prendre, il n’était pas venu). Prendre donc le bus jusqu’à Wetchale, le passage de la frontière se fait a pieds. Le bureau de l’immigration Ethiopienne n’est pas vraiment indiqué (sur la gauche avant la frontière). - Une fois la frontière passée, on change de moyen de transport, plus de bus mais des breaks Toyota mark II (entre 7 et 9 passagers par voiture). Le prix pour Hargeysa est de 40 Birrs (ou 4 dollars, ou 24000 Somaliland Shillings), payable dans c’est 3 monnaies. - Pour voyager dans le pays, je n’ai utilisé que ce moyen. Il est parfois difficile de trouver l’endroit ou prendre ces breaks. En effet, à Hargeysa il n’y a pas de station de bus, mais en fonction de la destination souhaitée il faut se rendre dans tel ou tel coin de la ville. Le voyage Hargeysa-Berbera coûte lui 25000 Somaliland Shillings. - Pour changer de l’argent, aucun problème, à Hargeysa le change se fait directement dans la rue, le taux de change était (au mois de février) de : SlSh 6300 pour 1$ SlSh 7000 pour 10 Birrs Penser (même si c’est long) a recompter vos liasses de billets (le plus gros billet est de SlSh 500 !!!). Quelques billet de 1, 5 et 10$ facilite grandement la vie (on peu payer partout en $). - 2 hôtels testés à Hargeysa : L’hôtel Mubarak, sur 2 étages, très basique mais correcte, chambre double avec douches et toilettes communs – 4$ L’hôtel Hadwanag, dans un petit jardin paisible, chambre simple avec douche et toilettes privés – 10$ - 2 hôtels testés à Berbera : L’hôtel Al Madina, chambre double avec douches et toilettes communs – 4$, douches et toilettes privés – 5$ L’hôtel Esco, sur 2 étages, chambre double avec douches et toilettes communs – 4$. Une petite communauté de Djiboutiens, travaillant chez Total, « squattent » souvent le toit (ils sont très sympa, et il est très plaisant de pouvoir reparler un petit peu Français) - Si vous passez par Berbera, un petit tour par Nicolas Fishing s’impose. Société tenue par 2 Italiens qui parlent Français, plus de nouveau un Djiboutien très sympa.

Bon voyage à tous
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Argent au Somaliland
En l’absence d’ATM (DAB) et de vraies banques, il est nécessaire de fonctionner au cash durant votre séjour.

C’est le dollar (USD) qui est le « sésame ». L’euro n’a pas d’intérêt, ne se change pas en rue et ne se change pas non plus à un bon taux chez Dahabshiil, la société de transfert de fonds qui écrase le marché. Pas de Moneygram ni de Western Union, Dahabshiil est quasi la seule option.

Leurs agences (disséminées sur tout le territoire) ne sont pas des banques (au sens premier) mais assurent le change pour vos éventuels euros. Si vous avez planifié à l’avance de venir au Somaliland, il est préférable d’emporter avec vous des USD. Ils ne doivent pas être « nickel chrome » car ils servent aussi pour les paiements de la vie de tous les jours. Ils sont bien moins regardants qu’ailleurs où l’on vous scrute vos billets sous toutes les coutures…

S’il y a bien une expérience hallucinante au Somaliland, c’est bien de changer son argent en rue auprès d’un des innombrables changeurs du centre de la capitale.

Si on en croise dès Wajalee, ceux situés près du marché de l’or et de l’hôtel Oriental à Hargeisa sont bien plus impressionnants. Ils disposent en effet tous les billets en tas devant eux et apportent l’argent au matin avec …des brouettes ! Un peu logique alors que la plus grosse coupure qui ne fait que 500 SSL… Ils changent les dollars au taux est de 5500 pour 1 (novembre 2010)

Si vous revenez sur Jijiga et qu’il vous faut des EBR, vous avez tout intérêt à changer à Hargeisa. Le taux est de toute façon supérieur à celui que vous obtenez en Ethiopie.

Si vous ne venez au Somaliland qu’en coup de vent (style A-R depuis Jijiga avec une seule nuit sur place), vous ne devez pas nécessairement changer vos sous en SSL. Vous pouvez payer en EBR ou en USD (mais on vous rend généralement la différence en SSL)

Etant donné les coupures, tout le monde se ballade avec de grosses liasses. Prenez des mesures de bon sens (et évitez de prendre tout avec vous en soirée) mais il est inutile de devenir parano. N’oubliez pas que vous êtes au Somaliland, pas en Somalie !

Michel
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Rallier Hargeisa (Somaliland) depuis Harar (Ethiopie)
Hormis si vous venez au Somaliland depuis Dubaï (via Djibouti ou non) ou encore via le Yémen (traversée maritime possible mais uniquement sur un dhow, non ciblé par les pirates), la voie d’entrée « classique » pour le Somaliland reste par l’est éthiopien.

Et à moins que vous ne voliez directement sur Jijiga, c’est Harar qui a toutes les chances d’être votre point de départ pour une incursion au Somaliland.

Il est possible d’atteindre Hargeisa dans la journée, en employant les transports collectifs et sans devoir se lever avant les poules !

Dans la mesure du possible, essayez de prendre un véhicule pour Jijiga pas trop tard en matinée. Vers 8h étant une bonne heure.

Si vous souhaitez stopper à Jijiga, quittez votre véhicule au grand maximum au niveau du minaret vert de la mosquée située le long de la route principale. Poursuivre jusqu’à la gare routière n’a de sens que si vous n’y restez pas ! Elle a en effet été déplacée (à priori provisoirement) et est très éloignée du « centre ville »

Une fois à la gare routière (de Jijiga), vous reprendrez le premier véhicule qui part pour Togochale, la localité jumelle de Wajalee mais du côté éthiopien. Prisés par les contrebandiers, tous les transports pour la frontière sont pris d’assaut mais, au pire, vous irez attendre le départ du véhicule suivant en laissant toute la cohue se disputer pour le premier !

A l’heure actuelle, il faut compter une heure et demi pour atteindre la frontière. Le revêtement est neuf. La route est parfaite, plate, sans montée, sans descente, sans tournants, bref, un bonheur. C’est seulement après une heure que vous réutilisez l’ancienne piste (travaux en cours)

Il y a bien entendu un check-point à l’entrée de la localité (c’est également le cas quelques kilomètres avant Jijiga). La gare routière se résume à un espace indéfini où stoppe le bus…

Avant de passer au Somaliland, il convient de faire tamponner son visa éthiopien du cachet de sortie au bureau de l’immigration (bâtiment brun (à l’heure actuelle…) avec indication MAO , situé entre deux banques : Wegagen et CBE)

Une fois cette opération réalisée, vous poursuivez dans la même direction (à l’opposé de la route pour Jijiga !), passez le check-point éthiopien et passez le no-mans-land délimité par des ficelles… Vous dépassez le « parking » où attendent les taxis et voitures pour Hargeisa et vous vous dirigez vers le bâtiment de l’immigration du Somaliland (peint aux couleurs nationales, bureau de gauche) pour faire apposer le cachet d’entrée. Welcome to Somaliland !

Une fois fait, vous allez vous arranger avec un taximan pour rallier Hargeisa. Deux solutions : le « contracted » pour vous tout seul (comptez +/- 40 USD sans avoir négocié) ou le partagé (voiture sedan 5 places, 6 passagers plus le chauffeur…) pour +/- 40000 SSL ou 110 EBR (tarif pouvant fluctuer et être éventuellement différant entre l’aller et le retour)

Il y a toujours moyen d’être plus à l’aise en payant pour les deux places du seul siège passager… Derrière, vous êtes quatre. Devant, en plus du chauffeur qui ne partage pas son siège, on est habituellement deux !

Si il y a quelqu’un au check-point à la sortie de Wajalee, il doit y avoir en tout 6 check-points jusqu’à Hargeisa. L’attitude des flics varient du tout au tout (du « it’s okay » de l’un qui ne jette même pas un œil à votre passeport à un autre qui feuillette toutes les pages et qui reste scotché sur le premier visa aperçu)

En indiquant que vous allez à Hargeisa, on ne vous fait aucun ennui.

En fonction de la voiture, de la vitesse, du chauffeur et des check-points, on met entre 1h30 et 2 grosses heures pour rallier la capitale depuis la frontière (hors temps d’attente du véhicule si partagé)

Encore une fois, se rendre au Somaliland ne veut pas dire aller en Somalie. Le Somaliliand n’est pas non plus le Puntland et Hargeisa n’est pas la copie de Mogadiscio !

Vous pouvez y aller sans craintes.

Michel
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Yémen, Djibouti, Érythrée, Somaliland et Éthiopie
Ceci est un extrait des mes mails lors de ce dernier voyage ou je raconte mes péripities à ma famille, mes amis.....

je suis arrive en vie, avec trois heures de retard, mais le mec de l hotel que j avais reserver d avance m a attendu. Tres bonne premiere impression, Sanaa est une ville magnifique de nuit. Le yemen reste quand meme destabilisant au premier abord vu que 50% des mecs se prommennent qvec une kalachnikov sous le bras et qu ils ont tous un immense couteau a la ceinture.

jusque la je suis en vie, en esperant que ca dure.

bises dju

Al salam aleikhoum, Ca y est j ai survecu a ma premiere journee au yemen. A 5h du mat je me suis fait reveiller par des hurlement, c etait l appel de la mosquee pour la premiere priere. Ici, les travaileurs n ont aucune excuse s ils sont en retard au boulot, mais bordel, ils peuvent pas s acheter un revei ??????????l(il n y a pas de point d exclamation sur les claviers arabes alors ce sera des point d exclamation). J ai quand meme reussi a me rendormir, mais a 7h, c est le receptionniste qui m a reveille en frappant a ma porte par erreur. J ai donc pris mon petit dejeuner puisque pour la premiere fois de ma vie, j etais reveiller a la bonne heure. A partir de la, je me suis promene dans la vieille ville. Tout le long de ma promenade, j ai pu decouvrir une etrange mutation, tous les hommes ont une joue proeminente. En fait il broute du Khat, une plante ethiopienne qui soit disant donne de l energie. A mon humble avis, ils croient avoir de l energie car ils ne passe leur journee qu a broute assis par terre. Sauf les chauffeur de taxi qui se deplacent assis. C est tres dangeureux car apres avoir brouter pendant une heure ils recrache la bouillie de feuille au sol; le probleme c est que comme ils sont trop plein d energie pour regarder ou ils crachent, il vaut mieux avoir des baskets fermees que des sandales.

La nourriture est a un prix derisoire. Pour cent rials(environ 40 centimes) on a un plat de riz et du thon. Toutes les viandes, poisson qu ils font cuire dans des fours en terre cuites sont tres allechants, le seul probleme c est qu il y a trop de cantine differente pour tout gouter.

la traverse de la ville en taxi coute environ 300 rials( 1euro30)

Les femmes sont tres belles, elles ont des yeux magnifique proteger par des grillages, des mains splendide proteger par des moufles. La place de la femme au yemen est tres particuliere, deja elles ont leurs caisses reserves dans les magasins, le seul soucis c est qu il n y a un vendeur que lors qu il a fini de servir les hommes. Si elles sont entrain de se faire servir et qu un homme arrive, le caissier arrete et vient s occuper du gentilhomme. La galanterie par contre est hallucinante, elles marche devant dans la rue, ainsi si jamais elle font une connerie, l homme n a pas a se retourner pour la frapper. Deux gamines en me croisant m ont dit"hello" et "Hi" et moi par politesse je leur est repondu. Immediatement comme dans un film tout le monde s est arrete dans la rue et les deux hommes les plus pres leur ont courtoisement remis la tete a sa place a grand coup de pied. L avantage de ce pays, c est qu au moins la femme sait rester a sa place. lorsque je me suis presente au hammam par exemple, l heure de sfemmes etant entrain de se finir elles ont obligeement ete expulse pour ne pas me faire trop attendre.

En dehors de ca la barriere de la langue est un tres gros probleme, mais je me debrouille. j espere que tout le monde va bien.

Bises dju...

Sana'a le 16/03/07 à 17h30 Dans 3 heures je quitte ce pays pour djibouti, Avec l esprit ouvert, on doit pouvoir se passionner pour ses gens qui ont une histoire tellement vibrante. Mais la violence et l hypocrisie sous jacente reste un mur dur a franchir. Le systeme de caste aussi developpe qu en inde et un racisme tres particulier font entrevoir toute une societe complexe et profonde. Le paysage a deja ete decrit par les plus grands auteur francais(Kessel, De Montfreyd, Nizan, Deniaux.....) et je n oserais pas m y essayer. Une brev description quand meme : la region de Sanaa situe entre 2400 metre pour la capitale et 3600 pour les hauts pateaux est parsemee par de villlage construit de 300 apres JC a aujourdhui en pierre que les hommes taillent encore a la main. Ses pierres sont poses de telle facont que le ciment, les jointures ne sont pas necsssaire. Ses maisons de trois etages faites pour resister aux pillages des Zaranigs rassemblees au sommet de montagne desertiques trenscendent le ciel bleue et le beige sec du desert. Les adjectifs francais sont trop peu precis pour qualifier l effet de ses paysages sur un occidental, un gringo, un gaijin...

Djibouti le 17/03/07 à 18h15 J'ai foulé hier soir pour la première fois le sol de la Corne. Et je me suis fait arnaqué déja 4 ou cinq fois. Tout d'abord, un hotel pourri et hors de prix, ensuite le change au marché noir de nuit( il n'y a pas de mauvais jeux de mots à double ou triple sens, quoique.....) enfin, les taxis pour qui il faut avoir l'appoint si l'on ne veux pas dire adieux au billet de 1000 ou 2000 francs djiboutiens. Djibouti, je ne parle rais pas beaucoup de la ville, car je ne l ai pas encore vraiment visité mais les rues sont large et coupé au couteau. Depuis hier soir je suis en pleine phase d'adaptation, après 3 ans en asie, je suis sous le choc et complètement hébété par ce continent. Ma façon de voyager est fondamentalement bouleversé; l'asie est sure, honnete, organisé et soumise. Ici, c'est le bordel, l'anarchie, le foutoir, le oai... Tout doit se faire par la force, tout est dangereux, surtout la nuit aux milieux des yankees et des legionnaires en goguette exités par la troisième factions des boubous. On sent un rapport physique a toute chose c'est dur, quand on est habitué a gérer les choses par l'intelect, les paroles alors qu'ici même si on tchatche pendant des heures, c'est peaux contre peaux, toujours tiré d'un coté, attrapé par une main qui ne vous lache pas ou un gamin mendiant qui ne vous lache plus. Ici pas de barrière de la langue puisque tout le monde parle le dollars. Les Yemenites avaient deja gagner dans mon estime la palme asiatique de la faineantise, de la lenteur, et de la nonchalance; ils viennent d'être détronnés par les Djiboutiens qui sont les nouveaux champions galactiques devant les martiens qui n'ont pourtant rien à faire de leurs vies sur Mars. Ici il faut appeller pour avertir qu'on va reserver au restaurant. Ici, un coup de tampon met trois jours, même avec un Bakshish(juste un coup detampon, pas un dossier!!!!!!!). A midi quand j'ai changé d'hotel pour un standing plus que correct, l'enregistrement a pris plus de 20 mins. Le tabac a mis PLUS DE 5 MINUTES pour me vendre un paquet de marlboro, qui était juste à coté de lui alors que j'avais l'appoint.

Demain, je prends une boutre( bateau archaique des pecheurs de perle), mais attendez le meilleur pour la fin, la receptionniste à la vitesse légendaire m'a informé comme un secret que les marins danakil étaient plutot lent et fainéant. Si j'arriveatraverser le golfe de Djibouti(20km) en moins d'une journée, j'espère pouvoirt trouver un véhicule à Obock pourt traverser la frontière Erythréenne jusqu'à Assab.

Bises Dju

Mes amis, a trop vouloir quelque chose, on finit par le trouver, et la attention, soit on est definitivement change, soit on en rigole. Arrive a Djibouti depuis la veille, plutot que de prendre un avion comme tout le monde, ayant appris que la frontiere erythreene etait ouverte, j ai voulu faire le cake marseillais( ou l aventurier belge si vous preferez). La veille de ma traversee, j ai appris que les legionnaires et les "marsoins" netaient pas des tendres et que les soldats bourees n etaient pas tous amicaux. Alors faisant preuve de mon inalterable courage, j ai tourne les talons et change de bar. Au matin, je me suis rendu au port de peche ou j ai negocie mon passage jusqu a Obock sur la barque du Khat. C est a partir de la aue commencent 4 longues heures d attente sous le soleil en attendant d em"barquer" sur ce splendide navire en plastique de 3.5 m de long. Le golf de Djibouti etant relativement calme, je bouquine donc engourdi par les rayons de soleil en ecoutant un peu de jazz. La premiere vague me surprend et je me retrouve trempe et glisse le cul au fond de la barque. Je range le plus vite possible mon precieux walkman et mon bouquin en essayant de les proteger de la flotte. C est ensuite que "le vent se leve" et ne s arretera pas jusqu a Massawa. Deuxieme vague enorme dans la gueule et des creux immense entre 50cm et 1m(moquez vous, mais en barque, on est vraimenty pas a l aise). Le commandant de ce galion, la barbe ruisselante et le sourrire eclatant de l homme en osmose avec sont element joue avec la masse liquide et sa precieuse marchandise a l abris dans des sacs etanches invente un nouveau jeu "mouille le blanc" dont je sui le principal protagoniste. Apres deux ou trois heures de traversee, trempe, brule par le soleil et ronge par le sel, on longe la cote( soit dit entre parenthese : innoubliable : le sable charge en metal et la roche ocre donne a la mer des couleurs allant de turquoise a emeraude en passant par de nombreuses teintes de gris. Je comprends pourquoi Henry de Montfreyd n a jamais pu quitter cette mer et y a laisser son ame) La vue de quelques tanks sur la rive a tout pour me rassurer. Et ces branleurs de militaire francais prenant le bain pete un boulon en voyant un blanc sur la barque des dealers de khat. Le debarque ment de la marchandise sur la dique volcanique se fait aisement, le mien se fait d un pas relativement moins assure. Enfin, Terre, je me sens comme les marins en escale aprtes trois mois de grement. Un pickup me porte au poste de police ou je fait tamponner mon visa de sorti et Allah Wakbar( dieux est grand) un taxi collectif(4x4 toyota) part pour Assab( Erythree). Le jour se couche sur le piste traversant la plaine. La piste, cette immense avenue devient vite invisible suite a la tempete de sable. Le pilote blase(moi mort de trouille) conduit a une vitessede 60 km/h sans visibilite. En pleine nuit, nous nous arretons au milieu du desert plusieurs fois pour livrer aux nomades le Khat et d autres marchandises que l on ne m autorise pas a voir( des armes je penses). Enfin (malheureusement) en pleine nuit, au milieu de quelques cabanes en palmier, harceler par le vent et le sable, le chauffeur me demande de descendre et de le payer. Il me dit que c est ici que j attends ma correspondance pour Assab et il s en va en voiture. Je me retrouve entoure par des dents blanches et les sourrires ne mettent pas particulierement a l aise. Un gamin, du moins ce que j en vois a la lumiere de sa lampe me demande mon passeport et mon visa, je l envoie(pas forcement gentiment, maintenant que j y repense) chier. Il s avere que c est le sous lieutenant du poste frontiere djiboutien de Moulhoule( et oui, ils ont ose donner un nom a ce bouge). Il m explique posement la situation : il faut que j attende qu une voiture(1 tout les 3 jours en moyenne) passe la frontiere et accepte de me prendre comme passager. Il refuse de me laisser dormir dans le casernement arguant que je ne risque rien, puisque c est le desert et qu il n y a personne. Gentiment, il me fournit une paillasse et une couverture me conseillant de dormir a meme le sol en compagnie des charmants gentlemen se defoncant au Khat. Epuise, mes habits plein de sel je dors comme un bebe sur de me reveiller de ce cauchemar ou de ne pas me reveiller du tout. Le soleil me reveil a son lever et j ere dans le desert en cercle concentrique autour de ce vilage de bedouin et decouvre que derriere les plus grandes dunes se trouve la mer. Je prends le the et le cafe avec les militaires et les regarde jouer a la petanque. L officier en charge m expliquela situation : quelques vehicules passent occasionellement, le soucis c est qu ils sont charge de riz et que les syndicats des chauffeurs interdit les passagers eventuels; donc ca va me couter un enorme bakshish. Je leur ments en leur disant que j ai tres peu d argent sur moi. Ni eux ni moi n y croyont. mais bon je ne vais pas leur dire que j ai sur moi l equivalent d une vie de salaire pour l ensemble des militaires ic present( en y repensant, je crois que j ai bien fait). J apprends a manger en me protegeant du vent et du sable et fait la tres desagreable experience de caguer en pleine tempete de sable. Maintenant, imaginez ce que c est de passes de 6h30 du matin a 14h en se disant qu on est impuissant, en terre inconnu, absolument dependant des autres et qu on va sans doute rester ici plus d une demi semaine entoure de militaires qui sont condamne a passer 1 an dans ce no man s land. A 14 heure la situation se debloque avec un vehicule transportant le riz des ONG qu il compte revendre au sultan local. j y embarque pour une somme me parraissan derisoire (2500fr djib). A l arriere du 4x4 parcourant la piste, je me leve admirant le paysage, hurlant ma rage de vivre comme dans tous les films qui ont trop berce ma vie. sauf que dans les films, les heros ne pleurent pas les yeux brules par la poussiere. Je me calfeutre donc du mieux possible. Le desert Dankali est d apres le "lonely planet", Kessel, Rimbaud... l un des desert les plus inhospitalier du monde, entre paysage lunaire( c est un desert volcanique) et piste noire et grise. Le passage de la frontiere se fait sans trop de soucis. Je suis juste un peu effrayer car les militaires de Moulhoule m ont avertit que le Sultan de Rhaitane( un membre de la tribu affar, semi autonome en erythree)interdit a tout less blancs de descendre du vehicule, c est a dire de poser le pied sur son sol. Apres 3 heures de trajet physiquement eprouvant, on pertent lesenormes sacs de riz sur nos epaules et effrayer je vois soudain la camionnette reparttir sans moi, me laissant abandonne dans ce petit village. De rage, de peur, je lui cour apres, m y accroche et saute a l arriere. Tout les villageois se metent a hurler et ne comprenant rien au Tigrenien(language de l ethnie majoritaire de l erythree), je repete comme une litanie, en boucle ce mot magique et liberateur : "Assab, Assab, Assab, Assab....." La voiture s arrete et on me fait physiquement comprendre que je dois descendre. j obeis contreint, la mort dans l ame. Je vois la comionette disparaitre et terifier de revivre mon experience de la veille, je reste assis dans un etat catathonique. En fait le pick up etait juste aller faire le plein d essence et livrer ce qu il n avait pas le droit d importer : le Khat qui en Erytrhree est interdit. A son retour, je m y accroche comme a une bouee et une fois repartit, hurle a nouveau ma joie et ma rage en bravant les elements( les yeux en pleur et imp
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Séjour Ethiopie (2 semaines) + entrée en Somalie
Bonjour ;

je prépare un voyage en Ethiopie de 2 semaines et souhaiterais avoir des recommendations sur des agences locales pour les treks.

Par suite j entre au Somaliland sur Hergaisa et enfin à Migasishu.en Somalie et voudrais avoir vos recommemdations lors des passages douaniers.

merci Lukasz

www.llukasz.com
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Visiter Laas Gaal, Berbera et Sheikh (Somaliland)
Si vous avez eu la très bonne idée de venir jusqu’à Hargeisa, il est un peu dommage de ne pas se rendre à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, près du village de Duhbato, pour aller admirer les peintures rupestres de Laas Gaal.

Depuis les dernières élections présidentielles (transparentes et régulières) qui répondent à tous les critères démocratiques (autant le souligner pour un territoire de la Corne que l’UA comme les autres organisations internationales ne reconnaissent toujours pas après près de 20 ans d’indépendance de fait et sur un continent où la démocratie évolue (positivement) mais toujours (trop) lentement), il n’est plus possible de rallier les grottes (ou plutôt Duhbato) par soi-même avec le laissez-passer d’un général de la police.

Nouveau président, nouvelles mesures. Si le voyageur échappe dorénavant aux vautours du ministère du tourisme prompts à ponctionner tout ce qu’ils pouvaient, il doit maintenant composer avec une escorte réellement obligatoire.

Je suis loin d’être convaincu qu’il soit possible d’embarquer « son » protecteur (flic armé) dans un transport collectif. Vous devrez donc passer par votre hôtel (pour un véhicule et son chauffeur) ou tenter votre chance en en parlant autour de vous à Hargeisa. Cette seconde option ne doit pas être impossible mais relève de la loterie !

Etant donné que tout à un coût, vous pourriez, tant que vous y êtes, vous arranger pour un déplacement un peu plus consistant et pousser jusqu’à Berbera et Sheikh (en plus de Laas Gaal)

Lorsque j’y étais (seconde semaine de novembre), Burao (Burcao) posait problème. Des fondamentalistes avaient/auraient été signalés dans le coin et l’idée même d’aller jusque là donnait des frissons à tous les officiels (et les gens impliqués dans le tourisme au Somaliland)

En fait, avec l’objectif d’être enfin reconnu comme état à part entière, les autorités du Somaliland comme les rares acteurs du tourisme de ce territoire (si cela existe) sont bien conscients que si Al Shabab ou un autre groupe inféodé à la mouvance islamiste venait à « dégommer » l’un ou l’autre occidental, cela signerai l’arrêt de mort du tourisme (embryonnaire) au Somaliland mais, plus ennuyeux encore, stopperait toute idée de reconnaissance par la communauté internationale. L’UA et la Somalie (Mogadiscio) n’acceptant de toute façon pas ce scénario et tiennent mordicus à cette chimère de la réunification.

Dans ces conditions et malgré que le pays soit globalement calme (bémol pour l’extrême est, près du Puntland), le voyageur occidental est surprotégé et ne quitte pas la capitale comme il veut (ni où il veut !)

Les peintures rupestres de Laas Gaal se trouvent à 6-7 kilomètres du petit village de Duhbato. Il y a une piste qui y mène. L’embranchement se trouve entre deux « maisons », il n’y a pas un panneautage clair. Au cas où la situation viendrait à évoluer (Abdi Abdi et toutes les personnes impliquées dans le tourisme au Somaliland tentent de faire sauter ces contraintes, au moins pour cette partie du territoire), il est impossible de se perdre une fois sur la piste (si vous venez seul)

Un check-point (barrière) se trouve peu avant le bâtiment administratif. C’est là qu’au plus tard vous remettrez le permis (reçu à Hargeisa) et les 10 dollars. Il y a de fortes chances (si vous y allez tôt, ce qui est préférable), que vous croisiez dès Duhbato l’un ou l’autre policier/garde de la police touristique qui vit au village.

Le paysage n’est pas désertique au sens premier du terme mais le végétation est très réduite et le sol est un mélange de cailloux et de sable. Près des peintures et où le sol laisse apparaître les roches, il y a une pléthore de cristaux.

Les grottes (trois localisations) qui regroupent les peintures ne sont pas (ou plutôt plus) complètes et les peintures sont maintenant plus abritées par un plateau qui couvre celles-ci qu’incluses dans une grotte au sens premier. J’imagine que par le passé, elles ressemblaient plus à l’image de grottes que l’on a d’habitude.

Je n’ai aucune connaissance particulière en histoire ni en peinture (quelles qu’elles soient) mais ai apprécié ma visite pour plusieurs raisons. La première n’a rien à voir avec le site et les peintures mais est simplement le fait que de cette manière, vous pouvez quitter la capitale et voir « comment c’est » en dehors d’Hargeisa !

En fait, lorsque vous êtes voyageur indépendant, habitué à vous débrouiller et à circuler par vous-même, vous souffrez au Somaliland d’une certaine frustration. Cette obsession de la protection est franchement castratrice. Hormis aller au marché aux dromadaires (et autres animaux), parcourir Independance Road (les Champs Elysées d’Hargeisa mais la comparaison ne tient que dans vos rêves…) et parcourir les souks, vous avez vite fait le tour…

Bref, même si vous êtes escorté, c’est plutôt sympa d’aller voir ailleurs.

Pour avoir déjà vu des peintures rupestres, les peintures sont bien conservées, sont lumineuses (pigments bien conservés et comme vous êtes « le nez dessus », vous appréciez grandement le spectacle. Seules quelques unes sont abimées soit par le sable qui s’est « abattu » sur elles entrainé par le vent ou les animaux qui sont venus dans le bas, se frotter aux parois.

En toute logique, vous serez aussi le seul touriste sur le site. Cela n’a pas de prix…

Bref, c’est sympa.

Si vous ne souhaitez pas y aller à la journée, vous pourriez combiner Laas Gaal avec la visite de Berbera et de Sheikh. Il y a des hébergements dans les deux localités.

Berbera, port de haute mer sur le golfe d’Aden, est une ville sans charme mais où l’on trouve une partie ancienne qui, si elle ne rivalise pas avec Massawa, possède d’anciens bâtiments ottomans (entre autres) qui ont un cachet certain.

Le port, protégé, est hors de portée d’une visite. Les plages sont en dehors de la localité mais n’y ai pas été (pas de tropisme)

L’hébergement est nombreux mais comme c’est un port, les clients le sont aussi. Bref, pas tjrs facile de trouver un toit pour la nuit. Ai fini par trouver un lit dans un des moins cher de la ville et ai eu la bonne surprise de ne pas avoir des sanitaires dans un état déplorable. Chaleur et toilettes pouvant parfois donner des résultats (d)étonnants !

Il est également possible d’aller à Sheikh, situé sur un plateau. L’intérêt est plutôt de profiter du paysage (route de montagne et quelques points de vue) que de la localité en elle-même. Nécropole …encore à mettre au jour. Il faut dès lors la même imagination que pour Adulis… C’est tout dire !

Vous pouvez aussi toujours tailler une bavette avec le directeur de l’école vétérinaire. Un rwandais « perdu » à Sheikh…

Sortir d’Hargeisa, c’est surtout aller voir en dehors et découvrir (sous escorte) quelques coins d’un pays qui n’existe pas.

Ne venir en Afrique que pour le Somaliland n’a pas beaucoup de sens mais profiter de son passage dans le coin (je pense à Harar) pour y venir est tout sauf insensé.

Michel
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E-Visa Inde et Sikkim
bonjour j ai e visa pour l inde quelqu'un a t il pu obtenir un permis pour visiter le sikkim avec un e visa

merci
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