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Où aller en croisière au mois de janvier avec deux adolescents? English translation pending
Bonjour,
Nous voulons faire une croisière fin décembre - début janvier, nous avons 2 adolescents de 13 et 17 ans. Nous aimerions qu'il y ait des escales ou on pourrait faire des excursions intéressantes et différentes à chacun des endroits. Faire de la plage ne nous intéresse pas vraiment. Nous avons fait les caraibes de l'ouest il y a quelques années et nous avons adoré l'excursion aux chutes Dun River en Jamaïque. Nous avons penser au Summit et au Millenium de Celebrity Cruise mais nous aimerions avoir des conseils sur les excursions à ne pas manquer.
Gros merci
Gros merci
Survivre à Bornéo (Sarawak, Malaisie), exister pour combien de temps encore... English translation pending
Le signal de détresse des nomades de la jungle de Bornéo LONG NEN (Malaisie) - Un pagne autour de la taille et une lance à la main, un petit groupe de nomades Penan a érigé une frêle barricade sur une piste de Bornéo, où l'irrésistible déforestation détruit jour après jour leur territoire ancestral de chasse et de cueillette.
Avec ces quelques troncs et bambous en travers de la route, la vingtaine de Penan tentent de stopper symboliquement les énormes camions chargés d'arbres fraîchement coupés dans la jungle. "Je suis ici pour sauvegarder notre terre", explique Sagong, le chef du petit groupe de ce peuple indigène de l'Etat de Sarawak, dans le nord de Bornéo, une île divisée entre la Malaisie et l'Indonésie. De tels actes de protestation se sont multipliés ces derniers mois parce que les P enan nomades "sont en train de tout perdre", affirme-t-il.
"Les sociétés forestières ont déjà coupé tout le teck et elles vont maintenant dégager la zone pour des plantations de palmiers à huile. Nous ne trouvons plus assez de nourriture, plus assez de cochons sauvages à chasser dans la forêt", témoigne le jeune et musclé chef de la fratrie.
De ce fait, les derniers 300 à 400 Penan encore nomades n'auront d'autre solution que la sédentarisation, comme l'a déjà fait la grande majorité des quelque 10.000 membres de ce peuple depuis les années 1970, sous l'influence notamment des missionnaires chrétiens. "Il est économiquement impossible de rester chasseur-cueilleur dans une jungle où les arbres sont périodiquement rasés", constate Ian Mackenzie, un anthropologue spécialiste des Penan. "La fin de ce mode de vie très ancien est réellement une grande perte culturelle", se désole-t-il. Pour Jayl Langub, de l'université de Sarawak, la seule chance de le préserver serait la création par la Malaisie d'une réserve ou d'un parc national interdit aux engins forestiers. Mais il est probablement déjà trop tard, selon lui, car les Penan ont commencé à embrasser le monde moderne, via la télévision par satellite ou les pensionnats où sont envoyés leurs enfants. "J'aimerais plutôt aller à l'école", répond ainsi Nili, la fille de Sagong, lorsqu'on lui demande si elle aime sa vie au milieu de la jungle. Une casquette de base-ball vissée sur la tête, Sagong lui-même se moque gentiment de l'apparence de son beau-père, qui porte la tenue traditionnelle: pagne, dent de singe autour du cou, bracelets tissés aux poignets et flûte de bambou. Le vieil homme, Ngau Anyi, avoue sa nostalgie d'un monde qui va disparaître avec lui. "La jungle était notre banque, nous vivions sans argent. Notre vie dépendait de la farine de sagou et des animaux sauvages... et c'est comme ça que nous avons vécu pendant des générations".
Réaliste, son fils reconnaît que le nomadisme n'est plus viable. Il souhaite donc que son groupe familial, de 27 personnes, puisse s'établir dans un village, bénéficier des services de santé et d'éducation, cultive la terre tout en continuant à pouvoir chasser et cueillir dans la forêt. Ian Mackenzie s'alarme de la brutalité avec laquelle les Penan sont contraints de changer totalement de mode de vie. "Il est quasiment impossible pour un humain de s'adapter aussi vite, en quelques années. C'est comme si vous, ou moi, étions débarqués en plein milieu de la jungle la plus sauvage et étions obligés d'y survivre".
L'actuelle montée de la tension n'est pas nouvelle. Soutenus par des ONG internationales, les Penan luttent depuis une vingtaine d'années contre la déforestation de Bornéo, où continuent à se multiplier les plantations de palmiers à huile. La Malaisie et l'Indonésie produisent à elles seules environ 85% de l'huile de palme du monde. (©AFP / 02 septembre 2009 06h31)
Avec ces quelques troncs et bambous en travers de la route, la vingtaine de Penan tentent de stopper symboliquement les énormes camions chargés d'arbres fraîchement coupés dans la jungle. "Je suis ici pour sauvegarder notre terre", explique Sagong, le chef du petit groupe de ce peuple indigène de l'Etat de Sarawak, dans le nord de Bornéo, une île divisée entre la Malaisie et l'Indonésie. De tels actes de protestation se sont multipliés ces derniers mois parce que les P enan nomades "sont en train de tout perdre", affirme-t-il.
"Les sociétés forestières ont déjà coupé tout le teck et elles vont maintenant dégager la zone pour des plantations de palmiers à huile. Nous ne trouvons plus assez de nourriture, plus assez de cochons sauvages à chasser dans la forêt", témoigne le jeune et musclé chef de la fratrie.
De ce fait, les derniers 300 à 400 Penan encore nomades n'auront d'autre solution que la sédentarisation, comme l'a déjà fait la grande majorité des quelque 10.000 membres de ce peuple depuis les années 1970, sous l'influence notamment des missionnaires chrétiens. "Il est économiquement impossible de rester chasseur-cueilleur dans une jungle où les arbres sont périodiquement rasés", constate Ian Mackenzie, un anthropologue spécialiste des Penan. "La fin de ce mode de vie très ancien est réellement une grande perte culturelle", se désole-t-il. Pour Jayl Langub, de l'université de Sarawak, la seule chance de le préserver serait la création par la Malaisie d'une réserve ou d'un parc national interdit aux engins forestiers. Mais il est probablement déjà trop tard, selon lui, car les Penan ont commencé à embrasser le monde moderne, via la télévision par satellite ou les pensionnats où sont envoyés leurs enfants. "J'aimerais plutôt aller à l'école", répond ainsi Nili, la fille de Sagong, lorsqu'on lui demande si elle aime sa vie au milieu de la jungle. Une casquette de base-ball vissée sur la tête, Sagong lui-même se moque gentiment de l'apparence de son beau-père, qui porte la tenue traditionnelle: pagne, dent de singe autour du cou, bracelets tissés aux poignets et flûte de bambou. Le vieil homme, Ngau Anyi, avoue sa nostalgie d'un monde qui va disparaître avec lui. "La jungle était notre banque, nous vivions sans argent. Notre vie dépendait de la farine de sagou et des animaux sauvages... et c'est comme ça que nous avons vécu pendant des générations".
Réaliste, son fils reconnaît que le nomadisme n'est plus viable. Il souhaite donc que son groupe familial, de 27 personnes, puisse s'établir dans un village, bénéficier des services de santé et d'éducation, cultive la terre tout en continuant à pouvoir chasser et cueillir dans la forêt. Ian Mackenzie s'alarme de la brutalité avec laquelle les Penan sont contraints de changer totalement de mode de vie. "Il est quasiment impossible pour un humain de s'adapter aussi vite, en quelques années. C'est comme si vous, ou moi, étions débarqués en plein milieu de la jungle la plus sauvage et étions obligés d'y survivre".
L'actuelle montée de la tension n'est pas nouvelle. Soutenus par des ONG internationales, les Penan luttent depuis une vingtaine d'années contre la déforestation de Bornéo, où continuent à se multiplier les plantations de palmiers à huile. La Malaisie et l'Indonésie produisent à elles seules environ 85% de l'huile de palme du monde. (©AFP / 02 septembre 2009 06h31)
Plonger à Sipadan en famille pour des débutants (Bornéo - Malaisie)? English translation pending
Bonjour,
Je réfléchis à un séjour à Bornéo l'été prochain, qui me paraît intéressant pour combiner pas mal de choses, dont la plongée. Je m'interroge sur Sipadan, sachant que nous n'avons jamais plongé et que nous avons 2 enfants de 10 et 13 ans :
- est ce que Sipadan peut être fait par des débutants en plongée ?
- est ce que la plongée se fait obligatoirement avec bouteilles (et donc j'imagine qu'il faut qu'on passe un brevet avant de partir) ? ou est ce qu'on peut aussi plonger avec masque / tuba ?
- est ce qu'il y a des barrières de corail (ce qu'on trouverait aux Maldives ou Seychelles par exemple) avec des observations sur des fonds très peu profonds ?
Merci d'avance pour vos réponses,
Je réfléchis à un séjour à Bornéo l'été prochain, qui me paraît intéressant pour combiner pas mal de choses, dont la plongée. Je m'interroge sur Sipadan, sachant que nous n'avons jamais plongé et que nous avons 2 enfants de 10 et 13 ans :
- est ce que Sipadan peut être fait par des débutants en plongée ?
- est ce que la plongée se fait obligatoirement avec bouteilles (et donc j'imagine qu'il faut qu'on passe un brevet avant de partir) ? ou est ce qu'on peut aussi plonger avec masque / tuba ?
- est ce qu'il y a des barrières de corail (ce qu'on trouverait aux Maldives ou Seychelles par exemple) avec des observations sur des fonds très peu profonds ?
Merci d'avance pour vos réponses,
Circuit (presque) fini pour la Thaïlande: vos avis? English translation pending
Bonjour,
Voilà, après avoir glaner des infos un peu partout (mais surtout ici !) j'ai enfin pu terminer mon circuit. Je fais donc encore une fois appel à vous pour que vous puissiez me dire si cela est cohérent 😉 Donc : le 18/10 : arrivée à Bangkok à 12h25 et départ direct pour Chiang Mai (asia air) Séjour à la guest house Pha Thai House. le 19/10 : visite de Chiang Mai et du zoo (faut absolument que je voie un panda en vrai !) les 20 et 21/10 : trek sur 2 jours avec nuit dans village perdu dans la montagne 😐 le 22/10 : départ pour Khao Sok via Bangkok/Surat Thani et taxi. les 23 et 24/10 : rando et nuit sur le lac le 25/10 : départ pour Krabi via un mini bus qui est sensé passer devant le parc 🤪 et nuit à Krabi mais je ne sais absolument pas où !! le 26/10 : Départ pour Ko Phi Phi - hôtel Phi Phi Relax Beach le 27/10 : excursion pour les îles alentour le 28/10 : Retour sur Bangkok (pas encore trouvé l'hôtel) les 29 et 30/10 : visite de Bangkok et retour en France à 21h.
Voilà... alors qu'en pensez-vous ? Merci...
Voilà, après avoir glaner des infos un peu partout (mais surtout ici !) j'ai enfin pu terminer mon circuit. Je fais donc encore une fois appel à vous pour que vous puissiez me dire si cela est cohérent 😉 Donc : le 18/10 : arrivée à Bangkok à 12h25 et départ direct pour Chiang Mai (asia air) Séjour à la guest house Pha Thai House. le 19/10 : visite de Chiang Mai et du zoo (faut absolument que je voie un panda en vrai !) les 20 et 21/10 : trek sur 2 jours avec nuit dans village perdu dans la montagne 😐 le 22/10 : départ pour Khao Sok via Bangkok/Surat Thani et taxi. les 23 et 24/10 : rando et nuit sur le lac le 25/10 : départ pour Krabi via un mini bus qui est sensé passer devant le parc 🤪 et nuit à Krabi mais je ne sais absolument pas où !! le 26/10 : Départ pour Ko Phi Phi - hôtel Phi Phi Relax Beach le 27/10 : excursion pour les îles alentour le 28/10 : Retour sur Bangkok (pas encore trouvé l'hôtel) les 29 et 30/10 : visite de Bangkok et retour en France à 21h.
Voilà... alors qu'en pensez-vous ? Merci...
Le Rajasthan et le Kerala en trente-deux jours? English translation pending
Bonjour,
C'est mon premier voyage en Inde et j'aimerais bien voir un peu du nord et un peu du sud. Est-ce réalisable en 32 jours? Nous arrivons le 10 décembre à delhi et retournons au canada le 12 janvier par Mumbai. Je veux prendre mon temps quand même et ne pas tout voir ...quels sont les bons choix? Au nord nous pensions au Rajasthan: delhi-agra-jaipur-pushcar-udaipur-jaisalmer-bikaner(en voiture avec chauffeur). Pour le sud nous Prendrions l'avion pour cochin et rester au sud une semaine puis remonter sur mumbai (en train ou en avion)pour y séjourner les 3 derniers jours!!! merci à l'avance de vos précieux conseils
C'est mon premier voyage en Inde et j'aimerais bien voir un peu du nord et un peu du sud. Est-ce réalisable en 32 jours? Nous arrivons le 10 décembre à delhi et retournons au canada le 12 janvier par Mumbai. Je veux prendre mon temps quand même et ne pas tout voir ...quels sont les bons choix? Au nord nous pensions au Rajasthan: delhi-agra-jaipur-pushcar-udaipur-jaisalmer-bikaner(en voiture avec chauffeur). Pour le sud nous Prendrions l'avion pour cochin et rester au sud une semaine puis remonter sur mumbai (en train ou en avion)pour y séjourner les 3 derniers jours!!! merci à l'avance de vos précieux conseils
Conseils pour un voyage routier de huit jours en Angleterre? English translation pending
Voilà, à partir de mercredi prochain, et pour une durée de 8 jours, nous (ma copine et moi) allons faire un petit voyage en voiture, avec départ et retour à Londres, en passant par Windsor, Winchester, Stonehenge, Wells, Bath, Cardiff, Stradford, Oxford, Cambridge ...
J'aurai aimé avoir quelques conseils, notamment : - pour la conduite. Je loue une voiture chez Avis, et ils m'ont dit que ce sera une voiture anglaise. Est-ce difficile de s'adapter pour nous européens habitués au volant à gauche ? (je précise avoir roulé une journée début juin en angleterre avec une voiture française) - pour le change. Que conseillez-vous ? Change directement en Angleterre ? Via un distributeur ? En France ? A La Poste ? A la Banque de France ? - pour la nourriture. Trouves-t-on facilement des resto sur le pouce ? Quels conseils pour manger pas cher ?
Merci d'avance pour tout vos conseils !
J'aurai aimé avoir quelques conseils, notamment : - pour la conduite. Je loue une voiture chez Avis, et ils m'ont dit que ce sera une voiture anglaise. Est-ce difficile de s'adapter pour nous européens habitués au volant à gauche ? (je précise avoir roulé une journée début juin en angleterre avec une voiture française) - pour le change. Que conseillez-vous ? Change directement en Angleterre ? Via un distributeur ? En France ? A La Poste ? A la Banque de France ? - pour la nourriture. Trouves-t-on facilement des resto sur le pouce ? Quels conseils pour manger pas cher ?
Merci d'avance pour tout vos conseils !
Témoignage sur une situation actuelle à Madagascar (2 août 2009) English translation pending
Madame, monsieur
Cette lettre est un bref témoignage sur la situation actuelle à Madagascar. Elle n’a pour but que de vous informer. Voici mon histoire. Je m’appelle Gabriel Ribet et je suis parti à Madagascar deux mois dans le but de faire du tourisme, du reboisement et de la photo botanique. J’ai 28 ans je suis photographe, botaniste, diplômé d’écologie et de biodiversité et passionné d’aventure. Passons sur les premières étapes de mon voyage qui furent assez pénibles mais sans tragédie notable. Disons qu’il était assez difficile de travailler sur mes photos puisque la crise politique fait qu’on se fait « harceler » en permanence en raison du manque de touristes, tout simplement. Là ou ca a été dramatique c’est quand j’ai voulu rejoindre Masoala (la où je devais faire du reboisement)… j’avais pris le taxi brousse reliant Diego à Sambava pour aller à Antalaha. Après deux nuits et un jour de route cabossée, je suis arrivé à Sambava, en pleine nuit. Puis j’ai pris taxi brousse pour Antalaha à 4 heure du matin, un minibus de la CTVA immatriculé 2513de. Je m’y suis endormi et à mon réveil à 8 heure j’ai constaté avec horreur que mes bagages contenants tout mon argent, matériel photo, vêtements, médicaments, etc… avaient disparu. L’aide chauffeur les avait donnés à une personne à qui j’avais payé le voyage en plus ! Et ce à Sambava alors que je venais de m’endormir !!! Ce criminel d’aide chauffeur a donné tout ce que j’avais a une voleuse ! Incompréhensible. Et je me suis retrouvé avec 2 euros en poche à 9000 km de chez moi, 1000 km de la capitale, me rendant compte peu à peu que l’ensemble de mon voyage est gâché. Plus de photo, plus rien… que de la peine et souffrance. Une perte estimée entre 2500 et 3000 euro sans compter le temps perdu, deux mois de ma vie que j’aurais pu passer ailleurs qu’à trainer dans des bidonvilles. L’affaire semble simple. Je connais l’identité de la voleuse, du complice et de la société responsable. Et pourtant il n’en est rien. Je n’étais qu’au début de mon cauchemar. En résumé j’ai passé 3 semaines à écumer les postes de police, commissariats, gendarmeries, tribunaux, gares routière, et même les journaux quand je suis rentré à Tananarive. C’est un jeune pécheur malgache du nom de Landrot Zuma qui ma recueilli et m’a aidé pendant tout ce temps. On a déterminé la complicité du manœuvre en constatant devant gendarme qu’il avait contacté la voleuse le jour même du vol. À partir de là, on pouvait logiquement espérer remonter jusqu'à mes affaires et condamner les coupables. Il a fallu 3 jours à la police de Sambava rien que pour prendre ma déposition ! Et même avec cette déposition ils n’arrêtaient pas le complice, parce que selon eux il fallait d’abord arrêter la voleuse ! On a décidé de changer d’institution et de passer par la gendarmerie. Ils l’ont bien arrêté mais l’on relâché 4 heures plus tard pour vice de forme officiellement (et certainement pour bakchich officieusement bien sur). Nous l’avons fait arrêter une semaine après par la police d’Antalaha et là on y a presque cru. Il a été déferré au tribunal 2 jours plus tard pour finalement être relâché sur parole. Mon procès a eu lieu 2 semaines après mon retour en France. Je ne sais toujours pas ce qu’il en est puisque mon ami Landrot a du retourner pécher à Ambilobe de l’autre coté de l’ile. La voleuse a été arrêtée le jour où je prenais l’avion. D’après ce que j’en sais elle a été relâchée, et mes affaires n’ont toujours pas été retrouvées. J’ai perdu une année de travail, je sombre dans une profonde dépression due à un désespoir immense, et la coupable n’a même pas été en prison, ni même payé quoi que ce soit, le complice non plus et la société responsable ne m’a évidemment pas non plus versé le moindre dédommagement. Pour une somme semblable en France les peines seraient déjà très sévères. Mais pour l’équivalent de plus de 80 smic malgache on est quand même surpris de constater l’extrême clémence du système judiciaire à l’encontre des coupables… du moins dans les affaires les opposant aux étrangers… Inversement si j’avais tenté de me faire justice en punissant l’aide chauffeur par exemple, il y a fort a parier que je serais encore en prison a l’heure actuelle, et que ma « rançon » serait de plusieurs milliers d’euro. Des exemples de ce type de situation j’en ai des dizaines. La partialité de la justice malgache justifierait largement selon moi un boycott de cette destination. Mais il n’y a pas que ça… J’ai pu finalement reboiser un jour et demi… mais j’ai tout de même réussi à faire progresser les méthodes de l’association en matière de germination et de repeuplement. Il est juste regrettable que je n’ai pu travailler plus longtemps. Très regrettable. Je ne sais même pas si j’aurais un jour les moyens ou même le temps d’y retourner. Mais comment aider ce payer si corrompu, ce chien qui mord la main qui le nourri… la question qui me vient maintenant c’est même pourquoi l’aider ? J’ai pu constater que le régime actuel (Haute Autorité de Transition) est une véritable tyrannie au sens philosophique du terme, c'est-à-dire qu’un individu agissant pour un groupuscule d’intérêts s’est auto proclamé chef de l’état, en l’occurrence à l’issue de manipulations de la foule et des média plus que douteuses. A Madagascar à l’heure actuelle il n’y a plus vraiment de gouvernement, de justice, de police, de loi ou d’armée. Ces institutions ne sont plus efficaces. Les droits de chacun et le respect des lois ne sont absolument pas garantis, surtout en ce qui concerne les étrangers. Mais tout ca est maintenu par le ciment de la propagande et de la corruption… en effet on ne se tarit pas d’éloges au nouveau président et sa nouvelle politique dans les journaux… et c’est vrai il y a certains progrès dans certains secteurs. Par contre on ne parle que du bout des lèvres des vrais scandales (électricité, essence, inflation, destruction écologiques), on les recouvre par du Michael Jackson ou les horreurs commises ou à commettre de l’ancien président, par exemple. Ce système chaotique permet l’existence de trafics qui n’avaient jamais atteint une telle importance, tel que l’exploitation du bois de rose par exemple qui s’exporte par tonnes en Chine, au prix mirobolant de 4 euro le kg !!! Le parc de Masoala patrimoine de l’humanité (Unesco) est mis en grand danger par ces décisions politiques qui permettent a de nombreux riches malgaches de collectionner les 4x4 et au président de s’en mettre plein les poches avant son départ annoncé. Tout cela au détriment de l’environnement, du peuple et même de l’humanité. Je vais m’arrêter là pour cette description de la situation malgache. En ce qui me concerne cela va très mal. Je me sens aussi foutu que le pays. Je ne me relève pas de l’échec total de cette mission : j’ai travaillé des mois pour réunir des fonds pour mes photos botanique et mes projets de reboisement (puisque seuls les étrangers se préoccupent un tant soit peu de la conservation de la forêt malgache. Ils sont aussi les seuls à être bloqué et escroqués par les organismes censés protéger l’environnement). J’ai perdu tout ce que j’ai. J’ai beaucoup de mal à reprendre pied. Je ne sais plus vraiment quoi faire pour la suite ni même si je veux encore aider ou même retourner à Madagascar, l’ile à laquelle je suis si lié. Ce pays n’a de justice ou d’ordre qu’en apparence et la corruption le ronge au fur et a mesure qu’il s’enfonce dans la pauvreté. Et ce ne sont pas les subventions que le FMI (ou autre) lui accordent qui vont l’en sortir puisque cela ne fait qu’entretenir la corruption. Je pourrais discourir des heures sur le sujet avec faits à l’appui mais ce n’est pas l’objet de ma lettre. Ce serait aux journalistes de le faire… Ce pays est riche. Très riche mais établi sur de mauvaises bases. C’est un peu le cas de tous les pays, et surtout en Afrique, mais ici c’est à un point inexplicable. Comment un pays aussi riche de tout peut il être parmi les plus pauvres du monde ? C’est la question régulière des étrangers, et même des malgaches. Cela m’a couté 3000 euro pour le comprendre. A vrai dire la question qu’il faut se poser c’est comment un pays qui ne possède pas les fondements que sont la justice et l’ordre peut il tenir debout ? C’est un peu comme de construire une maison sans fondation… Comment construire une économie saine et équitable si l’injustice et la corruption sont omniprésentes ? Ou comment peut on faire venir des touristes alors qu’on les laisse se faire dépouiller en toute impunité…quand ce n’est pas encore pire ! Comment faire pour rétablir l’ordre et repartir un minimum les richesses si la police, l’armée et la justice sont rendues inefficaces par la corruption généralisée, si les politiques bradent les ressources naturelles au lieu de les préserver, utilisent les aides à leur fins personnelles au lieu de faire des infrastructures nécessaires profitant a tous, si le riche abuse du pauvre sans aucune limite dans le seul but de s’acheter un 4x4 (un ouvrier coute 26 euro par mois !!! A Tana une fois payé le loyer et l’electricité il ne reste que 6 euro environ au smicard pour vivre !!! Et pourtant les 4x4 a 30000 euros fourmillent, j’ai même vu un hummer.). Je pourrais remplir au moins deux ou trois page de ces incohérences et de ces injustices insupportables… mais je conclurais sur ces mots : j’en appelle au boycott de cette ile, ou du moins a plus de clairvoyance, de transparence, de prévention et de fermenté. Ce n’est pas aider un pays que de le perfuser d’argent, d’aide ou d’emprunts en tous genres. Le pays est de plus en plus endetté, les projets restent des projets. Tout se perd en corruption, la population est de plus en plus pauvre. Même des vêtements que vous donneriez finiraient en vente sur les marchés. Eviter d’y faire du tourisme. Malheureusement cela ne profite pas au plus pauvres, et surtout cela habitue toute une partie de la population à l’argent facile, pendant que le reste continue de trimer dur pour quelques centimes Le pire en ce qui concerne le tourisme c’est que les droits des étrangers sont loin d’y être respecté. Ils sont bafoués. Et par certains égard, la justice la bas ressemble a de l’extorsion, à de la séquestration pour rançonnement, sur fond de xénophobie palpable, ou de préférence nationale (si vous préférez). Et ca n’a rien à voir avec la couleur de peau : les africains sont presque aussi maltraités que les blancs par la « justice » malgache. En général ces gens sont tellement malhonnêtes que quand on porte plainte contre eux, ils font une contre plainte, et c’est l’étranger qui se retrouve souvent en prison !!! Je pense que compte tenu du nombre d’histoires similaire à la mienne voir bien pire il faut faire quelques chose. Cela ne veux pas dire que je ne souhaite pas retourner la bas, j’aime ce pays probablement 100 fois plus que la plupart des malgaches, qui quelque soit leurs niveau de vie se contrefichent en général de leur terre et de leur concitoyens. Mais comment protéger vos droits ? Comment faire en sorte que ca ne se reproduise plus ? Comment protester face aux injustices inacceptables et aux destructions volontaires qui ronge ce pays pour des clopinettes ? La réponse n’est pas évidente. Que faire ? Moi je pense savoir ce qu’il ne faut surtout plus faire. S’ils ne sont pas capables de garantir les droits et la sécurité des étrangers pourquoi continuer à y faire du tourisme de masse ? S’ils sont incapables de développer le pays correctement pourquoi continuer de subventionner la construction de routes qui ne ferons jamais ? Pourquoi continuer à subventionner et aider des parcs naturels qui se font dépouiller par décision politique (et dont le personnel participe même au trafic parfois) ? C’est à chacun de prendre ses responsabilités. En tout cas cette ile est très difficile à cerner. La première fois que j’y ai séjourné je n’aurais jamais pensé avoir un jour une opinion aussi négative à son sujet. Il a fallu qu’il m’arrive cet « incident » douloureux pour que je comprenne un peu mieux ce qu’il se passe la bas, et comment ça se passe. Pour que j’ai un regard un peu plus objectif et moins « émerveillé » sur les choses. J’ai pu profiter pleinement de la corruption et de l’inefficacité régissant toutes les administrations. J’ai connu l’injustice et l’impuissance, et le désespoir total m’a complètement ravagé en un mois. J’ai connu aussi la solidarité. Mais elle n’est jamais venue des plus aisés ou même de mes pairs. Elle est venue de braves gens travailleurs et honnêtes, qui ne constituent qu’une part très faibles de la population (du moins celle qu’on voit), malheureusement prise en otage dans le nid de vipères malgache. Finalement c’est pour ceux-la que ca me fait le plus mal : j’ai rencontré des gens extraordinairement civils, civiques, intéressants, accueillants et passionnés par autre chose que l’argent. Mais ils sont peu et plongent avec le reste…sans que je ne puisse rien faire pour eux. Et certains sont des amis chers. Merci de votre écoute. J’espère vous avoir fourni des informations utiles, objectives et sincères au sujet de Madagascar. Cordialement Gabriel Ribet
Cette lettre est un bref témoignage sur la situation actuelle à Madagascar. Elle n’a pour but que de vous informer. Voici mon histoire. Je m’appelle Gabriel Ribet et je suis parti à Madagascar deux mois dans le but de faire du tourisme, du reboisement et de la photo botanique. J’ai 28 ans je suis photographe, botaniste, diplômé d’écologie et de biodiversité et passionné d’aventure. Passons sur les premières étapes de mon voyage qui furent assez pénibles mais sans tragédie notable. Disons qu’il était assez difficile de travailler sur mes photos puisque la crise politique fait qu’on se fait « harceler » en permanence en raison du manque de touristes, tout simplement. Là ou ca a été dramatique c’est quand j’ai voulu rejoindre Masoala (la où je devais faire du reboisement)… j’avais pris le taxi brousse reliant Diego à Sambava pour aller à Antalaha. Après deux nuits et un jour de route cabossée, je suis arrivé à Sambava, en pleine nuit. Puis j’ai pris taxi brousse pour Antalaha à 4 heure du matin, un minibus de la CTVA immatriculé 2513de. Je m’y suis endormi et à mon réveil à 8 heure j’ai constaté avec horreur que mes bagages contenants tout mon argent, matériel photo, vêtements, médicaments, etc… avaient disparu. L’aide chauffeur les avait donnés à une personne à qui j’avais payé le voyage en plus ! Et ce à Sambava alors que je venais de m’endormir !!! Ce criminel d’aide chauffeur a donné tout ce que j’avais a une voleuse ! Incompréhensible. Et je me suis retrouvé avec 2 euros en poche à 9000 km de chez moi, 1000 km de la capitale, me rendant compte peu à peu que l’ensemble de mon voyage est gâché. Plus de photo, plus rien… que de la peine et souffrance. Une perte estimée entre 2500 et 3000 euro sans compter le temps perdu, deux mois de ma vie que j’aurais pu passer ailleurs qu’à trainer dans des bidonvilles. L’affaire semble simple. Je connais l’identité de la voleuse, du complice et de la société responsable. Et pourtant il n’en est rien. Je n’étais qu’au début de mon cauchemar. En résumé j’ai passé 3 semaines à écumer les postes de police, commissariats, gendarmeries, tribunaux, gares routière, et même les journaux quand je suis rentré à Tananarive. C’est un jeune pécheur malgache du nom de Landrot Zuma qui ma recueilli et m’a aidé pendant tout ce temps. On a déterminé la complicité du manœuvre en constatant devant gendarme qu’il avait contacté la voleuse le jour même du vol. À partir de là, on pouvait logiquement espérer remonter jusqu'à mes affaires et condamner les coupables. Il a fallu 3 jours à la police de Sambava rien que pour prendre ma déposition ! Et même avec cette déposition ils n’arrêtaient pas le complice, parce que selon eux il fallait d’abord arrêter la voleuse ! On a décidé de changer d’institution et de passer par la gendarmerie. Ils l’ont bien arrêté mais l’on relâché 4 heures plus tard pour vice de forme officiellement (et certainement pour bakchich officieusement bien sur). Nous l’avons fait arrêter une semaine après par la police d’Antalaha et là on y a presque cru. Il a été déferré au tribunal 2 jours plus tard pour finalement être relâché sur parole. Mon procès a eu lieu 2 semaines après mon retour en France. Je ne sais toujours pas ce qu’il en est puisque mon ami Landrot a du retourner pécher à Ambilobe de l’autre coté de l’ile. La voleuse a été arrêtée le jour où je prenais l’avion. D’après ce que j’en sais elle a été relâchée, et mes affaires n’ont toujours pas été retrouvées. J’ai perdu une année de travail, je sombre dans une profonde dépression due à un désespoir immense, et la coupable n’a même pas été en prison, ni même payé quoi que ce soit, le complice non plus et la société responsable ne m’a évidemment pas non plus versé le moindre dédommagement. Pour une somme semblable en France les peines seraient déjà très sévères. Mais pour l’équivalent de plus de 80 smic malgache on est quand même surpris de constater l’extrême clémence du système judiciaire à l’encontre des coupables… du moins dans les affaires les opposant aux étrangers… Inversement si j’avais tenté de me faire justice en punissant l’aide chauffeur par exemple, il y a fort a parier que je serais encore en prison a l’heure actuelle, et que ma « rançon » serait de plusieurs milliers d’euro. Des exemples de ce type de situation j’en ai des dizaines. La partialité de la justice malgache justifierait largement selon moi un boycott de cette destination. Mais il n’y a pas que ça… J’ai pu finalement reboiser un jour et demi… mais j’ai tout de même réussi à faire progresser les méthodes de l’association en matière de germination et de repeuplement. Il est juste regrettable que je n’ai pu travailler plus longtemps. Très regrettable. Je ne sais même pas si j’aurais un jour les moyens ou même le temps d’y retourner. Mais comment aider ce payer si corrompu, ce chien qui mord la main qui le nourri… la question qui me vient maintenant c’est même pourquoi l’aider ? J’ai pu constater que le régime actuel (Haute Autorité de Transition) est une véritable tyrannie au sens philosophique du terme, c'est-à-dire qu’un individu agissant pour un groupuscule d’intérêts s’est auto proclamé chef de l’état, en l’occurrence à l’issue de manipulations de la foule et des média plus que douteuses. A Madagascar à l’heure actuelle il n’y a plus vraiment de gouvernement, de justice, de police, de loi ou d’armée. Ces institutions ne sont plus efficaces. Les droits de chacun et le respect des lois ne sont absolument pas garantis, surtout en ce qui concerne les étrangers. Mais tout ca est maintenu par le ciment de la propagande et de la corruption… en effet on ne se tarit pas d’éloges au nouveau président et sa nouvelle politique dans les journaux… et c’est vrai il y a certains progrès dans certains secteurs. Par contre on ne parle que du bout des lèvres des vrais scandales (électricité, essence, inflation, destruction écologiques), on les recouvre par du Michael Jackson ou les horreurs commises ou à commettre de l’ancien président, par exemple. Ce système chaotique permet l’existence de trafics qui n’avaient jamais atteint une telle importance, tel que l’exploitation du bois de rose par exemple qui s’exporte par tonnes en Chine, au prix mirobolant de 4 euro le kg !!! Le parc de Masoala patrimoine de l’humanité (Unesco) est mis en grand danger par ces décisions politiques qui permettent a de nombreux riches malgaches de collectionner les 4x4 et au président de s’en mettre plein les poches avant son départ annoncé. Tout cela au détriment de l’environnement, du peuple et même de l’humanité. Je vais m’arrêter là pour cette description de la situation malgache. En ce qui me concerne cela va très mal. Je me sens aussi foutu que le pays. Je ne me relève pas de l’échec total de cette mission : j’ai travaillé des mois pour réunir des fonds pour mes photos botanique et mes projets de reboisement (puisque seuls les étrangers se préoccupent un tant soit peu de la conservation de la forêt malgache. Ils sont aussi les seuls à être bloqué et escroqués par les organismes censés protéger l’environnement). J’ai perdu tout ce que j’ai. J’ai beaucoup de mal à reprendre pied. Je ne sais plus vraiment quoi faire pour la suite ni même si je veux encore aider ou même retourner à Madagascar, l’ile à laquelle je suis si lié. Ce pays n’a de justice ou d’ordre qu’en apparence et la corruption le ronge au fur et a mesure qu’il s’enfonce dans la pauvreté. Et ce ne sont pas les subventions que le FMI (ou autre) lui accordent qui vont l’en sortir puisque cela ne fait qu’entretenir la corruption. Je pourrais discourir des heures sur le sujet avec faits à l’appui mais ce n’est pas l’objet de ma lettre. Ce serait aux journalistes de le faire… Ce pays est riche. Très riche mais établi sur de mauvaises bases. C’est un peu le cas de tous les pays, et surtout en Afrique, mais ici c’est à un point inexplicable. Comment un pays aussi riche de tout peut il être parmi les plus pauvres du monde ? C’est la question régulière des étrangers, et même des malgaches. Cela m’a couté 3000 euro pour le comprendre. A vrai dire la question qu’il faut se poser c’est comment un pays qui ne possède pas les fondements que sont la justice et l’ordre peut il tenir debout ? C’est un peu comme de construire une maison sans fondation… Comment construire une économie saine et équitable si l’injustice et la corruption sont omniprésentes ? Ou comment peut on faire venir des touristes alors qu’on les laisse se faire dépouiller en toute impunité…quand ce n’est pas encore pire ! Comment faire pour rétablir l’ordre et repartir un minimum les richesses si la police, l’armée et la justice sont rendues inefficaces par la corruption généralisée, si les politiques bradent les ressources naturelles au lieu de les préserver, utilisent les aides à leur fins personnelles au lieu de faire des infrastructures nécessaires profitant a tous, si le riche abuse du pauvre sans aucune limite dans le seul but de s’acheter un 4x4 (un ouvrier coute 26 euro par mois !!! A Tana une fois payé le loyer et l’electricité il ne reste que 6 euro environ au smicard pour vivre !!! Et pourtant les 4x4 a 30000 euros fourmillent, j’ai même vu un hummer.). Je pourrais remplir au moins deux ou trois page de ces incohérences et de ces injustices insupportables… mais je conclurais sur ces mots : j’en appelle au boycott de cette ile, ou du moins a plus de clairvoyance, de transparence, de prévention et de fermenté. Ce n’est pas aider un pays que de le perfuser d’argent, d’aide ou d’emprunts en tous genres. Le pays est de plus en plus endetté, les projets restent des projets. Tout se perd en corruption, la population est de plus en plus pauvre. Même des vêtements que vous donneriez finiraient en vente sur les marchés. Eviter d’y faire du tourisme. Malheureusement cela ne profite pas au plus pauvres, et surtout cela habitue toute une partie de la population à l’argent facile, pendant que le reste continue de trimer dur pour quelques centimes Le pire en ce qui concerne le tourisme c’est que les droits des étrangers sont loin d’y être respecté. Ils sont bafoués. Et par certains égard, la justice la bas ressemble a de l’extorsion, à de la séquestration pour rançonnement, sur fond de xénophobie palpable, ou de préférence nationale (si vous préférez). Et ca n’a rien à voir avec la couleur de peau : les africains sont presque aussi maltraités que les blancs par la « justice » malgache. En général ces gens sont tellement malhonnêtes que quand on porte plainte contre eux, ils font une contre plainte, et c’est l’étranger qui se retrouve souvent en prison !!! Je pense que compte tenu du nombre d’histoires similaire à la mienne voir bien pire il faut faire quelques chose. Cela ne veux pas dire que je ne souhaite pas retourner la bas, j’aime ce pays probablement 100 fois plus que la plupart des malgaches, qui quelque soit leurs niveau de vie se contrefichent en général de leur terre et de leur concitoyens. Mais comment protéger vos droits ? Comment faire en sorte que ca ne se reproduise plus ? Comment protester face aux injustices inacceptables et aux destructions volontaires qui ronge ce pays pour des clopinettes ? La réponse n’est pas évidente. Que faire ? Moi je pense savoir ce qu’il ne faut surtout plus faire. S’ils ne sont pas capables de garantir les droits et la sécurité des étrangers pourquoi continuer à y faire du tourisme de masse ? S’ils sont incapables de développer le pays correctement pourquoi continuer de subventionner la construction de routes qui ne ferons jamais ? Pourquoi continuer à subventionner et aider des parcs naturels qui se font dépouiller par décision politique (et dont le personnel participe même au trafic parfois) ? C’est à chacun de prendre ses responsabilités. En tout cas cette ile est très difficile à cerner. La première fois que j’y ai séjourné je n’aurais jamais pensé avoir un jour une opinion aussi négative à son sujet. Il a fallu qu’il m’arrive cet « incident » douloureux pour que je comprenne un peu mieux ce qu’il se passe la bas, et comment ça se passe. Pour que j’ai un regard un peu plus objectif et moins « émerveillé » sur les choses. J’ai pu profiter pleinement de la corruption et de l’inefficacité régissant toutes les administrations. J’ai connu l’injustice et l’impuissance, et le désespoir total m’a complètement ravagé en un mois. J’ai connu aussi la solidarité. Mais elle n’est jamais venue des plus aisés ou même de mes pairs. Elle est venue de braves gens travailleurs et honnêtes, qui ne constituent qu’une part très faibles de la population (du moins celle qu’on voit), malheureusement prise en otage dans le nid de vipères malgache. Finalement c’est pour ceux-la que ca me fait le plus mal : j’ai rencontré des gens extraordinairement civils, civiques, intéressants, accueillants et passionnés par autre chose que l’argent. Mais ils sont peu et plongent avec le reste…sans que je ne puisse rien faire pour eux. Et certains sont des amis chers. Merci de votre écoute. J’espère vous avoir fourni des informations utiles, objectives et sincères au sujet de Madagascar. Cordialement Gabriel Ribet
Chutes Victoria, Afrique du Sud et Madagascar: cherche l'équivalent de nos photos perdues English translation pending
Bonjour à toutes et à tous !
Je reviens d'un voyage de deux mois et demi en Namibie, aux Chutes Victoria, en Afrique du Sud et à Madagascar, vraiment merveilleux et formidable. Malheureusement, le dernier jour, à quelques heures de prendre l'avion, notre appareil photo nous a été volé avec la grande majorité des photos prises au cours de notre voyage. Nous ne nous sommes que très peu connectés à Internet et n'avons malheureusement pas fait de sauvegarde (ça nous apprendra)... Mais bon, quoi qu'il en soit, on est très très triste et c'est le gros point négatif de ce voyage (le seul...mais comme on dit il y en a toujours).
Du coup, j'en appelle à votre gentillesse et à votre compréhension à tous !
Auriez vous quelques photos à nous envoyer (en qualité convenable).
Voilà notre périple : 1) Namibie - Chutes Victoria
WindhoekWindhoekVisite de Windhoek Hofmeyer walk Township de KatuturaWindhoekOkahandjaTraversée du Hereroland via Okahandja (marché artisanal - sculptures sur bois) Cimetière Herero Friedenskirche Moordkoppie Ferme aux Crocodiles et Ombo (2km de Okahandja)OkahandjaOtijwarongoWaterberg ParkWaterberg ParkOtjiwarongoPlateaux du Waterberg Cheetah Conservation fund Crocodile RanchOtijwarongoTsumebDésert du KalahariTsumebEtoshaPan d'Etosha Okaukuejo, Halali - campingTsumebVictoria FallsVictoria FallsVictoria FallsVisite des chutes, Sunset cruise, etc.Victoria FallsTsumebVisite du musée de TsumebTsumebKhorixasOtavi --> Otjiwarango --> Outjo KhorixasUgab River Camp SiteGravures rupestres de Twyfelfontein Forêt pétrifiée - Welvichia Mirabilis Burnt Mountain et Organ Pipes Peintures rupestres de la White Lady Mont Brandberg et ville minière d'UisUgab River Camp SiteCape CrossVisite de la Cape Cross Seal ReserveCape CrossSwakopmundCôte, ville balnéaireSwakopmundWalvis bayDolphin cruise+sandwich Harbour Visite de Walvis BayWalvis bayKuyseb CanyonKuyseb CanyonSolitaireSolitaireSessriemSessriemSossusvleiSessriemLuderitzVisite de LüderitzLuderitzKeetmanshoopVisite de Keetmanshoop 2) Afrique du Sud
Cape TownPlage Muizenberg/ville quartier malais marché aux puces de Greenmarket Square Victoria&Albert WaterfrontCape TownRobben Island VilleCape TownCape Peninsula day tour, tous les jours sauf le lundiCape TownTable Mountain Ville Jardin de KirstenboschCape TownWinelands tourCape Town - 7h15Mossel Bay - 13h45Bartolomeu Dias Museum Post office treeMossel Bay - 13h45George - Outshoorn 15hjeudi aprem : Cango Ostrich FarmOudtshoorn-George 12h30 George - 15hPlettenberg Bay 18hvendredi matin : Cango Caves - adventure tour + taxi jusqu'au Swartberg MountainPlettenberg Bay 18hPort Elizabeth 22hRoberg Nature Reserve PlagePort ElizabethBay World PlagePort ElizabethAddo Elephant National ParkPort Elizabeth - 7hDurban - 22hDurbanVisite de la ville : Temple, mosquée, marché aux épices, quartier indien autour de Victoria Street, ancienne gare victorienne PlagesDurbanMarine Parade (Ushaka, etc)DurbanDurbanDurban 7h30Johannesburg 18h30JohannesburgSoweto Musée de l'apartheid à Golf Reef City Museum Africa Musée d'histoire militaireJohannesburgPretoriaCentre historique, church square, ancien parlement, palais de justice, monument aux Voortrekkers, Reserve Bank, maison de Paul Kruger Union BuildingJohannesburgPark KrugerPark Kruger /Blyde River CanyonPark KrugerPark KrugerPark KrugerPark KrugerPark KrugerPark KrugerPark KrugerJohannesburgFin parc visite JohannesbugJohannesburgMarket Theater Golf Reef City Centre ville Monument Peterson Charte de la liberté sur le flanc d'un container à Kliptown 3) Madagascar
JohannesburgAntananariveVille BasseAntananariveAntananariveAvenue de l'Indépendance Ville Haute marché Andravoahangy marché Pochart Parc botanique&zoologique Tsimbazza Ruines du Rova Palais du roi Musée historique Marché aux fleurs Lac AnosyAntananariveAndasibeTaxi-brousse Moramanga Andasibe Parc d'AnalamazaotraAndasibeTamataveParc de MantadiaTamataveTamataveVisite de la villeTamataveAntananariveAntananariveAntananariveVisite de la ville - journée tamponAntananariveAntsirabeStop à Ambatolampy (ateliers de fabrication de baby foot, de billards, de cocottes en alu, etc) Antsirabe - atelier de cornes, confiserie traditionnelle, taillerie de pierre précieuse, balade en pousse-pousse Paysages de rizièreAntsirabeFiananrantsoaAntsirabe : Thermes et lac Ranomafana (7h-12h) Ambositra : halte+artisanat+déjeuner Ny Tanamasoandro ou Motel VioletteFiananrantsoaParc RanomafanaMarché aux bestiaux tôt le matin Parc Ranomafana - nuit au parc à envisagerParc RanomafanaFiananrantsoaPlantation de thé Sahambavy Visite de vignobles - domaine de lLanzan'i BetsileoFiananrantsoaAmbalavao - Parc andringitrabeau village, fabrique de papier, étoffes de soie nuit auprès du parcParc AndringitraAmbalavaoBalade d'une demi-journéeAmbalavaoRanohira - Parc IsaloParc IsaloParc IsaloRanohiraBalade d'un jour (tombe Sakalava, Canyon, Cascade de nymphes, Ruine de sable, Piscine naturelle, grotte des portugais)RanohiraTuléarIlakaka - visite d'une exploitation de saphir Tuléar - visite de la ville, arboretum, Tombeaux de l'ethnie Mahafaly, Canal du Mozambique Ifaty - forêt de baobabs, aloès, pirogue le long de la barrière de corail, marché aux coquillagesTuléarTuléarPort Vézo, etcTuléarFiananrantsoaFiananrantsoaAntananariveAntananariveDiego SuarezVisite de la ville Ancienne garnison français Montage des français (baie et pain de sucre)Diego SuarezDiego SuarezPlage de Ramena Mer d'Emeraude Tour des 3 baies = baie de Sakalava, des pigeons et des dunesDiego SuarezAmbilobeAmbilobeNosy BéTanikely Andilana Cultures de cannes à sucre, de café, de poivre, d'épices, etcNosy BéNosy BéNosy BéNosy Bé Nous vous remercions d'avance pour l'aide que vous pourrez nous apporter et nous vous souhaitons à toutes et tous de merveilleux voyages !
Je reviens d'un voyage de deux mois et demi en Namibie, aux Chutes Victoria, en Afrique du Sud et à Madagascar, vraiment merveilleux et formidable. Malheureusement, le dernier jour, à quelques heures de prendre l'avion, notre appareil photo nous a été volé avec la grande majorité des photos prises au cours de notre voyage. Nous ne nous sommes que très peu connectés à Internet et n'avons malheureusement pas fait de sauvegarde (ça nous apprendra)... Mais bon, quoi qu'il en soit, on est très très triste et c'est le gros point négatif de ce voyage (le seul...mais comme on dit il y en a toujours).
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WindhoekWindhoekVisite de Windhoek Hofmeyer walk Township de KatuturaWindhoekOkahandjaTraversée du Hereroland via Okahandja (marché artisanal - sculptures sur bois) Cimetière Herero Friedenskirche Moordkoppie Ferme aux Crocodiles et Ombo (2km de Okahandja)OkahandjaOtijwarongoWaterberg ParkWaterberg ParkOtjiwarongoPlateaux du Waterberg Cheetah Conservation fund Crocodile RanchOtijwarongoTsumebDésert du KalahariTsumebEtoshaPan d'Etosha Okaukuejo, Halali - campingTsumebVictoria FallsVictoria FallsVictoria FallsVisite des chutes, Sunset cruise, etc.Victoria FallsTsumebVisite du musée de TsumebTsumebKhorixasOtavi --> Otjiwarango --> Outjo KhorixasUgab River Camp SiteGravures rupestres de Twyfelfontein Forêt pétrifiée - Welvichia Mirabilis Burnt Mountain et Organ Pipes Peintures rupestres de la White Lady Mont Brandberg et ville minière d'UisUgab River Camp SiteCape CrossVisite de la Cape Cross Seal ReserveCape CrossSwakopmundCôte, ville balnéaireSwakopmundWalvis bayDolphin cruise+sandwich Harbour Visite de Walvis BayWalvis bayKuyseb CanyonKuyseb CanyonSolitaireSolitaireSessriemSessriemSossusvleiSessriemLuderitzVisite de LüderitzLuderitzKeetmanshoopVisite de Keetmanshoop 2) Afrique du Sud
Cape TownPlage Muizenberg/ville quartier malais marché aux puces de Greenmarket Square Victoria&Albert WaterfrontCape TownRobben Island VilleCape TownCape Peninsula day tour, tous les jours sauf le lundiCape TownTable Mountain Ville Jardin de KirstenboschCape TownWinelands tourCape Town - 7h15Mossel Bay - 13h45Bartolomeu Dias Museum Post office treeMossel Bay - 13h45George - Outshoorn 15hjeudi aprem : Cango Ostrich FarmOudtshoorn-George 12h30 George - 15hPlettenberg Bay 18hvendredi matin : Cango Caves - adventure tour + taxi jusqu'au Swartberg MountainPlettenberg Bay 18hPort Elizabeth 22hRoberg Nature Reserve PlagePort ElizabethBay World PlagePort ElizabethAddo Elephant National ParkPort Elizabeth - 7hDurban - 22hDurbanVisite de la ville : Temple, mosquée, marché aux épices, quartier indien autour de Victoria Street, ancienne gare victorienne PlagesDurbanMarine Parade (Ushaka, etc)DurbanDurbanDurban 7h30Johannesburg 18h30JohannesburgSoweto Musée de l'apartheid à Golf Reef City Museum Africa Musée d'histoire militaireJohannesburgPretoriaCentre historique, church square, ancien parlement, palais de justice, monument aux Voortrekkers, Reserve Bank, maison de Paul Kruger Union BuildingJohannesburgPark KrugerPark Kruger /Blyde River CanyonPark KrugerPark KrugerPark KrugerPark KrugerPark KrugerPark KrugerPark KrugerJohannesburgFin parc visite JohannesbugJohannesburgMarket Theater Golf Reef City Centre ville Monument Peterson Charte de la liberté sur le flanc d'un container à Kliptown 3) Madagascar
JohannesburgAntananariveVille BasseAntananariveAntananariveAvenue de l'Indépendance Ville Haute marché Andravoahangy marché Pochart Parc botanique&zoologique Tsimbazza Ruines du Rova Palais du roi Musée historique Marché aux fleurs Lac AnosyAntananariveAndasibeTaxi-brousse Moramanga Andasibe Parc d'AnalamazaotraAndasibeTamataveParc de MantadiaTamataveTamataveVisite de la villeTamataveAntananariveAntananariveAntananariveVisite de la ville - journée tamponAntananariveAntsirabeStop à Ambatolampy (ateliers de fabrication de baby foot, de billards, de cocottes en alu, etc) Antsirabe - atelier de cornes, confiserie traditionnelle, taillerie de pierre précieuse, balade en pousse-pousse Paysages de rizièreAntsirabeFiananrantsoaAntsirabe : Thermes et lac Ranomafana (7h-12h) Ambositra : halte+artisanat+déjeuner Ny Tanamasoandro ou Motel VioletteFiananrantsoaParc RanomafanaMarché aux bestiaux tôt le matin Parc Ranomafana - nuit au parc à envisagerParc RanomafanaFiananrantsoaPlantation de thé Sahambavy Visite de vignobles - domaine de lLanzan'i BetsileoFiananrantsoaAmbalavao - Parc andringitrabeau village, fabrique de papier, étoffes de soie nuit auprès du parcParc AndringitraAmbalavaoBalade d'une demi-journéeAmbalavaoRanohira - Parc IsaloParc IsaloParc IsaloRanohiraBalade d'un jour (tombe Sakalava, Canyon, Cascade de nymphes, Ruine de sable, Piscine naturelle, grotte des portugais)RanohiraTuléarIlakaka - visite d'une exploitation de saphir Tuléar - visite de la ville, arboretum, Tombeaux de l'ethnie Mahafaly, Canal du Mozambique Ifaty - forêt de baobabs, aloès, pirogue le long de la barrière de corail, marché aux coquillagesTuléarTuléarPort Vézo, etcTuléarFiananrantsoaFiananrantsoaAntananariveAntananariveDiego SuarezVisite de la ville Ancienne garnison français Montage des français (baie et pain de sucre)Diego SuarezDiego SuarezPlage de Ramena Mer d'Emeraude Tour des 3 baies = baie de Sakalava, des pigeons et des dunesDiego SuarezAmbilobeAmbilobeNosy BéTanikely Andilana Cultures de cannes à sucre, de café, de poivre, d'épices, etcNosy BéNosy BéNosy BéNosy Bé Nous vous remercions d'avance pour l'aide que vous pourrez nous apporter et nous vous souhaitons à toutes et tous de merveilleux voyages !
Improvisation Nomade (6) la route des Indes English translation pending
Chère Meriem
Nous avons quitté Bombay, l’enfer de Bombay, le 5 décembre, à l’aube d’une journée magnifique. Par la fenêtre du train, les véritables paysages de l’Inde s’offraient alors à nous : vert des rizières où s’éclaboussent les bœufs aux longues cornes, rouge feu de la terre, recouverte de troupeaux de vaches sacrées et d’enfants bergers dans les forêts de palmiers oscillants sur les collines. Nous sommes à Goa. Une région privilégiée par sa beauté et dont la population, à majorité chrétienne depuis la longue occupation portugaise, est très tolérante avec les touristes qui viennent en masse depuis les années hippies. Palolem, à l’extrême sud de l’état, est un village côtier fait de cabanes en bambou, surélevées, le long des plages paradisiaques et cachées sous des feuilles de palmes et de cocotiers. Sur les petites îles désertes, clairsemés, autour desquelles grouillent les dauphins, le soleil s’évanouit de pourpre. Nous sommes au paradis. Mais même le paradis a des défauts… Tu te souviens du CD qu’on appréciait ensemble à Istanbul. Je l’ai écouté ce matin. C’est fou comme la musique peut contenir d’images… Parfois, j’ai le sentiment d’avoir fait une connerie en n’acceptant pas que tu me rejoignes. On serait bien tous les deux à critiquer le paradis… Mais tu es à Antalaya, sur un bateau du vieux port. Les marins turcs vous ont invitées à rester près d’eux, après que vous les avez charmés avec Jin… Et je t’imagine, bercée par les vagues ou caressée par les mains rugueuses d’un matelot. Mais je m’en fous après tout. Les bars regorgent de déesses en maillot de bain dont les jolis culs blancs tentent de bronzer, en restant des heures au soleil sur la plage. Je commande un rhum, de mon hamac, à 6 serveurs qui sont à notre service. C’est ennuyeux le paradis. On n’y fait rien et on n’a rien envie d’y faire. Ou alors, ce sont les joints qui me font ça. Et la soirée d’hier. J’ai bien ri. Tous ces faux routards à base de whisky coca et de musique de merde, avec leurs lunettes de soleil sur leur front blanc cachant leurs yeux rougis et leur gros ventre rempli de bière, qui reproduisent exactement ce monde de merde qu’ils ont pourtant quitté pour venir ici. Nous ne sommes pas au bon endroit. Ces vacanciers m’exaspèrent. Fumer des joints me lasse. Daoud, lui, a l’impression de bouffer des paquets de farine. T’as un œuf, il m’dit, que je te fasse une crêpe ! Puis la nuit, le paradis fait un bruit d’enfer : des chiens s’entredéchirent par dizaines, en hurlant à la mort. Les mêmes qui dorment près de nous la journée, rongés par les tiques et les puces, ravagés de cicatrices encore sanglantes. Droits sur leur corps maigre et musclé, ils nous regardent fièrement et sans broncher. J’ai rêvé d’eux, cette nuit, et que j’étais attaqué par des soldats fous, abandonnés et affamés. Ce matin, on a loué un scooter et on est partis en promenade. D’abord, dans les terres qui sont des réserves naturelles et où on a manqué de tomber en panne d’essence parmi les singes, les buffles et les serpents. Pour ne citer que ceux que l’on a vus, car ça grouille de tigres et autres bestioles non comestibles. Ensuite, le long de la côte encore naturelle, dans les petits villages de pêcheurs qui précèdent de longues plages désertiques et des criques de sable blanc, cachées sous les palmiers où on aurait été bien à faire l’amour… Pour fêter ça, le soir, avec Daoud, on s’est fait un dîner aux chandelles sur une terrasse, à la fraîcheur marine et il me disait qu’on ferait bien de quitter ces lieux romantiques… Nous partons demain. Je ne serai donc plus ici le jour de ton arrivée.
Hampi
Rives de la rivière Krishna en Mahârâshtra dans les ruines de l’empire Vijayanagar. Oasis spectaculaire et verdoyante, prise entre des montagnes de granit rouge déposées par petits tas de trois cent mètres de haut, comme jetées à la pelle par d’immenses dieux. Les temples, disséminés dans ce paysage, hypnotisent par leur majesté et leur finesse. D’innombrables mains ont sculpté dans le moindre détail les représentations de leur vie quotidienne, sans tabou, et de façon largement mystique. Comme chez les Grecs et les Romains, les dieux influencent directement l’histoire et les destins. La mythologie est vaste, les murs emplis de légendes en fresques. Ce site est resté abandonné plusieurs centaines d’années. Aujourd’hui seulement, il est protégé et devient petit à petit un attrait touristique. C’est pourquoi, la population alentour est revenue habiter le village et commence à vendre quelques souvenirs. Le plus prisé est un éléphant sacré qui vous bénit d’une caresse de trompe sur la tête après lui avoir donné une pièce de monnaie. À la sortie du village, des escaliers descendent à la rivière et il faut se lever tôt le matin pour prendre un bain avec l’ensemble de la population. Un moment majestueux de couleurs et d’impudeur, puisque apparaissent les jambes et les épaules des femmes. Le soleil surgit alors sur les corps bruns, les cheveux brillants, l’ocre des rochers polis et la mousse en bulles multicolores. Les cloches des vaches accompagnent la psalmodie des prêtres au temple, le marché accueille les premiers paniers débordants de fruits frais : ananas, papayes, goyaves. L’éléphant débute une nouvelle journée de bénédictions. Derrière la montagne sacrée où s’élève le plus haut temple, entre les piliers d’une cour intérieure où broutent quelques chèvres, un jeune berger me propose de l’herbe à fumer. Un peu plus loin, vagabondant dans les ruines grignotées de végétation, un homme assis en tailleur me fait signe de le rejoindre. Il paraît être en méditation. Mais, à peine le questionné-je sur mes difficultés à rentrer moi-même dans cet état qu’il me tend lui aussi de l’herbe. Depuis le gîte de ce charlatan, j’emprunte un chemin le long de la rivière et trouve un petit garçon qui taille des éléphants en pierre. Le travail est minutieux. Le prix de ses sculptures est dérisoire. Malheureusement, jamais au cours de ce voyage je n’achèterai d’objets encombrants pour mon bagage que je trimbale sur le dos. Aucune chance aux meilleurs commerçants de me vendre un souvenir. Mais je reste avec le gamin puisqu’il est seul, et m’instruis de son savoir-faire. Mon premier éléphant ressemble à une pierre. « Very good, il me dit, flatteur ! » 100 roupies, je réponds alors. Le petit garçon me regarde perplexe. Le plus beau des ses éléphants ne coûte pas ce prix-là… Abandonnant ma carrière de sculpteur, je le remercie de quelques roupies qui traînent dans ma poche pour son attention, sa gentillesse et son travail. Heureux mais gêné, il refuse l’argent ou, pour qu’il l’accepte, je dois à mon tour recevoir une petite sculpture que, finalement, j’ai toujours gardée. Toujours vagabondant, j’ai traversé la rivière sur une coque en feuilles de palmier avant de me jeter à l’eau pour rejoindre des gamins qui plongeaient d’un rocher. Ai épongé ma soif avec une noix de coco… Aidé un groupe d’hommes à tirer un tronc d’arbre lourd de plus d’une tonne dans les rizières et partagé avec eux des bidies, ces cigarettes roulées dans des feuilles d’eucalyptus… Suis descendu dans les ruines d’un temple qu’entourait une pièce d’eau, au-dessus de laquelle une bande de singes s’agitait dans les lianes d’une touffe de bambous…. Lavé mes pieds dans une rigole d’irrigation de jeunes bananiers avec un monsieur à la très belle moustache, honoré de ma présence mais sans que nous puissions communiquer autrement qu’avec des sourires… Suivi une jeune femme sur un chemin poussiéreux ramenant sur sa tête un panier de fleurs et dont les fesses derrière le voile léger du sari m’empêchaient de voir tout autre paysage… Suis rentré chez l’habitant le soir, avec ces images et ce sourire dans un état de béatitude.
Hassan
On ne connaît pas la peur ni l’inconfortable quand on n’a jamais passé une nuit dans un bus indien. On est capable de traverser toutes les houles dans une coque de noix quand on a pris un bus indien dans le Karnataka entre Hampi et Hassan pendant sept heures de route pour à peine 300 km. Le pire de tout, l’inimaginable, l’extrême, c’est d’être malade à ce moment-là… Daoud n’a pas eu de chance. Je ne crois pas qu’il puisse un jour trouver les mots pour relater la souffrance de ce moment. Vomir par la fenêtre du bus pendant sept heures, descendre à chaque arrêt pour nettoyer ses fesses dégoulinantes dans des lieux infectés et immondes où déjà des centaines d’Indiens étaient passés et avaient posé leur merde tranquillement dans toute la surface délimitée entre la porte quand elle existe et le trou. C’est là qu’il a appris à se torcher avec de l’eau. C’est là que j’ai bien cru pendant plusieurs jours qu’il allait y rester : zombie désarticulé dont les yeux sortaient des orbites, n’ayant plus que la peau sur les os, et ne pouvant plus avaler une gorgée d’eau sans immédiatement aller aux toilettes. Vert, jaune, desséché, il était. Et dégoûté comme de la lèpre des Indiens et de leur manque d’hygiène intolérable. S’il avait pu quitter son lit, ç’aurait été pour rentrer en France… Pendant qu’il se rétablissait, je suis allé visiter quelques sites jaïnismes présents dans cette région. La religion Jaïne, apparentée dans l’hindouisme met l’accent sur la non-violence envers toutes les créatures. D’abord, ceux de Belur et Halebib, dont les innombrables sculptures sont impressionnantes de dextérité. Mais j’ai préféré la tranquillité des temples de Stravanabelagola plus éloignés mais plus favorables au recueillement. Assis sous la voûte de tombeaux obscurs, je me suis laissé aspirer par le 3ème œil des monarques dont le rouge vif, au milieu du front, contraste sur les corps de marbre noirs et géants, lisses et glacials. Seul sur le site, je sentais, dans la pénombre, l’atmosphère saturée de leur présence et des frissons me parcouraient le dos et les jambes que je mettais sur le compte de la fraîcheur, alors que la sueur me coulait sur les tempes. Si j’étais resté pour la nuit dans le ventre des tombeaux, m’auraient-ils raconté leur histoire ? De retour en ville, j’assistai à une partie de criquet, en grignotant les graines d’une herbe qui ressemble à du pois chiche et que j’ai partagée avec une jeune et jolie vache. On a la compagnie qu’on peut. Puis, déambulant dans les quartiers commerçants, ai demandé à un monsieur qui brodait sur sa machine à coudre, de rafistoler mon pantalon déchiré à plusieurs endroits. Alors que je m’apprêtais à le quitter pour faciliter la manœuvre, il s’écria, puis m’entoura d’un linge rouge qui termina, une fois la couture terminée, noué par ses soins sur ma tête, en guise de turban. Tout beau avec mon turban, je passe prendre Daoud pour la première promenade depuis son rétablissement et le guide à travers les ruelles nauséabondes du marché d’Hassan qui s’étendent autour d’un terrain vague où les chiens, les vaches, les poules et les cochons piétinent un monticule de déchets abjects et de rigoles dégoulinantes, jusqu’aux draps sales, étendus à même la terre, où sont exposés les fruits, les légumes et les épices. Ça pue, c’est immonde. Le plus insalubre marché qu’on n’ait jamais vu. Très vite, Daoud ne se sent pas bien mais, avant de rentrer, je lui demande s’il ne veut pas goûter la confiture de mangues, délicieuse, qui macère là, dans un vieux bidon d’huile où s’entassent mouches, guêpes et poussière épaisse… Mysore.
Au milieu de la ville, l’imposant palace du maharaja scintille de mille lumières à la nuit tombée : escaliers en marbre, terrasses en théâtre, colonnes sculptées et imprégnées de diamants, parcs et jardins de roses, ranch à éléphants sur lesquels le maharadjah, dans des temps révolus, paradait au milieu de ses pauvres. La colonisation puis enfin l’indépendance ont mis un terme à la puissance de ces seigneurs féodaux. Leurs palais sont devenus des musées. Jamais vu un endroit aussi monstrueusement kitch. Sorti déçu et fait la connaissance d’un gamin qui parle bien anglais. Un rabatteur qui connaît tout et tous ceux avec qui les touristes peuvent avoir à faire et qui gagne un peu de monnaie en les conduisant à travers les rues. Malheureusement pour lui, je ne suis pas un bon touriste qui vient acheter des souvenirs et des cadeaux. Enfin, c’est ce que je crois… Commerces de ferraille, de moteurs, de roues, je le suis dans les rues bondées au hasard des avenues en toile d’araignée autour du palais quand je tombe sur un monument marqué du signe des francs-maçons. Ils sont décidément partout ces maîtres du monde... Sous quel nom de code sont-ils réunis ici ? Et quel mystère se cache entre ces murs ? Mélange de croyances religieuses, d’érudition et de légendes, toutes ces histoires de franc-maçonnerie, sans que je ne le comprenne, plaisent beaucoup dans nos pays. Pourtant je ne suis pas certain d’être rassuré en pensant que des hommes peuvent influencer l’évolution de l’humanité à notre insu. Préfère encore l’idée d’un petit monsieur barbu, assis sur les nuages, qui nous épie et qui joue comme un enfant à nous torturer, tout en étant débordé par ses marionnettes quelque peu perspicaces… On s’arrête devant une porte entrouverte où une femme roule une pâte odorante et malléable sur des bâtons : l’encens. Une autre sort et passe devant moi avec un grand sourire et un paquet emballé de journaux. Ce qui m’étonne, étant perdu très loin du centre, c’est de voir que cette femme est occidentale. Mais avant que je réalise, elle a disparu dans la foule. Alors, j’attends. Je ne sais pas pourquoi mais j’attends. Cette maison familiale s’est transformée, j’imagine, en un commerce lucratif et je ne peux pas résister à la curiosité. Bientôt, on m’introduit à l’étage dans une pièce avec deux fauteuils, une petite table et, autour de moi, le kit complet de l’alchimiste. Capitale de l’encens, des huiles et des herbes, Mysore s’enorgueillit de la qualité de ses produits. En effet, quantité d’Occidentaux viennent ici chercher des remèdes à base de plantes médicinales. Thé, rapide massage et petits gâteaux me sont offerts pendant que le monsieur me déballe ses produits. Finalement, je repars avec des échantillons d’huiles et de crèmes : deux gouttes de lotus sur les tempes contre les migraines et le stress, un peu de santal avec une pointe d’amande dans les zones douloureuses, à essayer sur les nerfs de mon cou. Une fiole d’huile à base de nénuphar contre les piqûres de moustiques et, avec ça, je saurai si ce sont des charlatans. Enfin, une crème BALA, remède à tous les maux, à appliquer en massage… Je me vois encore sortir, moi aussi, de ce magasin, avec le sourire et l’impression d’avoir eu une chance inouïe d’arriver ici… Fais confiance aux gens, je me répète, fais confiance aux gens : ça fait partie du voyage. À Mysore, il n’y a pas de distributeur mais des guichets dans la rue. Un homme s’empare de vos papiers qu’il photocopie avant de passer votre carte bancaire dans la machine à roulette qui fait une empreinte. Vous signez. Ensuite, toujours dans la rue, il prend une liasse de billets dans sa valise, recompte deux fois et finit par vous tendre la somme demandée. Vingt euros en roupie, ça fait une bonne liasse que je fourre dans ma poche hyper discrètement. Deux cents personnes seulement m’ont vu. De plus, avec l’empreinte de ma carte et la photocopie de mes papiers, on devrait pouvoir tout me piquer. Mais surtout, ne pas commencer à être parano. Fais confiance aux gens. Le mensonge froid et sincère pour te voler n’atteint pas, dans ces contrées, le paroxysme de celui de nos commerciaux... De retour à l’hôtel, le massage sur mon cuir chevelu de l’après-midi m’engourdit encore. Allongé sur mon lit, les bras derrière la tête et les jambes croisées, je prends conscience de ma situation. Daoud est resté à Hassan pour se reposer de sa maladie. Me voilà seul au milieu de l’Inde. Seul au restaurant, seul pour prendre le train, le bus, négocier le prix des hôtels, faire les visites, choisir les destinations. Seul aussi le soir, pour me raconter mes journées, mes histoires. Mais je suis heureux. La solitude est parfois nécessaire et souvent intéressante pour se retrouver, même si on a la chance d’avoir un compagnon de voyage avec qui on s’entend bien, même si c’est bien plus drôle et enrichissant de partager ses découvertes avec un ami. Mon petit bordel étalé dans la chambre à la lumière de la bougie, je me sens parfaitement bien, seul et loin et je me dis que c’est bien là ma vie et que je ne serais pas fâché, si cette soirée se renouvelait souvent à l’avenir, avec cette même intensité…
Les monts Nilgiri.
La petite ville d’Ooty, à plus de 2.000 mètres d’altitude, entre les états du Kerala et du Tamil Nadu au sud de l’Inde, est une ancienne station climatique anglaise, sans doute plus agréable à la saison chaude. Manteau et bonnet ne sont pas de trop en cette fin décembre. Descendu à plus de deux kilomètres de la ville dans un hôtel vraiment calme où je suis le seul hôte. Enfin quitté la chaleur et la frénésie des grandes villes pour cette petite station de montagne. Commence par une longue promenade dans les prairies et les collines. Retrouve l’herbe fraîche qui me rappelle la beauté des alpages, le silence de la montagne. M’endors sur l’herbe deux heures au moins. Plus tard, en ville, le bouiboui où je m’arrête pour manger n’a pas l’eau courante. On me prépare un morceau de poulet où je ne trouverai que les os, dans une purée épaisse d’épices virulentes. La solution dans ce cas est d’avaler vite et de ne surtout pas s’arrêter de manger jusqu’à la fin. Car ensuite, on ne peut plus y revenir. Le temple indou, la mosquée et l’église sont très proches les uns des autres dans cette petite ville. Les lumières des bougies, le parfum des encens et l’alphabet des écritures qui les couvrent, sont identiques. Un homme porte une croix, une toque ou un point rouge sur le front selon son appartenance. Mais par quelle magie a-t-on séparé ces même gens en communautés diverses ? L’histoire des peuples comporte bien des mystères… Ils grouillent pourtant tous ensemble dans les rues animées. Quel sera le prochain temple élevé ici dans les temps futurs ?
Nous avons quitté Bombay, l’enfer de Bombay, le 5 décembre, à l’aube d’une journée magnifique. Par la fenêtre du train, les véritables paysages de l’Inde s’offraient alors à nous : vert des rizières où s’éclaboussent les bœufs aux longues cornes, rouge feu de la terre, recouverte de troupeaux de vaches sacrées et d’enfants bergers dans les forêts de palmiers oscillants sur les collines. Nous sommes à Goa. Une région privilégiée par sa beauté et dont la population, à majorité chrétienne depuis la longue occupation portugaise, est très tolérante avec les touristes qui viennent en masse depuis les années hippies. Palolem, à l’extrême sud de l’état, est un village côtier fait de cabanes en bambou, surélevées, le long des plages paradisiaques et cachées sous des feuilles de palmes et de cocotiers. Sur les petites îles désertes, clairsemés, autour desquelles grouillent les dauphins, le soleil s’évanouit de pourpre. Nous sommes au paradis. Mais même le paradis a des défauts… Tu te souviens du CD qu’on appréciait ensemble à Istanbul. Je l’ai écouté ce matin. C’est fou comme la musique peut contenir d’images… Parfois, j’ai le sentiment d’avoir fait une connerie en n’acceptant pas que tu me rejoignes. On serait bien tous les deux à critiquer le paradis… Mais tu es à Antalaya, sur un bateau du vieux port. Les marins turcs vous ont invitées à rester près d’eux, après que vous les avez charmés avec Jin… Et je t’imagine, bercée par les vagues ou caressée par les mains rugueuses d’un matelot. Mais je m’en fous après tout. Les bars regorgent de déesses en maillot de bain dont les jolis culs blancs tentent de bronzer, en restant des heures au soleil sur la plage. Je commande un rhum, de mon hamac, à 6 serveurs qui sont à notre service. C’est ennuyeux le paradis. On n’y fait rien et on n’a rien envie d’y faire. Ou alors, ce sont les joints qui me font ça. Et la soirée d’hier. J’ai bien ri. Tous ces faux routards à base de whisky coca et de musique de merde, avec leurs lunettes de soleil sur leur front blanc cachant leurs yeux rougis et leur gros ventre rempli de bière, qui reproduisent exactement ce monde de merde qu’ils ont pourtant quitté pour venir ici. Nous ne sommes pas au bon endroit. Ces vacanciers m’exaspèrent. Fumer des joints me lasse. Daoud, lui, a l’impression de bouffer des paquets de farine. T’as un œuf, il m’dit, que je te fasse une crêpe ! Puis la nuit, le paradis fait un bruit d’enfer : des chiens s’entredéchirent par dizaines, en hurlant à la mort. Les mêmes qui dorment près de nous la journée, rongés par les tiques et les puces, ravagés de cicatrices encore sanglantes. Droits sur leur corps maigre et musclé, ils nous regardent fièrement et sans broncher. J’ai rêvé d’eux, cette nuit, et que j’étais attaqué par des soldats fous, abandonnés et affamés. Ce matin, on a loué un scooter et on est partis en promenade. D’abord, dans les terres qui sont des réserves naturelles et où on a manqué de tomber en panne d’essence parmi les singes, les buffles et les serpents. Pour ne citer que ceux que l’on a vus, car ça grouille de tigres et autres bestioles non comestibles. Ensuite, le long de la côte encore naturelle, dans les petits villages de pêcheurs qui précèdent de longues plages désertiques et des criques de sable blanc, cachées sous les palmiers où on aurait été bien à faire l’amour… Pour fêter ça, le soir, avec Daoud, on s’est fait un dîner aux chandelles sur une terrasse, à la fraîcheur marine et il me disait qu’on ferait bien de quitter ces lieux romantiques… Nous partons demain. Je ne serai donc plus ici le jour de ton arrivée.
Hampi
Rives de la rivière Krishna en Mahârâshtra dans les ruines de l’empire Vijayanagar. Oasis spectaculaire et verdoyante, prise entre des montagnes de granit rouge déposées par petits tas de trois cent mètres de haut, comme jetées à la pelle par d’immenses dieux. Les temples, disséminés dans ce paysage, hypnotisent par leur majesté et leur finesse. D’innombrables mains ont sculpté dans le moindre détail les représentations de leur vie quotidienne, sans tabou, et de façon largement mystique. Comme chez les Grecs et les Romains, les dieux influencent directement l’histoire et les destins. La mythologie est vaste, les murs emplis de légendes en fresques. Ce site est resté abandonné plusieurs centaines d’années. Aujourd’hui seulement, il est protégé et devient petit à petit un attrait touristique. C’est pourquoi, la population alentour est revenue habiter le village et commence à vendre quelques souvenirs. Le plus prisé est un éléphant sacré qui vous bénit d’une caresse de trompe sur la tête après lui avoir donné une pièce de monnaie. À la sortie du village, des escaliers descendent à la rivière et il faut se lever tôt le matin pour prendre un bain avec l’ensemble de la population. Un moment majestueux de couleurs et d’impudeur, puisque apparaissent les jambes et les épaules des femmes. Le soleil surgit alors sur les corps bruns, les cheveux brillants, l’ocre des rochers polis et la mousse en bulles multicolores. Les cloches des vaches accompagnent la psalmodie des prêtres au temple, le marché accueille les premiers paniers débordants de fruits frais : ananas, papayes, goyaves. L’éléphant débute une nouvelle journée de bénédictions. Derrière la montagne sacrée où s’élève le plus haut temple, entre les piliers d’une cour intérieure où broutent quelques chèvres, un jeune berger me propose de l’herbe à fumer. Un peu plus loin, vagabondant dans les ruines grignotées de végétation, un homme assis en tailleur me fait signe de le rejoindre. Il paraît être en méditation. Mais, à peine le questionné-je sur mes difficultés à rentrer moi-même dans cet état qu’il me tend lui aussi de l’herbe. Depuis le gîte de ce charlatan, j’emprunte un chemin le long de la rivière et trouve un petit garçon qui taille des éléphants en pierre. Le travail est minutieux. Le prix de ses sculptures est dérisoire. Malheureusement, jamais au cours de ce voyage je n’achèterai d’objets encombrants pour mon bagage que je trimbale sur le dos. Aucune chance aux meilleurs commerçants de me vendre un souvenir. Mais je reste avec le gamin puisqu’il est seul, et m’instruis de son savoir-faire. Mon premier éléphant ressemble à une pierre. « Very good, il me dit, flatteur ! » 100 roupies, je réponds alors. Le petit garçon me regarde perplexe. Le plus beau des ses éléphants ne coûte pas ce prix-là… Abandonnant ma carrière de sculpteur, je le remercie de quelques roupies qui traînent dans ma poche pour son attention, sa gentillesse et son travail. Heureux mais gêné, il refuse l’argent ou, pour qu’il l’accepte, je dois à mon tour recevoir une petite sculpture que, finalement, j’ai toujours gardée. Toujours vagabondant, j’ai traversé la rivière sur une coque en feuilles de palmier avant de me jeter à l’eau pour rejoindre des gamins qui plongeaient d’un rocher. Ai épongé ma soif avec une noix de coco… Aidé un groupe d’hommes à tirer un tronc d’arbre lourd de plus d’une tonne dans les rizières et partagé avec eux des bidies, ces cigarettes roulées dans des feuilles d’eucalyptus… Suis descendu dans les ruines d’un temple qu’entourait une pièce d’eau, au-dessus de laquelle une bande de singes s’agitait dans les lianes d’une touffe de bambous…. Lavé mes pieds dans une rigole d’irrigation de jeunes bananiers avec un monsieur à la très belle moustache, honoré de ma présence mais sans que nous puissions communiquer autrement qu’avec des sourires… Suivi une jeune femme sur un chemin poussiéreux ramenant sur sa tête un panier de fleurs et dont les fesses derrière le voile léger du sari m’empêchaient de voir tout autre paysage… Suis rentré chez l’habitant le soir, avec ces images et ce sourire dans un état de béatitude.
Hassan
On ne connaît pas la peur ni l’inconfortable quand on n’a jamais passé une nuit dans un bus indien. On est capable de traverser toutes les houles dans une coque de noix quand on a pris un bus indien dans le Karnataka entre Hampi et Hassan pendant sept heures de route pour à peine 300 km. Le pire de tout, l’inimaginable, l’extrême, c’est d’être malade à ce moment-là… Daoud n’a pas eu de chance. Je ne crois pas qu’il puisse un jour trouver les mots pour relater la souffrance de ce moment. Vomir par la fenêtre du bus pendant sept heures, descendre à chaque arrêt pour nettoyer ses fesses dégoulinantes dans des lieux infectés et immondes où déjà des centaines d’Indiens étaient passés et avaient posé leur merde tranquillement dans toute la surface délimitée entre la porte quand elle existe et le trou. C’est là qu’il a appris à se torcher avec de l’eau. C’est là que j’ai bien cru pendant plusieurs jours qu’il allait y rester : zombie désarticulé dont les yeux sortaient des orbites, n’ayant plus que la peau sur les os, et ne pouvant plus avaler une gorgée d’eau sans immédiatement aller aux toilettes. Vert, jaune, desséché, il était. Et dégoûté comme de la lèpre des Indiens et de leur manque d’hygiène intolérable. S’il avait pu quitter son lit, ç’aurait été pour rentrer en France… Pendant qu’il se rétablissait, je suis allé visiter quelques sites jaïnismes présents dans cette région. La religion Jaïne, apparentée dans l’hindouisme met l’accent sur la non-violence envers toutes les créatures. D’abord, ceux de Belur et Halebib, dont les innombrables sculptures sont impressionnantes de dextérité. Mais j’ai préféré la tranquillité des temples de Stravanabelagola plus éloignés mais plus favorables au recueillement. Assis sous la voûte de tombeaux obscurs, je me suis laissé aspirer par le 3ème œil des monarques dont le rouge vif, au milieu du front, contraste sur les corps de marbre noirs et géants, lisses et glacials. Seul sur le site, je sentais, dans la pénombre, l’atmosphère saturée de leur présence et des frissons me parcouraient le dos et les jambes que je mettais sur le compte de la fraîcheur, alors que la sueur me coulait sur les tempes. Si j’étais resté pour la nuit dans le ventre des tombeaux, m’auraient-ils raconté leur histoire ? De retour en ville, j’assistai à une partie de criquet, en grignotant les graines d’une herbe qui ressemble à du pois chiche et que j’ai partagée avec une jeune et jolie vache. On a la compagnie qu’on peut. Puis, déambulant dans les quartiers commerçants, ai demandé à un monsieur qui brodait sur sa machine à coudre, de rafistoler mon pantalon déchiré à plusieurs endroits. Alors que je m’apprêtais à le quitter pour faciliter la manœuvre, il s’écria, puis m’entoura d’un linge rouge qui termina, une fois la couture terminée, noué par ses soins sur ma tête, en guise de turban. Tout beau avec mon turban, je passe prendre Daoud pour la première promenade depuis son rétablissement et le guide à travers les ruelles nauséabondes du marché d’Hassan qui s’étendent autour d’un terrain vague où les chiens, les vaches, les poules et les cochons piétinent un monticule de déchets abjects et de rigoles dégoulinantes, jusqu’aux draps sales, étendus à même la terre, où sont exposés les fruits, les légumes et les épices. Ça pue, c’est immonde. Le plus insalubre marché qu’on n’ait jamais vu. Très vite, Daoud ne se sent pas bien mais, avant de rentrer, je lui demande s’il ne veut pas goûter la confiture de mangues, délicieuse, qui macère là, dans un vieux bidon d’huile où s’entassent mouches, guêpes et poussière épaisse… Mysore.
Au milieu de la ville, l’imposant palace du maharaja scintille de mille lumières à la nuit tombée : escaliers en marbre, terrasses en théâtre, colonnes sculptées et imprégnées de diamants, parcs et jardins de roses, ranch à éléphants sur lesquels le maharadjah, dans des temps révolus, paradait au milieu de ses pauvres. La colonisation puis enfin l’indépendance ont mis un terme à la puissance de ces seigneurs féodaux. Leurs palais sont devenus des musées. Jamais vu un endroit aussi monstrueusement kitch. Sorti déçu et fait la connaissance d’un gamin qui parle bien anglais. Un rabatteur qui connaît tout et tous ceux avec qui les touristes peuvent avoir à faire et qui gagne un peu de monnaie en les conduisant à travers les rues. Malheureusement pour lui, je ne suis pas un bon touriste qui vient acheter des souvenirs et des cadeaux. Enfin, c’est ce que je crois… Commerces de ferraille, de moteurs, de roues, je le suis dans les rues bondées au hasard des avenues en toile d’araignée autour du palais quand je tombe sur un monument marqué du signe des francs-maçons. Ils sont décidément partout ces maîtres du monde... Sous quel nom de code sont-ils réunis ici ? Et quel mystère se cache entre ces murs ? Mélange de croyances religieuses, d’érudition et de légendes, toutes ces histoires de franc-maçonnerie, sans que je ne le comprenne, plaisent beaucoup dans nos pays. Pourtant je ne suis pas certain d’être rassuré en pensant que des hommes peuvent influencer l’évolution de l’humanité à notre insu. Préfère encore l’idée d’un petit monsieur barbu, assis sur les nuages, qui nous épie et qui joue comme un enfant à nous torturer, tout en étant débordé par ses marionnettes quelque peu perspicaces… On s’arrête devant une porte entrouverte où une femme roule une pâte odorante et malléable sur des bâtons : l’encens. Une autre sort et passe devant moi avec un grand sourire et un paquet emballé de journaux. Ce qui m’étonne, étant perdu très loin du centre, c’est de voir que cette femme est occidentale. Mais avant que je réalise, elle a disparu dans la foule. Alors, j’attends. Je ne sais pas pourquoi mais j’attends. Cette maison familiale s’est transformée, j’imagine, en un commerce lucratif et je ne peux pas résister à la curiosité. Bientôt, on m’introduit à l’étage dans une pièce avec deux fauteuils, une petite table et, autour de moi, le kit complet de l’alchimiste. Capitale de l’encens, des huiles et des herbes, Mysore s’enorgueillit de la qualité de ses produits. En effet, quantité d’Occidentaux viennent ici chercher des remèdes à base de plantes médicinales. Thé, rapide massage et petits gâteaux me sont offerts pendant que le monsieur me déballe ses produits. Finalement, je repars avec des échantillons d’huiles et de crèmes : deux gouttes de lotus sur les tempes contre les migraines et le stress, un peu de santal avec une pointe d’amande dans les zones douloureuses, à essayer sur les nerfs de mon cou. Une fiole d’huile à base de nénuphar contre les piqûres de moustiques et, avec ça, je saurai si ce sont des charlatans. Enfin, une crème BALA, remède à tous les maux, à appliquer en massage… Je me vois encore sortir, moi aussi, de ce magasin, avec le sourire et l’impression d’avoir eu une chance inouïe d’arriver ici… Fais confiance aux gens, je me répète, fais confiance aux gens : ça fait partie du voyage. À Mysore, il n’y a pas de distributeur mais des guichets dans la rue. Un homme s’empare de vos papiers qu’il photocopie avant de passer votre carte bancaire dans la machine à roulette qui fait une empreinte. Vous signez. Ensuite, toujours dans la rue, il prend une liasse de billets dans sa valise, recompte deux fois et finit par vous tendre la somme demandée. Vingt euros en roupie, ça fait une bonne liasse que je fourre dans ma poche hyper discrètement. Deux cents personnes seulement m’ont vu. De plus, avec l’empreinte de ma carte et la photocopie de mes papiers, on devrait pouvoir tout me piquer. Mais surtout, ne pas commencer à être parano. Fais confiance aux gens. Le mensonge froid et sincère pour te voler n’atteint pas, dans ces contrées, le paroxysme de celui de nos commerciaux... De retour à l’hôtel, le massage sur mon cuir chevelu de l’après-midi m’engourdit encore. Allongé sur mon lit, les bras derrière la tête et les jambes croisées, je prends conscience de ma situation. Daoud est resté à Hassan pour se reposer de sa maladie. Me voilà seul au milieu de l’Inde. Seul au restaurant, seul pour prendre le train, le bus, négocier le prix des hôtels, faire les visites, choisir les destinations. Seul aussi le soir, pour me raconter mes journées, mes histoires. Mais je suis heureux. La solitude est parfois nécessaire et souvent intéressante pour se retrouver, même si on a la chance d’avoir un compagnon de voyage avec qui on s’entend bien, même si c’est bien plus drôle et enrichissant de partager ses découvertes avec un ami. Mon petit bordel étalé dans la chambre à la lumière de la bougie, je me sens parfaitement bien, seul et loin et je me dis que c’est bien là ma vie et que je ne serais pas fâché, si cette soirée se renouvelait souvent à l’avenir, avec cette même intensité…
Les monts Nilgiri.
La petite ville d’Ooty, à plus de 2.000 mètres d’altitude, entre les états du Kerala et du Tamil Nadu au sud de l’Inde, est une ancienne station climatique anglaise, sans doute plus agréable à la saison chaude. Manteau et bonnet ne sont pas de trop en cette fin décembre. Descendu à plus de deux kilomètres de la ville dans un hôtel vraiment calme où je suis le seul hôte. Enfin quitté la chaleur et la frénésie des grandes villes pour cette petite station de montagne. Commence par une longue promenade dans les prairies et les collines. Retrouve l’herbe fraîche qui me rappelle la beauté des alpages, le silence de la montagne. M’endors sur l’herbe deux heures au moins. Plus tard, en ville, le bouiboui où je m’arrête pour manger n’a pas l’eau courante. On me prépare un morceau de poulet où je ne trouverai que les os, dans une purée épaisse d’épices virulentes. La solution dans ce cas est d’avaler vite et de ne surtout pas s’arrêter de manger jusqu’à la fin. Car ensuite, on ne peut plus y revenir. Le temple indou, la mosquée et l’église sont très proches les uns des autres dans cette petite ville. Les lumières des bougies, le parfum des encens et l’alphabet des écritures qui les couvrent, sont identiques. Un homme porte une croix, une toque ou un point rouge sur le front selon son appartenance. Mais par quelle magie a-t-on séparé ces même gens en communautés diverses ? L’histoire des peuples comporte bien des mystères… Ils grouillent pourtant tous ensemble dans les rues animées. Quel sera le prochain temple élevé ici dans les temps futurs ?
Portugal: où aller en deux semaines? English translation pending
Bonjour à tous.
Ce sera notre premier voyage au portugal à la mi-septembre prochain. Nous partons de Marseille à Porto en avion et serons là pour 14 jours. Nous irons à Lisbonne bien sur mais on aimerait bien profiter de quelques jours sur une belle plage (pas trop touristique ..). que nous conseillez vous ? De plus nous irons aussi vers l'intérieur du Pays ( à hauteur de Lisbonne vers l'Espagne). est-ce une bonne idée ?
Merci de vos conseils avisés
Circuit en septembre 2009 Thaïlande et Laos English translation pending
bonjour !!!
avec mon copain on aimerait tenter l 'aventure en septembre les 3 dernières semaines !
on aimerait faire les plages de pukhet car c 'est qui nous plairait de voir en priorité en thailande et faire le laos .
mais je me demande s 'il ne vaut mieux pas commencer par le Laos et terminer par les belles plages en plus pour le retour via la france sa serait plus logique non ? 😎
j 'ai tellement de questions tout d 'abord sur le Laos : est ce ke la saison convient et si oui quel circuit sympa peut on faire ?
et pour la thailande oui peut on dormir sur les plages dans des bungalows sympa sur la plage ??
Je vous avoue que ca sera la première fois qu'on tente ca mais je oense que ca peut le faire ! alors les gens à vos claviers et merci merci d 'avance pour votre aide !!!!
jess
mais je me demande s 'il ne vaut mieux pas commencer par le Laos et terminer par les belles plages en plus pour le retour via la france sa serait plus logique non ? 😎
j 'ai tellement de questions tout d 'abord sur le Laos : est ce ke la saison convient et si oui quel circuit sympa peut on faire ?
et pour la thailande oui peut on dormir sur les plages dans des bungalows sympa sur la plage ??
Je vous avoue que ca sera la première fois qu'on tente ca mais je oense que ca peut le faire ! alors les gens à vos claviers et merci merci d 'avance pour votre aide !!!!
jess
Les vagabonds des airs. Les dugongs de Marsa Mubarak (Egypte) English translation pending
Les vagabonds des airs.
Egypte. Les dugongs de Marsa Mubarak.
Pas de coq. Pas de réveil. C’est la température ambiante qui nous extirpe du sac à viande. Passé six heures, la chaleur devient malaisément supportable dans la tente.
Nous levons le camp, déjeunons et marchons pour se poster sur le bord de la route. Circulant à la fraîche, les véhicules remontant de Bir Shalatin en direction d’Hurghada sont plus nombreux vers 7 heures. L’expérience des jours passés nous a démontré que les transports individuels et collectifs en Egypte n’étaient pas toujours pénétrables ; mais en bons bretons têtus que nous sommes, nous contrecarrons les refus catégoriques et parfois agressifs, par des sourires et une motivation accrocheuse.
Nous comptons en fait rejoindre aujourd’hui une des baies qu’abrite la côte Sud Est Egyptienne, se situant à une trentaine de kilomètres au nord d’ici. J’ai lu dans des brochures de plongée que celle-ci serait fréquentée par des dugongs ; mammifères herbivores en voie d’extinction.
L’obstination finit toujours par payer, nous faisons le pied de grue un juste quart d’heure. Une 504 Peugeot se range sur le bas côté, un barbu poivre et sel au volant. Il ouvre la fenêtre côté passager. - Salam aleikoum - Salam - Nous souhaiterions aller à 15 km d’ici. Ne comprenant pas l’anglais ; j’use alors des gestes et des mimiques faciales avant de sortir ma carte du pays. Mieux vaut toujours un plan qu’un grand discours imagé et ridicule. - Ok - How much ? Imageant ma question par le frottement de pouce sur l’index.
Il m’annonce cinquante livres égyptiennes, je lui propose vingt. Il me réitère cinquante. Je lui en offre trente, mais le bougre campe sur le billet de départ. Je tente alors quarante, avant de convenir finalement au prix qu’il souhaitait au départ. Quel piètre marchandeur je fais….
La morale dans ce coin du désert arabique, est qu’il est fort inutile de jouer au marchand et à la marchande. Car rares ici sont les voitures s’arrêtant pour embringuer les étrangers. À vouloir gagner petit on peut perdre gros : Rester poireauter plusieurs minutes, voire quelques heures, le porte monnaie mafflu et la raison bien maigre.
Nous payons sans aucun doute le prix fort pour une si une courte distance, mais cela fait quand même de moi un voyageur satisfait. L’asphalte de la route est en bon état, et les paysages désertiques la bordant tout simplement sublimes. Avec ses mystères de nature sauvage, le désert arabique prend ses plus beaux apparats le matin. Les molles dunes semblables aux vagues de mer, jalonnent la route suivie. Par ma pente naturelle de rêverie, une idée me vient.
- Demain j’irais marcher quelques heures dans le désert arabique histoire de prendre quelques photos. Que j’adresse à Isabelle. - Si tu veux, mais sans moi…rétorque mon épouse. Je me tourne vers mes enfants. - Idem Maman. Répond Loïck. - Je suis en vacances. Conclut Morgann.
La carriole nous dépose sur une placette en rond- point, appartenant à un complexe hôtelier. Palissadé sur toute sa longueur, le Resort bâillonne sur toute sa longueur l’accès à la plage. Les matons à l’entrée ne nous ont pas remarqué, nous contournons la clôture par la gauche…pas bien, oh non ça ce n’est pas bien !!
Quel ras le bol de passer à la caisse à chaque fois que nous tentons une baignade sur un site naturel en Mer rouge ! Nous oublions pour l’occasion nos principes moraux, et ne pensons alors qu’à une seule chose : trouver un dugong.
Nous gauchons sans difficulté la palanque et déboulons sur le versant nord de la baie. La pointe domine très légèrement la baie et permet ainsi une vue d’ensemble. Une légère brise venant du large, une mer turquoise ; des fonds apparemment sablonneux, mouchetés de vert ci et là ; le golfe de Marsa Mubarak parait tranquille.
Nous sommes étrangement quasi seuls. Cela rassure, car la vision de tous ces transats sous parasols sur la plage de la baie laisse présager l’abominable en haute saison. Nous poursuivons une marche de quelques minutes jusqu’au bout de la langue caillouteuse. Nous rassemblons nos affaires sur une minuscule grève et posons un regard scrutateur sur l’horizon. L’animal nécessite une remontée toutes les cinq à dix minutes pour se remplir les poumons. Cette surnage ne devrait pas passer inaperçue.
Mais pas la moindre écume entre les vagues courtes. Soit les dugongs sont des lèves tard… soit la présence du mammifère dans ces eaux alimente une fois de plus la légende. Nous nous équipons malgré tout et palmons en direction du premier récif, situé à quelques vogues du littoral.
L’incertitude regagne nos esprits, aussi le souvenir déçu des tentatives passées. En effet nous ne sommes pas à notre première chasse à l’œil, nous battons le rappel depuis belle lurette pour évoluer avec ces placides herbivores. Les conditions environnementales sur l’ile de Mantanani à Bornéo étaient bien plus souveraines qu’elles ne sont ici au nord de Marsa Alam. (Lire La légende des sirènes, les dugongs de Mantanani).
Je tiens à rappeler que le dugong est un animal menacé, condamné à disparaître. Et ceci pour plusieurs allégations .La plus évidente dans l’ébranlement de son espèce est la réduction massive de ses habitats côtiers. En particulier du fait du tourisme, de l’urbanisation des littoraux et de la pollution. Sur toute sa côte sud de la Mer rouge, l’Egypte exécute à grands pas les chances de réhabilitation du mammifère. Sur une portion de cinq cent kilomètre comme celle entre Safaga et Ras Banas, il n’existe qu’une trentaine de Marsa ou baies comme celle de Mubarak. Nourricières par les herbiers qu’elles abritent, jouissant pour la plupart de séduisantes plages ; les baies fréquentées par les siréniens sont également très convoitées par les promoteurs immobiliers.
Sur les quatre cent kilomètres de littoral que nous avons longé depuis Hurghada, chacune de ces baies est enlaidie par une ou plusieurs structures hôtelières. Je fais l’impasse sur les Sharm, les timides renfoncements ou avancées sur la mer …il n’y a pas vingt, voire dix kilomètres sans un Dirladada hôtel existant ou en construction. Une fois les chantiers achevés, les deux années qui viennent s’annoncent bien orageuses pour cette zone côtière. Ce coin ; jusque là décrit comme le dernier paradis authentique et préservé géographiquement du tourisme de masse ; est en passe de devenir un désastre écologique.
Aujourd’hui Petit Poucet, l’aéroport de Marsa Alam souhaite devenir ogre. Il promet de remplir les deux cent quarante mille chambres prévues par les promoteurs ! En devenant international, l’aérogare assure aujourd’hui des vols sans escale, et ce à partir des principales capitales Européennes puis du Moyen Orient.
Dixit l’écologie Egyptienne ; les récifs coralliens de la côte sud, et la vie émanant de ceux-ci, ne supporteraient pas une fréquentation supérieure à soixante dix mille chambres. Mon sentiment est que les écologistes peuvent ergoter tant qu’ils veulent et tant qu’ils peuvent, l’argent est trop séducteur et le corrupteur par excellence. En poursuivant cette course pognoniste, les totalitaires offrent à la faune et la flore sous marine Egyptienne un aller simple pour l’enfer.
Les Egyptiens voient les choses en grand et prouvent une fois de plus qu’ils sont toujours de stupéfiants bâtisseurs. L’histoire racontera s’ils ne sont pas en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis….
Je mets un terme à la digression et reviens sur une note plus poétique, notre promenade sous marine.
D’un cobalt virant par endroit à l’outremer, le bleu des profondeurs déteint graduellement sur les coraux et devient transparent sur les fonds sablonneux. Affleurant la surface ; le récif est frangeant et en formation de queue de comète. Ici le récif est aussi une longue trainée de poussières ; un amas épars d’îlets, explosant de vies et de lumières. Les îlots coralliens sont compartimentés sur une seule et même courbe, voyageant du large comme des wagons sur un seul rail, tirés par une locomotive qu’est le littoral.
Nous ne résistons pas longtemps au plaisir de passer sous les arches naturelles ; de pénétrer dans chaque passage ou goulet que les bosquets de polypes forment depuis des années. Jacques Cousteau comparaissait la Mer Rouge en un couloir de merveilles. C’est juste aussi, si je résume la description de ce récif en une merveille de couloirs. Chaque dédale est un espace rivalisant de couleurs avec le voisin.
Fantastique balade en aquarium.
Coraux mous puis durs, gorgones tentaculaires, anémones agiles et éveillées…..à foison. La faune n’est pas en reste. Les anthias rouges virevoltent puis s’abritent dans les talus d’acropora. Les poissons cochers chevauchent le flux de nos palmes, les poissons crocodiles se camouflent…mais nous ne sommes pas venus jusqu’ici pour batifoler avec les communs du paysage corallien.
Nous empruntons alors la dernière passe et rejoignons rapidement un bleu plus profond. Nous nageons vers le large.
L’évent en poupe, sous l’action du courant nous survolons ainsi dunes et jardins de corail. Voler. Planer. Sans effort. Nos palmes pour seul moyen d’orientation.
Nous explorons toute la baie. Trois heures de nage. Epuisés. Le vent s’est levé, et nous disputons un bras de fer depuis une heure avec le courant et les clapots. Nombreuses sont les tortues, requins guitare, bancs de fusillers…pas l’ombre d’une caudale dans les prés de Marsa Mubarak.
Vague à l’âme, vagues par-dessus le tuba nous revenons vers la plage. Désabusés. Une fois de plus déçus.
Parviendrons-nous un jour à nager avec un dugong ?
Faut il penser que le contact est quasi impossible, fou ?
Souvent le désespoir a gagné des batailles disait Voltaire.
Comme pour celui qui s’apprête à battre en retraite, je jette un dernier regard vers le terrain de ma défaite. Le grand bleu. Nous vivons aujourd’hui notre Austerlitz.
Il y’a un truc qui monte. Un machin rond. Une chose entre deux eaux. Et cela à une trentaine de mètres de nous. Une ogive blanche. L’image est encore trop vague car sous l’eau tout se confond. Une tortue ? Non, c’est bien trop barrique et trop rapide.
On reste là en surface. Les têtes rivées vers cette masse ondulante. Plus de doute, en voilà un.
Nous allons nager avec un dugong.
Nous n’en croyons pas nos yeux. Je mets sous tension mon caisson étanche et commence à immortaliser les premières secondes d’une rencontre tant attendue. Lui aussi nous a vu, et fonce droit sur nous. Curieux animal.
Cet animal magnifique semble un revenu de la terre, des océans datant de milliers d’années. Sa beauté, son innocence, son sourire lui donnent un caractère commun avec notre espèce de mammifère. Et comme si nous partagions une ancienne histoire terrestre, il se rapproche figurément et proprement de nous. Il remonte des profondeurs, et vient se reposer à la surface.
Respirer. Nous rencontrer. Nous extasier face à la magie de la nature. De cet équilibre subtil qui régit la vie de ce sirénien.
Il plonge, broute inlassablement les herbiers. Cinq minutes à huit minutes tout au plus, avant de remonter. A chaque fois sur la même cible ; nous.
Il y’a la place pourtant. Il pourrait venir se remplir les poumons à deux encablures. Mais non. Il souhaite indéniablement nous démontrer comment il est agile, doux, beau, fort. Amical. L’union est étrange, relevant d’une alchimie de l’instinct, d’un ordre malheureusement éphémère.
Grandiose. C’est tout simplement grandiose.
Il cherche un accord avec nous. Nous voulons la même synergie.
Alors je l’imite. Et lui montre comment l’homme est gourd, malagauche, faible et pataud dans l’eau. Il ne me quitte pas des yeux ; semble se marrer. Cela me vaudra d’ailleurs mon surnom estival : Papa le dugong. Les enfants sont amusants…parfois délirants et exagérants dans les raccourcis cognitifs qu’ils font. J’ai beau être chauve et souriant, cela ne fait pas de moi un sosie du mammifère quand même ! À moins que la vérité ne soit ailleurs ; que le lien soit fait tout bonnement pour mes poignées d’amour naissantes … sic !! Amis de la quarantaine : bienvenue au club !!
Mais la rencontre dégage tant d’affection, que je prends volontiers à mon compte l’essentiel ; le charme de l’apnéiste … P’té comment il se la raconte le gars !!
Toute la famille est impressionnée, émotionnée par la taille du dugong. Il faut avouer qu’il est imposant, haut comme une pièce de notre appartement, rond comme une colonne de Karnak... . Morgann se sent minuscule et préfère marquer légèrement un retrait. Loïck lui, accompagne chacune des lentes immersions de notre nouvel ami et prend autant de plaisir que les rémoras qui lui collent au train.
L’accompagnement du fiston se fait durant quelques mètres seulement car l’animal plonge pour se poser sur les herbiers situés à une douzaine de mètres en dessous de la surface. Et pour que l’apnée soit nourricière réciproquement, il nous faut plonger comme l’animal. Bien sûr nous pourrions nous contenter d’observer le dugong des nuages ; de contempler la Mer Rouge d’en bas, vu d’en haut.
Mais la politique de notre maison n’est pas de percevoir la vie d’un regard plongeur, d’un point de vue hiérarchique. Superficiel.
Alors nous plongeons comme lui. Sans artifice. En apnée. Pour une descente roborative réciproque. Lui pour brouter ses quarante kilogrammes quotidien d’herbacées ; nous pour nourrir nos yeux de son regard rond et de son sourire anatomique. Pour assouvir, comme si cela était possible, notre insatiable émerveillement de la beauté du monde animal.
Les vagabondages dans les airs durent à peu de chose près, deux heures.
Et puisque seules nos limites respiratoires peuvent mettre fin à la rencontre, nous rejoignons la côte. Ces sensations fortes laisseront en nous une extraordinaire et éternelle empreinte. Des images aussi superbes que nos souvenirs.
Nous sommes revenus deux fois sur ce coin. En trois journées, nous en avons rencontré à chaque balade aquatique. Jamais les mêmes mammifères. Avec toujours autant de bonheur.
Egypte. Les dugongs de Marsa Mubarak.
Pas de coq. Pas de réveil. C’est la température ambiante qui nous extirpe du sac à viande. Passé six heures, la chaleur devient malaisément supportable dans la tente.
Nous levons le camp, déjeunons et marchons pour se poster sur le bord de la route. Circulant à la fraîche, les véhicules remontant de Bir Shalatin en direction d’Hurghada sont plus nombreux vers 7 heures. L’expérience des jours passés nous a démontré que les transports individuels et collectifs en Egypte n’étaient pas toujours pénétrables ; mais en bons bretons têtus que nous sommes, nous contrecarrons les refus catégoriques et parfois agressifs, par des sourires et une motivation accrocheuse.
Nous comptons en fait rejoindre aujourd’hui une des baies qu’abrite la côte Sud Est Egyptienne, se situant à une trentaine de kilomètres au nord d’ici. J’ai lu dans des brochures de plongée que celle-ci serait fréquentée par des dugongs ; mammifères herbivores en voie d’extinction.
L’obstination finit toujours par payer, nous faisons le pied de grue un juste quart d’heure. Une 504 Peugeot se range sur le bas côté, un barbu poivre et sel au volant. Il ouvre la fenêtre côté passager. - Salam aleikoum - Salam - Nous souhaiterions aller à 15 km d’ici. Ne comprenant pas l’anglais ; j’use alors des gestes et des mimiques faciales avant de sortir ma carte du pays. Mieux vaut toujours un plan qu’un grand discours imagé et ridicule. - Ok - How much ? Imageant ma question par le frottement de pouce sur l’index.
Il m’annonce cinquante livres égyptiennes, je lui propose vingt. Il me réitère cinquante. Je lui en offre trente, mais le bougre campe sur le billet de départ. Je tente alors quarante, avant de convenir finalement au prix qu’il souhaitait au départ. Quel piètre marchandeur je fais….
La morale dans ce coin du désert arabique, est qu’il est fort inutile de jouer au marchand et à la marchande. Car rares ici sont les voitures s’arrêtant pour embringuer les étrangers. À vouloir gagner petit on peut perdre gros : Rester poireauter plusieurs minutes, voire quelques heures, le porte monnaie mafflu et la raison bien maigre.
Nous payons sans aucun doute le prix fort pour une si une courte distance, mais cela fait quand même de moi un voyageur satisfait. L’asphalte de la route est en bon état, et les paysages désertiques la bordant tout simplement sublimes. Avec ses mystères de nature sauvage, le désert arabique prend ses plus beaux apparats le matin. Les molles dunes semblables aux vagues de mer, jalonnent la route suivie. Par ma pente naturelle de rêverie, une idée me vient.
- Demain j’irais marcher quelques heures dans le désert arabique histoire de prendre quelques photos. Que j’adresse à Isabelle. - Si tu veux, mais sans moi…rétorque mon épouse. Je me tourne vers mes enfants. - Idem Maman. Répond Loïck. - Je suis en vacances. Conclut Morgann.
La carriole nous dépose sur une placette en rond- point, appartenant à un complexe hôtelier. Palissadé sur toute sa longueur, le Resort bâillonne sur toute sa longueur l’accès à la plage. Les matons à l’entrée ne nous ont pas remarqué, nous contournons la clôture par la gauche…pas bien, oh non ça ce n’est pas bien !!
Quel ras le bol de passer à la caisse à chaque fois que nous tentons une baignade sur un site naturel en Mer rouge ! Nous oublions pour l’occasion nos principes moraux, et ne pensons alors qu’à une seule chose : trouver un dugong.
Nous gauchons sans difficulté la palanque et déboulons sur le versant nord de la baie. La pointe domine très légèrement la baie et permet ainsi une vue d’ensemble. Une légère brise venant du large, une mer turquoise ; des fonds apparemment sablonneux, mouchetés de vert ci et là ; le golfe de Marsa Mubarak parait tranquille.
Nous sommes étrangement quasi seuls. Cela rassure, car la vision de tous ces transats sous parasols sur la plage de la baie laisse présager l’abominable en haute saison. Nous poursuivons une marche de quelques minutes jusqu’au bout de la langue caillouteuse. Nous rassemblons nos affaires sur une minuscule grève et posons un regard scrutateur sur l’horizon. L’animal nécessite une remontée toutes les cinq à dix minutes pour se remplir les poumons. Cette surnage ne devrait pas passer inaperçue.
Mais pas la moindre écume entre les vagues courtes. Soit les dugongs sont des lèves tard… soit la présence du mammifère dans ces eaux alimente une fois de plus la légende. Nous nous équipons malgré tout et palmons en direction du premier récif, situé à quelques vogues du littoral.
L’incertitude regagne nos esprits, aussi le souvenir déçu des tentatives passées. En effet nous ne sommes pas à notre première chasse à l’œil, nous battons le rappel depuis belle lurette pour évoluer avec ces placides herbivores. Les conditions environnementales sur l’ile de Mantanani à Bornéo étaient bien plus souveraines qu’elles ne sont ici au nord de Marsa Alam. (Lire La légende des sirènes, les dugongs de Mantanani).
Je tiens à rappeler que le dugong est un animal menacé, condamné à disparaître. Et ceci pour plusieurs allégations .La plus évidente dans l’ébranlement de son espèce est la réduction massive de ses habitats côtiers. En particulier du fait du tourisme, de l’urbanisation des littoraux et de la pollution. Sur toute sa côte sud de la Mer rouge, l’Egypte exécute à grands pas les chances de réhabilitation du mammifère. Sur une portion de cinq cent kilomètre comme celle entre Safaga et Ras Banas, il n’existe qu’une trentaine de Marsa ou baies comme celle de Mubarak. Nourricières par les herbiers qu’elles abritent, jouissant pour la plupart de séduisantes plages ; les baies fréquentées par les siréniens sont également très convoitées par les promoteurs immobiliers.
Sur les quatre cent kilomètres de littoral que nous avons longé depuis Hurghada, chacune de ces baies est enlaidie par une ou plusieurs structures hôtelières. Je fais l’impasse sur les Sharm, les timides renfoncements ou avancées sur la mer …il n’y a pas vingt, voire dix kilomètres sans un Dirladada hôtel existant ou en construction. Une fois les chantiers achevés, les deux années qui viennent s’annoncent bien orageuses pour cette zone côtière. Ce coin ; jusque là décrit comme le dernier paradis authentique et préservé géographiquement du tourisme de masse ; est en passe de devenir un désastre écologique.
Aujourd’hui Petit Poucet, l’aéroport de Marsa Alam souhaite devenir ogre. Il promet de remplir les deux cent quarante mille chambres prévues par les promoteurs ! En devenant international, l’aérogare assure aujourd’hui des vols sans escale, et ce à partir des principales capitales Européennes puis du Moyen Orient.
Dixit l’écologie Egyptienne ; les récifs coralliens de la côte sud, et la vie émanant de ceux-ci, ne supporteraient pas une fréquentation supérieure à soixante dix mille chambres. Mon sentiment est que les écologistes peuvent ergoter tant qu’ils veulent et tant qu’ils peuvent, l’argent est trop séducteur et le corrupteur par excellence. En poursuivant cette course pognoniste, les totalitaires offrent à la faune et la flore sous marine Egyptienne un aller simple pour l’enfer.
Les Egyptiens voient les choses en grand et prouvent une fois de plus qu’ils sont toujours de stupéfiants bâtisseurs. L’histoire racontera s’ils ne sont pas en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis….
Je mets un terme à la digression et reviens sur une note plus poétique, notre promenade sous marine.
D’un cobalt virant par endroit à l’outremer, le bleu des profondeurs déteint graduellement sur les coraux et devient transparent sur les fonds sablonneux. Affleurant la surface ; le récif est frangeant et en formation de queue de comète. Ici le récif est aussi une longue trainée de poussières ; un amas épars d’îlets, explosant de vies et de lumières. Les îlots coralliens sont compartimentés sur une seule et même courbe, voyageant du large comme des wagons sur un seul rail, tirés par une locomotive qu’est le littoral.
Nous ne résistons pas longtemps au plaisir de passer sous les arches naturelles ; de pénétrer dans chaque passage ou goulet que les bosquets de polypes forment depuis des années. Jacques Cousteau comparaissait la Mer Rouge en un couloir de merveilles. C’est juste aussi, si je résume la description de ce récif en une merveille de couloirs. Chaque dédale est un espace rivalisant de couleurs avec le voisin.
Fantastique balade en aquarium.
Coraux mous puis durs, gorgones tentaculaires, anémones agiles et éveillées…..à foison. La faune n’est pas en reste. Les anthias rouges virevoltent puis s’abritent dans les talus d’acropora. Les poissons cochers chevauchent le flux de nos palmes, les poissons crocodiles se camouflent…mais nous ne sommes pas venus jusqu’ici pour batifoler avec les communs du paysage corallien.
Nous empruntons alors la dernière passe et rejoignons rapidement un bleu plus profond. Nous nageons vers le large.
L’évent en poupe, sous l’action du courant nous survolons ainsi dunes et jardins de corail. Voler. Planer. Sans effort. Nos palmes pour seul moyen d’orientation.
Nous explorons toute la baie. Trois heures de nage. Epuisés. Le vent s’est levé, et nous disputons un bras de fer depuis une heure avec le courant et les clapots. Nombreuses sont les tortues, requins guitare, bancs de fusillers…pas l’ombre d’une caudale dans les prés de Marsa Mubarak.
Vague à l’âme, vagues par-dessus le tuba nous revenons vers la plage. Désabusés. Une fois de plus déçus.
Parviendrons-nous un jour à nager avec un dugong ?
Faut il penser que le contact est quasi impossible, fou ?
Souvent le désespoir a gagné des batailles disait Voltaire.
Comme pour celui qui s’apprête à battre en retraite, je jette un dernier regard vers le terrain de ma défaite. Le grand bleu. Nous vivons aujourd’hui notre Austerlitz.
Il y’a un truc qui monte. Un machin rond. Une chose entre deux eaux. Et cela à une trentaine de mètres de nous. Une ogive blanche. L’image est encore trop vague car sous l’eau tout se confond. Une tortue ? Non, c’est bien trop barrique et trop rapide.
On reste là en surface. Les têtes rivées vers cette masse ondulante. Plus de doute, en voilà un.
Nous allons nager avec un dugong.
Nous n’en croyons pas nos yeux. Je mets sous tension mon caisson étanche et commence à immortaliser les premières secondes d’une rencontre tant attendue. Lui aussi nous a vu, et fonce droit sur nous. Curieux animal.
Cet animal magnifique semble un revenu de la terre, des océans datant de milliers d’années. Sa beauté, son innocence, son sourire lui donnent un caractère commun avec notre espèce de mammifère. Et comme si nous partagions une ancienne histoire terrestre, il se rapproche figurément et proprement de nous. Il remonte des profondeurs, et vient se reposer à la surface.
Respirer. Nous rencontrer. Nous extasier face à la magie de la nature. De cet équilibre subtil qui régit la vie de ce sirénien.
Il plonge, broute inlassablement les herbiers. Cinq minutes à huit minutes tout au plus, avant de remonter. A chaque fois sur la même cible ; nous.
Il y’a la place pourtant. Il pourrait venir se remplir les poumons à deux encablures. Mais non. Il souhaite indéniablement nous démontrer comment il est agile, doux, beau, fort. Amical. L’union est étrange, relevant d’une alchimie de l’instinct, d’un ordre malheureusement éphémère.
Grandiose. C’est tout simplement grandiose.
Il cherche un accord avec nous. Nous voulons la même synergie.
Alors je l’imite. Et lui montre comment l’homme est gourd, malagauche, faible et pataud dans l’eau. Il ne me quitte pas des yeux ; semble se marrer. Cela me vaudra d’ailleurs mon surnom estival : Papa le dugong. Les enfants sont amusants…parfois délirants et exagérants dans les raccourcis cognitifs qu’ils font. J’ai beau être chauve et souriant, cela ne fait pas de moi un sosie du mammifère quand même ! À moins que la vérité ne soit ailleurs ; que le lien soit fait tout bonnement pour mes poignées d’amour naissantes … sic !! Amis de la quarantaine : bienvenue au club !!
Mais la rencontre dégage tant d’affection, que je prends volontiers à mon compte l’essentiel ; le charme de l’apnéiste … P’té comment il se la raconte le gars !!
Toute la famille est impressionnée, émotionnée par la taille du dugong. Il faut avouer qu’il est imposant, haut comme une pièce de notre appartement, rond comme une colonne de Karnak... . Morgann se sent minuscule et préfère marquer légèrement un retrait. Loïck lui, accompagne chacune des lentes immersions de notre nouvel ami et prend autant de plaisir que les rémoras qui lui collent au train.
L’accompagnement du fiston se fait durant quelques mètres seulement car l’animal plonge pour se poser sur les herbiers situés à une douzaine de mètres en dessous de la surface. Et pour que l’apnée soit nourricière réciproquement, il nous faut plonger comme l’animal. Bien sûr nous pourrions nous contenter d’observer le dugong des nuages ; de contempler la Mer Rouge d’en bas, vu d’en haut.
Mais la politique de notre maison n’est pas de percevoir la vie d’un regard plongeur, d’un point de vue hiérarchique. Superficiel.
Alors nous plongeons comme lui. Sans artifice. En apnée. Pour une descente roborative réciproque. Lui pour brouter ses quarante kilogrammes quotidien d’herbacées ; nous pour nourrir nos yeux de son regard rond et de son sourire anatomique. Pour assouvir, comme si cela était possible, notre insatiable émerveillement de la beauté du monde animal.
Les vagabondages dans les airs durent à peu de chose près, deux heures.
Et puisque seules nos limites respiratoires peuvent mettre fin à la rencontre, nous rejoignons la côte. Ces sensations fortes laisseront en nous une extraordinaire et éternelle empreinte. Des images aussi superbes que nos souvenirs.
Nous sommes revenus deux fois sur ce coin. En trois journées, nous en avons rencontré à chaque balade aquatique. Jamais les mêmes mammifères. Avec toujours autant de bonheur.
Randonnées et hébergement aux Canaries - Ténérife et Gomera English translation pending
Bonjour,
Je viens tout juste de rentrer de deux semaines de voyage aux îles des Canaries.
Voici quelques remarques qui pourraient être utiles à la préparation d'un tel déplacement. Des remarques que j'aurais bien appréciées moi même avant d'y aller.
Tout d'abord, les Canaries c'est pas l'Inde, le Japon ou encore le Tibet ! Ne vous attendez ici à aucun dépaysement culturel! Ce sont des îles d'un développement économique bien rôdé. Le niveau de vie aisé ici est maintenu essentiellement grâce au tourisme de masse ! Des charters déversent quotidiennement des hordes de touristes des divers TO (tours opérateurs), type Go Voyages, Fram, Nouvelles Frontières etc., (pour ne citer les compagnies françaises). Des touristes, à la recherche du "tout cuit - tout mâché". Des voyageurs, qui, pour la plupart, évitent les voyages originaux. Majoritairement des personnes âgées qui ne s'aventurent pas souvent en dehors des sentiers battus. Certains sentiers parmi les plus accessibles, qui du coup deviennent de véritables autoroutes pour touristes à pied.
Des sept principales îles qui composent l'archipel je n'ai visité que deux : celle de Ténérife et celle de la Gomera. D'un point de vue géographique, si vous connaissez l'île de la Réunion ou la Martinique et/ou la Guadeloupe, il y a une petite ressemblance. Surtout avec la Réunion et son volcan. Ténérife est une île très belle, qui regorge d'intérêt sur pas mal de plans. Mais la partie Sud de l'île où sont "parqués" l'immense majorité des touristes de masse est un exemple typique de bétonnage à outrance. Vous ne penserez même pas que vous êtes en Atlantique, quelque part au large de la Mauritanie et du Maroc. Des horreurs architecturales couvrent les nues parois rocheuses des flancs de montagne abruptes à perte de vue. Les plages sont pour la plupart, couvertes de galets noirs, ou de sable noir collant à la peau. Pas très agréable en baignade, disons le franchement. Il existe quelque spots de parapente et de surf que je n'ai pas testés. Bien que je sois moniteur de plongé je n'ai pas été tenté par une immersion - sans doute à tort d'ailleurs - dans les eaux pas vraiment chaudes en cette fin mai 2009. Mais il y a surement des coins à voir sous l'eau. Il reste alors la randonnée. Tout un réseau de sentiers parcourent les Canaries pour le plaisir de ceux qui veulent se donner la peine de marcher. La marche C'EST la voie idéale pour découvrir la beauté naturelle de ces îles. Les randonnées sont assez faciles et à la porté du plus grand nombre. Pratique : A Ténérife il vaut mieux loger dans une ville sur la côte, telle que Puerto de la Cruz par exemple. La formule des apparthoteles avec juste le petit déjeuner inclus est intéressante, car vous pouvez fonctionner en autonomie et éviter ainsi la foule, la plupart du temps. Comptez 37€ par studio tout équipé pour deux personnes et par nuit. Sinon il y a quelques hôtels, même des 5*(!) qui, en réservant par internet, bradent leurs chambres avec vue sur la mer et le petit déjeuner inclus pour seulement 40€ pour deux personnes (Hôtel Semiramis). Avec la compagnie Orcar vous pouvez louer une voiture pour 90€ la semaine ! A ce prix je ne vois pas comment s'en priver. Vue, qu'en plus le carburant est 20% moins cher qu'en France on n'a pas à hésiter. Ayant un moyen de locomotion et un hébergement "en bas" il est alors possible d'organiser ses randonnées en étoile. Pour monter dans le parc national autour du volcan il faut compter une bonne heure, voire deux de conduite en lacets. Se lever et partir tôt, car comme partout ailleurs, la plus belle lumière c'est avant 10h, 10h30. La qualité de l'air à ces heures là est très bonne pour la marche, le ciel bien dégagé, pur. Dans l'après midi l'air est souvent lourd, chargé d'humidité. Des nuages couvrent les cimes. D'excellentes cartes de randonnée sont en vente au Vieux Campeur ou à la FNAC. Je ne peux que vous les conseiller, car celles que les offices de tourisme locales vous donnent gratuitement sont mauvaises, incomplètes. Elles comportent beaucoup d'erreurs de tracé et sont en revanche truffées de détails complètement inutiles. Bref, leur utilisation c'est le meilleur moyen de se perdre. Oui, car sur palce le réseau des sentiers est dense. Il y a beaucoup de croisement plus ou moins bien indiqués. En général, quand vous êtes à l'intérieur du parc naturel de Ténérife, les marquages sont toutefois satisfaisant.
Le cas de la Gomera est différent : c'est une île assez petite, beaucoup plus authentique, plus lente, plus nonchalante que Ténérife. Certes, les hordes de touristes débarquent ici aussi quotidiennement. Mais la plupart se contentent de faire quelques photos de la paisible bourgade de San Sebastian, la "capitale", de boire une bière ou un coca sur la place et reprendre le bateau le jour même en sens inverse, direction Ténérife. Et c'est tant mieux pour vous, si vous avez décidé de rester quelques jours. Si vous ne recherchez pas le grand confort vous pouvez dormir à la pension Victor. Pour quelques sous et si vous avez de la chance, vous aurez une chambre avec douche chaude, WC, grand lit pour seulement 20€. On vient ici principalement pour un logement conviviale et une ambiance familiale. Le décor d'époque est rustique. Le style coloniale d'époque de la véranda du premier étage vous propulse bien des années en arrière dans l'histoire. Il ne faut pas chercher à s'isoler ici. Bien au contraire ! Victor et son épouse Marga (de Margarita) sont d'adorables hôtes. Pour peu que vous parliez un peu espagnol vous seriez comblés. Il sont toujours contents de bavarder avec leurs voyageurs. Ils sont de véritables livres d'histoire vivant de la Gomera pour qui sait lire dans les pages de leurs âmes. Par ailleurs Marga tient un petit restaurant et un bar familial au rez de chaussée et peut vous préparer de simples plats de cuisine locale pour moins de 15€, ... boisson comprise. D'ici, vous pouvez rayonner dans tous les coins de l'île avec les bus de transport en commun, les "guaguas". Ils partent de la station des guaguas, à peine 5 minutes de marche de chez Victor. Dommage toutefois que le premier bus pour certaines destinations ne partent qu'à 10h30! Bien tard pour entamer une rando... Les cartes de randonnée sont dispos gratuites à l'office du tourisme, à deux pas de chez Victor, dans la même rue. Cette carte, à mon sens est très médiocre. Elle est totalement erronée, mal lisible, truffée de détails inutiles. La réalité sur le terrain ne correspond souvent absolument pas à ce qui est marqué sur cette carte. Mieux vaut acheter l'édition hollandaise (ou allemande?) du topo guide de la Gomera (couverture couleur rouge) en français ou en anglais avant le départ pour 13€ environ. L'île est magnifique, très propice à la découverte à pied. Un réseau de sentiers très dense parcourt l'île dans tous les sens. Surtout dans le parc national de la Gomera! L'un des sentiers le plus mis en avant par l'office de tourisme se trouve justement ici. Il permet de rejoindre le lieu dit "El Cedro". Pourtant, à moins que vous aimiez marcher dans un tunnel végétal sombre et humide, sans aucune vue dégagée, à mon sens cet itinéraire est l'un des moins intéressants. A part les arbres, on ne voit rien! Mais bon..., à chacun son style. Que faut il emporter? Un bon sac à dos ultra-léger, anti transpirant, style Osprey, un casquette avec voile couvre nuque (ou chapeau à large bord), chemise et pantalon de randonnée anti UV et de l'eau à boire. Sur ces îles il n'est pas facile de trouver des cours d'eau et encore moins d'eau qui soit potable. Moi, j'avais une paire de chaussures de jogging Nike Air aux pieds. Si ces chaussures basses étaient salutaires sur des sentiers dégagés elles étaient limite en pentes rocailleuses. Donc, c'est à voir selon les goûts de chacun. Voilà, j'espère ne pas avoir été trop long ni inutile. Bonnes vacances.
Tout d'abord, les Canaries c'est pas l'Inde, le Japon ou encore le Tibet ! Ne vous attendez ici à aucun dépaysement culturel! Ce sont des îles d'un développement économique bien rôdé. Le niveau de vie aisé ici est maintenu essentiellement grâce au tourisme de masse ! Des charters déversent quotidiennement des hordes de touristes des divers TO (tours opérateurs), type Go Voyages, Fram, Nouvelles Frontières etc., (pour ne citer les compagnies françaises). Des touristes, à la recherche du "tout cuit - tout mâché". Des voyageurs, qui, pour la plupart, évitent les voyages originaux. Majoritairement des personnes âgées qui ne s'aventurent pas souvent en dehors des sentiers battus. Certains sentiers parmi les plus accessibles, qui du coup deviennent de véritables autoroutes pour touristes à pied.
Des sept principales îles qui composent l'archipel je n'ai visité que deux : celle de Ténérife et celle de la Gomera. D'un point de vue géographique, si vous connaissez l'île de la Réunion ou la Martinique et/ou la Guadeloupe, il y a une petite ressemblance. Surtout avec la Réunion et son volcan. Ténérife est une île très belle, qui regorge d'intérêt sur pas mal de plans. Mais la partie Sud de l'île où sont "parqués" l'immense majorité des touristes de masse est un exemple typique de bétonnage à outrance. Vous ne penserez même pas que vous êtes en Atlantique, quelque part au large de la Mauritanie et du Maroc. Des horreurs architecturales couvrent les nues parois rocheuses des flancs de montagne abruptes à perte de vue. Les plages sont pour la plupart, couvertes de galets noirs, ou de sable noir collant à la peau. Pas très agréable en baignade, disons le franchement. Il existe quelque spots de parapente et de surf que je n'ai pas testés. Bien que je sois moniteur de plongé je n'ai pas été tenté par une immersion - sans doute à tort d'ailleurs - dans les eaux pas vraiment chaudes en cette fin mai 2009. Mais il y a surement des coins à voir sous l'eau. Il reste alors la randonnée. Tout un réseau de sentiers parcourent les Canaries pour le plaisir de ceux qui veulent se donner la peine de marcher. La marche C'EST la voie idéale pour découvrir la beauté naturelle de ces îles. Les randonnées sont assez faciles et à la porté du plus grand nombre. Pratique : A Ténérife il vaut mieux loger dans une ville sur la côte, telle que Puerto de la Cruz par exemple. La formule des apparthoteles avec juste le petit déjeuner inclus est intéressante, car vous pouvez fonctionner en autonomie et éviter ainsi la foule, la plupart du temps. Comptez 37€ par studio tout équipé pour deux personnes et par nuit. Sinon il y a quelques hôtels, même des 5*(!) qui, en réservant par internet, bradent leurs chambres avec vue sur la mer et le petit déjeuner inclus pour seulement 40€ pour deux personnes (Hôtel Semiramis). Avec la compagnie Orcar vous pouvez louer une voiture pour 90€ la semaine ! A ce prix je ne vois pas comment s'en priver. Vue, qu'en plus le carburant est 20% moins cher qu'en France on n'a pas à hésiter. Ayant un moyen de locomotion et un hébergement "en bas" il est alors possible d'organiser ses randonnées en étoile. Pour monter dans le parc national autour du volcan il faut compter une bonne heure, voire deux de conduite en lacets. Se lever et partir tôt, car comme partout ailleurs, la plus belle lumière c'est avant 10h, 10h30. La qualité de l'air à ces heures là est très bonne pour la marche, le ciel bien dégagé, pur. Dans l'après midi l'air est souvent lourd, chargé d'humidité. Des nuages couvrent les cimes. D'excellentes cartes de randonnée sont en vente au Vieux Campeur ou à la FNAC. Je ne peux que vous les conseiller, car celles que les offices de tourisme locales vous donnent gratuitement sont mauvaises, incomplètes. Elles comportent beaucoup d'erreurs de tracé et sont en revanche truffées de détails complètement inutiles. Bref, leur utilisation c'est le meilleur moyen de se perdre. Oui, car sur palce le réseau des sentiers est dense. Il y a beaucoup de croisement plus ou moins bien indiqués. En général, quand vous êtes à l'intérieur du parc naturel de Ténérife, les marquages sont toutefois satisfaisant.
Le cas de la Gomera est différent : c'est une île assez petite, beaucoup plus authentique, plus lente, plus nonchalante que Ténérife. Certes, les hordes de touristes débarquent ici aussi quotidiennement. Mais la plupart se contentent de faire quelques photos de la paisible bourgade de San Sebastian, la "capitale", de boire une bière ou un coca sur la place et reprendre le bateau le jour même en sens inverse, direction Ténérife. Et c'est tant mieux pour vous, si vous avez décidé de rester quelques jours. Si vous ne recherchez pas le grand confort vous pouvez dormir à la pension Victor. Pour quelques sous et si vous avez de la chance, vous aurez une chambre avec douche chaude, WC, grand lit pour seulement 20€. On vient ici principalement pour un logement conviviale et une ambiance familiale. Le décor d'époque est rustique. Le style coloniale d'époque de la véranda du premier étage vous propulse bien des années en arrière dans l'histoire. Il ne faut pas chercher à s'isoler ici. Bien au contraire ! Victor et son épouse Marga (de Margarita) sont d'adorables hôtes. Pour peu que vous parliez un peu espagnol vous seriez comblés. Il sont toujours contents de bavarder avec leurs voyageurs. Ils sont de véritables livres d'histoire vivant de la Gomera pour qui sait lire dans les pages de leurs âmes. Par ailleurs Marga tient un petit restaurant et un bar familial au rez de chaussée et peut vous préparer de simples plats de cuisine locale pour moins de 15€, ... boisson comprise. D'ici, vous pouvez rayonner dans tous les coins de l'île avec les bus de transport en commun, les "guaguas". Ils partent de la station des guaguas, à peine 5 minutes de marche de chez Victor. Dommage toutefois que le premier bus pour certaines destinations ne partent qu'à 10h30! Bien tard pour entamer une rando... Les cartes de randonnée sont dispos gratuites à l'office du tourisme, à deux pas de chez Victor, dans la même rue. Cette carte, à mon sens est très médiocre. Elle est totalement erronée, mal lisible, truffée de détails inutiles. La réalité sur le terrain ne correspond souvent absolument pas à ce qui est marqué sur cette carte. Mieux vaut acheter l'édition hollandaise (ou allemande?) du topo guide de la Gomera (couverture couleur rouge) en français ou en anglais avant le départ pour 13€ environ. L'île est magnifique, très propice à la découverte à pied. Un réseau de sentiers très dense parcourt l'île dans tous les sens. Surtout dans le parc national de la Gomera! L'un des sentiers le plus mis en avant par l'office de tourisme se trouve justement ici. Il permet de rejoindre le lieu dit "El Cedro". Pourtant, à moins que vous aimiez marcher dans un tunnel végétal sombre et humide, sans aucune vue dégagée, à mon sens cet itinéraire est l'un des moins intéressants. A part les arbres, on ne voit rien! Mais bon..., à chacun son style. Que faut il emporter? Un bon sac à dos ultra-léger, anti transpirant, style Osprey, un casquette avec voile couvre nuque (ou chapeau à large bord), chemise et pantalon de randonnée anti UV et de l'eau à boire. Sur ces îles il n'est pas facile de trouver des cours d'eau et encore moins d'eau qui soit potable. Moi, j'avais une paire de chaussures de jogging Nike Air aux pieds. Si ces chaussures basses étaient salutaires sur des sentiers dégagés elles étaient limite en pentes rocailleuses. Donc, c'est à voir selon les goûts de chacun. Voilà, j'espère ne pas avoir été trop long ni inutile. Bonnes vacances.
Itinéraire pour un mois Colombie? English translation pending
Hola todos!
J'arrive a Popayan en provenance de l'Equateur et je voudrais avoir votre avis sur un itineraire qui me permette de decouvrir une bonne partie du pays en 1 mois plus ou moins ( je n'ai pas vraiment de dates)...
Sachant que je ne compte pas me rendre a Laeticia et que si je fais de l'Amazonie, ce serait plus dans l'optique de rejoindre le Bresil (mais c'est encore au stade du projet pour le moment), quel est l'itineraire le plus coherent que vous me proposeriez...
J'aimerai faire quelques treks, faire la fete, quelques musees, eventuellement des festivals ou fetes si je tombe dans les dates...pas trop de lieux blindes de touristes, meme si j'irai bien sur a Carthagena....
Voila, voila...avis aux connaisseurs, je prends tous les conseils....
PS: pas de longs debats sur le probleme de l'insecurite....je pense qu'il y en a deja beaucoup sur le forum....
Muchas gracias por su ayuda
Cuidase siempre y disfrutase de la vida
J'arrive a Popayan en provenance de l'Equateur et je voudrais avoir votre avis sur un itineraire qui me permette de decouvrir une bonne partie du pays en 1 mois plus ou moins ( je n'ai pas vraiment de dates)...
Sachant que je ne compte pas me rendre a Laeticia et que si je fais de l'Amazonie, ce serait plus dans l'optique de rejoindre le Bresil (mais c'est encore au stade du projet pour le moment), quel est l'itineraire le plus coherent que vous me proposeriez...
J'aimerai faire quelques treks, faire la fete, quelques musees, eventuellement des festivals ou fetes si je tombe dans les dates...pas trop de lieux blindes de touristes, meme si j'irai bien sur a Carthagena....
Voila, voila...avis aux connaisseurs, je prends tous les conseils....
PS: pas de longs debats sur le probleme de l'insecurite....je pense qu'il y en a deja beaucoup sur le forum....
Muchas gracias por su ayuda
Cuidase siempre y disfrutase de la vida
Que visiter après Yellowstone? English translation pending
Bonjour, nouveau ici.
On desirerais partir l'été prochain à Yellowstone, je souhaiterais en fait savoir, combien de jours prevoir sur le site ainsi que les possibilités autour sachant que nous comptons partir 10-12 jours. Et sachant egalement que l'année prochaine nous faisaons un voyage familial dans l'Ouest americain avec Los Angeles, les parcs et canyons de l'ouest.
Donc en résumé Yellowstone et ...? sans les merveilles du grand Ouest que nous ferons prochainement. Merci par avance.😏
On desirerais partir l'été prochain à Yellowstone, je souhaiterais en fait savoir, combien de jours prevoir sur le site ainsi que les possibilités autour sachant que nous comptons partir 10-12 jours. Et sachant egalement que l'année prochaine nous faisaons un voyage familial dans l'Ouest americain avec Los Angeles, les parcs et canyons de l'ouest.
Donc en résumé Yellowstone et ...? sans les merveilles du grand Ouest que nous ferons prochainement. Merci par avance.😏
Route 128 San Francisco - Moab, Canyonlands pour non randonneurs et Dead Horse Point English translation pending
Bonsoir à tous,
Je lis partout que la route 128 est magnifique, et d'après les photos que j'ai vues, c'est effectivement le cas. 🙂 J'ai donc très envie de la faire. J'aurais voulu savoir si cela valait la peine de faire Cisco-Moab en entier, ou si le "début" de la route, au départ de Moab, en donnait déjà un bon aperçu.
Mon autre question porte sur Canyonlands : le parc garde-t-il tout son attrait pour des non-randonneurs? Je vois des routes sur le plan du site officiel, mais s'agit-il de "scenic roads" ou pas ?
Et une dernière question : je vois sur ouestusa.fr qu'il faut visiter Deadhorse point l'après-midi ou le soir, mais que le soir, le fleuve est dans l'ombre. Est-il donc préférable d'y aller l'après-midi ?
Merci d'avance !
Je lis partout que la route 128 est magnifique, et d'après les photos que j'ai vues, c'est effectivement le cas. 🙂 J'ai donc très envie de la faire. J'aurais voulu savoir si cela valait la peine de faire Cisco-Moab en entier, ou si le "début" de la route, au départ de Moab, en donnait déjà un bon aperçu.
Mon autre question porte sur Canyonlands : le parc garde-t-il tout son attrait pour des non-randonneurs? Je vois des routes sur le plan du site officiel, mais s'agit-il de "scenic roads" ou pas ?
Et une dernière question : je vois sur ouestusa.fr qu'il faut visiter Deadhorse point l'après-midi ou le soir, mais que le soir, le fleuve est dans l'ombre. Est-il donc préférable d'y aller l'après-midi ?
Merci d'avance !
Hôtel Mehari à Djerba en août 2009 English translation pending
bonjour
pour la 1ere fois on va partir a djerba cet été avec ma fille qui a 8 ans.nous avons resrvé a l'hotel mehari..sur certains forum j'ai relevé 2 choses qui m'embete un peu:tout d'abord cette histoire de transat..comme quoi pas assez de transat et il faut reserver tres tot..c'est les vacances j'ai pas envie de me lever a 6h du mat pour etre sur d'avoir un transat!!la 2 eme chose ce sont les demarcheurs sur la plage..sont ils vraiment aussi nombreux et aussi envahissants que ca?
une derniere chose qq conseil sur ce qu'il faut mettre dans la valise.on m'a dit que tout les aérosols été interdit est ce vrai?(deodorant mousse a raser..)
merci pour tous les renseignements que vous me donnerez 😉
Projet de partir vivre en Jamaïque English translation pending
bjr et merci de l'intérêt porté.
Je vie en Ile de France et j'ai décider de partir vivre en Jamaïque d'ici 6mois pour :Apprendre l'anglaisbien vivre dans cette nature Créer une entreprise (succursale) La durée de mon séjour serait minimum de 1 ans sur place puis 3 à 6 mois par ans avec la France.
J'envisage plusieurs solutions et me pose des questions :
1. Vivre chez l'habitant.Je cherche un budget genre 500€ par mois tous compris.(nourrie et loger ) Est ce que les jamaïquains pratique ? Qui à déjà fait sa ? Qui aurait des contact, infos ?
2. Prendre une location. Mon budget pour vivre serait de 500€ par mois. Est il possible de vivre en Jamaïque avec un budget de 500€ par mois ? Quel serait les couts moyens des charges à prévoir ? Quel sera la taille du logement, la nourriture, ... ?
3. Acheté une petite maison ou appartement. Qui aurait des infos récentes sur l'immobilier en Jamaïque ? Comment sa se passe ? A par les villas à plusieurs million y aurai t il pas des petites affaires à faire ? Les premier prix commence à combien ? ou ?
Puis il y a aussi ou habiter, je cherche coin tranquille avec peu de touristes, beaucoup de plage magnifique et l'accès à la foret le tout dans un endroit suffisamment peuplé pour développer des activité commercial. J'espère qu'un connaisseur pourra me guider.
Encore un point important, je cherche des infos sur la création d'entreprise en Jamaïque et si vous avez des activitées a conseillé. Pour ma part j'envisage de monter l'équivalent d'une agence de touriste pour Francais.Réception, organisation de sejour surmesure avec un businessmodel permettant au locau du coin de faire du C.A.Egalement possibilitée d' apporter se services pour le voyage de jamaician en France.
Si vous avez des infos ou vous éte vous aussi avec ce projet similaire vous pouvez prendre contact avec moi sur jchristophe@hotmail.fr
Merci d'avance à toute participation.Tout aide est la bienvenue.
+
Je vie en Ile de France et j'ai décider de partir vivre en Jamaïque d'ici 6mois pour :Apprendre l'anglaisbien vivre dans cette nature Créer une entreprise (succursale) La durée de mon séjour serait minimum de 1 ans sur place puis 3 à 6 mois par ans avec la France.
J'envisage plusieurs solutions et me pose des questions :
1. Vivre chez l'habitant.Je cherche un budget genre 500€ par mois tous compris.(nourrie et loger ) Est ce que les jamaïquains pratique ? Qui à déjà fait sa ? Qui aurait des contact, infos ?
2. Prendre une location. Mon budget pour vivre serait de 500€ par mois. Est il possible de vivre en Jamaïque avec un budget de 500€ par mois ? Quel serait les couts moyens des charges à prévoir ? Quel sera la taille du logement, la nourriture, ... ?
3. Acheté une petite maison ou appartement. Qui aurait des infos récentes sur l'immobilier en Jamaïque ? Comment sa se passe ? A par les villas à plusieurs million y aurai t il pas des petites affaires à faire ? Les premier prix commence à combien ? ou ?
Puis il y a aussi ou habiter, je cherche coin tranquille avec peu de touristes, beaucoup de plage magnifique et l'accès à la foret le tout dans un endroit suffisamment peuplé pour développer des activité commercial. J'espère qu'un connaisseur pourra me guider.
Encore un point important, je cherche des infos sur la création d'entreprise en Jamaïque et si vous avez des activitées a conseillé. Pour ma part j'envisage de monter l'équivalent d'une agence de touriste pour Francais.Réception, organisation de sejour surmesure avec un businessmodel permettant au locau du coin de faire du C.A.Egalement possibilitée d' apporter se services pour le voyage de jamaician en France.
Si vous avez des infos ou vous éte vous aussi avec ce projet similaire vous pouvez prendre contact avec moi sur jchristophe@hotmail.fr
Merci d'avance à toute participation.Tout aide est la bienvenue.
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Java - Bali: réservation du vol et logement nécessaires en juillet-août? English translation pending
Bonjour,
je me pose qq questions quant aux réservations d'avion et de GH.
Nous atterissons à Jakarta et comptons faire Java-Bali.
Pour les avions, en fait nous arrivons vers 14h à jakarta en plein mois de juillet et j'aimerais choper directement un vol pour yog. Pas envie de rester sur Jakarta où on sera de toute façon obligés de rester la veille du retour (évite les sueurs froides). Est ce que je pourrais avoir un vol sur place ou vaut il mieux que je réserves, au moins pour celui là ?
Je pense que ça devrait aller pour choper le retour de Denpasar même en plein mois d'aout si je le prends en arrivant en indo.
Concernant l'hébergement, je ne réserve jamais rien à l'avance d'habitude mais j'ai l'impression que partant en haute saison ce sera peut être nécessaire (zut zut zut). Pour quels endroits est ce le cas ? Juste le bromo ou autres (pas de passage par agence pour nous) ?
Nous comptons faire Yog avec temples alentours, Bromo, Ijen, Ubud, Tirtaganga, Amed, peut être Nua Lembogan, en fait pr Bali pas encore établi..
Merci d'avance pour vos réponses et au plaisir de vous lire.
Cat
je me pose qq questions quant aux réservations d'avion et de GH.
Nous atterissons à Jakarta et comptons faire Java-Bali.
Pour les avions, en fait nous arrivons vers 14h à jakarta en plein mois de juillet et j'aimerais choper directement un vol pour yog. Pas envie de rester sur Jakarta où on sera de toute façon obligés de rester la veille du retour (évite les sueurs froides). Est ce que je pourrais avoir un vol sur place ou vaut il mieux que je réserves, au moins pour celui là ?
Je pense que ça devrait aller pour choper le retour de Denpasar même en plein mois d'aout si je le prends en arrivant en indo.
Concernant l'hébergement, je ne réserve jamais rien à l'avance d'habitude mais j'ai l'impression que partant en haute saison ce sera peut être nécessaire (zut zut zut). Pour quels endroits est ce le cas ? Juste le bromo ou autres (pas de passage par agence pour nous) ?
Nous comptons faire Yog avec temples alentours, Bromo, Ijen, Ubud, Tirtaganga, Amed, peut être Nua Lembogan, en fait pr Bali pas encore établi..
Merci d'avance pour vos réponses et au plaisir de vous lire.
Cat
Déménagement de Nouvelle-Calédonie en Guadeloupe English translation pending
Bonjour;
Nous sommes en Nouvelle Calédonie depuis un an et nous déménageons fin juillet 2009 en Guadeloupe pour raisons professionnelles.
Nous sommes un couple avec un enfant de 12 ans et un chien.
C'est reparti pour l'envoi d'u container et de notre chien.
Je recherche tous bons plans à ce niveau et notamment au niveau des vols.
J'ai fait une première recherche sur internet et je n'ai trouvé qu'un aller simple pour fin juillet 2009 à 3500 euros !!!!!!!!!!!!!!!!!!, il faut dire qu'ils ne proposent que des vols via PARIS, j'imagine pour des raisons commerciales.
En tatonnant, j'ai trouvé deux vols, NOUMEA/LOS ANGELES et LOS ANGELES/ POINTE A PITRE, pour un total de 1350 euros à la même date !!
Bon j'imagine qu'avec les States, il faut probablement un visas si je passe par deux compagnies différentes, peut-être est il plus interessant de viser d'autres villes intermédiaires. Toute info sera la bienvenue.
En fait, nos économies en ont pris un sacré coup pour venir ici et ce n'est pas sur place que l'on a pu se renflouer, bien au contraire. Du coup, il va falloir tout gérer au plus juste. Il est hors de question, de laisser notre chien ici. Ca m'ennuierait énormément mais il faudra peut être abandonner les meubles et vingt années de souvenirs .... sauf si on arrive à trouver les meilleurs plans !!!!
Merci d'avance, pour votre aide.
Pour info, on connait déjà bien la Guadeloupe pour y être allé de nombreuses fois depuis la métropole, pour y avoir de la famille et des amis. En fait, la mutation que ma compagne attendait depuis longtemps, vient seulement d'arriver ... après que l'on ait abandonné beaucoup de choses pour venir sur le caillou en sautant sur ce que je croyais être une bonne opportunité de travail (on m'avait pourtant prévenu de me méfier des propositions alléchantes des patrons, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras !!!). Il n'est jamais trop tard, tout expérience est bonne à prendre. Celle-ci a eu de bons côtés, mais financièrment parlant ça aura été un gouffre et ce n'est plus viable. Il faut que l'on passe à autre chose avant de s'enfoncer définitivement dans une mélasse sans retour.
Que les chemins vous soient agréables.
Laurent
Nous sommes en Nouvelle Calédonie depuis un an et nous déménageons fin juillet 2009 en Guadeloupe pour raisons professionnelles.
Nous sommes un couple avec un enfant de 12 ans et un chien.
C'est reparti pour l'envoi d'u container et de notre chien.
Je recherche tous bons plans à ce niveau et notamment au niveau des vols.
J'ai fait une première recherche sur internet et je n'ai trouvé qu'un aller simple pour fin juillet 2009 à 3500 euros !!!!!!!!!!!!!!!!!!, il faut dire qu'ils ne proposent que des vols via PARIS, j'imagine pour des raisons commerciales.
En tatonnant, j'ai trouvé deux vols, NOUMEA/LOS ANGELES et LOS ANGELES/ POINTE A PITRE, pour un total de 1350 euros à la même date !!
Bon j'imagine qu'avec les States, il faut probablement un visas si je passe par deux compagnies différentes, peut-être est il plus interessant de viser d'autres villes intermédiaires. Toute info sera la bienvenue.
En fait, nos économies en ont pris un sacré coup pour venir ici et ce n'est pas sur place que l'on a pu se renflouer, bien au contraire. Du coup, il va falloir tout gérer au plus juste. Il est hors de question, de laisser notre chien ici. Ca m'ennuierait énormément mais il faudra peut être abandonner les meubles et vingt années de souvenirs .... sauf si on arrive à trouver les meilleurs plans !!!!
Merci d'avance, pour votre aide.
Pour info, on connait déjà bien la Guadeloupe pour y être allé de nombreuses fois depuis la métropole, pour y avoir de la famille et des amis. En fait, la mutation que ma compagne attendait depuis longtemps, vient seulement d'arriver ... après que l'on ait abandonné beaucoup de choses pour venir sur le caillou en sautant sur ce que je croyais être une bonne opportunité de travail (on m'avait pourtant prévenu de me méfier des propositions alléchantes des patrons, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras !!!). Il n'est jamais trop tard, tout expérience est bonne à prendre. Celle-ci a eu de bons côtés, mais financièrment parlant ça aura été un gouffre et ce n'est plus viable. Il faut que l'on passe à autre chose avant de s'enfoncer définitivement dans une mélasse sans retour.
Que les chemins vous soient agréables.
Laurent
Croisière "Perle des Antilles" sur le Costa Altlantica, départ le 4 avril 2009 English translation pending
Bonjour,
Nous partons de guadeloupe le 4/04/09 avec le costa atlantica. Nous avons 2 enfants (garçons) de 5 et 8 ans et nous aimerions nouer des contacts avec d'autres familles pour faire les excursions...
Quelqu'un peut-il me dire si les club enfants sont gratuits ou payants et s'ils fonctionnent quand le navire est à quai?
Merci
carolebg
Circuit seule en Jordanie English translation pending
LE 10 MAI PROCHAIN, JE PARS SEULE EN JORDANIE POUR HUIT JOURS, J'AI COMPOSE MOI MEME MON CIRCUIT. JE SOUHAITERAIS AVOIR DES RENSEIGNEMENTS SUR LE PAYS, SUR LES DEPLACEMENTS D'UN SITE A UN AUTRE.
MON CIRCUIT : AMMAN, MER MORTE, PETRA, WADI RUM, AQABA ET RETOUR SUR AMMAN.
J'ATTENDS VOS CONSEILS!!!....
Villes fantômes au Québec? English translation pending
Bonjour, je voudrais savoir si il existe des villes fantôme au Quebec, j'aimerais vraiment aller visiter une ville inhabitée.
Dalat hors des sentiers battus (Vietnam) English translation pending
Après un we très décevant à Dalat l'année dernière ( on n'a pas eu le temps de sortir de la ville...), je voudrais réitérer l'expérience d'une autre manière, en gros 3 jours.
Je suis donc à la recherche d'info sur le "Dalat sympa" qui se cache derrière tout ça! (Et je suis convaincu qu'il existe). Y a-t'il des centres écotouristiques? des guides à me recommander? des excursions mobilette à privilégier? des hébergements dans la foret, ou des randos à faire? des villages?
Merci par avance...
Tenerife en novembre ou en février? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je souhaite partir à Tenerife mais j'hésite pour la période. Vaut-il mieux partir en novembre ou en février?
Merci.
Je souhaite partir à Tenerife mais j'hésite pour la période. Vaut-il mieux partir en novembre ou en février?
Merci.
Vivre au Togo English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs,
Je dois passer un entretien pour une éventuelle mission au Togo. C'est un pays dont je connais peut de choses, j'ai fait quelques recherches sur internet mais j'aimerais avoir le sentiment des personnes qui ont vécu ou simplement visité le pays.
Toutes vos expériences sont les bienvenues, avec grand plaisir.
D'avance merci
Marina
Toutes vos expériences sont les bienvenues, avec grand plaisir.
D'avance merci
Marina
Hôtel La Pirogue sur l'île Maurice English translation pending
Bonjour à vous tous,
Je parts avec mon mari et mes deux enfants de 7 et 11 ans dans trois semaines à La Pirogue et j'ai vraiment hate d'y être.
Je regarde un peu tous les commentaires et il semble que cela soit génial, ce que j'espère mais j'ai beau lire le guide du routard, et autres commentaires, mais j'espère que l'on arrivera à voir ce qu'il y a de plus beau.
Qu'y a t'il à ne pas manquer et à faire ???
d'aprés ce qu'il est dit il vaut mieux prendre un taxi à la Journée mais aprés est ce que c'est lui qui va nous " guider " pour le choix de ce qu'il faut voir et est à ce nous de lui demander là où on veut aller, l'ile est peut être petite, mais je pense qu'il y a des choses à voir et à faire qui doivent être innoubliables.
Cela fait longtemps que je rêvais d'aller à l'Ile Maurice et cela va bientôt se réaliser je voudrais que lors de notre retour nous en ayons plein " la tête " et surtout pour mes enfants.
De sur nous voulons aller voir les dauphins, puis un marché, puis les boutiques mais surtout voir le reste ....
Nous partons 11 jours mais j'espère qu'on pourra faire un maximum de chose.
Qui peut me guider pour organiser cette découverte et surtout les choses à ne pas MANQUER !!!!
Merci à ce qui pourront m'aider à organiser au mieux la visite de cette ile apparemment merveilleuse.
Concernant la météo, j'ai peur des cyclones, j'espère quand même que nous aurons beau temps et surtout chaud nous avons bien besoin vue la météo en France.
Concernant le vol de Paris vers l'ILE MAURICE j'espère que nous serons occupés surtout pour les enfants.
MERCI à tout ce qui me répondrons.
Amérique du Sud fin février/début mars pour quatre mois English translation pending
Bonjour,
je suis marie, trentenaire (c'est pour ne pas tout dévoiler d'un coup.....) et j'ai vraiment envie de m'envoler pour l'Amérique du Sud. J'ai pris une année sabbatique cette année. Je suis partie en République Dominicaine travailler comme bénévole avec des enfants de la rue pendant 4 mois. Je suis de retour pour quelques semaines... J'ai envie de repartir sac au dos, mais je crève de trouille car je n'ai jamais vraiment voyagé seule, sac au dos. Mais bon je me lance, je me suis dit que si je trouvais un compagnon de voyage, je remettais le pied à l'étrier. Alors si vous avez le projet de partir ce printemps et que vous n'êtes pas contre emmener un petit bout de femme avec vous, et ben faite-moi signe. Je parle couramment l'espagnol, je peux donc être très utile. Je compte avant tout visiter L'Equateur, le Pérou et la Bolivie. Mais je n'ai pas encore d'itinéraires précis car je veux aussi et surtout me laisser la chance d'aller là ou bon me semble. Je ne veux en tous cas pas d'un itinéraire rigide.... Le Mexique et l'Argentine me fascine également. Donc beaucoup de choix sont possibles.
Je compte m'envoler mi-février, début mars au plus tard jusqu'à fin juin, début juillet. Donc en tout 4 bon mois pour se laisser charmer par l'Amérique du Sud.
Donc si par miracle vous correspondiez à tout cela, et ben n'hésitez point (on dira que c'est un signe des anges) et faites-vous donc connaître, on verra ensuite si nos projets respectifs sont compatibles.
Hablaremos si Dios quiere. Marie
je suis marie, trentenaire (c'est pour ne pas tout dévoiler d'un coup.....) et j'ai vraiment envie de m'envoler pour l'Amérique du Sud. J'ai pris une année sabbatique cette année. Je suis partie en République Dominicaine travailler comme bénévole avec des enfants de la rue pendant 4 mois. Je suis de retour pour quelques semaines... J'ai envie de repartir sac au dos, mais je crève de trouille car je n'ai jamais vraiment voyagé seule, sac au dos. Mais bon je me lance, je me suis dit que si je trouvais un compagnon de voyage, je remettais le pied à l'étrier. Alors si vous avez le projet de partir ce printemps et que vous n'êtes pas contre emmener un petit bout de femme avec vous, et ben faite-moi signe. Je parle couramment l'espagnol, je peux donc être très utile. Je compte avant tout visiter L'Equateur, le Pérou et la Bolivie. Mais je n'ai pas encore d'itinéraires précis car je veux aussi et surtout me laisser la chance d'aller là ou bon me semble. Je ne veux en tous cas pas d'un itinéraire rigide.... Le Mexique et l'Argentine me fascine également. Donc beaucoup de choix sont possibles.
Je compte m'envoler mi-février, début mars au plus tard jusqu'à fin juin, début juillet. Donc en tout 4 bon mois pour se laisser charmer par l'Amérique du Sud.
Donc si par miracle vous correspondiez à tout cela, et ben n'hésitez point (on dira que c'est un signe des anges) et faites-vous donc connaître, on verra ensuite si nos projets respectifs sont compatibles.
Hablaremos si Dios quiere. Marie
Camping à l'île de Ré (France) English translation pending
🙂 Bonjour à tous, je voudrais partir en camping à l'île de Ré cet été.
Besoin de renseignements et de conseils.
Merci d'avance.
Maurice: le plus jolie coin de l'île? English translation pending
Bonjour a Tous,
nous partons ma famille et moi le 15/02/09 pour 3 semaines à l'île maurice, nous sommes entrain de se poser ddes questions sur quelles coins séjourner, que pensez vous de la preneuse, sachant qu'il y a des enfants avec nous.
merci beaucoup pour vos réponses et a bientôt.
karine de saint-émilion😄