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Recherche moyen de transport en Inde English translation pending
by AventureTv · 2019-01-04 · 15 replies
Bonjour, je dois aller en Inde aux prochaines vacances de Février. Je recherche un moyen de transport pour les trajets suivants. 28 février (matin): Udaipur --> Jodhpu 2 mars (matin): Jodhpur --> Jaipur 5 mars (matin): Jaipur --> Agra 7 mars : Agra --> Délhi

J'ai tenté le train mais, je n'ai pas réussi. Comment faire ? Et à quels prix ?
Moyen le plus efficace d'aller à Bangalore? English translation pending
by Trompetteur · 2018-12-27 · 19 replies
bonjour

je n'ai jamais été en Inde, et je dois me rendre au Bangalore (depuis Paris)

pouvez vous m'indiquer les itinéraires à emprunter svp ?

depuis Paris, on peut atterrir à New Delhi et Mumbai, qu'est ce qui est donc le plus intéressant ?

merci d'avance pour votre aide
Découverte du Rajasthan English translation pending
by Agnesmaia · 2018-12-11 · 3 replies
Bonjour à tous, Nous partons visiter le Radjastan début Février 2019 pendant 14 jours et découvrions les principaux sites, Agra, Jaipur, Bundi, Udaipur, Ranakpur, Jodpur, Jaisalmer, Bikaner, Mandawa, Delhi. 1. Je vois que les parcours depuis Delhi se font soit en commençant dans le sens des aiguilles d'une montre par Agra, ou en sens inverse par Mandawa. Quel est l'intérêt de le faire dans un sens plutôt que dans l'autre ? 2. On m'a dit que le Taj Mahal était en travaux et qu'il y avait des échafaudages . Quelqu'un aurait il une information précise sur le sujet ? Merci de votre aide !
Circuit au Rajasthan avec agence English translation pending
by Mapi1726 · 2018-12-11 · 1 reply
Bonjour, Nous sommes un groupe d'amis, 5 ou 6 couples, et nous voulons faire un circuit d'une semaine au Radjasthan. nous avons prévu : Delhi 2 nuits, Agra, 2 nuits à Jaipur, 2 nuits à Udaipur, Mumbai avec vol jaipur/Udaipur, et Udaipur/Mumbai les vols car nous ne voulons pas de longues distances en minibus. Pouvez vous nous conseiller des agences sérieuses ? et nous conseiller sur les hotels on a regardé un peu, mais il y en a tellement !! Merci à toute la communauté pour vos conseils .. Mapi
Quatorze jours au nord du Gujarat: Palitana ou pas English translation pending
by GBla · 2018-11-20 · 11 replies
bonjour a toutes/tous

après avoir laissé reposer notre projet pendant un mois (merci pour vos conseils!) je le reprends avec un peu de recul. le depart de fin janvier s'approche.

finalement cela sera arrivée udaipur airport (via Delhi) puis dans l'ordre : poshina/patan/zainabad/ahemadabad/palitana/surendranagar/mandvi/bhuj avec tous les stops en chemin bien sur (voiture avec chauffeur) et depart de bhuj airport. (via Mumbay avec 1 jour a Mumbay) 14 jours sur place au gujarat.

et voila que......je me repose une nouvelle une fois la question , car c'est loin au sud, d'inclure Palitana au circuit. et on ne fera ce crochet au sud que pour Palitana, on remontera ensuite vers surendranagar.

vos avis eclairés pour m'aider a me decider svp .... merci et bonne journée.
Voyage en Inde au printemps English translation pending
by Italique · 2018-11-06 · 6 replies
J'envisage de retourner en Inde au printemps 2019. La dernière fois, c'était il y a 30 ans ! Je serai accompagner de mon fils de 27 ans qui lui n'y a jamais été, il a été au Népal, au Laos etc... mais pas en Inde. L'Inde a changé et pour mon circuit j'hésite, arriver à Delhi ? se rendre à Agra, Pushkar puis Bénarès ? visiter Mumbai, quelques jours à Goa. Ou alors pour plus de dépaysement aller en Orissa ? Chennai m'intéresse moyennement, le Kérala une autre fois pour l'ayurveda. J'aimerais avoir des avis sachant que j'aime l'authentique et que j'ai pensé à Goa pour mon fils. Je compte rester entre 15 et 20 jours. Merci à vous
Conseil d'itinéraire pour le Rajasthan English translation pending
by Pistolette83 · 2018-10-26 · 6 replies
Bonjour à tous, Je suis en train de peaufiner mon voyage au Rajasthan de 17 jours. Je souhaitais avoir votre avis sur mon itinéraire et notamment la duré des étapes, si une étape vous parait trop longue ou trop courte , je serais ravie d'avoir vos conseils! Par avance, merci!

Delhi-Mandawa 1nuit Mandawa-Bikaner 1 nuit Bikaner-Jaisalmer 3 nuits Jaisalmer-Jodhpur 2 nuits Jodhpur-Mount Abu 2 nuits Mount Abu-Ranakpur 1 nuit Ranakpur-Kumbharah-Udaïpur 2 nuits Udaipur-Bundi 1 nuit Bundi-Pushkar 1 nuit Pushkar-Jaïpur 1 nuit Jaipur-Agra 1 nuit
Où trouver le Hampi du Rajasthan? English translation pending
by Ceriseke · 2018-09-09 · 3 replies
Bonjour!

Il y a plus de dix ans j'ai voyagé, seule, en Inde et le souvenir d'Hampi est comme un joyau dans mon coeur. Je retourne en Inde en décembre pour trois semaines avec mon mari et mes deux enfants de 6 et 8 ans. Nous arriverons à Delhi pour assister au mariage de l’aîné de ma famille indienne à Jaïpur et aimerions ensuite bouger plutôt dans le Rajasthan, pour éviter de faire de gros trajets avec les gars. J'ai très envie d'aller à Hampi mais c'est un vrai gros trajet et mon amoureux aimerait aussi qu'on découvre des endroits ensemble...et lui est plutôt campagne...

Donc ma question serait : avez-vous un super endroit qui ressemble à Hampi ou qui est pour vous magique et que vous pourriez me recommanderiez?

Quelque part à la campagne?

Merci d'avance!

Cerise
Carte SIM en Inde English translation pending
by Anne42 · 2018-09-09 · 2 replies
bonjour à tous achat de carte sim à l'arrivée : ça marche pour tous les téléphone? merci anne
Idées d’activités à Srinagar pour une semaine en famille English translation pending
by Bonnefoy51 · 2018-08-01 · 10 replies
Bonjour les voyageurs, Nous partons samedi pour trois semaines de voyage en famille (2 garçons de 9 et 11 ans) sac au dos en Inde du Nord. Notre programme se présente grossièrement comme suit: Delhi Chandigarh (architecture, Nek Chand’s garden) Ev. Shimla s’il ne pleut pas trop Amritsar (Gold temple, Wagha Border) Jammu Srinagar (Dhal lake, Pampore, ...) Nous ne pourrons pas monter au Ladak car ma femme ne supporte pas la haute altitude.

Qui pourrais me donner quelques idées d’activités? Visites de village kashmiris, balades, glaciers, artisans, atelier cuisine ou autre, ...

Si vous avez des tuyaux concernant les autres étapes de notre périple je suis naturellement preneur 😁

Un grand merci pour votre aide. En contrepartie, je promets de faire ma première contribution au forum avec un carnet sur notre voyage 👍

Yves
Acheter un billet de bus indien de nuit depuis la France English translation pending
by Isamars · 2018-07-30 · 8 replies
Bonjour, J’essaye désespérément de réserver et d’acheter 2 places de bus sur le site de RedBus, sur celui de MakeMyTrip et même directement à la compagnie KTC et impossible car je n’ai pas de numéro de téléphone indien puisque je suis en France. Habituellement je l’achete en arrivant à Delhi mais j’y reste plusieurs jours, cette fois j’atterris le matin et je repartirais le soir même en bus de nuit et à la dernière minute c’est souvent complet. J’ai bien essayé de leur envoyer un mail mais ils demandent aussi le numéro de téléphone, et donc le mail ne part pas, quelqu’un a t’il une solution ? Merci d’avance
Lieux de visite pour les 15 derniers jours d'août en Inde (avec enfants) English translation pending
by Matiasphilou · 2018-07-09 · 1 reply
Bonjour, nous serons ma femme et moi les 15 premiers jours d'août dans le Kerala avec nos deux enfants de 10 et 14 ans. Nous sommes à la recherche de lieux à visiter autour de Delhi pour les deux dernières semaines d'août. J'hésite entre le Rajastan ou bien en direction de Leh. Avez vous des idées à nous donner ou des conseils. J'ai peur qu'au Rajastan nous souffrons trop de la chaleur et que les enfants s'ennuient à trop voir de forts et de déserts. J'ai quand même envie d'y aller pour le dépaysement. Je pensais prendre un train de nuit de Delhi jusqu'à Jaisalmer et ensuite utiliser d'autres trains ou bus. Pour ce qui est autour de Leh j'ai peur de passer trop de temps dans les transports pour y aller et pour y revenir. Nous n'avons pas encore réservé notre avion pour rejoindre Delhi depuis le Kerala, donc nous pouvons aussi visiter d'autres lieux avant de monter sur Delhi car c'est depuis cette ville que nous retournons en France. Merci de vos conseils. Ph Matias
Offices du tourisme en Inde English translation pending
by Anne42 · 2018-06-11 · 11 replies
préparation voyage 3 mois janvier 2019 en lisant certains blogs, je vois qu'il existe des offices du tourisme ds les grandes villes comment reconnait on les vrais ? merci anne
Gangotri et Yamunotri en venant de Haridwar et Rishikesh English translation pending
by David59140 · 2018-05-27 · 6 replies
Bonjour, J'arrive en Inde le 21 sept à 05h00 et repars le 15 oct à 01h30. Je ne sais pas encore si je reprend un vol poir Dehradun pour filer de suite sur Rishikesh ou Haridwar, ou prendre un train delhi Haridwar. Pensez vous, si je réserve avant le billet biensur, atterrir à 05h00 et etre à la gare de Delhi pour un train à 6h 45 ?? Voici mon parcours prevu: -Rishikesh 3j -Uttarkashi 1j, juste pour prendre le permis et faire une etape entre rishikesh et Gangotri. -Gangotri 1j -Gangotri à Bhojwasa 1j -Bhojwasa Gaumuk Bhojwasa 1j -retour sur Gangotri 1j

Etant loin d'etre un grand sportif, je pense etre raisonnable en le faisant en 3j sans prendre de guide, j'y serai donc fin septembre, avez vous des conseils particulièr a me donner par rapport à cette date ?

-trajet Gangotri uttarkashi 1j -trajet uttarkashi via Barkot pour Yamunotri 1j -Yamunotri 2 ou 3 jours -trajet yamunotri Mussoorie 1j -Mussoorie 2j -Haridwar 3j -retour sur delhi 1j Reste 3/4j à placer....

Il y a un possible plan B, c'est ne pas faire Yamunotri et Mussoorie pour filer directement en 2j sur Varanasi (ville que j'aime particulièrement) apres Gangotri, j'ai un petit doute sur l'intérêt de faire (par rapport au temps perdu pour y aller) Yamunotri, qu'en pensez vous ???

Si vous avez des idées, des remarques sur parcours, des info sur météo, des bons plans n'hésitez pas, MERCI !!!!

David.
Que faire pendant les transports avec enfants au Rajasthan English translation pending
by Comtesse57 · 2018-05-21 · 6 replies
Hello, sur nos 2 semaines au Rajasthan, on va faire beaucoup de voiture, en moyenne 6h par jour, ainsi qu'un long voyage en train (Delhi-Jaisalmer). Qui aurait des expériences à me raconter, avec des enfants de 8, 10, 15, 18, 19? Je crains un peu la longueur des routes pour nos 2 derniers, notamment, vos enfants avaient ils besoin d'être occupés ou la diversité des paysages leur suffisaient? Et dans le train, racontez moi!!! Si vous les occupiez, comment? est ce que j'emmène mon indécrotable UNO ou des dessins à faire?? Merci pour vos précieux conseils!! Au fait, nous partons en août & ça aussi, ça m'intéresse!!
Ajouter un peu de plein-air / nature à un parcours en Inde English translation pending
by Gagnier91 · 2018-05-11 · 3 replies
Je planifie un voyage en Inde avec ma copine pour novembre 2018. Nous avons environs un mois. Nous avons hâte de vivre l'expérience, car ce pays semble offrir un dépaysement total!

Présentement, j'en suis à l'étape de la construction de l'itinéraire. Ce qu'il y a de coulé dans le béton pour l'instant (mais rien de réservé):

Delhi > Varanasi (en avion) > Agra > Pushkar (foire aux chameaux) > Jodhpur > Jaisalmer.

Je cherche à concevoir un itinéraire diversifié. C'est pourquoi j'ai décidé de sauter quelques classiques du Rajasthan. Je crois que j'en aurai un bon aperçu avec Pushkar, Jodhpur et Jaisalmer, et ainsi, nous ne ferons pas une overdose de palais... et nous aurons du temps pour voir autre chose!

C'est pour la suite du voyage que je demande votre précieuse aide. Normalement, lorsque nous voyageons, nous aimons voir des paysage, faire des activités dans la nature, etc. En Inde, il semble y avoir beaucoup de villes, mais peu de destinations plein-air.

Nous ferons la nuit dans le désert, en Dromadaire, à partir de Jaisalmer. Nous cherchons d'autres activités comme celle-là, hors des villes, pour agrémenter notre itinéraire. Une randonnée d'un jour, une activité sportive, etc.

J'ai entendu parler du rafting à Rishikesh. Est-ce que ça vaut vraiment le coup? Visiter les ruines de Hampi en vélo, ça a l'air bien aussi. Goa semble une belle destination aussi. Peut-on y faire du surf? Je sais aussi qu'il y a des safaris dans les parcs nationaux, mais ça ne semble pas exceptionnel... enfin selon quelques lectures rapides.

Nous n'avons pas peur de prendre l'avion pour nous rendre dans une région éloignée du Rajasthan.

Bref, si vous avez vécu des expériences intéressantes dans la nature, en Inde, je serais très intéressé par votre témoignage!

Merci d'avance.

Marc-Antoine
Séjourner dans un ashram à Rishikesh English translation pending
by Montaine · 2018-05-02 · 31 replies
bonjour,

je souhaite partir en Inde ce mois ci et séjourner dans un ashram. J'y vais principalement pour prendre le temps de me poser, méditer et pratiquer le yoga. J'aimerais aussi recevoir des soins de médecines ayurvédiques.

J'ai plusieurs questions à ce sujet :

d'abord me conseillez vous d'aller directement à rishikesh depuis delhi ou une halte à haridware peut être sympa avant de rejoindre rishikesh ?

avez vous des ashram à me recommander dans ces deux villes ?

connaissez vous des centres de médecines ayurvédiques ?

quels sont les moyens de transport les plus pratiques pour s'y rendre ?

Merci d'avance du partage de vos expériences !
Au Ladakh? Et sur une Royal Enfield? Et ouais... English translation pending
by Genevois · 2018-03-16 · 8 replies
Se couper du réseau, du Wifi et du téléphone portable l'espace d'à peine deux semaines. Un bonheur rare sous nos contrées, mais pas en Inde où le réseau est souvent capricieux. Alors c'est au retour que l'histoire se raconte. Avant d'atteindre le Ladakh et le début de notre aventure en deux roues, il faut passer par New Delhi. C'est un A350 flambant neuf de Lufthansa qui nous y conduira. Un service à bord au top, un avion à l'équipement bien pratique (les écrans individuels ont la taille d'un Ipad et le choix des films est impressionnant), je connais une compagnie à croix blanche qui pourrait en prendre de la graine. Dès la sortie de l'aéroport, New Delhi nous agrippe. Une ville tentaculaire et surpeuplée avec ses 16 millions d'âmes, une ville sale et poussiéreuse, une ville bruyante et stressante, une véritable fourmilière humaine sous 43 degrés Celsius. Charmé ? Sans doute pas. Intrigué plutôt, par les contrastes et l'absence des codes qui régissent nos sociétés. Les contrastes : imaginez un mall à l'américaine avec ses boutiques de luxe Dior, Vuitton ou Chanel. A peine 15 minutes de rickshaw plus loin, le bas de l'échelle (enfants y compris) vit dans la rue, dort à même le sol dans une crassitude et un dénuement total. Rajoutez l'enfer de la circulation locale, où les tuk-tuk ont pour règle de ne pas en avoir, où trois voies peuvent accueillir 6 véhicules de front sans souci, où on roule à contre-sens sur certaines grandes avenues et vous aurez une partie du tableau. New Delhi devrait d'ailleurs s'appeler surtout Delhi tout court. Car s'il y a un NEW à Delhi il y a aussi un OLD. Et c'est là, prêt du Fort Rouge et de la grande Mosquée qu'il est fascinant de s'y promener. Les odeurs d'épices (et d'urine aussi parfois), les murs décrépis, les ruelles abritant des ateliers ou des restaurants improvisés d'un autre âge, et surtout le spectacle de la rue et de ses acteurs, tout y est prétexte à ouvrir ses sens. Evidemment, il y a suffisamment à voir dans une telle ville. Comme l'India Gate, un arc de Triomphe à l'indienne où les familles viennent se promener et les enfants se baigner dans l'eau glauque des bassins, comme la gare centrale, véritable ruche où certains attendent à même le sol des trains dont les retards se montent parfois à plus de dix heures, comme le Lodi Garden ou Connaught Place. Les Blancs sont assez peu nombreux et l'Indien est friand de selfie (combien de fois avons-nous dû poser avec des familles ou des jeunes ?) ou de regards tellement appuyés qu'ils peuvent désarçonner. Une journée à l'aller, une journée au retour. Pas de quoi s'imprégner d'une telle mégapole. Nous l'avons survolée, nous ne l'avons pas pénétrée. Delhi (comme l'Inde d'ailleurs) a son fonctionnement qui ne se dévoile pas en si peu de temps. Mais en laissant tomber nos rigides barrières d'Occidentaux, une certaine facette fait déjà surface. A nous de la comprendre. Nous sommes venus faire de la moto au Ladakh, ça vient, ça vient. Mais il était impossible de ne pas évoquer Delhi avant la grosse part du gâteau. Ca vient, ça vient ... Manali. Ce serait une ville complètement anonyme dans l'immensité indienne si elle n'avait deux caractéristiques. Celle d'être la porte d'entrée des voyageurs à destination de la chaîne himalayenne. Située à 2200 mètres sur les premiers contreforts des montagnes, c'est une petite ville de province sans attrait particulier. Sa deuxième caractéristique, moins glorieuse (encore que, cela dépend des goûts de chacun...), il paraît que sa marijuana est d'une excellente qualité. Et l'herbe pousse partout, en sauvage, sans soin particulier. Alors évidemment, cela attire encore l'Occidental pas encore sorti de l'ambiance seventies, avec ces pattes d'ef, ces longs cheveux et son look de vieux junkie. Trekkers/bikers ou individus à la recherche de paradis artificiels, le décor est planté. Manali donc. 500 km au nord de Delhi, à faire en bus vu qu'il n'y a pas d'autre alternative. Mais à l'indienne. A l'aller, pas moins de 14 heures de trajet, de longues minutes à se demander si nous allions y arriver. Les Argentins ont eu Juan-Manuel Fangio, mais aucun doute là-dessus, il aurait tout aussi bien pu être Indien. En Inde, c'est simple. Le plus gros passe avant tout le monde. Alors évidemment, quand on est dans un car (climatisé et confortable), on s'en fout des autres, on force et on passe. Combien de dépassements dans des virages sans visibilité, combien de queue de poissons à des voitures, combien de risque de frontal avec des deux roues ? Trop, beaucoup trop. Il aurait été agréable de s'assoupir, mais impossible. Arrivés enfin à Manali, nous sommes accueillis par Josh, notre guide moto pour les deux prochaines semaines. Josh est Américain et tout comme sur les routes, il a décidé de choisir sa trajectoire. Il bourlingue en Asie, conduit des groupes, vit comme un nomade des temps modernes, sans attache particulière. Un homme généreux et au grand coeur, on y reviendra. Dépose de nos sacs dans un petit hôtel simple mais confortable, nous touchons enfin les montures qui vont nous conduire à travers les incroyables contrées du Ladakh. Malheureusement, la météo n'a pas encore décidé de nous faire bénéficier du ciel bleu, il faudra faire avec de la pluie et du gris. Petite course de prise en main autour de la ville, la Royal Enfield s'avère maniable, légère et facile à piloter. Et tant mieux parce que vu ce qui nous attend... Le lendemain matin, lever tôt pour notre premier jour de route. Pas vraiment le temps de s'adapter, la première montée est pour le col du Rothang qui culmine à 3900 mètres. Bam, d'entrée ! Sur la route aussi, pas de répit. Le Rothang est populaire pour la classe moyenne venue goûter à l'air des montagnes. Equipés de combinaison de ski (...), les Indiens y montent voir la neige, si rare ailleurs dans le pays. Alors ça bouchonne sec. Mais Josh nous montre la voie. On prend les bords de route, on slalome, on se faufile et on passe. Petit arrêt au sommet, mais la météo n'incite pas à traîner là-haut. L'autre versant, ce sera une autre histoire. Si la montée depuis Manali est entièrement asphaltée, là c'est le contraire. Par l'ombre d'un bitume, que de la piste, des trous et de la boue. C'est le début de la séquence Enduro qui va durer 12 jours. Debout sur les cale-pieds, il faut anticiper, choisir sa voie, faire attention de ne pas glisser, doser son freinage et veiller à rester sur la moto. Le tout en évitant les voitures et en ne s'approchant pas trop du bord de route qui n'a aucune protection vers le ravin. Un ravin dans lequel un membre du groupe aura quand même réussi à y balancer sa moto pour une petite dégringolade de 20 mètres. Il continuera comme passager. Direct dans le bain... Mais ce n'est pas fini, loin de là. Plus loin, la pluie et la fonte des neiges font déborder les rivières, alors ce sera deux passages de gués successifs avec la confirmation que l'étanchéité des chaussures laisse à désirer. En fin d'aprem, Jispa et notre étape du premier soir de route est en vue. Petit hôtel local sympa et fonctionnel. On était venu chercher l'Aventure, cela n'a pas mis long à démarrer. Peu d'asphalte, surtout de la piste, l'altitude, on est dans l'Himalaya M'sieur Dames. Avec ces 3900 mètres, le Rothang, bien que populaire vu sa proximité de Manali, fait figure d'apéritif. Dès aujourd'hui, nous allons gentiment grimper pour flirter, et parfois conclure, avec les 5000 mètres ! Au départ de Jispa, la pluie n'a pas vraiment cessé et le ciel est toujours aussi gris. Déprimant, surtout lorsque l'on vient jusqu'ici pour voir les sommets. Mais pas le choix, faut avancer. Vers le BaralachaLa notamment, 4850 mètres bien tassés. Comme si l'altitude ne suffisait pas, le mauvais temps de ces derniers jours a causé quelques dégâts. Ainsi, pendant la montée vers ce premier col, un éboulement de rocher est venu couper la route. Dans ce coin du monde, la nature ne fait pas les choses à moitié. L'éboulement en question est large de plusieurs centaines de mètres et plus rien ne passe. Il y a bien une pelle mécanique qui tente tant bien que mal de dégager les gros cailloux de la route, mais ce sont surtout des mains qui vont dégager la voie. Une impressionnante file de camions s'est formée et pas question de rester derrière eux. On mettrait des heures à passer. Alors, on dépasse, on resquille, on se la joue motards rebelles. Et on passe devant, première position pour passer dès que la route s'ouvre. Deux bonnes heures d'attente, trois fois rien parfois cela prend plusieurs jours, et la route s'ouvre. On va pouvoir passer mais il y a un prix à payer. Une remontée du torrent sur 2-300 mètres, en essayant de ne plus poser le pied à terre. Raté pour quasi chacun d'entre nous. 4850 mètres atteints au BaralachaLa, et sans effort. Ou presque, car les routes sont toujours aussi ... locales ! On pourrait imaginer que nous sommes les seuls dingos à s'aventurer sur ces pistes en moto, mais que nenni. L'Indien est aussi motard. Il roule évidemment en Enfield, il a des sacoches et un chargement à l'arrière, qu'il recouvre avec une grande bâche en plastique qui protège tout l'arrière de la moto. Et le signe universel des motards, le salut, marche aussi ici. Sauf qu'au lieu de tendre la main, on lève le pouce au-dessus du casque. Pas toujours simple quand on essaie de garder son équilibre sur les pistes. Et ils sont nombreux les motards indiens. Seul ou à deux, mais nombreux. Toujours pas l'ombre d'un ciel bleu (belle formule, comment avoir de l'ombre sans le bleu ...?), le gris prédomine lorsque nous atteignons les alpages de Serchu en fin de journée. Ce soir, pas de chambre, de douche ou de lit confortable. Un camping, tente pour deux, avec un lit surélevé et même une mini salle de bains, mais un froid, on vous dit pas. Il faut dire que nous sommes à 4400 mètres. Un de nous ne se sent pas super bien depuis le début de la journée et là, c'est vraiment pas la joie. Tremblements, perte de contrôle de soi, Josh n'hésite pas bien longtemps. Le MAM, mal aigu des montagnes, frappe fort et met notre ami K.O. Pas le choix, il va falloir le redescendre en "plaine". Décision est prise d'évacuer et Josh se démène pour trouver un 4x4 en pleine nuit (il est 22h00) pour transporter notre compagnon d'infortune. Contre rémunération bien sûr, et c'est parti pour 10 heures de calvaire, sur des pistes, des ravins, des cols, avant d'atteindre la ville de Leh où il y a un hôpital. Josh avait raison, le taux d'oxygène dans le sang était bien descendu, à en être dangereux. Lutter contre le MAM ? Pas vraiment de recette miracle, mais plutôt des recommandations à suivre. Boire 4 à 5 litres d'eau par jour (ce qui a pour effet un gros pipi toutes les 40-50 minutes, nuits y compris) et prendre de l'aspirine en cas de maux de tête. Ca marche ou ça marche pas, mais tout le monde poursuivra le voyage jusqu'au bout. Mais 4 litres d'eau par jour, qu'est-ce que c'est chiant. La nuit à Serchu aura été fraîche, allez disons froide. Mais au matin, belle surprise, le soleil. Et des couleurs, enfin. Mais ça, c'est pour la suite ! Enfin. Au réveil, nous trouvons ce que nous étions venus chercher ici. Du ciel bleu, des paysages, de l'émotion. Au programme du jour, nos premiers 5000. Un baptême que nous pouvons appréhender, surtout après le départ d'un de nos camarades pour cause d'altitude. Les couleurs ont changé, on pourrait même dire que les couleurs sont apparues tant tout était gris jusqu'à maintenant. Des couleurs incroyables, un bleu de ciel qui n'existe pas chez nous (normal, vu la différence d'atmosphère), des montagnes aux nuances naturelles, bref, le moral remonte aussi haut que les cols que nous allons franchir. C'est aussi depuis là que nous allons commencer à croiser de nombreux convois militaires. D'ailleurs, plus nous approchons de Leh, la ville principale du Ladakh, plus la présence des forces indiennes sera importante. Avec souvent des slogans le long des garnisons ravivant le sentiment nationaliste. "One Nation Only", "We serve India", "Our Army for our People", quelques exemples à la gloire des soldats indiens. Il faut dire que le Ladakh fait frontière avec la Chine, dont les visions expansionnistes ne sont pas qu'un leurre, et surtout avec le voisin pakistanais, ennemi héréditaire depuis la création des deux nations. Une sorte de volcan qui paraît endormi mais dont le cratère peut exploser à tout moment délivrant un déluge de feu. Alors l'armée indienne montre ses crocs, sans doute dans un esprit préventif. Bref, nous ne nous sentons pas concernés du tout, sauf quand il faut dépasser les nombreux camions qui rejoignent leur base. Peu d'espace pour croiser ou dépasser, il faut souvent étirer notre propre convoi pour passer ces obstacles. Mais heureusement les chauffeurs sont très compréhensifs avec les motards et aucun d'entre-eux n'entrave notre avancée. La route devient rapidement vertigineuse. Ici, le ravin n'est jamais loin et aucune protection ne vient séparer la route du bord. Concentration. Premier 5000, le Lachlung La, avalé avec facilité, comme une formalité. Pourtant, nous sommes déjà plus haut que le toît de l'Europe. Et ce n'est pas fini. Car après avoir suivi une gorge aussi impressionnante que magnifique, la route remonte vers le Tanglang La. Et là, c'est 5300 mètres qui s'affiche. Le soleil qui nous avait fait grâce ce matin a disparu. Vent et brouillard, voilà le programme au sommet. Dommage, il paraît que la vue y était magnifique. Les routes pour franchir ces cols ? Que dire ? Le peu d'asphalte n'est pas suffisamment plat et en bon état. Concentration toujours et encore. Sinon, et bien c'est de la piste, avec trous, ornières et autres joyeusetés. Les motos souffrent, mais elles tiennent le coup, comme les pilotes. En fin d'après-midi, nous atteignons le petit village de Lato, où une petite Guest House nous attend. Nous sommes à plus de 4000 mètres, mais pourtant la demeure n'a pas de chauffage. Malgré son confort rudimentaire, encore une nuit à dormir habillé ! Le lendemain, direction Leh, la ville principale du Ladakh. Une petite gorge aussi splendide qu'impressionnante nous amène le long du fleuve Indus que nous allons remonter en direction de la ville. Mais en route, Josh nous amène au plus grand monastère de la région, à Hemis. Une bâtisse superbe qui surplombe un village et où les moines régissent la vie quotidienne. Josh est passionné de bouddhisme et ses explications nous permettent de comprendre le fonctionnement du monastère et des différentes fresques qui ornent les murs des salles de prière. Leh est en vue. Une autre ville poussiéreuse et sale, repaire des trekkeurs et autres touristes qui visitent la région. L'occasion de refaire le plein de courses et d'effectuer quelque achats d'artisanat local. Une ville sans charme particulier, mais qui n'est pas désagréable à visiter. Il faut dire qu'après quelques jours de pistes et de camp, un peu de confort citadin ne fera pas de mal. Notre hôtel est à 300-400 mètres du centre, lit confortable et eau chaude, le vrai luxe. Mais Leh, c'est surtout le départ du Khardung La, le plus haut col carrossable du monde à 5600 mètres, et dont l'autre versant donne au Nord sur la Nubra Valley, direction la Chine. Leh et le Khardung La. Ca mérite clairement un chapitre à part entière, alors à bientôt. Il fait beau depuis plusieurs jours maintenant. Et cela tombe bien, car nous sommes à la moitié du parcours et notre corps est désormais acclimaté aux hautes altitude. Nous arrivons donc à Leh, principale ville du Ladakh, qui affiche gentiment ses 3500 mètres d'altitude. Imaginez une ville indienne, poussiéreuse et animée, avec des peupliers et de la végétation. Leh est aussi une ville de garnisons, avec de nombreux bâtiments militaires. Venir ici par la route depuis Manali nécessite près de 500 kilomètres, de nombreux cols et pistes. Alors Leh a aussi son aéroport, qui permet de désenclaver la ville du reste du monde durant l'hiver, lorsque les voies terrestres sont impraticables. Cela fait déjà plusieurs jours que le type des gens a changé. Ici, on pourrait se croire au Tibet ou dans une contrée chinoise. Les yeux sont bridés, le teint moins foncé que les Indiens rencontrés plus au sud de Manali. Ici, c'est un peuple de montagnards, qui s'est adapté aux rudes conditions de la vie au coeur de l'Himalaya. Le centre de Leh est piéton, avec ses restos qui proposent un Wifi lent et improbable, avec ses échoppes d'artisanat local dont les célèbres pashminas, avec ses agences de voyage qui affichent trekking-billets divers-permis pour les passages de check point-etc... Quelques femmes vendent aussi des légumes sur les bords de trottoir. Josh la connaît bien cette ville. Alors il nous amène dans cette petite échoppe qui vend des abricots séchés et sucrés comme nulle part, ses jus de fruit et ses confitures. Il nous présente aussi à Rajesh, le barbier, qui va s'occuper des poils ornant nos joues, finissant le travail par un massage du visage et des épaules. Un barbier qui travaille dans quelques mètres carrés, avec des fauteuils d'un âge révolu pour nous. Un parfait décor local. Une ville ordinaire en somme, si elle n'était à 3500 mètres d'altitude. Une ville pleine de chiens aussi. Des chiens qui se prélassent au soleil, au milieu des touristes et passants, indifférents au passage des deux pattes. Les ladakhis ne semblent pas leur donner une affection particulière, mais aucune agressivité non plus. Mais Leh, c'est surtout le point de départ du Khardung La, le col carrossable le plus haut du monde à 5600 mètres ! En gros, motos, voitures et camions au sommet du Kilimandjaro. La plat de résistance, le point culminant (dans tous les sens du terme), un mélange d'excitation et d'angoisse aussi. La route démarre à la sortie de la ville, prenant gentiment mais sûrement de l'altitude pour un dénivelé final de plus de 2000 mètres. Asphaltée, elle est suffisamment large pour croiser deux véhicules, mais assez étroite pour devoir garder sa concentration. Les conducteurs locaux ont une très fâcheuse tendance à couper les virages et à avoir le pied assez lourd sur le champignon. La limite de la neige est bien plus haute et elle se découpe sur le bleu d'un ciel sans nuage. Les camions militaires circulent en convoi, sans doute en route pour la Nubra Valley sur l'autre versant du col. Pas si facile de les dépasser et lorsque c'est possible, il faut surtout ne pas oublier l'obligatoire coup de klaxon pour attirer l'attention des chauffeurs. Après une trentaine de kilomètres de virages, de courbes sur une belle route, le dernier tronçon arrive. Et là, c'est clairement une autre histoire. Du bitume, on passe à la terre, la boue, la neige, voire la glace à l'ombre, les trous et les ornières. Les dix derniers kilomètres vont être sportifs. L'attention et la concentration redoublent, il faut garder l'oeil droit devant pour choisir la meilleure trajectoire pour ne pas être chahuté. D'un autre côté, cela évite de trop regarder le ravin qui borde la voie... Les croisements et dépassements deviennent plus difficile, le rythme se ralentit. Mais le sommet du col apparaît. On y est ! Le col le plus haut du monde pour les véhicules. 5600 mètres, on y est !!!! Notre guide nous a avertis. Pas question de rester plus de 30 minutes à cette altitude. L'effet sur chacun est assez imprévisible et si certains n'ont rien senti, d'autres, comme moi, ont vu l'équilibre se faire précaire avec un léger tournis. C'est qu'il faut redescendre en moto, dans les mêmes conditions difficiles. Et pas question d'être déconcentré. Nous faisons les photos d'usage, nous nous émerveillons du spectacle, nous profitons de l'instant présent. Mais Josh vient nous chercher. "Chalow, Chalow" (phonétique), ce qui veut dire "on y va, on y va" dans le coin. La descente n'est pas plus facile que la montée et si nous contrôlons la partie en terre par une vitesse et une trajectoire adaptée, dès l'asphalte ce n'est pas moins dangereux. Les taxis/bus locaux montent comme des dingues et ne laissent que peu de place pour passer. Chaque sortie de virage où la visibilité est réduite est périlleuse, le klaxon donne à fond pour prévenir et nous rasons les bords pour éviter les risques de collision frontale. Retour à Leh. Avec peut-être la satisfaction du devoir accompli. Monter si haut en moto, par une route mythique. Une Aventure avec un grand A, le sentiment d'avoir vécu une expérience unique. Un souvenir gravé à jamais. Même si nous avons sans doute vécu le moment fort du voyage, demain nous mettons cap à l'est, sur le lac de Tsomoriri, un endroit oublié des tours opérateurs. Quelque chose me dit que l'eau y est froide... mais vous lirez ça plus tard ... Avant d'aborder cette nouvelle étape qui va nous conduire à l'incroyable lac Tsomoriri, il y a une petite excursion près de Leh dont il faut parler. A 30 km à l'Ouest de la ville, en prenant la route principale, un point de vue est spécialement magnifique. Là où deux vallées se retrouvent pour que leur rivière respective n'en fasse plus qu'une. En effet, près de Nyemo, le Zanskar vient se jeter dans l'Indus. La vallée du Zanskar, un fantasme de bon nombre d'explorateurs, une vallée pas tout à fait ouverte car la route ne la pénètre toujours pas complètement. Josh nous en parle avec passion, il rêve de la parcourir en moto. Selon lui, c'est pour bientôt, des travaux s'activent pour la rendre accessible. Petit détour par la Nyemo House pour un succulent repas et nous rentrons sur Leh. Bon, l'étape du jour maintenant, direction l'Est et la frontière du Tibet. Pour sortir de Leh, nous prenons la route principale qui longe l'Indus. Une circulation assez dense pour la région, avec les codes locaux. En gros, les camions/bus ont priorité sur tout le monde, les vans sur les voitures et les motos, puis les voitures sur les motos. Vous voyez le topo ? En gros, il faut vraiment faire attention, car cela arrive un peu de tous les côtés. Aller au lac n'est pas compliqué, c'est juste long puisqu'il nous faudra plus de 8 heures pour faire les 200 km qui nous séparent de Leh. A Upshi, la route principale pour Manali nous quitte et la circulation diminue drastiquement. Le paysage se fait aussi plus sauvage avec une gorge qui continue de suivre l'Indus, dans la poussière vu que la route n'est plus bitumée. A Mahé Bridge, cela se resserre encore, car la piste devient plus étroite. C'est la seule route pour atteindre le fameux lac, au coeur d'une des régions les plus isolées du Ladakh. Ici peu de villages, mais surtout des nomades. 2-3 tentes isolées (qu'on imagine sans grand confort, notamment l'eau et l'électricité), un 4x4, des chèvres ou des bovidés. Et rien d'autre. Une sorte de dénuement quasi total, une vie solitaire et sans doute très rude sur ces hauts plateaux. Le paysage est juste splendide et il nous arrive de quitter la piste caillouteuse pour rouler sur les plateaux mi-herbeux, mi-sableux. Avant d'atteindre le Tsomoriri, voici déjà le petit lac de Kisgar. Un bleu profond qui contraste parfaitement avec la terre et le sable. Un paysage d'une beauté exceptionnelle, où à part nos pétrolettes, aucun bruit ne vient perturber la calme. Seul le vent se permet un aparté. Evidemment, nous nous devons de stopper à plusieurs endroits pour immortaliser l'endroit. Les derniers kilomètres avant Tsomoriri sont toujours aussi peu roulants. Le soleil commence déjà à disparaître derrière certaines montagnes lorsque nous arrivons au village de Korzok. Un village de bout du monde, au bout de cette piste qui n'ira pas plus loin. Encore 2-3 km après le village, dans les cailloux, et nous voilà au bord du lac. Et évidemment ce qui devait arriver arriva. 10 mâles remplis de testostérone (surtout après une semaine), au bord d'un lac à l'eau limpide. "Et maintenant, baignade !". Encore un de ces défis insensés... Nous sommes à 4700 mètres, peu de chance que l'eau avoisine les 20 degrés ... Mais peu importe, la moitié du groupe la moins sage se retrouve rapidement en slip sur la berge de galets. Et là, il ne faut pas trop réfléchir, mais courir, se lancer, plonger, subir le choc thermique. 1-2-3 on y va. Mon Dieu qu'elle est gelée, 5-6 degrés maximum. Le sang fouette la peau, mais nous sommes transcendés par ce coup de folie, tous hilares dans ce coin perdu du globe, dans une eau glacée à 4700 mètres. Heureusement, il reste un peu de soleil pour nous sécher. Avant de regagner notre campement, nous profitons des derniers instants de soleil, simplement assis sur un caillou à contempler ce paysage serein. Sérénité, c'était l'intitulé du jour. Il n'y a pas de mot plus parfait pour décrire cet endroit magique. Pour la nuit, un campement à la hauteur de tous les autres. Moquette dans la tente, un petit espace pour les toilettes privatifs, une vue à couper le souffle. Josh organise un petit apéro avant le repas du soir, nous aurons droit à notre golette de whisky ce soir, avec un morceau de fromage. Le bonheur se contente parfois de choses simples, nous avons une fâcheuse tendance à l'oublier... Au petit matin, le soleil se lève pile en face de nos tentes et nous avons le temps d'aller faire un tour dans ce village. Les toits plats sont garnis de paille et de bouses, sans doute pour isoler du froid. Derrière notre campement, un berger conduit son troupeau dans un pierrier et une pente respectables. Une vie loin des trépidations occidentales, rythmées par le soleil et les saisons. Mais que font-ils en hiver, lorsque la neige recouvrent tout ? Aujourd'hui, petite étape, nous reprenons la route du retour sur Manali, mais nous ne roulerons que 4 heures, d'où notre départ tardif du camp de Tsomoriri. Direction Tsokar, le grand lac salé. Mais ça, ça sera pour la prochaine fois. Ca y est, cette fois ça tire vraiment sur la fin du voyage. Manali n'est plus qu'à deux nuits (et quelques cols) de route. En quittant notre campement, nous croisons rapidement un petit village où il y a une grande école. Cet établissement est principalement consacré aux populations nomades des environs qui y placent leurs enfants pendant qu'ils continuent leur vie itinérante. L'école n'est donc pas qu'une école, mais aussi un lieu de vie puisque les enfants y dorment, y passent des semaines, voire des mois sans voir leurs parents. C'est là que Josh décident de s'arrêter pour y distribuer les divers cadeaux que nous avons amenés (stylos, cahiers, etc...). Première surprise, les enfants sont tous en uniforme, égaux devant la classe. Un grand terrain de sport, poussiéreux et pas forcément plat, se trouve devant le bâtiment. Alors Josh sort son ballon de foot américain et nous commençons à nous faire des passes. Les enfants sont motivés et très intéressés par notre visite. Certains nous attirent dans les classes pour y voir ce qu'ils apprennent. Ici pas de tableau noir, les cours sont inscrits directement sur les murs ou sur de grandes affiches. Un grand moment de partage, d'échanges et d'humanité. La route reprend, sous un grand soleil, traversant des paysages toujours aussi somptueux. Arrêt au campement de Thukje, au bord du lac salé de Tsokar. Un lac dans lequel il n'y a plus vraiment d'eau, mais une grande plaine asséchée qui va attirer une partie de notre groupe, ceux qui n'en n'ont pas encore eu assez et qui veulent un supplément de moto en conditions spéciales. Une bonne nuit plus tard et ce sera la dernière étape. La route est désormais la même qu'à l'aller à la grande différence prêt que les nuages ont laissé la place à un ciel lumineux. Depuis le début de notre voyage, nous voyons régulièrement des femmes et des hommes travailler sur le bord des routes, à rendre les pistes carrossables en cassant des cailloux à la main, sans réels outils. Josh nous explique que ce sont souvent des ouvriers venant du Népal voisin, troquant une misère insupportable contre une autre misère plus acceptable. Leur boulot est un vrai travail de forçat. Aller chercher des gros cailloux, à la main, dans le lit des rivières ou dans les pentes des montagnes, les ramener en bord de route (toujours à la main) et en faire des gravillons qui recouvriront les voies. Pas de confort (ils vivent dans des tentes directement au bord de la route), pas d'outils, des heures à fournir des efforts physiques par tous les temps, le tout pour un salaire ridicule (mais meilleur que dans leur pays). Les femmes travaillent parfois avec un bambin dans leur dos et les enfants les plus grands restent au bord de route, à regarder passer les véhicules. C'est à eux que nous destinerons nos surplus de fruits secs, de barres de céréales et autres nourriture qui pour nous ne sont que des "friandises" améliorant un ordinaire déjà bien riche. Vous vous souvenez du défi du lac ? Et bien voilà qu'on remet ça, mais dans une cascade cette fois (ben quoi, faut bien briser la routine non ?). En fait, alors que nous roulons tranquillement, nous apercevons un groupe d'Indiens qui se douchent (savon y compris), sous l'eau d'une cascade qui dévale de la montagne directement sur la route. Nouveau challenge et nous voilà rapidement encore une fois en slip. Et sous l'eau évidemment. Une eau qui n'est pas plus tempérée que celle du lac. Grands moments de rire et photo de groupe avec nos compagnons du moment. A la montée du Rotang, deux camions bloquent la route qui n'est pas assez large pour permettre un croisement. L'un d'entre eux fera une marche arrière impressionnante d'habileté, entre ravin et flanc de montagne afin de permettre au bouchon qui s'était formé de se résorber. Manali est presque à portée de vue, la boucle va se boucler. 12 jours d'Aventure, mais il en reste une encore : rentrer sur Delhi avec le car... Nous allons bientôt quitter notre guide et ami Josh, Atul le mécano aussi souriant qu'efficace et ces contrées si belles. Peut-être faudra-t-il parler de l'organisation, de l'agence Vintage Rides, histoire de finir de convaincre ceux qui se sentiraient une âme de voyageur intrépide au coeur de l'Himalaya ?
Vélo et yoga en mai en Inde English translation pending
by Mehdiz32 · 2018-03-12 · 2 replies
Salut les copains! Rapide présentation, je m' appelle Mehdi, j'ai 25 ans et je pars en Inde le 1e Mai prochain, arrivée à Delhi avec comme projet de remonter vers le Nord ( Rishikesh, Dharamsala...) pour pratiquer le Yoga et passer mon diplôme de professeur la bas. Je n'ai rien réservé, n'ai aucune limite de temps ( mais d'argent oui) n'ai aucun plan autre que le yoga et n'ai pas de billet retour. L'idée d' apporter mon vélo commence à sérieusement me trotter dans la tête et j'aurai souhaité avoir les avis de quelques personnes plus renseignées que moi sur le sujet. Ce qui n'est pas difficile quand on sait que les deux seules villes dont j'ai vaguement entendu parlées sont celles citées un peu plus haut.😎 J'ai un tout petit peu d’expérience à vélo, ayant traversé l'Europe de Besançon à Budapest il y a un an. J'ai un cadre alu rigide avec pneus 28'', déjà tout équipé pour le trekking.
Tajikistan Airlines: compagnie aérienne douteuse? English translation pending
by Ashoka83 · 2018-03-12 · 5 replies
Bonjour à tous! Je prépare un voyage en Asie central... Et souhaiterais connaître la fiabilité de tadjik airlines, je prévois de prendre un vol de Dushanbe à Delhi. J ai trouve une discussion de 2012 disant que 2 voyageurs à vélo se sont fait refuser l embarquement suite à une annulation de vol de dernière minute. J aurai préféré me rendre en Inde par la route via Chine et Pakistan mais ce n est apparemment plus possible. Je pense éventuellement remonter vers l Ouzbékistan pour prendre l avion depui tashkent... Qu en pensez vous? Je suis preneur de toutes infos récentes et relatives.... Merci à vous
Compte-rendu de mon troisième voyage en Inde (Uttar et Madhya Pradesh, Maharashtra et Gokarna) English translation pending
by Yan55 · 2018-02-28 · 7 replies
Bonsoir, Je viens de rentrer d'un périple en Inde du 12 Janvier au 23 février, soit 6 semaines durant lesquelles nous avons traversé, mon mari et moi, les états sus-mentionnés. Voici une rapide présentation de notre parcours et de nos hébergements : Départ de Paris Charles de Gaulle, arrivée à Delhi et retour de Goa à Paris (via Mumbai et Delhi) avec Air India, très bon vol, rien à redire, pour 520€ par pers, environ. E-Visa pris sans problème sur internet Nous arrivons à l'aéroport de Delhi à 9h30 et rejoignons la gare centrale par le métro flambant neuf. Nous avons réservé sur Cleartrip un train pour Mathura qui doit partir de New Delhi (c'est écrit sur notre billet) à 14h05. Nous prenons le temps de déjeuner et changer des euros sur Pahar Ganj dans un petit bureau de change (taux à 76 rps pour 1€, taux officiel à 77, nous avons toujours eu par la suite de très bons taux, soit 1 rp de moins que le taux officiel. Pour ça, il ne faut pas changer dans les banques mais aller dans les bijouteries). Quand nous arrivons à la gare, notre train n'est pas affiché au départ, je monte à l'étage où se trouve le bureau d'information pour les touristes étrangers et là, on me dit que le train part de la gare Nizam-ud-Din. Vite, nous sautons dans un taxi qui, pour 250rps, nous conduit à la gare en 20mn malgré les embouteillages...finalement, le train aura 1h de retard ! MATHURA (3 nuits): nous y arrivons à 17h30. Nous allons à la Gaurav Boarding guest-house, située pas trop loin de la vieille ville : chambre double correcte à 800rps, accueil sympa, eau chaude au seau à la demande. Devant la gh, il y a une terrasse avec un petit étal de cuisine rapide le soir (dosas, etc...) très bien car pas beaucoup de restos dans le coin. Nous dînerons là tous les soirs. Nous avons bien aimé Mathura, la vieille ville, les ghat, le bazar, les temples... aucun touriste occidental, beaucoup de pèlerins. Balade à VRINDAVAN où nous allons en rickshaw (200rps aller et 200rps retour)... nous avons moins aimé cet endroit. GWALIOR (2 nuits) : train en retard d'une heure et demie...Ville très étendue au trafic intense. Hôtel "GD Palace": 600rps avec petit déj, pas très reluisant, mais nous avons une grande chambre tout en haut, au 3ème étage, avec vue sur le fort et avec des bouchons d'oreilles, ça va...salle de bain avec douche chaude mais lit très dur... il est situé dans un quartier pas très agréable (beaucoup de poussière et de circulation) et très loin du centre et de la gare (6kms) mais proche de l'entrée ouest du fort, là où se trouvent les grandes statues jaïnes. On peut y aller à pied. Très bon resto : "Indian Coffee House", près de la gare Le fort est très grand, pas d'un intérêt extraordinaire, mais c'est un endroit tranquille dans cette ville pétaradante : palais orné de frises de céramiques représentant des canards, plusieurs temples hindous et un temple sikh accueillant où l'on peut manger avec les pèlerins gratuitement (également des chambres)... KHAJURAHO (3 nuits) : nous y arrivons très tard, le train est très lent, avec beaucoup d'arrêts. A 21h30, nous y sommes enfin. Hôtel "Yogi Lodge" (500rps), accueil très sympa, chambre calme donnant sur cour intérieure mais propreté limite, bonne douche chaude (il fait froid la nuit en cette saison), terrasse sur le toit (avec resto mais la cuisine n'y est pas top) et très bien situé tout près des temples du groupe ouest. Khajuraho nous a bien plu, c'est un petit village tranquille, il n'y avait pas beaucoup de touristes, contrairement à ce que l'on aurait pu croire. Les commerçants sont un peu casse-pieds comme dans tous les lieux touristiques mais les temples sont magnifiques et situés dans un parc bien arboré et fleuri, endroit reposant. Visite du joli petit musée d'art tribal et balade dans le vieux village et dans la campagne où il y a encore des temples. Tous les soirs, dans le temple Matangeshwar, (près des temples du groupe ouest) il y a une pooja autour de l'énorme lingam de Shiva. Les fidèles accompagnent les rituels avec force tintamarre en agitant cymbales, clochettes et tambourins pour faire le plus de bruit possible, puis, tous ensemble, ils se mettent à chanter à tue-tête, pleins de ferveur. ORCHHA (3 nuits) : Train jusqu'à Jhansi où nous arrivons à 14h. Nous négocions un rickshaw pour Orchha (250rps). Enorme circulation à Jhansi. Nous arrivons à Orchha où nous allons à la "Sri Mahant guest-house" (près du Laxmi Temple). Belle grande chambre confortable avec petit balcon : 1100rps avec petit-déj. Située dans un quartier très calme. Petit déj copieux sur la terrasse. Très bonne guest-house, à recommander. Orchha, nous l'avions déjà découverte en 2014, et nous avons retrouvé avec plaisir ses monuments et sa rivière mais cette année le trafic y était beaucoup plus important et les touristes plus nombreux. L'atmosphère de village tranquille n'était plus là et c'est dommage...mais peut-être est-ce parce-que nous y étions pendant le week-end. CHANDERI (2 nuits) la suite à demain !
Où pratiquer du yoga en Inde? English translation pending
by Peanuts911 · 2018-02-27 · 3 replies
Bonjour! Je pars en Inde dans quelques semaines et j’aimerais trouver un endroit où pratiquer un peu de yoga. Pas de journée complète ni de retraite, mais simplement une avant-midi ou un petit atelier. Quelqu’un a des idées? Je serai à Delhi mais aussi au Rājasthān. Merci.
Ladakh, Cachemire et Rajasthan à moto English translation pending
by Lolone57 · 2018-02-02 · 8 replies
Voici l'article de mon périple moto en Inde paru dans le magazine Road Trip de Décembre Janvier

Quel itinéraire avez vous suivi ? Afin de ne pas faire dans la dentelle et ne pas suivre les circuits tout fait, j'ai décidé de faire le grand tour du Nord touristique...Ladakh, Cachemire et Rajasthan, ceci en 5500 km . Arrivée à Delhi et location d'une Royal Enfield 500 Bullet, direction le pied de l'Himalaya à Shimla 2200m d'altitude pour y obtenir le laisser passé pour la vallée du Spiti. Paysages à couper le souffle vers Kaza et le monastère de Key Gompa en passant par le monastère de Tabo . Passage obligé par Manali pour obtenir le Rothang pass permettant d'aller dans la vallée de l'Indus et étape à Vashisht, renommée pour ses sources sulfureuses à 50°c. La route vertigineuse montant au Rothang pass à 4000m domine cette station de haute montagne, direction Leh, capitale du Ladakh avec une escale à Tandi (dernière station essence avant Leh à 400km). A mi-chemin, Sarchu 4200m, offre des campements permettant d'y faire escale pour la nuit, mieux vaut réserver car lors des quelques mois où la route est ouverte, ces campements sont vite pleins et dans la nuit, il gèle. Ca y est, ça monte vraiment pour la 2ème plus haute route au monde, le col de Tanglang La 5330m. Avant Leh, Les villages de haute montagne s'enchainent ainsi que Monastères, Chorten , Gompa et drapeaux à prières. Leh offre tout ce qu'il faut pour se reposer et réparer une moto, ça tombe bien, le Neiman vient de lâcher. Avant d'attaquer la plus haute route au monde qui descend sur la vallée de la Nubra. ( Kardung La 5560 m ), j'en profite pour visiter le palais et son grand Bouddha. Attention, tôt le matin, la piste vers le col est souvent verglacée. Vers le Cachemire, Alchi et son magnifique monastère au fresque millénaire et Lamaruyu perché dans un site de cheminée de fée offre de superbes pauses. Arrivée au Cachemire, les routes deviennent des pistes de cailloux, et la vitesse s'en ressent. Malheureusement, une oppression se fait tout de suite ressentir avec des contrôles de polices et militaires incessants. Je choisis de visiter très rapidement Srinagar et son lac Dal, et surtout de ne pas y dormir. Un de mes objectifs était de faire une des pires route au monde (piste) Kishtwar - Killar, 5h00 pour parcourir 110 kms, de nombreux passages de rivière issus de la fonte des neiges et surtout ce panorama sur cette piste sinueuse et étroite avec un vide de 500m à mes pieds. Mais finalement ce ne fut pas la pire route, le col de Sach, c'est la pire, 5h00 pour 55 kms. Des torrents d'eau sous une pluie glaçante à 4400m, des rochers cachés sous 50 cm d'eau, repose pied et sélecteur tordus, impossible à redresser avant de trouver un campement au pied du col (2 motards Indiens à l'abri sous une bâche depuis 2 jours, qui attendaient une décrue et un passage de rivière moins risqué). Le passage du col entre des murs de neige et une route faite de cailloux qui ruisselait sous la neige fondue, fût éprouvante. Heureusement pas de panne, ni de crevaison. S'ensuivie la route vers Dalhousie à travers de magnifiques rizières en terrasse avant d'aller voir la communauté Tibétaine de Dharamsala. Avant d'arriver au Rajasthan, étape obligatoire au Palais d'or d'Amritsar, capitale des Sikh et surtout le spectacle de la fermeture de la frontière avec le Pakistan à Wagah Border. Déjà 2 semaines et me voilà à Jhunjhunu au Rajasthan, début de la mousson, la ville est inondée par 50cm d'eau, je roule malgré tout dans cette soupe quand un camion me crée une vague qui submerge ma Royal Enfield. C'est bon, la moto a calé et me voilà à la pousser pour la ressortir de l'eau. 30 minutes plus tard, sèche, elle repart, ouf ! Magnifique région que celle du Sekawati et ses supers Haveli (petits palais ornés de fresques), maintenant la route est bonne et je fonce sur ma Bullet à 80 km/h de moyenne. Bikaner et les cénotaphes royaux de Devi kund, montrent toute la splendeur passée de ce royaume. Un petit passage par le temple des rats de Deshnok et me voici aux portes du désert du Thar, balade à dos de chameau et nuit à la belle étoile. Jaisalmer sur la route de la soie, était une superbe forteresse. J'y déambule dans ses ruelles étroites pleines de beaux Havelis. Arrivée à Jodhpur, la cité bleue, visite de la grandiose forteresse Mehrangarth, avant de reprendre la route, et là, un camion n'a rien trouvé de mieux que de me couper la route, le freinage du R.E. est réputé. Je me suis pris la benne arrière, l'avant de la moto n'est pas en grande forme et moi non plus, mais rien de cassé, hématomes, menton ouvert, etc etc. La route vers Delhi passe par une des villes la plus connue, Jaipur, la cité rose et son Fort Amber imbriqué dans un ensemble de 3 forteresses. On sent la fin du périple, la cité fantôme aux murailles rouges de Fathepur Sikri et me voilà devant l'emblème Indien, le Taj Mahal à Agra et le Mausolée d'Akbar. Avant de finir mon voyage, j'en profite pour aller faire un tour dans la ville sainte de Mathura, lieu de naissance de Krishna, où les Indous viennent faire leurs dévotions dans les temples et leurs ablutions dans la rivière Yamuna. Delhi, 5500 kms et presque entier, je rends la moto après avoir fait le tour des principaux lieux touristiques. Le lendemain, la balade sera en métro pour aller au fort rouge et d'autres lieux.

Combien de temps êtes vous parti ? Trajet aller retour Luxembourg - Delhi en avion et ensuite j'ai fait mon voyage en 21 jours, dont 20 jours en moto. Vu la distance et l'état des routes (environ 2000 km de mauvais goudron ou pistes), ce ne fût pas de tout repos.

Quel à été le moment le plus fort de votre voyage ? La perception du Royal Enfield et la première prise en main de la moto, en effet celle-ci n'en était pas à son premier trajet en Himalaya, beaucoup de louvoiement jusqu'a 20 km/h, frein presque absent et amortisseur mort.

Quel est l'endroit de votre trip... ? Les paysages extraordinaires et le ciel dans les différentes vallées du Ladakh. Les richesses culturelles et les monuments au Rajasthan.

Quel a été l'accueil des populations rencontrées ? Les Indiens sont des gens très curieux et très ouverts à l'échange culturel. Ils sont toujours souriants et fort respectueux (yes Sir), prêts à vous aider sans arrière pensée. Ce fût un voyage où je me suis toujours senti en sécurité, sauf, au Cachemire, où le peuple est à la recherche de son Indépendance.

Quel spécialité gastronomique avez vous préféré ? L'Inde est plutôt un pays Végétarien (Question au resto : Vég. ou Non Vég. ), En entrée, gouter à toutes les soupes, un régal, ensuite, la galette de pain Chapati accompagne parfaitement les Dal ( lentilles ) et le Riz, et si il est possible d'avoir de la viande, ce sera avec un bon Biryani. J'étais en pleine saison de la mangue et j'en ai fait une cure. Du coup, le Lassi mangue est délicieux ( Yaourt liquide ). Les bières Strong, surtout la Haywards 5000 et le Rhum Old Monk.

Si c'était à refaire, que changeriez-vous ? Mettre 2 euros de plus par jour et louer une moto en meilleur état.... Je n'ai pas aimé l'oppression ressentie au Cachemire et essentiellement à Srinagar la capitale. La circulation à Jodhpur, je n’ai pas supporté l'acier du camion...

Quelle a été votre rencontre la plus marquante ? Au 4ème jour, suite à une panne électrique dans la vallée du Spiti à 3300 m d'altitude, l'aide et la soirée passée avec 3 Indiens autour d'un repas chaud, quelques bières et Whisky dans le campement de Chhatru. Dans la vallée de Pangi, à un énième contrôle de police, sous une pluie battante, le responsable du poste m’a proposé de venir prendre un thé Indien, qui finalement s’est transformé en repas dans ce petit poste avancé perdu sur la route de Killar.

Ce voyage vous à t'il donnée l'envie ...? L'année prochaine, ce sera avec mon fidèle Triumph 800 Tiger et ses 100.000 Km. Direction, les derniers pays d'Europe encore inconnus, Lettonie, Lituanie et Estonie pour aller visiter Saint-Pétersbourg. Le retour se fera par Helsinki et Stockholm, le tout en 6500 km. A bon entendeur.

Comment vous êtes-vous préparé pour ce trip ? Enormément de recherches pour imaginer ce circuit et le mois possible, vu l'état des routes, ravitaillement, hébergements et les différents climats (été au Ladakh, mousson au Rajasthan). La recherche d'un loueur ne pose pas trop de problème, mais l'état de la moto n'est pas garanti, tant qu'on n’est pas devant. Le plus gros problème a été la gestion des droits de passages dans les différentes vallées. Sans aide à Shimla, ça aurait été impossible (le domaine des dieux, mais toujours avec le sourire). J'ai pris contact avec mon médecin pour une bonne trousse médicale, et la gestion de l'altitude au dessus de 3500m.

Quelle préparation avez-vous effectué sur votre moto ? Une moto Royal Enfield 500 Bullet de 2007 ayant 18000 kms d'Himalaya, forcement elle a du vécu... Celle-ci était fournie avec les arceaux porte bagages et bidons, mes 2 sacoches cavalières se glissaient parfaitement dedans. Une sacoche réservoir et mon GPS Garmin avec la carte de l'Inde issue de Mapstreet. J'ai choisi de partir sans outillage, ni pièces de rechanges, et d'espérer de l'aide au hasard des rencontres. Les pannes (2 crevaisons, 1 neiman, 3 fusibles; suite à l'accident: guidon, phare, garde-boue avant, rétro, pédale de freins HS).

Si vous deviez donner le bon plan de votre trip quel serait-il ? Toujours négocier les tarifs des hôtels ou guesthouse, les prix peuvent être divisés par 2, sortir au cas où de la réception, ils viendront vous rechercher. Respecter les bases de l'hygiène alimentaire, sans pour autant tomber dans la paranoïa.
Trajet plus direct de Montréal à Rishikesh English translation pending
by Danaco · 2018-01-25 · 2 replies
Bonjour En vue d, un premier voyage en Inde, quel serait le trajet aerien le plus direct entre Montreal et Rishikesh?

Ce devrait etre milieu fervrier

Merci de vos conseils

Michel
Faire du trek en Inde pour débutants: comment s'y prendre English translation pending
by Storkii · 2018-01-04 · 7 replies
Bonjour à tous,

Ma copine et moi-même organisons notre voyage pour l'inde qui se déroulera entre la dernière semaine de septembre et la fin octobre 2018. Pour l'instant notre voyage est organisé comme ceci : on part de Bruxelles, on atterri à Delhi, on y reste 2 jours et on prend l'avion pour Goa, on y reste 1 semaine. Ensuite on part de Goa pour Kochi. Notre avion fait obligatoirement escale au Bangalore.

On voudrait faire un ou "trek" sans guide, en autonomie en quelque sorte. Ni elle ni moi n'avons d'expérience dans ce domaine (tout au mieux un peu de scoutisme 😄 ). On cherche absolument à éviter d'être contraint par un groupe, par un guide etc... On aimerait de la nature, du calme, et "avoir le temps" ... :)

J'ai donc plusieurs questions : Y a-t-il des endroits qui méritent de s'arrêter à Bangalore, au Kerala pour faire du "trekking" ? Sur internet, je vois beaucoup de trek organisé, de quelques heures à 2-3 jours.... qui me donnent presque envie de fuir. J'entends beaucoup parler de Munnar, des plantations de thé pour le Kerala... Mais peut-on y poser sa tente ? Comment devons nous nous y prendre pour "vivre au mieux" notre voyage ? Peut-on trouver des cartes pour créer notre parcours ? ...

Bref, nous ne savons pas trop comment nous y prendre, on sait juste ce qu'on voudrait.... Auriez vous des conseils ?

Merci beaucoup Val' & Omb'
Trek ou petite randonnée autour de Manali (Inde) English translation pending
by Ingwill1 · 2018-01-03 · 13 replies
Bonjour,

après 15 jours de visite autour du Rajasthan, je souhaiterai découvrir cette région de Manali en randonnant à peu près une semaine .

Je compte prendre l'avion de Delhi à Manali .

Que me conseiller vous pour cette rando, prendre contact auparavant avec un guide ? Si oui si vous avez des contacts à me donner ou tout organiser sur place et si oui quel tour me proposez-vous,

Merci,

Pascal
Népal depuis l'Inde English translation pending
by Darjela · 2017-12-29 · 5 replies
Bonjour ou bonsoir, je dois me rendre au Népal depuis Pondicherry en janvier. Je recherche des infos sur : 1) quel itinéraire depuis Pondy, arrivée à Delhi ou Varanasi ? 2) Ensuite train ou bus jusqu'à Katmandou ? 3) Qu'en est-il du visa en arrivant par voie terrestre ? 4) Peut-on obtenir un visa touriste depuis KTM pour l'Inde ?

Merci de votre aide et de vos conseils.

Bien cordialement
Le tour du Rajasthan en une quinzaine de jours English translation pending
by Wfly · 2017-12-29 · 3 replies
bonjour à toutes et à tous

nous partons en Inde le 21 janvier pour 7 semaines....

pour ma part, c est la 5e fois, ma compagne, la 1ere......

voici le tour du Rajasthan que nous allons "tenter" de faire en une quinzaine de jours, je n ai pas trés envie d y rester plus longtemps.....

arrivée à Delhi, visite pendant 2 ou 3 jours, hotel ( le seul retenu...) cottage ganga inn

depart pour Agra, trés tot, sois en bus, sois voiture avec chauffeur (ce qui me semble le plus probable pour gagner du temps et de la fatigue ) Taj Mahal, Red fort et fathepur

dormir à Barathpur ( jungle lodge ? ), visite rapide du parc des oiseaux puis depart pour Jaipur

Jaipur ( merci au chauffeur, s il y a eu... ) visite de la ville en 2 ou 3 jours, hotel sunder palace ou alisar haveli ?ou un autre, bien placé et pas cher.....

depart pour Bundi, en bus, 2 ou 3 jours sur place,

Jodhpur, en bus, 2 ou 3 jours

Jaisalmer, en train, 2 ou 3 jours

puis depart pour Ahmedabad, en bus......

voila ce que j ai prévu qu en pensez vous ? si vous avez des suggestions, je suis à l écoute

merci et bonne journée

chris
Transport entre Bikaner et Amritsar English translation pending
by Faza · 2017-12-18 · 4 replies
Bonjour, J'aimerais savoir s'il existe un transport, bus ou train, entre Bikaner et Amritsar.? J'ai beau fouiller dans mon guide de voyage (routard 2014) et je ne trouve rien.

Merci

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