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Un Américain tué par les flèches des Sentinelles...
Roman "Timika, Western papou"
Timika, Western papou , un roman de N Rouillé
" Lorsque pak Sutrisno débarque de sa Java natale dans la ville minière de Timika en Papouasie occidentale, il ignore dans quel monde il vient de poser le pied. En quête de fortune comme des milliers d’autres migrants dans ce far west indonésien, il va vite déchanter. "
Quelqu'un l'a lu ?
www.editions-anacharsis.com/Timika
" Lorsque pak Sutrisno débarque de sa Java natale dans la ville minière de Timika en Papouasie occidentale, il ignore dans quel monde il vient de poser le pied. En quête de fortune comme des milliers d’autres migrants dans ce far west indonésien, il va vite déchanter. "
Quelqu'un l'a lu ?
www.editions-anacharsis.com/Timika
"Fort Gono" le livre (Indonésie)
Bonjour !
Je ne sais pas si annoncer la sortie de son propre livre est autorisé sur ce forum ... Dans le cas contraire, les modérateurs feront le ménage 😊
Alors voilà, mon bouquin est enfin paru ...
Il contient 14 récits qui pour la plupart n'ont pas forcément leur place sur ce forum ... Bon, ce n'est que mon avis, tout le monde, parmi les rares membres de VF l'ayant déjà lu, n'est pas d'accord avec ça. Mais peu importe !
14 récits donc, qui retracent de façon plus ou moins directe, une partie de mon parcours dans l'Archipel, de 1999 à 2012, d'Aceh au Kalimantan.
" Aka " dresse le portrait d'un ami : on y parle d'Aceh avant le tsunami de 2004 ... " Constat d'échec " aussi est un portrait : celui d'un punk indonésien pur et dur ... " le Cap de bonne-espérance " est le récit d'une relation naissante avec en toile de fond un quartier populaire de la ville de Pontianak ... " Massacres à Bornéo " revient sur les tensions entre les ethnies du Kalimantan occidental ... La dernière partie du bouquin étant quant à elle consacrée à Java : " Merapi 2010 " relate l'éruption du volcan du même nom, " Titanic Resto " notre tentative loupée d'ouvrir un warung à Yogya ...
Ce ne sont que des exemples ...
Quelques extraits pour vous donner une idée ?
« Passé le moment des retrouvailles, mon camarade m'apprit que toutes les routes isolées qui avaient fait notre bonheur étaient désormais interdites à la circulation. Sillonnées par des convois de militaires à la gâchette facile, elles étaient fréquemment le théâtre d'escarmouches sanglantes. » ( Aka )
« Les pires moments que je passai à Pontianak eurent lieu fin 2001, à l'occasion des frappes américaines en Afghanistan. Au lieu des traditionnelles plaisanteries, on proférait à mon égard des paroles lourdes de menace : « Mister, aujourd'hui j'ai envie d'égorger un Américain » et autres inepties. De tous ces anonymes, très peu appartenaient à des organisations religieuses militantes. » ( Le Cap de Bonne-Espérance )
« Le petit homme avait placé une urne remplie de différents ingrédients magiques sous le lit des futurs jeunes époux. Il avait lu quelques prières en arabe, puis s'en était allé, récompensé par les parents de la mariée de quelques billets. Mais en vain : le village était à deux doigts de connaître une inondation majeure. Cependant, cela ne semblait pas affecter la réputation du magicien. Au lieu de voir dans ces averses incessantes une preuve flagrante de son inefficacité, les gens continuaient de vanter ses mérites : « imaginez ce qu'il se serait passé s'il n'était pas intervenu : nous serions sous trois mètres d'eau ! Ce faiseur de pluie est vraiment formidable, il a sauvé Taranga ! » ( Le serpent noir )
« Des voitures couvertes de poussière et de boue dévalaient l'avenue à toute allure. Des camions-bennes, dans un état de saleté comparable, transportaient des gens hébétés, dont certains semblaient s'être roulés dans la gadoue. Nous ne réalisâmes pas tout de suite que cette boue qui les recouvrait avait été projetée par le Merapi. » ( Merapi 2010 )
L'animal fait 230 pages. Couverture sérigraphiée. Si ça vous intéresse vous pouvez m'écrire ... MP ou adresse mail sur le blog dont l'adresse est dans ma signature ...
Merci !
Quelques extraits pour vous donner une idée ?
« Passé le moment des retrouvailles, mon camarade m'apprit que toutes les routes isolées qui avaient fait notre bonheur étaient désormais interdites à la circulation. Sillonnées par des convois de militaires à la gâchette facile, elles étaient fréquemment le théâtre d'escarmouches sanglantes. » ( Aka )
« Les pires moments que je passai à Pontianak eurent lieu fin 2001, à l'occasion des frappes américaines en Afghanistan. Au lieu des traditionnelles plaisanteries, on proférait à mon égard des paroles lourdes de menace : « Mister, aujourd'hui j'ai envie d'égorger un Américain » et autres inepties. De tous ces anonymes, très peu appartenaient à des organisations religieuses militantes. » ( Le Cap de Bonne-Espérance )
« Le petit homme avait placé une urne remplie de différents ingrédients magiques sous le lit des futurs jeunes époux. Il avait lu quelques prières en arabe, puis s'en était allé, récompensé par les parents de la mariée de quelques billets. Mais en vain : le village était à deux doigts de connaître une inondation majeure. Cependant, cela ne semblait pas affecter la réputation du magicien. Au lieu de voir dans ces averses incessantes une preuve flagrante de son inefficacité, les gens continuaient de vanter ses mérites : « imaginez ce qu'il se serait passé s'il n'était pas intervenu : nous serions sous trois mètres d'eau ! Ce faiseur de pluie est vraiment formidable, il a sauvé Taranga ! » ( Le serpent noir )
« Des voitures couvertes de poussière et de boue dévalaient l'avenue à toute allure. Des camions-bennes, dans un état de saleté comparable, transportaient des gens hébétés, dont certains semblaient s'être roulés dans la gadoue. Nous ne réalisâmes pas tout de suite que cette boue qui les recouvrait avait été projetée par le Merapi. » ( Merapi 2010 )
L'animal fait 230 pages. Couverture sérigraphiée. Si ça vous intéresse vous pouvez m'écrire ... MP ou adresse mail sur le blog dont l'adresse est dans ma signature ...
Merci !
Traveloka: site indonésien, méfiance!
Bonjour,
Traveloka propose des billets d'avion à bas prix sur les lignes intérieures en Indonésie.
J'ai utilisé leurs services à plusieurs reprises ( une dizaine de fois au moins ) depuis l'Indonésie et n'ai jamais eu le moindre souci : site simple, rapide, pratique et très bons prix.
Mais depuis la France, c'est une autre histoire !
J'ai essayé, ces derniers jours, d'acheter un billet à 5 reprises. La première tentative a été bloquée par notre banque française : mesure de sécurité. Les autres ont été également bloquées : nous recevions toujours le même message (après avoir entré le SMS de confirmation) " transaksi anda tidak berhasil " ce qui signifie que la transaction n'a pas abouti.
Mais le problème ne venait plus, cette fois-là, de notre banque ! Le paiement a été débité 4 fois ( total : 280 E !!! ) et nous n'avons reçu aucun billet mais des messages d'erreur qui nous indiquaient que la transaction n'avait pas pu être finalisée et que nous devions soit réessayer ultérieurement, soit utiliser une autre carte.
Nous avons appelé le service clients à Jakarta et donné nos références (le numéro des transactions) : 3 billets ont été édités à d'autres noms (!!!!) et pour d'autres vols ( !!!!! ), le 4eme est bon mais nous ne l'avons pas reçu et notre interlocuteur n'a pas su nous dire pourquoi ... Ils vont nous rembourser, disent-ils. L'employé nous a toutefois précisé que leur site ne fonctionnait que pour l'Indonésie et ne pouvait être utilisé depuis l'étranger (mais pour recevoir l'argent, cela fonctionne ) ... ..
Voilà, puisse le récit de cette "mésaventure" servir à d'autres.
Similajau NP, Sarawak, Malaisie
Similajau National Park
J’avais une semaine a passer au Sarawak. Plutôt que de m'éparpiller et de voir trois ou quatre endroits différents au pas de charge, je décidai de consacrer ces 7 jours de liberté au Similajau National Park.
J'étais tout de même un peu inquiet : d’une façon générale le tourisme au Sarawak est autrement plus balisé (et aseptisé ?) qu’au Kalimantan où je vadrouille, certes de façon très irrégulière, depuis presque 15 ans. Je craignais donc d’y trouver une jungle rendue accessible aux touristes avec des rampes, des escaliers, et de ce fait peu excitante. Néanmoins, les infos glanées sur le site du parc (et notamment la liste impressionnante des animaux qui s’y cachent) m’avaient convaincu de prendre le risque… d'être déçu. Autant le dire tout de suite : si les sentiers du parc comportent bien quelques passerelles et autres aménagements, j’ai été loin, très loin, de regretter mon séjour!
Quelques infos pratiques pour commencer : Kuching – Bintulu en bus = 11 heures de route pour 60 à 70 RM selon les compagnies. A Bintulu (très peu touristique mais sans grand intérêt à mon humble avis), on trouve de nombreux hôtels à 50 RM la nuit. Une adresse, pas loin du centre et de la rivière, calme mais un peu crade : SIONG HING INN hôtel. AC, télé, SDB. De là un taxi m’a demandé 60 RM pour me conduire au parc. Je n’ai pas cherché à négocier Vous n'êtes pas non plus obligé de prévoir le retour (comme on peut le lire sur quelques sites) dans la mesure où le personnel du parc est très aidant et n’est pas à un coup de fil près pour appeler un taxi.
Sur place j’ai payé 20 RM de droit d’entrée (pour les 7 jours), puis ai loué une grande chambre avec 4 lits, un bureau et un ventilo, face à la mer (cachée en partie par de grands arbres), pour 42 RM. Je suis arrivé un dimanche et seule une chambre était occupée. Par contre, pour le week-end suivant, celui des fêtes de fin du Ramadan, tout était complet ! Je m’attendais à voir les lieux envahis de touristes locaux vu que j'étais arrivé un dimanche après-midi mais en dehors de 2-3 familles tout était très calme. J’ai eu le bloc hôtel, le parc et ses plages pour moi tout seul ( oui ! ) du dimanche au jeudi jour où sont arrives 3 couples de jeunes routards pas bien dérangeants… Pas la foule donc !
Pour ce qui est du ravitaillement, une cantine assure le nécessaire de 7 à 17 heures. Bonne cuisine, pas chère ( prix identiques a ceux de la ville ), mais pas de petites choses à emporter dans la jungle quand on part a la journée hormis du riz, des oeufs durs, des barquettes de légumes. Pas très pratique donc. Alors pensez, pour un long séjour, à amener du pain, des dattes, des conserves… Sinon pas de problèmes pour l’eau, 3 RM la grande bouteille et ils ont du stock. Par contre si vous comptez passer une ou deux nuits dans la jungle pensez au micropur à défaut d avoir de quoi faire bouillir de l'eau.
Les randonnées maintenant. Le parc mesure 30 km de long pour environ 3 km de profondeur, des proportions modestes donc, mais la sensation d’isolement est bien présente. 2 sentiers courts mais chouettes ( Batu Anchau et Circular Trail ) permettent de s'éloigner de la mer, un troisième longe la cote sur 10 km et conduit à la plage de Golden Beach, la plus lointaine mais aussi la plus belle. Même si le sentier est bien balisé et, en dehors de quelques passages un peu délicats, bien dégagé, faire cette ballade à la journée n’est pas une promenade de santé du fait de la chaleur et de l'humidité. Prévoir un départ dès 7 h ou mieux, de passer la nuit dans la forêt. Un petit conseil : depuis turtle beach 2 ne pas hésiter à emprunter la plage plutôt que le sentier pour atteindre golden beach. Côté ballades, la plage d’environ 10 km qui borde le parc à l’ouest et à l'extrémité de laquelle sont construits les bâtiments du parc vaut également le coup. Vous pourrez y marcher les pieds dans l’eau et y apercevoir des aigles et peut-être un serpent ou deux si vous êtes chanceux. Par contre je pense qu’il y avait des sandflies dans la mesure où mes jambes ont tout de même été bien bouffées. Prévoir du baume du tigre, la version indo si possible, bien plus forte !
La plupart des touristes étrangers qui viennent dans ce parc y passent tout au plus 2 nuits et se contentent d’une grande marche le long du sentier qui mène à Golden Beach, sans toutefois l’atteindre vu la distance. Même si les paysages sont chouettes c’est le meilleur moyen d'être déçu. Le bruit du ressac domine celui de la jungle tout du long et en dehors de quelques singes peu d’animaux se montreront. Il faut, pour apprécier le parc, adopter une autre approche : marcher lentement et silencieusement, prendre le risque de quitter les sentiers (prendre des repères !!!!) et de s’asseoir dans la forêt à l’affut… Bref, jouer les naturalistes.
En allant, 6 jours de suite, dans la forêt du matin jusqu'à 15 – 16 heures puis la nuit avec une lampe, j’ai vu : des singes (des macaques mais aussi d’autres espèces, de beaucoup plus loin par contre, une paire de jumelles n’aurait pas été du luxe), des pigeons et des faisans exotiques, un black hornbill, un écureuil volant, une chouette, des aigles des mers, des varans, un serpent, des crocodiles (leurs yeux la nuit mais aussi la tête de l’un d’entre eux, curieux, de très très près), un poisson aruana, de nombreux poissons exotiques, des crabes étranges de toutes sortes, ces crustacés dont je ne connais pas le nom mais qui descendent des trilobites etc… J’ai loupe de peu (traces toutes fraiches) une grosse tortue de mer large de 50 bons cm … Ce tableau “de chasse” peut paraitre modeste mais ajoutez-y le plaisir incommensurable de la “traque” et celui d'être dans un environnement magnifique.
Mieux équipé ( briquet, provisions, micropur ) et sans un impératif familial du côté indonésien de la frontière, j’aurais volontiers passé 3 – 4 jours de plus sur place et dormi 2 nuits à Golden Beach pour longer la plage au-delà du sentier voire essayé d'accéder, via la piste désormais fermée, aux rapides de Selunsur (les rangers m’ont explique avoir ferme ce chemin car il aboutissait tout prêt des limites du parc et de fait leur semblait faciliter le braconnage).
Ce que je n’ai pas aimé : le fait que peu de sentiers quittent vraiment le bord de mer pour s’enfoncer dans la jungle / les déchets, omniprésents sur toutes les plages, rejetés par la mer (Malaisie/Indonésie même combat : les ordures a la flotte!) ou (plus rarement, surtout au-delà de turtle beach) par des randonneurs à deux balles / …
Ce que j’ai aimé : les plages magnifiques / la jungle en accès libre, à toute heure de la journée ou de la nuit et à quelques centaines de mètres des hébergements / peu de touristes / l’accueil du personnel du parc / … Bref le positif l’emporte !
En dehors de ces quelques infos / impressions, il me parait important de dire quelques mots de la sécurité : le risque de base d’abord, se perdre. Les sentiers m’ont paru très faciles et très clairs mais ce n’est visiblement pas le cas pour tout le monde. En les quittant pour contourner des arbres tombés en travers de jeunes touristes m’ont expliqué s'être perdus et avoir cherché le chemin pendant trente minutes !! Donc si vous n’avez pas d'expérience de la jungle la prudence s’impose. Le risque croco : les crocos présents dans le parc sont pour la plupart des crocodiles d’estuaire, comme en Australie. Méfiez-vous de tous les cours d’eaux y compris des “bassins” à l’embouchure des rivières, de l’estuaire de la rivière Likau et de la plage (ou la baignade est, selon le personnel du parc, sans danger !!!) à l’entrée du parc : j’y ai vu, suite à une forte pluie et à une crue, des crocodiles 3 soirs de suite. Certes le seul que j’ai observé d’assez près pour estimer sa taille ne dépassait pas les 2 mètres mais les rangers m’ont affirmé qu’on en voyait parfois des beaucoup plus costauds, larges comme une porte. Alors empruntez les passerelles, ne descendez pas au bord des rivières pour barboter, les accidents n’arrivent pas qu’aux autres. Un pêcheur a été tue en 2013 en amont de la rivière Similajau a l'extrémité est du parc : il a été attrapé alors qu’il était DANS sa barque. Le crâne du responsable trône d’ailleurs dans le bureau du parc : un vrai dinosaure. Enfin, si vous passez la nuit dans la jungle gare aux cochons, aux serpents mais aussi et surtout aux chutes d’arbres et à la météo ! Se retrouver tout seul dans la forêt en pleine nuit et en pleine tempête n’est pas particulièrement rassurant : aucun endroit pour fuir !
Matos à prévoir pour profiter de son séjour : vêtements longs, lotion anti-moustiques, baume, jumelles, provisions, bonne lampe électrique (puissante pour voir les yeux des crocos la nuit), pince a épiler (pour les épines), quelques médocs et de la bétadine, briquet, micropur, hamac ou tente si vous bivouaquez…
Enfin, pour conclure, une question qui revient souvent sur ce forum et que m’ont posé les 2 jeunes s'étant un instant égarés dans la jungle : le Kalimantan, occidental en l’occurrence, vaut-il le coup ? Hé bien je leur ai déconseillé de passer la frontiere. S’il semble y avoir de chouettes possibilites de ballades pas trop compliquées vers Loksado, Tanjung Puting ou sur le Mahakam, le Kalimantan Ouest est quant à lui encore difficile à pratiquer. Peu d’anglophones, peu d’informations (le lonely p version anglaise envoie ses lecteurs partout là ou il n’y a justement aucun intérêt à aller !!!! Remarquez tant mieux : je n’aimerais pas qu’ils coupent l’herbe sous le pied des aventuriers en herbe en pré-mâchant le travail comme ils le font dans beaucoup trop d’endroits…), une forêt déjà bien saccagée et qui continue chaque jour de l’être y compris dans les parcs, des conditions de vie précaires (dur de trouver de la nourriture correcte en dehors des villes), pas d’hopitaux dignes de ce nom en cas de coup dur (mais des dispensaires sous-equipés…)… Seul avantage : la population locale, « rustique », très curieuse et très accueillante, surtout dans les villages isolés. Je me verrais assez mal débarquer dans un village dayak au Sarawak sans y avoir ete invité, alors que je n’ai jamais eu aucune gêne à le faire côté indonésien tant les relations humaines sont empruntes de spontanéité. Mais pour profiter de cela la pratique de la langue du pays n’est pas du luxe ! Cela dit, je suis bien impatient d’aller verifier côté malais si l’hospitalité des Dayaks du cru est ou non comparable … A l’occasion d’un autre voyage ?
J’avais une semaine a passer au Sarawak. Plutôt que de m'éparpiller et de voir trois ou quatre endroits différents au pas de charge, je décidai de consacrer ces 7 jours de liberté au Similajau National Park.
J'étais tout de même un peu inquiet : d’une façon générale le tourisme au Sarawak est autrement plus balisé (et aseptisé ?) qu’au Kalimantan où je vadrouille, certes de façon très irrégulière, depuis presque 15 ans. Je craignais donc d’y trouver une jungle rendue accessible aux touristes avec des rampes, des escaliers, et de ce fait peu excitante. Néanmoins, les infos glanées sur le site du parc (et notamment la liste impressionnante des animaux qui s’y cachent) m’avaient convaincu de prendre le risque… d'être déçu. Autant le dire tout de suite : si les sentiers du parc comportent bien quelques passerelles et autres aménagements, j’ai été loin, très loin, de regretter mon séjour!
Quelques infos pratiques pour commencer : Kuching – Bintulu en bus = 11 heures de route pour 60 à 70 RM selon les compagnies. A Bintulu (très peu touristique mais sans grand intérêt à mon humble avis), on trouve de nombreux hôtels à 50 RM la nuit. Une adresse, pas loin du centre et de la rivière, calme mais un peu crade : SIONG HING INN hôtel. AC, télé, SDB. De là un taxi m’a demandé 60 RM pour me conduire au parc. Je n’ai pas cherché à négocier Vous n'êtes pas non plus obligé de prévoir le retour (comme on peut le lire sur quelques sites) dans la mesure où le personnel du parc est très aidant et n’est pas à un coup de fil près pour appeler un taxi.
Sur place j’ai payé 20 RM de droit d’entrée (pour les 7 jours), puis ai loué une grande chambre avec 4 lits, un bureau et un ventilo, face à la mer (cachée en partie par de grands arbres), pour 42 RM. Je suis arrivé un dimanche et seule une chambre était occupée. Par contre, pour le week-end suivant, celui des fêtes de fin du Ramadan, tout était complet ! Je m’attendais à voir les lieux envahis de touristes locaux vu que j'étais arrivé un dimanche après-midi mais en dehors de 2-3 familles tout était très calme. J’ai eu le bloc hôtel, le parc et ses plages pour moi tout seul ( oui ! ) du dimanche au jeudi jour où sont arrives 3 couples de jeunes routards pas bien dérangeants… Pas la foule donc !
Pour ce qui est du ravitaillement, une cantine assure le nécessaire de 7 à 17 heures. Bonne cuisine, pas chère ( prix identiques a ceux de la ville ), mais pas de petites choses à emporter dans la jungle quand on part a la journée hormis du riz, des oeufs durs, des barquettes de légumes. Pas très pratique donc. Alors pensez, pour un long séjour, à amener du pain, des dattes, des conserves… Sinon pas de problèmes pour l’eau, 3 RM la grande bouteille et ils ont du stock. Par contre si vous comptez passer une ou deux nuits dans la jungle pensez au micropur à défaut d avoir de quoi faire bouillir de l'eau.
Les randonnées maintenant. Le parc mesure 30 km de long pour environ 3 km de profondeur, des proportions modestes donc, mais la sensation d’isolement est bien présente. 2 sentiers courts mais chouettes ( Batu Anchau et Circular Trail ) permettent de s'éloigner de la mer, un troisième longe la cote sur 10 km et conduit à la plage de Golden Beach, la plus lointaine mais aussi la plus belle. Même si le sentier est bien balisé et, en dehors de quelques passages un peu délicats, bien dégagé, faire cette ballade à la journée n’est pas une promenade de santé du fait de la chaleur et de l'humidité. Prévoir un départ dès 7 h ou mieux, de passer la nuit dans la forêt. Un petit conseil : depuis turtle beach 2 ne pas hésiter à emprunter la plage plutôt que le sentier pour atteindre golden beach. Côté ballades, la plage d’environ 10 km qui borde le parc à l’ouest et à l'extrémité de laquelle sont construits les bâtiments du parc vaut également le coup. Vous pourrez y marcher les pieds dans l’eau et y apercevoir des aigles et peut-être un serpent ou deux si vous êtes chanceux. Par contre je pense qu’il y avait des sandflies dans la mesure où mes jambes ont tout de même été bien bouffées. Prévoir du baume du tigre, la version indo si possible, bien plus forte !
La plupart des touristes étrangers qui viennent dans ce parc y passent tout au plus 2 nuits et se contentent d’une grande marche le long du sentier qui mène à Golden Beach, sans toutefois l’atteindre vu la distance. Même si les paysages sont chouettes c’est le meilleur moyen d'être déçu. Le bruit du ressac domine celui de la jungle tout du long et en dehors de quelques singes peu d’animaux se montreront. Il faut, pour apprécier le parc, adopter une autre approche : marcher lentement et silencieusement, prendre le risque de quitter les sentiers (prendre des repères !!!!) et de s’asseoir dans la forêt à l’affut… Bref, jouer les naturalistes.
En allant, 6 jours de suite, dans la forêt du matin jusqu'à 15 – 16 heures puis la nuit avec une lampe, j’ai vu : des singes (des macaques mais aussi d’autres espèces, de beaucoup plus loin par contre, une paire de jumelles n’aurait pas été du luxe), des pigeons et des faisans exotiques, un black hornbill, un écureuil volant, une chouette, des aigles des mers, des varans, un serpent, des crocodiles (leurs yeux la nuit mais aussi la tête de l’un d’entre eux, curieux, de très très près), un poisson aruana, de nombreux poissons exotiques, des crabes étranges de toutes sortes, ces crustacés dont je ne connais pas le nom mais qui descendent des trilobites etc… J’ai loupe de peu (traces toutes fraiches) une grosse tortue de mer large de 50 bons cm … Ce tableau “de chasse” peut paraitre modeste mais ajoutez-y le plaisir incommensurable de la “traque” et celui d'être dans un environnement magnifique.
Mieux équipé ( briquet, provisions, micropur ) et sans un impératif familial du côté indonésien de la frontière, j’aurais volontiers passé 3 – 4 jours de plus sur place et dormi 2 nuits à Golden Beach pour longer la plage au-delà du sentier voire essayé d'accéder, via la piste désormais fermée, aux rapides de Selunsur (les rangers m’ont explique avoir ferme ce chemin car il aboutissait tout prêt des limites du parc et de fait leur semblait faciliter le braconnage).
Ce que je n’ai pas aimé : le fait que peu de sentiers quittent vraiment le bord de mer pour s’enfoncer dans la jungle / les déchets, omniprésents sur toutes les plages, rejetés par la mer (Malaisie/Indonésie même combat : les ordures a la flotte!) ou (plus rarement, surtout au-delà de turtle beach) par des randonneurs à deux balles / …
Ce que j’ai aimé : les plages magnifiques / la jungle en accès libre, à toute heure de la journée ou de la nuit et à quelques centaines de mètres des hébergements / peu de touristes / l’accueil du personnel du parc / … Bref le positif l’emporte !
En dehors de ces quelques infos / impressions, il me parait important de dire quelques mots de la sécurité : le risque de base d’abord, se perdre. Les sentiers m’ont paru très faciles et très clairs mais ce n’est visiblement pas le cas pour tout le monde. En les quittant pour contourner des arbres tombés en travers de jeunes touristes m’ont expliqué s'être perdus et avoir cherché le chemin pendant trente minutes !! Donc si vous n’avez pas d'expérience de la jungle la prudence s’impose. Le risque croco : les crocos présents dans le parc sont pour la plupart des crocodiles d’estuaire, comme en Australie. Méfiez-vous de tous les cours d’eaux y compris des “bassins” à l’embouchure des rivières, de l’estuaire de la rivière Likau et de la plage (ou la baignade est, selon le personnel du parc, sans danger !!!) à l’entrée du parc : j’y ai vu, suite à une forte pluie et à une crue, des crocodiles 3 soirs de suite. Certes le seul que j’ai observé d’assez près pour estimer sa taille ne dépassait pas les 2 mètres mais les rangers m’ont affirmé qu’on en voyait parfois des beaucoup plus costauds, larges comme une porte. Alors empruntez les passerelles, ne descendez pas au bord des rivières pour barboter, les accidents n’arrivent pas qu’aux autres. Un pêcheur a été tue en 2013 en amont de la rivière Similajau a l'extrémité est du parc : il a été attrapé alors qu’il était DANS sa barque. Le crâne du responsable trône d’ailleurs dans le bureau du parc : un vrai dinosaure. Enfin, si vous passez la nuit dans la jungle gare aux cochons, aux serpents mais aussi et surtout aux chutes d’arbres et à la météo ! Se retrouver tout seul dans la forêt en pleine nuit et en pleine tempête n’est pas particulièrement rassurant : aucun endroit pour fuir !
Matos à prévoir pour profiter de son séjour : vêtements longs, lotion anti-moustiques, baume, jumelles, provisions, bonne lampe électrique (puissante pour voir les yeux des crocos la nuit), pince a épiler (pour les épines), quelques médocs et de la bétadine, briquet, micropur, hamac ou tente si vous bivouaquez…
Enfin, pour conclure, une question qui revient souvent sur ce forum et que m’ont posé les 2 jeunes s'étant un instant égarés dans la jungle : le Kalimantan, occidental en l’occurrence, vaut-il le coup ? Hé bien je leur ai déconseillé de passer la frontiere. S’il semble y avoir de chouettes possibilites de ballades pas trop compliquées vers Loksado, Tanjung Puting ou sur le Mahakam, le Kalimantan Ouest est quant à lui encore difficile à pratiquer. Peu d’anglophones, peu d’informations (le lonely p version anglaise envoie ses lecteurs partout là ou il n’y a justement aucun intérêt à aller !!!! Remarquez tant mieux : je n’aimerais pas qu’ils coupent l’herbe sous le pied des aventuriers en herbe en pré-mâchant le travail comme ils le font dans beaucoup trop d’endroits…), une forêt déjà bien saccagée et qui continue chaque jour de l’être y compris dans les parcs, des conditions de vie précaires (dur de trouver de la nourriture correcte en dehors des villes), pas d’hopitaux dignes de ce nom en cas de coup dur (mais des dispensaires sous-equipés…)… Seul avantage : la population locale, « rustique », très curieuse et très accueillante, surtout dans les villages isolés. Je me verrais assez mal débarquer dans un village dayak au Sarawak sans y avoir ete invité, alors que je n’ai jamais eu aucune gêne à le faire côté indonésien tant les relations humaines sont empruntes de spontanéité. Mais pour profiter de cela la pratique de la langue du pays n’est pas du luxe ! Cela dit, je suis bien impatient d’aller verifier côté malais si l’hospitalité des Dayaks du cru est ou non comparable … A l’occasion d’un autre voyage ?
Quartier des hôtels à Kuching
Bonjour,
Où est le quartier des hôtels pas chers à Kuching ? Où sont concentrés les hôtels à backpacker ? Je ne réserve pas et j'aimerais pouvoir me "retourner" au cas où ( ne pas repartir loin en taxi ) ... Je vais toujours dans le même hôtel chinois pas cher mais il est assez mal situé, un peu loin de tout ... je pense changer ...
Merci ! 😎
Ile de Seram aux Moluques (Indonésie)
Voilà, je voulais juste savoir si quelqu'un était allé là-bas ? Recueillir des impressions, quelques infos ...
Merci 🙂
Livre "Les Lances du Crépuscule" de Descola
"Ethnologue majeur de notre époque, Philippe Descola a écrit l'un des plus grands livres concernant une population encore méconnue de l'Amérique du Sud, les Jivaros. [...]
Cet ouvrage dont l'écriture débute à la fin du mois d'octobre 1976 et qui fut rédigé tout au long d'une décennie, relate la découverte et la résistance d’une branche des Jivaros que l’on nomme Achuar, les gens du palmier d’eau. Vivants dans la jungle de Haute-Amazonie, plus précisément entre l’Equateur et le Pérou, ils furent longtemps protégés des contacts avec la civilisation occidentale en raison de leur terrifiante réputation de réducteurs de têtes. La guerre revêt une place toute particulière dans leur société et s’avère être bien plus qu’une condition de leur indépendance : elle structure la société en renforçant la solidarité, confère du prestige aux guerriers les plus valeureux, et permet entre autre le renouvellement rituel des âmes. L’auteur s’attache tout au long du récit à retracer la naissance d’une profonde amitié qui va le lier à ce peuple, et dresse les grandes étapes d’un parcours initiatique à travers les mythes, les chants magiques, l’omniprésence des rêves où l’acte vient puiser son sens, et les secrets chamaniques. Il restera trois années en leur compagnie." http://inton.over-blog.com/article-321337.html (l'article n'est pas de moi)
Un bouquin massif, dense, qui décrit la culture des fameux Jivaros... Evidemment il ne s'agit pas là d'un "bête" récit de voyage mais d'ethnologie pure... Passionnant... 450 pages inestimables...
Cet ouvrage dont l'écriture débute à la fin du mois d'octobre 1976 et qui fut rédigé tout au long d'une décennie, relate la découverte et la résistance d’une branche des Jivaros que l’on nomme Achuar, les gens du palmier d’eau. Vivants dans la jungle de Haute-Amazonie, plus précisément entre l’Equateur et le Pérou, ils furent longtemps protégés des contacts avec la civilisation occidentale en raison de leur terrifiante réputation de réducteurs de têtes. La guerre revêt une place toute particulière dans leur société et s’avère être bien plus qu’une condition de leur indépendance : elle structure la société en renforçant la solidarité, confère du prestige aux guerriers les plus valeureux, et permet entre autre le renouvellement rituel des âmes. L’auteur s’attache tout au long du récit à retracer la naissance d’une profonde amitié qui va le lier à ce peuple, et dresse les grandes étapes d’un parcours initiatique à travers les mythes, les chants magiques, l’omniprésence des rêves où l’acte vient puiser son sens, et les secrets chamaniques. Il restera trois années en leur compagnie." http://inton.over-blog.com/article-321337.html (l'article n'est pas de moi)
Un bouquin massif, dense, qui décrit la culture des fameux Jivaros... Evidemment il ne s'agit pas là d'un "bête" récit de voyage mais d'ethnologie pure... Passionnant... 450 pages inestimables...
Albatros, la croisière de la peur de Deborah Scaling Kiley
Albatros, la croisière de la peur de Deborah Scaling Kiley ...
Le récit authentique du naufrage d'un yatch au large de la Caroline du Sud dans l'Atlantique... 5 personnes, peu préparées à un tel drame, à la flotte, au coeur d'une tempête incroyable... La haine entre les survivants, la folie, le désespoir, les requins... Quel bouquin!
Voyage en amont du Kahayan (Kalimantan, Indonésie)
Un texte inspiré d'un voyage qui date un peu ! Pas eu le temps de l'écrire avant !
Vu qu'il y en a 12 pages je mets le début ici puis le lien pour télécharger (gratuitement bien sûr) le texte complet (PDF - 13 pages)
Bonne lecture !
Voyage en amont du Kahayan Kalimantan Centre, Indonésie, Janvier 2011
"En amont, nous n'avons quasiment pas de problème de criminalité. Les vols sont extrêmement rares. Par contre, quand il se passe quelque chose, c'est presque toujours un meurtre. Les gens boivent puis se battent au coupe-coupe. Alors si vous vous retrouvez face à des personnes fortement alcoolisées et que le ton monte, laissez tomber, partez.". Janvier 2011. Je suis au Kalimantan, sur l'île de Bornéo, en Indonésie, à Kuala Kurun, une grosse bourgade sur le Kahayan, en amont de la ville de Palangkaraya. Le petit homme qui me prodigue ce conseil est un policier en civil. Celui-ci vient de se joindre à quelques curieux qui me tiennent compagnie, en attendant le départ du pick-up pour Tumbang Miri, le dernier gros village avant la fin de la piste. Contrairement à certains de ses collègues, croisés lors d'autres pérégrinations à Bornéo, il ne cherche pas à me compliquer la vie et s'avère seulement soucieux de me mettre en garde contre les dangers éventuels des zones reculées dans lesquelles je voyagerai dès le lendemain. Cela faisait maintenant six mois que mon épouse et moi vivions en Indonésie, à Yogyakarta, où nous essayions tant bien que mal de monter un restaurant. Pour ces premiers moments de liberté, seul, sac au dos comme lors de mes débuts en Asie, je rêvais d'aller faire un tour sur l'île de Sumba, voire carrément en Papouasie, dans un coin bien paumé. Mais le succès économique de notre petite entreprise n'était pas au rendez-vous et ces destinations lointaines étaient donc encore trop chères pour moi. Du coup, j'optai au dernier moment pour un semblant d'expédition au centre de l'île de Bornéo, dans une région méconnue. J'imprimai au cyber café du coin quelques cartes sommaires (et bourrées d'erreurs), achetai des médicaments de base (du paracétamol, de l'imoduim et un peu de bétadine) et muni d'un billet à bas prix sautai dans un avion pour Palangkaraya, la capitale de la province de Kalimantan Centre. Mes objectifs? Remonter le fleuve Kahayan le plus loin possible, m'établir dans un village dayak isolé, randonner dans la jungle en journée et le soir observer les us et les coutumes des populations locales ... http://www.mediafire.com/view/?hnjg0i825orjhx1
Quelques précisions pratiques , pour celles et ceux qui veulent (un peu) du concret !
Je suppose que la lecture de mon texte donne du Haut-Kahayan l'image d'une région sauvage et désertée des touristes. Néanmoins, des voyageurs occidentaux s'y rendent parfois et l'on trouve même ces quelques mots dans Le Grand Guide Gallimard de l'Indonésie : "Tumbang Mahuroi, dernier gros village sur le Kahayan, ou Tumbang Korik, sur un affluent, sont deux destinations de balade assez faciles d'accès"! D'abord, je me dois de préciser que Mahuroi est à proximité d'un lieu d'histoire, le village, tout proche, de Tumbang Anoi. En 1894, les colons hollandais y organisèrent une grande concertation entre les représentants de centaines de tribus dayakes, dans le but d'éradiquer la chasse aux têtes et les guerres incessantes entre les différents groupes. En effet, ces conflits perpétuels faisaient du Kalimantan un territoire impossible à administrer. Je suppose que de temps à autre, des touristes "riches", capables d'affréter un bateau et de s'offrir les services d'un guide, se payent une petite croisière dans ces régions isolées, au moins jusque sur les lieux de la rencontre de Tumbang Anoi. Si l'on ajoute à cela des scientifiques, des écologistes, des étudiants et quelques missionnaires, nous arrivions sans doute à un total de plusieurs occidentaux par an. A Tumbang Mahuroi, les visites étaient même fréquentes... selon mon hôte, ce brave Aga! Trois ans plus tôt, cinq étudiants japonais étaient passés dans le but de préparer une expédition en amont, dans la jungle. Cinq ans plus tôt, c'était un australien, un homme d'un certain âge qui travaillait autrefois dans les parages pour une entreprise d'extraction d'or désormais fermée et ce depuis la fin des années 90. Presque une fréquentation équivalente à celle de Bali quoi, des bule partout! Celles et ceux qui voudraient vraiment sortir des "sentiers battus" peuvent toujours quitter le Kahayan (affluents ou autres fleuves). Je suis sûr que l'aventure est au coin de la route... Sinon, vous n'êtes pas obligés, comme moi, de foirer votre voyage : avec un minimum de préparation, un peu plus d'argent et peut-être une motivation un peu plus forte vous devriez arriver à vivre un trip inoubliable. Evidemment quelques bases d'indonésien sont indispensables, une bonne préparation physique aussi car la région est rude et ce que je n'avais pas mais qui s'impose : une bonne assurance! Gardez à l'esprit que c'est une autre façon de voyager. Si vous préférez passer des vacances reposantes après une année à bosser difficile, si vous craignez de perdre quelques journées, si vous aimez quand tout est carré et calé ou si vous n'avez pas spécialement envie de vous intéresser aux gens du coin, alors ce n'est clairement pas un voyage pour vous! Quelques infos pratiques : Palangkaraya - Kuala Kurun / Kurun - Miri en 4x4 (taxis collectifs) environ une dizaine d'euros chaque. Dénicher un taxi pour Kurun n'est pas compliqué, par contre pas sûr que vous pourrez vous rendre de Palangkaraya à Miri en une seule journée, tout dépendra du nombre de passagers et de leur destination. A partir de Miri les transports sont aléatoires, il faut "s'incruster". A titre d'exemple Aga m'avait demandé 8 euros pour aller jusqu'à Mahuroi. Renseignez-vous sur le prix de l'essence, puis auprès d'autres interlocuteurs sur les quantités d'essence nécessaires pour aller d'un point à un autre. Attention toutes les embarcations ne consomment pas pareil, les prix évoluent et la difficulté des déplacements change selon les précipitations... Pour aller en amont de Mahuroi vers les monts Schwaner un des guides du village me demanda 1,5 millions de rupiah (130 E) pour 3 jours 2 nuits. Ce prix comprend sa paye, une bonne prime pour le passage des rapides, les provisions, la paye pour un équipier (obligatoire), l'essence...)... Sinon il y a des hôtels sales, bruyants et chers (10 E environ... chers... pour des placards) à Kuala Kurun, Tewah et Miri. Au-delà on dort chez l'habitant. Mes autres carnets ... Aceh , Java , Kalimantan ... De 1999 à 2010 ... Premiers pas en Asie , Souvenirs , Portraits , Récits , Reportages ... En version PDF lecture à l'écran : http://www.mediafire.com/?t9l92qo3hq6ltnq En version imprimable (police plus petite, moins de pages) : http://www.mediafire.com/?933n3ch96oz9tgc
Voyage en amont du Kahayan Kalimantan Centre, Indonésie, Janvier 2011
"En amont, nous n'avons quasiment pas de problème de criminalité. Les vols sont extrêmement rares. Par contre, quand il se passe quelque chose, c'est presque toujours un meurtre. Les gens boivent puis se battent au coupe-coupe. Alors si vous vous retrouvez face à des personnes fortement alcoolisées et que le ton monte, laissez tomber, partez.". Janvier 2011. Je suis au Kalimantan, sur l'île de Bornéo, en Indonésie, à Kuala Kurun, une grosse bourgade sur le Kahayan, en amont de la ville de Palangkaraya. Le petit homme qui me prodigue ce conseil est un policier en civil. Celui-ci vient de se joindre à quelques curieux qui me tiennent compagnie, en attendant le départ du pick-up pour Tumbang Miri, le dernier gros village avant la fin de la piste. Contrairement à certains de ses collègues, croisés lors d'autres pérégrinations à Bornéo, il ne cherche pas à me compliquer la vie et s'avère seulement soucieux de me mettre en garde contre les dangers éventuels des zones reculées dans lesquelles je voyagerai dès le lendemain. Cela faisait maintenant six mois que mon épouse et moi vivions en Indonésie, à Yogyakarta, où nous essayions tant bien que mal de monter un restaurant. Pour ces premiers moments de liberté, seul, sac au dos comme lors de mes débuts en Asie, je rêvais d'aller faire un tour sur l'île de Sumba, voire carrément en Papouasie, dans un coin bien paumé. Mais le succès économique de notre petite entreprise n'était pas au rendez-vous et ces destinations lointaines étaient donc encore trop chères pour moi. Du coup, j'optai au dernier moment pour un semblant d'expédition au centre de l'île de Bornéo, dans une région méconnue. J'imprimai au cyber café du coin quelques cartes sommaires (et bourrées d'erreurs), achetai des médicaments de base (du paracétamol, de l'imoduim et un peu de bétadine) et muni d'un billet à bas prix sautai dans un avion pour Palangkaraya, la capitale de la province de Kalimantan Centre. Mes objectifs? Remonter le fleuve Kahayan le plus loin possible, m'établir dans un village dayak isolé, randonner dans la jungle en journée et le soir observer les us et les coutumes des populations locales ... http://www.mediafire.com/view/?hnjg0i825orjhx1
Quelques précisions pratiques , pour celles et ceux qui veulent (un peu) du concret !
Je suppose que la lecture de mon texte donne du Haut-Kahayan l'image d'une région sauvage et désertée des touristes. Néanmoins, des voyageurs occidentaux s'y rendent parfois et l'on trouve même ces quelques mots dans Le Grand Guide Gallimard de l'Indonésie : "Tumbang Mahuroi, dernier gros village sur le Kahayan, ou Tumbang Korik, sur un affluent, sont deux destinations de balade assez faciles d'accès"! D'abord, je me dois de préciser que Mahuroi est à proximité d'un lieu d'histoire, le village, tout proche, de Tumbang Anoi. En 1894, les colons hollandais y organisèrent une grande concertation entre les représentants de centaines de tribus dayakes, dans le but d'éradiquer la chasse aux têtes et les guerres incessantes entre les différents groupes. En effet, ces conflits perpétuels faisaient du Kalimantan un territoire impossible à administrer. Je suppose que de temps à autre, des touristes "riches", capables d'affréter un bateau et de s'offrir les services d'un guide, se payent une petite croisière dans ces régions isolées, au moins jusque sur les lieux de la rencontre de Tumbang Anoi. Si l'on ajoute à cela des scientifiques, des écologistes, des étudiants et quelques missionnaires, nous arrivions sans doute à un total de plusieurs occidentaux par an. A Tumbang Mahuroi, les visites étaient même fréquentes... selon mon hôte, ce brave Aga! Trois ans plus tôt, cinq étudiants japonais étaient passés dans le but de préparer une expédition en amont, dans la jungle. Cinq ans plus tôt, c'était un australien, un homme d'un certain âge qui travaillait autrefois dans les parages pour une entreprise d'extraction d'or désormais fermée et ce depuis la fin des années 90. Presque une fréquentation équivalente à celle de Bali quoi, des bule partout! Celles et ceux qui voudraient vraiment sortir des "sentiers battus" peuvent toujours quitter le Kahayan (affluents ou autres fleuves). Je suis sûr que l'aventure est au coin de la route... Sinon, vous n'êtes pas obligés, comme moi, de foirer votre voyage : avec un minimum de préparation, un peu plus d'argent et peut-être une motivation un peu plus forte vous devriez arriver à vivre un trip inoubliable. Evidemment quelques bases d'indonésien sont indispensables, une bonne préparation physique aussi car la région est rude et ce que je n'avais pas mais qui s'impose : une bonne assurance! Gardez à l'esprit que c'est une autre façon de voyager. Si vous préférez passer des vacances reposantes après une année à bosser difficile, si vous craignez de perdre quelques journées, si vous aimez quand tout est carré et calé ou si vous n'avez pas spécialement envie de vous intéresser aux gens du coin, alors ce n'est clairement pas un voyage pour vous! Quelques infos pratiques : Palangkaraya - Kuala Kurun / Kurun - Miri en 4x4 (taxis collectifs) environ une dizaine d'euros chaque. Dénicher un taxi pour Kurun n'est pas compliqué, par contre pas sûr que vous pourrez vous rendre de Palangkaraya à Miri en une seule journée, tout dépendra du nombre de passagers et de leur destination. A partir de Miri les transports sont aléatoires, il faut "s'incruster". A titre d'exemple Aga m'avait demandé 8 euros pour aller jusqu'à Mahuroi. Renseignez-vous sur le prix de l'essence, puis auprès d'autres interlocuteurs sur les quantités d'essence nécessaires pour aller d'un point à un autre. Attention toutes les embarcations ne consomment pas pareil, les prix évoluent et la difficulté des déplacements change selon les précipitations... Pour aller en amont de Mahuroi vers les monts Schwaner un des guides du village me demanda 1,5 millions de rupiah (130 E) pour 3 jours 2 nuits. Ce prix comprend sa paye, une bonne prime pour le passage des rapides, les provisions, la paye pour un équipier (obligatoire), l'essence...)... Sinon il y a des hôtels sales, bruyants et chers (10 E environ... chers... pour des placards) à Kuala Kurun, Tewah et Miri. Au-delà on dort chez l'habitant. Mes autres carnets ... Aceh , Java , Kalimantan ... De 1999 à 2010 ... Premiers pas en Asie , Souvenirs , Portraits , Récits , Reportages ... En version PDF lecture à l'écran : http://www.mediafire.com/?t9l92qo3hq6ltnq En version imprimable (police plus petite, moins de pages) : http://www.mediafire.com/?933n3ch96oz9tgc
Nouvel an chinois en Malaisie, jours fériés?
Bonjour,
si je ne me trompe pas le 23 janvier c est le nouvel an chinois.
Pendant combien de temps les administrations et surtout les ambassades etrangeres sont elles fermees? Juste le 23? 2 jours?...
Merci!
Partir vivre à Lubumbashi (République démocratique du Congo)
Bonjour,
Je dois prendre une décision importante en début de semaine prochaine.
Je vis actuellement en Indonésie avec mon épouse qui est originaire de ce pays.
Nous n'y avons malheureusement pas vraiment d'avenir, je veux dire professionnellement parlant (au mieux on me proposera un boulot à 200 E par mois, mais rien n'est sûr)...
Or, on me propose un poste en RDC, à Lubumbashi. 3000 E par mois + quelques avantages.
J'ai lu les postes les plus récents (2008 - 2011) consacrés à la vie sur place et les mises en garde du site diplomatie.fr.
Néanmoins, j'aurais encore, si vous le permettez, quelques questions très précises, certaines d'ordre matériel, d'autres non.
1) J'ai cru comprendre que l'on pouvait trouver des maisons à 1000 USD / mois. Cette info est-elle toujours d'actualité? S'agit-il de maisons correctes, calmes, relativement propres?
2) J'ai lu que les restos étaient très chers. Mais y a t'il comme en Asie des petites échoppes à des prix raisonnables? (Là où nous sommes, on mange pour 40 centimes d'euros :-))
3) J'ai lu que les supermarchés étaient 3 fois plus chers qu'en France. Mais y a t'il des marchés moins onéreux où l'on peut acheter des fruits et légumes à bas prix?
4) Trouve t'on facilement du riz et de quoi cuisiner de la cuisine asiatique (lait de coco, feuilles de manioc, poisson séché...)?
5) Peut-on acheter facilement un petit scooter automatique pour se déplacer en ville? Peut-on espérer circuler la nuit ou y a t'il des flics corrompus et des gangsters à tous les coins de rue? (les avis sur la sécurité divergent)
6) En France, les gens prennent souvent ma femme pour une Chinoise (alors qu'elle est plutôt typée thaï). Y a t'il un racisme anti chinois à Lubumbashi? Cela me fait un peu peur pour elle. Elle a eu beaucoup d'amis africains en France (Sierra-Leone, Ethiopie, Côte-d'Ivoire, Soudan) mais les choses sont souvent différentes "au bled"... Je ne voudrais pas qu'elle ne puisse pas sortir.
7) Qu'en est-il de la vie sociale? Les gens du cru sont-ils ouverts, sympas, comme c'est le cas ici à Java?
8) Est-il facile de sortir un peu de la ville? De prendre la voiture ou la moto et de quitter la ville? Où est-ce dangereux? Nous aimons tous les deux "respirer" le WE! Et quand on voit qu'au début de l'année des types ont essayé d'attaquer l'aéroport... waaah!
9) Question subsidiaire peu importante, mais je suis curieux: les Congolais aiment-ils la boxe? Y a t'il des clubs, même ultra-rudimentaires, pour pratiquer (l'équitation et le golf bof!!!)?
Merci! Et peut-être à un de ces 4... sur place!
FRED
Je dois prendre une décision importante en début de semaine prochaine.
Je vis actuellement en Indonésie avec mon épouse qui est originaire de ce pays.
Nous n'y avons malheureusement pas vraiment d'avenir, je veux dire professionnellement parlant (au mieux on me proposera un boulot à 200 E par mois, mais rien n'est sûr)...
Or, on me propose un poste en RDC, à Lubumbashi. 3000 E par mois + quelques avantages.
J'ai lu les postes les plus récents (2008 - 2011) consacrés à la vie sur place et les mises en garde du site diplomatie.fr.
Néanmoins, j'aurais encore, si vous le permettez, quelques questions très précises, certaines d'ordre matériel, d'autres non.
1) J'ai cru comprendre que l'on pouvait trouver des maisons à 1000 USD / mois. Cette info est-elle toujours d'actualité? S'agit-il de maisons correctes, calmes, relativement propres?
2) J'ai lu que les restos étaient très chers. Mais y a t'il comme en Asie des petites échoppes à des prix raisonnables? (Là où nous sommes, on mange pour 40 centimes d'euros :-))
3) J'ai lu que les supermarchés étaient 3 fois plus chers qu'en France. Mais y a t'il des marchés moins onéreux où l'on peut acheter des fruits et légumes à bas prix?
4) Trouve t'on facilement du riz et de quoi cuisiner de la cuisine asiatique (lait de coco, feuilles de manioc, poisson séché...)?
5) Peut-on acheter facilement un petit scooter automatique pour se déplacer en ville? Peut-on espérer circuler la nuit ou y a t'il des flics corrompus et des gangsters à tous les coins de rue? (les avis sur la sécurité divergent)
6) En France, les gens prennent souvent ma femme pour une Chinoise (alors qu'elle est plutôt typée thaï). Y a t'il un racisme anti chinois à Lubumbashi? Cela me fait un peu peur pour elle. Elle a eu beaucoup d'amis africains en France (Sierra-Leone, Ethiopie, Côte-d'Ivoire, Soudan) mais les choses sont souvent différentes "au bled"... Je ne voudrais pas qu'elle ne puisse pas sortir.
7) Qu'en est-il de la vie sociale? Les gens du cru sont-ils ouverts, sympas, comme c'est le cas ici à Java?
8) Est-il facile de sortir un peu de la ville? De prendre la voiture ou la moto et de quitter la ville? Où est-ce dangereux? Nous aimons tous les deux "respirer" le WE! Et quand on voit qu'au début de l'année des types ont essayé d'attaquer l'aéroport... waaah!
9) Question subsidiaire peu importante, mais je suis curieux: les Congolais aiment-ils la boxe? Y a t'il des clubs, même ultra-rudimentaires, pour pratiquer (l'équitation et le golf bof!!!)?
Merci! Et peut-être à un de ces 4... sur place!
FRED
Air Asia: caractère invalide sur e-ticket
Bonjour,
Voilà, encore une question qui peut paraître un peu pointilleuse mais je m'inquiète:
j'ai pris un billet sur AIR ASIA... Londres - Kuala Lumpur - Jakarta. J'ai rentré mon prénom: Frédéric.
Mais sur le billet mon prénom apparaît comme cela: Fr@??d@??ric...
Impossible de modifier dans Manage my booking, on me met "caractère invalide"...
Je suppose qu'ils ont l'habitude mais est-ce que ça ne risque pas de poser problème?
Merci
FRED
Poids de bagages autorisé chez AirAsia?
Bonjour,
J'ai pas mal voyagé sur différentes compagnies avec des bagages en soute ou cabine qui dépassaient parfois légèrement les dimensions et masses normalement autorisées (5 KGS pour un bagage cabine sur Air Asia?)
Je vais bientôt voyager sur AIR ASIA pour la toute première fois: vu que c'est un low cost sont-ils aussi souples ou faut-il vraiment veiller à ne pas dépasser le poids autorisé?
Merci!
Trouver un billet de vol Jakarta - Singapour ou Kuala Lumpur pour juillet 2011?
Bonjour,
J'ai besoin d'un billet Jakarta - Singapore / Kuala Lumpur pour fin juin / début juillet 2011 pour obtenir un visa d'un an pour l'Indonésie.
Le problème: impossible d'obtenir cette date sur AIR ASIA. Les billets les plus tardifs sont en mai 2011.
J'ai regardé sur EDREAMS et consorts tarifs trop chers pour un billet qui ne servira probablement pas!
Comment faire?
Merci!
Photos sur l'Indonésie d'aujourd'hui...
Voilà, de très belles photos sur l'Indonésie d'aujourd'hui... Et l'occasion pour certain(e)s de découvrir un très bon site:
http://www.boston.com/bigpicture/2010/02/recent_scenes_from_indonesia.html
Reportage sur les expatriés à Bali le dimanche 7 mars sur TV5
Tout est dans le titre! Pas sûr de pouvoir regarder mais je serais curieux de savoir ce que ça donne! 20H35, la 5...
Carte bleue à changer pour l'identifiant d'un billet électronique British Airways?
Bonjour,
Je dois embarquer en Aout 2010 à destination de Londres sur un vol BRITISH AIRWAYS.
J'ai acheté un E-TICKET. On me précise qu'il faudra présenter la carte bleue ayant servi à cet achat.
Or je dois la changer avant de partir car elle expirera en février 2011 pendant mon séjour d'un ou deux ans en ASIE.
Comment faire?!!???
Merci!
Prix des ferries pour l'Angleterre, bus Portsmouth-Londres?
Bonjour,
Je dois prendre un avion depuis Londres le 1 Août 2010...
Comme je pars de Caen je voudrais éviter de passer par Paris et de prendre le train ou l'avion...
Mais je suis affolé par le prix des ferries pour PORTSMOUTH... 160 E à deux aller simple pour un trajet de nuit!
1) Savez-vous si ces prix augmentent plus on attend? (Ou si on peut attendre le dernier moment pour acheter)
2) S'il y a des promos régulières pour cette période?
3) Le prix et la fréquence des bus PORTSMOUTH - LONDON...
Merci!!
Obtention d'un visa Kitas d'un an en Indonésie en tant qu'époux?
Bonjour,
Il est maintenant possible d'obtenir un visa Kitas d'un an en Indonésie en tant qu'époux marié à une Indonésienne...
Qui a réussi à obtenir ce visa dans cette situation... quelle est la marche à suivre???
Merci!











