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Sénégal vers mars-avril: est-ce une bonne période?
by Levalloye · 2011-11-16 · 6 replies
Je m'adresse à ceux qui connaissent bien ce pays et ceux qui éventuellement y sont allés durant cette période. En effet, je voudrais savoir quel temps fait-il là-bas durant cette période, je ne désire pas profiter des joies de la plage, mais plutôt de la piscine dans un B&B. Y-at-il des moustiques la nuit ?? Autre chose, je ne sais pas du tout dans quelle partie du pays séjourner. Bref, je désire séjourner dans un lieu où je pourrai facilement avoir accès à des visites dans Dakar et alentours, mais pas du tout intéressée par un B&B situé en brousse. Merci pour vos informations...
Casamance pour quinze jours en janvier (Sénégal)
by Pierponce · 2011-11-15 · 9 replies
bonjour nous aimerairions aller en Casamance en janvier 15jours. l année dernière nous avons fait le nord et le siné saloum .comment peut on faire pour reserver le bateau de france?est ce necessaire?la situation en casamance est elle stable( a peu pres)lol.j hesite kafountine ou cap skirring pour la cote. merci
Hébergement à Saint Louis du Sénégal
by Gasyl · 2011-11-10 · 6 replies
Je recherche un hébergement pas trop cher pour un séjour ( du 21 /12 au 30/12) à Saint Louis du Sénégal, sympa, style familial, pour quatre adultes et deux enfants(chambres d'hôtes, gîtes, bungalow, etc...).Le critère prix est important!Qui peut m'aider?
Changer de vie, partir vivre au Sénégal
by Adlineflight · 2011-11-08 · 5 replies
Ch'tis de naissance, et épicurienne dans l'âme, je me suis toujours intéressées aux cultures des autres et voulais savoir ce qu'il y'avait de l'autre côté...🙂 Après la fin de mes études en Californie, je suis rentrée dans notre beau pays pour devenir Hôtesse de l'air!

Aujourd'hui après quatre années de vols et voyages inoubliables, (et liquidation judiciaire de la compagnie aérienne pour laquelle je travaillais) j'ai envie de changer d'air, même si j'adore la barak à frites😛; la braderie de Lille et bien évidemment la chaleur humaine du nord...

Je suis tombée amoureuse du sénégal et j'aimerai aller m'installer sur la petite côte et y trouver un travail...

C'est la raison pour laquelle je me suis inscrite sur ce site... Hâte de faire de nouvelle rencontres et de prendre le plus d'infos possible.

Merci à tous ;) Adeline
Recherche une association humanitaire à Dakar
by Emilianne · 2011-11-03 · 5 replies
BONJOUR À TOUS

Je suis franco-sénégalaise et assistante de service social. Je suis au Sénégal cette année et je voudrais en profiter pour soutenir par le biais du bénévolat une association dakaroise. Je suis, dans l'incapacité d'aller en région mais toutes les offres sérieuses dans Dakar et sa périphérie sont les bienvenues.Je parle parfaitement wolof.

Merci à tous de l'attention que vous me porterez.Cordialement
Groupage conteneur Marseille-Dakar, départ le 26 novembre 2011
by Jean131 · 2011-10-30 · 6 replies
il reste environ 10 M3 disponibles dans un conteneur 20' départ de marseille le 26 novembre 2011. tarif 270 euros/m3 (frais douane à dakar compris)
Aller en touriste au Sénégal avec un véhicule de 1997
by Claude12 · 2011-10-29 · 10 replies
quelles sont les formalités pur traverser le sénégal avec un véhicule de 1997? merci a tous départ en janvier 2012
Passage des douanes Mauritanie/Sénégal à Rosso
by Commentçava · 2011-10-28 · 5 replies
Bonjour à tous ! Grâce à vous, 🙂 je pense avoir compris ce qu'il fallait faire comme démarches pour passer la frontière Mauritanie/Sénégal.

Je récapépète :

Côté Mauritanie à l'aller : Présenter, entre autres, le passavant véhicule qui aura été prolongé à NKT (+ passeport, carte grise, etc ...) Côté Sénégal à l'aller : Présenter, entre autres, l'assurance véhicule que nous aurons prise à NKT + le carnet ATA pour l'entrée du véhicule. On reçoit une autorisation de circuler de 48H à prolonger à Dakar (Môle 2 ou Môle 8 ??? A la fin, je m'y perds)

Pour le retour : Côté Sénégal : présenter le carnet ATA pour la sortie du véhicule + le passavant prolongé etc .. Côté Mauritanie : présenter l'assurance véhicule que nous aurons prise à NKT à l'aller + le passavant prolongé (cf.ci-dessus), etc ...

Dites-moi si j'ai bien tout compris ... De plus, dites-moi combien ces joyeusetés vont nous coûter lors de ce passage à Rosso. En 2010, à Diama, c'était à coup de 10 euros dans chaque bureau (police, douane). Nous étions pressés et n'avons donc pas trop discuté ... 😐 Oui, je sais, en Afrique, il ne faut pas être pressé !!!

Merci d'avance pour vos réponses. Chantal
Parc national du Niokolo-Koba en 4x4 (Sénégal)
by Lucke33 · 2011-10-26 · 11 replies
Qui a une trace et quelques WP notamment pour les gués ou autres endroits à ne pas manquer dans le parc. Je compte rentrer dans le parc en venant de Tambacounda, au niveau de Dar Salam pour rejoindre Kédougou. Peut on aussi, à partir de Kéniéba, rejoindre Bamako ou Kita sans remonter jusqu'à Bafoulabé. Départ fin mars, j'aime pas les moustiques, je préfère la chaleur ! Merci pour les réponses.
Carte nationale d'identité pour le Sénégal?
by Camel64 · 2011-10-26 · 8 replies
salut a tous

je vais partir au senegal debut decembre mais un j'ai un soucie je n'est pas de passeport mais une CNI valide

j'ai fait de recherche sur le net mais je trouve de tout comme réponse donc je sais pas trop a quoi me fier

je précisé que c'est un voyage tout organisé avec tho...k ^^

merci de me renseigner
Cherche transporteur de matériel humanitaire Marseille-Sénégal
by Sénégalalex · 2011-10-26 · 2 replies
Bonjour,

Je suis la présidente d'une association qui envoie du matériel scolaire au Sénégal, Nous recherchons un ou des transporteurs qui seraient prêts à déposer à Dakar une valise d'affaires à notre contact. En cas de frais supplémentaires par rapports à vos propres bagages, tout et à notre charge bien évidement.

Merci par avance pour vos réponses ou idées.

Bonne journée ! 😉
Bénévolat en tant qu'infirmière au Sénégal
by Karen56 · 2011-10-26 · 9 replies
Bonjour, Je souhaiterais partir début d'année prochaine au Sénégal pour 2 ou 3 mois au sein d'une association ou structure qui pourrais m'accueillir afin de rendre mon voyage plus ludique et me rendre utile en tant qu'infirmière. J'ai déjà regarder des annonces dont la demande était la même que la mienne, mais elles dâtent de 2 ou 3 ans et les mails des asso ne correspondent plus...Voilà si vous avez des contacts, des infos et si vous êtes déjà parti dans la même optique , merci de bien vouloir me répondre.
Aller au Sénégal à partir du Maroc (Dakhla) en car ou taxi?
by Kounta · 2011-10-23 · 2 replies
PREVU MON ARRIVEE A DAKHLA VERS LE 23 novembre 2011.... SANS VOITURE ....QUELS SONT LES MOYENS DE TRANSPORT QUE JE PEUX TROUVER A DAKHLA POUR REJOINDRE LA MAURITANIE (NOUAHDIBOU ou direct NOUAKCHOT ) existe t il des cars ou des taxis pour aller jusqu a la frontière maroc mauritanie et continuer ensuite VERS LE SENEGAL D AVANCE MERCI POUR LES AVIS !!
Arrivée de nuit à Dakar: changer de l'argent ou retirer (DAB), acheter une carte SIM?
by Steeve50 · 2011-10-22 · 14 replies
Bonjour, J'arrive dans la nuit du vendredi au samedi, vers 2h du matin. Savez vous s'il est possible à cette heure nocturne, de: - changer de l'argent ou retirer (DAB)? - acheter une carte SIM de téléphone portable Orange à l'aéroport, ou il faudra que j'attende le lendemain matin?

Merci! steph.
Visa court séjour pour la France étant Sénégalais?
by Nanoub33 · 2011-10-19 · 3 replies
Bonjour à tous,

Nouvelle sur ce site (que je trouve très bien au passage), je suis souhaiterais que mon petit frère de 22 ans vienne en vacance en France pour 2 semaine et j'aimerai avoir des réponses si possible au questions suivantes: - quels documents dois je fournir en tant que sœur du demandeur pour la demande de visa? - quelles sont les documents spécifiques à fournir dans la demande de visa sachant que mon frère est étudiant au sénégal, que j'ai un CDI en France, que je suis conjointe de français et que je vais prendre en charge tout son séjour? - Quels sont les pièges ou astuces à éviter? - vu que suite à l'intervention d'une loi récente, le service visa ne prend plus de complément de dossier et que tout dossier incomplet est refusé, Quel est le meilleur moyen de savoir si notre dossier est à 100% complet?

Merci d'avance pour vos réponses en espérant d'avoir été le plus claire possible!
Campement océan et savane sur la Langue de Barbarie (Sénégal)
by Rieumal · 2011-10-19 · 1 reply
bonjour, je voudrai pouvoir aller dormir au campement sur la langue de barbarie connaissez vous ce lieu? quel tarif et surtout peut-on dormir à 5 personnes dans une tente.Merci de la réponse
Projet de vivre au Sénégal
by Valerierober · 2011-10-17 · 10 replies
Bonjour, Nous avons le projet de nous installer sur la Petite Côte en 2012. Mon mari est informaticien à Paris et moi, je donne des cours de français aux personnes qui ont besoin d'une remise à niveau en français (adultes étrangers, personnes illettrées, collégiens...). J'aime beaucoup mon métier, malheureusement j'ai beaucoup de soucis avec les élèves qui annulent à la dernière minute ou qui ne se présentent pas... parfois, cela me fait perdre beaucoup d'argent, et comme je suis à mon compte, c'est dur. Notre fils de 10 ans a fait sa rentrée au collège en 6ème. Je m'adresse à toute la communauté française et sénégalaise pour savoir si j'ai des chances de trouver un travail sur place... je ne peux malheureusement pas faire de bénévolat, car il faut que je gagne ma vie... mais si je pouvais trouver qq chose qui me fasse penser que je suis utile même pas très bien payée 😊. Mon mari pense continuer à travailler avec sa clientèle parisienne, et aussi je voulais savoir s'il y a une forte demande en informatique dans cette région (petite côte) que j'affectionne particulièrement. Je ne connais pas spécialement Saly mais j'ai séjourné à la Somone et j'ai adoré cette petite ville... sans compter que j'ai vraiment apprécié la culture de ce pays. Il y a environ 20 ans, j'ai habité Niamey et c'est vrai qu'au début, j'ai eu des difficultés pour m'acclimater, car je n'avais jamais mis les pieds en Afrique... mais qq semaines ont suffi pour faire de moi une passionnée d'Afrique. J'ai envoyé un mail à l'école de Saly, car mon fils devra être scolarisé au Sénégal... Aussi, si quelqu'un a de merveilleux conseils à me donner... que ce soit pour la scolarité, pour un job éventuel, pour une maison... je suis preneuse !🙂 Je peux communiquer mon CV à toute entreprise intéressée par mon profil... Je compte sur vous pour m'aider à la réalisation de ce magnifique projet qui me tient à coeur depuis si longtemps. Mon fils n'est pas enchanté à l'idée de partir, si vous êtes déjà passé par là... ça m'intéresse aussi !!! Je vous remercie par avance de tous vos messages... Valérie
InchaAllaH - Petite histoire du Sénégal
by DavidDaouda · 2011-10-15 · 2 replies
« Tu vois, si on avait une ambulance … ».

Les petites histoires en général commencent toutes par des petites phrases. Celle-ci ne déroge pas à la règle, ce ne sont que quelques mots aussi simple que bonjour ou que As-Salamu Alaykum. Je suis désolé, j’essaye pourtant de donner un sourire à mes textes mais ces lettres s’alignent, s’entêtent, se répètent et résonnent dans ma tête. Sur la feuille blanche muette je ne vais pas vous raconter l’éternité de mon mal-être, juste vous conter le monde et ses formes imparfaites.

C’était un lundi matin, peut-être un mardi. Ce qui est sur et certain c’est que ça aurait pu être n’importe quel jour de la semaine tant les jours se ressemblent au Fouta[1]. Benoît, l’infirmier de Gawdé Bofé, travaille au dispensaire et fait les consultations avec Rugy, la matrone. Une matrone, c’est une femme que l’on forme au village pour pallier au manque de sages-femme au Sénégal. A l’issue de ces 6 mois de formation, elle peut faire les accouchements et assister l’infirmier dans les soins de base. En vérité, elle sait presque tout faire car les urgences ne laissent pas le choix que de se former « sur le tas ».

Abù, le président de l’association des jeunes du village, et moi, sommes chez Benoît. Le matin on se retrouve souvent tous les deux, on discute des projets pour le village, on débat sur l’actualité, bref, on refait le monde comme on peut et surtout avec le peu qu’on a … et ce qu’on a le plus, c’est la parole.

Aujourd’hui, Benoît a beaucoup de patients, surtout des femmes et des enfants. En général, les débuts de semaine sont difficiles. Benoît prend son jour de congé le dimanche, alors dès le lundi, les malades sont nombreux à attendre devant les vieilles portes en ferraille du dispensaire et à s’asseoir sur les bancs en bois. Ceux qui n’ont plus de place restent debout ou reviendront plus tard, peut-être en soirée ou le lendemain.

Mais des cris et des pleurs interrompent notre reconstruction du monde. Une charrette tirée par deux ânes arrive à toute vitesse. Dessus, une femme qui souffre et crie en se tenant le ventre, avec deux hommes, son mari et son frère. De chez Benoît, on entend du bruit. Abù et moi sortons de nos illusions et nous précipitons au dispensaire. De l’agitation, les autres patients s’affolent, car ici, tout le monde se connaît. D’ailleurs même nous on les connaît ces gens-là. La charrette vient de Niarwal, un village à 10 km de Gawdé Bofé, plus loin dans la brousse. Je me souviens qu’avec Abù on était parti là-bas la semaine dernière pour rendre visite au chef du village, Demba BA. Et la femme enceinte qui était chez lui, que j’avais salué et félicité, c’est elle qui vient juste d’arriver.

Je me revois la piste entre les deux villages, et ce jour là avec Abù, on avait crevé une roue à cause des nids de poule et des épines. Obligé de téléphoner à un villageois pour nous en amener une autre et continuer notre chemin. Heureusement ce jour là, on avait pas une femme enceinte avec nous …

On aide Benoît à porter la femme dans la petite salle d’accouchement du dispensaire. Les deux lits sont heureusement vides aujourd’hui, il n’y a pas eu d’autre accouchement les jours passés, parfois ce n’est pas le cas, il faut alors improviser, mettre des matelas dehors …

C’est dommage parce qu’une ONG française avait construit une maternité il y a quelques années mais ils avaient oublié d’amener l’équipement qui va avec. Ce n’est qu’un bâtiment qui, aujourd’hui prend l’eau et sert à stocker le matériel de construction : pelles, ciment, truelles et quelques fils de fer. Au moins, ça sert à quelque chose.

Avec Abù on sort de la salle, et on laisse Benoît et Rugy faire leur travail. On attend tous anxieux sur les bancs du dispensaire. On était en train de refaire le monde et voilà que la réalité nous remet les pieds sur terre … Pourtant ça arrive souvent ici, et on commence à s’habituer, on était même en train de parier sur le prénom du petit : Benoît, David, Abù si c’est un garçon, peut-être Rugy ou Panda si c’est une fille.

Mais alors que l’on s’attendait à entendre les cris du nouveau né, toujours rien. Au bout d’un moment, je me lève et calmement je vais à l’intérieur voir comment ça se passe. Benoît ouvre la porte et se rue dehors presque en me bousculant. Il regarde Abù et lui dit : « Va chercher ta charrette vite ! ». L’infirmier n’avait pas besoin de rajouter quelques mots inutiles, tout le monde sait ce que sa sous-entend : « accouchement compliqué, évacuation vers l’hôpital de Bakel ». Le seul problème, c’est qu’au village il n’y a pas de véhicule, et que la route goudronnée est à 4 km, le seul moyen est d’emmener la femme sur la charrette jusqu’à la route et de prier pour qu’une voiture passe par là et accepte de l’évacuer vers Bakel, à 30 km d’ici,

InchaAllaH.

Abù connaît le métier, il sait ce qu’il doit faire. A défaut d’un véhicule au village, c’est lui qui fait office d’ambulancier, et il en a déjà vu de toutes les couleurs. Un matin justement, il me racontait que parfois les femmes accouchaient sur la charrette pendant le trajet, la faute aux secousses. Mais moins drôle, certaines décèdent aussi sur la charrette avant d’atteindre la route et l’hôpital. Abù me raconte ça comme une banale routine, et en fait ça l’est bien une routine.

On place la femme délicatement sur la charrette. Abù avait mis deux matelas en mousse pour amortir les chocs sur la piste. Rugy et moi nous partons avec lui. Benoît reste au dispensaire s’occuper des autres patients mais je sais qu’il appellera dans quelques minutes pour prendre des nouvelles.

Et c’est parti pour 4 km de piste parsemée de bosses, de nids de poule, de sable, et tout son lot de souffrances pour la femme enceinte. En tant normal, même nous on souffre de ce petit voyage entre le village et le goudron, alors avec une malade à nos côtés ..

Tout le long du chemin, elle s’en remettra à Dieu « AllaH Ouakbar, AllaH Ouakbar … », et nous aussi c’est à Lui que nous pensons à ce moment là.

Le pire c’est que l’on ne sait pas ce qui nous attends une fois arrivé à la route. Parfois, quand on veut voyager, on peut attendre 2 heures ici le temps qu’une voiture arrive, d’autres fois 5 minutes, il n’ y a pas de règle. D’habitude, on s’en fiche, mais aujourd’hui c’est le moment d’avoir un peu de chance. On arrive à la route : rien. Même pas l’ombre d’une vache, c’est pour dire.

Abù décide de remonter la route vers Thianiaf, une petite ville à encore 3 km, il y a un garage, on trouvera forcément une voiture là-bas. Au bout d’1 km, j’entends un bruit, je dis à Abù qu’une voiture arrive, il gare la charrette sur le côté et se met au milieu de la route, malheureusement c’est un 4x4. Je dis malheureusement car avec Abù, quand on voyage tous les deux, les 4x4 sont les seuls à ne jamais s’arrêter. On avait coutume de dire en Pulaar, la langue locale, « Auto mawdo, bernde toccocel » qui signifie en français « grosse voiture, petit cœur ». Autant pour moi, avec notre ambulancier en plein milieu de la route, le chauffeur n’avait pas d’autre choix que de s’arrêter. C’est notre jour de chance, à l’intérieur du véhicule, le préfet de Bakel qui était en déplacement et rentre à sa préfecture. Il accepte d’emmener la femme à l’hôpital.

Ca ne se passe pas toujours comme ça. C’est déjà arrivé qu’Abù arrête une voiture et que le conducteur refuse moyennant finance. Alors il négocie le prix du transport et sort quelques billets de sa poche, c’est triste mais le temps presse. On a pas le temps de se mettre en colère dans ces moments là.

La voiture démarre et tous les trois on reste planter là à regarder le véhicule jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon. La tension redescend et on a comme l’impression de respirer à nouveau.

On se regarde sans savoir quoi se dire, puis Abù me lance : « Tu vois, si on avait une ambulance … ». A mon tour, je regarde Abù et Rugy puis leur dit : « On aura cette ambulance, InchaAllaH ». Et tout le monde de répéter :

« InchaAllaH »

Plus tard, on apprendra par Benoît que la femme est arrivée juste à temps à l’hôpital de Bakel, elle est en bonne santé et elle a accouché d’une petite fille, elle s’appelle Rugy et se porte bien. Finalement, on avait quand même gagner notre pari. Elle rentrera au village dans quelques jours quand elle retrouvera ses forces. Pour elle, c’est bon, la pièce est tombée du bon côté, mais pour d’autres …

On pense d’ailleurs à la femme de notre ami Toussé qui, une fois évacuée à Bakel, a du être ré évacué à l’hôpital d’Ourrossogui à plus de 150 km car les médecins ne pouvaient rien faire. Elle est décédée dans une ambulance entre les deux hôpitaux à Dundé, un petit village sur la route. Et on pourrait en citer beaucoup d’autres, Mariam, Maïmouna, Djeynaba, Kadia …

Après cette histoire, avec Abù on a décidé d’arrêter de refaire le monde avec notre bouche, et on est parti avec sa charrette sillonner les 12 villages que prend en charge le dispensaire pour recenser les femmes décédées en évacuation et discuter avec les chefs de village du projet de l’ambulance. Plus tard, on rencontrera le médecin chef de Kanel et on se rendra même à Dakar commencer à négocier les véhicules.

Cette ambulance, on ne l’a pas encore mais aujourd’hui, avec Abù, quand on se parle au téléphone on a toujours en tête cette petite phrase « On aura cette ambulance,

InchaAllaH … ».

Par David DUPUY

[1] Fouta Toro (ou Fuuta Tooro) : Nom d’un grand royaume édifié au XVIème siècle et situé au Nord du Sénégal dans la Vallée du Fleuve.

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