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Tout remplacer par un compact... English translation pending
Salut à tous,
c'est un peu de la provoc' mais pas seulement ! 😉
Je suis plutot bien équipé en Canon mais forcément, le sac pèse ses 10 bons kilos alors de temps à autres une petite voix me susure à l'oreille : bazarde tout ça et remplace le par un bon compact tu verras comme ça sera cool quand tu te baladeras sans avoir l'impression d'être une des tortues ninjas ...
Certains d'entre vous ont déjà tenté l'expérience ?
c'est un peu de la provoc' mais pas seulement ! 😉
Je suis plutot bien équipé en Canon mais forcément, le sac pèse ses 10 bons kilos alors de temps à autres une petite voix me susure à l'oreille : bazarde tout ça et remplace le par un bon compact tu verras comme ça sera cool quand tu te baladeras sans avoir l'impression d'être une des tortues ninjas ...
Certains d'entre vous ont déjà tenté l'expérience ?
Avis sur circuit de 21 jours en Namibie en septembre 2011? English translation pending
Bonjour à tous
Après vous avoir demandé votre avis sur le sens de mon circuit au mois de mai, je reviens vers vous avec mon itinéraire provisoire. Je sais qu'il est un peu tard (mais soucis persos qui nous ont retardés) et donc je m'active afin de réserver les campings obligatoires... Je précise que nous partons en 4x4 équipés et que nous ferons principalement des campings, même si on se fera plaisir sur qq lodges, c'est tout de même notre voyage de noce...
Voici l'itinéraire prévu:
Jour 1 : lundi 05/09 Windhoeck-Mariental 270km 3h Jour 2 : mardi 06/09 Mariental- Keetmashoop 270km 3h30 Jour 3 : mercredi 07/09 Keetmashoop – Fish River Canyon 200km 3h Jour 4 : jeudi 08/09 Fish River Canyon – Aus 260km 3h30 Jour 5 : vendredi 09/09 Aus – Sesriem 340km 5h Jour 6 : samedi 10/09 Sossulvei Jour 7 : dimanche11/09 Sesriem – Naukluft 110km 1h30 Jour 8 : lundi 12/09 Naukluft - Walvis Bay 250 km 3h30 Jour 9 : mardi 13/09 Walvis Bay Jour 10 : mercredi 14/09 Walvis Bay – Brandberg 270km 4h ou Walvis Bay – Spizkoppe 180km 3h Jour 11 : jeudi 15/09 Brandberg ou Spitzkoppe - Palmwag Jour 12 : vendredi 16/09 Palmwag - Sesfontein 110km 1h30 Jour 13 : samedi 17/09 Sesfontein - Opuwo 140km -3h Jour 14 : dimanche 18/09 Opuwo- Epupa 220km-3h30 Jour 15 : lundi 19/09 Epupa Jour 16 : mardi 20/09 Epupa- Kunene River Lodge 150km 2h30 Jour 17 : mercredi 21/09 09 Kunene River lodge- Etosha nuit Okakeijo 340 km 5h Jour 18 : jeudi 22/09 Journée à Etosha nuit Halali Jour 19 : vendredi 23/09 Journée à Etosha nuit Namutoni Jour 20 : samedi24/09 Etosha – Waterberg 350km 3h30 Jour 21 : dimanche 25/09 Waterberg-Windhoeck
Oui mais voilà j'ai pleins de doutes et de questions que je n'arrive pour l'instant pas à résoudre seule.
Q1/ Je viens de découvrir le Namib Rand Reserve au Sud de Sesriem et ces superbes lodges, mais pas vraiment la place sur le planning, alors est-ce que ça vaut le coup de supprimer qqch pour intégrer cette étape? Q2/ Nous restons pour l'instant 2 nuits à Sesriem, la première pour découvrir les dunes au lever du soleil à pied et la deuxième pour le survol en montgolfière dont rêve mon mari. Est-ce que la dépense vaut le coup? Q3/ Au jour 10, je ne sais pas quel est le plus intéressant, aller au Brandberg ou à Spizkoppe? Q4/ Pour l'instant nous restons 2 nuits à Epupa et une à Kuene, vaut-il mieux faire l'inverse?
Q6/ Est-ce que nous restons assez longtemps à Etosha ou vaudrait-il mieux supprimer le jour 12 et faire un arrêt supplémentaire à Etosha par exemple au Dolomite camp? Q7/ J'aimerai caser qq part une visite de ferme à guépard pour faire plaisir à mon mari mais je ne sais pas trop où, j'ai peur que le jour 20 soit déjà bien rempli...
Merci d'avance à ceux qui auront le courage de lire et de répondre.
Après vous avoir demandé votre avis sur le sens de mon circuit au mois de mai, je reviens vers vous avec mon itinéraire provisoire. Je sais qu'il est un peu tard (mais soucis persos qui nous ont retardés) et donc je m'active afin de réserver les campings obligatoires... Je précise que nous partons en 4x4 équipés et que nous ferons principalement des campings, même si on se fera plaisir sur qq lodges, c'est tout de même notre voyage de noce...
Voici l'itinéraire prévu:
Jour 1 : lundi 05/09 Windhoeck-Mariental 270km 3h Jour 2 : mardi 06/09 Mariental- Keetmashoop 270km 3h30 Jour 3 : mercredi 07/09 Keetmashoop – Fish River Canyon 200km 3h Jour 4 : jeudi 08/09 Fish River Canyon – Aus 260km 3h30 Jour 5 : vendredi 09/09 Aus – Sesriem 340km 5h Jour 6 : samedi 10/09 Sossulvei Jour 7 : dimanche11/09 Sesriem – Naukluft 110km 1h30 Jour 8 : lundi 12/09 Naukluft - Walvis Bay 250 km 3h30 Jour 9 : mardi 13/09 Walvis Bay Jour 10 : mercredi 14/09 Walvis Bay – Brandberg 270km 4h ou Walvis Bay – Spizkoppe 180km 3h Jour 11 : jeudi 15/09 Brandberg ou Spitzkoppe - Palmwag Jour 12 : vendredi 16/09 Palmwag - Sesfontein 110km 1h30 Jour 13 : samedi 17/09 Sesfontein - Opuwo 140km -3h Jour 14 : dimanche 18/09 Opuwo- Epupa 220km-3h30 Jour 15 : lundi 19/09 Epupa Jour 16 : mardi 20/09 Epupa- Kunene River Lodge 150km 2h30 Jour 17 : mercredi 21/09 09 Kunene River lodge- Etosha nuit Okakeijo 340 km 5h Jour 18 : jeudi 22/09 Journée à Etosha nuit Halali Jour 19 : vendredi 23/09 Journée à Etosha nuit Namutoni Jour 20 : samedi24/09 Etosha – Waterberg 350km 3h30 Jour 21 : dimanche 25/09 Waterberg-Windhoeck
Oui mais voilà j'ai pleins de doutes et de questions que je n'arrive pour l'instant pas à résoudre seule.
Q1/ Je viens de découvrir le Namib Rand Reserve au Sud de Sesriem et ces superbes lodges, mais pas vraiment la place sur le planning, alors est-ce que ça vaut le coup de supprimer qqch pour intégrer cette étape? Q2/ Nous restons pour l'instant 2 nuits à Sesriem, la première pour découvrir les dunes au lever du soleil à pied et la deuxième pour le survol en montgolfière dont rêve mon mari. Est-ce que la dépense vaut le coup? Q3/ Au jour 10, je ne sais pas quel est le plus intéressant, aller au Brandberg ou à Spizkoppe? Q4/ Pour l'instant nous restons 2 nuits à Epupa et une à Kuene, vaut-il mieux faire l'inverse?
Q6/ Est-ce que nous restons assez longtemps à Etosha ou vaudrait-il mieux supprimer le jour 12 et faire un arrêt supplémentaire à Etosha par exemple au Dolomite camp? Q7/ J'aimerai caser qq part une visite de ferme à guépard pour faire plaisir à mon mari mais je ne sais pas trop où, j'ai peur que le jour 20 soit déjà bien rempli...
Merci d'avance à ceux qui auront le courage de lire et de répondre.
Voyage sur la côte ouest des États-Unis: intérêt de San Francisco et Los Angeles? English translation pending
Bonjour tout le monde ,
Je suis en train d'organiser un voyage d'environ 3 semaine au etats-unis (depart le 12/09/11) mais il y a telement de ville qui me semble bien à visiter que je ne sais pas quoi faire ^^ .
Donc deja ce qui est sur c'est que je veux rester environ 1 semaine dans un hotel a las vegas 1 semaine et visiter ses alentours comme grand canyon etc...
mais je voudrai savoir si d'apres vous sa vaut le coup de se rendre à san fransisco et los angeles ( sachant que j'aimerai bien passer environ 3 jour sur les plages) et je voudrai aussi descendre en voiture une journée ou 2 au mexique (si selon vous c'est interessant car c'est juste a la frontiere).
Et si vous me dites qu'il y a juste las vegas et los angeles de bien j'irai surement 5 jour a new york .
Oui désolé je suis compliqué mais ça va etre mon premier voyage au etats-uni et j'ai un peu envie de tout faire 😛
Merci beaucoup d'avance à se qui me lisent et me repondront .
Sri Lanka en solo en juillet 2011 English translation pending
Bonjour!
Voilà quelques semaines que je me renseigne sur le Sri Lanka et j'ai décidé d'y passer 3 semaines cet été. Mais voilà, je me retrouve devant ma réservation de vol, et je n'ose pas faire le pas... J'attends ce moment depuis longtemps et bien que j'ai quelque peu voyagé, c'est la première fois que je pourrais associer ces trois éléments : voyager en solo, sac au dos, loin, très loin de chez moi.
J'ai trouvé pas mal de renseignements sur le forum, mais je me permets de faire mon propre post avoir des réponses plus précises.
Le LP semble dire que les trains sont dangereux pour une femme seule. Pourtant tous les posts à ce sujet sont plutôt positifs. Et je dois dire que j'ai dû mal à imaginer comment on peut se faire agresser dans le train étant donné que ceux-ci semblent toujours bondés... Des avis?
Sinon, qu'en est-il de se balader de nuit? En fait, ma question est plus générale : à quoi ressemble la vie nocturne au Sri Lanka? Est-ce admis que les femmes sortent, fument ou boivent de l'alcool ? Je serai ravie d'entendre vos expériences de soirées Sri Lankaises!
Je vous donnerai par la suite mon itinéraire, histoire d'avoir vos avis.
Chrystèle
Voilà quelques semaines que je me renseigne sur le Sri Lanka et j'ai décidé d'y passer 3 semaines cet été. Mais voilà, je me retrouve devant ma réservation de vol, et je n'ose pas faire le pas... J'attends ce moment depuis longtemps et bien que j'ai quelque peu voyagé, c'est la première fois que je pourrais associer ces trois éléments : voyager en solo, sac au dos, loin, très loin de chez moi.
J'ai trouvé pas mal de renseignements sur le forum, mais je me permets de faire mon propre post avoir des réponses plus précises.
Le LP semble dire que les trains sont dangereux pour une femme seule. Pourtant tous les posts à ce sujet sont plutôt positifs. Et je dois dire que j'ai dû mal à imaginer comment on peut se faire agresser dans le train étant donné que ceux-ci semblent toujours bondés... Des avis?
Sinon, qu'en est-il de se balader de nuit? En fait, ma question est plus générale : à quoi ressemble la vie nocturne au Sri Lanka? Est-ce admis que les femmes sortent, fument ou boivent de l'alcool ? Je serai ravie d'entendre vos expériences de soirées Sri Lankaises!
Je vous donnerai par la suite mon itinéraire, histoire d'avoir vos avis.
Chrystèle
Adresses de logements en Arménie? English translation pending
Le départ approche...et toutes mes recherches ne m'ont pas permises de trouver de logements sur les différents endroits que je souhaite visiter...Areni....Sissian...Kapan....Sevan...Djermouk....quelqu'un est il parti en Armenie et a t-il des adresses à conseiller????
merci
Avis sur itinéraire d'une semaine aux Philippines? English translation pending
Bonjour à tous,
après avoir longtemps hésité avec la Thailande, et pour des raisons de prix, j'ai pris des billets pour Cebu fin mai. Je suis basé à HK donc pas de soucis d'un point de vue décalage horaire, c'est à prendre en compte pour la suite du message. J'ai besoin de vos avis, concernant le circuit que je souhaite nous offrir à ma moitié et moi. L'idéal étant d'en voir un maximum tout en profitant bien évidemment... ce sont des vacances. Mais nous n'y allons pas tous les jours alors autant voir du pays tout de même. Alors c'est parti : - Nuit de dimanche à lundi : vol pour Cebu depuis HK, arrivée à 4h du matin à Cebu, puis vol pour Dumaguete à 6h30 ce qui nous laisse donc deux heures entre les vols. Arrivée à 7h à destination. Ensuite, petit-déjeuner sur place (endroit à trouver) et visite des quartiers environnants du port avant de prendre le ferry pour Siquijor à 11h. Arrivée sur place à 11h45. Bon là, on sera fatigué donc direction hôtel et plage... farniente... snorkelling... soirée calme. Mardi : Journée sur Siquijor, sans doute location d'un vélo pour voir l'intérieur de l'île... Apo Island, ce sera pour une autre fois, car niveau budget, on sera justes sinon... Sinon autre chose à conseiller sur l'île? Mercredi :10h30 départ de Siquijor, direction Bohol via Dumaguete (apparemment la liaison directe n'existe plus?!), arrivée vers 15h30. Programme plage vers Alona Beach. Soirée tranquille du côté d'Alona... Jeudi : Excursion Balicasag et Virgin Island Vendredi : Loboc River, Chocolate Hills et parc des tersiers (tout se fait dans la même journée?) Nuit à Nuts Huts? facile à trouver? Samedi : nous aimerions visiter Hinagdanan Cave et en soirée, dormir dans des bungalows romantiques sur Panglao Island, des conseils? Dimanche matin : Retour vers Cebu, et là, que faire en journée en attendant de prendre notre vol le soir à 22h?
Merci à tous pour votre aide, remarques, conseils, bref, tout ce qui peut permettre ce voyage d'être une réussite.
David
après avoir longtemps hésité avec la Thailande, et pour des raisons de prix, j'ai pris des billets pour Cebu fin mai. Je suis basé à HK donc pas de soucis d'un point de vue décalage horaire, c'est à prendre en compte pour la suite du message. J'ai besoin de vos avis, concernant le circuit que je souhaite nous offrir à ma moitié et moi. L'idéal étant d'en voir un maximum tout en profitant bien évidemment... ce sont des vacances. Mais nous n'y allons pas tous les jours alors autant voir du pays tout de même. Alors c'est parti : - Nuit de dimanche à lundi : vol pour Cebu depuis HK, arrivée à 4h du matin à Cebu, puis vol pour Dumaguete à 6h30 ce qui nous laisse donc deux heures entre les vols. Arrivée à 7h à destination. Ensuite, petit-déjeuner sur place (endroit à trouver) et visite des quartiers environnants du port avant de prendre le ferry pour Siquijor à 11h. Arrivée sur place à 11h45. Bon là, on sera fatigué donc direction hôtel et plage... farniente... snorkelling... soirée calme. Mardi : Journée sur Siquijor, sans doute location d'un vélo pour voir l'intérieur de l'île... Apo Island, ce sera pour une autre fois, car niveau budget, on sera justes sinon... Sinon autre chose à conseiller sur l'île? Mercredi :10h30 départ de Siquijor, direction Bohol via Dumaguete (apparemment la liaison directe n'existe plus?!), arrivée vers 15h30. Programme plage vers Alona Beach. Soirée tranquille du côté d'Alona... Jeudi : Excursion Balicasag et Virgin Island Vendredi : Loboc River, Chocolate Hills et parc des tersiers (tout se fait dans la même journée?) Nuit à Nuts Huts? facile à trouver? Samedi : nous aimerions visiter Hinagdanan Cave et en soirée, dormir dans des bungalows romantiques sur Panglao Island, des conseils? Dimanche matin : Retour vers Cebu, et là, que faire en journée en attendant de prendre notre vol le soir à 22h?
Merci à tous pour votre aide, remarques, conseils, bref, tout ce qui peut permettre ce voyage d'être une réussite.
David
Chemin de Stevenson pour un marcheur "moyen" English translation pending
Bonjour,
jeune retraité, je souhaite tenter le chemin de Stevenson vers mi-juin, soit dans un mois et demi ...
J'ai réuni tous les documents nécessaires. Mais avant de réserver quelques étapes, je voulais l'avis de randonneurs expérimentés : ce sera ma première marche sur plusieurs jours et je prévois de ne dormir qu'en gîte/chambre d'hôte pour limiter le poids de mon sac. Je prévois aussi de découper certaines étapes un peu longues ... mais tout cela me semble un peu théorique. Je suis un marcheur moyen. Dès lors, je suis preneur de tout conseil. Rencontrerais-je des difficultés particulières ? Je ne souhaite pas réserver toutes les nuitées pour me laisser une certaine marge en cas de fatigue : cela vous semble-t-il possible ?
Vous remerciant d'avance de vos conseils, je vous salue
JJ
De l'Ouest armoricain à l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous et bienvenue sur la page de notre récit de voyage.Nous sommes Liliane et Théo, fans de l'Ouest américain, de sa roche rouge, son gigantisme et la gentillesse de ses habitants.
Ce texte a pour seul but de faire partager au plus grand nombre notre vécu dans cette partie du monde, et pourquoi pas, de donner l'envie d'y aller...
Nous tenons également à remercier très chaleureusement tous les membres de ce forum pour nous avoir permis de préparer notre séjour et en particulier:
aquilegia, bastinj, berenberg, cendryon, charlene1818, fabienneCA, frisoulette, Isap29, ITAT, JPEG13, krikri6792, lanfeust77, laurence49b, leSpartiate, le tigre, madikera,
Max68, Panisse, Papj59, pitimerguez, PSI31, roadtrippin, Sedonax, USAfan, Vazyvite, Virginath, Vnoa, Wavemaster, ...
Mille mercis pour leurs infos incontournables à Laurence et Dominique pour le site roadtrippin ainsi bien sûr qu'à Philippe et Thierry pour OuestUSA.fr.
NOTRE ROAD TRIP AU PAYS DE L'ONCLE SAM EN JUIN 2010:DE L'OUEST ARMORICAIN A L'OUEST AMERICAIN, SAN FRANCISCO ET LE GRAND CIRCLE
Dimanche 20 juin 2010:3 H15 le matin:Le réveil sonne mais nous sommes déjà éveillés, car ce matin nous repartons vers une destination fantastique:l'Ouest américain!!L'impatience liée au départ nous fait avaler très vite notre petit-déjeuner léger, nous sourions à l'idée de dîner ce soir à San Francisco.Pour nous, le début du voyage c'est déjà le moment où nous fermons la porte de la maison derrière nous.4H30:notre fidèle ami Bernard est pile à l'heure avec son dynamisme habituel pour nous amener à l'aéroport de Brest, première étape de notre périple, nous lui donnons une carte annotée qui lui permettra de nous situer jour après jour sur notre circuit.Nous traversons la campagne bretonne endormie, puis, 40 mn plus tard, se dessine dans l'aube naissante la silhouette caractéristique du très récent aéroport de la cité du Ponant, vision magique car presque toujours synonyme, pour nous, de porte d'entrée vers la découverte.Après avoir pris congé de notre ami, (surtout de l'avoir remercié de s'être levé si tôt pour nous!!), nous voici dans l'avion qui nous mène, d'un saut de puce de 55 mn, à Roissy où, 1H30 plus tard, nous nous asseyons dans le puissant Boeing 747 pour 11 H de vol vers San Francisco.Le vol se déroule tranquillement, nous discutons avec notre voisine, une Californienne de Sunny Valley très dynamique et sympathique (sa plus grande crainte est de ne pas réussir à faire passer à la douane américaine le camembert Le Rustique, qu'elle adore, acheté à Paris et caché dans son sac, ce qui nous fait bien rire!!).Enfin voici le sol américain, il est 13 h, le temps est radieux, l'avion se pose doucement, vite, l'Amérique nous attend!!Le passage devant un officier d'immigration plutôt zélé nous fait un peu stresser, car nous arrivons à la même date que l'an dernier, chose que son ordinateur a du mal à accepter!Après un certain nombre de vérifications et questions précises (Où travaillez-vous?En quoi consiste votre travail?...), nous poussons un ouf de soulagement lorsqu'il nous autorise à passer.Nous récupérons nos bagages sans encombre puis nous dirigeons vers la station de BART(le RER local) afin de nous rendre au centre ville, où nous attend notre chambre d'hôtel dans Sutter Street, à la limite du Financial district.Lorsque nous sortons à Montgomery Station, nous sommes si heureux de retrouver Market Street que nous en oublions la fatigue.
La Transamerica Pyramid veille sur le Financial District
10 mn à pied et nous voici au Galleria Park, un joli hotel de centre ville:personnel accueillant, chambre très propre et bien décorée..Mais nous ne sommes pas là pour rester à l'hôtel, nous posons nos bagages et filons prendre le bus pour nous rendre à Alamo Square, toute première visite de notre voyage.C'est un coin de verdure qui tire son intérêt de sa situation, en hauteur, et surtout des maisons victoriennes très célèbres qui le bordent:les Painted Ladies.Nous y restons une demi heure, le temps d'y flaner un peu au milieu des étudiants et promeneurs du dimanche profitant d'un air printanier, puis nous décidons de descendre dans les rues adjacentes avant de reprendre le bus qui nous ramène à l'hôtel.Diner frugal, nous n'avons pas faim, la fatigue se fait sentir, petite pensée pour la Bretagne où nous étions ce matin, magie du transport aérien, nous nous endormons enchantés de retrouver cette ville que nous aimons tant.
Les très célèbres "Painted Ladies" devant Alamo Square
Lundi 21 juin 2010 : Le bruit de la circulation du centre ville, l'effet du décalage horaire et l'excitation liée à l'arrivée aux USA, font que nous sommes levés à 6 H en ce lundi matin.Petit coup d'oeil à travers la fenêtre vers le coin de ciel aperçu entre les bâtiments du Financial District autour:le soleil est levé, il fait très beau.Nous décidons très vite de notre programme:ce matin ce sera la visite de la Coit Tower, puis la traversée du Golden Gate à vélo vers Sausalito et retour en ferry, il nous fallait du soleil pour cela, alors c'est aujourd'hui.Nous avalons une tasse de café dans la chambre, grâce à l'habituelle bouilloire et les sachets de café présents dans la chambre, comme dans tous les hôtels, puis nous sortons et nous dirigeons d'un bon pas vers le restaurant Lorie's Dinner dans Powell Street où nous pourrons prendre le petit déjeuner.Nous croisons une foule d'employés se rendant au travail, un gobelet de café Starbucks à la main.Nous aimons chez Lorie's pour son décor années 50, juke box, distributeur de cigarettes, larges banquettes de moleskine rouge, pompe à essence, le tout d'époque bien entendu, et une armée de serveurs et cuisiniers en tenue rétro avec le calot réglementaire.Bien sûr, nous aimons aussi Lorie' pour ses scrambled eggs and sausages, ses pancakes doubles ou triples et ses hash browns potatoes que nous nous empressons de commander et de dévorer sur fond de musique des fifties, of course!
Lorie's Dinner au matin dans Powell Street
Le petit-déjeuner avalé, nous repartons vers Grant Street pour attraper le bus qui va nous conduire à Washington Square à travers Chinatown, le quartier chinois, (la plus grande ville chinoise hors d'Asie), grâce au Muni pass acheté la veille à l'aéroport qui nous donne accès à tous les transports en commun de la ville (cable car compris).La traversée de Chinatown se fait rapidement dans une succession de petits commerces et restaurants innombrables le long de Grant Avenue pour aboutir à Washington Square où un spectacle insolite mais habituel nous attend:on dirait que toute la communauté chinoise s'est donné rendez-vous pour pratiquer le Taï Chi.
Washington Square, à la limite de Chinatown
Nous traversons le square et passons devant l'église St Peter and Paul, et nous attaquons la montée vers la Coit Tower.Quelques minutes au pied de la tour pour admirer la vue sur le Pacifique, puis nous achetons nos tickets pour l'ascenseur qui nous mène au sommet, et là, la vue est à couper le souffle sur le Financial District, Lombard Street, Nob Hill, le Fisherman's Wharf.Nous y restons un moment, pour contempler et photographier probablement l'un des plus beaux points de vue sur le centre ville.

Ensuite, nous faisons le tour des fresques du rez-de-chaussée, puis nous commençons la descente vers les célèbres Filbert's steps jusqu'à Levi's Plaza, le siège mondial du fabricant de jeans.Nous nous asseyons quelques instants parmi quelques employés de la firme, l'endroit est très agréable et frais grâce à ses fontaines, ses petits coins de verdure.Nous longeons alors le port vers Fisherman's Wharf, haut lieu (trop!) touristique et passage obligé, car c'est là où nous allons louer les vélos pour traverser le Golden Gate.Nous trouvons sans mal le loueur, car les employés crient sans arrêt « bike the bridge, bike the bridge, d'you wanna bike the bridge??!! »Yes we want!
So let's go!Après un court briefing sur le parcours et les réglages du vélo par les employés, nous voilà partis.Nos premiers coups de pédales nous font passer devant Ghirardelli Square, puis une petite montée au niveau de Fort Mason pour redescendre sur Marina Boulevard qui nous conduit tranquillement à Fort Point via Mason Street.Là nous faisons une petite pause sous le Golden Gate, en compagnie du tacot de Mr Toad's, de quelques Go Cars(ça, c'est pour demain!) et d'une poignée de surfeurs qui profitent de la vague d'entrée de la baie.Nous repartons après quelques minutes, et là, c'est moins drôle, la route se met à monter sérieusement pour se mettre au niveau du pont, alors faut y aller!Nous arrivons bien essouflés à l'entrée du pont, quelques photos sur un petit parking puis nous nous engageons sur le trottoir côté baie puisqu'il est moins de 15 h, au milieu des piétons et des autres vélos.La traversée du Golden Gate est un très bon moment, nous sommes particulièrement réjouis de rouler sur ce si célèbre ouvrage d'art.A la sortie, nous prenons Alexander Avenue pour nous laisser descendre très facilement vers Sausalito que nous connaissons déjà.Nous flanons un peu au bord de l'eau, puis nous décidons d'aller attendre le ferry, et là, surprise, il y a déjà une file impressionnante de cyclistes pied à terre à l'embarcadère.Heureusement, nous n'avons pas trop tardé!

Le ferry quitte Sausalito puis passe derrière l'île d'Alcatraz, en ralentissant, s'il vous plaît, pour nous laisser le temps de filmer le pénitencier, et c'est l'arrivée au Ferry Building.De là, nous longeons pendant quelques minutes le Fisherman's Wharf pour nous retrouver chez Blazzing Saddles, le loueur, où nous rendons les vélos ainsi que les tickets de ferry que nous n'avons pas utilisés car plus cher que sur le bateau (les petits malins!).Nous renonçons à prendre le cable car pour revenir à l'hôtel, car il y a foule comme d'habitude au terminus de Hyde Street, alors tant pis, ce sera retour en bus, c'est moins pittoresque mais plus rapide.Nous passons un peu de temps à flâner dans Market Street, puis nous dînons d'un morceau de pizza avant de rentrer nous coucher fatigués, mais heureux de cette autre journée à San Francisco.

Mardi 22 juin 2010 : Lever à 6h45, puis, comme d'habitude, petit café dans la chambre avant de sortir.Ce matin nous avons décidé de prendre le petit-déjeuner chez Sear's Fine Food dans Powell Street.Quelques minutes à pied et nous y sommes, le restaurant se trouve un peu au delà de Union Square.Nous y entrons et découvrons une immense salle dont toutes les tables semblent occupées, les serveurs courent partout, on entend un brouhaha intense.Une serveuse nous indique notre table et nous tend le menu à la volée avant de courir servir le café à la table d'à côté.La carte des omelettes est impressionnante, comme le reste d'ailleurs!Nous prenons un succulent et copieux petit-déjeuner, avec café à volonté bien sûr, nous sommes aux Etats-Unis!Nous prenons notre temps mais la serveuse vient voir souvent si nous avons fini, c'est un peu l'usine, les tables s'emplissent et sont desservies sans arrêt.Lorsque nous sortons après avoir passé un très bon moment, nous longeons la file impressionnante de clients attendant sur le trottoir une table chez Sear's, contents d'être arrivés à la bonne heure!
Bien maintenant, il est temps d'attaquer le programme de la journée:un coup d'oeil au plan de bus et nous voilà partis à pied vers le Civic Center pour attraper le bus qui va nous mener au coeur du quartier hispanique:Mission.L'hôtel de ville de San Francisco est massif, immense et possède, nous trouvons, quelque chose de parisien avec sa grande coupole grise et dorée.
L'imposant City Hall de San Francisco au Civic Center
Quelques vendeurs de tacos, Mexicains sans doute, discutent entre eux du match Uruguay-Mexique, nous passons tête basse car la France a piteusement perdu le match contre le Mexique plusieurs jours auparavant!!A deux pas du City Hall, voici notre arrêt de bus, nous embarquons dans le 49 jusqu'à la station de la 24ème rue.Nous descendons alors au milieu des petites maisons très colorées et nous engageons dans la 24th Street jusqu'à notre destination:Balmy Alley.C'est une toute petite rue dont toutes les façades, garages, murs sont recouverts de fresques très colorées, la plupart sur le thème de l'immigration.Nous admirons plus particulièrement celle qui s'appelle « la lettre » de par le dessin et surtout son texte en Espagnol bien sûr.En revenant à l'arrêt de bus, nous passons devant d'autres peintures tout aussi belles mais plus espacées.

La lettre:elle travaille dur en Californie, il est resté au pays, elle espère qu'il pourra la rejoindre...


Nous reprenons la ligne 49 encore une fois jusqu'à Fisherman's Wharf, là nous nous dirigeons vers Blazzing's saddles, où nous entendons « d' you wanna bike the bridge? », alors nous répondons « no, we wanna rent a Go Car!! »
Le Go Car c'est cet espèce de petit véhicule à 2 places mû par un moteur de scooter, et qui va nous permettre de découvrir San francisco grâce à son GPS parlant (en Français s'il vous plaît!!) intégré.Après une courte formation, nous voilà partis dans les rues, pas très fiers vu la taille de notre engin à côté des grosses berlines américaines, mais nous rions sans cesse en conduisant car ces véhicules jaunes font le spectacle partout où ils passent.Nous longeons le port vers Fort Point, nous peinons en côte et là nous entendons le GPS: »vous n'auriez jamais pensé que nous y serions arrivés n'est-ce pas ??!! ».Ensuite, direction le Golden Gate, où nous sommes à 2 doigts de prendre la bretelle (le pont est strictement interdit aux Go Car), le GPS s'affole «you're going the wrong way, you're going the wrong way », il ne sait plus s'il doit parler Français ou Anglais alors que nous faisons demi-tour en plein virage!!Encore une crise de rire!!

2 minutes plus tard, nous nous égarons en cherchant Lincoln Boulevard, nous nous arrêtons pour regarder le plan de la ville.Une voiture s'arrête alors à notre hauteur, nous pensons lui demander le chemin, pas de chance il est perdu aussi et nous demande le chemin du Golden Gate, que nous savons lui indiquer!Nous repartons, et enfin, le GPS trouve la route, sauvés!Plus loin, nous passons devant le monument de la Légion d'Honneur, c'est alors qu'un groupe d'officiers de l'US Navy en grand uniforme blanc immaculé, sort d'un bus, les militaires s'empressent tous de sortir leur appareil photo et nous voilà mitraillés, faisant des coucous dans notre petit engin, chose qu'ils n'avaient sans doute jamais vu!!Une crise de rire de plus!!
Le temps change, il fait très frais maintenant, et nos polaires ne sont pas de trop alors que nous traversons le Golden Gate Park.Au croisement avec l'autoroute 101, nous ne savons pas trop où aller, nous démarrons et nous apercevons trop tard que nous nous engageons sur la 101, alors que le GPS nous avait bien dit de faire attention aux files, les filles derrière nous aussi en Go Car font une manoeuvre in extremis pour ne pas nous suivre, tandis que nous nous garons sur le trottoir.Un passant avec son chien nous aperçoit, attache son chien à un arbre et vient aider Liliane à pousser le Go Car, il n'y a pas de marche arrière.Liliane saute dans la voiture, nous remercions le passant et prenons à contresens( bien sûr!!), la bretelle de l'autre côté, alors qu'aucune voiture ne vient.Ouf, nous voilà sauvés, heureusement qu'il n'y avait pas de policeman à l'horizon, car j'ai encore besoin de mon permis pour la suite de notre voyage!Nous traversons alors le quartier branché de Haight Ashbury avec ses boutiques extravagantes, dommage, nous n'avons pas trop le temps de nous y arrêter, ça a l'air très sympa.Le GPS nous propose d'agrandir notre boucle par un passage aux célèbres Twin Peaks pour une magnifique vue sur la ville, mais, au vu du brouillard autour de nous, nous décidons de ne pas y aller.Nous continuons par le Presidio, ex base militaire qui sert aujourd'hui entre autres, de siège à Lucasfilm, la société de production de George Lucas.Le GPS nous accompagne fidèlement en nous racontant l'histoire des différentes parties de la ville.Nous voici arrivés au nord, prêts à descendre, debout sur les freins, la plus connue des rues en pente du pays:Lombard Street.Nous attaquons dare-dare l'enfilade des 8 virages de la pente à 26°, tout en filmant et toujours mitraillés par les touristes présents au milieu des parterres d'hortensias en fleurs, que nous faisons, encore une fois, bien rire!!Il est alors temps de prendre le chemin du retour vers Blazzing's Saddles, où nous quittons à regrets notre petit engin jaune, après 3 heures de circulation à 35 mph maximum dans toute la ville.
Un petit goûter au Starbucks du coin, nous reprenons le bus vers les Yerba Buena Gardens pas loin du Civic Center, très beaux jardins modernes de centre ville, alliance réussie entre les matériaux urbains et les végétaux.Liliane en pince pour le joli manège à chevaux de bois installé là.



Le soir arrive, nous allons diner tôt au Mason Café, un petit restaurant très sympa dans Mason street, où l'on mange de délicieuses salades et où le patron est fan de Paris, on y voit des aquarelles de la ville partout accrochées au mur.Le retour à l'hôtel se fait à pied, nous nous couchons tôt, un peu fatigués encore, et le lendemain matin, pas de temps à perdre, nous avons un avion à prendre!
Mercredi 23 juin 2010 :Lever à 6h:ce matin, il faut faire vite, nous partons pour...Las Vegas!!Nous prenons un rapide petit-déjeuner au Starbucks du coin de la rue (eh oui, nous adorons Starbucks!!), puis nous nous pressons vers la station de BART de Montgomery à 10 mn à pied.Là, nous ne trouvons pas l'escalator pour y descendre, c'est alors que 3 personnes nous proposent successivement leur aide, le dernier quittera même spontanément la file de son petit-déjeuner pour nous aider à descendre 3 volées de marches jusqu'au quai du BART avec nos bagages, ce dont nous le remercions chaleureusement!!Encore une fois, vive l'attention aux autres des Américains!!

Arrivés à l'aéroport, nous nous dépêchons d'attraper l'Airtrain qui nous conduit au terminal 1, où nous apprenons que notre vol aura 2 h de retard!
Bon, c'est les vacances alors nous restons philosophes, ce n'est pas grave!Nous décollons donc à 12H40 sur Southwest, nous survolons la Sierra Nevada, puis le désert brûlant du Nevada, enfin nous apercevons les premiers quartiers de Las Vegas.Nous atterrissons à l'aéroport MacCarran à 14h20, nous voyons déjà les silhouettes familières du Mandala Bay, du Luxor, du MGM à travers le hublot.
Le « baggage claim » de MacCarran donne le ton:il y a des machines à sous partout et nous nous en amusons.Nous sortons du terminal climatisé et là, la chaleur nous tombe dessus, il fait 103°F(39,5°C) le vent brûlant nous déssèche instantanément, quel contraste, il faisait 18°C à San Francisco.La navette nous conduit au Car Rental Center, distant de 3 km du terminal, nous passons très vite chez Alamo car il n'y a personne à attendre et nous avions réservé depuis la France.

Nous choisissons un Ford Escape blanc parmi la douzaine de véhicules prêts à la location, il est très récent, a une bonne garde au sol (pour les pistes!) et est très bien équipé.Nous sortons notre fidèle ami TomTom (merci Elodie!) qui a fait aussi le voyage depuis la France, et c'est parti, direction le Premium Outlet par l'I15 North pour une petite après-midi shopping.Nous passons trois bonnes heures à déambuler dans cet immense centre commercial, faire quelques achats, un petit goûter au Starbucks évidemment, puis nous reprenons l'I15 vers le sud pour rejoindre notre hôtel au coeur du Strip:l'Imperial Palace.Nous garons la voiture dans le parking à étages, nous dirigeons vers la réception en traversant bien sûr tout le casino, enfin entrons dans notre chambre au 13ème étage dont la vue donne sur la piscine et sur le Flamingo voisin.
Le (difficile!) choix de la voiture au car rental center

Il est 19h mais pas le temps de se reposer, nous sommes à Vegas et nous voulons en profiter, alors on repart tout de suite!Nous marchons vers le sud du Strip nous frayant un passage parmi la foule qui commence à grandir sur les trottoirs, eh oui, Las Vegas vit essentiellement le soir.Nous commençons par le Harley Davidson Café, plutôt ringard, ou alors pour les fans, et nous sommes contents de retrouver les 4 étages de la boutique M&M's, un magasin délirant où il y a foule pour admirer ou acheter tous les objets à l'effigie de la marque, du distributeur de M&M's au pyjama en passant par la cravate et la déco de Noël!Géniale cette boutique!



Il fait faim alors où allons-nous manger?!Il n'y a que l'embarras du choix, nous décidons d'essayer le restaurant mexicain du Planet Hollywood.L'endroit est assez branché, un groupe d'américains, la trentaine, fait la fête sur la table à côté de nous, à grand renfort de Corona.Le repas est excellent, nous ne sommes pas déçus, nous quittons assez vite le restaurant alors que nos voisins de table commencent à ne plus savoir où ils sont!
La fatigue se fait sentir mais notre envie de parcourir le Strip est la plus forte alors nous continuons par la boutique Coca-Cola, dans le même esprit que M&M's mais sur deux étages seulement.Petit achat de teeshirts au Hard Rock Café à côté, nous remontons tranquillement vers l'Imperial Palace dans la chaleur plus supportable du soir, maintenant le Strip est tout illuminé (c'est peu de le dire!), nous atteignons notre chambre à 23h30, très fatigués, nous tombons aussitôt dans un profond sommeil.
Jeudi 24 juin 2010 :Lever difficile à 7h.Nous avions prévu d'aller visiter Red Rock Canyon à une demi heure de Vegas, mais nous abandonnons l'idée et décidons de rester en ville pour nous reposer un petit peu, les vacances ne font que commencer!
Petit-déjeuner rapide au fast food de l'hôtel, nous voici dehors, nous passons voir les flamands roses au Flamingo, traversons le Strip pour nous rendre au Bellagio, où nous sommes soufflés par la beauté des très fleuris jardins saisonniers.

Un saut à l'imposant et célébrissime Caesar's Palace avec son atrium, ses statues, son aquarium, son Apple Store(!) et bien sûr, comme toujours, le casino démesuré avec ses machines, tables de poker, roulettes...Nous descendons, il commence à faire chaud encore du shopping dans le Miracle Mile Shop, immense galerie commerciale dans le Planet Hollywood.Nous déjeunons chez Earl of Sandwich et retournons à l'hôtel pour une petite sieste réparatrice d'une heure.

Allez, on repart, direction le Nord du Strip nous allons visiter le très luxueux Wynn.

Nous ne sommes pas déçus, la galerie est grandiose et très élégante, le couloir longe les boutiques de luxe et débouche dans un superbe espace végétalisé.


Un petit passage à l'Encore, le jumeau du Wynn et nous continuons vers Bonanza « le plus grand magasin de souvenirs du monde », pour y acheter une dizaine de jeux de cartes des différents casinos de Vegas.En sortant, nous attendons le Deuce qui nous amène tout au nord du Strip, dans le vieux Vegas, à Fremont Street, alors que la nuit tombe.

Le bus nous dépose, nous courons vers l'écran géant au dessus de la rue car le Fremont Street Experience a commencé:une foule dense a les yeux tournés vers l'écran géant qui recouvre entièrement la rue de bout en bout alors que « Light my fire » des Doors arrive à nos oreilles.Extraordinaire!


La projection est finie, nous nous dirigeons vers les 4 casinos qui ont fait connaître Las Vegas:le Binion's, le 4 Queens, le Fremont et le Golden Nuggets qui renferme la plus grosse pépite d'or connue au monde.


C'est dans ce dernier casino que nous décidons de dîner au buffet, excellent, et pas très cher, puis nous déambulons dans la salle de casino qui connaît maintenant (il est 22h) une intense activité, nous nous amusons à observer les joueurs et badauds parmi lesquels on peut croiser des hommes et des femmes à l'apparence hypersophistiquée, tenue de soirée impeccable, maquillage et coiffure soignés, comme des personnes tout droit sorties de l'Amérique profonde en running shoes et maillot de basket, c'est ça Las Vegas!!
A 23 h nous décidons de rentrer en bus, le problème c'est que tout le monde a décidé de descendre vers le sud du strip à cette heure-là, le Deuce est archi bondé, nous mettons presque une heure à regagner notre hôtel à 4,5 miles, il est grand temps de se coucher à plus de minuit, nous sommes épuisés une fois de plus, et il y a de la route le lendemain!
Vendredi 25 juin : Lever à 7h encore difficile!!Bon anniversaire Liliane!Au revoir Las Vegas, nous partons ver l'Est, direction Grand Canyon!Nous aimons bien Sin City, la ville de tous les délires, nous la prenons au second degré, comme un immense parc d'attraction malgré certains aspects pas très reluisants, c'était notre 2ème séjour et nous y retournerons probablement.Pour l'heure, il est temps de monter à bord de notre Ford Escape au garage de l'Imperial Palace et de prendre la route.Après une heure, nous arrivons à l'impressionnant Hoover Dam, le barrage sur le lac Mead, que nous traversons, nous faisons un bref arrêt sur le parking de l'autre côté pour la photo et le film, il fait déjà très chaud, 103°F(39,5°C) il est 10h.
Le niveau d'eau descend toujours dans le lac Mead...

Nous reprenons la route, des ouvriers construisent une autoroute parallèle à notre voie, nous nous demandons comment ils peuvent supporter la chaleur du désert tout en travaillant!
C'est alors que le GPS nous induit en erreur, au lieu de prendre la fameuse route 66 à Kingman, nous tournons sur l'interstate 40 jusqu' à Seligman où nous nous arrêtons pour déjeuner au Canyon Café.Bon, pas grave pour la 66, ce n'était pas non plus un temps fort du voyage!Seligman nous déçoit aussi un peu, tout ce décor authentique avec ses motels, ses vieilles voitures, ..., fait désuet, voire, allez j'ose, ringard, le mythe en prend un coup!Les commerces en bois façons western et la profondeur du paysage alentour en font quand même un lieu particulier.



Nous continuons vers Grand Canyon, le temps change, nous essuyons quelques gouttes de pluie et nous perdons 15°C au passage, ce qui nous rend un peu inquiets pour le coucher de soleil.Arrivée vers 16h30 au Maswik Lodge, nous prenons possession de notre petite cabine sous les arbres, puis nous rendons au bord de la rim, contempler cet abîme sublime dont la beauté nous a fait revenir cette année encore...
Nous ne nous attardons pas trop longtemps car nous avons prévu d'aller admirer le coucher de soleil plus loin.Nous allons en voiture jusqu'au petit parking, puis nous engageons d'un bon pas dans un large chemin forestier pour une marche de 3/4 d'heure jusqu'à un endroit unique sur la rim:Shoshone Point.



C'est un promontoire naturel qui s'avance tel une proue de navire dans le Canyon, à l'extrémité duquel se dresse un monolithe qui semble veiller, sentinelle immobile, sur cette splendeur de la nature.Le point de vue dépasse toutes nos espérances, nous sommes absolument seuls, le spectacle du soleil qui descend lentement sur les roches, les fait passer par toutes les couleurs chaudes, pour finalement les embraser de rouge flamboyant, nous chavire et nous procure un grand sentiment de plénitude et d'émerveillement(encore un grand merci à Ouestusa.fr, Philippe et Thierry qui nous ont indiqué ce lieu)...
Nous y restons un long moment, puis dès que le soleil s'est couché, il faut repartir très vite vers la voiture, car le chemin du retour s'effectue dans la pénombre et nous ne voulons pas tomber nez à nez avec un puma!
Le dîner à la cafétéria du Maswik est rapide, nous sommes encore absorbés par le coucher de soleil sur le canyon et nous allons dormir dans la foulée.
Samedi 26 juin : Lever à...4h45:Oui, pour le lever de soleil!

Nous sortons silencieusement de notre cabane dans les bois, quelques minutes de marche et nous voilà à nouveau au bord de la rim avec quelques autres lève-tôt, tous transis de froid.Le lever de soleil est très beau, mais nous ne sommes pas au meilleur endroit, nous apercevons 2 elks qui grimpent, presque à la verticale la pente devant nous, alors que les premiers randonneurs descendent dans le canyon par le Bright Angel Trail.
Retour à la caféteria pour un petit-déjeuner rapide, et nous voici dans la navette qui nous dépose à Hopi Point pour une petite randonnée au matin sur la rim vers Mohave Point.Le chemin d'Hermit Rest Road tutoie l'abîme et serpente de point de vue en point de vue pour une ballade tranquille.
Nous quittons un peu vite et à regret le site de Grand Canyon, la faute à un programme chargé!On reprend la route vers l'Est par le Desert Drive, nous descendons doucement et la végétation change à mesure que la température augmente!Nous pique niquons à Cameron, un trading post au milieu du désert, nous avons retrouvé la chaleur il fait 98°F(36,5°C).Un petit arrêt photo à Navajo Bridge, un double pont métallique au dessus du Colorado puis c'est l'arrivée à Lee's Ferry, l'endroit d'où partent les rafts sur le Colorado.



Il y en a un en préparation, il est démesuré et suréquipé.La chaleur est difficilement supportable alors nous voulons nous rafraîchir dans la rivière, mauvaise idée, l'eau est glacée, nous sortons aussitôt tandis que les préparateurs du raft, eux, s'y baignent facilement!
Nous repartons, quelques photos aux mushrooms et nous laissons la voiture sur le bord de la route, au départ d'une randonnée un peu hors des sentiers battus:Cathedral Wash.

Petite hésitation au départ, nous en avons pour trois heures de marche et il fait très chaud.Allez, on est courageux et là pour ça, alors on part!La ballade commence tranquillement dans un wash très facile à suivre, le sol est sableux.



Le chemin se fait plus étroit, les parois s'élèvent, nous comprenons vite qu'il faut quitter le fond pour grimper sur les parois pour pouvoir continuer.C'est l'intérêt de la rando:le jeu consiste à chercher son chemin sur les roches en réfléchissant bien aux endroits où monter et descendre, et à utiliser une technique de sioux (pardon, de Navajo!) pour trouver les empreintes de pas de nos prédécesseurs!
A environ une heure du départ, nous sommes à présent bien engagés dans le canyon et donc, à l'ombre, c'est important!La fatigue se fait sentir et Liliane décide de ne pas continuer et de m'attendre, la ballade est un aller-retour et non pas une boucle.Je continue seul, donc, à passer d'un rocher à l'autre, puis, au bout d'une demi heure un murmure s'élève, le vent? non, je crois savoir de quoi il s'agit, à ce moment les parois du canyon s'abaissent puis disparaissent, un large chemin sableux apparaît, le murmure se fait plus fort, encore quelques centaines de mètres et, oui , c'est le fleuve Colorado qui coule là devant moi, large et puissant.Comme Philippe et Thierry dans OuestUSA.fr l'ont écrit, je ressens un sentiment de joie et d'accomplissement à la vue de l'eau, quelle récompense au bout du chemin!

Enfin, le Colorado!!!
Je reste là quelques minutes espérant voir passer un raft, puis je repars, Liliane doit m'attendre.Je la rejoins au bout de ¾ d'heure de marche et je lui raconte la superbe fin de la rando, elle regrette alors de n'avoir pas continué car la dernière partie était, je pense, tout à sa portée.Nous retournons tranquillement au petit parking, il fait toujours très chaud (104°F/40°C à 17h15), nous remontons dans la voiture direction Page, petite ville dortoir au bord du lac Powell en plein désert.Nous dînons au Dam Bar Grill, très bon et service très sympathique et agréable, puis nous retournons au Quality Inn pour une nuit bien méritée!
Dimanche 27 juin : Lever à 7h, nous prenons un solide et succulent petit-déjeuner à l'hôtel, puis nous sortons de Page passant devant la quinzaine d'églises différentes de la ville, pour nous rendre pas très loin, pour un autre temps fort du voyage:Lower Antelope Canyon.
Arrivés à la cahutte au bord de la route, nous nous inscrivons pour le tour de 10h, puis nous patientons sous l'abri en tôles, il fait déjà 84°F(29°C), le temps est superbe.
Notre guide arrive, il s'appelle Brad, c'est un jeune Navajo d'une vingtaine d'années, il appelle le groupe de 10h, nous sommes à peine 10, et c'est parti!
Nous marchons dans le sable jusqu'à la plaque installée à la mémoire des 11 personnes (dont 7 Français) victimes d' un flash flood en 1997:un orage s'est déclenché en amont du slot canyon, l'eau est montée très vite et a piégé le groupe au fond, qui n'a pu remonter en raison de l'étroitesse de l'endroit et du nombre insuffisant d'échelles.Brad nous rassure en nous indiquant que, depuis, l'entrée et la sortie ont été inversées et le nombre d'échelles, adapté.
Nous continuons jusqu'à la faille d'entrée en nous demandant comment nous allons pouvoir y pénétrer tant c'est étroit.

Nous nous glissons pas après pas et découvrons une première échelle métallique qui nous conduit d'une volée de marches, au fond du canyon.Nous progressons lentement, encadré par les parois, subjugués par la beauté de la roche ocre sculptée patiemment par l'eau, découvrant, grâce à Brad, les formes inscrites autour de nous.Nous croisons un ou deux autres groupes, et Brad nous propose naturellement de prendre des photos ou de nous indiquer les meilleurs endroits pour le faire.



La visite s'achève au bout d'une heure de déambulation, nous remontons par une dernière grande échelle qui nous fait quitter la fraîcheur relative du canyon pour arriver dans la fournaise du désert.

Quelques dizaines de mètres dans le sable, et nous voici à notre point de départ.Nous remercions chaleureusement Brad grâce à qui nous avons fait une visite mémorable du canyon, puis nous reprenons la 98, vers l'Est.
Nous déjeunons rapidement dans la voiture après nous être arrêté dans une supérette au bord de la route, enfin, nous arrivons dans un autre endroit mythique de l'Ouest:Monument Valley
Il est 15h mais à cause du jeu subtil des différences d'heures entre l'Arizona et la réserve Navajo, nous devons avancer nos montres d'une heure lorsque nous arrivons au coeur du parc.Nous allons prendre notre chambre au View, l'hôtel qui fait face au site et nous ne sommes vraiment pas déçus, nous avons rarement vu un hôtel implanté dans un lieu si exceptionnel tout en y étant parfaitement intégré.Nous reprenons alors la voiture pour emprunter la piste de 17 miles qui passe au pied des différentes Buttes, heureusement nous avons un SUV avec une garde au sol importante, car la piste est en mauvais état, les voitures type berline paraîssent avoir quelques difficultés à passer dans les trous et dans le sable mou, il y a même un camping-car et nous ne l'envions pas du tout!





Nous parcourons la piste à vitesse réduite, dépassés souvent dans un nuage de poussière par les 4X4 des Navajos auxquels on peut acheter un parcours.Monument Valley se dévoile à nous majestueusement à mesure que nous avançons, John Ford's Point, Artist's Point, les Buttes, nous touchons du doigt le symbole de l'Ouest américain, on a l'impression qu'on va croiser à tout moment une diligence poursuivie par des Indiens!
2H plus tard nous finissons la boucle, avec un goût de trop peu, notre SUV blanc est couvert de sable rouge, c'était un super moment!!
Nous dinons au restaurant du View, très bon, le service avec le sourire et pas cher contrairement à ce que l'on peut penser, la vue en plus et quelle vue!Nous profitons de la douceur du soir pour contempler une fois de plus les Buttes depuis la terrasse du visitor center, on ne s'en lasse pas, une musique planante s'élève dans la quiétude du crépuscule, on est loin de tout c'est le bonheur!


La nuit est maintenant tombée, pour bien finir la journée un vieux western en noir et blanc avec John Wayne (le titre?Ne sais plus, pas grave!!) est projeté sur le mur de l'hôtel avec en guest star bien sûr, le fabuleux paysage là, en bas, qui a servi de décor maintes et maintes fois dans des films.Encore un moment unique!
Lundi 28 juin : Lever à... 4h30, eh oui, pour les photos des Buttes à l'aurore!C'est vraiment pas compliqué au View, on sort du lit, on fait trois pas pour atteindre le balcon, le paysage s'offre à nous, moins impressionnant, c'est vrai, qu'au sunset mais quand même magique.Le temps de faire la photo, hop, trois pas dans l'autre sens, je retourne au lit pour un moment, pas fou quand même!!

Nous nous levons réellement à 7h pour retrouver ce paysage de carte postale alors que le soleil est déjà haut, nous allons avaler un copieux et délicieux petit-déjeuner, toujours servi avec le sourire.Pas à dire l'hospitalité Navajo n'est pas un vain mot quoiqu'on en dise.Un petit tour au visitor center pour en apprendre plus sur la nation Navajo, intéressant mais dirigé presqu'exclusivement vers le rôle qu'ont tenu les Navajos pendant la seconde guerre mondiale (voir le film Windtalkers) pour assurer les communications de l'US Army dans le Pacifique, donc un exposé pour le moins incomplet.La boutique de l'hôtel présente de beaux objets, mais hors de prix, nous ne nous y attardons pas.John Wayne y est omniprésent, il y a un portrait géant de lui sur le mur avec sa fameuse devise: »A man has got to do what a man has got to do », trop fort John, quel philosophe!
Nous quittons vraiment à regrets le parc, c'est l'un des endroits qui nous a marqués le plus dans notre voyage, mais nous avons encore plein de choses à découvrir.Après quelques kilomètres, nous nous arrêtons pour prendre la célèbre photo, en pleine ligne droite, la route qui rejoint l'horizon près des silhouettes lointaines de Monument Valley, donnant au tableau une formidable impression de profondeur et d'espace.Mythique!

Un peu plus loin nous bifurquons pour aller jeter un coup d'oeil aux lacets de la San Juan River, c'est Gooseneck Overlook où nous restons peu de temps car une autre piste nous attend:Valley of the Gods.Semblable à la piste de Monument Valley, elle mesure aussi 17 miles, mais nous ne sommes vraiment pas nombreux à la parcourir à allure assez soutenue dans un nuage de poussière, cette fois notre valeureux Ford Escape est complètement rouge!


1h30 de virages, de creux et de bosses plus tard, le tout dans un environnement grandiose, nous sortons pour nous attaquer quasiment tout de suite, à une fameuse route en lacet, non goudronnée bien sûr:Moky Dugway.Cette étroite piste à flanc de montagne grimpe vertigineusement en lacets, la plaine que nous venons de quitter se fait toute petite au fur et à mesure, et...non, il vaut mieux ne pas trop regarder en bas!
Une petite frayeur, nous croisons un énorme camion benne en charge, il roule comme sur le périph' à Paris, seulement il descend, lui, il est donc du bon côté de la montagne, pas nous, petit instant de tension, on garde bien la ligne et ça passe plutôt bien alors que nous traversons tant bien que mal le nuage de poussière qu'il a soulevé.Nous atteignons le sommet sans encombre, sans croiser personne d'autre, regrettant presque d'y être déjà!
Petit arrêt à Monticello, nous galérons un peu pour trouver notre déjeuner, nous nous rabattons sur des sandwichs de station service vite avalés, car nous ne sommes pas en avance sur le timing, nous prenons la route de Canyonlands, The Needles, où nous avons prévu une petite randonnée.
La route est un peu monotone, nous traversons de grandes étendues « open range », mais sans apercevoir aucun animal.Nous arrivons au visitor center de The Needles à 16h45, nous y passons un peu de temps, nous reprenons la voiture pour atteindre le départ de notre rando, c'est tout au fond du parc:Slickrock Trail.Il fait encore très chaud (96°F/35,5°C) lorsque nous attaquons la marche sur le slickrock.Nous progressons rapidement, le chemin est très bien balisé par les nombreux cairns présents, nous nous permettons même d'indiquer le chemin de retour à un groupe d'Américains qui a trouvé le moyen de se perdre!


La rando est superbe, dans un environnement très minéral, la progression est très facile car ce n'est que du rocher sans dénivelé important.Nous apercevons au loin les aiguilles rocheuses qui donnent leur nom au parc, nous passons une succession de points de vue dégagés sans croiser personne.
Nous terminons la boucle à 18h10, ravis, mais nous regrettons de n'avoir pas eu plus de temps pour parcourir la rando reine de The Needles:Chesler Park.Il faudra revenir!
Retour en voiture, nous avons encore quelques miles à avaler jusqu'à notre hôtel à Moab.Nous mettons plus d'une heure et demie à rallier la mecque du VTT, et nous ne sommes pas fâchés lorsque nous arrivons devant la réception de l'Inca inn, bien fatigués de la journée et des kilométres parcourus.L'accueil du réceptionniste nous remet d'aplomb, il est très jovial et sympathique, nous explique plein de choses sur Moab et nous indique last but not least, le restaurant d'à côté, où, paraît-il, on sert d'énormes assiettes de spécialités américaines et mexicaines, c'est le restaurant où aiment se retrouver les locaux.Ni une ni deux, nous avons faim et décidons de le tester, nous ne sommes pas déçus, c'est excellent et vraiment pas cher.Enfin nous allons nous coucher, nous sommes vannés et nous devons être en forme pour le lendemain, car il y a de la rando au menu!
Mardi 29 juin 2010 : Lever à 6h30.Petit-déjeuner vite pris à la réception de l'hôtel, nous nous mettons en route pour le parc d'Arches, tout à côté de Moab.Comme d'habitude, nous nous arrêtons au visitor center pour en apprendre le plus possible sur l'endroit où nous nous trouvons, même si nous savons déjà quelle rando nous allons faire.Celui d'Arches ne nous déçoit pas, tout est bien expliqué, voire bien approfondi, notamment sur la géologie, les rangers sont disponibles et très accueillants.Nous parcourons ensuite les 18 miles qui nous séparent du fond du parc car nous avons choisi d'explorer Devil's Garden avant que la chaleur ne nous écrase.
Nous sommes au départ du trail à 9h25, ce n'est pas tôt, mais tant pis, il y a déjà beaucoup de voitures sur le parking.Sacs au dos, crème solaire, vérification de l'eau (très important) et nous voilà partis.
A l'entrée de Devil's Garden, le matin
Les premiers yards, jusqu'à Pine tree Arch, nous sommes relativement nombreux, puis à mesure que nous avançons, nous nous retrouvons presque seuls, alors que le soleil monte dans le bleu azur du ciel de l'Utah et que la chaleur se fait déjà bien sentir.

Le trail est magnifique, mais pas des plus faciles, c'est une alternance de montée sur le slickrock, de passages dans le sable très fin, puis sur un sentier caillouteux.Nous marchons parfois sur une crête arrondie avec du vide de chaque côté, j'adore!!

Les arches naturelles se succèdent, plus élégantes les unes que les autres:Landscape Arch, Partition Arch, Navajo Arch, encore une fois, la nature a fait un sans-faute.

Au bout d'1h30 de marche nous arrivons au bout du trail, c'est Double O Arch, qui nous attend pour nous offrir son ombre protectrice et bienvenue.Cette arche est en fait une superposition de deux petites arches, d'où son nom.Le propre de l'humain étant la curiosité, nous ne résistons pas à l'envie de passer à travers l'arche inférieure pour aller voir derrière:outre la fraîcheur, nous rencontrons deux autres randonneurs qui ont eu la même idée que nous, et nous sommes rejoints par d'autres personnes encore.Nous prenons quelques minutes pour manger quelques biscuits, nous réhydrater et surtout, profiter de l'endroit superbe, entourés de roche ocre parsemée d'une pauvre végétation.



Nous repartons non sans avoir jeté un coup d'oeil à travers Double O à un monolithe à l'allure un peu inquiétante (et qui porte bien son nom!):Dark Angel, un rocher de couleur noire qui semble planté là depuis toujours.

Nous décidons de repartir par le même chemin et de ne pas faire la boucle par Primitive Trail car elle est réputée ardue.
Le retour nous semble rapide, le paysage en sens inverse est toujours grandiose et nous croisons beaucoup plus de monde, lorsque nous arrivons au parking celui-ci est bondé, il n'y a plus une place, et pas question de se garer sur le bas-côté, les rangers veillent!

Il est 12h30, il fait 87°(30,5°C) nous reprenons la voiture pour revenir vers l'entrée du parc et nous nous arrêtons au parking des Windows.Nous partons pour une courte marche vers ces deux arches juxtaposées que nous atteignons non sans mal, la fatigue de la précédente rando ainsi que la chaleur se font bien sentir.Nous restons sous les Windows un petit moment, il y a beaucoup de monde avec nous, mais nous nous avouons vaincus, incapables de continuer, nous décidons de redescendre à Moab.
Quelques courses au City Market, puis nous regagnons l'hôtel pour une petite sieste réparatrice pendant les heures les plus chaudes, il fait 98°F(36,5°C).
Nous nous réveillons au bout d'une heure, trop tard pour nous rafraîchir dans la piscine, bon, ce n'est pas grave, nous allons acheter des sandwichs pour le soir et nous flânons un peu dans les rues de la ville.A 17h45 nous remontons en voiture, direction le parc d'Arches pour la 2ème fois aujourd'hui, car nous avons rendez-vous avec le joyau d'Arches, le symbole de l'Utah:Delicate Arch, la bien-nommée.
Nous nous garons à 19h00 sur le (trop!) petit parking du départ de la randonnée.L'intérêt de la promenade est de contempler Delicate Arch au sunset, c'est pourquoi il faut partir assez tôt pour être sûr d'y être juste au couchant et aussi... pour trouver une place sur le parking (merci encore OuestUSA.fr)!Nous empruntons le sentier bien balisé, loin d'être seuls, cependant sans entendre une parole.En levant la tête on aperçoit plus loin les randonneurs qui nous précèdent gravir lentement le slickrock comme en procession.

Le chemin est facile, nous avançons d'un bon pas jusqu'au slickrock, et là, ça se corse, il faut grimper une pente assez raide sur une distance importante.

Nous soufflons arrivés au sommet, mais il faut continuer, nous retrouvons le sentier qui serpente entre les rochers, tantôt dans du sable mou, tantôt sur le rocher.

Nous approchons maintenant une corniche, extraordinaire chemin à flanc de montagne, le soleil est bien bas maintenant, il illumine la roche rouge qui irradie, nous sentons que nous touchons au but.

Au bout de la corniche, nous sommes saisis par le panorama qui s'offre à nous:Delicate Arch est là, devant nous, élégamment posée au bord de l'abîme, un sentiment d'accomplissement s'empare de nous, nous l'avions rêvé et maintenant réalisé, moment magique de notre voyage.


La nature prévoyante a poussé le raffinement jusqu'à laisser un amphithéâtre naturel creusé dans la roche pour nous permettre de jouir de ce spectacle à couper le souffle.

Il faut dire que nous ne sommes pas seuls, il y a bien autour de nous une centaine de personnes appareil photo en main, trépied installé pour prendre le cliché ultime, lorsque les derniers rayons de l'astre du jour éclaireront la perle de l'Utah.

Nous profitons au maximum nous aussi, au milieu de ces gens de toutes nationalités venus admirer Delicate Arch.Certains se font photographier sous l'arche, déclenchant assez vite une vive protestation de la part des amateurs de la photo parfaite.Nous y restons un bon moment, personne n'a envie de redescendre, il faut quand même s'y résoudre lorsque le soleil s'est couché.

Nous reprenons alors le chemin du retour et nous croisons des randonneurs qui montent alors que la nuit est toute proche, et qu'il n'est pas possible de retrouver son chemin dans l'obscurité.Bon, normalement ils savent ce qu'ils font, alors...
La descente s'avère beaucoup plus facile, en 45 minutes nous sommes de retour au parking alors qu'il fait quasiment nuit.Nous jetons un dernier regard derrière nous, puis nous quittons le parc à la lumière des phares, l'obscurité est maintenant totale alors que nous retournons à Moab.
Mercredi 30 juin : Lever à 6h!!Petit déjeuner rapide à l'Inca inn, de toutes façons la salle est petite, il faut y arriver tôt, car bien sûr, tout le monde arrive à la même heure pour partir en randonnée.Nous nous promettons de mieux nous organiser le matin car il est déjà 8h lorsque nous quittons l'hôtel, nous ne sommes pas tôt!
Nous prenons la 191 vers le nord puis nous bifurquons à gauche direction le parc de Canyonlands, Island in the Sky(j'adore ce nom!).Encore une fois le temps est superbe, il fait 76°(24,5°C) lorsque nous arrivons à 8h45 sur le parking de départ de la toute petite randonnée de Mesa Arch.Nous empruntons le petit sentier qui monte légèrement puis contourne une petite butte et enfin nous amène à Mesa Arch, une jolie arche posée au bord de l'abîme qui a la particularité d'accrocher la lumière du soleil levant, et...oui! il est encore temps, nous courons jusqu'à elle, juste à temps pour admirer le dessous de l'arche éclairé.


Bon, c'est sûr, une heure plus tôt aurait été certainement mieux, mais le spectacle est encore au rendez-vous, c'est magnifique et en plus nous sommes seuls!L'arche est un vrai entonnoir pour le vent qui remonte la pente et se renforce en passant à travers à tel point qu'il est difficile de tenir à côté.Une famille américaine arrive, et comme souvent, le père nous propose spontanément de nous prendre en photo devant Mesa Arch, ce que nous acceptons avec plaisir!Nous discutons quelques minutes avec eux, puis nous les laissons à leur contemplation, car pour nous, la journée ne fait que commencer.
Retour au parking, un petit parcours en voiture nous amène au parking de White Rim, c'est une randonnée qui longe sur sa plus grande partie une falaise abrupte laissant le regard accrocher plus bas le fameux « white rim », la rive blanche, qui suit le fleuve Colorado creusant un chemin tortueux dans le plateau rocheux.Le chemin débouche au bout d'une demi heure sur un cul-de-sac au bord de la falaise, où nous apercevons au loin le fleuve apportant une note de fraîcheur dans le désert environnant.

Nous faisons demi-tour alors que la chaleur commence à se faire sentir et nous apprécions les endroits où le vent arrive jusqu'à nous.Sur le parking, un ranger a disposé un panneau indiquant l'heure de sa prochaine « conférence en plein air », dommage c'est un peu tard pour nous, mais ça aurait pu être très intéressant.Nous décidons alors d'aller au point de départ de notre prochaine rando:Grand View Trail.Petit pique nique sur les tables mises à disposition, et bonne surprise, les yaourts que nous avons apportés dans notre sac à dos isotherme sont restés très frais malgré la chaleur.Quel luxe de pouvoir les déguster ainsi dans un tel endroit!Nous ne traînons pas au pique nique car nous sommes attaqués par des insectes volants, genre moustiques, qui ne veulent pas nous lâcher!
Alors nous partons pour Grandview Point sur un chemin caillouteux un peu accidenté.Partout dans l'Ouest, mais en particulier ici car le terrain nous paraît favorable, nous faisons attention où nous mettons les pieds, car il peut y avoir des rattlesnakes, et nous n'avons pas envie de marcher sur la queue d'un specimen, même si c'est assez rare et que ce sont des animaux timides avant tout!Nous arrivons à Grandview Point un peu fatigués, le soleil est maintenant au plus haut, la chaleur est écrasante.Le site est grandiose, c'est un promontoire avec une vue exceptionnelle sur le plateau en dessous et nous allons au point le plus loin en sautant de rocher en rocher.

Nous nous mettons ensuite à l'ombre pour une petite pause bien méritée, encore une fois nous sommes seuls, c'est ce que nous apprécions dans Canyonlands, ce n'est jamais la foule!

Le retour se fait agréablement au milieu d'une végétation très clairsemée de type méditerranéenne, sans croiser beaucoup de monde.Nous quittons le parking pour nous rendre un peu plus loin, nous avons choisi de faire une petite balade sur le dos de la baleine:Whale Rock.
C'est en fait un énorme rocher de couleur ocre, d'une quinzaine de mètres de hauteur aux formes arrondies sur lequel nous allons grimper.La première partie se fait sans problème sur du slickrock et un sentier classique, jusqu'à une pente rocheuse très abrupte devant laquelle nous hésitons.Bon, pas le choix, il faut l'escalader...à quatre pattes, impossible de faire autrement!
Arrivés au sommet, nous retrouvons un vent à décorner les bisons(!) qui nous fait progresser prudemment, car ce n'est pas facile de garder son équilibre, et le bord n'est jamais loin!Le point de vue est très beau, nous embrassons d'un regard une grande partie d'Island in the Sky, une famille pique-nique au sommet tout en profitant du paysage, alors que nous marchons sur tout le pourtour du « dos de la baleine ».

A présent il faut redescendre, oui mais par où?!La seule voie possible semble être celle que nous avons emprunté pour l'aller, mais la pente est trop raide?!C'est alors qu'un groupe de rangers arrive au sommet, nous les avions vus, car au parking ils avaient garé leur énorme Chevrolet Suburban à côté de notre petit Ford Escape.Je décide d'aller leur demander quel est le chemin le moins risqué, et ils nous indiquent, le geste accompagnant la parole, un endroit de la pente un tout petit peu moins abrupt que nous pouvons descendre en faisant de petits lacets.Merci encore les rangers!

Nous rions encore de cette petite balade un peu insolite en arrivant à la voiture vingt minutes plus tard!
L'apr��s midi est bien entamée lorsque nous quittons le parc, non sans s'être arrêté au visitor center, toujours très intéressant.Au lieu de retourner de suite à Moab, nous tournons vers le petit parc de Dead Horse Point.Comme d'habitude, un petit arrêt au visitor center, qui nous apprend que, durant la conquête de l'Ouest, les cowboys utilisaient les anfractuosités au bas des falaises pour créer des enclos naturels pour capturer et parquer des chevaux sauvages.C'est ainsi que fit un jour un cowboy, puis, il oublia le troupeau dans son enclos, les animaux abandonnés sans ressources moururent les uns après les autres.Véridique ou pas?Toujours est-il que cette légende a créé le nom de ce state park:Dead Horse Point.
Nous nous garons plus loin, puis nous cheminons tranquillement le long de la rim, c'est très facile, le large chemin est goudronné pour permettre le passage des fauteuils roulants.Encore une fois c'est un endroit d'une grande beauté, le Colorado passe presque au pied de la falaise, la roche rouge est éclatante et contraste fortement avec le bleu azur des bassins de potasse sur la gauche.nous regrettons de n'avoir pas réservé plus de temps pour ce parc car il est plus grand qu'il n'y paraît.Tant pis!Il est temps de prendre le chemin du retour car nous avons encore une heure de route jusqu'à Moab.Pour la petite histoire, c'est ici qu'a été tournée la scène d'ouverture du film Mission impossible 2, lorsque Ethan Hunt alias Tom Cruise, reçoit son ordre de mission alors qu'il escalade la spectaculaire falaise.


Une fois rentrés, bien fatigués, il faut le dire, nous décidons d'aller dîner à La Hacienda, le restau mexicain juste à côté de l'Inca Inn là où nous avons mangé deux jours plus tôt.Le patron, un colosse très très sympathique nous reconnaît et se met à discuter avec nous.A côté de nous, quatre jeunes locaux commandent puis mettent moins de 10 minutes à manger, emportent ce qui reste dans le même « doggy bag » et s'en vont!Etonnant!
Nous nous régalons encore une fois des salades mexicaines servies dans des galettes de maïs légères et croustillantes, un délice!Nous sortons lorsque le patron nous demande si nous revenons le lendemain, hélas, nous partons alors non, mais peut-être l'année prochaine!!Nous l'assurons également de faire de la pub pour son restaurant, excellent et pas cher, (voilà c'est fait!) il est ravi et nous souhaite une bonne fin de séjour aux US!

Jeudi 1er juillet 2010 :Lever à 6h30, puis départ de Moab à 8h par la belle route 128 qui longe le Colorado dévoilant au passage quelques plages de sable fin sur le bord et toujours entourée de roche rouge.Le changement de décor est radical lorsque nous tournons sur l'I70, l'Interstate qui vient de Denver est très monotone, son seul intérêt est de nous faire filer vers l'Ouest à la vitesse très honorable de 75mph(120km/h)!
Enfin nous laissons cette Interstate pour nous engager sur la petite UT 24 qui nous conduit doucement à notre destination juste à côté de Goblin Valley, c'est Little Wild Horse Canyon où nous arrivons en fin de matinée.Ce canyon est un « slot » comme nous les aimons, c'est même une référence en la matière, par contre, j'aurais souhaité connaître l'origine de ce nom, mais je n'ai trouvé personne pour me la communiquer, on va alors s'arrêter au fait qu'il porte un joli nom!
Après avoir signé le classique registre, nous voilà partis pour un aller retour de 3h normalement dans le canyon.La première partie nous fait emprunter un wash, très facile jusqu'à l'entrée proprement dite du canyon que nous atteignons en 10 minutes, et là, premier problème:nous sommes face à une roche de plus de 2m de hauteur, lisse comme les parois autour, pas question d'escalader.Nous doutons, l'entrée est-elle par ici?Il n'y a pas d'indication ni de cairn pour nous aider.Nous décidons de revenir sur nos pas, c'est alors que nous trouvons la solution (bon sang mais c'est bien sûr!!), il suffit de monter sur la pente rocheuse à la sortie du wash, puis de redescendre dans le canyon en contournant la roche abrupte et le tour est joué!C'est ce que nous faisons et 3 minutes plus tard nous retrouvons le fond sablonneux canalisé par les parois.
C'est par là l'entrée de Little Wild Horse Canyon
La suite de la progression se fait sans aucun problème, nous marchons même plutôt vite, nous rencontrons des passages très larges suivis de long passages très étroits, où parfois, nous devons nous mettre de côté ou bien marcher avec le corps incliné à gauche ou à droite, grimper sur des rochers en s'aidant des parois, c'est très fun et nous sommes vraiment ravis de la balade!


Nous rejoignons trois américains dont l'un observe les oiseaux qui nichent sur les hautes parois à l'aide d'une lunette sur trépied, puis nous dépassons une famille suisse-allemande avec laquelle nous discutons quelques instants, c'est ça aussi (et surtout!) les voyages.
Plus loin, alors que le canyon s'est élargi, nous marchons depuis environ 1h30 lorsque nous faisons notre pause pique-nique assis sur des rochers.Nous remarquons alors que le ciel s'est assombri, ce qui nous inquiète un peu, car nous craignons l'orage.C'est alors que nos trois américains amateurs d'oiseaux arrivent, nous leur demandons s'ils sont de l'Utah et s'ils savent s'il y a une menace d'orage ou pas:oui, il habitent l'Utah, mais non ils ne savent pas plus que nous s'il va pleuvoir ou pas!Bon, nous voilà plus avancés!Le plus jeune d'entre eux ajoute quand même qu'il n'est pas tranquille et qu'ils vont rebrousser chemin, ce qu'ils font tout de suite après nous avoir salués chaleureusement.Le problème c'est que nous n'avons pas envie de faire demi-tour maintenant, nous voulons toujours voir ce qu'il y a derrière le prochain virage, la roche suivante à grimper, ...alors... nous continuons un bon quart d'heure!Nous ne savons pas si nous sommes au bout du canyon, il est très large maintenant, il n'y a aucune indication, mais le ciel est très sombre et le vent se lève.Le fait d'être complètement seuls dans cet endroit si isolé à presque deux heures de marche de notre voiture avec un temps qui se dégrade, nous fait retourner sur nos pas, à regrets, nous aurions souhaité continuer, mais bon, il faut être raisonnable.Le retour est tout aussi intéressant, nous découvrons Little Wild Horse dans l'autre sens, c'est comme si c'était un nouveau canyon.Nous prenons plus le temps d'observer le travail de l'eau sur la roche et de faire des photos.

Nous ne croisons personne, excepté une famille américaine dont nous aidons les ados à passer un enchevêtrement de rochers, nous restons alors échanger un moment avec eux, les parents s'expriment en Français sans aucun accent, à tel point que nous leur demandons s'ils sont Américains:oui nous répondent-ils, ils habitent Provo près de Salt Lake City, mais ils ont vécu plusieurs années à Paris et Bordeaux, ceci explique celà!Nous repartons d'un bon pas après ce moment très sympa, mais nous sommes moins inquiets par rapport au temps car le soleil est revenu, nous le voyons lorsque le canyon s'élargit, mais la chaleur est lourde et suffocante.Nous arrivons à la voiture à 16h30, enchantés de cette superbe rando, car oui, on adore les « slots », définitivement!
Nous prenons la voiture, il fait 96°(35,5°C) et nous quittons la piste pour reprendre l'US 24 vers le sud, sans visiter Goblin Valley qui est juste à côté, mais bon, il faut faire des choix!La route est assez monotone jusqu'à l'approche de notre prochaine étape, c'est Fruita une petite oasis de verdure nichée au coeur d'un massif de roche rouge et ocre, traversée par une petite rivière dans le parc de Capitol Reef.Un petit arrêt d'abord pour observer les pétroglyphes inscrits dans la roche par d'anciens habitants du lieu, puis nous arrivons à la charmante et toute petite école bâtie par les Mormons pour les enfants de Fruita.Un enregistrement sonore nous permet d'écouter la dernière institutrice raconter sa vie de tous les jours, car l'école est fermée, nous ne pourrons pas la visiter, seulement regarder par les vitres l'intérieur sobre avec les pupitres en bois, le bureau surélevé, le tableau noir et le poêle au milieu de la pièce, qui est là pour nous rappeler que l'hiver est très froid ici, bien qu'aujourd'hui il fasse très chaud.

En repartant, nous laissons passer un petit bambi qui semble perdu.Ici, les animaux sont en liberté complète, il y a des elks, des chiens de prairie, des marmottes et nous sommes sur leur territoire!Nous le prenons en photo mais nous ne pouvons rien pour lui, mais sa mère va sans doute le retrouver très vite.Nous allons voir le camping abrité par des grands arbres et nous retrouvons là les elks tranquilles au milieu des tentes et des camping-cars, nous pouvons les approcher, ils sont habitués à la présence humaine...


19h arrive, nous sommes un peu loin de tout dans cette oasis paisible, mais il nous faut rejoindre notre hôtel à quelques miles de là.Peu de temps après nous nous garons sur le parking de notre hôtel, le Rim Rock Inn, et là, nous sommes subjugués par la beauté du lieu.Le Rim Rock est un petit hôtel en longueur, construit en bois au beau milieu de nulle part:il faut voir les reliefs rocheux derrière, majestueux, les badlands autour balayés par le vent qui fait se lever la poussière, c'est un vrai décor de western comme on les imagine, et on y est!Nous nous enregistrons et la réceptionniste nous indique le restaurant de l'hôtel pour dîner.Nous nous y rendons à 19h30 (les Américains mangent tôt!), il n'y a pas beaucoup de monde, la salle à manger est complètement vitrée et donne à contempler ce paysage fabuleux.Comme partout aux US, la jeune serveuse est très souriante et très attentionnée, nous commandons la spécialité maison, le Rim Rock chicken, un poulet rôti avec du miel, délicieux, nous nous régalons autant du repas que de la vue.Nous passons un très bon moment, puis nous sortons alors que la nuit tombe, il fait encore chaud, c'est le silence, on a l'impression d'être un peu seuls au monde, il n'y a que l'impersonnel Best Western de l'autre côté de la route qui joue l'intrus, dommage!!

Le restaurant du Rim Rock Inn
Vendredi 2 juillet 2010 :Lever à 6h30, nous mangeons le petit-déjeuner continental de l'hôtel pour ne pas perdre du temps en allant à Torrey, puis nous repartons vers Fruita pour une randonnée.Nous quittons à regret le Rim Rock qui restera le gros coup de coeur de toutes les nuitées de notre séjour, de par son charme qui sentait si bon le wild wild West.De retour à Fruita sous un soleil radieux, nous attaquons la rando de Cohab Canyon à 8h45 dans une fraîcheur toute relative, il fait 74°F(23°C).La première partie grimpe dur, en lacet à flanc de colline pour rejoindre ce fameux Cohab Canyon.En se retournant, on a une vue globale de l'oasis, avec la ferme, l'école, la maison d'habitation et le camping.

Le contraste entre la verdure des pâturages et des vergers touffus et l'aridité de la roche alentour est saisissant, les Mormons ont bien choisi et bien valorisé cet endroit...Arrivés sur le plateau, nous nous enfonçons dans le canyon, qui est très large.La progression est facile, le sentier est plat et le sol est sablonneux.


Il est joli ce canyon, mais à côté de ce que nous avons vu les derniers jours, il fait figure de « petit ».Nous arrivons à l'embranchement de Frying Pan, une fois de plus la légende raconte que c'est par ce chemin que Butch Cassidy le célèbre hors-la-loi, a fui jusqu'à une arche naturelle qui lui servait d'abri:personne ne l'a jamais retrouvé.Nous n'avons pas le temps d'y aller, alors nous continuons vers la sortie de Cohab Canyon.Nous en atteignons l'extrémité après un peu plus d'une heure de marche, c'est la route UT 24 par laquelle nous sommes arrivés hier.Le point de vue est quelconque, alors nous ne mettons pas longtemps à repartir.Le chemin inverse est, bien sûr, tout aussi facile et nous sommes à la voiture à 10h30.De là nous prend l'envie de visiter la maison-musée d'une famille de Mormons dans les années 1920 (je crois!), juste à côté.Nous la visitons pièce par pièce, c'est assez intéressant à voir, car tout le mobilier occupe encore la maison avec les vêtements, la vaisselle, les ustensiles de tous les jours...Dans la cuisine se tient une dame, et surprise, dans tous les meubles autour d'elle sont posés des gâteaux et autres confiseries, des pots de confiture, de miel...c'est en fait la boutique du musée!!Nous ne résistons pas à l'envie et nous lui achetons des scones à la myrtille qui ont l'air délicieux, ce sera pour plus tard dans la journée.En sortant de la maison nous décidons d'aller jeter un oeil aux vergers pas loin.Il suffit de pousser le portail, de prendre une échelle, de se servir en fruits dans les arbres puis de les peser et enfin de verser dans une boîte l'argent correspondant à la quantité de fruits, le tout sans que personne ne soit là, nous savons juste le nom du propriétaire grâce au panneau à l'entrée.La confiance n'est pas un vain mot aux USA!!

Un petit aller-retour sur la scenic road (qui ne nous laisse pas un souvenir impérissable) et nous reprenons l'UT 24 vers le sud, cette fois nous quittons Capitol Reef.

De l'environnement désertique nous passons rapidement à un paysage de montagne au fur et à mesure que la route s'élève.Les sapins et autres arbres d'altitude deviennent alors nos compagnons, nous traversons de grandes étendues boisées et très faiblement habitées.Nous nous arrêtons pour pique- niquer alors que nous avons bien entamé l'interminable descente sur Boulder.Arrivés là nous tournons à gauche pour nous engager dans l'une des plus belles pistes de l'Ouest:la Burr Trail.Bitumée au départ, elle serpente doucement dans un paysage à nouveau aride, à la végétation éparse.Nous arrivons assez vite à Long Canyon, la piste se retrouve alors canalisée entre deux hautes parois de roche ocre pour déboucher plus loin sur des badlands colorés qui portent vraiment bien leur nom!A présent, le bitume a disparu, nous roulons dans la poussière mais le paysage qui s'offre à nous est toujours fabuleux.

Nous avons prévu de réaliser la rando de Strike Valley Overlook, mais nous passons devant l'accès sans nous en rendre compte.Nous voilà à un col avec devant nous les fameux switchbacks (lacets) qui vont nous faire descendre au fond de la vallée, non sans stress!De là, nous décidons de prendre la Nottom Road vers le nord, puis après quelques minutes, il faut se rendre à l'évidence, on s'est planté!Allez, demi-tour sur la Nottom, puis ascension des switchbacks, une voiture descend à tombeau ouvert, nous nous rangeons prêts à protester lorsque nous lisons « Sherif » sur sa portière, il nous recouvre de poussière en passant, bon, on ne va rien dire mais on en pense pas moins!!
Peu de temps après, nous trouvons enfin la route du parking, c'est indiqué Upper Muley Twist Canyon, c'est ce qui nous a induit en erreur.Ce n'est pas grave, nous commençons quand même la rando après avoir émargé sur le cahier au parking.Nous tenons à la faire car la vue sur le Waterpocket Fold est simplement magnifique et à ne pas rater, nous sommes prévenus(n'est-ce pas Alain-Pierre?!).Nous pressons le pas, la marche est très facile car c'est une piste empruntable par des 4*4.


En chemin nous nous souvenons des scones de Fruita et nous nous offrons un petit goûter bien sympa sur les rochers.Nous continuons et malheureusement le temps se gâte très vite, des nuages d'orage approchent et le vent se lève.Lorsque les premières gouttes arrivent nous décidons à contrecoeur de rebrousser chemin, sans être allé jusqu'au bout ce ne serait pas prudent, mais nous sommes quand même déçus, quel dommage!Bon, on ne va pas se plaindre, le paysage est toujours superbe, alors...
A cause de notre erreur nous ne sommes pas en avance lorsque nous quittons le parking d'Upper Muley Twist Canyon.Le chemin du retour sur la Burr Trail se passe très bien et les nuages ont disparu, c'est rageant!!Nous rejoignons la fameuse UT 12 qui doit nous mener à Cannonville, notre étape de ce soir.Cette route est grandiose, elle traverse d'immenses espaces en se jouant des reliefs, on dirait qu'elle surfe sur la roche:par moments nous roulons sur une crête à 2 mètres du précipice d'un côté et de l'autre, puis nous e ntamons une descente prononcée à flanc de massif avant de remonter tout aussi vite alors que le soleil couchant nous accompagne.La route se termine tranquillement en traversant quelques forêts paisibles en plaine.Nous arrivons à Cannonville, une toute petite bourgade, vers 19h nous y avons réservé une chambre au Grand Staircase Inn qui fait hôtel, restaurant, épicerie, station service!Fatigués de notre journée, nous décidons de laisser la voiture et de pique-niquer dans la chambre avec ce que nous trouverons à l'épicerie.Nous avons envie de déguster une bière bien fraîche mais nous avons beau chercher partout dans l'immense mur de vitrines remplies de boissons, il n'y a pas l'ombre d'une cannette.C'est alors que nous comprenons:nous sommes en Utah et la consommation d'alcool est très réglementée, les abus fortement punis, nous ne trouverons pas la Bud que nous cherchions.Bon, eh bien on va se contenter d'un Pepsi alors!!
Samedi 03 juillet 2010 :Lever à 6h30 pour notre dernier jour de visite...Nous attendons l'employée de l'hôtel qui est en retard pour ouvrir la petite salle attenante à l'épicerie où sont servis les petit-déjeuners...Nous en profitons pour discuter avec un couple de Français qui viennent de parcourir la Cottonwood Road la veille.Enfin elle arrive, pas de très bonne humeur, nous avalons vite nos quelques tartines, puis nous prenons la route direction Bryce Canyon à ½ heure de là, le soleil est avec nous mais il fait assez frais:58°F(14,5°C).
Nous avons déjà visité Bryce mais ce parc est si fabuleux que nous avons décidé d'y repasser cette année.Nous nous garons sur le parking de Sunset point, puis nous descendons dans l'amphithéâtre par le début du trail de Navajo Loop que nous allons prolonger par Queens Garden Trail, la partie Wall Street étant fermée.La magie du plus beau parc de l'Ouest (à notre avis!) opére tout de suite:le sentier louvoie entre les hoodoos, ces fameuses cheminées de fées, vient cotoyer des parois abruptes de roches d'une couleur orange pastel très douce, enfin, se déroule franchement arrivé au fond du canyon où il nous fait découvrir la maigre végétation établie là.

De petits écureuils très curieux nous accompagnent en bondissant d'arbuste en arbuste, assurant le spectacle en grignotant aidés de leurs deux pattes avant.

Nous levons la tête tout en cheminant, l'amphithéâtre de Bryce se découvre maintenant dans toute sa splendeur, ses formes délicatement dentelées se découpent sur le bleu azur profond du ciel de l'Utah.Fabuleux, je vous dis!!



Nous sommes en milieu de matinée, la température est parfaite pour randonner et, bien que nous soyons samedi nous rencontrons peu de gens.Deux heures après notre départ de Sunset Point, le sentier commence à remonter, signe que nous approchons de Sunrise Point et de la fin de la ballade.Au fur et à mesure de l'ascension, nous croisons de plus en plus de monde et de plus en plus bruyant.Nous sommes toujours sidérés de constater qu'énormément de gens s'aventurent dans le canyon chaussés de simples tongs qui font trébucher au moindre caillou, et surtout sans une bouteille d'eau.
Nous restons un moment au bord de la rim à contempler le paysage qui s'offre à nous.Plus bas, on aperçoit des touristes à dos de mule s'apprêtant à descendre accompagnés d'un guide.

Nous rejoignons alors Sunset Point où nous retrouvons la voiture.N'étant pas décidés à quitter Bryce maintenant, nous décidons de pousser jusqu'à Inspiration Point pour encore profiter du parc.Sur la rim un touriste asiatique déchire un emballage plastique, c'est alors qu'un écureuil vif comme l'éclair lui saute dessus, grimpe le long de son pantalon, pour s'apercevoir, déception totale, qu'il s'agissait d'un emballage de piles et non de nourriture!Décidément pas farouches ces petites bêtes!
Inspiration Point porte bien son nom, très fréquenté, il reste sans doute le plus beau point de vue de Bryce.Nous retournons à regrets à la voiture où un Américain nous demande si nous avons traversé tout le pays en voiture au vu de l'état de notre calandre pleine d'insectes écrasés!

En quittant Bryce nous nous arrêtons brièvement au visitor center, il y a beaucoup de monde maintenant car il est presque midi.C'est alors que nous découvrons toutes les affiches collées un peu partout jusque sur la porte des toilettes indiquant que des serpents à sonnettes ont été aperçus près des sentiers, appelant à la plus grande prudence et recommandant de ne pas s'éloigner du trail!Nous éprouvons un petit sentiment de crainte rétrospective, en même temps qu'une petite pensée pour tous les gens qui se promenaient en tongs!!
Cette fois il faut partir, nous reviendrons peut-être randonner sur Fairyland Loop Trail, mais ce sera une autre fois.
Sortant de Bryce, la roche ocre ne veut pas non plus nous quitter, la jolie route de Red Canyon se charge de nous dire au revoir, avant de laisser place brutalement à un paysage verdoyant de prairie à l'horizon lointain...
La route de Zion étant en travaux, pour ne risquer de perdre du temps nous bifurquons vers l'Ouest en direction de Cedar City par une petite route de montagne assez tortueuse.Ce doit être le pays du quad car nous en apercevons des dizaines sur des pistes qui leur semblent dédiées au beau milieu d'un très grand massif de conifères.
A Cedar City nous trouvons par hasard une station de lavage de voiture qui nous permet de laver notre Ford Escape car nous devons le rendre ce soir à Las Vegas.Nous empruntons maintenant le long et monotone ruban goudronné de l'I-15, l'interstate qui file droit vers le sud sur Sin City.A St George nous achetons un petit pique-nique au Walmart, pas de table en vue nous nous mettons alors à manger à l'ombre de notre voiture sur le parking car nous avons récupéré à nouveau la terrible chaleur du désert, il fait 100°F(38°C)!

A une heure de route de Las Vegas, nous tournons à gauche pour l'ultime visite de notre séjour:Valley of Fire.Ce parc porte très bien son nom car en effet, c'est une fournaise qui nous attend lorsque nous arrivons au visitor center, il fait 106°F(41°C).L'environnement est exclusivement minéral, presqu'aucune plante ne peut survivre ici, mais encore une fois les formations rocheuses y sont magnifiques, mêlant le rouge, l'ocre, le chocolat et même le crème en une superbe palette comme seule la nature sait le faire.



Nous avions prévu de parcourir la petite rando de White Domes mais au vu des conditions extrêmes rencontrées, nous pensons qu'il est plus prudent de visiter le parc en voiture!
Après une petite heure à rouler à vitesse réduite pour admirer le paysage, nous reprenons la route de Vegas, accompagnés par un vent puissant et brûlant.
Nous arrivons sans encombre à notre hôtel à côté de l'aéroport Mc Carran malgré la circulation, très dense car nous sommes samedi soir.Nous déposons notre voiture chez Alamo où, comme d'habitude c'est très rapide et on ne nous demande absolument rien.Un petit regard à notre vaillant Ford Escape qui nous a transporté durant les 2700 miles de notre parcours sur toutes sortes de routes, puis nous allons attendre la navette de courtoisie de l'hôtel.Un petit malentendu nous fait perdre quand même une heure nous n'avions pas bien compris l'endroit exact où elle nous attendait, quand nous la rejoignons, le chauffeur nous dit qu'il est venu 3 fois nous chercher!Oups!!
A cause de ce contretemps il fait nuit lorsque nous arrivons à l'hôtel La Quinta et nous n'avons pas mangé.Le Starbucks de l'autre côté de la route nous tend les bras, c'est là où nous irons dîner, assez rapidement car nous sommes très fatigués.Le reste de la soirée se passe à se battre avec les bagages pour essayer de tout caser, nous avons fait quelques achats quand même, et demain c'est le retour.
Dimanche 4 juillet 2010:Lever à 5h, la nuit a été très courte!Aujourd'hui c'est la fête nationale, mais pour nous c'est le départ.La navette nous amène à Mc Carran à 6h30 où nous embarquons pour notre vol sur Southwest à 8h30 pour San Francisco.Au revoir Las Vegas!Quelques mails expédiés vite fait depuis la salle d'embarquement, nous montons à bord très vite et l'avion décolle aussi sec, low cost oblige!Un dernier regard au Mandalay Bay, Sin City s'éloigne dans la belle lumière du matin, puis c'est le désert, la montagne, enneigée parfois et enfin l'atterrissage presque dans la mer à San Francisco.
Nous avons 5 h à passer dans le terminal, c'est long, nous en profitons pour manger une dernière fois chez Lorie's Dinner (dans le terminal international) un hamburger frites avec un grand coca glacé, of course!!

Enfin, nous montons dans le grand 747 qui nous ramène à Roissy après un vol sans histoire, encore 5 h d'attente dans l'indigent terminal 2G et c'est le retour à Brest où nous attend notre ami Bernard, toujours avec son grand sourire, pour nous ramener dans le Sud-Finistère où l'été commence...Au revoir les USA, à l'année prochaine peut-être!
Epilogue:A la suite de ce périple, nous avons resigné pour un troisième voyage dans l'Ouest américain en juin 2011 au départ et à l'arrivée de Denver, CO, en passant par le Yellowstone et, encore et toujours, la roche rouge de l'Arizona et de l'Utah.Pas eu le temps de réaliser un carnet que nous sommes déjà repartis aux US en juin 2012 pour une première visite à New York, puis le Southwest à nouveau, carnet à venir courant octobre ou novembre 2012...
Ce texte a pour seul but de faire partager au plus grand nombre notre vécu dans cette partie du monde, et pourquoi pas, de donner l'envie d'y aller...
Nous tenons également à remercier très chaleureusement tous les membres de ce forum pour nous avoir permis de préparer notre séjour et en particulier:
aquilegia, bastinj, berenberg, cendryon, charlene1818, fabienneCA, frisoulette, Isap29, ITAT, JPEG13, krikri6792, lanfeust77, laurence49b, leSpartiate, le tigre, madikera,
Max68, Panisse, Papj59, pitimerguez, PSI31, roadtrippin, Sedonax, USAfan, Vazyvite, Virginath, Vnoa, Wavemaster, ...
Mille mercis pour leurs infos incontournables à Laurence et Dominique pour le site roadtrippin ainsi bien sûr qu'à Philippe et Thierry pour OuestUSA.fr.
NOTRE ROAD TRIP AU PAYS DE L'ONCLE SAM EN JUIN 2010:DE L'OUEST ARMORICAIN A L'OUEST AMERICAIN, SAN FRANCISCO ET LE GRAND CIRCLE
Dimanche 20 juin 2010:3 H15 le matin:Le réveil sonne mais nous sommes déjà éveillés, car ce matin nous repartons vers une destination fantastique:l'Ouest américain!!L'impatience liée au départ nous fait avaler très vite notre petit-déjeuner léger, nous sourions à l'idée de dîner ce soir à San Francisco.Pour nous, le début du voyage c'est déjà le moment où nous fermons la porte de la maison derrière nous.4H30:notre fidèle ami Bernard est pile à l'heure avec son dynamisme habituel pour nous amener à l'aéroport de Brest, première étape de notre périple, nous lui donnons une carte annotée qui lui permettra de nous situer jour après jour sur notre circuit.Nous traversons la campagne bretonne endormie, puis, 40 mn plus tard, se dessine dans l'aube naissante la silhouette caractéristique du très récent aéroport de la cité du Ponant, vision magique car presque toujours synonyme, pour nous, de porte d'entrée vers la découverte.Après avoir pris congé de notre ami, (surtout de l'avoir remercié de s'être levé si tôt pour nous!!), nous voici dans l'avion qui nous mène, d'un saut de puce de 55 mn, à Roissy où, 1H30 plus tard, nous nous asseyons dans le puissant Boeing 747 pour 11 H de vol vers San Francisco.Le vol se déroule tranquillement, nous discutons avec notre voisine, une Californienne de Sunny Valley très dynamique et sympathique (sa plus grande crainte est de ne pas réussir à faire passer à la douane américaine le camembert Le Rustique, qu'elle adore, acheté à Paris et caché dans son sac, ce qui nous fait bien rire!!).Enfin voici le sol américain, il est 13 h, le temps est radieux, l'avion se pose doucement, vite, l'Amérique nous attend!!Le passage devant un officier d'immigration plutôt zélé nous fait un peu stresser, car nous arrivons à la même date que l'an dernier, chose que son ordinateur a du mal à accepter!Après un certain nombre de vérifications et questions précises (Où travaillez-vous?En quoi consiste votre travail?...), nous poussons un ouf de soulagement lorsqu'il nous autorise à passer.Nous récupérons nos bagages sans encombre puis nous dirigeons vers la station de BART(le RER local) afin de nous rendre au centre ville, où nous attend notre chambre d'hôtel dans Sutter Street, à la limite du Financial district.Lorsque nous sortons à Montgomery Station, nous sommes si heureux de retrouver Market Street que nous en oublions la fatigue.
La Transamerica Pyramid veille sur le Financial District 10 mn à pied et nous voici au Galleria Park, un joli hotel de centre ville:personnel accueillant, chambre très propre et bien décorée..Mais nous ne sommes pas là pour rester à l'hôtel, nous posons nos bagages et filons prendre le bus pour nous rendre à Alamo Square, toute première visite de notre voyage.C'est un coin de verdure qui tire son intérêt de sa situation, en hauteur, et surtout des maisons victoriennes très célèbres qui le bordent:les Painted Ladies.Nous y restons une demi heure, le temps d'y flaner un peu au milieu des étudiants et promeneurs du dimanche profitant d'un air printanier, puis nous décidons de descendre dans les rues adjacentes avant de reprendre le bus qui nous ramène à l'hôtel.Diner frugal, nous n'avons pas faim, la fatigue se fait sentir, petite pensée pour la Bretagne où nous étions ce matin, magie du transport aérien, nous nous endormons enchantés de retrouver cette ville que nous aimons tant.
Les très célèbres "Painted Ladies" devant Alamo SquareLundi 21 juin 2010 : Le bruit de la circulation du centre ville, l'effet du décalage horaire et l'excitation liée à l'arrivée aux USA, font que nous sommes levés à 6 H en ce lundi matin.Petit coup d'oeil à travers la fenêtre vers le coin de ciel aperçu entre les bâtiments du Financial District autour:le soleil est levé, il fait très beau.Nous décidons très vite de notre programme:ce matin ce sera la visite de la Coit Tower, puis la traversée du Golden Gate à vélo vers Sausalito et retour en ferry, il nous fallait du soleil pour cela, alors c'est aujourd'hui.Nous avalons une tasse de café dans la chambre, grâce à l'habituelle bouilloire et les sachets de café présents dans la chambre, comme dans tous les hôtels, puis nous sortons et nous dirigeons d'un bon pas vers le restaurant Lorie's Dinner dans Powell Street où nous pourrons prendre le petit déjeuner.Nous croisons une foule d'employés se rendant au travail, un gobelet de café Starbucks à la main.Nous aimons chez Lorie's pour son décor années 50, juke box, distributeur de cigarettes, larges banquettes de moleskine rouge, pompe à essence, le tout d'époque bien entendu, et une armée de serveurs et cuisiniers en tenue rétro avec le calot réglementaire.Bien sûr, nous aimons aussi Lorie' pour ses scrambled eggs and sausages, ses pancakes doubles ou triples et ses hash browns potatoes que nous nous empressons de commander et de dévorer sur fond de musique des fifties, of course!
Lorie's Dinner au matin dans Powell StreetLe petit-déjeuner avalé, nous repartons vers Grant Street pour attraper le bus qui va nous conduire à Washington Square à travers Chinatown, le quartier chinois, (la plus grande ville chinoise hors d'Asie), grâce au Muni pass acheté la veille à l'aéroport qui nous donne accès à tous les transports en commun de la ville (cable car compris).La traversée de Chinatown se fait rapidement dans une succession de petits commerces et restaurants innombrables le long de Grant Avenue pour aboutir à Washington Square où un spectacle insolite mais habituel nous attend:on dirait que toute la communauté chinoise s'est donné rendez-vous pour pratiquer le Taï Chi.
Washington Square, à la limite de ChinatownNous traversons le square et passons devant l'église St Peter and Paul, et nous attaquons la montée vers la Coit Tower.Quelques minutes au pied de la tour pour admirer la vue sur le Pacifique, puis nous achetons nos tickets pour l'ascenseur qui nous mène au sommet, et là, la vue est à couper le souffle sur le Financial District, Lombard Street, Nob Hill, le Fisherman's Wharf.Nous y restons un moment, pour contempler et photographier probablement l'un des plus beaux points de vue sur le centre ville.

Ensuite, nous faisons le tour des fresques du rez-de-chaussée, puis nous commençons la descente vers les célèbres Filbert's steps jusqu'à Levi's Plaza, le siège mondial du fabricant de jeans.Nous nous asseyons quelques instants parmi quelques employés de la firme, l'endroit est très agréable et frais grâce à ses fontaines, ses petits coins de verdure.Nous longeons alors le port vers Fisherman's Wharf, haut lieu (trop!) touristique et passage obligé, car c'est là où nous allons louer les vélos pour traverser le Golden Gate.Nous trouvons sans mal le loueur, car les employés crient sans arrêt « bike the bridge, bike the bridge, d'you wanna bike the bridge??!! »Yes we want!
So let's go!Après un court briefing sur le parcours et les réglages du vélo par les employés, nous voilà partis.Nos premiers coups de pédales nous font passer devant Ghirardelli Square, puis une petite montée au niveau de Fort Mason pour redescendre sur Marina Boulevard qui nous conduit tranquillement à Fort Point via Mason Street.Là nous faisons une petite pause sous le Golden Gate, en compagnie du tacot de Mr Toad's, de quelques Go Cars(ça, c'est pour demain!) et d'une poignée de surfeurs qui profitent de la vague d'entrée de la baie.Nous repartons après quelques minutes, et là, c'est moins drôle, la route se met à monter sérieusement pour se mettre au niveau du pont, alors faut y aller!Nous arrivons bien essouflés à l'entrée du pont, quelques photos sur un petit parking puis nous nous engageons sur le trottoir côté baie puisqu'il est moins de 15 h, au milieu des piétons et des autres vélos.La traversée du Golden Gate est un très bon moment, nous sommes particulièrement réjouis de rouler sur ce si célèbre ouvrage d'art.A la sortie, nous prenons Alexander Avenue pour nous laisser descendre très facilement vers Sausalito que nous connaissons déjà.Nous flanons un peu au bord de l'eau, puis nous décidons d'aller attendre le ferry, et là, surprise, il y a déjà une file impressionnante de cyclistes pied à terre à l'embarcadère.Heureusement, nous n'avons pas trop tardé!

Le ferry quitte Sausalito puis passe derrière l'île d'Alcatraz, en ralentissant, s'il vous plaît, pour nous laisser le temps de filmer le pénitencier, et c'est l'arrivée au Ferry Building.De là, nous longeons pendant quelques minutes le Fisherman's Wharf pour nous retrouver chez Blazzing Saddles, le loueur, où nous rendons les vélos ainsi que les tickets de ferry que nous n'avons pas utilisés car plus cher que sur le bateau (les petits malins!).Nous renonçons à prendre le cable car pour revenir à l'hôtel, car il y a foule comme d'habitude au terminus de Hyde Street, alors tant pis, ce sera retour en bus, c'est moins pittoresque mais plus rapide.Nous passons un peu de temps à flâner dans Market Street, puis nous dînons d'un morceau de pizza avant de rentrer nous coucher fatigués, mais heureux de cette autre journée à San Francisco.

Mardi 22 juin 2010 : Lever à 6h45, puis, comme d'habitude, petit café dans la chambre avant de sortir.Ce matin nous avons décidé de prendre le petit-déjeuner chez Sear's Fine Food dans Powell Street.Quelques minutes à pied et nous y sommes, le restaurant se trouve un peu au delà de Union Square.Nous y entrons et découvrons une immense salle dont toutes les tables semblent occupées, les serveurs courent partout, on entend un brouhaha intense.Une serveuse nous indique notre table et nous tend le menu à la volée avant de courir servir le café à la table d'à côté.La carte des omelettes est impressionnante, comme le reste d'ailleurs!Nous prenons un succulent et copieux petit-déjeuner, avec café à volonté bien sûr, nous sommes aux Etats-Unis!Nous prenons notre temps mais la serveuse vient voir souvent si nous avons fini, c'est un peu l'usine, les tables s'emplissent et sont desservies sans arrêt.Lorsque nous sortons après avoir passé un très bon moment, nous longeons la file impressionnante de clients attendant sur le trottoir une table chez Sear's, contents d'être arrivés à la bonne heure!
Bien maintenant, il est temps d'attaquer le programme de la journée:un coup d'oeil au plan de bus et nous voilà partis à pied vers le Civic Center pour attraper le bus qui va nous mener au coeur du quartier hispanique:Mission.L'hôtel de ville de San Francisco est massif, immense et possède, nous trouvons, quelque chose de parisien avec sa grande coupole grise et dorée.
L'imposant City Hall de San Francisco au Civic CenterQuelques vendeurs de tacos, Mexicains sans doute, discutent entre eux du match Uruguay-Mexique, nous passons tête basse car la France a piteusement perdu le match contre le Mexique plusieurs jours auparavant!!A deux pas du City Hall, voici notre arrêt de bus, nous embarquons dans le 49 jusqu'à la station de la 24ème rue.Nous descendons alors au milieu des petites maisons très colorées et nous engageons dans la 24th Street jusqu'à notre destination:Balmy Alley.C'est une toute petite rue dont toutes les façades, garages, murs sont recouverts de fresques très colorées, la plupart sur le thème de l'immigration.Nous admirons plus particulièrement celle qui s'appelle « la lettre » de par le dessin et surtout son texte en Espagnol bien sûr.En revenant à l'arrêt de bus, nous passons devant d'autres peintures tout aussi belles mais plus espacées.

La lettre:elle travaille dur en Californie, il est resté au pays, elle espère qu'il pourra la rejoindre...

Nous reprenons la ligne 49 encore une fois jusqu'à Fisherman's Wharf, là nous nous dirigeons vers Blazzing's saddles, où nous entendons « d' you wanna bike the bridge? », alors nous répondons « no, we wanna rent a Go Car!! »
Le Go Car c'est cet espèce de petit véhicule à 2 places mû par un moteur de scooter, et qui va nous permettre de découvrir San francisco grâce à son GPS parlant (en Français s'il vous plaît!!) intégré.Après une courte formation, nous voilà partis dans les rues, pas très fiers vu la taille de notre engin à côté des grosses berlines américaines, mais nous rions sans cesse en conduisant car ces véhicules jaunes font le spectacle partout où ils passent.Nous longeons le port vers Fort Point, nous peinons en côte et là nous entendons le GPS: »vous n'auriez jamais pensé que nous y serions arrivés n'est-ce pas ??!! ».Ensuite, direction le Golden Gate, où nous sommes à 2 doigts de prendre la bretelle (le pont est strictement interdit aux Go Car), le GPS s'affole «you're going the wrong way, you're going the wrong way », il ne sait plus s'il doit parler Français ou Anglais alors que nous faisons demi-tour en plein virage!!Encore une crise de rire!!

2 minutes plus tard, nous nous égarons en cherchant Lincoln Boulevard, nous nous arrêtons pour regarder le plan de la ville.Une voiture s'arrête alors à notre hauteur, nous pensons lui demander le chemin, pas de chance il est perdu aussi et nous demande le chemin du Golden Gate, que nous savons lui indiquer!Nous repartons, et enfin, le GPS trouve la route, sauvés!Plus loin, nous passons devant le monument de la Légion d'Honneur, c'est alors qu'un groupe d'officiers de l'US Navy en grand uniforme blanc immaculé, sort d'un bus, les militaires s'empressent tous de sortir leur appareil photo et nous voilà mitraillés, faisant des coucous dans notre petit engin, chose qu'ils n'avaient sans doute jamais vu!!Une crise de rire de plus!!
Le temps change, il fait très frais maintenant, et nos polaires ne sont pas de trop alors que nous traversons le Golden Gate Park.Au croisement avec l'autoroute 101, nous ne savons pas trop où aller, nous démarrons et nous apercevons trop tard que nous nous engageons sur la 101, alors que le GPS nous avait bien dit de faire attention aux files, les filles derrière nous aussi en Go Car font une manoeuvre in extremis pour ne pas nous suivre, tandis que nous nous garons sur le trottoir.Un passant avec son chien nous aperçoit, attache son chien à un arbre et vient aider Liliane à pousser le Go Car, il n'y a pas de marche arrière.Liliane saute dans la voiture, nous remercions le passant et prenons à contresens( bien sûr!!), la bretelle de l'autre côté, alors qu'aucune voiture ne vient.Ouf, nous voilà sauvés, heureusement qu'il n'y avait pas de policeman à l'horizon, car j'ai encore besoin de mon permis pour la suite de notre voyage!Nous traversons alors le quartier branché de Haight Ashbury avec ses boutiques extravagantes, dommage, nous n'avons pas trop le temps de nous y arrêter, ça a l'air très sympa.Le GPS nous propose d'agrandir notre boucle par un passage aux célèbres Twin Peaks pour une magnifique vue sur la ville, mais, au vu du brouillard autour de nous, nous décidons de ne pas y aller.Nous continuons par le Presidio, ex base militaire qui sert aujourd'hui entre autres, de siège à Lucasfilm, la société de production de George Lucas.Le GPS nous accompagne fidèlement en nous racontant l'histoire des différentes parties de la ville.Nous voici arrivés au nord, prêts à descendre, debout sur les freins, la plus connue des rues en pente du pays:Lombard Street.Nous attaquons dare-dare l'enfilade des 8 virages de la pente à 26°, tout en filmant et toujours mitraillés par les touristes présents au milieu des parterres d'hortensias en fleurs, que nous faisons, encore une fois, bien rire!!Il est alors temps de prendre le chemin du retour vers Blazzing's Saddles, où nous quittons à regrets notre petit engin jaune, après 3 heures de circulation à 35 mph maximum dans toute la ville.
Un petit goûter au Starbucks du coin, nous reprenons le bus vers les Yerba Buena Gardens pas loin du Civic Center, très beaux jardins modernes de centre ville, alliance réussie entre les matériaux urbains et les végétaux.Liliane en pince pour le joli manège à chevaux de bois installé là.



Le soir arrive, nous allons diner tôt au Mason Café, un petit restaurant très sympa dans Mason street, où l'on mange de délicieuses salades et où le patron est fan de Paris, on y voit des aquarelles de la ville partout accrochées au mur.Le retour à l'hôtel se fait à pied, nous nous couchons tôt, un peu fatigués encore, et le lendemain matin, pas de temps à perdre, nous avons un avion à prendre!
Mercredi 23 juin 2010 :Lever à 6h:ce matin, il faut faire vite, nous partons pour...Las Vegas!!Nous prenons un rapide petit-déjeuner au Starbucks du coin de la rue (eh oui, nous adorons Starbucks!!), puis nous nous pressons vers la station de BART de Montgomery à 10 mn à pied.Là, nous ne trouvons pas l'escalator pour y descendre, c'est alors que 3 personnes nous proposent successivement leur aide, le dernier quittera même spontanément la file de son petit-déjeuner pour nous aider à descendre 3 volées de marches jusqu'au quai du BART avec nos bagages, ce dont nous le remercions chaleureusement!!Encore une fois, vive l'attention aux autres des Américains!!

Arrivés à l'aéroport, nous nous dépêchons d'attraper l'Airtrain qui nous conduit au terminal 1, où nous apprenons que notre vol aura 2 h de retard!
Bon, c'est les vacances alors nous restons philosophes, ce n'est pas grave!Nous décollons donc à 12H40 sur Southwest, nous survolons la Sierra Nevada, puis le désert brûlant du Nevada, enfin nous apercevons les premiers quartiers de Las Vegas.Nous atterrissons à l'aéroport MacCarran à 14h20, nous voyons déjà les silhouettes familières du Mandala Bay, du Luxor, du MGM à travers le hublot.
Le « baggage claim » de MacCarran donne le ton:il y a des machines à sous partout et nous nous en amusons.Nous sortons du terminal climatisé et là, la chaleur nous tombe dessus, il fait 103°F(39,5°C) le vent brûlant nous déssèche instantanément, quel contraste, il faisait 18°C à San Francisco.La navette nous conduit au Car Rental Center, distant de 3 km du terminal, nous passons très vite chez Alamo car il n'y a personne à attendre et nous avions réservé depuis la France.

Nous choisissons un Ford Escape blanc parmi la douzaine de véhicules prêts à la location, il est très récent, a une bonne garde au sol (pour les pistes!) et est très bien équipé.Nous sortons notre fidèle ami TomTom (merci Elodie!) qui a fait aussi le voyage depuis la France, et c'est parti, direction le Premium Outlet par l'I15 North pour une petite après-midi shopping.Nous passons trois bonnes heures à déambuler dans cet immense centre commercial, faire quelques achats, un petit goûter au Starbucks évidemment, puis nous reprenons l'I15 vers le sud pour rejoindre notre hôtel au coeur du Strip:l'Imperial Palace.Nous garons la voiture dans le parking à étages, nous dirigeons vers la réception en traversant bien sûr tout le casino, enfin entrons dans notre chambre au 13ème étage dont la vue donne sur la piscine et sur le Flamingo voisin.
Le (difficile!) choix de la voiture au car rental center
Il est 19h mais pas le temps de se reposer, nous sommes à Vegas et nous voulons en profiter, alors on repart tout de suite!Nous marchons vers le sud du Strip nous frayant un passage parmi la foule qui commence à grandir sur les trottoirs, eh oui, Las Vegas vit essentiellement le soir.Nous commençons par le Harley Davidson Café, plutôt ringard, ou alors pour les fans, et nous sommes contents de retrouver les 4 étages de la boutique M&M's, un magasin délirant où il y a foule pour admirer ou acheter tous les objets à l'effigie de la marque, du distributeur de M&M's au pyjama en passant par la cravate et la déco de Noël!Géniale cette boutique!



Il fait faim alors où allons-nous manger?!Il n'y a que l'embarras du choix, nous décidons d'essayer le restaurant mexicain du Planet Hollywood.L'endroit est assez branché, un groupe d'américains, la trentaine, fait la fête sur la table à côté de nous, à grand renfort de Corona.Le repas est excellent, nous ne sommes pas déçus, nous quittons assez vite le restaurant alors que nos voisins de table commencent à ne plus savoir où ils sont!
La fatigue se fait sentir mais notre envie de parcourir le Strip est la plus forte alors nous continuons par la boutique Coca-Cola, dans le même esprit que M&M's mais sur deux étages seulement.Petit achat de teeshirts au Hard Rock Café à côté, nous remontons tranquillement vers l'Imperial Palace dans la chaleur plus supportable du soir, maintenant le Strip est tout illuminé (c'est peu de le dire!), nous atteignons notre chambre à 23h30, très fatigués, nous tombons aussitôt dans un profond sommeil.
Jeudi 24 juin 2010 :Lever difficile à 7h.Nous avions prévu d'aller visiter Red Rock Canyon à une demi heure de Vegas, mais nous abandonnons l'idée et décidons de rester en ville pour nous reposer un petit peu, les vacances ne font que commencer!
Petit-déjeuner rapide au fast food de l'hôtel, nous voici dehors, nous passons voir les flamands roses au Flamingo, traversons le Strip pour nous rendre au Bellagio, où nous sommes soufflés par la beauté des très fleuris jardins saisonniers.

Un saut à l'imposant et célébrissime Caesar's Palace avec son atrium, ses statues, son aquarium, son Apple Store(!) et bien sûr, comme toujours, le casino démesuré avec ses machines, tables de poker, roulettes...Nous descendons, il commence à faire chaud encore du shopping dans le Miracle Mile Shop, immense galerie commerciale dans le Planet Hollywood.Nous déjeunons chez Earl of Sandwich et retournons à l'hôtel pour une petite sieste réparatrice d'une heure.

Allez, on repart, direction le Nord du Strip nous allons visiter le très luxueux Wynn.

Nous ne sommes pas déçus, la galerie est grandiose et très élégante, le couloir longe les boutiques de luxe et débouche dans un superbe espace végétalisé.


Un petit passage à l'Encore, le jumeau du Wynn et nous continuons vers Bonanza « le plus grand magasin de souvenirs du monde », pour y acheter une dizaine de jeux de cartes des différents casinos de Vegas.En sortant, nous attendons le Deuce qui nous amène tout au nord du Strip, dans le vieux Vegas, à Fremont Street, alors que la nuit tombe.

Le bus nous dépose, nous courons vers l'écran géant au dessus de la rue car le Fremont Street Experience a commencé:une foule dense a les yeux tournés vers l'écran géant qui recouvre entièrement la rue de bout en bout alors que « Light my fire » des Doors arrive à nos oreilles.Extraordinaire!


La projection est finie, nous nous dirigeons vers les 4 casinos qui ont fait connaître Las Vegas:le Binion's, le 4 Queens, le Fremont et le Golden Nuggets qui renferme la plus grosse pépite d'or connue au monde.


C'est dans ce dernier casino que nous décidons de dîner au buffet, excellent, et pas très cher, puis nous déambulons dans la salle de casino qui connaît maintenant (il est 22h) une intense activité, nous nous amusons à observer les joueurs et badauds parmi lesquels on peut croiser des hommes et des femmes à l'apparence hypersophistiquée, tenue de soirée impeccable, maquillage et coiffure soignés, comme des personnes tout droit sorties de l'Amérique profonde en running shoes et maillot de basket, c'est ça Las Vegas!!
A 23 h nous décidons de rentrer en bus, le problème c'est que tout le monde a décidé de descendre vers le sud du strip à cette heure-là, le Deuce est archi bondé, nous mettons presque une heure à regagner notre hôtel à 4,5 miles, il est grand temps de se coucher à plus de minuit, nous sommes épuisés une fois de plus, et il y a de la route le lendemain!
Vendredi 25 juin : Lever à 7h encore difficile!!Bon anniversaire Liliane!Au revoir Las Vegas, nous partons ver l'Est, direction Grand Canyon!Nous aimons bien Sin City, la ville de tous les délires, nous la prenons au second degré, comme un immense parc d'attraction malgré certains aspects pas très reluisants, c'était notre 2ème séjour et nous y retournerons probablement.Pour l'heure, il est temps de monter à bord de notre Ford Escape au garage de l'Imperial Palace et de prendre la route.Après une heure, nous arrivons à l'impressionnant Hoover Dam, le barrage sur le lac Mead, que nous traversons, nous faisons un bref arrêt sur le parking de l'autre côté pour la photo et le film, il fait déjà très chaud, 103°F(39,5°C) il est 10h.
Le niveau d'eau descend toujours dans le lac Mead...
Nous reprenons la route, des ouvriers construisent une autoroute parallèle à notre voie, nous nous demandons comment ils peuvent supporter la chaleur du désert tout en travaillant!
C'est alors que le GPS nous induit en erreur, au lieu de prendre la fameuse route 66 à Kingman, nous tournons sur l'interstate 40 jusqu' à Seligman où nous nous arrêtons pour déjeuner au Canyon Café.Bon, pas grave pour la 66, ce n'était pas non plus un temps fort du voyage!Seligman nous déçoit aussi un peu, tout ce décor authentique avec ses motels, ses vieilles voitures, ..., fait désuet, voire, allez j'ose, ringard, le mythe en prend un coup!Les commerces en bois façons western et la profondeur du paysage alentour en font quand même un lieu particulier.



Nous continuons vers Grand Canyon, le temps change, nous essuyons quelques gouttes de pluie et nous perdons 15°C au passage, ce qui nous rend un peu inquiets pour le coucher de soleil.Arrivée vers 16h30 au Maswik Lodge, nous prenons possession de notre petite cabine sous les arbres, puis nous rendons au bord de la rim, contempler cet abîme sublime dont la beauté nous a fait revenir cette année encore...
Nous ne nous attardons pas trop longtemps car nous avons prévu d'aller admirer le coucher de soleil plus loin.Nous allons en voiture jusqu'au petit parking, puis nous engageons d'un bon pas dans un large chemin forestier pour une marche de 3/4 d'heure jusqu'à un endroit unique sur la rim:Shoshone Point.



C'est un promontoire naturel qui s'avance tel une proue de navire dans le Canyon, à l'extrémité duquel se dresse un monolithe qui semble veiller, sentinelle immobile, sur cette splendeur de la nature.Le point de vue dépasse toutes nos espérances, nous sommes absolument seuls, le spectacle du soleil qui descend lentement sur les roches, les fait passer par toutes les couleurs chaudes, pour finalement les embraser de rouge flamboyant, nous chavire et nous procure un grand sentiment de plénitude et d'émerveillement(encore un grand merci à Ouestusa.fr, Philippe et Thierry qui nous ont indiqué ce lieu)...
Nous y restons un long moment, puis dès que le soleil s'est couché, il faut repartir très vite vers la voiture, car le chemin du retour s'effectue dans la pénombre et nous ne voulons pas tomber nez à nez avec un puma!
Le dîner à la cafétéria du Maswik est rapide, nous sommes encore absorbés par le coucher de soleil sur le canyon et nous allons dormir dans la foulée.
Samedi 26 juin : Lever à...4h45:Oui, pour le lever de soleil!

Nous sortons silencieusement de notre cabane dans les bois, quelques minutes de marche et nous voilà à nouveau au bord de la rim avec quelques autres lève-tôt, tous transis de froid.Le lever de soleil est très beau, mais nous ne sommes pas au meilleur endroit, nous apercevons 2 elks qui grimpent, presque à la verticale la pente devant nous, alors que les premiers randonneurs descendent dans le canyon par le Bright Angel Trail.
Retour à la caféteria pour un petit-déjeuner rapide, et nous voici dans la navette qui nous dépose à Hopi Point pour une petite randonnée au matin sur la rim vers Mohave Point.Le chemin d'Hermit Rest Road tutoie l'abîme et serpente de point de vue en point de vue pour une ballade tranquille.
Nous quittons un peu vite et à regret le site de Grand Canyon, la faute à un programme chargé!On reprend la route vers l'Est par le Desert Drive, nous descendons doucement et la végétation change à mesure que la température augmente!Nous pique niquons à Cameron, un trading post au milieu du désert, nous avons retrouvé la chaleur il fait 98°F(36,5°C).Un petit arrêt photo à Navajo Bridge, un double pont métallique au dessus du Colorado puis c'est l'arrivée à Lee's Ferry, l'endroit d'où partent les rafts sur le Colorado.



Il y en a un en préparation, il est démesuré et suréquipé.La chaleur est difficilement supportable alors nous voulons nous rafraîchir dans la rivière, mauvaise idée, l'eau est glacée, nous sortons aussitôt tandis que les préparateurs du raft, eux, s'y baignent facilement!
Nous repartons, quelques photos aux mushrooms et nous laissons la voiture sur le bord de la route, au départ d'une randonnée un peu hors des sentiers battus:Cathedral Wash.

Petite hésitation au départ, nous en avons pour trois heures de marche et il fait très chaud.Allez, on est courageux et là pour ça, alors on part!La ballade commence tranquillement dans un wash très facile à suivre, le sol est sableux.



Le chemin se fait plus étroit, les parois s'élèvent, nous comprenons vite qu'il faut quitter le fond pour grimper sur les parois pour pouvoir continuer.C'est l'intérêt de la rando:le jeu consiste à chercher son chemin sur les roches en réfléchissant bien aux endroits où monter et descendre, et à utiliser une technique de sioux (pardon, de Navajo!) pour trouver les empreintes de pas de nos prédécesseurs!
A environ une heure du départ, nous sommes à présent bien engagés dans le canyon et donc, à l'ombre, c'est important!La fatigue se fait sentir et Liliane décide de ne pas continuer et de m'attendre, la ballade est un aller-retour et non pas une boucle.Je continue seul, donc, à passer d'un rocher à l'autre, puis, au bout d'une demi heure un murmure s'élève, le vent? non, je crois savoir de quoi il s'agit, à ce moment les parois du canyon s'abaissent puis disparaissent, un large chemin sableux apparaît, le murmure se fait plus fort, encore quelques centaines de mètres et, oui , c'est le fleuve Colorado qui coule là devant moi, large et puissant.Comme Philippe et Thierry dans OuestUSA.fr l'ont écrit, je ressens un sentiment de joie et d'accomplissement à la vue de l'eau, quelle récompense au bout du chemin!

Enfin, le Colorado!!!Je reste là quelques minutes espérant voir passer un raft, puis je repars, Liliane doit m'attendre.Je la rejoins au bout de ¾ d'heure de marche et je lui raconte la superbe fin de la rando, elle regrette alors de n'avoir pas continué car la dernière partie était, je pense, tout à sa portée.Nous retournons tranquillement au petit parking, il fait toujours très chaud (104°F/40°C à 17h15), nous remontons dans la voiture direction Page, petite ville dortoir au bord du lac Powell en plein désert.Nous dînons au Dam Bar Grill, très bon et service très sympathique et agréable, puis nous retournons au Quality Inn pour une nuit bien méritée!
Dimanche 27 juin : Lever à 7h, nous prenons un solide et succulent petit-déjeuner à l'hôtel, puis nous sortons de Page passant devant la quinzaine d'églises différentes de la ville, pour nous rendre pas très loin, pour un autre temps fort du voyage:Lower Antelope Canyon.
Arrivés à la cahutte au bord de la route, nous nous inscrivons pour le tour de 10h, puis nous patientons sous l'abri en tôles, il fait déjà 84°F(29°C), le temps est superbe.
Notre guide arrive, il s'appelle Brad, c'est un jeune Navajo d'une vingtaine d'années, il appelle le groupe de 10h, nous sommes à peine 10, et c'est parti!
Nous marchons dans le sable jusqu'à la plaque installée à la mémoire des 11 personnes (dont 7 Français) victimes d' un flash flood en 1997:un orage s'est déclenché en amont du slot canyon, l'eau est montée très vite et a piégé le groupe au fond, qui n'a pu remonter en raison de l'étroitesse de l'endroit et du nombre insuffisant d'échelles.Brad nous rassure en nous indiquant que, depuis, l'entrée et la sortie ont été inversées et le nombre d'échelles, adapté.
Nous continuons jusqu'à la faille d'entrée en nous demandant comment nous allons pouvoir y pénétrer tant c'est étroit.

Nous nous glissons pas après pas et découvrons une première échelle métallique qui nous conduit d'une volée de marches, au fond du canyon.Nous progressons lentement, encadré par les parois, subjugués par la beauté de la roche ocre sculptée patiemment par l'eau, découvrant, grâce à Brad, les formes inscrites autour de nous.Nous croisons un ou deux autres groupes, et Brad nous propose naturellement de prendre des photos ou de nous indiquer les meilleurs endroits pour le faire.



La visite s'achève au bout d'une heure de déambulation, nous remontons par une dernière grande échelle qui nous fait quitter la fraîcheur relative du canyon pour arriver dans la fournaise du désert.

Quelques dizaines de mètres dans le sable, et nous voici à notre point de départ.Nous remercions chaleureusement Brad grâce à qui nous avons fait une visite mémorable du canyon, puis nous reprenons la 98, vers l'Est.
Nous déjeunons rapidement dans la voiture après nous être arrêté dans une supérette au bord de la route, enfin, nous arrivons dans un autre endroit mythique de l'Ouest:Monument Valley
Il est 15h mais à cause du jeu subtil des différences d'heures entre l'Arizona et la réserve Navajo, nous devons avancer nos montres d'une heure lorsque nous arrivons au coeur du parc.Nous allons prendre notre chambre au View, l'hôtel qui fait face au site et nous ne sommes vraiment pas déçus, nous avons rarement vu un hôtel implanté dans un lieu si exceptionnel tout en y étant parfaitement intégré.Nous reprenons alors la voiture pour emprunter la piste de 17 miles qui passe au pied des différentes Buttes, heureusement nous avons un SUV avec une garde au sol importante, car la piste est en mauvais état, les voitures type berline paraîssent avoir quelques difficultés à passer dans les trous et dans le sable mou, il y a même un camping-car et nous ne l'envions pas du tout!





Nous parcourons la piste à vitesse réduite, dépassés souvent dans un nuage de poussière par les 4X4 des Navajos auxquels on peut acheter un parcours.Monument Valley se dévoile à nous majestueusement à mesure que nous avançons, John Ford's Point, Artist's Point, les Buttes, nous touchons du doigt le symbole de l'Ouest américain, on a l'impression qu'on va croiser à tout moment une diligence poursuivie par des Indiens!
2H plus tard nous finissons la boucle, avec un goût de trop peu, notre SUV blanc est couvert de sable rouge, c'était un super moment!!
Nous dinons au restaurant du View, très bon, le service avec le sourire et pas cher contrairement à ce que l'on peut penser, la vue en plus et quelle vue!Nous profitons de la douceur du soir pour contempler une fois de plus les Buttes depuis la terrasse du visitor center, on ne s'en lasse pas, une musique planante s'élève dans la quiétude du crépuscule, on est loin de tout c'est le bonheur!


La nuit est maintenant tombée, pour bien finir la journée un vieux western en noir et blanc avec John Wayne (le titre?Ne sais plus, pas grave!!) est projeté sur le mur de l'hôtel avec en guest star bien sûr, le fabuleux paysage là, en bas, qui a servi de décor maintes et maintes fois dans des films.Encore un moment unique!
Lundi 28 juin : Lever à... 4h30, eh oui, pour les photos des Buttes à l'aurore!C'est vraiment pas compliqué au View, on sort du lit, on fait trois pas pour atteindre le balcon, le paysage s'offre à nous, moins impressionnant, c'est vrai, qu'au sunset mais quand même magique.Le temps de faire la photo, hop, trois pas dans l'autre sens, je retourne au lit pour un moment, pas fou quand même!!

Nous nous levons réellement à 7h pour retrouver ce paysage de carte postale alors que le soleil est déjà haut, nous allons avaler un copieux et délicieux petit-déjeuner, toujours servi avec le sourire.Pas à dire l'hospitalité Navajo n'est pas un vain mot quoiqu'on en dise.Un petit tour au visitor center pour en apprendre plus sur la nation Navajo, intéressant mais dirigé presqu'exclusivement vers le rôle qu'ont tenu les Navajos pendant la seconde guerre mondiale (voir le film Windtalkers) pour assurer les communications de l'US Army dans le Pacifique, donc un exposé pour le moins incomplet.La boutique de l'hôtel présente de beaux objets, mais hors de prix, nous ne nous y attardons pas.John Wayne y est omniprésent, il y a un portrait géant de lui sur le mur avec sa fameuse devise: »A man has got to do what a man has got to do », trop fort John, quel philosophe!
Nous quittons vraiment à regrets le parc, c'est l'un des endroits qui nous a marqués le plus dans notre voyage, mais nous avons encore plein de choses à découvrir.Après quelques kilomètres, nous nous arrêtons pour prendre la célèbre photo, en pleine ligne droite, la route qui rejoint l'horizon près des silhouettes lointaines de Monument Valley, donnant au tableau une formidable impression de profondeur et d'espace.Mythique!

Un peu plus loin nous bifurquons pour aller jeter un coup d'oeil aux lacets de la San Juan River, c'est Gooseneck Overlook où nous restons peu de temps car une autre piste nous attend:Valley of the Gods.Semblable à la piste de Monument Valley, elle mesure aussi 17 miles, mais nous ne sommes vraiment pas nombreux à la parcourir à allure assez soutenue dans un nuage de poussière, cette fois notre valeureux Ford Escape est complètement rouge!


1h30 de virages, de creux et de bosses plus tard, le tout dans un environnement grandiose, nous sortons pour nous attaquer quasiment tout de suite, à une fameuse route en lacet, non goudronnée bien sûr:Moky Dugway.Cette étroite piste à flanc de montagne grimpe vertigineusement en lacets, la plaine que nous venons de quitter se fait toute petite au fur et à mesure, et...non, il vaut mieux ne pas trop regarder en bas!
Une petite frayeur, nous croisons un énorme camion benne en charge, il roule comme sur le périph' à Paris, seulement il descend, lui, il est donc du bon côté de la montagne, pas nous, petit instant de tension, on garde bien la ligne et ça passe plutôt bien alors que nous traversons tant bien que mal le nuage de poussière qu'il a soulevé.Nous atteignons le sommet sans encombre, sans croiser personne d'autre, regrettant presque d'y être déjà!
Petit arrêt à Monticello, nous galérons un peu pour trouver notre déjeuner, nous nous rabattons sur des sandwichs de station service vite avalés, car nous ne sommes pas en avance sur le timing, nous prenons la route de Canyonlands, The Needles, où nous avons prévu une petite randonnée.
La route est un peu monotone, nous traversons de grandes étendues « open range », mais sans apercevoir aucun animal.Nous arrivons au visitor center de The Needles à 16h45, nous y passons un peu de temps, nous reprenons la voiture pour atteindre le départ de notre rando, c'est tout au fond du parc:Slickrock Trail.Il fait encore très chaud (96°F/35,5°C) lorsque nous attaquons la marche sur le slickrock.Nous progressons rapidement, le chemin est très bien balisé par les nombreux cairns présents, nous nous permettons même d'indiquer le chemin de retour à un groupe d'Américains qui a trouvé le moyen de se perdre!


La rando est superbe, dans un environnement très minéral, la progression est très facile car ce n'est que du rocher sans dénivelé important.Nous apercevons au loin les aiguilles rocheuses qui donnent leur nom au parc, nous passons une succession de points de vue dégagés sans croiser personne.
Nous terminons la boucle à 18h10, ravis, mais nous regrettons de n'avoir pas eu plus de temps pour parcourir la rando reine de The Needles:Chesler Park.Il faudra revenir!
Retour en voiture, nous avons encore quelques miles à avaler jusqu'à notre hôtel à Moab.Nous mettons plus d'une heure et demie à rallier la mecque du VTT, et nous ne sommes pas fâchés lorsque nous arrivons devant la réception de l'Inca inn, bien fatigués de la journée et des kilométres parcourus.L'accueil du réceptionniste nous remet d'aplomb, il est très jovial et sympathique, nous explique plein de choses sur Moab et nous indique last but not least, le restaurant d'à côté, où, paraît-il, on sert d'énormes assiettes de spécialités américaines et mexicaines, c'est le restaurant où aiment se retrouver les locaux.Ni une ni deux, nous avons faim et décidons de le tester, nous ne sommes pas déçus, c'est excellent et vraiment pas cher.Enfin nous allons nous coucher, nous sommes vannés et nous devons être en forme pour le lendemain, car il y a de la rando au menu!
Mardi 29 juin 2010 : Lever à 6h30.Petit-déjeuner vite pris à la réception de l'hôtel, nous nous mettons en route pour le parc d'Arches, tout à côté de Moab.Comme d'habitude, nous nous arrêtons au visitor center pour en apprendre le plus possible sur l'endroit où nous nous trouvons, même si nous savons déjà quelle rando nous allons faire.Celui d'Arches ne nous déçoit pas, tout est bien expliqué, voire bien approfondi, notamment sur la géologie, les rangers sont disponibles et très accueillants.Nous parcourons ensuite les 18 miles qui nous séparent du fond du parc car nous avons choisi d'explorer Devil's Garden avant que la chaleur ne nous écrase.
Nous sommes au départ du trail à 9h25, ce n'est pas tôt, mais tant pis, il y a déjà beaucoup de voitures sur le parking.Sacs au dos, crème solaire, vérification de l'eau (très important) et nous voilà partis.
A l'entrée de Devil's Garden, le matinLes premiers yards, jusqu'à Pine tree Arch, nous sommes relativement nombreux, puis à mesure que nous avançons, nous nous retrouvons presque seuls, alors que le soleil monte dans le bleu azur du ciel de l'Utah et que la chaleur se fait déjà bien sentir.

Le trail est magnifique, mais pas des plus faciles, c'est une alternance de montée sur le slickrock, de passages dans le sable très fin, puis sur un sentier caillouteux.Nous marchons parfois sur une crête arrondie avec du vide de chaque côté, j'adore!!

Les arches naturelles se succèdent, plus élégantes les unes que les autres:Landscape Arch, Partition Arch, Navajo Arch, encore une fois, la nature a fait un sans-faute.

Au bout d'1h30 de marche nous arrivons au bout du trail, c'est Double O Arch, qui nous attend pour nous offrir son ombre protectrice et bienvenue.Cette arche est en fait une superposition de deux petites arches, d'où son nom.Le propre de l'humain étant la curiosité, nous ne résistons pas à l'envie de passer à travers l'arche inférieure pour aller voir derrière:outre la fraîcheur, nous rencontrons deux autres randonneurs qui ont eu la même idée que nous, et nous sommes rejoints par d'autres personnes encore.Nous prenons quelques minutes pour manger quelques biscuits, nous réhydrater et surtout, profiter de l'endroit superbe, entourés de roche ocre parsemée d'une pauvre végétation.



Nous repartons non sans avoir jeté un coup d'oeil à travers Double O à un monolithe à l'allure un peu inquiétante (et qui porte bien son nom!):Dark Angel, un rocher de couleur noire qui semble planté là depuis toujours.

Nous décidons de repartir par le même chemin et de ne pas faire la boucle par Primitive Trail car elle est réputée ardue.
Le retour nous semble rapide, le paysage en sens inverse est toujours grandiose et nous croisons beaucoup plus de monde, lorsque nous arrivons au parking celui-ci est bondé, il n'y a plus une place, et pas question de se garer sur le bas-côté, les rangers veillent!

Il est 12h30, il fait 87°(30,5°C) nous reprenons la voiture pour revenir vers l'entrée du parc et nous nous arrêtons au parking des Windows.Nous partons pour une courte marche vers ces deux arches juxtaposées que nous atteignons non sans mal, la fatigue de la précédente rando ainsi que la chaleur se font bien sentir.Nous restons sous les Windows un petit moment, il y a beaucoup de monde avec nous, mais nous nous avouons vaincus, incapables de continuer, nous décidons de redescendre à Moab.
Quelques courses au City Market, puis nous regagnons l'hôtel pour une petite sieste réparatrice pendant les heures les plus chaudes, il fait 98°F(36,5°C).
Nous nous réveillons au bout d'une heure, trop tard pour nous rafraîchir dans la piscine, bon, ce n'est pas grave, nous allons acheter des sandwichs pour le soir et nous flânons un peu dans les rues de la ville.A 17h45 nous remontons en voiture, direction le parc d'Arches pour la 2ème fois aujourd'hui, car nous avons rendez-vous avec le joyau d'Arches, le symbole de l'Utah:Delicate Arch, la bien-nommée.
Nous nous garons à 19h00 sur le (trop!) petit parking du départ de la randonnée.L'intérêt de la promenade est de contempler Delicate Arch au sunset, c'est pourquoi il faut partir assez tôt pour être sûr d'y être juste au couchant et aussi... pour trouver une place sur le parking (merci encore OuestUSA.fr)!Nous empruntons le sentier bien balisé, loin d'être seuls, cependant sans entendre une parole.En levant la tête on aperçoit plus loin les randonneurs qui nous précèdent gravir lentement le slickrock comme en procession.

Le chemin est facile, nous avançons d'un bon pas jusqu'au slickrock, et là, ça se corse, il faut grimper une pente assez raide sur une distance importante.

Nous soufflons arrivés au sommet, mais il faut continuer, nous retrouvons le sentier qui serpente entre les rochers, tantôt dans du sable mou, tantôt sur le rocher.

Nous approchons maintenant une corniche, extraordinaire chemin à flanc de montagne, le soleil est bien bas maintenant, il illumine la roche rouge qui irradie, nous sentons que nous touchons au but.

Au bout de la corniche, nous sommes saisis par le panorama qui s'offre à nous:Delicate Arch est là, devant nous, élégamment posée au bord de l'abîme, un sentiment d'accomplissement s'empare de nous, nous l'avions rêvé et maintenant réalisé, moment magique de notre voyage.


La nature prévoyante a poussé le raffinement jusqu'à laisser un amphithéâtre naturel creusé dans la roche pour nous permettre de jouir de ce spectacle à couper le souffle.

Il faut dire que nous ne sommes pas seuls, il y a bien autour de nous une centaine de personnes appareil photo en main, trépied installé pour prendre le cliché ultime, lorsque les derniers rayons de l'astre du jour éclaireront la perle de l'Utah.

Nous profitons au maximum nous aussi, au milieu de ces gens de toutes nationalités venus admirer Delicate Arch.Certains se font photographier sous l'arche, déclenchant assez vite une vive protestation de la part des amateurs de la photo parfaite.Nous y restons un bon moment, personne n'a envie de redescendre, il faut quand même s'y résoudre lorsque le soleil s'est couché.

Nous reprenons alors le chemin du retour et nous croisons des randonneurs qui montent alors que la nuit est toute proche, et qu'il n'est pas possible de retrouver son chemin dans l'obscurité.Bon, normalement ils savent ce qu'ils font, alors...
La descente s'avère beaucoup plus facile, en 45 minutes nous sommes de retour au parking alors qu'il fait quasiment nuit.Nous jetons un dernier regard derrière nous, puis nous quittons le parc à la lumière des phares, l'obscurité est maintenant totale alors que nous retournons à Moab.
Mercredi 30 juin : Lever à 6h!!Petit déjeuner rapide à l'Inca inn, de toutes façons la salle est petite, il faut y arriver tôt, car bien sûr, tout le monde arrive à la même heure pour partir en randonnée.Nous nous promettons de mieux nous organiser le matin car il est déjà 8h lorsque nous quittons l'hôtel, nous ne sommes pas tôt!
Nous prenons la 191 vers le nord puis nous bifurquons à gauche direction le parc de Canyonlands, Island in the Sky(j'adore ce nom!).Encore une fois le temps est superbe, il fait 76°(24,5°C) lorsque nous arrivons à 8h45 sur le parking de départ de la toute petite randonnée de Mesa Arch.Nous empruntons le petit sentier qui monte légèrement puis contourne une petite butte et enfin nous amène à Mesa Arch, une jolie arche posée au bord de l'abîme qui a la particularité d'accrocher la lumière du soleil levant, et...oui! il est encore temps, nous courons jusqu'à elle, juste à temps pour admirer le dessous de l'arche éclairé.


Bon, c'est sûr, une heure plus tôt aurait été certainement mieux, mais le spectacle est encore au rendez-vous, c'est magnifique et en plus nous sommes seuls!L'arche est un vrai entonnoir pour le vent qui remonte la pente et se renforce en passant à travers à tel point qu'il est difficile de tenir à côté.Une famille américaine arrive, et comme souvent, le père nous propose spontanément de nous prendre en photo devant Mesa Arch, ce que nous acceptons avec plaisir!Nous discutons quelques minutes avec eux, puis nous les laissons à leur contemplation, car pour nous, la journée ne fait que commencer.
Retour au parking, un petit parcours en voiture nous amène au parking de White Rim, c'est une randonnée qui longe sur sa plus grande partie une falaise abrupte laissant le regard accrocher plus bas le fameux « white rim », la rive blanche, qui suit le fleuve Colorado creusant un chemin tortueux dans le plateau rocheux.Le chemin débouche au bout d'une demi heure sur un cul-de-sac au bord de la falaise, où nous apercevons au loin le fleuve apportant une note de fraîcheur dans le désert environnant.

Nous faisons demi-tour alors que la chaleur commence à se faire sentir et nous apprécions les endroits où le vent arrive jusqu'à nous.Sur le parking, un ranger a disposé un panneau indiquant l'heure de sa prochaine « conférence en plein air », dommage c'est un peu tard pour nous, mais ça aurait pu être très intéressant.Nous décidons alors d'aller au point de départ de notre prochaine rando:Grand View Trail.Petit pique nique sur les tables mises à disposition, et bonne surprise, les yaourts que nous avons apportés dans notre sac à dos isotherme sont restés très frais malgré la chaleur.Quel luxe de pouvoir les déguster ainsi dans un tel endroit!Nous ne traînons pas au pique nique car nous sommes attaqués par des insectes volants, genre moustiques, qui ne veulent pas nous lâcher!
Alors nous partons pour Grandview Point sur un chemin caillouteux un peu accidenté.Partout dans l'Ouest, mais en particulier ici car le terrain nous paraît favorable, nous faisons attention où nous mettons les pieds, car il peut y avoir des rattlesnakes, et nous n'avons pas envie de marcher sur la queue d'un specimen, même si c'est assez rare et que ce sont des animaux timides avant tout!Nous arrivons à Grandview Point un peu fatigués, le soleil est maintenant au plus haut, la chaleur est écrasante.Le site est grandiose, c'est un promontoire avec une vue exceptionnelle sur le plateau en dessous et nous allons au point le plus loin en sautant de rocher en rocher.

Nous nous mettons ensuite à l'ombre pour une petite pause bien méritée, encore une fois nous sommes seuls, c'est ce que nous apprécions dans Canyonlands, ce n'est jamais la foule!

Le retour se fait agréablement au milieu d'une végétation très clairsemée de type méditerranéenne, sans croiser beaucoup de monde.Nous quittons le parking pour nous rendre un peu plus loin, nous avons choisi de faire une petite balade sur le dos de la baleine:Whale Rock.
C'est en fait un énorme rocher de couleur ocre, d'une quinzaine de mètres de hauteur aux formes arrondies sur lequel nous allons grimper.La première partie se fait sans problème sur du slickrock et un sentier classique, jusqu'à une pente rocheuse très abrupte devant laquelle nous hésitons.Bon, pas le choix, il faut l'escalader...à quatre pattes, impossible de faire autrement!
Arrivés au sommet, nous retrouvons un vent à décorner les bisons(!) qui nous fait progresser prudemment, car ce n'est pas facile de garder son équilibre, et le bord n'est jamais loin!Le point de vue est très beau, nous embrassons d'un regard une grande partie d'Island in the Sky, une famille pique-nique au sommet tout en profitant du paysage, alors que nous marchons sur tout le pourtour du « dos de la baleine ».

A présent il faut redescendre, oui mais par où?!La seule voie possible semble être celle que nous avons emprunté pour l'aller, mais la pente est trop raide?!C'est alors qu'un groupe de rangers arrive au sommet, nous les avions vus, car au parking ils avaient garé leur énorme Chevrolet Suburban à côté de notre petit Ford Escape.Je décide d'aller leur demander quel est le chemin le moins risqué, et ils nous indiquent, le geste accompagnant la parole, un endroit de la pente un tout petit peu moins abrupt que nous pouvons descendre en faisant de petits lacets.Merci encore les rangers!

Nous rions encore de cette petite balade un peu insolite en arrivant à la voiture vingt minutes plus tard!
L'apr��s midi est bien entamée lorsque nous quittons le parc, non sans s'être arrêté au visitor center, toujours très intéressant.Au lieu de retourner de suite à Moab, nous tournons vers le petit parc de Dead Horse Point.Comme d'habitude, un petit arrêt au visitor center, qui nous apprend que, durant la conquête de l'Ouest, les cowboys utilisaient les anfractuosités au bas des falaises pour créer des enclos naturels pour capturer et parquer des chevaux sauvages.C'est ainsi que fit un jour un cowboy, puis, il oublia le troupeau dans son enclos, les animaux abandonnés sans ressources moururent les uns après les autres.Véridique ou pas?Toujours est-il que cette légende a créé le nom de ce state park:Dead Horse Point.
Nous nous garons plus loin, puis nous cheminons tranquillement le long de la rim, c'est très facile, le large chemin est goudronné pour permettre le passage des fauteuils roulants.Encore une fois c'est un endroit d'une grande beauté, le Colorado passe presque au pied de la falaise, la roche rouge est éclatante et contraste fortement avec le bleu azur des bassins de potasse sur la gauche.nous regrettons de n'avoir pas réservé plus de temps pour ce parc car il est plus grand qu'il n'y paraît.Tant pis!Il est temps de prendre le chemin du retour car nous avons encore une heure de route jusqu'à Moab.Pour la petite histoire, c'est ici qu'a été tournée la scène d'ouverture du film Mission impossible 2, lorsque Ethan Hunt alias Tom Cruise, reçoit son ordre de mission alors qu'il escalade la spectaculaire falaise.


Une fois rentrés, bien fatigués, il faut le dire, nous décidons d'aller dîner à La Hacienda, le restau mexicain juste à côté de l'Inca Inn là où nous avons mangé deux jours plus tôt.Le patron, un colosse très très sympathique nous reconnaît et se met à discuter avec nous.A côté de nous, quatre jeunes locaux commandent puis mettent moins de 10 minutes à manger, emportent ce qui reste dans le même « doggy bag » et s'en vont!Etonnant!
Nous nous régalons encore une fois des salades mexicaines servies dans des galettes de maïs légères et croustillantes, un délice!Nous sortons lorsque le patron nous demande si nous revenons le lendemain, hélas, nous partons alors non, mais peut-être l'année prochaine!!Nous l'assurons également de faire de la pub pour son restaurant, excellent et pas cher, (voilà c'est fait!) il est ravi et nous souhaite une bonne fin de séjour aux US!

Jeudi 1er juillet 2010 :Lever à 6h30, puis départ de Moab à 8h par la belle route 128 qui longe le Colorado dévoilant au passage quelques plages de sable fin sur le bord et toujours entourée de roche rouge.Le changement de décor est radical lorsque nous tournons sur l'I70, l'Interstate qui vient de Denver est très monotone, son seul intérêt est de nous faire filer vers l'Ouest à la vitesse très honorable de 75mph(120km/h)!
Enfin nous laissons cette Interstate pour nous engager sur la petite UT 24 qui nous conduit doucement à notre destination juste à côté de Goblin Valley, c'est Little Wild Horse Canyon où nous arrivons en fin de matinée.Ce canyon est un « slot » comme nous les aimons, c'est même une référence en la matière, par contre, j'aurais souhaité connaître l'origine de ce nom, mais je n'ai trouvé personne pour me la communiquer, on va alors s'arrêter au fait qu'il porte un joli nom!
Après avoir signé le classique registre, nous voilà partis pour un aller retour de 3h normalement dans le canyon.La première partie nous fait emprunter un wash, très facile jusqu'à l'entrée proprement dite du canyon que nous atteignons en 10 minutes, et là, premier problème:nous sommes face à une roche de plus de 2m de hauteur, lisse comme les parois autour, pas question d'escalader.Nous doutons, l'entrée est-elle par ici?Il n'y a pas d'indication ni de cairn pour nous aider.Nous décidons de revenir sur nos pas, c'est alors que nous trouvons la solution (bon sang mais c'est bien sûr!!), il suffit de monter sur la pente rocheuse à la sortie du wash, puis de redescendre dans le canyon en contournant la roche abrupte et le tour est joué!C'est ce que nous faisons et 3 minutes plus tard nous retrouvons le fond sablonneux canalisé par les parois.
C'est par là l'entrée de Little Wild Horse CanyonLa suite de la progression se fait sans aucun problème, nous marchons même plutôt vite, nous rencontrons des passages très larges suivis de long passages très étroits, où parfois, nous devons nous mettre de côté ou bien marcher avec le corps incliné à gauche ou à droite, grimper sur des rochers en s'aidant des parois, c'est très fun et nous sommes vraiment ravis de la balade!


Nous rejoignons trois américains dont l'un observe les oiseaux qui nichent sur les hautes parois à l'aide d'une lunette sur trépied, puis nous dépassons une famille suisse-allemande avec laquelle nous discutons quelques instants, c'est ça aussi (et surtout!) les voyages.
Plus loin, alors que le canyon s'est élargi, nous marchons depuis environ 1h30 lorsque nous faisons notre pause pique-nique assis sur des rochers.Nous remarquons alors que le ciel s'est assombri, ce qui nous inquiète un peu, car nous craignons l'orage.C'est alors que nos trois américains amateurs d'oiseaux arrivent, nous leur demandons s'ils sont de l'Utah et s'ils savent s'il y a une menace d'orage ou pas:oui, il habitent l'Utah, mais non ils ne savent pas plus que nous s'il va pleuvoir ou pas!Bon, nous voilà plus avancés!Le plus jeune d'entre eux ajoute quand même qu'il n'est pas tranquille et qu'ils vont rebrousser chemin, ce qu'ils font tout de suite après nous avoir salués chaleureusement.Le problème c'est que nous n'avons pas envie de faire demi-tour maintenant, nous voulons toujours voir ce qu'il y a derrière le prochain virage, la roche suivante à grimper, ...alors... nous continuons un bon quart d'heure!Nous ne savons pas si nous sommes au bout du canyon, il est très large maintenant, il n'y a aucune indication, mais le ciel est très sombre et le vent se lève.Le fait d'être complètement seuls dans cet endroit si isolé à presque deux heures de marche de notre voiture avec un temps qui se dégrade, nous fait retourner sur nos pas, à regrets, nous aurions souhaité continuer, mais bon, il faut être raisonnable.Le retour est tout aussi intéressant, nous découvrons Little Wild Horse dans l'autre sens, c'est comme si c'était un nouveau canyon.Nous prenons plus le temps d'observer le travail de l'eau sur la roche et de faire des photos.

Nous ne croisons personne, excepté une famille américaine dont nous aidons les ados à passer un enchevêtrement de rochers, nous restons alors échanger un moment avec eux, les parents s'expriment en Français sans aucun accent, à tel point que nous leur demandons s'ils sont Américains:oui nous répondent-ils, ils habitent Provo près de Salt Lake City, mais ils ont vécu plusieurs années à Paris et Bordeaux, ceci explique celà!Nous repartons d'un bon pas après ce moment très sympa, mais nous sommes moins inquiets par rapport au temps car le soleil est revenu, nous le voyons lorsque le canyon s'élargit, mais la chaleur est lourde et suffocante.Nous arrivons à la voiture à 16h30, enchantés de cette superbe rando, car oui, on adore les « slots », définitivement!
Nous prenons la voiture, il fait 96°(35,5°C) et nous quittons la piste pour reprendre l'US 24 vers le sud, sans visiter Goblin Valley qui est juste à côté, mais bon, il faut faire des choix!La route est assez monotone jusqu'à l'approche de notre prochaine étape, c'est Fruita une petite oasis de verdure nichée au coeur d'un massif de roche rouge et ocre, traversée par une petite rivière dans le parc de Capitol Reef.Un petit arrêt d'abord pour observer les pétroglyphes inscrits dans la roche par d'anciens habitants du lieu, puis nous arrivons à la charmante et toute petite école bâtie par les Mormons pour les enfants de Fruita.Un enregistrement sonore nous permet d'écouter la dernière institutrice raconter sa vie de tous les jours, car l'école est fermée, nous ne pourrons pas la visiter, seulement regarder par les vitres l'intérieur sobre avec les pupitres en bois, le bureau surélevé, le tableau noir et le poêle au milieu de la pièce, qui est là pour nous rappeler que l'hiver est très froid ici, bien qu'aujourd'hui il fasse très chaud.

En repartant, nous laissons passer un petit bambi qui semble perdu.Ici, les animaux sont en liberté complète, il y a des elks, des chiens de prairie, des marmottes et nous sommes sur leur territoire!Nous le prenons en photo mais nous ne pouvons rien pour lui, mais sa mère va sans doute le retrouver très vite.Nous allons voir le camping abrité par des grands arbres et nous retrouvons là les elks tranquilles au milieu des tentes et des camping-cars, nous pouvons les approcher, ils sont habitués à la présence humaine...


19h arrive, nous sommes un peu loin de tout dans cette oasis paisible, mais il nous faut rejoindre notre hôtel à quelques miles de là.Peu de temps après nous nous garons sur le parking de notre hôtel, le Rim Rock Inn, et là, nous sommes subjugués par la beauté du lieu.Le Rim Rock est un petit hôtel en longueur, construit en bois au beau milieu de nulle part:il faut voir les reliefs rocheux derrière, majestueux, les badlands autour balayés par le vent qui fait se lever la poussière, c'est un vrai décor de western comme on les imagine, et on y est!Nous nous enregistrons et la réceptionniste nous indique le restaurant de l'hôtel pour dîner.Nous nous y rendons à 19h30 (les Américains mangent tôt!), il n'y a pas beaucoup de monde, la salle à manger est complètement vitrée et donne à contempler ce paysage fabuleux.Comme partout aux US, la jeune serveuse est très souriante et très attentionnée, nous commandons la spécialité maison, le Rim Rock chicken, un poulet rôti avec du miel, délicieux, nous nous régalons autant du repas que de la vue.Nous passons un très bon moment, puis nous sortons alors que la nuit tombe, il fait encore chaud, c'est le silence, on a l'impression d'être un peu seuls au monde, il n'y a que l'impersonnel Best Western de l'autre côté de la route qui joue l'intrus, dommage!!

Le restaurant du Rim Rock InnVendredi 2 juillet 2010 :Lever à 6h30, nous mangeons le petit-déjeuner continental de l'hôtel pour ne pas perdre du temps en allant à Torrey, puis nous repartons vers Fruita pour une randonnée.Nous quittons à regret le Rim Rock qui restera le gros coup de coeur de toutes les nuitées de notre séjour, de par son charme qui sentait si bon le wild wild West.De retour à Fruita sous un soleil radieux, nous attaquons la rando de Cohab Canyon à 8h45 dans une fraîcheur toute relative, il fait 74°F(23°C).La première partie grimpe dur, en lacet à flanc de colline pour rejoindre ce fameux Cohab Canyon.En se retournant, on a une vue globale de l'oasis, avec la ferme, l'école, la maison d'habitation et le camping.

Le contraste entre la verdure des pâturages et des vergers touffus et l'aridité de la roche alentour est saisissant, les Mormons ont bien choisi et bien valorisé cet endroit...Arrivés sur le plateau, nous nous enfonçons dans le canyon, qui est très large.La progression est facile, le sentier est plat et le sol est sablonneux.


Il est joli ce canyon, mais à côté de ce que nous avons vu les derniers jours, il fait figure de « petit ».Nous arrivons à l'embranchement de Frying Pan, une fois de plus la légende raconte que c'est par ce chemin que Butch Cassidy le célèbre hors-la-loi, a fui jusqu'à une arche naturelle qui lui servait d'abri:personne ne l'a jamais retrouvé.Nous n'avons pas le temps d'y aller, alors nous continuons vers la sortie de Cohab Canyon.Nous en atteignons l'extrémité après un peu plus d'une heure de marche, c'est la route UT 24 par laquelle nous sommes arrivés hier.Le point de vue est quelconque, alors nous ne mettons pas longtemps à repartir.Le chemin inverse est, bien sûr, tout aussi facile et nous sommes à la voiture à 10h30.De là nous prend l'envie de visiter la maison-musée d'une famille de Mormons dans les années 1920 (je crois!), juste à côté.Nous la visitons pièce par pièce, c'est assez intéressant à voir, car tout le mobilier occupe encore la maison avec les vêtements, la vaisselle, les ustensiles de tous les jours...Dans la cuisine se tient une dame, et surprise, dans tous les meubles autour d'elle sont posés des gâteaux et autres confiseries, des pots de confiture, de miel...c'est en fait la boutique du musée!!Nous ne résistons pas à l'envie et nous lui achetons des scones à la myrtille qui ont l'air délicieux, ce sera pour plus tard dans la journée.En sortant de la maison nous décidons d'aller jeter un oeil aux vergers pas loin.Il suffit de pousser le portail, de prendre une échelle, de se servir en fruits dans les arbres puis de les peser et enfin de verser dans une boîte l'argent correspondant à la quantité de fruits, le tout sans que personne ne soit là, nous savons juste le nom du propriétaire grâce au panneau à l'entrée.La confiance n'est pas un vain mot aux USA!!

Un petit aller-retour sur la scenic road (qui ne nous laisse pas un souvenir impérissable) et nous reprenons l'UT 24 vers le sud, cette fois nous quittons Capitol Reef.

De l'environnement désertique nous passons rapidement à un paysage de montagne au fur et à mesure que la route s'élève.Les sapins et autres arbres d'altitude deviennent alors nos compagnons, nous traversons de grandes étendues boisées et très faiblement habitées.Nous nous arrêtons pour pique- niquer alors que nous avons bien entamé l'interminable descente sur Boulder.Arrivés là nous tournons à gauche pour nous engager dans l'une des plus belles pistes de l'Ouest:la Burr Trail.Bitumée au départ, elle serpente doucement dans un paysage à nouveau aride, à la végétation éparse.Nous arrivons assez vite à Long Canyon, la piste se retrouve alors canalisée entre deux hautes parois de roche ocre pour déboucher plus loin sur des badlands colorés qui portent vraiment bien leur nom!A présent, le bitume a disparu, nous roulons dans la poussière mais le paysage qui s'offre à nous est toujours fabuleux.

Nous avons prévu de réaliser la rando de Strike Valley Overlook, mais nous passons devant l'accès sans nous en rendre compte.Nous voilà à un col avec devant nous les fameux switchbacks (lacets) qui vont nous faire descendre au fond de la vallée, non sans stress!De là, nous décidons de prendre la Nottom Road vers le nord, puis après quelques minutes, il faut se rendre à l'évidence, on s'est planté!Allez, demi-tour sur la Nottom, puis ascension des switchbacks, une voiture descend à tombeau ouvert, nous nous rangeons prêts à protester lorsque nous lisons « Sherif » sur sa portière, il nous recouvre de poussière en passant, bon, on ne va rien dire mais on en pense pas moins!!
Peu de temps après, nous trouvons enfin la route du parking, c'est indiqué Upper Muley Twist Canyon, c'est ce qui nous a induit en erreur.Ce n'est pas grave, nous commençons quand même la rando après avoir émargé sur le cahier au parking.Nous tenons à la faire car la vue sur le Waterpocket Fold est simplement magnifique et à ne pas rater, nous sommes prévenus(n'est-ce pas Alain-Pierre?!).Nous pressons le pas, la marche est très facile car c'est une piste empruntable par des 4*4.


En chemin nous nous souvenons des scones de Fruita et nous nous offrons un petit goûter bien sympa sur les rochers.Nous continuons et malheureusement le temps se gâte très vite, des nuages d'orage approchent et le vent se lève.Lorsque les premières gouttes arrivent nous décidons à contrecoeur de rebrousser chemin, sans être allé jusqu'au bout ce ne serait pas prudent, mais nous sommes quand même déçus, quel dommage!Bon, on ne va pas se plaindre, le paysage est toujours superbe, alors...
A cause de notre erreur nous ne sommes pas en avance lorsque nous quittons le parking d'Upper Muley Twist Canyon.Le chemin du retour sur la Burr Trail se passe très bien et les nuages ont disparu, c'est rageant!!Nous rejoignons la fameuse UT 12 qui doit nous mener à Cannonville, notre étape de ce soir.Cette route est grandiose, elle traverse d'immenses espaces en se jouant des reliefs, on dirait qu'elle surfe sur la roche:par moments nous roulons sur une crête à 2 mètres du précipice d'un côté et de l'autre, puis nous e ntamons une descente prononcée à flanc de massif avant de remonter tout aussi vite alors que le soleil couchant nous accompagne.La route se termine tranquillement en traversant quelques forêts paisibles en plaine.Nous arrivons à Cannonville, une toute petite bourgade, vers 19h nous y avons réservé une chambre au Grand Staircase Inn qui fait hôtel, restaurant, épicerie, station service!Fatigués de notre journée, nous décidons de laisser la voiture et de pique-niquer dans la chambre avec ce que nous trouverons à l'épicerie.Nous avons envie de déguster une bière bien fraîche mais nous avons beau chercher partout dans l'immense mur de vitrines remplies de boissons, il n'y a pas l'ombre d'une cannette.C'est alors que nous comprenons:nous sommes en Utah et la consommation d'alcool est très réglementée, les abus fortement punis, nous ne trouverons pas la Bud que nous cherchions.Bon, eh bien on va se contenter d'un Pepsi alors!!
Samedi 03 juillet 2010 :Lever à 6h30 pour notre dernier jour de visite...Nous attendons l'employée de l'hôtel qui est en retard pour ouvrir la petite salle attenante à l'épicerie où sont servis les petit-déjeuners...Nous en profitons pour discuter avec un couple de Français qui viennent de parcourir la Cottonwood Road la veille.Enfin elle arrive, pas de très bonne humeur, nous avalons vite nos quelques tartines, puis nous prenons la route direction Bryce Canyon à ½ heure de là, le soleil est avec nous mais il fait assez frais:58°F(14,5°C).
Nous avons déjà visité Bryce mais ce parc est si fabuleux que nous avons décidé d'y repasser cette année.Nous nous garons sur le parking de Sunset point, puis nous descendons dans l'amphithéâtre par le début du trail de Navajo Loop que nous allons prolonger par Queens Garden Trail, la partie Wall Street étant fermée.La magie du plus beau parc de l'Ouest (à notre avis!) opére tout de suite:le sentier louvoie entre les hoodoos, ces fameuses cheminées de fées, vient cotoyer des parois abruptes de roches d'une couleur orange pastel très douce, enfin, se déroule franchement arrivé au fond du canyon où il nous fait découvrir la maigre végétation établie là.

De petits écureuils très curieux nous accompagnent en bondissant d'arbuste en arbuste, assurant le spectacle en grignotant aidés de leurs deux pattes avant.

Nous levons la tête tout en cheminant, l'amphithéâtre de Bryce se découvre maintenant dans toute sa splendeur, ses formes délicatement dentelées se découpent sur le bleu azur profond du ciel de l'Utah.Fabuleux, je vous dis!!



Nous sommes en milieu de matinée, la température est parfaite pour randonner et, bien que nous soyons samedi nous rencontrons peu de gens.Deux heures après notre départ de Sunset Point, le sentier commence à remonter, signe que nous approchons de Sunrise Point et de la fin de la ballade.Au fur et à mesure de l'ascension, nous croisons de plus en plus de monde et de plus en plus bruyant.Nous sommes toujours sidérés de constater qu'énormément de gens s'aventurent dans le canyon chaussés de simples tongs qui font trébucher au moindre caillou, et surtout sans une bouteille d'eau.
Nous restons un moment au bord de la rim à contempler le paysage qui s'offre à nous.Plus bas, on aperçoit des touristes à dos de mule s'apprêtant à descendre accompagnés d'un guide.

Nous rejoignons alors Sunset Point où nous retrouvons la voiture.N'étant pas décidés à quitter Bryce maintenant, nous décidons de pousser jusqu'à Inspiration Point pour encore profiter du parc.Sur la rim un touriste asiatique déchire un emballage plastique, c'est alors qu'un écureuil vif comme l'éclair lui saute dessus, grimpe le long de son pantalon, pour s'apercevoir, déception totale, qu'il s'agissait d'un emballage de piles et non de nourriture!Décidément pas farouches ces petites bêtes!
Inspiration Point porte bien son nom, très fréquenté, il reste sans doute le plus beau point de vue de Bryce.Nous retournons à regrets à la voiture où un Américain nous demande si nous avons traversé tout le pays en voiture au vu de l'état de notre calandre pleine d'insectes écrasés!

En quittant Bryce nous nous arrêtons brièvement au visitor center, il y a beaucoup de monde maintenant car il est presque midi.C'est alors que nous découvrons toutes les affiches collées un peu partout jusque sur la porte des toilettes indiquant que des serpents à sonnettes ont été aperçus près des sentiers, appelant à la plus grande prudence et recommandant de ne pas s'éloigner du trail!Nous éprouvons un petit sentiment de crainte rétrospective, en même temps qu'une petite pensée pour tous les gens qui se promenaient en tongs!!
Cette fois il faut partir, nous reviendrons peut-être randonner sur Fairyland Loop Trail, mais ce sera une autre fois.
Sortant de Bryce, la roche ocre ne veut pas non plus nous quitter, la jolie route de Red Canyon se charge de nous dire au revoir, avant de laisser place brutalement à un paysage verdoyant de prairie à l'horizon lointain...
La route de Zion étant en travaux, pour ne risquer de perdre du temps nous bifurquons vers l'Ouest en direction de Cedar City par une petite route de montagne assez tortueuse.Ce doit être le pays du quad car nous en apercevons des dizaines sur des pistes qui leur semblent dédiées au beau milieu d'un très grand massif de conifères.
A Cedar City nous trouvons par hasard une station de lavage de voiture qui nous permet de laver notre Ford Escape car nous devons le rendre ce soir à Las Vegas.Nous empruntons maintenant le long et monotone ruban goudronné de l'I-15, l'interstate qui file droit vers le sud sur Sin City.A St George nous achetons un petit pique-nique au Walmart, pas de table en vue nous nous mettons alors à manger à l'ombre de notre voiture sur le parking car nous avons récupéré à nouveau la terrible chaleur du désert, il fait 100°F(38°C)!

A une heure de route de Las Vegas, nous tournons à gauche pour l'ultime visite de notre séjour:Valley of Fire.Ce parc porte très bien son nom car en effet, c'est une fournaise qui nous attend lorsque nous arrivons au visitor center, il fait 106°F(41°C).L'environnement est exclusivement minéral, presqu'aucune plante ne peut survivre ici, mais encore une fois les formations rocheuses y sont magnifiques, mêlant le rouge, l'ocre, le chocolat et même le crème en une superbe palette comme seule la nature sait le faire.



Nous avions prévu de parcourir la petite rando de White Domes mais au vu des conditions extrêmes rencontrées, nous pensons qu'il est plus prudent de visiter le parc en voiture!
Après une petite heure à rouler à vitesse réduite pour admirer le paysage, nous reprenons la route de Vegas, accompagnés par un vent puissant et brûlant.
Nous arrivons sans encombre à notre hôtel à côté de l'aéroport Mc Carran malgré la circulation, très dense car nous sommes samedi soir.Nous déposons notre voiture chez Alamo où, comme d'habitude c'est très rapide et on ne nous demande absolument rien.Un petit regard à notre vaillant Ford Escape qui nous a transporté durant les 2700 miles de notre parcours sur toutes sortes de routes, puis nous allons attendre la navette de courtoisie de l'hôtel.Un petit malentendu nous fait perdre quand même une heure nous n'avions pas bien compris l'endroit exact où elle nous attendait, quand nous la rejoignons, le chauffeur nous dit qu'il est venu 3 fois nous chercher!Oups!!
A cause de ce contretemps il fait nuit lorsque nous arrivons à l'hôtel La Quinta et nous n'avons pas mangé.Le Starbucks de l'autre côté de la route nous tend les bras, c'est là où nous irons dîner, assez rapidement car nous sommes très fatigués.Le reste de la soirée se passe à se battre avec les bagages pour essayer de tout caser, nous avons fait quelques achats quand même, et demain c'est le retour.
Dimanche 4 juillet 2010:Lever à 5h, la nuit a été très courte!Aujourd'hui c'est la fête nationale, mais pour nous c'est le départ.La navette nous amène à Mc Carran à 6h30 où nous embarquons pour notre vol sur Southwest à 8h30 pour San Francisco.Au revoir Las Vegas!Quelques mails expédiés vite fait depuis la salle d'embarquement, nous montons à bord très vite et l'avion décolle aussi sec, low cost oblige!Un dernier regard au Mandalay Bay, Sin City s'éloigne dans la belle lumière du matin, puis c'est le désert, la montagne, enneigée parfois et enfin l'atterrissage presque dans la mer à San Francisco.
Nous avons 5 h à passer dans le terminal, c'est long, nous en profitons pour manger une dernière fois chez Lorie's Dinner (dans le terminal international) un hamburger frites avec un grand coca glacé, of course!!

Enfin, nous montons dans le grand 747 qui nous ramène à Roissy après un vol sans histoire, encore 5 h d'attente dans l'indigent terminal 2G et c'est le retour à Brest où nous attend notre ami Bernard, toujours avec son grand sourire, pour nous ramener dans le Sud-Finistère où l'été commence...Au revoir les USA, à l'année prochaine peut-être!
Epilogue:A la suite de ce périple, nous avons resigné pour un troisième voyage dans l'Ouest américain en juin 2011 au départ et à l'arrivée de Denver, CO, en passant par le Yellowstone et, encore et toujours, la roche rouge de l'Arizona et de l'Utah.Pas eu le temps de réaliser un carnet que nous sommes déjà repartis aux US en juin 2012 pour une première visite à New York, puis le Southwest à nouveau, carnet à venir courant octobre ou novembre 2012...
Un mois inoubliable en Argentine - l'itinéraire et les informations pratiques English translation pending
Un mois en Argentine 2010/2011
Patagonie – NOA (Salta et sa région) – Iguazú – Buenos Aires
Pour ceux qui souhaitent découvrir l'Argentine, voici notre expérience d'un voyage inoubliable d'un mois: l'itinéraire que nous avons parcouru (y compris nos "coups de cœur" et nos conseils) et les informations pratiques sur les coûts, le transport, l'hébergement et les excursions.
ITINERAIRE
1. Lu 6/12: Bruxelles – Madrid - Rio de Janeiro (avion)
2. Ma 7/12: Rio de Janeiro – Buenos Aires (avion)
3. Me 8/12: Puerto Madryn – Ushuaia (avion), 3 nuits à Ushuaia (hostel Torre al Sur)
Notre voyage commence par une grève sauvage des contrôleurs aériens espagnols. On part trois jours plus tard ce qui nous fait perdre notre premier vol interne et par conséquent, on doit sauter la première étape de notre voyage…
Plan original: départ vendredi soir, arrivée à Buenos Aires samedi matin, avion pour Trelew dimanche après-midi, 3 nuits à Puerto Madryn, excursions à Punta Tombo (1 jour, manchots de Magellan) et Peninsula Valdés (1 jour, baleines).
Plan modifié: départ lundi matin, arrivée à Buenos Aires mardi matin, bus pour Puerto Madryn mardi après-midi, arrivée à Puerto Madryn mercredi matin, départ à Ushuaia mercredi soir… Enfin, reprise de notre plan original!
Première rencontre avec la Patagonie à couper le souffle: Ushuaia et le canal Beagle vus du ciel.
4. (Je 9/12): Ushuaia: laguna Esmeralda
Dans la matinée, on part pour un petit trekking dans la Valle de los Lobos pour arriver à la laguna Esmeralda. La balade n'est pas très bien indiquée, on se perd dans les marais sous la pluie mais les paysages et la laguna en valent la peine… On passe l'après-midi relax à Ushuaia et le soir on goute pour la première fois la viande – vraiment aussi bonne qu'on le dit.
5. (Ve 10/12): Ushuaia: canal Beagle et Parque National Tierra del Fuego
A 9h, on part pour une navigation sur le canal de Beagle, une excursion de 5h. On fait cette excursion notamment pour voir les manchots de Magellan qu'on a ratés à Puerto Madryn. On voit également des lions de mer, des cormorans royaux, le phare des'éclaireurs et une estancia.
Après la navigation, on part au Parque National Tierra del Fuego, on commence la balade à la fin de la ruta 3 et on continue par une partie de "Sendero Costero" (on n'a pas eu assez de temps, il vaut mieux prévoir une journée entière). De nouveau, on a eu de la pluie. Le parc est aménagé pour des balades faciles, pas de trekking sauvage et difficile. S'il faut choisir, le trekking à El Chaltén est bien plus impressionnant.
6. (Sa 11/12): Ushuaia – El Calafate (avion), 2 nuits à El Calafate (hostel Lago Argentino)
On arrive à El Calafate en début d'après-midi, un paysage complètement différent de celui à Ushuaia. On est impressionné par la couleur turquoise du Lago Argentino derrière lequel se dressent les montagnes couvertes de neige. A l'hôtel, où le personnel est très efficace, on réserve en quelques minutes l'excursion "Big Ice" au glacier Perito Moreno le lendemain (avec Hielo y aventura), le prochain hôtel, le bus pour El Chaltén, le bus pour Bariloche et on fait laver notre linge. On loue des vélos pour découvrir la ville, il fait très bon mais avec un vent très fort ce qui rend la ballade assez difficile… Avec nos jumelles, on peut observer des flamands roses.
7. (Di 12/12): El Calafate: glacier Perito Moreno
A 7h, on part pour l'excursion "Big Ice" qui va rester un highlight de notre voyage. On commence la visite par les passerelles (1h), ensuite on prend le bateau pour arriver à la forêt à côté du glacier (10min), on passe par la forêt (1h) pour arriver à l'endroit où on est divisé en trois groupes de 10 personnes et on commence le trekking sur le glacier (3h30), avec des crampons aux pieds. Ce qu'on voit est absolument magnifique, on est au milieu du glacier avec des lagunes bleues. Il faut une bonne condition physique pour cette excursion et prévoir de la nourriture (on peut aussi acheter des sandwichs aux passerelles) sans oublier les crèmes solaires etc. On est de retour à El Calafate vers 17h.
8. (Lu 13/12): El Calafate – El Chaltén (bus), 2 nuits à El Chaltén (hostel Patagonia): trekking Laguna Torre (6h, Cerro Torre)
On quitte El Calafate pour une nouvelle destination, El Chaltén (à 3h en bus). Sur la route, on voit des paysages magnifiques et en arrivant à El Chaltén, on a la chance de voir les deux pics – Cerro Torre et Fitz Roy. On dépose les bagages à l'hôtel (réservé par le biais de l'hôtel précédent) et on part pour le trekking ver la Laguna Torre pour une vue sur le Cerro Torre. Il fait très beau mais il y a du vent (comme partout en Patagonie).
9. (Ma 14/12): El Chaltén: trekking Laguna de los Tres (8-10h, Cerro Fitz Roy)
Troisième jour de trekking – cette fois-ci vers la Laguna de los Tres pour une vue sur Cerro Fitz Roy. On découvre également Laguna Sucia et Laguna Capri. La journée est ensoleillée, le trekking est long mais, à part la dernière montée assez dur(prévoir une heure de grimpette), pas trop difficile. Le temps prévu par les guides est de 8h aller-retour, on le fait à l'aise en 10h. En termes de beauté naturelle, on classe cette excursion à côté de celle au glacier Perito Moreno.
10. (Me 15/12): El Chaltén – Perito Moreno (bus), 1 nuit au village Perito Moreno (hôtel Belgrano)
Après un très bon petit-déjeuner dans le bar à côté de l'hostel, on entame notre "road trip" sur la légendaire ruta 40 avec la destination finale – Bariloche. Il fait nuageux, le Cerro Torre n'est pas visible. On passe la majeure partie du premier jour (de 9h à 21h) sur la route non asphaltée... On passe par des paysages presque deserts. On passe la nuit au village Perito Moreno (pas intéressant, mais une étape obligatoire) dans un hôtel sans charme.
11. (Je 16/12): Perito Moreno – Bariloche (bus), 2 nuits à Bariloche (hostel Periko's)
On arrive à Bariloche après une journée dans le bus vers 21h. On demande à l'hôtel de nous réserver une voiture pour le lendemain.
12. (Ve 17/12): Bariloche: Ruta de los Siete lagos
On part (à 10h30) à la découverte de la route des sept lacs. La route (RN 234) est d'abord asphaltée maispas pour longtemps – très vite on se retrouve sur une route caillouteuse et tout sauf reposante. On passe par Villa la Angostura, on croise plusieurs lacs (on ne sait pas s'ils sont vraiment sept…), les paysages sont beaux, on dirait les Alpes. San Martin de los Andes, où on s'arrête, est mignon mais trop petit et on est content de passer la nuit à Bariloche plutôt qu'ici (contrairement ce qu'on conseille sur les forums). Au retour (RP 63, RN 237), on passe par la Vallée enchantée, un paysage assez intéressant, notamment pour ceux qui ne vont pas visiter le nord-ouest. On rend la voiture (à 19h30), on se dit que c'est presque par miracle qu'on ne l'ai pas endommagée vu l'état des routes… On termine notre séjour à Bariloche par une fondue suisse J
13. (Sa 18/12): Bariloche – Mendoza (bus de nuit, 16h)
14. (Di 19/12): arrivée à Mendoza: Maipú (route de vin), 1 nuit à Mendoza (hostel Campo Base)
On arrive à Mendoza à 8h du matin, après 16h de bus. La ville est encore endormie, c'est dimanche. Après avoir acheté un ticket de bus pour Salta pour la suite et après s'être installé à l'hôtel, on part à Maipú pour découvrir les fameux vignobles. Le départ est compliqué car on n'a pas de monnaie pour le bus (10-173). On finit par acheter une carte pour 3 AR (mais difficile à trouver) – on conseille vivement d'avoir de la monnaie pour Mendoza si vous voulez utiliser le transport public (de même pour Buenos Aires). On loue des vélos chez Coco Bikes (comme conseillé dans Lonely Planet). Il y a pas mal de trafic ce qui rend la ballade un peu pénible. On visite la seule bodega ouverte le dimanche, CARINAE (20 AR la visite avec la dégustation). On a préféré les vignobles autour de Cafayate dans le nord-ouest.
15. (Lu 20/12): Mendoza – Salta (bus de nuit, 18h)
16. (Ma 21/12): arrivée à Salta, 1 nuit à Salta (hostel Condor Pass)
Après avoir trouvé un hostel, on loue une voiture pour 5 jours. L'agence nous aide avec notre itinéraire (boucle au sud et au nord de Salta, on commence par le sud). On visite ensuite la ville et on monte en téléphérique sur la colline qui surplombe la ville.
17. (Me 22/12): Salta – Cafayate ("Quebrada de las Conchas") – ruines de Quilmes, nuit à Cafayate (hostel Rusty K)
Première jour de notre road trip: RN 68, 320km, 10:00 – 15:00 (5h): Salta – Cafayate, 15:30 – 18:30 (3h): Cafayate – ruines de Quilmes – Cafayate, route asphaltée à part une petite partie près des ruines de Quilmes
La route est asphaltée mais peut être dangereuse à cause des pierres qui se décrochent des parois rocheuses et tombent sur la route. Nous nous arrêtons aux érosions les plus intéressantes (selon les indications dans le guide du Routard). Le paysage est très beau, avec des formations rocheuses, la dernière partie se transforme en vignobles. A Cafayate, on s'installe à l'hôtel et on part pour le ruines de Quilmes, ici, le dernier morceau de route est non asphalté. On passe la soirée à l'hôtel où est organisé un "asado", une soirée très sympa avec d'autres personnes qui logent à l'hôtel. On n'a pas envie de quitter Cafayate mais on décide finalement de partir afin de nous laisser une marge à cause de la météo qui peut être à cette époque iimprévisible. Mais si possible, on conseille de rester au moins 2 nuits.
18. (Je 23/12): Cafayate – Cachi (Vallées Calchaquies), nuit à Cachi (hôtel Nevado Cachi)
Deuxième jour: RN 40, 170km, 8:50 – 12:20 (3,5h): Cafayate – Angostaco – Molinos, 13:00 – 14:30 (1,5h): Molinos – Cachi, route non asphaltée
Cette partie de notre "road trip" nous a fait le plus peur (surtout en nous basant sur les informations dans les guides qui, selon nous, ont une tendance à exagérer un peu), mais au final, ça allait, pas trop vite (170km en 5h), mais ça allait quand même. Il s'agit, selon nous, d'une des plus belles parties de notre "road trip" dans le NOA. Par moments, on se croit dans un western tourné aux Etats-Unis. On fait une pause à Molinos. On arrive à Cachi en début d'après-midi. Il serait possible de continuer jusqu'à Salta (3,5h) mais on nous l'a déconseillé à l'agence de location à cause du brouillard qui tombe sur la route de Cachi en fin de journée. En plus, le voyage de 5h est assez fatiguant, mais si on conduit à deux, cela devrait être faisable (en partant de Cafayate avant 8h).
19. (Ve 24/12): Cachi – Salta – Purmamarca ("Quebrada de Humahuaca"), 2 nuits à Purmamarca (Hospedaje)
Troisième jour: RN 33 + RN 9 ("voie rapide"), 410km, 8:30 – 16:30 (8h): Cachi – Salta (passage à 12:00) – Purmamarca, route asphaltée
La route de Cachi monte jusqu'à 3 248 m, elle tourne pas mal. On passe par la "recta Tin Tin" (une ligne droite de 14km) et par le Parque National de los Cordones. En passant par Salta, il commence à pleuvoir très fort, on décide donc de passer par la route 9 et pas par la Cornisa, comme prévu initialement, (plus jolie mais très étroite) mais par la voie rapide. Les paysages sont très verts dans cette partie mais on ne voit pas grand chose à cause de la pluie. On passe ensuite par la Quebrada de Humahuaca (il arrête de pleuvoir), on admire la vallée de peintres et on arrive à Tilcara. On ne trouve pas de logement (cher, pas bien ou complet –c'est Noël) et on retourne à Purmamarca (à 20min de Tilcara), un village plus calme que Tilcara.
20. (Sa 25/12): Purmamarca – Tilcara – Humahuaca ("Quebrada de Huamaca") – Salinas Grandes
Quatrième jour: RN 9 + RN 52, 280km, 9:40 – 16:40 (7h): Purmamarca – Tilcara (pétit déj) – Humahaaca – Purmamarca (passage à 13:40) – Salinas Grandes – Purmamarca, route asphaltée
On part à Tilcara pour prendre un petit déjeuner (à Purmamarca, tout est fermé), on visite ensuite Humahuaca (tout comme Tilcara, ce village n'a pas de grand intérêt). On continue encore un peu au nord de Humahuaca et on fait ensuite un demi-tour et on décide de partir pour les Salinas Grandes (on a hésité car le ciel a été couvert mais au final il s'est dégagé). La route pour Salinas Grandes (RN 52) est superbe, elle monte jusqu'à 4 170 m. Les salinas sont assez impressionnantes. On reste une demi-heure sur place.
21. (Di 26/12): Purmamarca – Salta, 2 nuits à Salta (hostal Catedral)
Cinquième jour: RN 9 ("la Cornisa"), 220km, 11:30 – 16:00 (4,5h): Purmamarca – Tilcara – Salta (passage à 15:00) – San Lorenzo – Salta, route asphaltée mais par endroits étroite et sinueuse
On commence la matinée par une ballade d'environ 1h à pieds autour de Purmamarca (Paseo de los siete Colores), également faisable en voiture (route non asphaltée). On passe ensuite par Tilcara pour visiter la pucará (pas de grand intérêt mais il y a des belles vues sur les alentours) et on part à Salta, cette fois-ci par la Cornisa. On fait un détour à San Lorenzo, un village résidentiel très chic près de Salta, on monde complètement différent de celui qu'on a vu à Tilcara ou Humahuaaca. On prend un helado chez Rosmarie (un des meilleurs qu'on ai goûté en Argentine). A Salta, pas mal de logement sont fermés mais on trouve finalement un hostel simple près du centre. On nous conseille de garer la voiture dans un parking surveillé (20AR).
22. (Lu 27/12): Salta
Première chose le matin, on rend la voiture. On est un peu stressé (on a la franchise de 4000AR) mais elle a rien. Le reste de la journée est relax. On aurait pu ajouter une journée à Cafayate au lieu de passer une journée de plus à Salta, mais on a voulu une marge… Avec le recul, on se dit toujours qu'on l'aurait fait différemment J
23. (Ma 28/12): Salta – Iguazú (bus de nuit, 22h)
24. (Me 29/12): arrivée à Iguazú, 2 nuits à Puerto Iguazú (hostel Parque Iguazú)
On est dans la région des Missiones, on arrive à Puerto Iguazú à 13:30, il fait très chaud et lourd. On combine ça avec la fatigue et on choisit probablement le pire hostel dans la ville. Mais on est excité par l'excursion du lendemain – les fameuses chutes d'Iguazú.
25. (Je 30/12): Iguazú (chutes du côté argentin)
On commence la visite des chutes par le côté argentin (on conseille dans cet ordre). Il continue à faire très chaud et lourd. On met de la crème solaire et du produit anti-moustique. Le bus pour aller aux chutes part toutes les 20min, on prend celui à 8:20 et on arrive à l'entrée du parc avant 9h, il y a déjà pas mal de touristes. On visite le parc dans l'ordre suivant (selon le plan qu'on reçoit à l'entrée): sendero verde – circuit intérieur (pas possible d'aller sur l'île de St Martin, trop d'eau) – circuit supérieur – Garganta del Diablo (le plus impressionnant, on y va a pieds et on retourne en train) – sendero macuco (on se beigne dans une lagune). On termine la visite avant 18h, donc il faut prévoir environ 10h, transport inclus.
26. (Ve 31/12): Iguazú (chutes du côté brésilien), Iguazú – Buenos Aires (avion), 4 nuits à Buenos Aires (hostel Carlos Gardel)
On nous déconseille de nous rendre du côté brésilien par nos propres moyens donc on le fait par le biais d'une agence de voyage (Crucero del Norte), on a acheté les tickets la veille. On part du terminal des bus à 8h10 et on arrive à l'entrée du parc vers 9h30. Le côté brésilien est encore plus touristique que le côté argentin, il est moins sauvage mais les vues des chutes sont plus impressionnantes. En fait, la plupart des chutes se trouvent sur le côté argentin donc on les voit mieux depuis le Brésil. Il vaut mieux prévoir la visite le matin, on a alors le soleil derrière nous pour prendre les photos des chutes. On peut payer en pesos argentin mais on vous rend le reste en devise brésilienne – prévoir p-ê un peu de liquide en devise brésilienne. On prend le bus de retour à 13h (suffisant pour la visite), on arrive à Puerto Iguazú à 14h, donc au total il faut compter environ 6h, transport inclus. On prend l'avion pour Buenos Aires dans l'après-midi. Une fois à Buenos Aires (Aéroport aeroparque)on prend le transport publicpour l'hôtel, solution très bon marché, mais il faut avoir de la monnaie. On fête le nouvel an sur Plaza Dorrego à San Telmo (où on dort également), une ambiance très animée!
27. (Sa 1/1): Buenos Aires
Il fait très chaud. On visiteBuenos Aires: le centre (Plaza De Mayo avec la Casa Rosada, avenida 9 julio, etc.) et Puerto Madero. On assiste également au départ du "Paris – Dakar".
28. (Di 2/1): Buenos Aires – delta de Tigre
On continue la visite de la capitale: San Telmo (marché aux puces), la Recoleta (cimitière avec la tombe d'Evita Perón, musée des beaux arts), Palermo Hollywood et Palermo Viejo.
29. (Lu 3/1): Buenos Aires
On quitte Buenos Aires pour passer une journée dans la nature, pour échapper à la chaleur de la capitale. On part à la découverte du delta de Tigre. On prend le Tren de la costa pour nous y rendre. On prend ensuite un bateau qui nous amène à Tres costas, l'île sur lequel on peut faire une petite balade sympa.
30. (Ma 4/1): Buenos Aires – Madrid – Bruxelles (avion)
Dernier jour à Buenos Aires, on termine la visite par la Boca (maisons colorées à El Caminito), un endroit très touristique mais un "must" de la visite de Buenos Aires, et le centre (le Congrès). On prend notre avion pour Madrid à 22h40.
31. (Me 5/1): arrivée à Bruxelles
On arrive à Bruxelles à 18h30. Voilà un magnifique voyage qui se termine.
Nos "coups de cœur"
1. Patagonie: arrivée à Ushuaia en avion – une vue magique sur la ville est le canal Beagle; paysages autour de El Calafate avec la couleur turquoise de Lago Argentino et El Calafate même; excursion "Big Ice" au glacier Perito Moreno; trekking à El Chaltén vers Laguna de los Tres pour voir le Fitz Roy (trekking autour de El Chaltén en général)
2. Mendoza by night
3. NOA: Cafayate et la route de Cafayate à Cachi
4. Iguazú: chutes de côté brésilien
Conseils sur l'itinéraire
1. selon notre expérience (voir début de notre voyage), il vaut mieux prévoir une bonne marge entre arrivée en Argentine et le premier vol interne
2. Parque National Tierra del Fuego – prévoir au moins une journée entière
3. El Chaltén – le temps change beaucoup ici, il vaut mieux prévoir une marge au cas où il fait mauvais quelques jours (et s'il fait beau, tant mieux, il y a pas mal de possibilité de trekking) – idéalement, prévoir au moins 3 nuits
4. si vous n'avez pas assez de temps (et que vous avez assez d'argent), il vaut mieux utiliser les vols internes et sauter la partie entre El Calafate et Salta (Bariloche, Mendoza): Buenos Aires – (Trelew) – Ushuaia – El Calafate – Salta (par Buenos Aires) – Iguazú – Buenos Aires
5. prévoir trois nuits à El Calafate, deux à Cafayate et passer moins de temps à Buenos Aires (deux nuits sont suffisants) et à Salta
6. Salta – éviter fin janvier/février (saison de pluie) – certaines routes peuvent être impraticables
Autres conseils pratiques
1. dans presque tous les hôtels, on peut faire laver son linge, donc ne pas prendre trop de choses avec
2. éviter d'échanger de l'argent dans les banques (à cause des files), préférer les bureaux de change (on a eu un bon taux à Ezeiza – le meilleur de tout le voyage - , malgré le fait que les guides déconseillent d'y échanger de l'argent)
3. pour la Patagonie, prévoir des vêtements bien chauds, qui sèchent rapidement et ne pèsent pas beaucoup
4. on peut économiser sur les restos en Patagonie en préparant sa propre nourriture dans les hostels
5. à Iguazú, utiliser un produit contre les moustiques (peut être acheté sur place)
6. prévoir de la monnaie pour les bus à Mendoza et Buenos Aires
COUTS (par personne)
Vol Bruxelles – Buenos Aires (aller-retour): 1.020 EUR
Vols internes: 680 EUR
Sur place: 2.000 EUR
Total: 3.700 EUR
TRANSPORT
Avion
Tous les vols réservés sur cheaptickets.com (prix indiqué est par personne):
1. Bruxelles – Buenos Aires (Iberia, aller retour, 19:05-9:20): 1.020 EUR
2. Buenos Aires – Trelew (Aerolineas Argentinas, 16:10-18:10): 130 EUR, taxe d'aéroport à Trelew: 17,55AR
3. Trelew – Ushuaia (Aerolineas Argentinas, 18:50-21:00): 310 EUR, taxe d'aéroport à Ushuaia: 28AR
4. Ushuaia – El Calafate (LAN, 10:05-11:25): 100 EUR
5. Iguazú – Buenos Aires (LAN, 17:30-19:25): 140 EUR
Bus "longue distance"
Pour les bus de longue distance, la différence de pris entre "cama" et "semi-cama" est minimale, on conseille les "cama" qui sont beaucoup plus confortable (les trajets sont très longs vu les distances) avec un meilleure service (on vous sert à manger et à boire comme dans l'avion mais la qualité varie d'une compagnie à l'autre). On a préféré "Andesmar", on déconseille "Via Tac". On a réservé sur place (quelques jours avant ou même le jour même), il y avait toujours de la place mais il nous est arrivé qu'il n'y avait plus de "cama" (mais en sachant que c'était la période de Noël).
32. Buenos Aires – Puerto Madryn (Via Tac, 18h, "cama"): 352AR
33. El Calafate – El Chaltén (2,5h): 75AR
34. El Chaltén – Bariloche (Chaltén Travel, 2 jours, avec une nuit au village Perito Moreno): 440AR
35. Bariloche – Mendoza (Andesmar, "cama"): 415AR
36. Mendoza – Salta (Via Tac, "semi-cama"): 369AR
37. Salta – Puerto Iguazú (Flecha Bus, 22h, "cama"): 464AR
Voiture
On a loué des voitures sur place (à Bariloche pour une journée et à Salta pour 5 jours). Il est conseillé de faire une "boucle" (de rendre la voiture au point de départ), cela revient moins cher. On n'a pas trouvé d'agences qui offrent une assurance complète, on a toujours eu une franchise. Pour tout déplacement sur route non asphaltée, comptez une moyenne de 30/35 km/h (exemple: Cafayate – Cachi => 150km = +/- 5 ou 6 heures de route) avec arrêt photos. Il est possible de rouler un peu plus vite mais vous vous exposez aux risques de dégâts qui peuvent coûter cher compte tenu des franchises élevées et de l'impossibilité de prendre une assurance complète.
Que ce soit à Bariloche ou à Salta, nous avons loué nos véhicules auprès de petite agences locales. Faites-en deux ou trois et comparez les prix, la différence de prix peut être relativement importante. Pour les routes et les itinéraires, n'hésitez pas à demander à l'agence de location même, ils ont des plans assez bien fait et peuvent vous renseigner sur l'état des routes.
Pour le reste, appliquez les consignes de sécurité de base que vous appliqueriez partout ailleurs et en particulier dans les centres urbains (ne laissez pas d'objet de valeur dans la voiture, montrez-vous courtois et patient au volant etc.). En ce qui concerne l'essence les prix varient de 0,8 à 0,9 euros pour de la super. Il y a de nombreuses pompes à essence mais dans le doute il vaut toujours mieux ne pas risquer et faire le plein tout les 300/400 km en fonction, évidemment, du type de véhicule (cylindrée, type de carburant, 4x4 etc.) que vous aurez loué.
Rien d'autre de bien spécial à signaler. Hormis les quelques routes non asphaltées (ruta 40 etc.) et les routes permettant d'accéder aux coins les plus reculés, le réseau routier n'est pas mauvais. Nous avons eu une Volkswagen Gol (chez nous une Polo - modèle produit pour l'Amérique latine) et une Citroën C3 et nous nous en sommes parfaitement sorti. Le 4x4 serait, bien entendu, plus indiquer pour certaines routes mais il n'est pas indispensable sauf, encore une fois, si vous prévoyez de vous rendre dans des endroits particulièrement reculés et difficiles d'accès. Compte tenu du prix qui peut aller jusqu'à 5 fois le prix d'un véhicule "normal", si l'itinéraire ne prévoit pas de "off-road", c'est une option à écarter.
Transport de l'aéroport et en ville (bus, taxi, vélo)
1. transfert de l'aéroport Ezeiza à la station de bus Retiro (bus "Manuel Tienda León"): 50AR; dépôt de bagages à Retiro: 20AR (un grand sac) / 10AR (un petit sac)
2. transfert de Puerto Madryn à l'aéroport de Trelew (bus): 11AR; dépôt de bagages à la station de bus de Puerto Madryn: 5AR (un locker)
3. transfert de l'aéroport à Ushuaia à l'hôtel (taxi): 25AR
4. transfert de l'aéroport à El Calafate à l'hôtel (bus, réservé d'avance via l'hôtel): 33AR
5. location de vélo à El Calafate pour 2,5h: 40AR
6. location de vélo à Maipú pour toute la journée: 30AR
7. location de pédalo à Salta pour 20min: 15AR
8. taxi à Salta (par trajet): 6AR
9. transfert de Puerto Iguazú à l'aéroport (bus): 20AR
10. bus à Buenos Aires, y compris de Aeroparque au centre: 1 – 1,5AR (il faut la monnaie!)
11. taxi à Buenos Aires (par trajet): 20AR
12. taxi à l'aéroport Ezeiza (30min.): 140AR; emballage de bagages: 50AR/pièce
HEBERGEMENT
Sauf indications contraires, le prix indiqué est pour deux personnes dans une chambre double d'une auberge de jeunesse, petit-déjeuner compris (très basique), salle de bain commune, cuisine, Internet (si non, Internet n'est pas cher – environ 1AR/10min.). A part Salta, Purmamarca et Iguazú, on a fait des réservations d'avance (pas forcément nécessaire, mais après un long trajet on apprécie). La plupart des hostels ont leur site Internet. Pendant la période de fin d'année, certains hostels ferment pour une semaine, mais on trouve toujours où dormir. On a eu des douches chaudes partout. Dans presque tous les hostels on pouvait faire laver notre linge (20 – 30AR/7kg de linge).
1. Ushuaia: hostel Torre al Sur (108AR)
2. El Calafate: hostel Lago Argentino (130AR)
3. El Chaltén: hostel Patagonia (180AR, pas d'Internet et sans petit-déjeuner – pris dans le bar à côté pour 22AR/personne – très bon)
4. Perito Moreno: hôtel Belgrano (140 AR, salle de bain privée, pas d'Internet, pas de cuisine, petit-déjeuner 15AR/personne)
5. Bariloche: hostel Periko's (180AR, salle de bain privée)
6. Mendoza: Campo Base (170AR, salle de bain privée, sans petit-déjeuner) – à éviter (chambres pas propres), on conseille les hostels sur av. Arístides Villanueva
7. Salta: Condor Pass (150AR, salle de bain privée, pas possible d'utiliser la cuisine) – à éviter (chambres propres mais une très mauvaise ambiance dans l'hostel)
8. Cafayate: Rusty K (120AR, pas d'Internet) – la meilleure auberge qu'on ait eue, avec une soirée "asado" (35AR/personne)
9. Cachi: Nevado Cachi (100AR, salle de bain privée, pas d'Internet, sans petit-déjeuner)
10. Purmamarca: Hospedaje (90AR, petit déjeuner 10AR/personne, pas d'Internet, pas de cuisine, salle de bain privée) – près de la place (à gauche dans la rue qui passe devant l'église, une maison jaune à droite), sinon les autres voyageurs nous ont conseillés "Pequeño Inti" (fermé 1 semaine à Noël – lors de notre passage)
11. Salta: Hostal Catedral (100AR, salle de bain privée, pas d'Internet, pas de cuisine, sans petit déjeuner)
12. Iguazú: Hostel Parque Iguazú (130AR, salle de bain privée) – à éviter (cuisine très salle), de l'extérieur on pourrait conseiller: Hostel INN (en peu en dehors mais avec une piscine), Iguazú Falls (près du terminal des bus) ou Los Troncos (complet lors de notre passage)
13. Buenos Aires: hostel Carlos Gardel (140AR, pas de service de laverie)
NOURRITURE
Quelques remarques:
- le dîner est servi assez tard, pas avant 20h, plutôt vers 21-22h
- la cuisine argentine est assez lourde et grasse, basée sur la viande avec pas beaucoup de légumes
- les portions sont énormes
A goûter absolument:
- viande (parilla)
- cuisine régionale de Salta: empanadas, humitas, tamales, provoleta
- cuisine "importée": pizza, glace, chocolat de Bariloche
- vin: malbec de Mendoza (vin rouge), shiraz de San Juan (vin rouge) e torrontés de Cafayate (vin blanc)
Exemples des prix:
- empanada: 4-5AR
- 0,5l d'eau: 2-4AR
- 0,5l de coca-cola: 5-8AR
- glace: à partir de 7AR
- bar müesli: 3AR
- 100g de chocolat artisanal: 14AR
- sandwich à Ushuaia: 22AR
- una "piquada" (plateau de fromages et de charcuteries): 20A
- dîner: 170AR (Buenos Aires, Patagonie), 120AR (NOA)
- déjeuner: 120AR (Buenos Aires, Patagonie), 90AR (NOA)
Restos qu'on peut conseiller:
- Cantina Nautica à Puerto Madryn
- Bodegón Fueguino à Ushuaia (beau cadre)
- restos sur av. Arístides Villanueva à Mendoza (bonne ambiance)
- Doña Salta à Salta (pour la cuisine régionale – meilleures empanadas qu'on ai goûtées, on est retourné plusieurs fois)
- Las Cabras à Buenos Aires (Palermo Viejo, pour une parilla)
- Casal Catalan à Buenos Aires (San Telmo, pour les spécialités catalanes, un excellent resto – on est allé deux fois, plus cher que les autres– dîner 270-370AR)
- El Federal (San Telmo, bar/resto)
EXCURSIONS
A part la location des voitures, les prix indiqués sont par personne:
1. Ushuaia (les excursions organisées à l'hôtel):
- Laguna Esmeralda (Valle de los Lobos, mini-trekking d'une demi-journée): 60AR (50AR taxi + 10AR entrée)
- Canal Beagle (navigation de 5h): 235AR
- Parque Nacional Tierra del Fuego: 135AR (70AR taxi + 65AR entrée)
2. El Calafate (l'excursion organisée à l'hôtel):
- Big Ice (une journée, trekking sur le glacier Perito Moreno): 795AR (720AR + 75AR entrée)
3. Bariloche (voiture louée à l'hôtel):
- Sept Lacs (une journée, en voiture louée chez "Correntoso Rent a Car" – VW Gol, prix pour la voiture): 380AR (260AR location avec km illimité + 120AR essence/400km)
4. Mendoza:
- Maipú (une journée ou moins, route des vins): 55AR (bus local, vélo, visite d'une bodega)
5. Salta:
- boucle "Salta" (5 jours, en voiture louée – Citroën C3, prix pour la voiture): 1550 AR + entrées (1050AR location avec 1700km, 480AR essence, 20AR parking à Salta, 10AR entrée aux ruines de Quilmes/personne, 10AR entrée au púcara à Tilcara/personne)
6. Iguazú:
- chutes d'eau côté argentin (une journée): 100AR (15AR bus + 85AR entrée)
- chutes d'eau côté brésilien (une demi-journée): 140AR (45AR bus + 95AR entrée)
7. Buenos Aires:
- delta de Tigre (une journée): 78AR (3,5AR bus de San Telmo à Maipú pour prendre le train, 32AR Tren de la Costa, 19,50AR bateau pour aller à Tres Bocas, 1AR train de Maipú à Retiro, 24AR taxi de Retiro à San Telmo)
Patagonie – NOA (Salta et sa région) – Iguazú – Buenos Aires
Pour ceux qui souhaitent découvrir l'Argentine, voici notre expérience d'un voyage inoubliable d'un mois: l'itinéraire que nous avons parcouru (y compris nos "coups de cœur" et nos conseils) et les informations pratiques sur les coûts, le transport, l'hébergement et les excursions.
ITINERAIRE
1. Lu 6/12: Bruxelles – Madrid - Rio de Janeiro (avion)
2. Ma 7/12: Rio de Janeiro – Buenos Aires (avion)
3. Me 8/12: Puerto Madryn – Ushuaia (avion), 3 nuits à Ushuaia (hostel Torre al Sur)
Notre voyage commence par une grève sauvage des contrôleurs aériens espagnols. On part trois jours plus tard ce qui nous fait perdre notre premier vol interne et par conséquent, on doit sauter la première étape de notre voyage…
Plan original: départ vendredi soir, arrivée à Buenos Aires samedi matin, avion pour Trelew dimanche après-midi, 3 nuits à Puerto Madryn, excursions à Punta Tombo (1 jour, manchots de Magellan) et Peninsula Valdés (1 jour, baleines).
Plan modifié: départ lundi matin, arrivée à Buenos Aires mardi matin, bus pour Puerto Madryn mardi après-midi, arrivée à Puerto Madryn mercredi matin, départ à Ushuaia mercredi soir… Enfin, reprise de notre plan original!
Première rencontre avec la Patagonie à couper le souffle: Ushuaia et le canal Beagle vus du ciel.
4. (Je 9/12): Ushuaia: laguna Esmeralda
Dans la matinée, on part pour un petit trekking dans la Valle de los Lobos pour arriver à la laguna Esmeralda. La balade n'est pas très bien indiquée, on se perd dans les marais sous la pluie mais les paysages et la laguna en valent la peine… On passe l'après-midi relax à Ushuaia et le soir on goute pour la première fois la viande – vraiment aussi bonne qu'on le dit.
5. (Ve 10/12): Ushuaia: canal Beagle et Parque National Tierra del Fuego
A 9h, on part pour une navigation sur le canal de Beagle, une excursion de 5h. On fait cette excursion notamment pour voir les manchots de Magellan qu'on a ratés à Puerto Madryn. On voit également des lions de mer, des cormorans royaux, le phare des'éclaireurs et une estancia.
Après la navigation, on part au Parque National Tierra del Fuego, on commence la balade à la fin de la ruta 3 et on continue par une partie de "Sendero Costero" (on n'a pas eu assez de temps, il vaut mieux prévoir une journée entière). De nouveau, on a eu de la pluie. Le parc est aménagé pour des balades faciles, pas de trekking sauvage et difficile. S'il faut choisir, le trekking à El Chaltén est bien plus impressionnant.
6. (Sa 11/12): Ushuaia – El Calafate (avion), 2 nuits à El Calafate (hostel Lago Argentino)
On arrive à El Calafate en début d'après-midi, un paysage complètement différent de celui à Ushuaia. On est impressionné par la couleur turquoise du Lago Argentino derrière lequel se dressent les montagnes couvertes de neige. A l'hôtel, où le personnel est très efficace, on réserve en quelques minutes l'excursion "Big Ice" au glacier Perito Moreno le lendemain (avec Hielo y aventura), le prochain hôtel, le bus pour El Chaltén, le bus pour Bariloche et on fait laver notre linge. On loue des vélos pour découvrir la ville, il fait très bon mais avec un vent très fort ce qui rend la ballade assez difficile… Avec nos jumelles, on peut observer des flamands roses.
7. (Di 12/12): El Calafate: glacier Perito Moreno
A 7h, on part pour l'excursion "Big Ice" qui va rester un highlight de notre voyage. On commence la visite par les passerelles (1h), ensuite on prend le bateau pour arriver à la forêt à côté du glacier (10min), on passe par la forêt (1h) pour arriver à l'endroit où on est divisé en trois groupes de 10 personnes et on commence le trekking sur le glacier (3h30), avec des crampons aux pieds. Ce qu'on voit est absolument magnifique, on est au milieu du glacier avec des lagunes bleues. Il faut une bonne condition physique pour cette excursion et prévoir de la nourriture (on peut aussi acheter des sandwichs aux passerelles) sans oublier les crèmes solaires etc. On est de retour à El Calafate vers 17h.
8. (Lu 13/12): El Calafate – El Chaltén (bus), 2 nuits à El Chaltén (hostel Patagonia): trekking Laguna Torre (6h, Cerro Torre)
On quitte El Calafate pour une nouvelle destination, El Chaltén (à 3h en bus). Sur la route, on voit des paysages magnifiques et en arrivant à El Chaltén, on a la chance de voir les deux pics – Cerro Torre et Fitz Roy. On dépose les bagages à l'hôtel (réservé par le biais de l'hôtel précédent) et on part pour le trekking ver la Laguna Torre pour une vue sur le Cerro Torre. Il fait très beau mais il y a du vent (comme partout en Patagonie).
9. (Ma 14/12): El Chaltén: trekking Laguna de los Tres (8-10h, Cerro Fitz Roy)
Troisième jour de trekking – cette fois-ci vers la Laguna de los Tres pour une vue sur Cerro Fitz Roy. On découvre également Laguna Sucia et Laguna Capri. La journée est ensoleillée, le trekking est long mais, à part la dernière montée assez dur(prévoir une heure de grimpette), pas trop difficile. Le temps prévu par les guides est de 8h aller-retour, on le fait à l'aise en 10h. En termes de beauté naturelle, on classe cette excursion à côté de celle au glacier Perito Moreno.
10. (Me 15/12): El Chaltén – Perito Moreno (bus), 1 nuit au village Perito Moreno (hôtel Belgrano)
Après un très bon petit-déjeuner dans le bar à côté de l'hostel, on entame notre "road trip" sur la légendaire ruta 40 avec la destination finale – Bariloche. Il fait nuageux, le Cerro Torre n'est pas visible. On passe la majeure partie du premier jour (de 9h à 21h) sur la route non asphaltée... On passe par des paysages presque deserts. On passe la nuit au village Perito Moreno (pas intéressant, mais une étape obligatoire) dans un hôtel sans charme.
11. (Je 16/12): Perito Moreno – Bariloche (bus), 2 nuits à Bariloche (hostel Periko's)
On arrive à Bariloche après une journée dans le bus vers 21h. On demande à l'hôtel de nous réserver une voiture pour le lendemain.
12. (Ve 17/12): Bariloche: Ruta de los Siete lagos
On part (à 10h30) à la découverte de la route des sept lacs. La route (RN 234) est d'abord asphaltée maispas pour longtemps – très vite on se retrouve sur une route caillouteuse et tout sauf reposante. On passe par Villa la Angostura, on croise plusieurs lacs (on ne sait pas s'ils sont vraiment sept…), les paysages sont beaux, on dirait les Alpes. San Martin de los Andes, où on s'arrête, est mignon mais trop petit et on est content de passer la nuit à Bariloche plutôt qu'ici (contrairement ce qu'on conseille sur les forums). Au retour (RP 63, RN 237), on passe par la Vallée enchantée, un paysage assez intéressant, notamment pour ceux qui ne vont pas visiter le nord-ouest. On rend la voiture (à 19h30), on se dit que c'est presque par miracle qu'on ne l'ai pas endommagée vu l'état des routes… On termine notre séjour à Bariloche par une fondue suisse J
13. (Sa 18/12): Bariloche – Mendoza (bus de nuit, 16h)
14. (Di 19/12): arrivée à Mendoza: Maipú (route de vin), 1 nuit à Mendoza (hostel Campo Base)
On arrive à Mendoza à 8h du matin, après 16h de bus. La ville est encore endormie, c'est dimanche. Après avoir acheté un ticket de bus pour Salta pour la suite et après s'être installé à l'hôtel, on part à Maipú pour découvrir les fameux vignobles. Le départ est compliqué car on n'a pas de monnaie pour le bus (10-173). On finit par acheter une carte pour 3 AR (mais difficile à trouver) – on conseille vivement d'avoir de la monnaie pour Mendoza si vous voulez utiliser le transport public (de même pour Buenos Aires). On loue des vélos chez Coco Bikes (comme conseillé dans Lonely Planet). Il y a pas mal de trafic ce qui rend la ballade un peu pénible. On visite la seule bodega ouverte le dimanche, CARINAE (20 AR la visite avec la dégustation). On a préféré les vignobles autour de Cafayate dans le nord-ouest.
15. (Lu 20/12): Mendoza – Salta (bus de nuit, 18h)
16. (Ma 21/12): arrivée à Salta, 1 nuit à Salta (hostel Condor Pass)
Après avoir trouvé un hostel, on loue une voiture pour 5 jours. L'agence nous aide avec notre itinéraire (boucle au sud et au nord de Salta, on commence par le sud). On visite ensuite la ville et on monte en téléphérique sur la colline qui surplombe la ville.
17. (Me 22/12): Salta – Cafayate ("Quebrada de las Conchas") – ruines de Quilmes, nuit à Cafayate (hostel Rusty K)
Première jour de notre road trip: RN 68, 320km, 10:00 – 15:00 (5h): Salta – Cafayate, 15:30 – 18:30 (3h): Cafayate – ruines de Quilmes – Cafayate, route asphaltée à part une petite partie près des ruines de Quilmes
La route est asphaltée mais peut être dangereuse à cause des pierres qui se décrochent des parois rocheuses et tombent sur la route. Nous nous arrêtons aux érosions les plus intéressantes (selon les indications dans le guide du Routard). Le paysage est très beau, avec des formations rocheuses, la dernière partie se transforme en vignobles. A Cafayate, on s'installe à l'hôtel et on part pour le ruines de Quilmes, ici, le dernier morceau de route est non asphalté. On passe la soirée à l'hôtel où est organisé un "asado", une soirée très sympa avec d'autres personnes qui logent à l'hôtel. On n'a pas envie de quitter Cafayate mais on décide finalement de partir afin de nous laisser une marge à cause de la météo qui peut être à cette époque iimprévisible. Mais si possible, on conseille de rester au moins 2 nuits.
18. (Je 23/12): Cafayate – Cachi (Vallées Calchaquies), nuit à Cachi (hôtel Nevado Cachi)
Deuxième jour: RN 40, 170km, 8:50 – 12:20 (3,5h): Cafayate – Angostaco – Molinos, 13:00 – 14:30 (1,5h): Molinos – Cachi, route non asphaltée
Cette partie de notre "road trip" nous a fait le plus peur (surtout en nous basant sur les informations dans les guides qui, selon nous, ont une tendance à exagérer un peu), mais au final, ça allait, pas trop vite (170km en 5h), mais ça allait quand même. Il s'agit, selon nous, d'une des plus belles parties de notre "road trip" dans le NOA. Par moments, on se croit dans un western tourné aux Etats-Unis. On fait une pause à Molinos. On arrive à Cachi en début d'après-midi. Il serait possible de continuer jusqu'à Salta (3,5h) mais on nous l'a déconseillé à l'agence de location à cause du brouillard qui tombe sur la route de Cachi en fin de journée. En plus, le voyage de 5h est assez fatiguant, mais si on conduit à deux, cela devrait être faisable (en partant de Cafayate avant 8h).
19. (Ve 24/12): Cachi – Salta – Purmamarca ("Quebrada de Humahuaca"), 2 nuits à Purmamarca (Hospedaje)
Troisième jour: RN 33 + RN 9 ("voie rapide"), 410km, 8:30 – 16:30 (8h): Cachi – Salta (passage à 12:00) – Purmamarca, route asphaltée
La route de Cachi monte jusqu'à 3 248 m, elle tourne pas mal. On passe par la "recta Tin Tin" (une ligne droite de 14km) et par le Parque National de los Cordones. En passant par Salta, il commence à pleuvoir très fort, on décide donc de passer par la route 9 et pas par la Cornisa, comme prévu initialement, (plus jolie mais très étroite) mais par la voie rapide. Les paysages sont très verts dans cette partie mais on ne voit pas grand chose à cause de la pluie. On passe ensuite par la Quebrada de Humahuaca (il arrête de pleuvoir), on admire la vallée de peintres et on arrive à Tilcara. On ne trouve pas de logement (cher, pas bien ou complet –c'est Noël) et on retourne à Purmamarca (à 20min de Tilcara), un village plus calme que Tilcara.
20. (Sa 25/12): Purmamarca – Tilcara – Humahuaca ("Quebrada de Huamaca") – Salinas Grandes
Quatrième jour: RN 9 + RN 52, 280km, 9:40 – 16:40 (7h): Purmamarca – Tilcara (pétit déj) – Humahaaca – Purmamarca (passage à 13:40) – Salinas Grandes – Purmamarca, route asphaltée
On part à Tilcara pour prendre un petit déjeuner (à Purmamarca, tout est fermé), on visite ensuite Humahuaca (tout comme Tilcara, ce village n'a pas de grand intérêt). On continue encore un peu au nord de Humahuaca et on fait ensuite un demi-tour et on décide de partir pour les Salinas Grandes (on a hésité car le ciel a été couvert mais au final il s'est dégagé). La route pour Salinas Grandes (RN 52) est superbe, elle monte jusqu'à 4 170 m. Les salinas sont assez impressionnantes. On reste une demi-heure sur place.
21. (Di 26/12): Purmamarca – Salta, 2 nuits à Salta (hostal Catedral)
Cinquième jour: RN 9 ("la Cornisa"), 220km, 11:30 – 16:00 (4,5h): Purmamarca – Tilcara – Salta (passage à 15:00) – San Lorenzo – Salta, route asphaltée mais par endroits étroite et sinueuse
On commence la matinée par une ballade d'environ 1h à pieds autour de Purmamarca (Paseo de los siete Colores), également faisable en voiture (route non asphaltée). On passe ensuite par Tilcara pour visiter la pucará (pas de grand intérêt mais il y a des belles vues sur les alentours) et on part à Salta, cette fois-ci par la Cornisa. On fait un détour à San Lorenzo, un village résidentiel très chic près de Salta, on monde complètement différent de celui qu'on a vu à Tilcara ou Humahuaaca. On prend un helado chez Rosmarie (un des meilleurs qu'on ai goûté en Argentine). A Salta, pas mal de logement sont fermés mais on trouve finalement un hostel simple près du centre. On nous conseille de garer la voiture dans un parking surveillé (20AR).
22. (Lu 27/12): Salta
Première chose le matin, on rend la voiture. On est un peu stressé (on a la franchise de 4000AR) mais elle a rien. Le reste de la journée est relax. On aurait pu ajouter une journée à Cafayate au lieu de passer une journée de plus à Salta, mais on a voulu une marge… Avec le recul, on se dit toujours qu'on l'aurait fait différemment J
23. (Ma 28/12): Salta – Iguazú (bus de nuit, 22h)
24. (Me 29/12): arrivée à Iguazú, 2 nuits à Puerto Iguazú (hostel Parque Iguazú)
On est dans la région des Missiones, on arrive à Puerto Iguazú à 13:30, il fait très chaud et lourd. On combine ça avec la fatigue et on choisit probablement le pire hostel dans la ville. Mais on est excité par l'excursion du lendemain – les fameuses chutes d'Iguazú.
25. (Je 30/12): Iguazú (chutes du côté argentin)
On commence la visite des chutes par le côté argentin (on conseille dans cet ordre). Il continue à faire très chaud et lourd. On met de la crème solaire et du produit anti-moustique. Le bus pour aller aux chutes part toutes les 20min, on prend celui à 8:20 et on arrive à l'entrée du parc avant 9h, il y a déjà pas mal de touristes. On visite le parc dans l'ordre suivant (selon le plan qu'on reçoit à l'entrée): sendero verde – circuit intérieur (pas possible d'aller sur l'île de St Martin, trop d'eau) – circuit supérieur – Garganta del Diablo (le plus impressionnant, on y va a pieds et on retourne en train) – sendero macuco (on se beigne dans une lagune). On termine la visite avant 18h, donc il faut prévoir environ 10h, transport inclus.
26. (Ve 31/12): Iguazú (chutes du côté brésilien), Iguazú – Buenos Aires (avion), 4 nuits à Buenos Aires (hostel Carlos Gardel)
On nous déconseille de nous rendre du côté brésilien par nos propres moyens donc on le fait par le biais d'une agence de voyage (Crucero del Norte), on a acheté les tickets la veille. On part du terminal des bus à 8h10 et on arrive à l'entrée du parc vers 9h30. Le côté brésilien est encore plus touristique que le côté argentin, il est moins sauvage mais les vues des chutes sont plus impressionnantes. En fait, la plupart des chutes se trouvent sur le côté argentin donc on les voit mieux depuis le Brésil. Il vaut mieux prévoir la visite le matin, on a alors le soleil derrière nous pour prendre les photos des chutes. On peut payer en pesos argentin mais on vous rend le reste en devise brésilienne – prévoir p-ê un peu de liquide en devise brésilienne. On prend le bus de retour à 13h (suffisant pour la visite), on arrive à Puerto Iguazú à 14h, donc au total il faut compter environ 6h, transport inclus. On prend l'avion pour Buenos Aires dans l'après-midi. Une fois à Buenos Aires (Aéroport aeroparque)on prend le transport publicpour l'hôtel, solution très bon marché, mais il faut avoir de la monnaie. On fête le nouvel an sur Plaza Dorrego à San Telmo (où on dort également), une ambiance très animée!
27. (Sa 1/1): Buenos Aires
Il fait très chaud. On visiteBuenos Aires: le centre (Plaza De Mayo avec la Casa Rosada, avenida 9 julio, etc.) et Puerto Madero. On assiste également au départ du "Paris – Dakar".
28. (Di 2/1): Buenos Aires – delta de Tigre
On continue la visite de la capitale: San Telmo (marché aux puces), la Recoleta (cimitière avec la tombe d'Evita Perón, musée des beaux arts), Palermo Hollywood et Palermo Viejo.
29. (Lu 3/1): Buenos Aires
On quitte Buenos Aires pour passer une journée dans la nature, pour échapper à la chaleur de la capitale. On part à la découverte du delta de Tigre. On prend le Tren de la costa pour nous y rendre. On prend ensuite un bateau qui nous amène à Tres costas, l'île sur lequel on peut faire une petite balade sympa.
30. (Ma 4/1): Buenos Aires – Madrid – Bruxelles (avion)
Dernier jour à Buenos Aires, on termine la visite par la Boca (maisons colorées à El Caminito), un endroit très touristique mais un "must" de la visite de Buenos Aires, et le centre (le Congrès). On prend notre avion pour Madrid à 22h40.
31. (Me 5/1): arrivée à Bruxelles
On arrive à Bruxelles à 18h30. Voilà un magnifique voyage qui se termine.
Nos "coups de cœur"
1. Patagonie: arrivée à Ushuaia en avion – une vue magique sur la ville est le canal Beagle; paysages autour de El Calafate avec la couleur turquoise de Lago Argentino et El Calafate même; excursion "Big Ice" au glacier Perito Moreno; trekking à El Chaltén vers Laguna de los Tres pour voir le Fitz Roy (trekking autour de El Chaltén en général)
2. Mendoza by night
3. NOA: Cafayate et la route de Cafayate à Cachi
4. Iguazú: chutes de côté brésilien
Conseils sur l'itinéraire
1. selon notre expérience (voir début de notre voyage), il vaut mieux prévoir une bonne marge entre arrivée en Argentine et le premier vol interne
2. Parque National Tierra del Fuego – prévoir au moins une journée entière
3. El Chaltén – le temps change beaucoup ici, il vaut mieux prévoir une marge au cas où il fait mauvais quelques jours (et s'il fait beau, tant mieux, il y a pas mal de possibilité de trekking) – idéalement, prévoir au moins 3 nuits
4. si vous n'avez pas assez de temps (et que vous avez assez d'argent), il vaut mieux utiliser les vols internes et sauter la partie entre El Calafate et Salta (Bariloche, Mendoza): Buenos Aires – (Trelew) – Ushuaia – El Calafate – Salta (par Buenos Aires) – Iguazú – Buenos Aires
5. prévoir trois nuits à El Calafate, deux à Cafayate et passer moins de temps à Buenos Aires (deux nuits sont suffisants) et à Salta
6. Salta – éviter fin janvier/février (saison de pluie) – certaines routes peuvent être impraticables
Autres conseils pratiques
1. dans presque tous les hôtels, on peut faire laver son linge, donc ne pas prendre trop de choses avec
2. éviter d'échanger de l'argent dans les banques (à cause des files), préférer les bureaux de change (on a eu un bon taux à Ezeiza – le meilleur de tout le voyage - , malgré le fait que les guides déconseillent d'y échanger de l'argent)
3. pour la Patagonie, prévoir des vêtements bien chauds, qui sèchent rapidement et ne pèsent pas beaucoup
4. on peut économiser sur les restos en Patagonie en préparant sa propre nourriture dans les hostels
5. à Iguazú, utiliser un produit contre les moustiques (peut être acheté sur place)
6. prévoir de la monnaie pour les bus à Mendoza et Buenos Aires
COUTS (par personne)
Vol Bruxelles – Buenos Aires (aller-retour): 1.020 EUR
Vols internes: 680 EUR
Sur place: 2.000 EUR
Total: 3.700 EUR
TRANSPORT
Avion
Tous les vols réservés sur cheaptickets.com (prix indiqué est par personne):
1. Bruxelles – Buenos Aires (Iberia, aller retour, 19:05-9:20): 1.020 EUR
2. Buenos Aires – Trelew (Aerolineas Argentinas, 16:10-18:10): 130 EUR, taxe d'aéroport à Trelew: 17,55AR
3. Trelew – Ushuaia (Aerolineas Argentinas, 18:50-21:00): 310 EUR, taxe d'aéroport à Ushuaia: 28AR
4. Ushuaia – El Calafate (LAN, 10:05-11:25): 100 EUR
5. Iguazú – Buenos Aires (LAN, 17:30-19:25): 140 EUR
Bus "longue distance"
Pour les bus de longue distance, la différence de pris entre "cama" et "semi-cama" est minimale, on conseille les "cama" qui sont beaucoup plus confortable (les trajets sont très longs vu les distances) avec un meilleure service (on vous sert à manger et à boire comme dans l'avion mais la qualité varie d'une compagnie à l'autre). On a préféré "Andesmar", on déconseille "Via Tac". On a réservé sur place (quelques jours avant ou même le jour même), il y avait toujours de la place mais il nous est arrivé qu'il n'y avait plus de "cama" (mais en sachant que c'était la période de Noël).
32. Buenos Aires – Puerto Madryn (Via Tac, 18h, "cama"): 352AR
33. El Calafate – El Chaltén (2,5h): 75AR
34. El Chaltén – Bariloche (Chaltén Travel, 2 jours, avec une nuit au village Perito Moreno): 440AR
35. Bariloche – Mendoza (Andesmar, "cama"): 415AR
36. Mendoza – Salta (Via Tac, "semi-cama"): 369AR
37. Salta – Puerto Iguazú (Flecha Bus, 22h, "cama"): 464AR
Voiture
On a loué des voitures sur place (à Bariloche pour une journée et à Salta pour 5 jours). Il est conseillé de faire une "boucle" (de rendre la voiture au point de départ), cela revient moins cher. On n'a pas trouvé d'agences qui offrent une assurance complète, on a toujours eu une franchise. Pour tout déplacement sur route non asphaltée, comptez une moyenne de 30/35 km/h (exemple: Cafayate – Cachi => 150km = +/- 5 ou 6 heures de route) avec arrêt photos. Il est possible de rouler un peu plus vite mais vous vous exposez aux risques de dégâts qui peuvent coûter cher compte tenu des franchises élevées et de l'impossibilité de prendre une assurance complète.
Que ce soit à Bariloche ou à Salta, nous avons loué nos véhicules auprès de petite agences locales. Faites-en deux ou trois et comparez les prix, la différence de prix peut être relativement importante. Pour les routes et les itinéraires, n'hésitez pas à demander à l'agence de location même, ils ont des plans assez bien fait et peuvent vous renseigner sur l'état des routes.
Pour le reste, appliquez les consignes de sécurité de base que vous appliqueriez partout ailleurs et en particulier dans les centres urbains (ne laissez pas d'objet de valeur dans la voiture, montrez-vous courtois et patient au volant etc.). En ce qui concerne l'essence les prix varient de 0,8 à 0,9 euros pour de la super. Il y a de nombreuses pompes à essence mais dans le doute il vaut toujours mieux ne pas risquer et faire le plein tout les 300/400 km en fonction, évidemment, du type de véhicule (cylindrée, type de carburant, 4x4 etc.) que vous aurez loué.
Rien d'autre de bien spécial à signaler. Hormis les quelques routes non asphaltées (ruta 40 etc.) et les routes permettant d'accéder aux coins les plus reculés, le réseau routier n'est pas mauvais. Nous avons eu une Volkswagen Gol (chez nous une Polo - modèle produit pour l'Amérique latine) et une Citroën C3 et nous nous en sommes parfaitement sorti. Le 4x4 serait, bien entendu, plus indiquer pour certaines routes mais il n'est pas indispensable sauf, encore une fois, si vous prévoyez de vous rendre dans des endroits particulièrement reculés et difficiles d'accès. Compte tenu du prix qui peut aller jusqu'à 5 fois le prix d'un véhicule "normal", si l'itinéraire ne prévoit pas de "off-road", c'est une option à écarter.
Transport de l'aéroport et en ville (bus, taxi, vélo)
1. transfert de l'aéroport Ezeiza à la station de bus Retiro (bus "Manuel Tienda León"): 50AR; dépôt de bagages à Retiro: 20AR (un grand sac) / 10AR (un petit sac)
2. transfert de Puerto Madryn à l'aéroport de Trelew (bus): 11AR; dépôt de bagages à la station de bus de Puerto Madryn: 5AR (un locker)
3. transfert de l'aéroport à Ushuaia à l'hôtel (taxi): 25AR
4. transfert de l'aéroport à El Calafate à l'hôtel (bus, réservé d'avance via l'hôtel): 33AR
5. location de vélo à El Calafate pour 2,5h: 40AR
6. location de vélo à Maipú pour toute la journée: 30AR
7. location de pédalo à Salta pour 20min: 15AR
8. taxi à Salta (par trajet): 6AR
9. transfert de Puerto Iguazú à l'aéroport (bus): 20AR
10. bus à Buenos Aires, y compris de Aeroparque au centre: 1 – 1,5AR (il faut la monnaie!)
11. taxi à Buenos Aires (par trajet): 20AR
12. taxi à l'aéroport Ezeiza (30min.): 140AR; emballage de bagages: 50AR/pièce
HEBERGEMENT
Sauf indications contraires, le prix indiqué est pour deux personnes dans une chambre double d'une auberge de jeunesse, petit-déjeuner compris (très basique), salle de bain commune, cuisine, Internet (si non, Internet n'est pas cher – environ 1AR/10min.). A part Salta, Purmamarca et Iguazú, on a fait des réservations d'avance (pas forcément nécessaire, mais après un long trajet on apprécie). La plupart des hostels ont leur site Internet. Pendant la période de fin d'année, certains hostels ferment pour une semaine, mais on trouve toujours où dormir. On a eu des douches chaudes partout. Dans presque tous les hostels on pouvait faire laver notre linge (20 – 30AR/7kg de linge).
1. Ushuaia: hostel Torre al Sur (108AR)
2. El Calafate: hostel Lago Argentino (130AR)
3. El Chaltén: hostel Patagonia (180AR, pas d'Internet et sans petit-déjeuner – pris dans le bar à côté pour 22AR/personne – très bon)
4. Perito Moreno: hôtel Belgrano (140 AR, salle de bain privée, pas d'Internet, pas de cuisine, petit-déjeuner 15AR/personne)
5. Bariloche: hostel Periko's (180AR, salle de bain privée)
6. Mendoza: Campo Base (170AR, salle de bain privée, sans petit-déjeuner) – à éviter (chambres pas propres), on conseille les hostels sur av. Arístides Villanueva
7. Salta: Condor Pass (150AR, salle de bain privée, pas possible d'utiliser la cuisine) – à éviter (chambres propres mais une très mauvaise ambiance dans l'hostel)
8. Cafayate: Rusty K (120AR, pas d'Internet) – la meilleure auberge qu'on ait eue, avec une soirée "asado" (35AR/personne)
9. Cachi: Nevado Cachi (100AR, salle de bain privée, pas d'Internet, sans petit-déjeuner)
10. Purmamarca: Hospedaje (90AR, petit déjeuner 10AR/personne, pas d'Internet, pas de cuisine, salle de bain privée) – près de la place (à gauche dans la rue qui passe devant l'église, une maison jaune à droite), sinon les autres voyageurs nous ont conseillés "Pequeño Inti" (fermé 1 semaine à Noël – lors de notre passage)
11. Salta: Hostal Catedral (100AR, salle de bain privée, pas d'Internet, pas de cuisine, sans petit déjeuner)
12. Iguazú: Hostel Parque Iguazú (130AR, salle de bain privée) – à éviter (cuisine très salle), de l'extérieur on pourrait conseiller: Hostel INN (en peu en dehors mais avec une piscine), Iguazú Falls (près du terminal des bus) ou Los Troncos (complet lors de notre passage)
13. Buenos Aires: hostel Carlos Gardel (140AR, pas de service de laverie)
NOURRITURE
Quelques remarques:
- le dîner est servi assez tard, pas avant 20h, plutôt vers 21-22h
- la cuisine argentine est assez lourde et grasse, basée sur la viande avec pas beaucoup de légumes
- les portions sont énormes
A goûter absolument:
- viande (parilla)
- cuisine régionale de Salta: empanadas, humitas, tamales, provoleta
- cuisine "importée": pizza, glace, chocolat de Bariloche
- vin: malbec de Mendoza (vin rouge), shiraz de San Juan (vin rouge) e torrontés de Cafayate (vin blanc)
Exemples des prix:
- empanada: 4-5AR
- 0,5l d'eau: 2-4AR
- 0,5l de coca-cola: 5-8AR
- glace: à partir de 7AR
- bar müesli: 3AR
- 100g de chocolat artisanal: 14AR
- sandwich à Ushuaia: 22AR
- una "piquada" (plateau de fromages et de charcuteries): 20A
- dîner: 170AR (Buenos Aires, Patagonie), 120AR (NOA)
- déjeuner: 120AR (Buenos Aires, Patagonie), 90AR (NOA)
Restos qu'on peut conseiller:
- Cantina Nautica à Puerto Madryn
- Bodegón Fueguino à Ushuaia (beau cadre)
- restos sur av. Arístides Villanueva à Mendoza (bonne ambiance)
- Doña Salta à Salta (pour la cuisine régionale – meilleures empanadas qu'on ai goûtées, on est retourné plusieurs fois)
- Las Cabras à Buenos Aires (Palermo Viejo, pour une parilla)
- Casal Catalan à Buenos Aires (San Telmo, pour les spécialités catalanes, un excellent resto – on est allé deux fois, plus cher que les autres– dîner 270-370AR)
- El Federal (San Telmo, bar/resto)
EXCURSIONS
A part la location des voitures, les prix indiqués sont par personne:
1. Ushuaia (les excursions organisées à l'hôtel):
- Laguna Esmeralda (Valle de los Lobos, mini-trekking d'une demi-journée): 60AR (50AR taxi + 10AR entrée)
- Canal Beagle (navigation de 5h): 235AR
- Parque Nacional Tierra del Fuego: 135AR (70AR taxi + 65AR entrée)
2. El Calafate (l'excursion organisée à l'hôtel):
- Big Ice (une journée, trekking sur le glacier Perito Moreno): 795AR (720AR + 75AR entrée)
3. Bariloche (voiture louée à l'hôtel):
- Sept Lacs (une journée, en voiture louée chez "Correntoso Rent a Car" – VW Gol, prix pour la voiture): 380AR (260AR location avec km illimité + 120AR essence/400km)
4. Mendoza:
- Maipú (une journée ou moins, route des vins): 55AR (bus local, vélo, visite d'une bodega)
5. Salta:
- boucle "Salta" (5 jours, en voiture louée – Citroën C3, prix pour la voiture): 1550 AR + entrées (1050AR location avec 1700km, 480AR essence, 20AR parking à Salta, 10AR entrée aux ruines de Quilmes/personne, 10AR entrée au púcara à Tilcara/personne)
6. Iguazú:
- chutes d'eau côté argentin (une journée): 100AR (15AR bus + 85AR entrée)
- chutes d'eau côté brésilien (une demi-journée): 140AR (45AR bus + 95AR entrée)
7. Buenos Aires:
- delta de Tigre (une journée): 78AR (3,5AR bus de San Telmo à Maipú pour prendre le train, 32AR Tren de la Costa, 19,50AR bateau pour aller à Tres Bocas, 1AR train de Maipú à Retiro, 24AR taxi de Retiro à San Telmo)
Retour de transatlantique Brésil - France en mars 2011 English translation pending
Compte rendu croisière Brésil France 15 mars 2 avril 2011
Après un départ en TGV de Lille, nous avons pris un vol en soirée décollage vers 22H direct affrété par la compagnie brésilienne TAM, du terminal 1 de Roissy CDG pour un airbus A320-200 très confortable. Avec vidéo à la demande dans le dossier du fauteuil précédant. Le service réduit certes, petits repas chaud avec un choix limité, bœuf, poulet, mais service impeccable et souriant, Whisky en apéro et vin rouge ou bière, mais pas de petit déjeuner le matin après nos 12H de vol direct, mais une 2ème collation chaude.
Nous avons eu la chance que notre vol TAM ne soit pas annulé comme celui de 21H30, ou les passagers ont du passer la nuit à CDG dans un hôtel (frais payé certes) et se lever vers 3H car vol à 5H du matin le 16 pour nous rejoindre à Santos.
A l’arrivée à Santos nous avons eu la chance, de récupérer rapidement nos bagages, avec nos étiquettes Costas, derniers rentrés, 1er sortis. Le 1er bus de Francophone étant complet, on nous a attribué un sympathique guide Brésilien Joseph, qui nous a amené directement à un bel hôtel à Santos (à 5mn) pour un petit déjeuner continental digne de ce nom. Vers 9H départ vers le port avec les premiers commentaires sur la vie et des anecdotes sur l’arrivée au pouvoir des dirigeants actuels du Brésil.
Transfert agréable d’environ 1H30, avec quelques points de vue sur Santos, ou notre arrivée se fit sous une fine pluie qui heureusement n’a duré qu’un court moment, dans une circulation très dense de camions et de bus. Nous avons longé, le plus grand jardin du Brésil , situé entre le boulevard sur 7 Km de long et la plage de Santos, qui est la plus grande agglomération du Brésil (11 millions d’habitants) avec ses favelas , ses sites industriels, son plus grand port d’exportation
Au port de Santos, direction l’embarcadère, vide qui nous attendait, mais l’embarquement étant prévu à 13H , Joseph nous à interprété quelques chansonnettes, afin de prendre patience, le bateau n’étant pas prêt.
Enfin , vers 12H30 passage à l’enregistrement du port, puis au contrôle des bagages à mains, où les moindre ciseaux sont considérés comme une arme. Car nous avions récupéré une petite valise de la soute, après une discussion en français avec le contrôleur, c’est le meilleur moyen de le faire capituler, nous avons pu faire les premières photos sur le quai à coté de notre Hôtel flottant, le Serena.
Montés à bord , confiscation des passeports et validation des numéros de chambres, qui n’étaient pas prête avant 14H. Donc pas de carte Costa, donc pas possibilité de boire autre chose qu’un verre d’eau après maintes réclamations au serveur du snack. 4H sans boire, et sous 38 degrés, c’est très assoiffant et pas très organisé, 🤪 sachant que les bouteilles d’eau sont interdites d’être embarquées sur le bateau.
Cela dit, vers 13H45 nous avons pris possession de notre cabine que Edgard nous avait agréablement préparée. Et avons par la même récupéré nos cartes Costa. Validation aux bornes interactives de notre Carte Costa et CB pour éviter la queue interminable au comptoir de la réception. Il y a même des personnes qui font la queue et ne savent pas pourquoi, véridique.😛
La chambre au 1er pont avec fenêtre agréable et spacieuse avec lit double, salle de bains avec douche , fonctionnelle et très propre, coffre fort, à verrouiller avec votre carte Costa, petit frigo bien achalandé, eau, bière, vin, coca , mignonettes d’alcool, friandises. On dispose d’une liste sur laquelle on coche les bouteilles consommées. Vous y mettez le n cabine, n de CCosta et signature, le cabinier nous en remerciera car il touche une petite com sur ces ventes là.
Il en fait le plein tous les jours, s’occupe de remplir le seau à glace, fait le nettoyage, et le lit 2 fois par jour, une vrai fée du logis mesdames 😉 et apporte même le journal de bord, le fameux Today.
Le Today distribué la veille au soir, vous donne toutes les informations pour le lendemain, heures d’ouvertures des différents resto et bars, les différentes animations et leur lieu, le décalage horaire s’il existe, et à ne pas oublier, et les horaires de départ des excursions et leur lieu de rassemblement. Enfin les numéros de téléphone et d’urgence en cas ou vous êtes en rade à terre, sachant que l’heure de « tous à bord » est toujours une demi heure avant l’appareillage, que vous soyez présents ou pas. On ne fait pas attendre 3500 passagers pour deux touristes égarés ou distraits. 😊
Conclusion, avoir le « Today » dans la poche et une copie du passeport est préférable quand on débarque.
Pour le débarquement, la carte Costa est le seul document que vous devrez présenter au point de contrôle de sortie, pas de carte, pas de sortie. Pour rentrer même chose, l’officier vérifiera votre photo grâce à son scanner à code barre.
Enfin nous commençons avec une visite du bateau, une ville flottante, avec 2 grands resto, une salle de spectacle de 1600 personnes, et les cabines réparties sur environ 7 ponts. Et des bars un peu partout, 3 piscines, 1 terrain de sport, un parcours de marche etc.. 12 étages accessibles par 3 groupes d’ascenseurs situés à l’avant au centre et à l’arrière.
Les cabines de numéros impairs sont à tribord (droite) et les paires à bâbord (gauche), si vous ne trouvez pas votre cabine, elle n’a pas disparu, mais vous vous êtes seulement trompé de coté.😊
Enfin pour compliquer un peu la chose, les cuisines sont au milieu du bateau au pont 3, donc il faut passer soit au dessus, par le pont 5, si vous voulez trouver le resto Ceres à l’arrière du bateau, soit par le pont 1 ou nous étions. Encore faut il ne pas se tromper de sens, vers l’avant ou l’arrière, car les couloirs sont très longs 200m. Inutile de prendre les ascenseurs panoramiques pour aller au pont 1, ils s’arrêtent au pont 2 terminus.😕
Il faut quelques jours pour s’habituer et savoir quel chemin emprunter pour aller à la salle de spectacle qui à lieu avant le repas pour le 2ème service à table vers 19H45, et vis versa. Heureusement ou vous donne un plan du bateau à l’arrivée, mais pas forcément le sens de l’orientation.
Notre 1ère réunion voyage forum étant programmée à la même heure que celle de Costa 16H30, nous nous sommes retrouvés dans la grande salle de spectacle pour une présentation des excursions à faire au Brésil. Très bonne présentation de Florence, très claire et faite avec une pointe d’humour.😏
Suivie à 17H45 de l’éternel exercice d’abandon du navire, avec le petit gilet rouge, qui vous fait ressembler à bibendum, et qui dure …. un très très long moment, ne prenez pas de veste ou vous étoufferez, mais une bonne dose de patience, vu que toutes les instructions sont immanquablement répétées dans toutes les langues. Ne prenez pas les ascenseurs, ils sont pas opérationnels pendant cette alerte, vous serez guidé par le personnel de bord, pour rejoindre le pont 4 ou se trouvent les chaloupes à moteur (les rames n’étant plus de notre époque). En rang par 5, les femmes devants (pour nourrir les requins ? ) 😏
Vous attendrez la fin de l’exercice pour rejoindre votre cabine et ranger votre costume de clown et son petit sifflet dans l’armoire de votre chambre.
Une dernière réunion de voyage forum vers 19H pour y retrouver les membres retardés par des vols via Londres, Munich etc.. et direction le resto vers 21H15.
Nous faisons connaissance avec notre maitre d’hôtel qui nous servira pendant toute la croisière et son aide, qui gère les boissons.
Le soir pas de spectacle en amphithéâtre, mais des animations musicales dans tous les bars, pour nous dodo vers 23H heure locale, pour récupérer des 30H de voyage et des 4 heures de décalage. Sachant que le lendemain, nous avions programmé une excursion avec Costa « paysage de RIO » avec un rassemblement à 7H45 au salon Luna le lendemain matin. 🤪
Cette information entant donnée par le « Today » du lendemain distribué la veille au soir dans votre cabine et dans votre langue. Mais cette excursion fera l’objet d’un autre Compte rendu… à suivre
(((((((((((((((((((((((( )))))))))))))))))))))))
Une grande parenthèse sur la gestion des boissons, si �� première vue, l’idée de les gérer toutes avec la carte Costa est bonne, c’est quand même le flou total, et les barmans en profitent pour vous vendre une deuxième fois, ce que vous avez déjà payé.
Explications : Nous avions pris un pack Boys and Girl via internet , ce pack économique , car le cocktail sans alcool est à 2,5$ au lieu de 4,5$ à la pièce, et quand nous avons dit que nous voulions l’utiliser en prenant 2 cocktails, le barman feignant de pas nous comprendre (vu qu’il n’a pas de com dessus), nous l’a facturé une seconde fois, en disant que c’était pour valider la réservation.
Nous nous sommes donc retrouvé avec 20 consommations sur la fiche de bar. En effet les « résiduel » consommations sont sensées apparaitre sur la fiche , mais en fait elles disparaissent de temps en temps, car il n’y a parfois que 2 lignes d’impressions. (c’est donc le flou total)
En fait si vous avez déjà payé par internet, la somme de la fiche doit être à 0 .
Et au resto, même topo, on me présente une fiche à 25$ pour un rosé déjà payé, c’était mal parti et notre sommelier est reparti corriger illico cette erreur.
Vous pouvez contrôler sur la télé les additions, sauf qu’elles ne sont pas très explicites, elles indiquent l’endroit ou vous avez consommé, la date et la somme, mais pas de détail sur les boissons prises. Les sommes entre parenthèses sont des avoirs (faut le savoir) 😠
Pour avoir ce détail de votre compte, il est préférable de demander à la réception, ou apparaitront les prix et réductions des différentes prestations facturées, mais attention sans les frais supplémentaires liés au service .(sans doute pour ne pas effrayer les clients)
Conclusion, pas de documents complets et clairs avec cette méthode informatique.
A suivre donc avec vigilance ces crédits informatisés car quelqu’un avait sur sa fiche 56 bouteilles d’eau et 4 de vin à l’arrivée sur le bateau. L’informatique se serait elle était trompée ?
Je regrette et je ne suis pas le seul les anciens tickets qui nous permettaient de savoir ce qui nous restait du, et ainsi de pouvoir commander une bouteille au bar ou au resto, là et où et quand on le voulait.
Petite précision sur les pack de vin « standard », économiques, surtout si vous disposez déjà d’une carte Costa « exemple Aquamarine » avec 20% de réduction sur le prix, attention il faut avoir cette carte en main pour passer la commande, les précommandes par internet ne donneraient pas droit à cette réduction.
En conclusion, oubliez les commandes de vin par internet, elle sont source de conflit, n’apportent aucune commission au bar ou resto et les serveurs vous font un peu la tête, mais un grand sourire, quand vous commandez un pack sur place. De plus elles ne réservent rien du tout, puisque quand le vin que vous avez choisi est épuisé, il vous en mettent un autre « équivalent …pas terrible », et cela est tout à fait normal d’après leur conditions générales de vente.
Par contre pas de pub à bord concernant ces forfaits, puisque moins rentable.
Pour les bouteilles de vin non finies à table demandez au sommelier de mettre impérativement devant vous, sur une étiquette, le numéro de table et le numéro de service, Sans quoi vous aurez la désagréable surprise de « perdre votre bouteille », celle-ci à été heuresement échangée par son « équivalent », après réclamation à notre sommelier.
à bientôt sur le net et si vous le voulez bien rcoucou
Après un départ en TGV de Lille, nous avons pris un vol en soirée décollage vers 22H direct affrété par la compagnie brésilienne TAM, du terminal 1 de Roissy CDG pour un airbus A320-200 très confortable. Avec vidéo à la demande dans le dossier du fauteuil précédant. Le service réduit certes, petits repas chaud avec un choix limité, bœuf, poulet, mais service impeccable et souriant, Whisky en apéro et vin rouge ou bière, mais pas de petit déjeuner le matin après nos 12H de vol direct, mais une 2ème collation chaude.
Nous avons eu la chance que notre vol TAM ne soit pas annulé comme celui de 21H30, ou les passagers ont du passer la nuit à CDG dans un hôtel (frais payé certes) et se lever vers 3H car vol à 5H du matin le 16 pour nous rejoindre à Santos.
A l’arrivée à Santos nous avons eu la chance, de récupérer rapidement nos bagages, avec nos étiquettes Costas, derniers rentrés, 1er sortis. Le 1er bus de Francophone étant complet, on nous a attribué un sympathique guide Brésilien Joseph, qui nous a amené directement à un bel hôtel à Santos (à 5mn) pour un petit déjeuner continental digne de ce nom. Vers 9H départ vers le port avec les premiers commentaires sur la vie et des anecdotes sur l’arrivée au pouvoir des dirigeants actuels du Brésil.
Transfert agréable d’environ 1H30, avec quelques points de vue sur Santos, ou notre arrivée se fit sous une fine pluie qui heureusement n’a duré qu’un court moment, dans une circulation très dense de camions et de bus. Nous avons longé, le plus grand jardin du Brésil , situé entre le boulevard sur 7 Km de long et la plage de Santos, qui est la plus grande agglomération du Brésil (11 millions d’habitants) avec ses favelas , ses sites industriels, son plus grand port d’exportation
Au port de Santos, direction l’embarcadère, vide qui nous attendait, mais l’embarquement étant prévu à 13H , Joseph nous à interprété quelques chansonnettes, afin de prendre patience, le bateau n’étant pas prêt.
Enfin , vers 12H30 passage à l’enregistrement du port, puis au contrôle des bagages à mains, où les moindre ciseaux sont considérés comme une arme. Car nous avions récupéré une petite valise de la soute, après une discussion en français avec le contrôleur, c’est le meilleur moyen de le faire capituler, nous avons pu faire les premières photos sur le quai à coté de notre Hôtel flottant, le Serena.
Montés à bord , confiscation des passeports et validation des numéros de chambres, qui n’étaient pas prête avant 14H. Donc pas de carte Costa, donc pas possibilité de boire autre chose qu’un verre d’eau après maintes réclamations au serveur du snack. 4H sans boire, et sous 38 degrés, c’est très assoiffant et pas très organisé, 🤪 sachant que les bouteilles d’eau sont interdites d’être embarquées sur le bateau.
Cela dit, vers 13H45 nous avons pris possession de notre cabine que Edgard nous avait agréablement préparée. Et avons par la même récupéré nos cartes Costa. Validation aux bornes interactives de notre Carte Costa et CB pour éviter la queue interminable au comptoir de la réception. Il y a même des personnes qui font la queue et ne savent pas pourquoi, véridique.😛
La chambre au 1er pont avec fenêtre agréable et spacieuse avec lit double, salle de bains avec douche , fonctionnelle et très propre, coffre fort, à verrouiller avec votre carte Costa, petit frigo bien achalandé, eau, bière, vin, coca , mignonettes d’alcool, friandises. On dispose d’une liste sur laquelle on coche les bouteilles consommées. Vous y mettez le n cabine, n de CCosta et signature, le cabinier nous en remerciera car il touche une petite com sur ces ventes là.
Il en fait le plein tous les jours, s’occupe de remplir le seau à glace, fait le nettoyage, et le lit 2 fois par jour, une vrai fée du logis mesdames 😉 et apporte même le journal de bord, le fameux Today.
Le Today distribué la veille au soir, vous donne toutes les informations pour le lendemain, heures d’ouvertures des différents resto et bars, les différentes animations et leur lieu, le décalage horaire s’il existe, et à ne pas oublier, et les horaires de départ des excursions et leur lieu de rassemblement. Enfin les numéros de téléphone et d’urgence en cas ou vous êtes en rade à terre, sachant que l’heure de « tous à bord » est toujours une demi heure avant l’appareillage, que vous soyez présents ou pas. On ne fait pas attendre 3500 passagers pour deux touristes égarés ou distraits. 😊
Conclusion, avoir le « Today » dans la poche et une copie du passeport est préférable quand on débarque.
Pour le débarquement, la carte Costa est le seul document que vous devrez présenter au point de contrôle de sortie, pas de carte, pas de sortie. Pour rentrer même chose, l’officier vérifiera votre photo grâce à son scanner à code barre.
Enfin nous commençons avec une visite du bateau, une ville flottante, avec 2 grands resto, une salle de spectacle de 1600 personnes, et les cabines réparties sur environ 7 ponts. Et des bars un peu partout, 3 piscines, 1 terrain de sport, un parcours de marche etc.. 12 étages accessibles par 3 groupes d’ascenseurs situés à l’avant au centre et à l’arrière.
Les cabines de numéros impairs sont à tribord (droite) et les paires à bâbord (gauche), si vous ne trouvez pas votre cabine, elle n’a pas disparu, mais vous vous êtes seulement trompé de coté.😊
Enfin pour compliquer un peu la chose, les cuisines sont au milieu du bateau au pont 3, donc il faut passer soit au dessus, par le pont 5, si vous voulez trouver le resto Ceres à l’arrière du bateau, soit par le pont 1 ou nous étions. Encore faut il ne pas se tromper de sens, vers l’avant ou l’arrière, car les couloirs sont très longs 200m. Inutile de prendre les ascenseurs panoramiques pour aller au pont 1, ils s’arrêtent au pont 2 terminus.😕
Il faut quelques jours pour s’habituer et savoir quel chemin emprunter pour aller à la salle de spectacle qui à lieu avant le repas pour le 2ème service à table vers 19H45, et vis versa. Heureusement ou vous donne un plan du bateau à l’arrivée, mais pas forcément le sens de l’orientation.
Notre 1ère réunion voyage forum étant programmée à la même heure que celle de Costa 16H30, nous nous sommes retrouvés dans la grande salle de spectacle pour une présentation des excursions à faire au Brésil. Très bonne présentation de Florence, très claire et faite avec une pointe d’humour.😏
Suivie à 17H45 de l’éternel exercice d’abandon du navire, avec le petit gilet rouge, qui vous fait ressembler à bibendum, et qui dure …. un très très long moment, ne prenez pas de veste ou vous étoufferez, mais une bonne dose de patience, vu que toutes les instructions sont immanquablement répétées dans toutes les langues. Ne prenez pas les ascenseurs, ils sont pas opérationnels pendant cette alerte, vous serez guidé par le personnel de bord, pour rejoindre le pont 4 ou se trouvent les chaloupes à moteur (les rames n’étant plus de notre époque). En rang par 5, les femmes devants (pour nourrir les requins ? ) 😏
Vous attendrez la fin de l’exercice pour rejoindre votre cabine et ranger votre costume de clown et son petit sifflet dans l’armoire de votre chambre.
Une dernière réunion de voyage forum vers 19H pour y retrouver les membres retardés par des vols via Londres, Munich etc.. et direction le resto vers 21H15.
Nous faisons connaissance avec notre maitre d’hôtel qui nous servira pendant toute la croisière et son aide, qui gère les boissons.
Le soir pas de spectacle en amphithéâtre, mais des animations musicales dans tous les bars, pour nous dodo vers 23H heure locale, pour récupérer des 30H de voyage et des 4 heures de décalage. Sachant que le lendemain, nous avions programmé une excursion avec Costa « paysage de RIO » avec un rassemblement à 7H45 au salon Luna le lendemain matin. 🤪
Cette information entant donnée par le « Today » du lendemain distribué la veille au soir dans votre cabine et dans votre langue. Mais cette excursion fera l’objet d’un autre Compte rendu… à suivre
(((((((((((((((((((((((( )))))))))))))))))))))))
Une grande parenthèse sur la gestion des boissons, si �� première vue, l’idée de les gérer toutes avec la carte Costa est bonne, c’est quand même le flou total, et les barmans en profitent pour vous vendre une deuxième fois, ce que vous avez déjà payé.
Explications : Nous avions pris un pack Boys and Girl via internet , ce pack économique , car le cocktail sans alcool est à 2,5$ au lieu de 4,5$ à la pièce, et quand nous avons dit que nous voulions l’utiliser en prenant 2 cocktails, le barman feignant de pas nous comprendre (vu qu’il n’a pas de com dessus), nous l’a facturé une seconde fois, en disant que c’était pour valider la réservation.
Nous nous sommes donc retrouvé avec 20 consommations sur la fiche de bar. En effet les « résiduel » consommations sont sensées apparaitre sur la fiche , mais en fait elles disparaissent de temps en temps, car il n’y a parfois que 2 lignes d’impressions. (c’est donc le flou total)
En fait si vous avez déjà payé par internet, la somme de la fiche doit être à 0 .
Et au resto, même topo, on me présente une fiche à 25$ pour un rosé déjà payé, c’était mal parti et notre sommelier est reparti corriger illico cette erreur.
Vous pouvez contrôler sur la télé les additions, sauf qu’elles ne sont pas très explicites, elles indiquent l’endroit ou vous avez consommé, la date et la somme, mais pas de détail sur les boissons prises. Les sommes entre parenthèses sont des avoirs (faut le savoir) 😠
Pour avoir ce détail de votre compte, il est préférable de demander à la réception, ou apparaitront les prix et réductions des différentes prestations facturées, mais attention sans les frais supplémentaires liés au service .(sans doute pour ne pas effrayer les clients)
Conclusion, pas de documents complets et clairs avec cette méthode informatique.
A suivre donc avec vigilance ces crédits informatisés car quelqu’un avait sur sa fiche 56 bouteilles d’eau et 4 de vin à l’arrivée sur le bateau. L’informatique se serait elle était trompée ?
Je regrette et je ne suis pas le seul les anciens tickets qui nous permettaient de savoir ce qui nous restait du, et ainsi de pouvoir commander une bouteille au bar ou au resto, là et où et quand on le voulait.
Petite précision sur les pack de vin « standard », économiques, surtout si vous disposez déjà d’une carte Costa « exemple Aquamarine » avec 20% de réduction sur le prix, attention il faut avoir cette carte en main pour passer la commande, les précommandes par internet ne donneraient pas droit à cette réduction.
En conclusion, oubliez les commandes de vin par internet, elle sont source de conflit, n’apportent aucune commission au bar ou resto et les serveurs vous font un peu la tête, mais un grand sourire, quand vous commandez un pack sur place. De plus elles ne réservent rien du tout, puisque quand le vin que vous avez choisi est épuisé, il vous en mettent un autre « équivalent …pas terrible », et cela est tout à fait normal d’après leur conditions générales de vente.
Par contre pas de pub à bord concernant ces forfaits, puisque moins rentable.
Pour les bouteilles de vin non finies à table demandez au sommelier de mettre impérativement devant vous, sur une étiquette, le numéro de table et le numéro de service, Sans quoi vous aurez la désagréable surprise de « perdre votre bouteille », celle-ci à été heuresement échangée par son « équivalent », après réclamation à notre sommelier.
à bientôt sur le net et si vous le voulez bien rcoucou
Partir en Irlande à moto sans aucune expérience? English translation pending
Bonjoir,
Je viens pour avoir vos impressions de motards aguerris😉 sur le fait que je souhaite partir cet été en Irlande pour quelques semaines en moto. Sachant que je n'ai toujours pas acheté ma 1ère moto, ce qui ne serait tarder.
Donc à votre avis, pas de problème à partir en vadrouille avec seulement quelques mois de moto au compteur?
Merci bien Flex😎
Je viens pour avoir vos impressions de motards aguerris😉 sur le fait que je souhaite partir cet été en Irlande pour quelques semaines en moto. Sachant que je n'ai toujours pas acheté ma 1ère moto, ce qui ne serait tarder.
Donc à votre avis, pas de problème à partir en vadrouille avec seulement quelques mois de moto au compteur?
Merci bien Flex😎
Croisière Coral Cap vers Istanbul et les îles grecques English translation pending
Bonjour,
Nous faisons la croisière avec la compagnie louis cruise line bateau coral, cap vers Istanbul et la grèce, en date du 25 juin 2011. Je suis accompagnée de mes 02 enfants âgés de 16 et 13 ans. Pourriez vous nous donner quelques conseils pour préparer au mieux cette croisière? ( bateau; activités ; les effets de salle de bain; les excursions; les repas; en résumé tout ce qui est bon à savoir) Si vous partez également à cette même période, faites le nous savoir....😉
Nous faisons la croisière avec la compagnie louis cruise line bateau coral, cap vers Istanbul et la grèce, en date du 25 juin 2011. Je suis accompagnée de mes 02 enfants âgés de 16 et 13 ans. Pourriez vous nous donner quelques conseils pour préparer au mieux cette croisière? ( bateau; activités ; les effets de salle de bain; les excursions; les repas; en résumé tout ce qui est bon à savoir) Si vous partez également à cette même période, faites le nous savoir....😉
Avis sur itinéraire aux Etats-Unis? English translation pending
bonjour a tous,
apres de nombreuses recherches sur notre merveilleux forum, ouestusa, cr de ITAT, cendryon et veileen, mapquest et google map et tripadvisor, je suis prete.
petite question de depart a mon cheri:"que veux tu voir?", sans hésitation il me repond, "le yellowstone et monument valley, et toi?", "moi, le lake tahoe , arches et canyonland".
je décide donc de combiner tout ca ensemble, c la première fois que nous partons si longtemps, j'étais indépendante et ne savais pas prendre plus de dix jours de congés.
Dimanche 22 mai, depart de bruxelles arrivée a las végas 18h35, normalement😉, avec us airway mon dernier vol,5h de retard. chercher la voiture chez avis(4*4), le walmart le plus proche pour l'achat de la glacière(6005 S Eastern), puis hotel golden nugget.prendre un circadin, que les sportifs prennent pour les jetlag, c parfait, j'avais le meme probleme que veileen
question: si j'ai bien compris le 4*4 doit etre 4WD avec un deuxieme levier de vitesse trois position?
lundi 23 mai, las vegas=death valley=bishop 312 miles direction pahrump=shoshone spring, prendre la 178 jusque jonction=prendre la 190 jusque Zabriskie point. nous partirons tres tot le matin pour profiter du lever du soleil hotel: pas determiné, j'ai noté le mountain view ou el rancho motel
mardi 24 mai, bishop=mono lake=bodie=lake tahoe 180 miles visite de mono lake, petite virée dans le yosemite, si c ouvert (40% de chance)ce n'est pas prévu donc on verra bien. petite ballade en voiture au bord du lac hotel:je n'ai pas reservé,968 park hotel ou ambassador motor
mercredi 25 mai, lake tahoe ahhh, il y a longtemps que je voulais le faire, location de vtt, et promenade, direction Emerald bay
jeudi 26 mai, tahoe=virginia city=reno=winnemucca 240 miles tahoe=virginia city,45 miles visite de cette petite ville classée virginia city=reno ,29 miles reno, je ne l'ai jamais vu, on dejeunera sur place reno=winnemuucca endroit de transit pour dormir, hotel town house ou holiday motel
vendredi 27 mai, winnemucca=jackpot 240 miles transition, arret dans cette bourgade, repos et soleil avant les choses sérieuses hotel, cactus pete ou four jaks question:si vous connaissez quelques choses a visiter entre c deux points
samedi 28 mai, jackpot=twin falls, id=jackson 302 miles 1)jackpot=twin falls:visite de shoshone falls, les chutes d'eaux magnifiques a la fonte des neiges 2)twin falls=jackson hotel:motel 6 suivant les conseils de veillen, direction :apres l'aeroport pour essayer d'apercevoir des elans question:un autre endroit pour les élans?
dimanche 29mai, jackson=west yellowstone 128 miles hotel:yellowstone park pour trois nuits. 1)west thumb 2)kepler cascade 3)old faithfull 4)grand prismatic, ballade fairry fall pour prendre la photo, mais surtout pour le plaisirs des yeux
lundi 30 mai mammoth hot spring, tower roosevelt, lamar valley
mardi 31 mai, le mont washburn et canyon village en lisant le cr de cendryon, j'ai su que si il y avait une promenade a faire ce serait celle la
mercredi 1 juin, west yellowstone=cody 132 miles hotel:cody cowboy village 1)old town trail 2)musée buffallo bill 3)rodeo, je n'en ai jamais vu, et ca commence le premier juin
jeudi 2 juin cody=dutch john 343 miles hotel bien connu sur le forum, red canyon lodge, j'ai reservé il y a une semaine, j'ai eu de la chance, il restait de la place.
vendredi 3 juin dutch john=vernal=green river 220 miles 1)visite petroglyph dry fork(ouestusa merci) 2)vernal musée dinosaures hotel, river terrace, un cou de coeur tripadvisor
samedi 4 juin green river=sego canyon=arches=moab 1)sego canyon(ouestusa) 2)entrée a arches par salt valley road 3)devils garden trail jusque double 0 arch on verra l'heure et nos forces restantes, direction l'hotel ou l'on continuera la visite de arches hotel inca inn trois nuit
dimanche 5 juin island in the sky, delicat arch fin de journée
lundi 6 juin needles et potash road je suis consciente apres vous avoir lu que, trois jours ce n'est pas assez, mais voila on fera avec, on se levera tres tot pour pofiter un maximun
mardi 7 juin moab=valley of the gods=monument valley 146 miles hotel:bon on a cassé la tirelire, the view
mercredi 8 juin monument valley=torrey 198 miles 1)goosenneks 2)natural bridges national monument 3)little égypte 4)goblin valley hotel:austin's chuck wagon lodge(cendryon)deux nuits
jeudi 9 juin cathedral valley et scenic drive la aussi c un peu trop court
vendredi 10 juin torrey=springdale 193 miles par la hw 12 escalante, petrified forest hotel: pionner lodge, dommage pour majestic view lodge qui était full.nous y étions venu en octobre, il y a deux ans, magnifique hotel et le meilleur steack de l'ouest aux dires de mon chéri, comme le 10 juin c notre anniversaire de mariage, nous irons donc, ce soir la, manger son fameux steack😉
samedi 11 juin zion, ballade des narrows
la ballade que j'ai vraiment eu envie de faire en lisant les cr
dimanche 12 juin zion=las vegas 159 miles voila c fini, retour a vegas pour quelques jours de farniete avan de reprendre l'avion
note:parfois les distances sont longues mais rouler aux states est un bonheur et nous conduisons tout les deux
Dimanche 22 mai, depart de bruxelles arrivée a las végas 18h35, normalement😉, avec us airway mon dernier vol,5h de retard. chercher la voiture chez avis(4*4), le walmart le plus proche pour l'achat de la glacière(6005 S Eastern), puis hotel golden nugget.prendre un circadin, que les sportifs prennent pour les jetlag, c parfait, j'avais le meme probleme que veileen
question: si j'ai bien compris le 4*4 doit etre 4WD avec un deuxieme levier de vitesse trois position?
lundi 23 mai, las vegas=death valley=bishop 312 miles direction pahrump=shoshone spring, prendre la 178 jusque jonction=prendre la 190 jusque Zabriskie point. nous partirons tres tot le matin pour profiter du lever du soleil hotel: pas determiné, j'ai noté le mountain view ou el rancho motel
mardi 24 mai, bishop=mono lake=bodie=lake tahoe 180 miles visite de mono lake, petite virée dans le yosemite, si c ouvert (40% de chance)ce n'est pas prévu donc on verra bien. petite ballade en voiture au bord du lac hotel:je n'ai pas reservé,968 park hotel ou ambassador motor
mercredi 25 mai, lake tahoe ahhh, il y a longtemps que je voulais le faire, location de vtt, et promenade, direction Emerald bay
jeudi 26 mai, tahoe=virginia city=reno=winnemucca 240 miles tahoe=virginia city,45 miles visite de cette petite ville classée virginia city=reno ,29 miles reno, je ne l'ai jamais vu, on dejeunera sur place reno=winnemuucca endroit de transit pour dormir, hotel town house ou holiday motel
vendredi 27 mai, winnemucca=jackpot 240 miles transition, arret dans cette bourgade, repos et soleil avant les choses sérieuses hotel, cactus pete ou four jaks question:si vous connaissez quelques choses a visiter entre c deux points
samedi 28 mai, jackpot=twin falls, id=jackson 302 miles 1)jackpot=twin falls:visite de shoshone falls, les chutes d'eaux magnifiques a la fonte des neiges 2)twin falls=jackson hotel:motel 6 suivant les conseils de veillen, direction :apres l'aeroport pour essayer d'apercevoir des elans question:un autre endroit pour les élans?
dimanche 29mai, jackson=west yellowstone 128 miles hotel:yellowstone park pour trois nuits. 1)west thumb 2)kepler cascade 3)old faithfull 4)grand prismatic, ballade fairry fall pour prendre la photo, mais surtout pour le plaisirs des yeux
lundi 30 mai mammoth hot spring, tower roosevelt, lamar valley
mardi 31 mai, le mont washburn et canyon village en lisant le cr de cendryon, j'ai su que si il y avait une promenade a faire ce serait celle la
mercredi 1 juin, west yellowstone=cody 132 miles hotel:cody cowboy village 1)old town trail 2)musée buffallo bill 3)rodeo, je n'en ai jamais vu, et ca commence le premier juin
jeudi 2 juin cody=dutch john 343 miles hotel bien connu sur le forum, red canyon lodge, j'ai reservé il y a une semaine, j'ai eu de la chance, il restait de la place.
vendredi 3 juin dutch john=vernal=green river 220 miles 1)visite petroglyph dry fork(ouestusa merci) 2)vernal musée dinosaures hotel, river terrace, un cou de coeur tripadvisor
samedi 4 juin green river=sego canyon=arches=moab 1)sego canyon(ouestusa) 2)entrée a arches par salt valley road 3)devils garden trail jusque double 0 arch on verra l'heure et nos forces restantes, direction l'hotel ou l'on continuera la visite de arches hotel inca inn trois nuit
dimanche 5 juin island in the sky, delicat arch fin de journée
lundi 6 juin needles et potash road je suis consciente apres vous avoir lu que, trois jours ce n'est pas assez, mais voila on fera avec, on se levera tres tot pour pofiter un maximun
mardi 7 juin moab=valley of the gods=monument valley 146 miles hotel:bon on a cassé la tirelire, the view
mercredi 8 juin monument valley=torrey 198 miles 1)goosenneks 2)natural bridges national monument 3)little égypte 4)goblin valley hotel:austin's chuck wagon lodge(cendryon)deux nuits
jeudi 9 juin cathedral valley et scenic drive la aussi c un peu trop court
vendredi 10 juin torrey=springdale 193 miles par la hw 12 escalante, petrified forest hotel: pionner lodge, dommage pour majestic view lodge qui était full.nous y étions venu en octobre, il y a deux ans, magnifique hotel et le meilleur steack de l'ouest aux dires de mon chéri, comme le 10 juin c notre anniversaire de mariage, nous irons donc, ce soir la, manger son fameux steack😉
samedi 11 juin zion, ballade des narrows
la ballade que j'ai vraiment eu envie de faire en lisant les cr
dimanche 12 juin zion=las vegas 159 miles voila c fini, retour a vegas pour quelques jours de farniete avan de reprendre l'avion
note:parfois les distances sont longues mais rouler aux states est un bonheur et nous conduisons tout les deux
Fjords avec Costa Deliziosa English translation pending
Bonjour
J'embarque pour ma première croisière le 05 juin 2011 sur le COSTA DELIZIOSA direction le cap nord et les fjords Norvegien.
Tous les avis et le retour d'expérience m'interesse
En particulier sur la vie à bord , sur les tenues vestimentaires sur les choses à faire et a ne pas manquer .......
Merci pour vos réponses
Merci pour vos réponses
Trois semaines dans l'Ouest canadien début septembre English translation pending
Bonjour à tous !
Je sais bien que ce sujet a déjà été abordé maintes et maintes fois mais justement, dur dur de faire le tri parmi toutes ces infos.
Mon ami et moi (nous avons 25 ans) souhaitons partir dans l'ouest canadien fin août/début septembre 2011 et nous aurions besoin de vos précieux conseils.
Tout reste à déterminer mais voici les grandes lignes de notre trajet:
Nous prévoyons un vol Paris-Calgary avec Air Transat (nous en avons de bons souvenirs). Visite de Calgary sur 2 jours environ puis location d'une voiture et départ pour les rocheuses. De là, visite des parcs de Banff, Yoho et Jasper (vers le nord donc). Concernant les choses à voir/à faire, j'ai trouvé mon bonheur dans les guides et dans les nombreux messages du forum. Par contre, je me demande combien de temps cela vaut-il le coup de rester afin d'en avoir un bon apperçu, sachant que nous voulons faire quelques randos, un peu de canoe etc? Au début on prévoyait 2 semaines pour les 2 parcs (et alentours) mais peut-être que 10 jours suffiraient... Quelqu'un a-t-il également une expérience des campings?
Grosse hésitation sur la suite du voyage car nous voulons rejoindre Vancouver. 2 solutions : soit nous gardons la voiture et en route pour Vancouver sachant que rendre la voiture dans une autre ville nous coûte bien cher (+ 1000$), soit retour à Calgary pour rendre la voiture et vol Calgary-Vancouver (en 30 minutes c'est réglé!) ce qui veut dire qu'on se refait Jasper-Banff-Calgary dans l'autre sens cette fois. Du coup, on se demande si un trajet Jasper-Vancouver en voiture vaut vraiment le coup. Y a-t-il des choses à voir sur la route, des choses qui nécessitent de s'arrêter? Ou ferions-nous mieux de prendre l'avion?
Et enfin, quelques jours sur Vancouver avant de repartir à Paris. L'île de Vancouver vaut-elle le détour?
En gros l'objectif c'est un max de nature, de balades, de paysages et un peu de grandes cités canadiennes sur 3 semaines maxi !
Merci par avance de vos réponses et éventuelles suggestions !
Je sais bien que ce sujet a déjà été abordé maintes et maintes fois mais justement, dur dur de faire le tri parmi toutes ces infos.
Mon ami et moi (nous avons 25 ans) souhaitons partir dans l'ouest canadien fin août/début septembre 2011 et nous aurions besoin de vos précieux conseils.
Tout reste à déterminer mais voici les grandes lignes de notre trajet:
Nous prévoyons un vol Paris-Calgary avec Air Transat (nous en avons de bons souvenirs). Visite de Calgary sur 2 jours environ puis location d'une voiture et départ pour les rocheuses. De là, visite des parcs de Banff, Yoho et Jasper (vers le nord donc). Concernant les choses à voir/à faire, j'ai trouvé mon bonheur dans les guides et dans les nombreux messages du forum. Par contre, je me demande combien de temps cela vaut-il le coup de rester afin d'en avoir un bon apperçu, sachant que nous voulons faire quelques randos, un peu de canoe etc? Au début on prévoyait 2 semaines pour les 2 parcs (et alentours) mais peut-être que 10 jours suffiraient... Quelqu'un a-t-il également une expérience des campings?
Grosse hésitation sur la suite du voyage car nous voulons rejoindre Vancouver. 2 solutions : soit nous gardons la voiture et en route pour Vancouver sachant que rendre la voiture dans une autre ville nous coûte bien cher (+ 1000$), soit retour à Calgary pour rendre la voiture et vol Calgary-Vancouver (en 30 minutes c'est réglé!) ce qui veut dire qu'on se refait Jasper-Banff-Calgary dans l'autre sens cette fois. Du coup, on se demande si un trajet Jasper-Vancouver en voiture vaut vraiment le coup. Y a-t-il des choses à voir sur la route, des choses qui nécessitent de s'arrêter? Ou ferions-nous mieux de prendre l'avion?
Et enfin, quelques jours sur Vancouver avant de repartir à Paris. L'île de Vancouver vaut-elle le détour?
En gros l'objectif c'est un max de nature, de balades, de paysages et un peu de grandes cités canadiennes sur 3 semaines maxi !
Merci par avance de vos réponses et éventuelles suggestions !
Excursions offertes à partir le l'hôtel Los Corales? English translation pending
je serai prochainement (début mars) au club Amigo Carisol Los Corales avec ma famille et nous aimerions avoir une idée des excursions disponibles à partir de l'hôtel. Nos recherches actuelles nous ont permis de savoir qu'il y avait une excursion en bateau vers Santiago et de la plongée au Delphinarium. J'aimerais savoir s'il y a d'autres excursions à ne pas manquer, à quel prix ? et une appréciation de ces excursions.Merci à l'avance
Québec: moustiques en juin? English translation pending
Bonjour à tous,
D'après les différents posts sur le forum, Juin est la pire période au niveau moustique...ca tombe mal car je pars 3 semaine en juin prochain au Québec.
Jai lu que les moustiques étaient plus nombreux près des étendues d'eau ( lac, étangs..) et dans les forêts donc j'imagine que tous les parcs en sont remplis?
Y a t'il des régions ou les moustiques sont moins présents? ( Gaspésie ou région de Saguenay )
Etant donné que je vais faire pas mal de camping et de randonnée dans les parcs, vos expériences m'intéressent.(Surtout que je suis adepte du bermuda tshirt en vacance)
Les manches longues et le pantalon long sont ils obligatoire même avec l'application d'un produit anti moustique? ( ca m'ennuierai de devoir changer tous mes vêtements )
Merci pour vos réponses
D'après les différents posts sur le forum, Juin est la pire période au niveau moustique...ca tombe mal car je pars 3 semaine en juin prochain au Québec.
Jai lu que les moustiques étaient plus nombreux près des étendues d'eau ( lac, étangs..) et dans les forêts donc j'imagine que tous les parcs en sont remplis?
Y a t'il des régions ou les moustiques sont moins présents? ( Gaspésie ou région de Saguenay )
Etant donné que je vais faire pas mal de camping et de randonnée dans les parcs, vos expériences m'intéressent.(Surtout que je suis adepte du bermuda tshirt en vacance)
Les manches longues et le pantalon long sont ils obligatoire même avec l'application d'un produit anti moustique? ( ca m'ennuierai de devoir changer tous mes vêtements )
Merci pour vos réponses
Itinéraire au Japon fin avril début mai English translation pending
Bonjour à tous !!!🙂
Je me présente je m'appelle Caroline et comme beaucoup ici je suis une dingue de l'Asie. On vient à peine de décider de partir 3 semaine au Japon 😏 ça fait deux mois qu'on est rentré de Bali et Gilis et on veut repartir.
D'après vous n'est-ce pas trop tard pour préparer le voyage en sachant que nous partirions du 20 avril au 9 mai inclus ?
Je sais qu'il y a la golden week et qu'il faut qu'on se bouge pour réserver les hôtels... c'est ça qui nous stresse le plus... et pour ça que j'aurais besoin de votre aide.
Notre idée en gros serait de faire : 5-6 nuits Tokyo (3 jours Tokyo + 3 jours en bougeant sur des villes extérieures) 5 nuits Kyoto (là également bouger quotidiennement ailleurs) 3 nuits Hyroshima pour nous permettre de visiter Shikoku et Miyajima (à moins que vous me conseilliez plutôt de dormir sur Shikoku ou Miyajima. 3 nuits sur Kyushu et enfin une nuit de retour Tokyo pour rentrer.
Qu'en pensez-vous ? c'est une première approche mais on doit se dépêcher si on veut avoir des hôtels pas trop chers... Bien sûr si vous avez des conseils de visites je suis preneuse même si j'ai déjà glâné pleins d'infos géniales sur vos posts 😉
Autre question concernant les ryokans... mon compagnon a mal au dos est-ce qu'on peut quand même y dormir ou vous me le déconseillez ? de tout' façon on compte dormir dans un joli ryokan au moins la dernière nuit à Tokyo pour dire qu'on a essayé.
Merci à tous ceux qui pourront m'aider !!! 😉
Je me présente je m'appelle Caroline et comme beaucoup ici je suis une dingue de l'Asie. On vient à peine de décider de partir 3 semaine au Japon 😏 ça fait deux mois qu'on est rentré de Bali et Gilis et on veut repartir.
D'après vous n'est-ce pas trop tard pour préparer le voyage en sachant que nous partirions du 20 avril au 9 mai inclus ?
Je sais qu'il y a la golden week et qu'il faut qu'on se bouge pour réserver les hôtels... c'est ça qui nous stresse le plus... et pour ça que j'aurais besoin de votre aide.
Notre idée en gros serait de faire : 5-6 nuits Tokyo (3 jours Tokyo + 3 jours en bougeant sur des villes extérieures) 5 nuits Kyoto (là également bouger quotidiennement ailleurs) 3 nuits Hyroshima pour nous permettre de visiter Shikoku et Miyajima (à moins que vous me conseilliez plutôt de dormir sur Shikoku ou Miyajima. 3 nuits sur Kyushu et enfin une nuit de retour Tokyo pour rentrer.
Qu'en pensez-vous ? c'est une première approche mais on doit se dépêcher si on veut avoir des hôtels pas trop chers... Bien sûr si vous avez des conseils de visites je suis preneuse même si j'ai déjà glâné pleins d'infos géniales sur vos posts 😉
Autre question concernant les ryokans... mon compagnon a mal au dos est-ce qu'on peut quand même y dormir ou vous me le déconseillez ? de tout' façon on compte dormir dans un joli ryokan au moins la dernière nuit à Tokyo pour dire qu'on a essayé.
Merci à tous ceux qui pourront m'aider !!! 😉
Qu'est-ce qui vous pousse à retourner encore et encore dans l'Ouest am��ricain? English translation pending
Bonjour à tous,
La question me taraude depuis que je fréquente le forum, et les multiples discussions qui fleurissent dernièrement "Xème voyage dans l'Ouest" m'ont donné envie de la poser "à haute voix". 😏 L'Ouest, c'est magnifique, grandiose, prenant, tout ce qu'on veut... on est bien d'accord là-dessus. 🙂 Et donne envie d'y retourner, c'est sûr (j'y suis moi-même allée 2 fois - petite joueuse par rapport à d'autres 😏). Mais de là à y retourner plusieurs années de suite ? Je sais que certains d'entre vous ont la chance de faire d'autres voyages dans l'année, mais pour ceux dont c'est "LE" voyage de l'année : n'avez-vous pas envie de voir d'autres régions (ou pays), de découvrir autre chose ? Je prends mille pincettes pour dire ça, je sais que quand on retourne dans l'Ouest, on approfondit, on voit toujours "autre chose" (en plus de ce qu'on a déjà vu 😏), et je ne veux absolument pas juger qui que ce soit, mais... ça m'étonne, c'est tout. 🙂
La question me taraude depuis que je fréquente le forum, et les multiples discussions qui fleurissent dernièrement "Xème voyage dans l'Ouest" m'ont donné envie de la poser "à haute voix". 😏 L'Ouest, c'est magnifique, grandiose, prenant, tout ce qu'on veut... on est bien d'accord là-dessus. 🙂 Et donne envie d'y retourner, c'est sûr (j'y suis moi-même allée 2 fois - petite joueuse par rapport à d'autres 😏). Mais de là à y retourner plusieurs années de suite ? Je sais que certains d'entre vous ont la chance de faire d'autres voyages dans l'année, mais pour ceux dont c'est "LE" voyage de l'année : n'avez-vous pas envie de voir d'autres régions (ou pays), de découvrir autre chose ? Je prends mille pincettes pour dire ça, je sais que quand on retourne dans l'Ouest, on approfondit, on voit toujours "autre chose" (en plus de ce qu'on a déjà vu 😏), et je ne veux absolument pas juger qui que ce soit, mais... ça m'étonne, c'est tout. 🙂
Itinéraire de huit jours au Portugal en avril English translation pending
Bonjour,
En avril, j'effectuerai, entre autres, un séjour de 8 jours au Portugal. Je compte rester 2-3 jours à Porto et le reste à Lisbonne. Toutefois, je veux faire des excursions d'une journée à partir de ces villes. Plus je regarde mon Guide Bleu sur le Portugal et plus je me rends compte qu'il y a BEAUCOUP de choses à voir dans ce pays, bref je suis face au problème éternel du voyageur : voir beaucoup de choses en peu de temps.
Je fais appel à vos expériences au Portugal pour me conseiller dans mes questionnements :
- Porto se visite bien en 1 journée complète? - Quelle ville est plus belle au niveau architectural : Guimaraes ou Braga avec une visite du Bom Jesus do Monte (d'ailleurs à part le remarquable escalier du sanctuaire, le reste est intéressant à visiter???) - Combien consacrer de temps à Lisbonne? 2 jours complets suffisent? Ou 3 jours c'est mieux? - J'ai pensé à aller à Tomar et visiter le couvent du Christ OU faire une excursion avec cette agence de voyage et visiter Obidos et les 2 monastères de Batalha et Alcobaca. Je me demande qu'est-ce qui serait le plus intéressant entre ces 2 options? (D'ailleurs la même agence fait des excursions à Braga et Guimaraes en une seule journée...) - Évora m'attire énormément aussi... c'est à voir???
De plus, j'inclus dans mon programme impérativement Sintra.
Donc j'essaie de sélectionner les villes les plus chargées d'histoire, d'art et d'architecture.
Oui, ça fait beaucoup de choses en peu de temps, mais quand je voyage, ce n'est pas pour relaxer et franchement, j'adore être toujours en mouvement sinon je m'ennuie tout simplement.
Merci!
🙂
En avril, j'effectuerai, entre autres, un séjour de 8 jours au Portugal. Je compte rester 2-3 jours à Porto et le reste à Lisbonne. Toutefois, je veux faire des excursions d'une journée à partir de ces villes. Plus je regarde mon Guide Bleu sur le Portugal et plus je me rends compte qu'il y a BEAUCOUP de choses à voir dans ce pays, bref je suis face au problème éternel du voyageur : voir beaucoup de choses en peu de temps.
Je fais appel à vos expériences au Portugal pour me conseiller dans mes questionnements :
- Porto se visite bien en 1 journée complète? - Quelle ville est plus belle au niveau architectural : Guimaraes ou Braga avec une visite du Bom Jesus do Monte (d'ailleurs à part le remarquable escalier du sanctuaire, le reste est intéressant à visiter???) - Combien consacrer de temps à Lisbonne? 2 jours complets suffisent? Ou 3 jours c'est mieux? - J'ai pensé à aller à Tomar et visiter le couvent du Christ OU faire une excursion avec cette agence de voyage et visiter Obidos et les 2 monastères de Batalha et Alcobaca. Je me demande qu'est-ce qui serait le plus intéressant entre ces 2 options? (D'ailleurs la même agence fait des excursions à Braga et Guimaraes en une seule journée...) - Évora m'attire énormément aussi... c'est à voir???
De plus, j'inclus dans mon programme impérativement Sintra.
Donc j'essaie de sélectionner les villes les plus chargées d'histoire, d'art et d'architecture.
Oui, ça fait beaucoup de choses en peu de temps, mais quand je voyage, ce n'est pas pour relaxer et franchement, j'adore être toujours en mouvement sinon je m'ennuie tout simplement.
Merci!
🙂
Circuit des capitales du Siam au golfe d'Andaman et l'hôtel Coral Ban Saphan? (Thaïlande) English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais obtenir les avis de personnes ayant effectuées le circuit des capitales du Siam au Golf d'Andaman et le séjour à l'hôtel Coral Bang Saphan.
J'effectue ce voyage seule du 4 février 2011 au 19 février 2011.
Concernant le circuit : Est-ce que les hôtels étaient convenables ? Avez-vous effectué les excursions facultatives ? si oui qu'en avez-vous pensé ? Soirée a Phisanulok, tour de ville en cyclo-pousse : 500 THB (env. 12€ / personne). Chiang Rai, promenade en bateau sur le fleuve de Mékong, petite incursion au Laos : 500 THB (env. 12€ / personne). Chiang Mai, ballade a dos d’éléphant d’une heure + 45 minutes rafting et 30 minutes promenade en charrette tirée par les bœufs : 1200 THB (env. 28€ / personne). Chiang Mai, massage médical thérapeutique pendant 2 heures : 700 THB (env. 16€ / personne). Chiang Mai, visite de la tribu des Femmes Girafes : 700 THB (env. 16€ / personne). Concernant le séjour à l'hôtel Coral : Est-ce qu'il y a une connexion internet wifi ? si oui est-elle gratuite ? Quelles excursions sont proposées par l'hôtel ainsi que leurs tarifs ?
Et d'une manière générale qu'avez-vous pensé de l'organisation du circuit et de votre séjour à l'hôtel ?
Merci d'avance
Concernant le circuit : Est-ce que les hôtels étaient convenables ? Avez-vous effectué les excursions facultatives ? si oui qu'en avez-vous pensé ? Soirée a Phisanulok, tour de ville en cyclo-pousse : 500 THB (env. 12€ / personne). Chiang Rai, promenade en bateau sur le fleuve de Mékong, petite incursion au Laos : 500 THB (env. 12€ / personne). Chiang Mai, ballade a dos d’éléphant d’une heure + 45 minutes rafting et 30 minutes promenade en charrette tirée par les bœufs : 1200 THB (env. 28€ / personne). Chiang Mai, massage médical thérapeutique pendant 2 heures : 700 THB (env. 16€ / personne). Chiang Mai, visite de la tribu des Femmes Girafes : 700 THB (env. 16€ / personne). Concernant le séjour à l'hôtel Coral : Est-ce qu'il y a une connexion internet wifi ? si oui est-elle gratuite ? Quelles excursions sont proposées par l'hôtel ainsi que leurs tarifs ?
Et d'une manière générale qu'avez-vous pensé de l'organisation du circuit et de votre séjour à l'hôtel ?
Merci d'avance
Circuit de vingt-deux jours dans l'Ouest américain en mai/juin 2011: vos avis et conseils? English translation pending
Bonjour, je vous soumets mon circuits pour fin Mai / début Juin 2011. Merci pour vos avis et conseils, qui, pour la plupart sont toujours plutot avisés.
Il y a de la route (c'est sûr), et en se référant à Google Maps, environ 5000kms. On a choisit une boucle Phoenix / Phoenix volontairement. Ca nous convenait par rapport à ce que nous souhaitions voir (j'ai aussi calcule des différents boucles, avec point Las Vegas ou Los Angeles, mais Phoenix était le plus avantageux sur cette période). Les billets d'avions sont bookés (heureusement, ça a pris 300€ pour deux en plus depuis)
Je n'ai pas pas inclus de nouveau Grand Canyon, Bryce, Monument Valley (refait en 2008), j'ai omis Mesa Verde (fait en 2002). Las Vegas est pour nous incontournable (ceux qui n'aime pas ne sont pas obligés de le repréciser, chacun ses gouts, nous on 'y est mariés et on adooore). Los Angeles, nous n'avions fait que les classiques (hollywood bld, Universal studio, le tout en venant de la One en provenance SF, Monterey etc), il y a un post sur LA en ce moment, où je vais tâcher de glaner des coins à visiter. Sans Diego on ne connait pas du tout. La région de Sedona non plus. Je précise que nous ne sommes pas des randonneurs dans l'âme, même si ça ne nous dérange pas (sportifs tous les deux, mais pas fan pour marcher de nombreuses heures en rando)
Je viens d'inclure Bisti Badlands mais à voir si le détour vaut le coup. Il y a pas mal de chose à faire, à voir sur ce type de parcours, j'en suis conscient, et il y aura des choix à faire mais les grands traits, étapes, sont là. Après avoir tergiversé sur le véhicule, (j'ai abandonné l'idée de la Camarro, sniff, à cause des bagages) nous louerons un 4x4 ou SUV (locationsdevoitures.fr à moins que nos amis de Hertz se réveillent pour des promos à partir de début 2011)
Toutes vos remarques, conseils, idées ou autres sur le parcours seront les bienvenus (et oui je sais que ça fait de la route, mais nous, ça nous dérange pas, on aime rouler). Dernière précision, nous sommes deux à voyager. Pourquoi SUV et pas berline? pour être à l'aise et un peu en hauteurs sur les belles routes US tout simplement. Rien n'étant figé à 100%, tout est modifiable. Merci d'avance à ceux qui prendront un peu de leur temps pour écrire
21 Mai J1 – Arrivée Phoenix Nuit Phoenix
22 Mai J2 – Apache Trail – Saguaro NP - Old Tucson
23 Mai J3 –Tombstone – Bisbee
24 Mai J4 – Las Cruces – White Sands – Alamogordo
25 Mai J5 – Albuquerque
26 Mai J6 – Santa Fe – Taos Pueblo
27 Mai J7 – Bisti Badland
28 Mai J8 – Durango - Train Silvercity
29 Mai J9 – Grand Junction- Colorado NM - Moab
30 Mai J10 – Moab Arches
31 Mai J11 – Canyon Land
01 Juin J12 – Chelly
02 Juin J13 – Petrified Forest – Sedona
03 Juin J14 – Région de Sedona - Flagstaff
04 Juin J15 – Las Vegas
05 Juin J16 – Las Vegas (nous on adore, pèlerinage en quelque sorte)
06 Juin J17 – Joshua Tree (en coupant par Mojave Valley) - Los Angeles
07 Juin J18 – Los Angeles
08 Juin J19 – San Diego – Zoos
09 Juin J20 – San Diego – Ville etc (jamais été à SD, il doit y avoir à faire)
10 Juin J21 – Yuma - Phoenix
11 Juin J21 – Phoenix
Bien préparer sa prochaine croisière English translation pending
😉😉😉😉Bonsoir à vous tous,
Me voilà de retour dans une nouvelle discussion. Vous me manquiez et encore merci pour vos messages de soutien aux plus fidèles amis de ce forum.
Certes, le titre de cette discussion a été revu et corrigé afin de mentionner là tout ce qui peut-être utile pour préparer sa prochaine croisière.
Je vous suggère de parler de vos démarches concernant la réservation, cela permettra de nous faire apprécier ou pas les services rendus des différentes agences que ce soit par le net ou en directement en agence. De la préparation, de l'accès au port d'embarquement, de votre circuit, des escales, des excursions et de votre retour.
Vos textes, vos récits et photos seront bien venus car il ne faut pas oublier qu'il y a toujours des nouveaux sur ce site. Alors aidons les à faire le bon choix.
Les choix des compagnies, des navires, des circuits seront mentionnés ici afin d'en savoir plus sur les différentes prestations présentées et ressenties.
Il est évident que vos remarques dans cette discussions ne seront pas là pour obliger telle ou telle personne de s'orienter vers une compagnie suggérée mais pour simplement la découvrir. Chacun appréciera ou pourra poser la ou les questions utiles.
Merci à vous de lire vos commentaires à venir.
Cordialement à tous.
PS : je mentionne ici l'accès à toutes mes discussions sur ce forum au cas où :
voyageforum.com/v.f?do=resultats_recherche&search_user_username=ALCATI&first_post=1&
JC
Me voilà de retour dans une nouvelle discussion. Vous me manquiez et encore merci pour vos messages de soutien aux plus fidèles amis de ce forum.
Certes, le titre de cette discussion a été revu et corrigé afin de mentionner là tout ce qui peut-être utile pour préparer sa prochaine croisière.
Je vous suggère de parler de vos démarches concernant la réservation, cela permettra de nous faire apprécier ou pas les services rendus des différentes agences que ce soit par le net ou en directement en agence. De la préparation, de l'accès au port d'embarquement, de votre circuit, des escales, des excursions et de votre retour.
Vos textes, vos récits et photos seront bien venus car il ne faut pas oublier qu'il y a toujours des nouveaux sur ce site. Alors aidons les à faire le bon choix.
Les choix des compagnies, des navires, des circuits seront mentionnés ici afin d'en savoir plus sur les différentes prestations présentées et ressenties.
Il est évident que vos remarques dans cette discussions ne seront pas là pour obliger telle ou telle personne de s'orienter vers une compagnie suggérée mais pour simplement la découvrir. Chacun appréciera ou pourra poser la ou les questions utiles.
Merci à vous de lire vos commentaires à venir.
Cordialement à tous.
PS : je mentionne ici l'accès à toutes mes discussions sur ce forum au cas où :
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JC
De retour de Seattle et sa région (septembre 2010) English translation pending
Ci-dessous mon carnet de voyage suite aux 14 jours passés dans la région de seattle, jusqu’au glacier national park en septembre 2010.
Réservation d’une voiture cat B chez budget pour 332 € pour 3 conducteurs (nissan sentra confortable). Vol direct paris/seattle avec Air France.
1er jour : décollage de roissy à 11h, arrivée à 12h30 à seattle le vol a pris un peu de retard.
Passage de la douane vite fait. Les bagages sont super long à arriver, pas très performant seattle airport !!! Après avoir fait les démarches pour récupérer les clés de voiture, on arrive devant le véhicule et là pas de plage arrière, un employé qui se trouve à côté nous envoie au guichet il ne peut rien pour nous (super !!!). On retourne donc au guichet pour expliquer le problème, et là sans difficulté on nous donne les clés d’un autre véhicule.
14h20 (195 km) en route pour baker lake panorama point en passant par le mt vernon via WA-20 E (accident à la sortie de seattle=bouchon, après avoir bien patienté on se décide à prendre la prochaine sortie, et là merci au gps qui nous a bien remis sur la bonne route après l’accident).
On s’arrête faire la petite balade shadow of the sentinels 0.8 km allée/retour, petit sentier dans une forêt de grands sapins, écureuil & moustiques ! Ensuite arrêt photo au baker lake car on se fait dévorer par les moustiques, mais la vue est superbe. De là nous allons jusqu’au barrage upper baker la route après est fermée après donc demi-tour. 18h10 (55 km) en route pour marblemount où nous avons réservé l’hotel le buffalo run inn (52€ la nuit sans le petit déj mais micro-onde/frigo et wc/douche dans le hall très propre, des chambres avec salle d’eau sont dispo mais le tarif va avec, sinon petit déj pour 5$ par pers.). Nous dînons au buffalo qui appartient au patron de l’hotel et qui se trouve juste avant. Bon steak de bison et personnel sympa, prix raisonnable, grand choix de bière pour les amateurs. L’enregistrement pour l’hotel se fait au resto. Hotel au milieu de nul part, au bord de route principale mais pas de passage de voiture, c’est vraiment perdu comme coin.
2e jour : 7h en route pour Winthrop en traversant North Cascades (140 km). Arrêt au visitor center à l'ouest de newhalem où il y a un court chemin de planches qui aboutit à un belvédère d'où l'on peut admirer au nord la cime de 2074m du pinnacle peadk dans le picket range, mais bon pas de chance plein de nuages donc on ne voit pas grand-chose. gorge falls & rainbow falls sont les plus célèbres cascades du parc. Arrêt photo à Diablo Lake Overlook qui domine le lac avec une superbe couleur turquoise et permet d'apercevoir les cimes des montagnes environnantes, mais il n'y a pas beaucoup de neige. A sterling munro => 0.200m, vue sur picket range mais là encore dans les nuages. gorge overlook => 0.800m, petit sentier à travers bois pour voir une petite cascade dans deep gorge, et un barrage avec un lac d'une jolie couleur. rainy pass => 1.6 km, petit sentier à travers bois pour arriver sur une jolie vue sur le lac rainy & petites cascades en cours de route. arrêt photo à washington pass. 11h15 arrivée à Winthrop qui a des allures western, mais juste quelques maisons & boutiques sur une rue centrale, c'est vraiment un tout petit village mais très animé. On achète ce qu’il faut pour le déjeuner puis à 11h55 départ pour sandpoint (410 km), avec un arrêt pique-nique à 20 mn après winthrop, endroit aménagé près d’un visitor center, car dans winthrop rien d’aménager pour pique-niquer. 15h30 on a bien mérité une petite pause glace dans une station service après avoir traversé la columbia river. 18h40 arrivée à super 8 de sandpoint en prenant la WA 20, beaucoup de forêt, on a vu un groupe de dindon. Finalement rien d’extraordinaire niveau paysage je ne suis pas persuadée que ce parcours vaille vraiment la peine lorsqu’on a déjà fait les us. L’hôtel (58€ la nuit avec ptit déj) se trouve à l’extérieur de la ville, près un supermarché, et de quelques resto, au bord d’une grande route.
Dîner chez pizza hut, pour 10$ la plus petite taille est en faite déjà une grande pizza pour nous. Du coup on en mange que la moitié et on demande un doggy bag. Et voilà comme ca on a notre déjeuner pour le lendemain !!! Après petites courses au supermarché et on finit la soirée dans le jacuzzi de l’hotel.
3e jour : 7h05 départ pour le glacier national park (296 km). En cours de route on prend une heure de décalage horaire. 13h déjeuner à sprague creek, 1er arrêt pique-nique que nous trouvons juste après l’entrée du parc, au bord du lac, jolie vue sur les montagnes. 13h40 départ pour faire la route going to the sun (73 km). En cours de route arrêt photo au bord d’une petite rivière avec une eau incroyablement transparente, et vue sur les montagnes avec un peu de neige au niveau des glaciers, mais il reste pas grand-chose. 15h Arrêt photo à Avalanche creek et au loop vue sur heaven peak, puis sur haystak creek cascade. Travaux sur la route, on a le temps d’admirer le paysage !!! et d’admirer une biche juste avant Weeping Wall. Vu la météo, weeping wall est ridicule, on ne voit pas du tout le filet de larme !!! 15h15 nous faisons la balade Hidden Lake Trail (5 km aller-retour), la randonnée la plus courue du parc dont le but est un magnifique lac. Au départ il y a un chemin de planches qui traverse des prairies où l’on aperçoit marmotte, écureuil de terre et ensuite c’est un petit chemin de terre, ça monte un peu dur. Soudain on se prend un orage sur la tête, forcément comme il faisait beau au départ nous avons juste notre petit kway. On décide de poursuivre tout de même pour voir ce fameux lac. Juste avant d’arrivée au point de vue, une rencontre nous réconforte de nos efforts, 2 chèvres de montagne peu farouches broutent tranquillement. Et enfin on aperçoit le lac qui commence à être dans la brume, là aussi plus de glace mais c’est tout de même magnifique. Cela valait bien la peine d’être trempé comme des canards. On aura mis 1h30, et évidemment une fois la balade finit le soleil est revenu !!! On fait un petit tour dans le visitor puis nous continuons vers Jackson Glacier Overlook, mais là encore travaux et on attend bien 10mn. 17h35 vue sur le glacier Jackson où les photos sur les panneaux d'information montrent bien le retrait des glaciers dans le parc. Petit arrêt photo ensuite à la mini cascade sous le pont de sunrift gorge. Ici en fait on devrait prendre un chemin pour avoir un autre point de vue, mais n’ayant pas d’info et vu l’heure et le ciel qui s’assombrit on décide de poursuivre vers le lac Saint Mary. Au milieu du lac, Wild Goose Island (l'île de l'oie sauvage), est une des scènes les plus photographiées du parc. Situé au pied de Lewis Range (une barrière des Rocheuses) près de l'entrée Est, le lac est entouré de pins Ponderosa et de montagnes allant de 2500 à 3000 mètres. Il mesure 16 km de long et a une profondeur de 89 mètres. A l'autre bout de la route, près de l'entrée ouest, le lac McDonald est le plus grand lac du parc (16 km de long, 2,5 km de large et 144 mètres de profondeur). Les Kootenai l'appelaient "le lac des danses sacrées" et organisaient des cérémonies sur ses rives. L'un des endroits les plus photographiés du parc. 18h il fait déjà sombre donc pas génial pour la photo dommage car cela doit vraiment être beau avec un ciel dégagé et le soleil. Le lac est en fait juste avant la sortie du parc. A la sortie il y a un immense hotel, une station service et 2 boutiques de souvenirs, donc arrêt obligatoire !!! On ressort finalement bredouille. De là on part pour east glacier 50 kms à 20 miles la plupart du temps, la route est interminable en respectant la limitation. Quelques vaches s’aventurent sur la route, autrement au début beaucoup de parcelles avec des arbres morts brûlés et ensuite de grandes étendues sauvages c’est triste comme paysage. On s’arrête prendre une photo car beau panorama sur le lac two medecines. 19h30 Nous arrivons enfin à l’hotel Whistling Swan Motel and Two Medicine Grill (49€). On voit un mot nous disant de s’adresser à un magasin qui est à 1 mn à pied. A la caisse on dit que l’on vient faire le check in, le gars nous demande de patienter. Après 5 mn le propriétaire de l’hotel arrive et nous explique qu’en fait il ne nous attendait plus donc il va nous loger dans un hotel un peu plus loin, plus cher mais il prend la différence de prix à son compte. Alors celle-ci on nous l’avait encore jamais fait !!!! Du coup on se retrouve au Mont pine motel qui se trouve à l’entrée du village donc pas dans le mini centre ville comme le whistling. Le propriétaire du Mont pine est un vieux monsieur sympathique qui s’arrange donc avec l’autre propriétaire (ça ne doit pas être la 1ère fois que cette situation arrive !!!) et nous ne paierons donc bien que le montant entendu. Le propriétaire du Mont pine nous indique les restos du coin (des menus sont affichés dans l’entrée), nous dit quelle visite faire dans la région, et nous indique une route plus rapide pour aller au glacier national park le lendemain. Après avoir bien papoté, nous découvrons notre chambre toute simple, il s’agit en fait de cabine, donc les murs sont de vrais feuilles à cigarette, on entend le voisin ronflé !!! Pas de petit déj à l’hotel, et rien dans la chambre. De là nous décidons de ne pas reprendre la voiture pour aller manger, il y a 2/3 restos à 5mn à pied donc nous allons au 2e que nous voyons. Lumière tamisée on ne voit pas grand-chose et il fait froid à l’intérieur. Mon homme opte pour un steak et moi pour un little menu et là surprise, dans mon assiette une cuisse de poulet, un gros travers de porc et un autre morceau de viande !!!! en fait le little s’est transformé en big !!! pour environ 18$. Ensuite nous allons au mini market pour acheter un paquet de gâteau pour le petit déj et là rien à moins de 5$ le misérable paquet !!! bon bah nous ferons avec les restes que nous avons.
4e jour : 7h Nous prenons la route en passant par browning comme conseillé la veille et effectivement beaucoup plus rapide et agréable à conduire (84 km). En plus nous passons devant un élevage de bison, et un troupeau avec des cowboys. A l’entrée du parc, une route sans issue d'une vingtaine de kilomètres longe le lac Sherburne avant d'atteindre Many Glacier Area, une zone où se concentrent plusieurs glaciers et lacs accessibles par des chemins de randonnées. Un peu après l'entrée du parc, des voitures sont arrêtées et l’on distingue des tâches noires sur un côté de la montagne. On s’arrête et là quelle surprise, 3 ours noirs qui se rapprochent, aux jumelles on les voit super bien, super la journée comme bien. On reprend la voiture et un peu plus loin des biches sont sur le bord de la route. 8h45 On arrive au bout de la route sur le parking du visitor center où il y a un petit magasin et un resto. 9h Nous empruntons le Iceberg Lake Trail16km aller-retour, ça monte dur au début et après c’est assez plat. Le petit chemin est agréable, on traverse la forêt, des prairies fleuries et on a un beau point de vue sur tout le parc. On a le droit à un petit crachin pendant une bonne heure. Sur le chemin il y a un ranger devant nous et nous rencontrons peu de personne à l’aller. A mi-chemin il y a des wc au milieu des bois, et comme d’habitude, super propre et du papier, y’a pas à dire pour ça les américains sont champions. Sur le chemin on aura la chance de voir des écureuils, un caribou et un cerf avec des bois magnifiques. On arrive enfin au lac, couleur sublime, mais plus d’iceberg !!!! et il ne reste pas beaucoup de glace sur le glacier mais c’est tout de même magnifique, par contre un vent glacial. On avale une barre de céréale pour reprendre des forces et nous rebroussons chemin après en avoir pris plein les yeux. A mi-parcours des américains qui arrivaient en sens inverse nous disent de nous arrêter et effectivement on voit que cela bouge dans les buissons. Là on arme camescope et appareil photo car on se doute bien qu’il y a un animal et là un ours sort et va au devant du groupe d’américains, et puis un 2e ours sort c’est un petit. Là la maman ours panique car elle est bloquée entre nous et le groupe, elle se met à côté d’une américaine qui ne bouge pas et là elle se lève sur ses 2 pattes arrières, ah ouais c’est quand même une belle bête. L’américaine super courageuse ne pipe pas. La maman et son petit arrive à passer devant le groupe et descende le chemin. En fait on saura après que les américains ont mis de la bombe à ours (en fait c’est ni plus ni moins que de la bombe lacrimo). Là on s’avance donc pour continuer notre chemin et hop un ourson sort tout paniqué des buissons mais rejoint vite sa mère, on avance de nouveau et là un 4ème ourson !!! par contre lui il « pleure » il ne s’est pas où allé, mais ouf ça n’a pas duré longtemps il a trouvé son chemin aussi. Les américains nous disent d’attendre 5mn que les ours s’éloignent. Nous patientons 2 mn et reprenons le chemin en restant tout de même sur nos gardes. Par rapport à l’aller où il n’y avait personne, là on rencontre tout de même pas mal de personnes. A chaque fois elles demandent si on a vu des ours. Il y a juste un couple qui aura fait la rencontre de la petite famille ours, et la femme a eu une belle peur. Voyant qu’on avait pas de bombe, elle nous dit de faire du bruit de taper dans les mains pour les éloigner et si jamais on les rencontre de rester calme et de ne pas bouger. Des gens sont derrière nous avec un grelot pour faire du bruit. Mais nous on veut bien les revoir les ours !!!! Du coup on met un coup de turbo pour les semer car ils nous saoulent avec leur grelot. On rencontre de nouveau un couple qui nous demande si on a vu les ours, donc là on leur montre une photo et l’homme est dégoûté en nous disant qu’on a eu une chance énorme car il est très rare de voir des…grizzlis !!!! Et là on est encore plus content, ca valait bien le coup de faire ces 16 kms à pied !!!! 13h40 on a fini notre balade et là on voit une affiche au début du chemin qui indique que ce trail est fermé cause d’ours !!! Vraiment on a eu trop de chance. On fait un petit tour dans la boutique et pique niquons sur les bancs devant le visitor. Ensuite on s’offre un bon petit café pour nous réchauffer et là une ranger installe 2 jumelles. Derrière le visitor sur le flanc de la montagne on aperçoit 3 ours noirs et des bighorns (merci madame la ranger). Là il se met à bien pleuvoir, le ciel est tout couvert et noir, donc nous ne ferons pas la balade pour aller jusqu’au lac grinnell. Nous prenons donc la route pour Two Medecine Valley au sud-est du parc en espérant qu’il y fasse meilleur. La pluie s’arrête mais le ciel reste menaçant. Là miracle encore un bel ours sur le bas côté de la route en train de faire ses griffes sur un tronc. Nous arrivons près du lac et faisons la balade du paradise 1km, petit sentier au milieu des bois qui amène au bord du lac, c’est pratiquement la même vue que depuis le parking, nous rebroussons chemin puis allons jusqu'à la cascade Astrea 1.7 kms, là aussi pas grand intérêt la cascade est toute petite. Nous nous dépêchons de retourner à la voiture car il pleut un peu et le ciel est bien noir et la nuit arrive. Je ne sais pas si c’est dû à la météo mais nous n’avons pas trouvé un grand intérêt à cet endroit. Peut-être aurait il fallut prendre l’excursion en bateau pour voir les beautés du paysage qu’il doit y avoir, mais pour nous il était trop tard. Nous allons faire un tour dans la boutique à côté du parking avant de reprendre la route. Nous roulons jusqu’à browning car j’avais repéré un magasin de souvenir le matin. Arrivé sur place je vois un magasin de country, super !!! et bah non forcément il est trop tard c’est fermé. Ouf le magasin de souvenir est bien ouvert par contre. Browning est une ville tenue par des indiens, donc dans la boutique pas mal d’objet indien. De là nous faisons quelques courses au supermarché qui se tient un peu plus loin. Il y a aussi un casino pour ceux que cela intéresse. Nous retournons à l’hotel à East glacier pour déposer les affaires et décider où nous allons dîner. Nous dînons donc au medecine grill, à 5 mn en voiture (eh oui là ou nous devions dormir !!!). Là il ferme à 21h!!! et il est presque 20h30. Pour 10$ on a un plat copieux et coca à volonté dans une ambiance sympa, c’est tenu par 2 jeunes, à la bonne franquette. Par contre il n’y a pas d’alcool mais on peut amener sa bouteille, car on a accès à la supérette.
5e jour : Il a plu toute la nuit et il tombe encore des cordes. Nous partons à 7h en priant pour que la pluie cesse. Nous nous arrêtons à goat lick pour voir des chèvres de montagne mais nous ne voyons rien car un il y a un épais brouillard et il pleut toujours. Sur la route pour Coram (118km), nous nous arrêtons dans un harley davidson pour quelques achats. Plus loin on aperçoit un magasin de country donc demi-tour et là pas de chance c’est fermé (je suis maudite !!!). (374 km restant). Nous pique-niquons sur une aire de repos d’autoroute, en compagnie d’écureuil, il brouillasse heureusement la table est à l’abri. Des retraités offrent le café, quelle bonne idée pour nous réchauffer. 12h50 Nous arrivons àWallace, village historique ou a été tourné le pic de dante. Ici le temps s’est arrêté aux années 60, les boutiques, café, tout est d’époque. L'ancien maire de la ville a décrété que Wallace était le centre de l'univers donc il a fait mettre une plaque dans le bitume en plein centre ville pour marquer l’endroit. On peut visiter une mine, mais on en a déjà visité plusieurs ailleurs donc on laisse tomber cette option. On se balade dans le petit centre ville et au visitor center y’a une expo sur la mine. On profite aussi de trouver une poste pour enfin acheter des timbres. 14h Départ pour Cœur d’Alene. 15h On arrive au visitor center. De là nous faisons le tour de la colline tubbs hill qui se trouve au bord du lac via un petit sentier (parking gratuit la 1ère hre). C’est la petite promenade familiale. Ensuite nous faisons un petit tour à pied dans le petit centre ville très huppé, et il y a le marché des agriculteurs, comme en France. Nous partons pour l’hôtel le Motel 6 (48€, juste café dans le hall pour le matin) et là nous passons devons un Harley davidson, donc arrêt shopping. Le magasin est super grand et en fait il y a une concentration de motard, ambiance sympa. L’hôtel est en fait juste à côté le long de l’autoroute, on entend bien la circulation. La piscine extérieure n’est pas chauffée dommage. A 5mn à pied nous trouvons pour dîner un buffet à volonté chinois pour 15$. Ensuite nous allons faire un ptit tour au supermarché qui se trouve à l’opposé pour faire les courses.
6e jour : 7h en route via la I2 pour coulee city où en fait il n’y a rien !!! juste un lac et quelques maisons. Nous traversons d’immenses étendues de blé et quelques hameaux. Nous pensions trouver une station essence et pour une fois que dalle !!! Nous décidons d’aller jusqu’à grand coulee, ville qui paraît plus grande sur la carte, le paysage est magnifique le lac d’un côté et la montagne de l’autre. Nous sommes sauvés une station essence !!! Juste après la sortie de la ville, superbe vue sur le barrage et la centrale électrique. Nous continuons pour le lac de chelan, petite ville mignonne au bord du lac près duquel nous pique-niquons après avoir fait les courses au supermarché. Nous faisons un petit tour de ville avec une mignonne petite église et des petites éoliennes très rigolotes. Sur le lac un couple est debout sur un surf et pagaie pour avancer, champion de l’équilibre, c’est marrant nous ne connaissions pas cette discipline !!! 13h40 en route pour Leavenworth. On traverse des vergers, des vignes. Juste avant d’arrivée il y a un magasin où il y a plein d'épouvantail et de belles fleurs, et on peut aussi visiter une mini fermer. C’est très sympa donc arrêt photo oblige. 15h Arrivée au visitor center, les personnes sont costumées et très chaleureuses, on nous propose à boire, et nous disent que l’on peut rester sur le parking sans problème. Leavenworth est une véritable petite ville bavaroise, super mignonne on se croit vraiment en Autriche, en plus il fait un temps magnifique, il y a de la musique dans les rues, on peut faire un tour en calèche. Dans les boutiques on retrouve les mêmes articles qu’en Autriche, des bretzels, les façades ont de belles peintures (bon par contre rien à voir avec ceux d’alsace). Les balcons sont bien fleuris. Pour une fois nous ne sommes pas seul, il y a pas mal de touristes. 17h15 nous partons pour l’hôtel à ellensburg (95km) le days inn (70€). 18h40 nous nous installons et allons profiter de la piscine intérieure, y’a aussi un jacuzzi mais là pas de bulle, et pour les intéressés il y a aussi des appareils de muscu. L’hotel se trouve à côté d’une station service, nous dînons au resto routier de la station, ambiance sympa au milieu des routiers. Nous dégustons un bon et gros hamburger, et nous nous offrons une glace à la boutique de la station attenante.
7e jour : 7h35 eh oui nous avons attendu le petit déj mais cela valait le coup, car gauffre miam miam. Départ pour le Mont Rainier (146 km) en prenant un peu les routes de campagne pour profiter du paysage. On s’arrête à un view point où il y a effectivement un super point de vue sur différents monts. La route est magnifique et la vue sur le mont rainier est sublime. Il fait super beau, le mont est bien enneigé. 11h Nous entamons la balade de 1km emmons vista trail, là encore on en prend plein les yeux, nous continuons sur silver forest trail, qui nous fait traverser des prairies fleuries avec des petits écureuils, et rebroussons chemin à mi-parcours. L’altitude se fait ressentir sur le chemin du retour. 12h Nous reprenons la voiture pour canyon Stevens (50km). Par contre dans ce parc nous sommes arrêtés par de nombreux travaux, et les arrêts sont très longs car il faut attendre la voiture conducteur car on ne passe que sur une voie. On perdra facilement plus de une demi-heure au total. On s’arrête pique-niquer à l’entrée du parc car il y a des tables aménagées. Ensuite nous faisons la balade au pas de course (eh oui faut bien rattraper le retard) soit 2.4 kms en 20 mn à Grove des Patriarches pour admirer des arbres âgés de mille ans, ils sont effectivement assez impressionnant et le sentier dans la forêt est très sympa, mais un peu trop de monde. 14h30 nous continuons vers Paradise (52 km). 15h10 Nous faisons un arrêt au visitor center du glacier nisqually, parking plein, une foule inimaginable. Beau point de vue sur la partie Sud de Rainier, et ses pistes enneigées tout autour et la chaine de montagnes Tatoosh avoisinante. 15h45 Nous entamons la balade nisqually vista trail 2 kms. Le départ du chemin est en fait sur le parking avant le visitor center. Belle balade et super point de vue sur le glacier. 16h40 En route pour kautz creek avec un arrêt photo à Virginie falls, belle cascade au bord de la route. 17h15 on se lance sur kautz creek trail ancienne coulée de boue, mais on ne voit plus rien de la coulée, il y a un filet d'eau de couleur orange et des troncs d'arbres, donc on fait juste une petite balade dans la forêt en longeant un peu la "rivière" puis rebroussons chemin. 18h c’est parti pour 115kms pour rejoindre une chambre d’hôte au Ranch House Inn (64€) à Winlock. 19h45 à la sortie du village, nous entrons dans la propriété qui d’extérieure ne paye pas de mine mais à l’intérieur quelle surprise. Superbe cuisine américaine, grand salon avec écran plat géant (la télécommande c’est carrément comme un ipad), grand jacuzzi, juke-box, grande chambre avec lit très confortable. Enfin bref superbe maison américaine grandiose, avec en extérieur terrain de tennis, et piscine. La propriétaire ne nous attendait pas aussi tard (19h30) malgré qu’on l’avait prévenu lors de notre réservation par mail. Très gentille elle nous a laissé sa maison à disposition car elle, elle restait dans une sorte de grange aménagée je pense juste à côté de la maison. Du coup pour dîner nous sommes allés au supermarché de winlock à 5 mn en voiture et avons acheté des plats tout fait, que l’on a réchauffé au micro-onde à la maison. Cela était bien agréable et changeait un peu du resto et des pique-niques.
8e jour : 6h30 petit déj de luxe !!!! La propriétaire nous a demandé ce que l’on voulait donc nous avons craqué pour du bacon et des pancakes, hum trop bon avec en plus un bon jus d’orange pressé et là une super surprise, un café excellent, si si sans rire comme à la maison !!! comme quoi cela existe aux US !!!! 7h10 nous prenons la route pour le mont St Helens (90 km). 8h40 nous arrivons à Johnston Ridge Observatory. C'est le bout du bout de la route et on est pile en face du cratère du volcan à 1.300m d'altitude. Une brume nous cache le volcan, nous attendons donc une éclaircie dans un vent glacial mais au bout d’un quart d’heure enfin cela se lève et là superbe vue sur le volcan et le castle lake. Au loin, on voit sur les versants, quelques troncs d'arbres qui ont été couchés par les vents brûlants à 1000 km/h et + de 400°C. Sur le chemin du retour on s’arrête à tous les points de vue qui sont au bord de la route. On fait le petit sentier à coldwater lake qui amène au bord du lac. 11h20 nous faisons également un arrêt photo au bord du silver lake, puis nous traçons vers Portland (205km). A la sortie de Portland, nous pique-niquons à la 1ère aire de repos et là il y a beaucoup de monde, nous ne sommes pas habitués à voir autant de personne !!!! Là aussi on aura droit à un ptit café offert par des retraités. 13h40 Arrêt photo à Portland Women’s Forum Park qui offre une vision de carte postale sur la Columbia River Gorge. 14h10 A Vista Point nous prenons la route de 16 kms qui mène à Larch Mt. Look (petite route qui finit dans la forêt). De là un sentier mène à Sherrad Point ou l'on a une vue panoramique à 360° sur les Monts St Helens, Rainier, Adam, Hood, Jefferson, malheureusement c’est nuageux au loin donc on ne les voit pas. Par contre sacré montée pour accéder à l’observatoire. 15h30 route vers crown point, toujours la même vue sur la Columbia River Gorge, beaucoup de monde dur dur de trouver une place sur le parking, c’est samedi les familles de promènent. Le long de la route plusieurs cascades donc arrêt photo à chaque cascade visible de la route et en finissant par Multnomah Falls à 16h. Là aussi l’enfer pour se garer, et blindé de monde. Nous restons 20 mn entre la boutique et profiter de la vue sur la cascade. Le petit pont est plein de personne donc nous restons en bas de la cascade. 16h50 Nous arrivons à bonneville dam, et là pas de chance le visitor center ferme à 17h et il est tout au bout des bâtiments, du coup nous arrivons trop tard pour observer les saumons remontant le courant à travers le tunnel de verre. On fait donc demi-tour et là on voit à la sortie qu’il y a une ferme d’élevage donc l’accès est gratuit. Du coup on fait le tour des bassins d’élevage où il y a un grand nombre de saumon, et il y a aussi des petits étangs avec d’autre poisson, et on voit un film expliquant que les poissons élevés sont rejetés dans l’écluse pour alimenter la rivière. On aura pas tout perdu finalement, la balade est sympa. 17h50 Nous prenons l’autoroute pour the dalles (75km). Le vieux centre ville est tout en brique, il y a quelques bâtiments victoriens décorés de fresques murales retraçant l’histoire mais il y a un vent pas possible et tous les magasins sont fermés en préparation du labor day. Là par contre il n’y a pas un chat dans les rues. De là nous allons à l’hotel le Motel 6 (52€), là encore petite piscine à l’extérieur mais vu le vent c’est même pas la peine. La personne à l’accueil nous dit qu’il y a toujours du vent mais pas autant d’habitude tout de même. Là mauvaise surprise, la chambre pue le tabac malgré une non-fumeur, mais en face des jeunes font la fête et ca fume à tout va, allez ce n’est que pour une nuit heureusement, mais cela nous aura bien indisposé tout de même. Juste à côté de l’hotel il y a le cousin's qui fait penser au buffalo grill d’extérieur, déco sympa sur le thème de la ferme.Hamburger correct pour 9 $, les verres sont des grands pots à confiture.
9e jour : Des muffins sont à disposition dans le hall avec du café.7h05 départ pour trillium lake (102km) avec un arrêt chez walmart. Nous prenons la scenic road qui nous fait traverser de nombreux vergers, très sympa, puisle gps nous fait passé par la lolo pass, et là c’est la cata. C’est une petite route de pure montagne, on passe dans la forêt donc pas de paysage à voir, la route est interminable et n'est pas entièrement goudronnée. Il pleuviote, le mont hood est dans les nuages on ne voit rien donc aucun intérêt.10h on arrive à zigzag enfin sortie de cette maudite route. On file sur portland (78km). En cours de route on fait un petit détour à un point de vue pour voir ce fameux mont hood, et là toujours pas de chance, il est dans les nuages donc on ne voit rien. 11h45 On se gare dans le quartier historique (tous les parkings payant), dans lequel on fera un petit tour pour voir les bâtiments victoriens et il y a plein de caravane les unes contre les autres sur une place, en fait ce sont des petits snacks. De là on longe le Saturday market qui est l’équivalent du marché et d’une foire chez nous. 12h45 pique nique à washington park, avec en arrière plan portland. Ce parc a une belle roseraie dont l’entrée est gratuite, donc on fait une petite balade à travers des rosiers sublimes. 14h nous poursuivons notre visite en allant à pittock mansion. L’entrée au jardin pour voir une vue d’ensemble sur portland est gratuite. Là encore nous ne verrons pas le sommet qui se trouve au loin et que l’on voit sur toutes les cartes postales. 14h25 Nous faisons 128 kms pour atteindre à 16h cannon beach station balnéaire. Beaucoup de monde, nous faisons une balade sur la plage et dans le petit centre ville. 17h20 nous allons à ecola state park c’est le labor day donc entrée gratuite. En fait une petite route amène à 2 points de vue, heureusement qu’on a pas payé car cela n’en vaut pas la peine. On voit des rochers où on est censé voir des phoques mais il n’y a rien. Et au 2e point de vue, on voit une petite crique où l’on peut aller, mais c’est la même chose que sur la plage où nous nous sommes promenés. La bonne surprise est une biche qui mange paisiblement près du parking. 18h05 nous partons pour Astoria (42km). Nous arrivons à 19h au sommet de coxcomb hill (les routes sont comme à san francisco !!!), l'astoria column est impressionnante et décorée d'une fresque racontant l'histoire et ses héros. A l’intérieur de la colonne il y a 167 marches à monter pour voir un panorama sur toute la contrée. Il fait un vent glacial mais la vue est sublime malgré l’heure tardive. Nous allons ensuite nous installer à l’hotel Astoria Rivershore Motel (55€) qui se trouve face au lac au bord de la route principale avec les autres chaînes de motel. Nous dînons juste en face au Carolyn restaurant, et prenons la spécialité du jour un pain surprise avec comme une soupe très épaisse de saumon à l’intérieur, ca change des hamburgers pour un prix raisonnable et la serveuse est super sympa, ambiance familiale.
10e jour : après avoir fait le plein de muffin et de café dans le mini hall de l’hotel nous prenons la route à 7h15 pour le lac quinault (201 km), on emprunte le pont de 6 kms d’astoria, impressionnant. Il pleut !!! Nous arrivons enfin au lac qui est dans la brume et trouvons l’arrêt pour aller au Big Cedar. Un chemin à travers bois amène à un immense cèdre mort avec un gros trou dans le tronc dans lequel on peut rentrer. Les bas de nos jeans sont trempés il pleut toujours c’est l’horreur. Nous continuons tout de même jusqu’à Maple Glade et faisons le loop de moins d'1 km, malgré la pluie cela vaut le coup. Les arbres ont plein de mousse sur les branches, la forêt est magnifique. 11h30 route vers Hoh Rain Forest (112 km). Il pleut beaucoup, nous nous arrêtons donc déjeuner au seul endroit que nous croisons à kalaloch. Nous ne sommes pas tout seul à nous être réfugié ici, le service est très long. Le resto a une baie vitrée qui donne sur la mer et il y a une mini plage avec plein de tronc mort échoué. Il fait froid à l’intérieur, nous prenons un énième hamburger, on voit que le resto est seul, les prix sont un peu élevés. Nous prenons un café dans la petite boutique juste à côté pour nous réchauffer. Il pleut toujours, en sortant il y a un rassemblement de vieille voiture américaine bien entretenu. 16h (73 km) nous arrivons à Forks et passons devant le visitor center où nous nous arrêtons. Là nous découvrons un total engouement au film Twilight. Devant le visitor il y a la camionnette rouge de bella. A l’intérieur les personnages du film sont en poster, on nous remet le plan de la ville où est indiqué les lieux qui ont servis lors des tournages. Donc juste pour le fun et parce qu’il pleut toujours un peu, on fait un arrêt photo à la maison de bella et d’edouard, et là on se rencontre qu’il y a des trucages !!!! pas de forêt près des maisons !!!! Nous finissons dans le supermarché du coin pour faire 2/3 courses et en sortant miracle il ne pleut plus !!! A la sortie de la ville, il y a un tank d’exposé et une vieille loco.Du coup nous allons jusqu’au village de la push (23 kms). Là aussi c’est un lieu de tournage du film. Ce village regroupe la population indienne de Quillayute, c’est un village de pêcheurs de la tribu indienne des Quiludes. Il y a un totem près du petit port. On se balade sur la plage recouverte de troncs d'arbres blanchis et poncés par la mer. Sur un côté il y a plein de pelicans et des mouettes. Il y a un tronc d’arbre gigantesque d’échoué, avec les racines, super impressionnant de voir ça comme cela, on est tout petit à côté. 17h40 On prend la route pour l’hotel, le Forks Motel (74€). La piscine est dehors donc pas de baignade. Café dans le hall pour le petit déj. Avant d’aller dîner on fait un tour dans le centre ville, mais c’est vite fait juste une avenue centrale avec peu de commerce. A côté de l’hotel il y a un resto type familial, une employée passe l’aspirateur dans l’entrée mais nous laisse entrer. On comprendra qu’en fait cela ferme à 21h. Là je prends des morceaux de poulet pané pour 8$ et mon homme du flétan avec légumes à volonté (il y a un mini buffet pour se servir) pour 15$.
11e jour : 7h Après avoir pris le petit déj dans la chambre grâce à la cafetière et aux gâteaux achetés la veille, nous prenons la route pour le Lake Crescent (58 km). Entouré par la forêt et les montagnes, ce grand lac (le plus grand du parc) aux eaux d’un bleu profond occupe le lit d’un glacier disparu depuis plusieurs milliers d’années. A 1,6 km du lac nous empruntons le chemin pour les Marymere Falls, une chute d'eau de 30 mètres tombant dans un bassin. Balade sympa dans la forêt et nous tombons nez à nez avec des biches. Par contre ca monte dur près de la cascade. En repartant nous croiserons sur le bord de la route les biches, ouh la c’est bien dangereux pour elles. 9h Nous partons pour elwha (40km). Là pas de chance il y a des travaux, la route pour West Lake Mills est fermée. Nous décidons donc de faire Whiskey bend, en espérant avoir une jolie vue sur le lac. Nous prenons en voiture le petit sentier non goudronné, et ca monte dur, heureusement que nous sommes seul car pas la place pour 2 voitures. Arrivé au bout déception, c’est juste le départ de sentier pour de longue balade. En redescendant tout doucement (tout de façon on ne peut pas rouler vite !!!) on arrive à trouver un endroit pour s’arrêter prendre une photo tout de même du lake mills. Là nous retournons vers l’entrée du parc et au niveau du camping nous faisons la petite balade de 20 mn au milieu de cèdres géants et de fougère trempée donc encore une fois, nous avons le bas du pantalon trempé à Nature Trail. 11h Nous prenons la route pour hurricane ridge (65 km). Nous nous arrêtons au visitor center comme nous passons devant et là nous avons bien fait car le ranger nous montre sur son ordinateur la vue qu’il y a en temps réel grâce à une webcam du mont olympic. Et là pas de chance le mont est dans les nuages et c’est couvert pour toute la journée, donc inutile d'aller jusqu’à hurricane ridge. Du coup juste derrière le visitor il y a un petit chemin, donc nous l’empruntons pour faire une petite balade à travers bois. En fait en 15mn c’est baclé, rien d'exceptionnel, c'est plus pour se dégourdir les jambes. En fait étant à Port Angeles, nous allons près du port et nous nous baladons un peu entre le vieux centre ville et celui-ci. Par contre rien d’aménager pour pique-niquer, du coup nous retournons au visitor center qui n’est pas loin. 14h A défaut du mont olympe, nous décidons d’aller au sequim refuge national. A la sortie de port angeles, soudain je vois une boutique country ouverte !!! miracle !!! enfin une !!!! La boutique n’est pas très grande mais bon j’ai trouvé mon chapeau et suis trop contente. Arrivé au refuge, nous empruntons un petit chemin et en fait nous sommes en haut d’une la falaise avec la mer en contre bas mais malheureusement il y a un épais brouillard et on ne voit rien à l’horizon, et il y a un bon petit vent frais. Du coup la balade sera de courte durée. On se dit donc que nous allons voir une ferme de lavande car dans la région il y en a pas mal. Et là encore déception. Ah nous ne sommes pas en provence où on voit des champs à perte de vue de lavande. Là juste une maison avec un petit champ devant de lavande !!! Allez on laisse tomber la visite. On se demande bien quoi faire dans le coin et sur la carte nous voyons qu’il y a une plage aux crabes, bon bah pourquoi pas. Allez hop nous y allons. Là se trouve un restaurant spécialisé fruits de mer et crabe, on sent bien l’air iodé. Ca doit être la marée haute car y’a pas grand plage. Par contre par rapport à d’habitude, là il y a plein d’algues et des restes de coquillages, et seulement 3/4 pinces de crabe. Nous faisons donc une petite balade pour passe le temps puis à 17h nous prenons la route pour port townsend (116 km), en faisant un petit arrêt chez walmart. 18h30 nous arrivons dans le centre de port townsend, parking payant. Nous faisons le tour du petit centre ville pour voir les maisons victoriennes. Il y a plein de mouettes qui font un vacarme pas possible. La ville fait un peu vieillotte. Nous poursuivons à pied vers le petit port qui n’est pas loin. Nous allons ensuite à l’hotel The belmont, bâtiment historique de 1800 (65€) qui est sur l’avenue principale. Là dans le hall du restaurant pour faire le check in, on commence à prendre peur en voyant le décor qui est d’époque. Nous passons par une porte sur le côté pour emprunter un grand escalier recouvert de velours bordeaux et arrivons sur un grand palier. Nous découvrons notre chambre immense qui donne sur la rue. Le mur est en brique rouge, la salle de bain assez moderne est elle aussi immense. Mobilier d’époque aussi, mais le lit est confortable. Pas de tv dans la chambre. On entend les mouettes, et un gars joue du saxo dans la rue. J’arrive à avoir une place juste devant l’hotel pour monter les valises. Après s’être installé nous trouvons près de l’hotel un resto type année 60, super sympa la déco. On déguste un bon hamburger et une super bonne glace, car c’est leur spécialité et le proprio est très sympa. Bon rapport qualité/prix. On fait ensuite un tour à pied mais ici tout ferme de bonne heure.
12e jour : Encore une fois ptit déj dans la chambre. 8h Nous allons devant la boutique qui fait des excursions en mer pour observer les orques en croisant les doigts pour qu’on puisse en faire une. Au départ nous comptions prendre le ferry pour faire les îles san juan à partir d’anacortes mais nous changeons d’avis et privilégions la facilité et cela sera moins fatiguant de faire cette excursion. Nous attendons un bon moment qui nous parait une éternité. La personne arrive enfin et m’indique où laisser la voiture. Je la gare donc tout au bout près des hangars à bateaux. Elle regarde sur son agenda et nous annonce qu’il y a un groupe de 70 personnes, mais ouf c’est bon elle nous prend. 2 cars de personnes du 3e âge débarquent !!! Quand on voit tout se monde et la taille du bateau on se dit qu’on va se tenir chaud !!! Finalement on tient tous, 3 par banquette, nous sommes juste à côté de la porte pour accéder au pont. 9h20 c’est le départ, on nous propose du café (payant bien sûr), du pop-corn recouvert de beurre chaud… A mi-parcours nous arrivons à l’endroit où se trouve les orques. Il y a plusieurs bateaux, nous ne sommes pas tout seul. Et là super les orques sont au rendez-vous, nous en verrons une dizaine au total pendant à peu près une heure. 12h30 Nous débarquons sur l'île Friday harbord, pour déjeuner. Nous trouvons un petit supermarché pour acheter de quoi manger puis nous trouvons un banc à côté des restaurants avec vue sur la côte. Il fait super beau, nous nous baladons ensuite dans le petit centre ville, dommage nous ne restons pas assez longtemps pour louer un scooter pour faire le tour de l’île. 14h30 Départ pour port townsend. A mi-parcours le bateau s’arrête devant un îlot où il y a plein de phoques. On essaye de distinguer au loin le mont olympe avec les jumelles mais bon sans grande conviction. Le bateau ne s’arrêtera pas pour revoir les orques dommage, on garde un goût de trop peu tout de même. 16h30 Nous débarquons et prenons la route pour kingston. Le gps nous conduit direct à l’embarquement pour prendre le ferry où nous arrivons à 17h30. On arrive devant une guitoune, le monsieur nous vend un ticket et de là on se met dans une file pour attendre l’embarquement à 18h. 18h10 c’est parti pour la traversée. Nous traversons ensuite sans problème via la voie rapide seattle sans trop d’embouteillage pour aller à l’hotel Knights Inn SeaTac Aiport (35€) qui se trouve à 5mn de l’aéroport mais on n’entend pas du tout les avions. Un ordinateur est à notre disposition dans le hall, la piscine à l’extérieur est fermée car elle ne doit pas être chauffée. Plusieurs tables pour prendre le petit déj près de la réception, et la chambre impeccable avec frigo et micro onde, ouf car nous sommes là pour 2 nuits. Nous décidons d’aller dîner au old country buffet à lynnwood à 20mn de l'hotel, car nous connaissons cette chaîne et pour changer un peu des hamburgers et là au moins pas besoin de se prendre la tête pour traduire (enfin essayer !!) la carte. Nous arrivons à 20h10 et la caissière nous annonce qu’il ferme à 20h45 !!! Bon même pas on peut profiter calmement du bon buffet, donc on mange un peu avec un lance pierre tout de même dommage.
13e jour : Après un bon petit déj nous partons à la visite de seattle 7h45. Nous commençons parOccidental Park, après avoir essuyé un bouchon monstre. Ah on voit que nous sommes dans une grande ville, parc-mètre partout. Ouf il nous reste quelques pièces. Sur la place il y a 2 totems, nous cherchons les autres mais nous n’en trouverons qu’un, mais nous voyons par la même occasion Pioneer Square qui est juste à côté. Pioneer Square regroupe le plus grand nombre de constructions d'architecture victorienne-romane de tout le pays. De là nous reprenons la voiture pour aller au Waterfront. Là 8$ les 2h de parking. Le quartier est très animé avec ses restaurants et ses boutiques. C’est un marché couvert, avec de l’artisanat, des fleuristes, des poissonniers. Il y a beaucoup de monde, mais la plupart des boutiques n’ouvrent pas avant 10h. Il y a aussi le mur aux chewing-gum !!! Impressionnant, c’est un peu crade tout de même !!!. Les prix de l’artisanat sont un peu élevés, mais y’a de bonne idée pour faire des cadeaux. Les 2h de parking suffiront pour faire le tour du marché et des alentours. Nous prenons la route ensuite pourKerry Park. Et là une vraie galère pour trouver même avec le gps !!!! On demande à des personnes mais personne connaît !!! Enfin nous trouvons une dame qui nous indique la route, nous étions bien dans le bon quartier mais celui-ci est grand !!! En fait ce n’est pas un parc comme on l’entend c’est pour cela qu’on ne trouvait pas. Il y a juste un parc pour les enfants dans le contre-bas avec des tables pour pique-niquer mais c’est vrai que d’ici il y a une splendide vue sur le centre de Seattle, avec la Space Needle et à l'arrière-plan le Mont Rainier, situé une centaine de kilomètres au sud-ouest. Du coup nous mangeons là.Après nous partons à la recherche dufremont troll. Là aussi pas simple de trouver l’accès car il estsous l'aurora bridge. C’est un troll bien moche et dire qu’on a tourné pour voir ça !!! Bah oui car le gps c’est bien quand vous avez l’adresse exacte sinon c’est la galère avec les voies rapides et les sens uniques.Nous continuons versballard, un ancien village de pêcheurs scandinave afin de voir l'aquarium souterrain de saumon et le plus grand système d'écluses des Etats-Unis à Hiram M. Chittenden Locks. L’entrée est gratuite (sauf le parking), on traverse les écluses à pied, et de l'autre côté de l'écluse une échelle à poisson permet aux saumons de ne pas rester bloqués par le barrage. On peut observer leur migration à travers des vitres. Entre juin et septembre, ils sont ainsi 300.000 à emprunter ce passage. Il y a les chinooks, les cohos et les sockeyes dont le corps devient rouge au moment de la reproduction. En fait c’est ce que l’on aurait dû voir à Columbia river. Une ranger explique le déroulement, mais nous regardons juste les poissons de taille impressionnante et puis nous faisons le tour du jardin pour rejoindre la sortie. Il n’est pas trop tard donc nous prenons le temps d’aller jusqu’à lynnwood (18km) pour nos derniers achats chez harley davidson. Ensuite nous empruntons de nouveau la voie rapide pour aller jusqu’au space center, mais là bouchon, du coup nous prenons la 2e sortie et le gps nous redirige sans problème. Maintenant galère pour trouver un parking à prix raisonnable car nous ne comptons pas rester plus d’une heure. On finira par aller à un parking municipal mais où il faut payer par CB. On fait donc le tour de space center, on ne monte pas en haut de la tour car déjà fait au canada et en plus au loin c’est couvert et nous avions eu une super belle vue depuis kerry park. Au pied du space center on voit le départ des voitures « duck » qui vont dans l’eau c’est marrant, mais bon il est un peu tard pour faire cette virée, et puis de toute façon on ne va rien comprendre aux explications donc ca serait dommage. Et voilà visite de seattle c’est fini. Nous retournons à notre hotel et en avons marre de la voiture, donc là option wendy cheese pour le dîner qui est proche de l’hotel. En fait c’est comme chez mac do. Ensuite nous faisons un dernier tour dans un supermarché juste à côté pour ramener du thé et des bonbons à la cannelle car il reste un peu de place dans la valise. De retour à l’hotel, je prépare les valises pour le retour en France.
14e jour : grasse mat jusqu’à 8h30 !!! notre première !!! ah ça fait du bien car le rythme a été soutenu tout de même mais il fallait bien ça pour tout voir et en prendre plein les yeux sans avoir de regret d’avoir loupé un truc. On prend notre dernier petit déj tranquillement à la réception et 10h30 c’est le départ pour l’aéroport qui est juste à côté. On dépose la voiture, une personne fait la réception en 5mn et nous voilà parti pour l’enregistrement des bagages. Chouette on voit que nous voyageons avec Air France car le personnel est français. Oups ma valise fait 1.5 kg de trop !!! Je m’apprête à enlever des trucs pour mettre dans une autre petite valise que l’on a en bagage à main mais là sympa l’hôtesse nous dit que ça passe pour cette fois !!! Il est vrai aussi que nous sommes dans les 1er à s’enregistrer. Et voilà maintenant y’a plus qu’à attendre l’embarquement pour un décollage à 13h45 et une arrivée à Paris à 8h35 le lendemain matin.
Voilà les vacances sont finies on en a bien profité, tout s’est bien passé donc maintenant reste plus qu’à préparer le prochain voyage !!! J’espère que mon récit vous aura plu et si vous avez besoin de plus d’info n’hésitez pas.
Réservation d’une voiture cat B chez budget pour 332 € pour 3 conducteurs (nissan sentra confortable). Vol direct paris/seattle avec Air France.
1er jour : décollage de roissy à 11h, arrivée à 12h30 à seattle le vol a pris un peu de retard.
Passage de la douane vite fait. Les bagages sont super long à arriver, pas très performant seattle airport !!! Après avoir fait les démarches pour récupérer les clés de voiture, on arrive devant le véhicule et là pas de plage arrière, un employé qui se trouve à côté nous envoie au guichet il ne peut rien pour nous (super !!!). On retourne donc au guichet pour expliquer le problème, et là sans difficulté on nous donne les clés d’un autre véhicule.
14h20 (195 km) en route pour baker lake panorama point en passant par le mt vernon via WA-20 E (accident à la sortie de seattle=bouchon, après avoir bien patienté on se décide à prendre la prochaine sortie, et là merci au gps qui nous a bien remis sur la bonne route après l’accident).
On s’arrête faire la petite balade shadow of the sentinels 0.8 km allée/retour, petit sentier dans une forêt de grands sapins, écureuil & moustiques ! Ensuite arrêt photo au baker lake car on se fait dévorer par les moustiques, mais la vue est superbe. De là nous allons jusqu’au barrage upper baker la route après est fermée après donc demi-tour. 18h10 (55 km) en route pour marblemount où nous avons réservé l’hotel le buffalo run inn (52€ la nuit sans le petit déj mais micro-onde/frigo et wc/douche dans le hall très propre, des chambres avec salle d’eau sont dispo mais le tarif va avec, sinon petit déj pour 5$ par pers.). Nous dînons au buffalo qui appartient au patron de l’hotel et qui se trouve juste avant. Bon steak de bison et personnel sympa, prix raisonnable, grand choix de bière pour les amateurs. L’enregistrement pour l’hotel se fait au resto. Hotel au milieu de nul part, au bord de route principale mais pas de passage de voiture, c’est vraiment perdu comme coin.
2e jour : 7h en route pour Winthrop en traversant North Cascades (140 km). Arrêt au visitor center à l'ouest de newhalem où il y a un court chemin de planches qui aboutit à un belvédère d'où l'on peut admirer au nord la cime de 2074m du pinnacle peadk dans le picket range, mais bon pas de chance plein de nuages donc on ne voit pas grand-chose. gorge falls & rainbow falls sont les plus célèbres cascades du parc. Arrêt photo à Diablo Lake Overlook qui domine le lac avec une superbe couleur turquoise et permet d'apercevoir les cimes des montagnes environnantes, mais il n'y a pas beaucoup de neige. A sterling munro => 0.200m, vue sur picket range mais là encore dans les nuages. gorge overlook => 0.800m, petit sentier à travers bois pour voir une petite cascade dans deep gorge, et un barrage avec un lac d'une jolie couleur. rainy pass => 1.6 km, petit sentier à travers bois pour arriver sur une jolie vue sur le lac rainy & petites cascades en cours de route. arrêt photo à washington pass. 11h15 arrivée à Winthrop qui a des allures western, mais juste quelques maisons & boutiques sur une rue centrale, c'est vraiment un tout petit village mais très animé. On achète ce qu’il faut pour le déjeuner puis à 11h55 départ pour sandpoint (410 km), avec un arrêt pique-nique à 20 mn après winthrop, endroit aménagé près d’un visitor center, car dans winthrop rien d’aménager pour pique-niquer. 15h30 on a bien mérité une petite pause glace dans une station service après avoir traversé la columbia river. 18h40 arrivée à super 8 de sandpoint en prenant la WA 20, beaucoup de forêt, on a vu un groupe de dindon. Finalement rien d’extraordinaire niveau paysage je ne suis pas persuadée que ce parcours vaille vraiment la peine lorsqu’on a déjà fait les us. L’hôtel (58€ la nuit avec ptit déj) se trouve à l’extérieur de la ville, près un supermarché, et de quelques resto, au bord d’une grande route.
Dîner chez pizza hut, pour 10$ la plus petite taille est en faite déjà une grande pizza pour nous. Du coup on en mange que la moitié et on demande un doggy bag. Et voilà comme ca on a notre déjeuner pour le lendemain !!! Après petites courses au supermarché et on finit la soirée dans le jacuzzi de l’hotel.
3e jour : 7h05 départ pour le glacier national park (296 km). En cours de route on prend une heure de décalage horaire. 13h déjeuner à sprague creek, 1er arrêt pique-nique que nous trouvons juste après l’entrée du parc, au bord du lac, jolie vue sur les montagnes. 13h40 départ pour faire la route going to the sun (73 km). En cours de route arrêt photo au bord d’une petite rivière avec une eau incroyablement transparente, et vue sur les montagnes avec un peu de neige au niveau des glaciers, mais il reste pas grand-chose. 15h Arrêt photo à Avalanche creek et au loop vue sur heaven peak, puis sur haystak creek cascade. Travaux sur la route, on a le temps d’admirer le paysage !!! et d’admirer une biche juste avant Weeping Wall. Vu la météo, weeping wall est ridicule, on ne voit pas du tout le filet de larme !!! 15h15 nous faisons la balade Hidden Lake Trail (5 km aller-retour), la randonnée la plus courue du parc dont le but est un magnifique lac. Au départ il y a un chemin de planches qui traverse des prairies où l’on aperçoit marmotte, écureuil de terre et ensuite c’est un petit chemin de terre, ça monte un peu dur. Soudain on se prend un orage sur la tête, forcément comme il faisait beau au départ nous avons juste notre petit kway. On décide de poursuivre tout de même pour voir ce fameux lac. Juste avant d’arrivée au point de vue, une rencontre nous réconforte de nos efforts, 2 chèvres de montagne peu farouches broutent tranquillement. Et enfin on aperçoit le lac qui commence à être dans la brume, là aussi plus de glace mais c’est tout de même magnifique. Cela valait bien la peine d’être trempé comme des canards. On aura mis 1h30, et évidemment une fois la balade finit le soleil est revenu !!! On fait un petit tour dans le visitor puis nous continuons vers Jackson Glacier Overlook, mais là encore travaux et on attend bien 10mn. 17h35 vue sur le glacier Jackson où les photos sur les panneaux d'information montrent bien le retrait des glaciers dans le parc. Petit arrêt photo ensuite à la mini cascade sous le pont de sunrift gorge. Ici en fait on devrait prendre un chemin pour avoir un autre point de vue, mais n’ayant pas d’info et vu l’heure et le ciel qui s’assombrit on décide de poursuivre vers le lac Saint Mary. Au milieu du lac, Wild Goose Island (l'île de l'oie sauvage), est une des scènes les plus photographiées du parc. Situé au pied de Lewis Range (une barrière des Rocheuses) près de l'entrée Est, le lac est entouré de pins Ponderosa et de montagnes allant de 2500 à 3000 mètres. Il mesure 16 km de long et a une profondeur de 89 mètres. A l'autre bout de la route, près de l'entrée ouest, le lac McDonald est le plus grand lac du parc (16 km de long, 2,5 km de large et 144 mètres de profondeur). Les Kootenai l'appelaient "le lac des danses sacrées" et organisaient des cérémonies sur ses rives. L'un des endroits les plus photographiés du parc. 18h il fait déjà sombre donc pas génial pour la photo dommage car cela doit vraiment être beau avec un ciel dégagé et le soleil. Le lac est en fait juste avant la sortie du parc. A la sortie il y a un immense hotel, une station service et 2 boutiques de souvenirs, donc arrêt obligatoire !!! On ressort finalement bredouille. De là on part pour east glacier 50 kms à 20 miles la plupart du temps, la route est interminable en respectant la limitation. Quelques vaches s’aventurent sur la route, autrement au début beaucoup de parcelles avec des arbres morts brûlés et ensuite de grandes étendues sauvages c’est triste comme paysage. On s’arrête prendre une photo car beau panorama sur le lac two medecines. 19h30 Nous arrivons enfin à l’hotel Whistling Swan Motel and Two Medicine Grill (49€). On voit un mot nous disant de s’adresser à un magasin qui est à 1 mn à pied. A la caisse on dit que l’on vient faire le check in, le gars nous demande de patienter. Après 5 mn le propriétaire de l’hotel arrive et nous explique qu’en fait il ne nous attendait plus donc il va nous loger dans un hotel un peu plus loin, plus cher mais il prend la différence de prix à son compte. Alors celle-ci on nous l’avait encore jamais fait !!!! Du coup on se retrouve au Mont pine motel qui se trouve à l’entrée du village donc pas dans le mini centre ville comme le whistling. Le propriétaire du Mont pine est un vieux monsieur sympathique qui s’arrange donc avec l’autre propriétaire (ça ne doit pas être la 1ère fois que cette situation arrive !!!) et nous ne paierons donc bien que le montant entendu. Le propriétaire du Mont pine nous indique les restos du coin (des menus sont affichés dans l’entrée), nous dit quelle visite faire dans la région, et nous indique une route plus rapide pour aller au glacier national park le lendemain. Après avoir bien papoté, nous découvrons notre chambre toute simple, il s’agit en fait de cabine, donc les murs sont de vrais feuilles à cigarette, on entend le voisin ronflé !!! Pas de petit déj à l’hotel, et rien dans la chambre. De là nous décidons de ne pas reprendre la voiture pour aller manger, il y a 2/3 restos à 5mn à pied donc nous allons au 2e que nous voyons. Lumière tamisée on ne voit pas grand-chose et il fait froid à l’intérieur. Mon homme opte pour un steak et moi pour un little menu et là surprise, dans mon assiette une cuisse de poulet, un gros travers de porc et un autre morceau de viande !!!! en fait le little s’est transformé en big !!! pour environ 18$. Ensuite nous allons au mini market pour acheter un paquet de gâteau pour le petit déj et là rien à moins de 5$ le misérable paquet !!! bon bah nous ferons avec les restes que nous avons.
4e jour : 7h Nous prenons la route en passant par browning comme conseillé la veille et effectivement beaucoup plus rapide et agréable à conduire (84 km). En plus nous passons devant un élevage de bison, et un troupeau avec des cowboys. A l’entrée du parc, une route sans issue d'une vingtaine de kilomètres longe le lac Sherburne avant d'atteindre Many Glacier Area, une zone où se concentrent plusieurs glaciers et lacs accessibles par des chemins de randonnées. Un peu après l'entrée du parc, des voitures sont arrêtées et l’on distingue des tâches noires sur un côté de la montagne. On s’arrête et là quelle surprise, 3 ours noirs qui se rapprochent, aux jumelles on les voit super bien, super la journée comme bien. On reprend la voiture et un peu plus loin des biches sont sur le bord de la route. 8h45 On arrive au bout de la route sur le parking du visitor center où il y a un petit magasin et un resto. 9h Nous empruntons le Iceberg Lake Trail16km aller-retour, ça monte dur au début et après c’est assez plat. Le petit chemin est agréable, on traverse la forêt, des prairies fleuries et on a un beau point de vue sur tout le parc. On a le droit à un petit crachin pendant une bonne heure. Sur le chemin il y a un ranger devant nous et nous rencontrons peu de personne à l’aller. A mi-chemin il y a des wc au milieu des bois, et comme d’habitude, super propre et du papier, y’a pas à dire pour ça les américains sont champions. Sur le chemin on aura la chance de voir des écureuils, un caribou et un cerf avec des bois magnifiques. On arrive enfin au lac, couleur sublime, mais plus d’iceberg !!!! et il ne reste pas beaucoup de glace sur le glacier mais c’est tout de même magnifique, par contre un vent glacial. On avale une barre de céréale pour reprendre des forces et nous rebroussons chemin après en avoir pris plein les yeux. A mi-parcours des américains qui arrivaient en sens inverse nous disent de nous arrêter et effectivement on voit que cela bouge dans les buissons. Là on arme camescope et appareil photo car on se doute bien qu’il y a un animal et là un ours sort et va au devant du groupe d’américains, et puis un 2e ours sort c’est un petit. Là la maman ours panique car elle est bloquée entre nous et le groupe, elle se met à côté d’une américaine qui ne bouge pas et là elle se lève sur ses 2 pattes arrières, ah ouais c’est quand même une belle bête. L’américaine super courageuse ne pipe pas. La maman et son petit arrive à passer devant le groupe et descende le chemin. En fait on saura après que les américains ont mis de la bombe à ours (en fait c’est ni plus ni moins que de la bombe lacrimo). Là on s’avance donc pour continuer notre chemin et hop un ourson sort tout paniqué des buissons mais rejoint vite sa mère, on avance de nouveau et là un 4ème ourson !!! par contre lui il « pleure » il ne s’est pas où allé, mais ouf ça n’a pas duré longtemps il a trouvé son chemin aussi. Les américains nous disent d’attendre 5mn que les ours s’éloignent. Nous patientons 2 mn et reprenons le chemin en restant tout de même sur nos gardes. Par rapport à l’aller où il n’y avait personne, là on rencontre tout de même pas mal de personnes. A chaque fois elles demandent si on a vu des ours. Il y a juste un couple qui aura fait la rencontre de la petite famille ours, et la femme a eu une belle peur. Voyant qu’on avait pas de bombe, elle nous dit de faire du bruit de taper dans les mains pour les éloigner et si jamais on les rencontre de rester calme et de ne pas bouger. Des gens sont derrière nous avec un grelot pour faire du bruit. Mais nous on veut bien les revoir les ours !!!! Du coup on met un coup de turbo pour les semer car ils nous saoulent avec leur grelot. On rencontre de nouveau un couple qui nous demande si on a vu les ours, donc là on leur montre une photo et l’homme est dégoûté en nous disant qu’on a eu une chance énorme car il est très rare de voir des…grizzlis !!!! Et là on est encore plus content, ca valait bien le coup de faire ces 16 kms à pied !!!! 13h40 on a fini notre balade et là on voit une affiche au début du chemin qui indique que ce trail est fermé cause d’ours !!! Vraiment on a eu trop de chance. On fait un petit tour dans la boutique et pique niquons sur les bancs devant le visitor. Ensuite on s’offre un bon petit café pour nous réchauffer et là une ranger installe 2 jumelles. Derrière le visitor sur le flanc de la montagne on aperçoit 3 ours noirs et des bighorns (merci madame la ranger). Là il se met à bien pleuvoir, le ciel est tout couvert et noir, donc nous ne ferons pas la balade pour aller jusqu’au lac grinnell. Nous prenons donc la route pour Two Medecine Valley au sud-est du parc en espérant qu’il y fasse meilleur. La pluie s’arrête mais le ciel reste menaçant. Là miracle encore un bel ours sur le bas côté de la route en train de faire ses griffes sur un tronc. Nous arrivons près du lac et faisons la balade du paradise 1km, petit sentier au milieu des bois qui amène au bord du lac, c’est pratiquement la même vue que depuis le parking, nous rebroussons chemin puis allons jusqu'à la cascade Astrea 1.7 kms, là aussi pas grand intérêt la cascade est toute petite. Nous nous dépêchons de retourner à la voiture car il pleut un peu et le ciel est bien noir et la nuit arrive. Je ne sais pas si c’est dû à la météo mais nous n’avons pas trouvé un grand intérêt à cet endroit. Peut-être aurait il fallut prendre l’excursion en bateau pour voir les beautés du paysage qu’il doit y avoir, mais pour nous il était trop tard. Nous allons faire un tour dans la boutique à côté du parking avant de reprendre la route. Nous roulons jusqu’à browning car j’avais repéré un magasin de souvenir le matin. Arrivé sur place je vois un magasin de country, super !!! et bah non forcément il est trop tard c’est fermé. Ouf le magasin de souvenir est bien ouvert par contre. Browning est une ville tenue par des indiens, donc dans la boutique pas mal d’objet indien. De là nous faisons quelques courses au supermarché qui se tient un peu plus loin. Il y a aussi un casino pour ceux que cela intéresse. Nous retournons à l’hotel à East glacier pour déposer les affaires et décider où nous allons dîner. Nous dînons donc au medecine grill, à 5 mn en voiture (eh oui là ou nous devions dormir !!!). Là il ferme à 21h!!! et il est presque 20h30. Pour 10$ on a un plat copieux et coca à volonté dans une ambiance sympa, c’est tenu par 2 jeunes, à la bonne franquette. Par contre il n’y a pas d’alcool mais on peut amener sa bouteille, car on a accès à la supérette.
5e jour : Il a plu toute la nuit et il tombe encore des cordes. Nous partons à 7h en priant pour que la pluie cesse. Nous nous arrêtons à goat lick pour voir des chèvres de montagne mais nous ne voyons rien car un il y a un épais brouillard et il pleut toujours. Sur la route pour Coram (118km), nous nous arrêtons dans un harley davidson pour quelques achats. Plus loin on aperçoit un magasin de country donc demi-tour et là pas de chance c’est fermé (je suis maudite !!!). (374 km restant). Nous pique-niquons sur une aire de repos d’autoroute, en compagnie d’écureuil, il brouillasse heureusement la table est à l’abri. Des retraités offrent le café, quelle bonne idée pour nous réchauffer. 12h50 Nous arrivons àWallace, village historique ou a été tourné le pic de dante. Ici le temps s’est arrêté aux années 60, les boutiques, café, tout est d’époque. L'ancien maire de la ville a décrété que Wallace était le centre de l'univers donc il a fait mettre une plaque dans le bitume en plein centre ville pour marquer l’endroit. On peut visiter une mine, mais on en a déjà visité plusieurs ailleurs donc on laisse tomber cette option. On se balade dans le petit centre ville et au visitor center y’a une expo sur la mine. On profite aussi de trouver une poste pour enfin acheter des timbres. 14h Départ pour Cœur d’Alene. 15h On arrive au visitor center. De là nous faisons le tour de la colline tubbs hill qui se trouve au bord du lac via un petit sentier (parking gratuit la 1ère hre). C’est la petite promenade familiale. Ensuite nous faisons un petit tour à pied dans le petit centre ville très huppé, et il y a le marché des agriculteurs, comme en France. Nous partons pour l’hôtel le Motel 6 (48€, juste café dans le hall pour le matin) et là nous passons devons un Harley davidson, donc arrêt shopping. Le magasin est super grand et en fait il y a une concentration de motard, ambiance sympa. L’hôtel est en fait juste à côté le long de l’autoroute, on entend bien la circulation. La piscine extérieure n’est pas chauffée dommage. A 5mn à pied nous trouvons pour dîner un buffet à volonté chinois pour 15$. Ensuite nous allons faire un ptit tour au supermarché qui se trouve à l’opposé pour faire les courses.
6e jour : 7h en route via la I2 pour coulee city où en fait il n’y a rien !!! juste un lac et quelques maisons. Nous traversons d’immenses étendues de blé et quelques hameaux. Nous pensions trouver une station essence et pour une fois que dalle !!! Nous décidons d’aller jusqu’à grand coulee, ville qui paraît plus grande sur la carte, le paysage est magnifique le lac d’un côté et la montagne de l’autre. Nous sommes sauvés une station essence !!! Juste après la sortie de la ville, superbe vue sur le barrage et la centrale électrique. Nous continuons pour le lac de chelan, petite ville mignonne au bord du lac près duquel nous pique-niquons après avoir fait les courses au supermarché. Nous faisons un petit tour de ville avec une mignonne petite église et des petites éoliennes très rigolotes. Sur le lac un couple est debout sur un surf et pagaie pour avancer, champion de l’équilibre, c’est marrant nous ne connaissions pas cette discipline !!! 13h40 en route pour Leavenworth. On traverse des vergers, des vignes. Juste avant d’arrivée il y a un magasin où il y a plein d'épouvantail et de belles fleurs, et on peut aussi visiter une mini fermer. C’est très sympa donc arrêt photo oblige. 15h Arrivée au visitor center, les personnes sont costumées et très chaleureuses, on nous propose à boire, et nous disent que l’on peut rester sur le parking sans problème. Leavenworth est une véritable petite ville bavaroise, super mignonne on se croit vraiment en Autriche, en plus il fait un temps magnifique, il y a de la musique dans les rues, on peut faire un tour en calèche. Dans les boutiques on retrouve les mêmes articles qu’en Autriche, des bretzels, les façades ont de belles peintures (bon par contre rien à voir avec ceux d’alsace). Les balcons sont bien fleuris. Pour une fois nous ne sommes pas seul, il y a pas mal de touristes. 17h15 nous partons pour l’hôtel à ellensburg (95km) le days inn (70€). 18h40 nous nous installons et allons profiter de la piscine intérieure, y’a aussi un jacuzzi mais là pas de bulle, et pour les intéressés il y a aussi des appareils de muscu. L’hotel se trouve à côté d’une station service, nous dînons au resto routier de la station, ambiance sympa au milieu des routiers. Nous dégustons un bon et gros hamburger, et nous nous offrons une glace à la boutique de la station attenante.
7e jour : 7h35 eh oui nous avons attendu le petit déj mais cela valait le coup, car gauffre miam miam. Départ pour le Mont Rainier (146 km) en prenant un peu les routes de campagne pour profiter du paysage. On s’arrête à un view point où il y a effectivement un super point de vue sur différents monts. La route est magnifique et la vue sur le mont rainier est sublime. Il fait super beau, le mont est bien enneigé. 11h Nous entamons la balade de 1km emmons vista trail, là encore on en prend plein les yeux, nous continuons sur silver forest trail, qui nous fait traverser des prairies fleuries avec des petits écureuils, et rebroussons chemin à mi-parcours. L’altitude se fait ressentir sur le chemin du retour. 12h Nous reprenons la voiture pour canyon Stevens (50km). Par contre dans ce parc nous sommes arrêtés par de nombreux travaux, et les arrêts sont très longs car il faut attendre la voiture conducteur car on ne passe que sur une voie. On perdra facilement plus de une demi-heure au total. On s’arrête pique-niquer à l’entrée du parc car il y a des tables aménagées. Ensuite nous faisons la balade au pas de course (eh oui faut bien rattraper le retard) soit 2.4 kms en 20 mn à Grove des Patriarches pour admirer des arbres âgés de mille ans, ils sont effectivement assez impressionnant et le sentier dans la forêt est très sympa, mais un peu trop de monde. 14h30 nous continuons vers Paradise (52 km). 15h10 Nous faisons un arrêt au visitor center du glacier nisqually, parking plein, une foule inimaginable. Beau point de vue sur la partie Sud de Rainier, et ses pistes enneigées tout autour et la chaine de montagnes Tatoosh avoisinante. 15h45 Nous entamons la balade nisqually vista trail 2 kms. Le départ du chemin est en fait sur le parking avant le visitor center. Belle balade et super point de vue sur le glacier. 16h40 En route pour kautz creek avec un arrêt photo à Virginie falls, belle cascade au bord de la route. 17h15 on se lance sur kautz creek trail ancienne coulée de boue, mais on ne voit plus rien de la coulée, il y a un filet d'eau de couleur orange et des troncs d'arbres, donc on fait juste une petite balade dans la forêt en longeant un peu la "rivière" puis rebroussons chemin. 18h c’est parti pour 115kms pour rejoindre une chambre d’hôte au Ranch House Inn (64€) à Winlock. 19h45 à la sortie du village, nous entrons dans la propriété qui d’extérieure ne paye pas de mine mais à l’intérieur quelle surprise. Superbe cuisine américaine, grand salon avec écran plat géant (la télécommande c’est carrément comme un ipad), grand jacuzzi, juke-box, grande chambre avec lit très confortable. Enfin bref superbe maison américaine grandiose, avec en extérieur terrain de tennis, et piscine. La propriétaire ne nous attendait pas aussi tard (19h30) malgré qu’on l’avait prévenu lors de notre réservation par mail. Très gentille elle nous a laissé sa maison à disposition car elle, elle restait dans une sorte de grange aménagée je pense juste à côté de la maison. Du coup pour dîner nous sommes allés au supermarché de winlock à 5 mn en voiture et avons acheté des plats tout fait, que l’on a réchauffé au micro-onde à la maison. Cela était bien agréable et changeait un peu du resto et des pique-niques.
8e jour : 6h30 petit déj de luxe !!!! La propriétaire nous a demandé ce que l’on voulait donc nous avons craqué pour du bacon et des pancakes, hum trop bon avec en plus un bon jus d’orange pressé et là une super surprise, un café excellent, si si sans rire comme à la maison !!! comme quoi cela existe aux US !!!! 7h10 nous prenons la route pour le mont St Helens (90 km). 8h40 nous arrivons à Johnston Ridge Observatory. C'est le bout du bout de la route et on est pile en face du cratère du volcan à 1.300m d'altitude. Une brume nous cache le volcan, nous attendons donc une éclaircie dans un vent glacial mais au bout d’un quart d’heure enfin cela se lève et là superbe vue sur le volcan et le castle lake. Au loin, on voit sur les versants, quelques troncs d'arbres qui ont été couchés par les vents brûlants à 1000 km/h et + de 400°C. Sur le chemin du retour on s’arrête à tous les points de vue qui sont au bord de la route. On fait le petit sentier à coldwater lake qui amène au bord du lac. 11h20 nous faisons également un arrêt photo au bord du silver lake, puis nous traçons vers Portland (205km). A la sortie de Portland, nous pique-niquons à la 1ère aire de repos et là il y a beaucoup de monde, nous ne sommes pas habitués à voir autant de personne !!!! Là aussi on aura droit à un ptit café offert par des retraités. 13h40 Arrêt photo à Portland Women’s Forum Park qui offre une vision de carte postale sur la Columbia River Gorge. 14h10 A Vista Point nous prenons la route de 16 kms qui mène à Larch Mt. Look (petite route qui finit dans la forêt). De là un sentier mène à Sherrad Point ou l'on a une vue panoramique à 360° sur les Monts St Helens, Rainier, Adam, Hood, Jefferson, malheureusement c’est nuageux au loin donc on ne les voit pas. Par contre sacré montée pour accéder à l’observatoire. 15h30 route vers crown point, toujours la même vue sur la Columbia River Gorge, beaucoup de monde dur dur de trouver une place sur le parking, c’est samedi les familles de promènent. Le long de la route plusieurs cascades donc arrêt photo à chaque cascade visible de la route et en finissant par Multnomah Falls à 16h. Là aussi l’enfer pour se garer, et blindé de monde. Nous restons 20 mn entre la boutique et profiter de la vue sur la cascade. Le petit pont est plein de personne donc nous restons en bas de la cascade. 16h50 Nous arrivons à bonneville dam, et là pas de chance le visitor center ferme à 17h et il est tout au bout des bâtiments, du coup nous arrivons trop tard pour observer les saumons remontant le courant à travers le tunnel de verre. On fait donc demi-tour et là on voit à la sortie qu’il y a une ferme d’élevage donc l’accès est gratuit. Du coup on fait le tour des bassins d’élevage où il y a un grand nombre de saumon, et il y a aussi des petits étangs avec d’autre poisson, et on voit un film expliquant que les poissons élevés sont rejetés dans l’écluse pour alimenter la rivière. On aura pas tout perdu finalement, la balade est sympa. 17h50 Nous prenons l’autoroute pour the dalles (75km). Le vieux centre ville est tout en brique, il y a quelques bâtiments victoriens décorés de fresques murales retraçant l’histoire mais il y a un vent pas possible et tous les magasins sont fermés en préparation du labor day. Là par contre il n’y a pas un chat dans les rues. De là nous allons à l’hotel le Motel 6 (52€), là encore petite piscine à l’extérieur mais vu le vent c’est même pas la peine. La personne à l’accueil nous dit qu’il y a toujours du vent mais pas autant d’habitude tout de même. Là mauvaise surprise, la chambre pue le tabac malgré une non-fumeur, mais en face des jeunes font la fête et ca fume à tout va, allez ce n’est que pour une nuit heureusement, mais cela nous aura bien indisposé tout de même. Juste à côté de l’hotel il y a le cousin's qui fait penser au buffalo grill d’extérieur, déco sympa sur le thème de la ferme.Hamburger correct pour 9 $, les verres sont des grands pots à confiture.
9e jour : Des muffins sont à disposition dans le hall avec du café.7h05 départ pour trillium lake (102km) avec un arrêt chez walmart. Nous prenons la scenic road qui nous fait traverser de nombreux vergers, très sympa, puisle gps nous fait passé par la lolo pass, et là c’est la cata. C’est une petite route de pure montagne, on passe dans la forêt donc pas de paysage à voir, la route est interminable et n'est pas entièrement goudronnée. Il pleuviote, le mont hood est dans les nuages on ne voit rien donc aucun intérêt.10h on arrive à zigzag enfin sortie de cette maudite route. On file sur portland (78km). En cours de route on fait un petit détour à un point de vue pour voir ce fameux mont hood, et là toujours pas de chance, il est dans les nuages donc on ne voit rien. 11h45 On se gare dans le quartier historique (tous les parkings payant), dans lequel on fera un petit tour pour voir les bâtiments victoriens et il y a plein de caravane les unes contre les autres sur une place, en fait ce sont des petits snacks. De là on longe le Saturday market qui est l’équivalent du marché et d’une foire chez nous. 12h45 pique nique à washington park, avec en arrière plan portland. Ce parc a une belle roseraie dont l’entrée est gratuite, donc on fait une petite balade à travers des rosiers sublimes. 14h nous poursuivons notre visite en allant à pittock mansion. L’entrée au jardin pour voir une vue d’ensemble sur portland est gratuite. Là encore nous ne verrons pas le sommet qui se trouve au loin et que l’on voit sur toutes les cartes postales. 14h25 Nous faisons 128 kms pour atteindre à 16h cannon beach station balnéaire. Beaucoup de monde, nous faisons une balade sur la plage et dans le petit centre ville. 17h20 nous allons à ecola state park c’est le labor day donc entrée gratuite. En fait une petite route amène à 2 points de vue, heureusement qu’on a pas payé car cela n’en vaut pas la peine. On voit des rochers où on est censé voir des phoques mais il n’y a rien. Et au 2e point de vue, on voit une petite crique où l’on peut aller, mais c’est la même chose que sur la plage où nous nous sommes promenés. La bonne surprise est une biche qui mange paisiblement près du parking. 18h05 nous partons pour Astoria (42km). Nous arrivons à 19h au sommet de coxcomb hill (les routes sont comme à san francisco !!!), l'astoria column est impressionnante et décorée d'une fresque racontant l'histoire et ses héros. A l’intérieur de la colonne il y a 167 marches à monter pour voir un panorama sur toute la contrée. Il fait un vent glacial mais la vue est sublime malgré l’heure tardive. Nous allons ensuite nous installer à l’hotel Astoria Rivershore Motel (55€) qui se trouve face au lac au bord de la route principale avec les autres chaînes de motel. Nous dînons juste en face au Carolyn restaurant, et prenons la spécialité du jour un pain surprise avec comme une soupe très épaisse de saumon à l’intérieur, ca change des hamburgers pour un prix raisonnable et la serveuse est super sympa, ambiance familiale.
10e jour : après avoir fait le plein de muffin et de café dans le mini hall de l’hotel nous prenons la route à 7h15 pour le lac quinault (201 km), on emprunte le pont de 6 kms d’astoria, impressionnant. Il pleut !!! Nous arrivons enfin au lac qui est dans la brume et trouvons l’arrêt pour aller au Big Cedar. Un chemin à travers bois amène à un immense cèdre mort avec un gros trou dans le tronc dans lequel on peut rentrer. Les bas de nos jeans sont trempés il pleut toujours c’est l’horreur. Nous continuons tout de même jusqu’à Maple Glade et faisons le loop de moins d'1 km, malgré la pluie cela vaut le coup. Les arbres ont plein de mousse sur les branches, la forêt est magnifique. 11h30 route vers Hoh Rain Forest (112 km). Il pleut beaucoup, nous nous arrêtons donc déjeuner au seul endroit que nous croisons à kalaloch. Nous ne sommes pas tout seul à nous être réfugié ici, le service est très long. Le resto a une baie vitrée qui donne sur la mer et il y a une mini plage avec plein de tronc mort échoué. Il fait froid à l’intérieur, nous prenons un énième hamburger, on voit que le resto est seul, les prix sont un peu élevés. Nous prenons un café dans la petite boutique juste à côté pour nous réchauffer. Il pleut toujours, en sortant il y a un rassemblement de vieille voiture américaine bien entretenu. 16h (73 km) nous arrivons à Forks et passons devant le visitor center où nous nous arrêtons. Là nous découvrons un total engouement au film Twilight. Devant le visitor il y a la camionnette rouge de bella. A l’intérieur les personnages du film sont en poster, on nous remet le plan de la ville où est indiqué les lieux qui ont servis lors des tournages. Donc juste pour le fun et parce qu’il pleut toujours un peu, on fait un arrêt photo à la maison de bella et d’edouard, et là on se rencontre qu’il y a des trucages !!!! pas de forêt près des maisons !!!! Nous finissons dans le supermarché du coin pour faire 2/3 courses et en sortant miracle il ne pleut plus !!! A la sortie de la ville, il y a un tank d’exposé et une vieille loco.Du coup nous allons jusqu’au village de la push (23 kms). Là aussi c’est un lieu de tournage du film. Ce village regroupe la population indienne de Quillayute, c’est un village de pêcheurs de la tribu indienne des Quiludes. Il y a un totem près du petit port. On se balade sur la plage recouverte de troncs d'arbres blanchis et poncés par la mer. Sur un côté il y a plein de pelicans et des mouettes. Il y a un tronc d’arbre gigantesque d’échoué, avec les racines, super impressionnant de voir ça comme cela, on est tout petit à côté. 17h40 On prend la route pour l’hotel, le Forks Motel (74€). La piscine est dehors donc pas de baignade. Café dans le hall pour le petit déj. Avant d’aller dîner on fait un tour dans le centre ville, mais c’est vite fait juste une avenue centrale avec peu de commerce. A côté de l’hotel il y a un resto type familial, une employée passe l’aspirateur dans l’entrée mais nous laisse entrer. On comprendra qu’en fait cela ferme à 21h. Là je prends des morceaux de poulet pané pour 8$ et mon homme du flétan avec légumes à volonté (il y a un mini buffet pour se servir) pour 15$.
11e jour : 7h Après avoir pris le petit déj dans la chambre grâce à la cafetière et aux gâteaux achetés la veille, nous prenons la route pour le Lake Crescent (58 km). Entouré par la forêt et les montagnes, ce grand lac (le plus grand du parc) aux eaux d’un bleu profond occupe le lit d’un glacier disparu depuis plusieurs milliers d’années. A 1,6 km du lac nous empruntons le chemin pour les Marymere Falls, une chute d'eau de 30 mètres tombant dans un bassin. Balade sympa dans la forêt et nous tombons nez à nez avec des biches. Par contre ca monte dur près de la cascade. En repartant nous croiserons sur le bord de la route les biches, ouh la c’est bien dangereux pour elles. 9h Nous partons pour elwha (40km). Là pas de chance il y a des travaux, la route pour West Lake Mills est fermée. Nous décidons donc de faire Whiskey bend, en espérant avoir une jolie vue sur le lac. Nous prenons en voiture le petit sentier non goudronné, et ca monte dur, heureusement que nous sommes seul car pas la place pour 2 voitures. Arrivé au bout déception, c’est juste le départ de sentier pour de longue balade. En redescendant tout doucement (tout de façon on ne peut pas rouler vite !!!) on arrive à trouver un endroit pour s’arrêter prendre une photo tout de même du lake mills. Là nous retournons vers l’entrée du parc et au niveau du camping nous faisons la petite balade de 20 mn au milieu de cèdres géants et de fougère trempée donc encore une fois, nous avons le bas du pantalon trempé à Nature Trail. 11h Nous prenons la route pour hurricane ridge (65 km). Nous nous arrêtons au visitor center comme nous passons devant et là nous avons bien fait car le ranger nous montre sur son ordinateur la vue qu’il y a en temps réel grâce à une webcam du mont olympic. Et là pas de chance le mont est dans les nuages et c’est couvert pour toute la journée, donc inutile d'aller jusqu’à hurricane ridge. Du coup juste derrière le visitor il y a un petit chemin, donc nous l’empruntons pour faire une petite balade à travers bois. En fait en 15mn c’est baclé, rien d'exceptionnel, c'est plus pour se dégourdir les jambes. En fait étant à Port Angeles, nous allons près du port et nous nous baladons un peu entre le vieux centre ville et celui-ci. Par contre rien d’aménager pour pique-niquer, du coup nous retournons au visitor center qui n’est pas loin. 14h A défaut du mont olympe, nous décidons d’aller au sequim refuge national. A la sortie de port angeles, soudain je vois une boutique country ouverte !!! miracle !!! enfin une !!!! La boutique n’est pas très grande mais bon j’ai trouvé mon chapeau et suis trop contente. Arrivé au refuge, nous empruntons un petit chemin et en fait nous sommes en haut d’une la falaise avec la mer en contre bas mais malheureusement il y a un épais brouillard et on ne voit rien à l’horizon, et il y a un bon petit vent frais. Du coup la balade sera de courte durée. On se dit donc que nous allons voir une ferme de lavande car dans la région il y en a pas mal. Et là encore déception. Ah nous ne sommes pas en provence où on voit des champs à perte de vue de lavande. Là juste une maison avec un petit champ devant de lavande !!! Allez on laisse tomber la visite. On se demande bien quoi faire dans le coin et sur la carte nous voyons qu’il y a une plage aux crabes, bon bah pourquoi pas. Allez hop nous y allons. Là se trouve un restaurant spécialisé fruits de mer et crabe, on sent bien l’air iodé. Ca doit être la marée haute car y’a pas grand plage. Par contre par rapport à d’habitude, là il y a plein d’algues et des restes de coquillages, et seulement 3/4 pinces de crabe. Nous faisons donc une petite balade pour passe le temps puis à 17h nous prenons la route pour port townsend (116 km), en faisant un petit arrêt chez walmart. 18h30 nous arrivons dans le centre de port townsend, parking payant. Nous faisons le tour du petit centre ville pour voir les maisons victoriennes. Il y a plein de mouettes qui font un vacarme pas possible. La ville fait un peu vieillotte. Nous poursuivons à pied vers le petit port qui n’est pas loin. Nous allons ensuite à l’hotel The belmont, bâtiment historique de 1800 (65€) qui est sur l’avenue principale. Là dans le hall du restaurant pour faire le check in, on commence à prendre peur en voyant le décor qui est d’époque. Nous passons par une porte sur le côté pour emprunter un grand escalier recouvert de velours bordeaux et arrivons sur un grand palier. Nous découvrons notre chambre immense qui donne sur la rue. Le mur est en brique rouge, la salle de bain assez moderne est elle aussi immense. Mobilier d’époque aussi, mais le lit est confortable. Pas de tv dans la chambre. On entend les mouettes, et un gars joue du saxo dans la rue. J’arrive à avoir une place juste devant l’hotel pour monter les valises. Après s’être installé nous trouvons près de l’hotel un resto type année 60, super sympa la déco. On déguste un bon hamburger et une super bonne glace, car c’est leur spécialité et le proprio est très sympa. Bon rapport qualité/prix. On fait ensuite un tour à pied mais ici tout ferme de bonne heure.
12e jour : Encore une fois ptit déj dans la chambre. 8h Nous allons devant la boutique qui fait des excursions en mer pour observer les orques en croisant les doigts pour qu’on puisse en faire une. Au départ nous comptions prendre le ferry pour faire les îles san juan à partir d’anacortes mais nous changeons d’avis et privilégions la facilité et cela sera moins fatiguant de faire cette excursion. Nous attendons un bon moment qui nous parait une éternité. La personne arrive enfin et m’indique où laisser la voiture. Je la gare donc tout au bout près des hangars à bateaux. Elle regarde sur son agenda et nous annonce qu’il y a un groupe de 70 personnes, mais ouf c’est bon elle nous prend. 2 cars de personnes du 3e âge débarquent !!! Quand on voit tout se monde et la taille du bateau on se dit qu’on va se tenir chaud !!! Finalement on tient tous, 3 par banquette, nous sommes juste à côté de la porte pour accéder au pont. 9h20 c’est le départ, on nous propose du café (payant bien sûr), du pop-corn recouvert de beurre chaud… A mi-parcours nous arrivons à l’endroit où se trouve les orques. Il y a plusieurs bateaux, nous ne sommes pas tout seul. Et là super les orques sont au rendez-vous, nous en verrons une dizaine au total pendant à peu près une heure. 12h30 Nous débarquons sur l'île Friday harbord, pour déjeuner. Nous trouvons un petit supermarché pour acheter de quoi manger puis nous trouvons un banc à côté des restaurants avec vue sur la côte. Il fait super beau, nous nous baladons ensuite dans le petit centre ville, dommage nous ne restons pas assez longtemps pour louer un scooter pour faire le tour de l’île. 14h30 Départ pour port townsend. A mi-parcours le bateau s’arrête devant un îlot où il y a plein de phoques. On essaye de distinguer au loin le mont olympe avec les jumelles mais bon sans grande conviction. Le bateau ne s’arrêtera pas pour revoir les orques dommage, on garde un goût de trop peu tout de même. 16h30 Nous débarquons et prenons la route pour kingston. Le gps nous conduit direct à l’embarquement pour prendre le ferry où nous arrivons à 17h30. On arrive devant une guitoune, le monsieur nous vend un ticket et de là on se met dans une file pour attendre l’embarquement à 18h. 18h10 c’est parti pour la traversée. Nous traversons ensuite sans problème via la voie rapide seattle sans trop d’embouteillage pour aller à l’hotel Knights Inn SeaTac Aiport (35€) qui se trouve à 5mn de l’aéroport mais on n’entend pas du tout les avions. Un ordinateur est à notre disposition dans le hall, la piscine à l’extérieur est fermée car elle ne doit pas être chauffée. Plusieurs tables pour prendre le petit déj près de la réception, et la chambre impeccable avec frigo et micro onde, ouf car nous sommes là pour 2 nuits. Nous décidons d’aller dîner au old country buffet à lynnwood à 20mn de l'hotel, car nous connaissons cette chaîne et pour changer un peu des hamburgers et là au moins pas besoin de se prendre la tête pour traduire (enfin essayer !!) la carte. Nous arrivons à 20h10 et la caissière nous annonce qu’il ferme à 20h45 !!! Bon même pas on peut profiter calmement du bon buffet, donc on mange un peu avec un lance pierre tout de même dommage.
13e jour : Après un bon petit déj nous partons à la visite de seattle 7h45. Nous commençons parOccidental Park, après avoir essuyé un bouchon monstre. Ah on voit que nous sommes dans une grande ville, parc-mètre partout. Ouf il nous reste quelques pièces. Sur la place il y a 2 totems, nous cherchons les autres mais nous n’en trouverons qu’un, mais nous voyons par la même occasion Pioneer Square qui est juste à côté. Pioneer Square regroupe le plus grand nombre de constructions d'architecture victorienne-romane de tout le pays. De là nous reprenons la voiture pour aller au Waterfront. Là 8$ les 2h de parking. Le quartier est très animé avec ses restaurants et ses boutiques. C’est un marché couvert, avec de l’artisanat, des fleuristes, des poissonniers. Il y a beaucoup de monde, mais la plupart des boutiques n’ouvrent pas avant 10h. Il y a aussi le mur aux chewing-gum !!! Impressionnant, c’est un peu crade tout de même !!!. Les prix de l’artisanat sont un peu élevés, mais y’a de bonne idée pour faire des cadeaux. Les 2h de parking suffiront pour faire le tour du marché et des alentours. Nous prenons la route ensuite pourKerry Park. Et là une vraie galère pour trouver même avec le gps !!!! On demande à des personnes mais personne connaît !!! Enfin nous trouvons une dame qui nous indique la route, nous étions bien dans le bon quartier mais celui-ci est grand !!! En fait ce n’est pas un parc comme on l’entend c’est pour cela qu’on ne trouvait pas. Il y a juste un parc pour les enfants dans le contre-bas avec des tables pour pique-niquer mais c’est vrai que d’ici il y a une splendide vue sur le centre de Seattle, avec la Space Needle et à l'arrière-plan le Mont Rainier, situé une centaine de kilomètres au sud-ouest. Du coup nous mangeons là.Après nous partons à la recherche dufremont troll. Là aussi pas simple de trouver l’accès car il estsous l'aurora bridge. C’est un troll bien moche et dire qu’on a tourné pour voir ça !!! Bah oui car le gps c’est bien quand vous avez l’adresse exacte sinon c’est la galère avec les voies rapides et les sens uniques.Nous continuons versballard, un ancien village de pêcheurs scandinave afin de voir l'aquarium souterrain de saumon et le plus grand système d'écluses des Etats-Unis à Hiram M. Chittenden Locks. L’entrée est gratuite (sauf le parking), on traverse les écluses à pied, et de l'autre côté de l'écluse une échelle à poisson permet aux saumons de ne pas rester bloqués par le barrage. On peut observer leur migration à travers des vitres. Entre juin et septembre, ils sont ainsi 300.000 à emprunter ce passage. Il y a les chinooks, les cohos et les sockeyes dont le corps devient rouge au moment de la reproduction. En fait c’est ce que l’on aurait dû voir à Columbia river. Une ranger explique le déroulement, mais nous regardons juste les poissons de taille impressionnante et puis nous faisons le tour du jardin pour rejoindre la sortie. Il n’est pas trop tard donc nous prenons le temps d’aller jusqu’à lynnwood (18km) pour nos derniers achats chez harley davidson. Ensuite nous empruntons de nouveau la voie rapide pour aller jusqu’au space center, mais là bouchon, du coup nous prenons la 2e sortie et le gps nous redirige sans problème. Maintenant galère pour trouver un parking à prix raisonnable car nous ne comptons pas rester plus d’une heure. On finira par aller à un parking municipal mais où il faut payer par CB. On fait donc le tour de space center, on ne monte pas en haut de la tour car déjà fait au canada et en plus au loin c’est couvert et nous avions eu une super belle vue depuis kerry park. Au pied du space center on voit le départ des voitures « duck » qui vont dans l’eau c’est marrant, mais bon il est un peu tard pour faire cette virée, et puis de toute façon on ne va rien comprendre aux explications donc ca serait dommage. Et voilà visite de seattle c’est fini. Nous retournons à notre hotel et en avons marre de la voiture, donc là option wendy cheese pour le dîner qui est proche de l’hotel. En fait c’est comme chez mac do. Ensuite nous faisons un dernier tour dans un supermarché juste à côté pour ramener du thé et des bonbons à la cannelle car il reste un peu de place dans la valise. De retour à l’hotel, je prépare les valises pour le retour en France.
14e jour : grasse mat jusqu’à 8h30 !!! notre première !!! ah ça fait du bien car le rythme a été soutenu tout de même mais il fallait bien ça pour tout voir et en prendre plein les yeux sans avoir de regret d’avoir loupé un truc. On prend notre dernier petit déj tranquillement à la réception et 10h30 c’est le départ pour l’aéroport qui est juste à côté. On dépose la voiture, une personne fait la réception en 5mn et nous voilà parti pour l’enregistrement des bagages. Chouette on voit que nous voyageons avec Air France car le personnel est français. Oups ma valise fait 1.5 kg de trop !!! Je m’apprête à enlever des trucs pour mettre dans une autre petite valise que l’on a en bagage à main mais là sympa l’hôtesse nous dit que ça passe pour cette fois !!! Il est vrai aussi que nous sommes dans les 1er à s’enregistrer. Et voilà maintenant y’a plus qu’à attendre l’embarquement pour un décollage à 13h45 et une arrivée à Paris à 8h35 le lendemain matin.
Voilà les vacances sont finies on en a bien profité, tout s’est bien passé donc maintenant reste plus qu’à préparer le prochain voyage !!! J’espère que mon récit vous aura plu et si vous avez besoin de plus d’info n’hésitez pas.
Retour de l'hôtel Le Palmiste à Trou aux Biches, excursions English translation pending
Bonjour !🙂
Je rentre tout juste des vacances de Ile Maurice du 14/10 au 26/10/10. Dans le Nord de ile a Trou au biche , nous étions en demi pension à l'hotel le Palmiste .
Je commence par vous dire Aucun regret sur cet hôtel niveau qualité/prix c'est un bon hôtel 3* .
J'ai trouvé le cadre trés charmant, avec les palmiers, fleur, la situation géo plutôt trés bien , une super plage en face (en traversant la route) , quelques petits restaurant derrière l'hotel avec des boutiques souvenir et un cyber pour internet , nous avons l'épicerie chez POPO, puis le top les arrêts de bus par loin de l'hotel a 5min a pied , vers poste de police , il a aussi une pharmacie et cabine téléphonique.
Les chambres sont spacieuses, la literie confortable, ménage fait tout les jours, un petit frigo pour mettre vos boisson et eau (pour l'apéro du soir =) hihi )
Les piscines pas mal pour faire trempette, attention j'avais lu pas mal de commentaires qui disait que les piscines sont pas nettoyer (FAUX) elle sont nettoyer tout le matin, mais le souci avec les cannes a sucré qui brûle pas loin et les arbres autour de la piscine l'eau à quelques petite salter mais rien de méchant
Le petit déj et le dîner, rien a dire le matin il en a pour tout les goûts sucré et salé, de bonne crêpe au chocolat hummmm !! le diner variés et trés bon , il a des soirées à théme aussi niveau.
Coté animation en journée je ne serais dire (car nous partons du matin jusqu'au soir à la conquête de l'ile Maurice, mais je sais que quelques soir par semaine le cousin (Visay) organise une soirée dans une salle du bas trés sympa sa dur jusqu'a 23h pas mal pour brûler les calories hihihi , sinon il a soirée au bord de la piscine ou même spectacle .
Le personnel , le cousin (vijay) les serveurs ( Fardein et Naheed)et serveuse, super sympa agréable, les femmes de ménage qu'ont croise le matin toujours souriantes.
Les serviettes de plage sont changer , il suffit de leurs donner la serviette et de reprendre votre cartee (n° de chambre) et le lendemain en vous rendant à la réception vous auriez une toute propre .
Conseil : N'appeler pas la France depuis l' hôtel , acheter une carte a code chez popo la - chers elle fait 75roupie pour 10 a 14minutes il me semble, éviter de consommer trop de cocktail au bar car la note va vite monter, même les bouteille d'eau a l'hotel elle sont vendu 70rs chez popo vous avez la même a 14rs . Au début de votre arriver beaucoup de taxi vont s'arrêter pret de vous, pour proposer leurs services (ne prenez pas peur refuser gentillement) ou prenez leurs cartes pour leurs faire plaisir .
Ne vous laisser pas endormir par les vendeurs sur la plage de trou au biche , pensez à négocier les prix au maximum soit divisé en 2 la sommes qu'il vous proposes..
Nous avons manger a la marmite mauricienne pas chers (bière a 1euros la phœnix)
Un restaurant à grand baie face à Keifle tour assez chic mais raisonnable en prix , trés bonne qualité et belle présentation dans les assiettes je sais plus le noms c'est marquer restaurant/ pizza.
Pour massage j'ai testé 2 fois chez Galmour beauty derrière hôtel le palmiste , massage relaxant 1h + un soins visage pour 750rs le tel 230 265 69 00,
Globalement je suis super contente de mon séjour dans cette hotel qui est trés bien située , 5minute de mont choisy , 15minutes de grand baie facile de se déplacer en bus en journée dans le secteur de trou au biche, mont choisy, grand baie, pereybére et cap malheureux. * ********************************
Nos excursions :🙂
Nage au dauphin, roche cristal et bbq sur Ile bénétier. C'est taxi Sam qui nous a emmener jusqu'à carine et jean noel a Tamarin, personnellement j'ai pas accroché avec Sam pour la simple raison qu'a 6h du matin durant tout le trajet (1h) il nous a parlé que de ces prestations et les prix au moment d'un moment sa saoule.( trés déçu surtout quand nous lisons des tonnes d'éloges sur lui ) il n'a rien d'exceptionnel en tout cas .(avis perso) Sinon l'excursion c'est trés bien passée , nous avons vue les dauphins de prés c'est magique, par contre dommage que certain bateau fonce sur les dauphins en pensant pouvoir les approcher ... par la suite nous avons plongée dans le lagon roche de cristal (super jolie avec des poissons) puis pour finir nous avons fait un bbq avec ben sur la plage de ile bénétier, trés bonne cuisine par contre sur la plage beaucoup de vendeur qui font voit leurs travail sans être forcer d'acheter, la vue sur ile donne sur le morne barbant sublime l'effet mer/montage ! en rentrant nous avons parlé avec Carine (celles qui géré l'excursion, bien sympa qui respect les animaux et la nature) .
Ce même jour nous avons fait l'après midi (14h30) le parc Casela qui se trouve pas loin , Très beau parc en tout cas , nous avons approcher les lions, trés impressionnants ! le parc est grand avec beaucoup de variété d'animaux * *******************************************************************************
Plongée sous marine, nous avons fait baptéme + plongé chez Divers océane à Trou au biche avec Pascal et son équipe , trés impressionnant la 1ére fois quand ont nous expliques les gestes , le matériel, le baptême dans une piscine est vraiment une bonne chose ! ensuite en mer rien a dire ! nous avons plongé a 8m pour une 1er fois , nous en avons prit plein les yeux, pascal et son équipe nous encadres trés bien, ils sont vraiment sympa et mettre tout de suite a l'aise, nous avons tellement apprécier que nous avons fait 2 autres plongés avec eux , une a 14m et l'autre a 18m en visitant une épave super bien ! en plus pascal nous film dans l'eau et prend des photos pour des bons souvenirs ! Ce sont des personnes convivial pascal et carine n'hésite pas à vous conseillers durant votre séjour , vous pouvez compter sur eux !
Taper Diver's océan sur internet, vous allez tomber sur leurs site. * ********************************************************************************
Visite du Nord départ 9h ( Triolet, jardin pamplemousse, port louis sur les hauteurs (magnifique vue), le marché de port louis, le caudant , quartier chinois, grand gaude, cap malheureux (super vue du coin de mire) , plage de pereybére ou nous avons fait une petite baignade trés agréable et manger à la camionette, ensuite direction grand baie pour visite puis le taxi nous a déposé a super U pour faire quelques courses pour l'apréo (sur notre demande) Super journée avec le Taxi Fezal fztaxi@yahoo.com, que je recommande fortement , nous avons beaucoup marché durant cette journée mais nous avons vue pas mal de chose , de retour a l'hotel a 18h15 .
* ************************************************************************************ Ile plate avec Martial 7538483 (il a un site internet) . nous avons passées une super journée sur ile Plate, sable blanc , eau cristaline, avec des coraux et pas mal de poisson, martial vous prêtes des maques et tuba, niveau repas le top trés bien installer sur la plage, la nourriture trés bonne ou l'ont peut se faire resservir , le cocktail spaghetti un délice , martial et son équipe son trés sympa !! je recommande .
* *************************************************************************************
Excursion avec Taxi Fezal fztaxi@yahoo.com , ( Trou au cerf (super belle vue), Grand bassin super émouvant de faire les traditions et les gens priés en famille , nous avons vue la grande statut Shiva trés impressionnant par sa taille , nous sommes aussi passer sur la route du thé , visite du parc Mascareigne super bien ! de voir des grosses tortues, des gros crocodiles, puis l'insectarium sublime de voir divers espéces ! Ensuite en route pour Bleu bay , Fezal a prit contact avec Harold , nous avons eu un bateau en fond de verre pour voir les fond marins, (super!!!!) et puis tous a l'eau maque tuba pour nager avec des poissons tout mimi !! l'eau et d'un bleu turquoise ! nous sommes parties sur ile au 2 coco pour se reposer un peu et ramasse quelques coquillage ! bonne journée en tout cas , encore merci a Fezal pour son professionnalisme et sa sympathie !
* ****************************************************************************************
Ile au cerf , nous sommes partie en catamaran (avec un contact que pascal et carine de diver's océan nous avait filés), Sortie catamaran super agréable avec de la bonne musique , nous sommes parties voir la cascades qui ma fait légérement rire car vraiment rikiki ayant déjà voyager j'en ai vue des plus impressionnantes, durant la traverses pour ile au cerf super paysage mer turquoise ont voit de belles montagnes , petite plongée du catamaran avec masque et tuba pour voir poisson et coraux , une fois sur ile il est préférable de s'éloigner un peu pour pas être avec la masse de touriste, une vrai beauté en tout cas ! nous avons fait du parachut accensationel (Génialllll) que d'émotion !! pas contre attention ne pas acheter les places sur votre bateau , une fois sur place négocier les prix avec les vendeurs ..Si ont vous dit 1600 ou 1500 par personnes ( Refuser)
* ******************************************************************************************
Voilà pour finir les prestataires que je recommande , auquel je ferrais appel à nouveau si jamais je reviens sur Ile maurice :
Martial (ile plate) Taxi Fezal qui se déplace sur ile. Diver's océan (pascal et carine)
Les derniers jours nous avons fait les aventurières en se déplacent en bus pour le secteur de ( trou au biche, mont choisy à cap malheureux) pour allée au plages et faire quelques boutiques resto ..
Ile Maurice, et les mauriciens restera à jamais dans nos cœurs, cette ile m'a vraiment charmer , j'aimerais même y vivre !
Si vous prenez contacter avec les prestataires si dessus, dite leurs que vous venez de la part de Sandra et Sophie .
Je rentre tout juste des vacances de Ile Maurice du 14/10 au 26/10/10. Dans le Nord de ile a Trou au biche , nous étions en demi pension à l'hotel le Palmiste .
Je commence par vous dire Aucun regret sur cet hôtel niveau qualité/prix c'est un bon hôtel 3* .
J'ai trouvé le cadre trés charmant, avec les palmiers, fleur, la situation géo plutôt trés bien , une super plage en face (en traversant la route) , quelques petits restaurant derrière l'hotel avec des boutiques souvenir et un cyber pour internet , nous avons l'épicerie chez POPO, puis le top les arrêts de bus par loin de l'hotel a 5min a pied , vers poste de police , il a aussi une pharmacie et cabine téléphonique.
Les chambres sont spacieuses, la literie confortable, ménage fait tout les jours, un petit frigo pour mettre vos boisson et eau (pour l'apéro du soir =) hihi )
Les piscines pas mal pour faire trempette, attention j'avais lu pas mal de commentaires qui disait que les piscines sont pas nettoyer (FAUX) elle sont nettoyer tout le matin, mais le souci avec les cannes a sucré qui brûle pas loin et les arbres autour de la piscine l'eau à quelques petite salter mais rien de méchant
Le petit déj et le dîner, rien a dire le matin il en a pour tout les goûts sucré et salé, de bonne crêpe au chocolat hummmm !! le diner variés et trés bon , il a des soirées à théme aussi niveau.
Coté animation en journée je ne serais dire (car nous partons du matin jusqu'au soir à la conquête de l'ile Maurice, mais je sais que quelques soir par semaine le cousin (Visay) organise une soirée dans une salle du bas trés sympa sa dur jusqu'a 23h pas mal pour brûler les calories hihihi , sinon il a soirée au bord de la piscine ou même spectacle .
Le personnel , le cousin (vijay) les serveurs ( Fardein et Naheed)et serveuse, super sympa agréable, les femmes de ménage qu'ont croise le matin toujours souriantes.
Les serviettes de plage sont changer , il suffit de leurs donner la serviette et de reprendre votre cartee (n° de chambre) et le lendemain en vous rendant à la réception vous auriez une toute propre .
Conseil : N'appeler pas la France depuis l' hôtel , acheter une carte a code chez popo la - chers elle fait 75roupie pour 10 a 14minutes il me semble, éviter de consommer trop de cocktail au bar car la note va vite monter, même les bouteille d'eau a l'hotel elle sont vendu 70rs chez popo vous avez la même a 14rs . Au début de votre arriver beaucoup de taxi vont s'arrêter pret de vous, pour proposer leurs services (ne prenez pas peur refuser gentillement) ou prenez leurs cartes pour leurs faire plaisir .
Ne vous laisser pas endormir par les vendeurs sur la plage de trou au biche , pensez à négocier les prix au maximum soit divisé en 2 la sommes qu'il vous proposes..
Nous avons manger a la marmite mauricienne pas chers (bière a 1euros la phœnix)
Un restaurant à grand baie face à Keifle tour assez chic mais raisonnable en prix , trés bonne qualité et belle présentation dans les assiettes je sais plus le noms c'est marquer restaurant/ pizza.
Pour massage j'ai testé 2 fois chez Galmour beauty derrière hôtel le palmiste , massage relaxant 1h + un soins visage pour 750rs le tel 230 265 69 00,
Globalement je suis super contente de mon séjour dans cette hotel qui est trés bien située , 5minute de mont choisy , 15minutes de grand baie facile de se déplacer en bus en journée dans le secteur de trou au biche, mont choisy, grand baie, pereybére et cap malheureux. * ********************************
Nos excursions :🙂
Nage au dauphin, roche cristal et bbq sur Ile bénétier. C'est taxi Sam qui nous a emmener jusqu'à carine et jean noel a Tamarin, personnellement j'ai pas accroché avec Sam pour la simple raison qu'a 6h du matin durant tout le trajet (1h) il nous a parlé que de ces prestations et les prix au moment d'un moment sa saoule.( trés déçu surtout quand nous lisons des tonnes d'éloges sur lui ) il n'a rien d'exceptionnel en tout cas .(avis perso) Sinon l'excursion c'est trés bien passée , nous avons vue les dauphins de prés c'est magique, par contre dommage que certain bateau fonce sur les dauphins en pensant pouvoir les approcher ... par la suite nous avons plongée dans le lagon roche de cristal (super jolie avec des poissons) puis pour finir nous avons fait un bbq avec ben sur la plage de ile bénétier, trés bonne cuisine par contre sur la plage beaucoup de vendeur qui font voit leurs travail sans être forcer d'acheter, la vue sur ile donne sur le morne barbant sublime l'effet mer/montage ! en rentrant nous avons parlé avec Carine (celles qui géré l'excursion, bien sympa qui respect les animaux et la nature) .
Ce même jour nous avons fait l'après midi (14h30) le parc Casela qui se trouve pas loin , Très beau parc en tout cas , nous avons approcher les lions, trés impressionnants ! le parc est grand avec beaucoup de variété d'animaux * *******************************************************************************
Plongée sous marine, nous avons fait baptéme + plongé chez Divers océane à Trou au biche avec Pascal et son équipe , trés impressionnant la 1ére fois quand ont nous expliques les gestes , le matériel, le baptême dans une piscine est vraiment une bonne chose ! ensuite en mer rien a dire ! nous avons plongé a 8m pour une 1er fois , nous en avons prit plein les yeux, pascal et son équipe nous encadres trés bien, ils sont vraiment sympa et mettre tout de suite a l'aise, nous avons tellement apprécier que nous avons fait 2 autres plongés avec eux , une a 14m et l'autre a 18m en visitant une épave super bien ! en plus pascal nous film dans l'eau et prend des photos pour des bons souvenirs ! Ce sont des personnes convivial pascal et carine n'hésite pas à vous conseillers durant votre séjour , vous pouvez compter sur eux !
Taper Diver's océan sur internet, vous allez tomber sur leurs site. * ********************************************************************************
Visite du Nord départ 9h ( Triolet, jardin pamplemousse, port louis sur les hauteurs (magnifique vue), le marché de port louis, le caudant , quartier chinois, grand gaude, cap malheureux (super vue du coin de mire) , plage de pereybére ou nous avons fait une petite baignade trés agréable et manger à la camionette, ensuite direction grand baie pour visite puis le taxi nous a déposé a super U pour faire quelques courses pour l'apréo (sur notre demande) Super journée avec le Taxi Fezal fztaxi@yahoo.com, que je recommande fortement , nous avons beaucoup marché durant cette journée mais nous avons vue pas mal de chose , de retour a l'hotel a 18h15 .
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Excursion avec Taxi Fezal fztaxi@yahoo.com , ( Trou au cerf (super belle vue), Grand bassin super émouvant de faire les traditions et les gens priés en famille , nous avons vue la grande statut Shiva trés impressionnant par sa taille , nous sommes aussi passer sur la route du thé , visite du parc Mascareigne super bien ! de voir des grosses tortues, des gros crocodiles, puis l'insectarium sublime de voir divers espéces ! Ensuite en route pour Bleu bay , Fezal a prit contact avec Harold , nous avons eu un bateau en fond de verre pour voir les fond marins, (super!!!!) et puis tous a l'eau maque tuba pour nager avec des poissons tout mimi !! l'eau et d'un bleu turquoise ! nous sommes parties sur ile au 2 coco pour se reposer un peu et ramasse quelques coquillage ! bonne journée en tout cas , encore merci a Fezal pour son professionnalisme et sa sympathie !
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Ile au cerf , nous sommes partie en catamaran (avec un contact que pascal et carine de diver's océan nous avait filés), Sortie catamaran super agréable avec de la bonne musique , nous sommes parties voir la cascades qui ma fait légérement rire car vraiment rikiki ayant déjà voyager j'en ai vue des plus impressionnantes, durant la traverses pour ile au cerf super paysage mer turquoise ont voit de belles montagnes , petite plongée du catamaran avec masque et tuba pour voir poisson et coraux , une fois sur ile il est préférable de s'éloigner un peu pour pas être avec la masse de touriste, une vrai beauté en tout cas ! nous avons fait du parachut accensationel (Génialllll) que d'émotion !! pas contre attention ne pas acheter les places sur votre bateau , une fois sur place négocier les prix avec les vendeurs ..Si ont vous dit 1600 ou 1500 par personnes ( Refuser)
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Voilà pour finir les prestataires que je recommande , auquel je ferrais appel à nouveau si jamais je reviens sur Ile maurice :
Martial (ile plate) Taxi Fezal qui se déplace sur ile. Diver's océan (pascal et carine)
Les derniers jours nous avons fait les aventurières en se déplacent en bus pour le secteur de ( trou au biche, mont choisy à cap malheureux) pour allée au plages et faire quelques boutiques resto ..
Ile Maurice, et les mauriciens restera à jamais dans nos cœurs, cette ile m'a vraiment charmer , j'aimerais même y vivre !
Si vous prenez contacter avec les prestataires si dessus, dite leurs que vous venez de la part de Sandra et Sophie .
Avis sur itinéraire de deux semaines au Japon au printemps prochain? English translation pending
Bonjour !
Depuis un mois maintenant, moi et ma compagne envisageons de partir au printemps prochain au japon, pour notre premier voyage a deux la bas. le but est bien sur de profiter de Hanami.
Les billets sont pris, mais la tache nous semble toujours immense !
J'aimerais vous proposer l'itinéraire que nous avons conçus, itinéraire bien plu touffu à la base, que nous avons élagué petit à petit (moins de voyage, plus de jours accordés à Kyoto...).
1) 25 mars : Départ de CDG (11h) 2) 26 mars : Arrivée à Haneda (7h) 3) 27 mars : Tokyo 4) 28 mars : Tokyo 5) 29 mars : Tokyo 6) 30 mars : Tokyo 7) 31 mars : Tokyo 8 1er avril : Chiba (visite familiale) 9) 2 avril : Kyoto 10) 3 avril : Kyoto 11) 4 avril : Kyoto 12) 5 avril : Nara 13) 6 avril : Kyoto --> Miyajima 14) 7 avril : Miyajima --> Tokyo (ou Hiroshima ?) 15) 8 avril : Tokyo (ou Hiroshima ?) 16) 9 avril : Départ de Narita (11h) - Arrivée à CDG (17h)
Voila. Qu'en pensez vous ? N'hésitez pas a me dire si vous trouvez ca peu réalisable ou inadapté.
Je vous remercie par avance.
Depuis un mois maintenant, moi et ma compagne envisageons de partir au printemps prochain au japon, pour notre premier voyage a deux la bas. le but est bien sur de profiter de Hanami.
Les billets sont pris, mais la tache nous semble toujours immense !
J'aimerais vous proposer l'itinéraire que nous avons conçus, itinéraire bien plu touffu à la base, que nous avons élagué petit à petit (moins de voyage, plus de jours accordés à Kyoto...).
1) 25 mars : Départ de CDG (11h) 2) 26 mars : Arrivée à Haneda (7h) 3) 27 mars : Tokyo 4) 28 mars : Tokyo 5) 29 mars : Tokyo 6) 30 mars : Tokyo 7) 31 mars : Tokyo 8 1er avril : Chiba (visite familiale) 9) 2 avril : Kyoto 10) 3 avril : Kyoto 11) 4 avril : Kyoto 12) 5 avril : Nara 13) 6 avril : Kyoto --> Miyajima 14) 7 avril : Miyajima --> Tokyo (ou Hiroshima ?) 15) 8 avril : Tokyo (ou Hiroshima ?) 16) 9 avril : Départ de Narita (11h) - Arrivée à CDG (17h)
Voila. Qu'en pensez vous ? N'hésitez pas a me dire si vous trouvez ca peu réalisable ou inadapté.
Je vous remercie par avance.
Jeu des photos, épisode N° 47, 5e année English translation pending
Bonjour,
Comme la tradition (et François) l'exige, je crée une nouvelle discussion sur le "jeu des photos", que nous avons inventé en 2005, si je me rappelle bien.
Si un petit courageux est volontaire, ce serait sympathique de faire un petit florilège des plus belles et des plus disputées des photos que nous avons tous proposées. Cela ne fait que quelques centaines de pages de discussion à feuilleter ! 🙂 Mais cela nous rappellerait de jolies souvenirs de joutes parfois difficiles.
Il faudrait que Dolma continue sur sa lancée et nous étudient également à travers ce jeu des photos parfois menacé mais toujours relancé.
En attendant, j'en mets une petite nouvelle...
La sempiternelle mais stimulante question : où est-ce ?
PS : je propose toujours des photos prises par moi-même. Chaque photo ayant son "histoire", cela serait sympa d'en faire un petit commentaire une fois qu'elle est trouvée...
Comme la tradition (et François) l'exige, je crée une nouvelle discussion sur le "jeu des photos", que nous avons inventé en 2005, si je me rappelle bien.
Si un petit courageux est volontaire, ce serait sympathique de faire un petit florilège des plus belles et des plus disputées des photos que nous avons tous proposées. Cela ne fait que quelques centaines de pages de discussion à feuilleter ! 🙂 Mais cela nous rappellerait de jolies souvenirs de joutes parfois difficiles.
Il faudrait que Dolma continue sur sa lancée et nous étudient également à travers ce jeu des photos parfois menacé mais toujours relancé.
En attendant, j'en mets une petite nouvelle...
La sempiternelle mais stimulante question : où est-ce ?
PS : je propose toujours des photos prises par moi-même. Chaque photo ayant son "histoire", cela serait sympa d'en faire un petit commentaire une fois qu'elle est trouvée...
Alaska! English translation pending
Bonsoir à tous,
Voici le récit de notre voyage de cet été 2010 en Alaska.
Ce ne fut pas toujours un long fleuve tranquille!
Pour le récit illustré, cliquez ici
Bonne lecture!
ALASKA ! Enfin ! L’idée d’aller en Alaska nous turlupinait, Fred et moi, depuis longtemps. On n’avait cependant pas envie de survoler superficiellement cet immense état américain (le plus grand, 3X la France) On voulait le découvrir sous son aspect le plus sauvage, loin de la civilisation, loin des routes, au plus près de la nature. Pas facile en 3 semaines de vacances. Pas facile avec 3 enfants. Il nous a donc fallu attendre patiemment qu’ils grandissent, physiquement mais aussi dans leur tête, car nous nous doutions que le wilderness sous ces latitudes est vraiment très « wild ». Bref, nous (Marie, Fred, Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) débarquons enfin à Anchorage ce 01/08/10 et récupérons nos 180 kg de bagages… 180 kg !? Oui, on prévoit de commencer par une semaine de camping itinérant en kayak de mer, suivie de 4 jours de descente en raft : tout ça nécessite un sacré fourbi, d’autant que nous emmenons notre canoë gonflable. Comme je me doute que notre résistance à la rude vie au grand air alaskan risque d’avoir ses limites, je choisis de terminer notre voyage par la location d’un camping car pendant 10 jours. Avec un tel programme nous n’allons découvrir qu’une infime partie de l’Alaska, à notre rythme. Ce sera l’occasion d’y retourner !
Cogitations/préparatifs Pour les prix, voir dans la partie budget à la fin VOL Pour le vol, rien de bien compliqué : Condor Airlines, filiale lowcost de Lufthansa, opère des vols directs pour Anchorage depuis Francfort. 2h30 de route de Nancy, aéroport très pratique. Bien que cher (presque 1000 euro A/R) on n’hésite pas longtemps devant l’attrait d’un vol direct et le prix de toute façon assez élevé aussi des vols avec escale (pb des retards, correspondances ratées, bagages perdus, passage de douane…) passant par les US ou le Canada. KAYAK DE MER On avait adoré notre virée en kayak au Groenland et bien envie de recommencer. Le but était de se balader dans des espaces vierges, sans trop d’humains, sans ferry, bateau de pêche, vedettes à moteur… Bref sans autre bruit que celui des cascades, du vent et de la mer, des animaux et du crépitement des glaçons mêlé aux craquements sinistres des glaciers.. Euh….j’avais oublié celui de…la pluie ! Après avoir comparé les mérites respectifs de Valdez, Seward, Homer et Whittier (dans tous ces endroits on trouve à louer des kayaks de mer), je choisissai finalement cette dernière. Whittier est un endroit absolument glauque, le pot de chambre de l’Alaska avec une pluviométrie record, mais c’est une bonne base de départ vers la partie ouest du PWS (Prince William Sound : gigantesque baie parsemée d’îles, située au SE d’Anchorage) qui est une zone très abritée de la houle océanique du fait de la présence de nombreuses îles. Bien sûr il y a des endroits avec plus de glaciers (Valdez), plus d’animaux (Seward), mais cette zone me parait réunir pas mal d’atouts : protégée de la houle, quelques glaciers, de bonnes chances d’y voir des animaux, pas trop de difficulté pour y bivouaquer (la forêt pluviale, exubérante vient souvent jusqu’à la limite de la haute mer) Après quelques échanges de mail, je retenai Epicchartesr (Brooke le patron n’a pas été avare d’informations sur le coin) pour louer les kayaks : 2 doubles+1 simple. S’éloigner de la civilisation a un coût certain en Alaska car l’absence de route sur la plus grande partie de cet état nécessite le recours à un avion, hydravion ou bateau. En l’occurrence c’est en « watertaxi » (toujours avec Epiccharters) que nous nous ferons déposer à environ 75 km au sud de Whittier (au-delà des zones de pêche), puis récupérer un peu plus loin une semaine plus tard. Pourquoi ne pas prendre un tour guidé ? Ben… parce que quand on ne peut compter que sur soi-même, les sensations sont décuplées !
RAFT C’est précisément pour éviter le coût non négligeable d’une dépose aérienne (à 5+ matos de camping+bateaux il faut 2 rotations car les coucous sont minuscules) que je choisissai finalement de descendre la Chulitna. Après avoir demandé des devis pour accéder à des rivières perdues dans le nord de l’état, je réalisais que, d’une part cela ferait exploser le budget, d’autre part cela nous demanderait d’y consacrer beaucoup de temps (il faut le temps de monter là-haut et d’en redescendre+journée de sécurité pour le vol de dépose, idem pour la reprise) 3 ou 4 jours me semblaient la bonne durée : assez longue pour bien entrer dans l’ambiance du trip, assez courte pour ne pas engendrer de monotonie. Les enfants voulaient que ça bouge un peu (on a été servi…) Je ne voulais pas d’une rivière trop près d’une route. Je ne voulais pas de portage. Je voulais enfin avoir la possibilité de voir des animaux et de beaux paysages. Je jetai donc mon dévolu sur la Chulitna pour laquelle le point de mise à l’eau est accessible par la George Parks Highway et qui après 77 miles passe – comme c’est pratique- dans le village de Talkeetna. La Chulitna passe dans la même vallée que la George Parks Highway, à une distance de plusieurs km si bien qu’on ne perçoit pas sa présence (sauf sur qq km au début où l’on entend un peu la circulation). En cas de problème il ne faut toutefois pas trop compter pouvoir rejoindre la route car le terrain est difficile : forêt impénétrable, marais, ravins… Elle longe sur son flanc est tout le massif du Denali, plus haut sommet d’Amérique du nord qui culmine à 6029m. Elle court ainsi dans une vallée glaciaire du nord vers le sud, recevant plusieurs affluents qui augmentent considérablement son débit (de 1 à 4 entre le début et la fin de notre parcours) Cette rivière étant classée II+ voir III en cas de fort débit, je préférai louer un raft plutôt que des canoës gonflables . (Bien m’en a pris, boudiou !) Craignant que les enfants ne s’ennuient sur le raft, je décidai d’amener notre canoé gonflable (super bonne idée) Je réservai donc un raft Aire de 15’chez Alaska Raft Connection (à Anchorage) dont le patron Brian est très réactif. J’ajoutai dans nos bagages une galerie gonflable Handyrack et des sangles car transporter un raft et ses avirons n’est pas une sinécure.
VOITURE Après plusieurs jours de recherche sur le net, je tombai enfin sur un tarif tout à fait raisonnable (pour l’Alaska hein !) pour la location d’un Dodge Grand Caravan chez Alamo. C’est fou, les prix vont de 1 à 5 ! Bien chercher avant de se décider donc. Pourquoi louer une voiture pour faire du kayak et du raft ?! Ben, pour les transferts pardi ! En fait, les transports en communs pour 5 sont + chers qu’une location et en plus impraticables avec tout notre fourbi. Pas le choix donc, même si ça fait râler de louer une voiture pour la laisser 7+4 jours au parking… Voiture quasi neuve, 12000 miles au compteur, récupérée en 5 minutes en arrivant à l’aéroport.
CAMPING CAR Bien moins cher à partir du 15 août, on a sauté sur l’occasion. On a donc loué pour 10 jours chez Great Alaskan Holidays un camping car de 25’, nécessaire et suffisant pour 5 personnes. On ne voulait pas plus grand afin de pouvoir rester relativement « agile »… Organisation parfaite, camping car étincelant. Il y a PLEIN de camping cars en Alaska et ça se comprend : on peut s’arrêter où on veut, en « pleine nature », en toute légalité (ce qui n’est pas le cas dans beaucoup d’autres états américains). Vu les distances, la rareté et le coût de l’hôtellerie, la qualité de la « restauration » tout-venant, c’est une solution qui serait presqu’idéale si ces bestiaux ne consommaient pas 25 l/100 km minimum (26 en ce qui nous concerne en roulant hypercool)
SECURITE Rassurez-vous je ne parle pas des Américains, en général vraiment sympas mais de la Nature et de ses Habitants. Prévoyant de nous balader dans des coins perdus, en bonne santé mais pas à l’abri d’une gamelle, crise d’appendicite - que sais-je encore - dans une nature réputée pour sa population d’ours (noir et grizzly) je préférai louer (chez Alaska raft Connexion toujours) un téléphone satellite et un bear spray (spray répulsif contre les ours) pour la partie kayak et raft. Je louai aussi (cette fois chez Epiccharters) une VHF (finalement inutile car il n’y avait pas un chat là où nous avons fait du kayak et la portée de cet appareil est très limitée) Enfin je décidai de fabriquer une « bear fence », clôture électrique anti-ours (destinée à entourer la tente), afin de pouvoir dormir un peu plus sereinement. J’ai trouvé tous les ingrédients en Europe (je ne voulais pas commander aux US à cause des frais de douane+dossier éventuels) Evidemment cet attirail ne dispense pas de respecter aussi scrupuleusement que possible les consignes pour éviter des rencontres trop rapprochées avec les ours. La rando en kayak se déroulant dans la Chugach National Forest, Epiccharters avait récupéré pour nous auprès du visitor center cinq boîtes anti-ours destinées à stocker la nourriture et les trucs odoriférants qui pourraient intéresser ces gourmands. Bien pratiques pour s’asseoir mais d’un volume insuffisant pour une semaine d’autonomie. Un peu encombrantes dans les kayaks même si heureusement elles tenaient verticalement entre nos jambes. Pas étanches, dommage.
Le voyage (Dim 01/08/10) Ouf, l’hôtesse de l’enregistrement ne moufte pas quand elle nous voit enregistrer 8 sacs pour 5 personnes. Depuis peu la franchise de bagages en soute est limitée à 1 sac de 23kg/personne mais comme les billets ont été achetés l’année dernière, nous bénéficions encore des 2X23kg. On décolle enfin avec 3h de retard (on s’est donc levé à 4h du mat pour rien…) 8h45 plus tard, après avoir survolé le Groenland puis (chance !) aperçu le Denali émergeant d’une mer de nuages, nous nous posons vers 14h à Anchorage. Il fait gris mais il ne pleut pas, environ 17°C. On récupère la voiture au terminal domestique en un clin d’œil et après nous être trompés d’adresse (j’avais noté l’adresse postale, ne nous énervons pas… une adorable commerçante nous a retrouvé la bonne adresse sur le net), on déniche enfin Alaska Raft Connection, dans un hangar près de Lake Hood juste à côté de l’aéroport pour récupérer le tél satellite et le bear spray. Le dépaysement est immédiat car ce lac sert en fait d’aérodrome pour les hydravions. Il y en a des centaines, garés sur l’eau ou sur les parkings. Si le trafic sur le gros aéroport parait modeste, ici, ça turbine ! Ce spectacle nous occupe bien en attendant que notre téléphone atterrisse ! Enfin, il arrive : une famille de Suédois (avec un garçon de 15 ans et une fille de 18 ans) vient de rentrer en hydravion d’une randonnée de plusieurs jours en raft sur la Talachulitna River. Ils ont attendu leur hydravion pendant plus de 24h à cause du mauvais temps et sont affamés. Ils ont eu de la pluie quasiment en permanence… On compatit… « I wouldn’t do it again » dit sobrement la maman. Bien, bien, bien… Je me rassure en me disant que la météo a l’air tout à fait correcte pour les jours à venir. Ils ont tout de même vu un ours, un lynx, des élans et pas mal de moustiques (ça m’inquiète un peu cette appréciation, surtout venant de Suédois !) Brian nous explique que le mois de juillet a battu tous les records de pluviométrie. Bon…ça ne peut que s’améliorer en août, pas vrai ? Bref, ils avaient 2 tél satellite (on n’est jamais trop prudent mais j’avoue que ça ne m’était pas venu à l’idée. Peut-être avaient-ils des impératifs professionnels ou familiaux nécessitant de fréquents appels) On récupère celui qui n’a pas servi et dont la batterie est pleine. Direction ensuite le Wal Mart pour les courses de bouffe et achat de gaz : on vide le rayon de ses 4 dernières petites cartouches. Enfin nous prenons la route en direction de Girdwood , petit village situé à environ 1h de route d’Anchorage en direction de Whittier, le long du Turnagain Arm, gigantesque bras de mer entre Anchorage et la Péninsule de Kenai. Le temps est bouché, je suis cuite, ça circule énormément, pas de photos. Il y a un monde fou sur cette route mais les chambres que j’ai réservées dans l’AJ de Girdwood : GABI (Girdwood Alaska Backpacker Inn) sont au calme sur l’arrière. A 20h après 26h de route/avion/courses/route, on s’écroule enfin !
En route vers Point Nowell (Prince William Sound PWS) Lu 02/08 Avec 10h de décalage horaire, on est réveillé à l’aube et ça tombe bien car on a RDV à 7h45 avec Epiccharters. Pas le temps de profiter de l’auberge, pourtant bien sympathique. On passe le tunnel (12$, circulation alternée sur une seule voie pour les voitures et le train) sans attente si bien qu’on a le temps de visiter Whittier et ses alentours (il n’y a que qq km de routes) Sous la pluie, dans le brouillard, on aperçoit notre premier aigle pêcheur, ravis. On se rend compte qu’avec la fatigue d’hier on a mal compté le nombre de jours de bouffe à acheter : du coup on rachète à prix d’or un ou deux paquets de nouilles à la petite épicerie du coin et on se laisse tenter par une machette/scie qui plait bien aux garçons. Quelle bonne idée ! Les kayaks nous attendent, parfaitement préparés, disposés sous un auvent (ça tombe bien il pleut toujours) juste en haut de la passerelle qui mène au ponton où est amarré le bateau. Matériel impeccable (2 Seda Tango et un Prijon Seayak ), rien ne manque. On récupère la VHF. Grand déballage de printemps, on retire tous les emballages inutiles, emballe tout ou presque dans des sacs étanches. Pas le temps de vérifier que ça rentre dans les kayaks, faudra bien ! Après avoir signé moult décharges, embarqué les kayaks sur le watertaxi, écouté comme dans l’avion les consignes de sécurité (difficile de ne pas sourire discrètement), c’est parti pour 1h30 de navigation tape-cul à fond avec les 2 moteurs de 200 CV. Le GPS indique 55 km/h. Faites le calcul… Sur le trajet on ne voit pas grand-chose, brouillard… On arrive un peu groggy sur la plage (de galets hein !) de Point Nowell : en un clin d’œil nous voilà débarqués avec armes et bagages. « Enjoy ! » nous lance Brooke puis le bateau disparait très vite dans le brouillard. Bon ben, ‘y a plus qu’à ! Le tour du propriétaire est vite fait : la plage fait 300 m de long, 30 de large (3 à marée haute), au-delà la côte est faire de rochers infranchissables. Sur toute sa longueur elle est bordée d’une épaisse forêt pluviale. Seul 2 ou 3 endroits permettent de planter une tente à sa lisière. On choisit le plus plat, juste suffisant pour notre tente de 6 personnes. On n’y voit pas à 10 m dans cette forêt et moi qui depuis des mois lis tous les jours des histoires d’ours, je n’en mène pas large ! Les autres me prennent pour une parano, à jeter sans arrêt des coups d’oeil dans tous les coins. En plus il y a des crottes d’ours un peu partout ! Très vite, on retrouve nos habitudes de bivouac en famille : Caroline et moi montons la tente tandis qu’Arnaud et Marion ramassent du bois pour faire un feu (heureusement il y a plein de bois flotté, pas besoin d’aller farfouiller dans cette forêt touffue pleine d’ours) et Fred se lance dans la popote. Repus, crevés par le voyage et le décalage horaire, nous décidons à l’unanimité de ne pas bouger aujourd’hui et les enfants et moi filons faire la sieste tandis que Fred, fidèle à son habitude, s’oblige à adopter de suite les bons horaires. Bien lui en a pris car un peu plus tard il nous appelle : 2 ou 3 baleines croisent à quelques centaines de mètres, on entend même leur souffle, chouette ! Après cette digression, on resombre dans le coma et on n’émerge que pour le repas du soir. Il fait très bon, pas de vent, pas de moustique à ma grande surprise, pas vu d’ours non plus pour le moment. Tiens, un lion de mer vient nous rendre une petite visite. Pas fait de photo vu le manque de lumière, persuadée qu’on en verrait d’autres après : mais nan ! J’insiste pour attacher la bouffe en hauteur ; pas facile de trouver un endroit propice. Ce serait ballot de se faire piquer la bouffe dès le 1er jour ! Depuis, j’ai vu des vidéos qui m’ont convaincue qu’un ours noir est capable d’acrobaties auxquelles notre installation n’aurait pas résisté longtemps… Nuit pas vraiment réparatrice du fait du décalage horaire et du sentiment de claustrophobie généré par cette épaisse forêt qui nous entoure. De plus il y a eu un bourdonnement continuel de bateaux à moteur qui ne s’est interrompu qu’au milieu de la nuit. La mer est très calme, bordée de côtes montagneuses et le bruit porte très loin.
Vers Ewan Bay (Ma 03/08) On se lève avec le jour et le soleil nous gratifie d’un magnifique spectacle ! Quel silence, les pêcheurs sont au lit ! On profite de la chaleur du soleil pour faire sécher la tente, la lumière est incroyable. On a bien fait de se lever tôt car à 6h30 le soleil disparait. C’est tout pour aujourd’hui ! J’inaugure le sac étanche Ewa Marine pour l’appareil photo. J’ai comme objectif un 24-105 mais dans ce sac je ne peux que déclencher : impossible de zoomer, toutes les photos sont donc prises au 24 mm, ni de régler quoi que ce soit. De plus il faut de la persévérance pour réussir à appuyer sur le déclencheur à travers cet épais plastique. Enfin il faut plusieurs minutes pour entrer/sortir l’appareil photo du sac. Seule qualité du bazar : c’est vraiment étanche ( a trempé pendant des jours dans l’eau stagnant dans la jupe). Si c’était à refaire j’achèterais plutôt un compact étanche. Je suis très déçue par la qualité des photos, souvent « voilées » par la partie en verre qui recouvre l’objectif qu’on ne peut pas garder propre (embruns, pluie). Le fait de ne pas pouvoir zoomer est évidemment très gênant. Pour le caméscope Fred utilise un caisson étanche qui l’autorise à utiliser toutes les fonctions du cam mais il a de gros problèmes de condensation, malgré l’utilisation de silicagel. On est sur l’eau à 7h15, pas mal ! Après une bonne heure de pagaie nous approchons de Junction Island où Brooke nous a indiqué une colonie de phoques. En effet, jusqu’ici nous avions croisé quelques phoques épars mais sitôt viré un premier caillou, c’est la débandade ! Il y en a partout, des dizaines. Certains disparaissent discrètement sous l’eau sans un frémissement tandis que d’autres manifestent leur mécontentement d’être ainsi dérangés par de violents coups de reins avant de plonger. Ils s’éloignent d’une vingtaine de mètres tout au plus et-curieux- nous observent attentivement. Trop mignons s’exclament les enfants. Oh les bonnes têtes, regarde çui-là ! Et là derrière, il nous suit ! Bref, un régal. On débarque sur « leur plage » jonchée de crottes de phoques (je vous passe les détails mais ça p… autant que des crottes d’oiseaux) Ils sont là tout autour de l’île à nous observer patiemment. Dès que nous réembarquons, ils reprennent possession de leur territoire : bon débarras les perturbateurs ! (à notre décharge, il nous fallait ajuster les cales-pieds…) Nous longeons ensuite la côte ouest de Chenega Island, et c’est un régal. On se faufile entre la côte et une multitude d’îlots touffus qui donnent l’air de déborder de végétation. Malgré le ciel couvert, l’eau vert émeraude contraste avec le jaune des algues et le vert profond des forêts. A cet endroit la côte est particulièrement découpée et c’est une surprise renouvelée au détour de chaque îlot ou de chaque baie. Nous qui sommes plutôt des voileux apprécions vraiment de pouvoir jouer au rase-cailloux sans souci de tirant d’eau. Encore plus mignonnes que les phoques, les loutres égaient notre journée. Plus on va vers le sud, plus elles sont nombreuses. On rencontre plein de mamans qui font la planche avec leur petit sur le ventre. Parfois elles rêvassent ou elles dorment et on peut s’en approcher à quelques mètres puis, surprises, elles s’enfoncent dans les flots après un petit sursaut. Brooke m’a indiqué au fond de Ewan Bay la présence d’une cascade d’eau salée. Lors du gros tremblement de terre de 1964, un décalage est apparu entre une toute petite crique et le reste de la baie si bien qu’à certaines heures de la marée cette crique se vide par une cascade d’eau de mer ce qui crée une mousse identique à celle générée par une tempête. Nous nous dirigeons donc vers le fond d’Ewan Bay quand il se met à pleuvoir. Après cette première matinée de pagayage on en a plein les bras et on décide de se trouver d’abord un endroit pour la nuit car les opportunités sont plutôt rares. Miraculeusement on trouve un endroit que Brooke nous avait indiqué, sur une petite île dans un endroit relativement dégagé qui me plait infiniment plus que notre emplacement d’hier. Ici, ni trace ni crotte d’ours. Comme hier, il n’y a pas de ruisseau à proximité mais nous avons 2 bidons de 15 litres donc une autonomie d’au moins 3 ou 4 jours. Une fois la tente montée, il pleut de plus belle et nous préférons remettre au lendemain la visite de la cascade, située à 2 ou 3 km. Fred s’installe pour faire à manger : rien à faire, le réchaud (Primus Omnifuel ) ne veut pas démarrer ! Lui qui avait fonctionné comme une horloge au Groenland refuse obstinément de s’allumer alors que j’ai choisi cette fois d’utiliser du gaz plutôt que de l’essence car cela pose théoriquement moins de problème. Hier il a marché au poil… Gros coup de stress : nous voilà bien avec nos kilos de pâtes et de riz prévus pour toute la semaine. Bien sûr on a un téléphone satellite et la possibilité de nous faire récupérer par Epiccharters mais ce serait trop la honte, dès le 2ème jour ! Pas question ! « On va faire un feu, histoire de conjurer le sort ! Ca va faire marcher le réchaud ! » Ben voyons… Fred le démonte et le remonte X fois de A à Z, je tente aussi ma chance, des fois que… Niet ! Il pleut toujours : on se dépêche de ramasser bois et brindilles encore pas trop mouillés pour allumer le feu, tandis que Fred autopsie encore le réchaud. Quelle bonne idée on a eu d’acheter cette machette à Whittier ! On envisage la possibilité de cuisiner midi et soir au feu de bois mais s’il continue à pleuvoir ainsi, ça va être impossible sans allume feu. M…. de m… Quelle c… de ne pas avoir pris un 2ème réchaud ! C’est quand même le B.A.BA quand on va dans un coin perdu ! Du coup on n’a même plus faim, sauf les enfants ! Alors que le feu démarre enfin nous percevons soudain un ronflement puissant : ça marche ! Enfin si on peut dire : jouant le tout pour le tout, Fred a élargi le trou de la buse et la flamme ressemble maintenant à celle de la fusée Ariane mais elle se maintient. Ouf, sauvés ! Il consomme certainement plus mais on a prévu large en gaz. Aujourd’hui nous n’avons ni vu ni entendu le moindre bateau !
Vers Gaamak Cove (Me 04/08) Il pleut toute la nuit et au petit matin nous réalisons que nous avons douillettement dormi sur un lit de tourbe à présent totalement imbibée d’eau. Heureusement la tente est bien étanche. Après cogitation nocturne, je réalise que ce matin la marée n’est pas propice pour voir la cascade. Tant pis on laisse tomber d’autant plus que je ne sais pas trop où nous pourrons trouver à bivouaquer pour la prochaine étape. La carte mentionne bien un bivouac au sud de Jackpot Bay mais Brooke a l’air de douter de son existence. Nous replions le camp sous une pluie persistante et c’est reparti ! On se faufile le long de la côte, toujours au plus près des rochers, croisant des dizaines de loutres. On ne se les signale même plus, elles sont devenues banales. Idem pour les aigles pêcheurs, très faciles à repérer avec leur tête blanche. Moins banal cet ours noir que l’on aperçoit s’enfuyant dans une zone herbeuse, pour une fois non envahie par la forêt. Je pense que nous l’avons effrayé, ce qui nous rassure, ainsi que sa petite taille. On dirait un gros chien s’exclament les enfants. Oui, disons un gros terre neuve, c’est vrai. Un peu plus loin, nous remarquons un arbre qui se balance en cadence alors qu’il n’y a pas la moindre brise : un ours noir y est grimpé et ne nous a pas vus, il a l’air de bien s’amuser. Nous l’observons quelques dizaines de secondes puis il disparait dans la forêt. A présent il pleut des cordes et ça dégouline de partout : des cascades éphémères, qui pour certaines ont un débit impressionnant. Elles se succèdent tout au long de la côte alors qu’hier, avant la pluie, nous n’en avons pas vu une seule. Bien que la visibilité soit des plus réduites, nous reconnaissons bientôt nos premiers icebergs. Plus nous avançons vers le sud, plus ils sont nombreux. Ils ont l’air de fondre à toute vitesse. Comme je le craignais le bivouac espéré et indiqué sur la carte au sud de Jackpot Bay n’existe pas. Il y a bien une grande plage de galets mais la forêt occupe tout l’espace jusqu’à la mer. Ca fait déjà quelques heures que l’on pagaie sous la flotte, les garçons sont trempés, on débarque en vain en plusieurs autres endroits sans succès. Pas le moindre recoin pour la tente. Bon, ben, Gaamak Cove est à 8 km, on en a pour 2 heures, allons-y, ça va nous réchauffer. Le vent se lève, de face bien sûr et on utilise au mieux les reliefs de la côte pour s’en abriter, pas toujours possible. Heureusement avec cette pluie (positivons) il reste faible. On arrive enfin en vue du bivouac, situé sur une île reliée au continent par un isthme étroit à marée basse. Les craquements du glacier (situé au-delà) sont de plus en plus intenses. On adore ! Nous sommes accueillis par les cris de centaines de mouettes. Une cascade magnifique tombe de la falaise où se trouve la colonie d’oiseaux. Il pleut des cordes, on ne passe pas tout près (rappelez-vous que je n’ai que mon 24 mm), ça manque de lumière, j’en ai plein les pattes : je ferai une belle photo demain... Ce bivouac est du tonnerre ! Pas étonnant qu’il ait l’air relativement fréquenté : l’herbe est « usée ». Tiens, il y a plein de traces et de crottes d’ours partout, hum ! Du bout du pied, en tâtonnant, on se choisit l’endroit qui fait le moins sploutch quand on prend appui. La vue est dégagée, il y a de l’espace pour se promener un peu et on est au milieu des fleurs et des glaçons. Ne manque que le soleil ou au moins l’absence de pluie (à la longue, on devient moins exigeant) On monte le tarp pour se changer. Alors que nous portons des combinaisons théoriquement étanches et respirantes, Fred et Arnaud sont trempés jusqu’à l’os (Fred a une vieille combin’ Helly Hansen et Arnaud une combin’ Rasdex comme Marion mais moins imperméable, pourquoi ?), Marion a les épaules humides et Caroline et moi sommes sèches (c’est nous 2 qui avons les combin’ les plus simples et les moins chères pourtant, des Typhoon Racer drysuits) Ce serait bien que la pluie cesse un jour afin de pouvoir un peu faire sécher le matériel. A la longue, l’humidité commence à s’infiltrer un peu partout. Heureusement la tente est bien ventilée mais il est pourtant impossible avec cette humidité ambiante d’y faire sécher quoi que ce soit. On verra bien demain. Pas de feu ce soir, tout est absolument détrempé ! Comme on a bien avancé (20 km à vol d’oiseau sous la flotte) on décide de rester là 2 nuits. Il n’y a en ligne directe qu’une trentaine de km entre l’endroit où on s’est fait déposer et celui où nous allons être récupérés. Le but n’est pas d’aligner les km mais de découvrir cette région tranquillement à notre rythme en explorant criques et baies. Les américains ont d’ailleurs pour habitude de se faire déposer avec tout le confort moderne (glacière, bières, barbecue, grande tente moustiquaire, fauteuils…) dans un endroit sympa et de rayonner à partir de là. Compte-tenu des aléas météorologiques, je ne voulais pas d’un parcours trop ambitieux qui nous aurait obligés à forcer ou à prendre des risques pour être au RDV à la fin de la semaine.
Gaamak Cove-Nassau Fjord-Chenega Glacier (Je 05/08) Il a plu toute la nuit, pfff… Enfin, la pluie finit par s’arrêter en début de matinée, il était temps. Le moral remonte avec le baromètre : on va peut-être enfin découvrir les sommets qui nous entourent ? On profite de l’accalmie pour « recharger les batteries » : une grande opération séchage est décrétée mais pour cela, à défaut de soleil, il nous faut un bon feu. Il n’a pas fallu moins de 1h30 à Fred, armé de son réchaud supersonique, pour obtenir enfin un vrai bon feu qui chauffe. Pendant ce temps-là on se disperse tous azimuts en chantant « promenons-nous dans les bois… « (enfin, surtout moi) pour trouver du bois. C’est moins facile qu’ailleurs car l’endroit est régulièrement fréquenté. Inutile de dire que le bois est trempé. C’est alors que je réalise que ma belle cascade au débit si impressionnant est désormais réduite à un mince filet d’eau insignifiant. Flûte ! Je comprends aussi que le ruisseau tout proche repéré hier et auquel je comptais refaire le plein doit lui aussi se réduire de minute en minute : en effet, il n’y coule plus que quelques gouttes d’une eau teintée de tourbe. J’y recueille péniblement quelques décilitres puis abandonne. On a encore quelques litres en réserve. En début d’après-midi le temps se lève et on aperçoit du ciel bleu : en route donc pour explorer Nassau fjord, tout proche, où se jette le Chenega glacier. On n’oublie pas de prendre les bidons, fermement décidé à trouver enfin de l’eau. C’est marée haute et on peut donc prendre le petit raccourci au milieu des glaçons. On profite de l’étale pour remonter le fjord, sans oser s’approcher trop près du glacier. Nous en sommes là à 2 km d’après le GPS et ça nous semble bien suffisant. Nous dérangeons quelques phoques vautrés sur les icebergs. On va faire le plein dans ce petit chenal où on a enfin dégoté une cascade relativement accessible où on peut remplir un bidon sans se faire doucher en même temps. Puis le courant s’inverse et nous nous retrouvons sur un véritable tapis roulant d’icebergs qui nous emmène lentement mais sûrement vers notre bivouac. En plus on a un peu de vent dans le dos. Cool ! D’autant plus que le soleil arrive ENFIN. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Ca fait du bieeeeeeeennnnnnnnn ! Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Que c’est bôôôôôôôô ! Non ! Caroline ne s’est pas transformée en Shiva. Elle a simplement récupéré la pagaie perdue par Fred, tout absorbé qu’il était par le maniement du caméscope qui avec la chaleur du soleil se remplit de buée ! Petit arrêt Twix au soleil, mmmmhhhh ! On fait le tour de notre îlot pour aller voir cette colonie d’oiseaux de plus près. Ils sont des centaines à virevolter au-dessus de nos têtes par vagues coordonnées. Curieusement et à notre grande satisfaction, nous ne recevrons aucun « cadeau » On approche les nids de tout près (heureusement, avec l’objectif que j’ai…), il n’y a pas de houle et on est vraiment au pied de la falaise. Je fais plein de photos, espérant en avoir quelques unes qui soient nettes vu que je ne peux pas régler la vitesse. On quitte finalement cette colonie assourdissante pour pagayer vers notre bivouac situé juste au-dessus de la plage sur laquelle j’aperçois soudain… un ours noir, encore un ! Il déambule tranquillement, totalement indifférent à notre présence, pourtant c’est sûr il a du nous voir, nous sommes à 150 m tout au plus. Youpi !! M….. ! Full card !!! Ma carte mémoire est pleine de photos d’oiseaux floues ! Pas trop de regret tout de même car on est trop loin pour le 24 mm et on ne veut pas s’approcher de peur de faire fuir la bestiole. Fred « l’attrape » au caméscope. Il prend son temps, zigzague, renifle, gratouille le sable et parcourt finalement toute la plage d’un bout à l’autre pour traverser le petit chenal avant d’aller longuement inspecter une zone herbeuse sur « le continent » où on l’observe encore un bon moment avant qu’il ne disparaisse. On est tout content de cette apparition mais aussi un peu inquiet car, en gros, vu sa trajectoire, il venait sans doute de notre campement. Dans quel état allons-nous le retrouver ? Intact ! Il faut dire que la bouffe est dans des sacs ou bidons étanches ce qui doit limiter les odeurs. On avait aussi allumé la clôture électrique qui protège la tente, pas envie de se retrouver « à la rue » avec ce climat ! Ouf ! Quelle journée ! Le glacier, les icebergs, les oiseaux et pour finir cet ours et tout ça avec du soleil ! La fin d’après-midi se passe à buller au soleil. Pour une fois il y a quelques mouches et moustiques si peu nombreux que Fred néglige de mettre du produit anti-moustiques. Il le paiera cher avec l’apparition, curieusement quelques jours plus tard, de dizaines de piqûres douloureuses dans le dos, sur les jambes et les bras. On découvre émerveillé le paysage qui nous entoure, c’est grandiose et poétique en même temps. Arnaud et Marion fourbissent leurs armes (des bâtons taillés en pointe) pour les chamallows grillés de ce soir. Avons-nous été repérés à cause de l’épaisse fumée générée par notre feu de bois mouillé ? Vers 20h30, nous voyons arriver 3 kayakistes dans « notre baie », scrogneugneu. Très vite, nous somme rassurés, ils doivent être aussi sauvages que nous car ils vont s’installer sur le continent, précisément là où l’ours avait longuement reniflé l’herbe avant de disparaitre. Faut-il les prévenir ? Bah, de toute façon tout le monde ici sait qu’il y a des ours : le coin est jonché de traces et crottes. Ce sont des grands garçons, laissons les tranquilles. Très bonne nuit sans pluie !
Vers Dual Head (Ve 06/08) Il fait « beau », c’est-à-dire qu’il ne pleut pas mais il n’y a pas de soleil. Au moment où nous chargeons les kayaks, un de nos voisins vient nous dire bonjour (c’est marée basse et le chenal est à sec) Ils ont eu ce matin la visite de l’ours qui heureusement s’est révélé » très timide ». Il nous demande des infos sur la quantité de glace dans le Nassau Fjord où ils comptent aller aujourd’hui. Apparemment l’endroit a l’air assez piégeux : Brooke nous avait d’ailleurs déconseillé d’y bivouaquer car selon le vent et le courant il arrive que l’on puisse y rester bloqué par la glace. Ils se sont fait déposer sur Knight Island et se feront récupérer dans quelques jours à Point Nowell. Aujourd’hui nous avons une courte étape jusqu’à Dual Head, lieu de RDV pour notre « pick-up ». Nous allons y passer 2 nuits ce qui nous permettra d’explorer un peu les environs. Les rencontres avec des baleines y sont parait-il fréquentes… je lève le suspense de suite : on n’en verra pas malgré la fréquentation d’Orca Cove et de Whale Bay. On aurait peut-être du aller jusqu’à Humpback Cove ou Mink Cove ! Faut dire que vu la pluie qui s’est remise à tomber dès midi on n’a pas été très courageux et on a passé l’après-midi au coin du feu. On est si bien sur notre petite presqu’île perso. Pas de place à Dual Head ! La foule du mois d’août sans doute : il y a 3 tentes et plus de place. Heureusement qu’on a trouvé ce petit lopin un peu plus loin. Comme personne ne vient jamais là, il y a plein de bois. Ca tombe bien Arnaud a entrepris de défricher l’Alaska. Il y a du boulot ! Un peu glissantes ces boîtes à ours !
Dual Head. Orca Cove (Sa 07/08) Ce matin il y a dans la tente une luminosité tout-à-fait inhabituelle qui me fait me lever d’un bond! Mais wouihhh il y a du soleil ! Quelques nuages aussi d’ailleurs et c’est tant mieux ! Nan ? C’est marée basse et notre périmètre d’action passe donc de 50 à 500 mètres. La forêt en arrière plan est comme d’habitude absolument impénétrable et on ne peut que longer la mer si le relief le permet. En l’occurrence je repère une belle cascade et en profite pour un récurage complet avant le retour demain à la civilisation ! Ah, ça fait du bien et ça me fait un alibi pour ne pas participer au ramassage des ridicules petites moules (en Amérique tout est grand sauf les moules) avec lesquelles Fred compte améliorer l’ordinaire (rappelez-vous notre erreur de calcul en faisant les courses) Au fil de la matinée, le soleil finit par s’imposer et nous en profitons pour à nouveau jouer les fées du logis. Marion bouquine, Arnaud continue de défricher, tandis que Caroline perd notre 10ème et dernier leurre. J’avais bien dit que le fil était trop fin pour les gros poissons d‘Alaska mais Fred avait décrété qu’on verrait bien. Comme je n’aime ni pêcher, ni tuer, ni nettoyer les poissons, je n’ai pas insisté. On a bien vu ! Il y a maintenant une dizaine de pauvres poissons qui se baladent avec un piercing. Festin de moules à midi, bravo Fred, elles sont petites mais excellentes ! Après ça, nous partons pour un ultime tour en kayak vers Orca Cove. J’adore me faufiler dans ces petites criques où on a l’impression de naviguer dans une prairie. On arrive enfin au fond de la baie d’Orca Cove et on y découvre une belle rivière pleine de saumons. Ca frétille de partout là-dedans. L’herbe des berges est toute aplatie et il y a plein de crottes d’ours partout. A moitié rassuré on remonte un peu la rivière puis la végétation s’épaissit et on préfère faire demi-tour. Un superbe aigle-pêcheur surveille nos allées et venues. L’eau est peu profonde, on n’a plus qu’un maigre paquet de nouilles pour ce soir, c’en est trop, Fred n’y résiste pas ! Sus aux saumons ! On peut réellement parler de pêche sportive, même si elle n’est pas très élégante…. Ames sensibles, abstenez-vous de regarder cette vidéo ! L’aigle d’ailleurs s’est envolé à tire d’aile ! En vue du camp, la pluie se remet à tomber : on devient d’autant plus philosophe que le camp est déjà installé. Dans la soirée on voit passer 2 kayakistes avec lesquels nous échangeons quelques mots : ils nous avertissent de l’arrivée de vents forts pour demain après-midi et nous les rassurons en leur disant que nous rentrons en water taxi demain matin. Eux prévoient de pagayer jusqu’à Whittier en une dizaine de jours. Ils sont venus avec le ferry Kennicott qui dessert Chenega Bay sur Ewans Island. C’est une solution bien plus économique que le water taxi mais les dates du ferry (voir le site de Alaska Ferry Adventures) ne nous convenaient pas. Pas envie non plus de pagayer près de Whittier, au milieu des bateaux à moteur. Nous sommes bien contents d’échapper à cette tempête : au total on n’aura pratiquement jamais eu ni vent ni la moindre houle, des conditions idéales pour le kayak si on fait abstraction de la pluie ! Je profite du téléphone satellite pour prévenir Epiccharter de notre position puisque nous ne sommes pas tout à fait au lieu de RDV prévu. Heureusement l’endroit est tout à fait propice pour beacher le bateau. Nous passons la soirée à alimenter un feu d’enfer avec tout ce qu’Arnaud a coupé. Dernière séance chamallows grillés, sous la pluie.
Retour à la civilisation (Di 08/08) A 9h pile, le bateau d’Epiccharters accoste et nous embarquons – sous la pluie et dans le brouillard. 2h plus tard, nous débarquons, réglons le solde de la location+transferts (ils nous font une remise de 100$ car « tout s’est bien passé ». Je crois qu’ils étaient un peu inquiets. Ils nous ont dit que c’était rare que des européens s’aventurent ainsi sans guide) et renonçons à la randonnée vers Portage Pass, que j’avais envisagée car…il pleut et le ciel est bien bas. Nous repassons par le tunnel pour aller jusqu’à Girdwood et son AJ, dans le jardin de laquelle nous mettons à sécher tente, duvets et combinaisons (mais oui, il ne pleut plus !) puis nous passons une paire d’heures à regarder les pêcheurs de la rivière voisine. On a l’impression que certains attrapent plusieurs fois le même poisson, qu’ils relâchent à chaque fois ! Une sorte de contrat entre le poisson qui gagne un ver ( ?) à chaque fois et le pêcheur qui satisfait son ego ! Bonne douche ramollissante puis grosse lessive à Girdwood, nous sommes fin prêts pour la suite de nos aventures.
Vers Talkeetna (Lun 09/08) Ca souffle très fort ce matin sur le Turnagain Arm, on est bien content de ne pas être dans nos kayaks… Après un ravitaillement au Wal Mart (où nous achetons un 2ème réchaud Coleman et des cartouches Coleman, il n’y a plus de cartouches pour le Primus…), nous arrivons chez Alaska Raft Connection en fin de matinée. Il ne nous faut pas moins de 1h30 pour réussir à charger la voiture : après différents essais, on met les avirons et 3 sacs sur le toit et le raft et les autres sacs à l’intérieur. On laisse 2 sacs pleins d’affaires inutiles chez Brian. La route vers Talkeetna est facile mais monotone, entre deux rangées d’épinettes (faut dire que vu le temps on ne voit rien mais je ne suis pas sûre qu’il y ait grand-chose à voir !) : il nous faut un peu plus de 3h car il y a des travaux. J’ai réservé la Little Cabin in the Back de la Talkeetna Roadhouse. On y arrive en milieu d’après-midi ce qui nous laisse le temps d’aller repérer l’endroit le plus propice pour notre arrivée en raft (facile, il n’y en a qu’un) et de préparer notre matériel. C’est alors que Fred réalise que les cartouches Coleman ne vont pas sur le réchaud Coleman !! Enfer et damnation ! Pas de panique, Talkeetna est la ville qui sert de point de départ pour les ascensions du Denali, on va forcément trouver ce qu’il nous faut… Bah non, le village, pas bien grand et très touristique compte plusieurs mignonnes petites boutiques mais on n’y trouve que des « souvenirs » et rien de vraiment utile. Pas plus de chance à la groceries. Tout le monde est vraiment désolé, farfouille un peu partout, en vain. Grmbl ! Je prends la voiture pour retourner à la jonction avec la Parks Highway (14 miles X2) où se trouve un supermarché : ils explorent leurs stocks de fond en comble, rien, que des cartouches identiques à celles qu’on a et qui ne vont pas ! Impossible de partir sans gaz d’autant que la météo prévoit un temps pourri pour les 3 prochains jours. Je suis d’ailleurs un peu inquiète quant au niveau de la rivière. C’est alors que je me rappelle que Tom Waite de Denali Overland, qui doit nous véhiculer jusqu’au départ de notre parcours en raft m’avait écrit qu’il était un ancien guide de raft. Peut-être a-t-il du matos outdoor ? Je l’appelle et 5 mn plus tard il arrive avec les cartouches tant espérées : on est sauvé ! J’en profite pour lui demander ce qu’il pense de la rivière. Il me dit l’avoir descendue la semaine dernière et que c’était « nice ». Ce qui me chiffonne un peu est qu’il ne semble pas avoir connaissance du logjam (amoncellement d’arbres) qui bloque la rivière au mile 3,1 (J’ai eu cette info sur Alaska Outdoors Forums et elle est toute fraiche -moins de 2 semaines) Bizarre… Peut-être quelqu’un a-t-il récemment dégagé cet obstacle finalement (sur le forum précité quelqu’un avait parlé de dynamiter le tas de bois, un autre voulait l’attaquer à la tronçonneuse !) Très sympa cette Roadhouse, assez dans son jus, avec plein de photos accrochées un peu partout aux murs des différentes expéditions vers le Denali, des revues du National Geographic plus vieilles que moi, un vieux piano désaccordé et une cuisine roborative et bon marché qui attire une clientèle d’habitués assez haute en couleur. La Little Cabin est tout en rondins, très douillette mais il faut faire quelques pas pour les sanitaires qui sont dans la maison principale.
En route vers East Fork of the Chulitna RAFT J1 (Ma 10/08) A 9h00 comme prévu, Bill, le collègue de Tom nous emmène dans son gros van au départ de la descente en raft, 80 miles et 1h20. Il nous faudra 3 ou 4 jours pour redescendre. Je sens qu’il est inquiet, il nous demande si on a déjà fait du raft, si on a un téléphone satellite, des allumettes, quel jour on compte arriver, etc.…. C’est là qu’on comprend qu’on ne part pas pour une balade de santé…. Bref, nous arrivons enfin au bord de la rivière, aux environs du mile 185 de la George Parks Highway et il nous fait ses adieux. Inutile de préciser qu’il pleut toujours : on commence donc par monter le tarp pour casser une petite croûte et mettre nos combinaisons sèches (façon de parler, hum !) On gonfle le raft et le canoë, on met le matériel dans le raft et c’est parti pour 77 miles (123 km) : Arnaud et Caroline dans le canoë, Fred, Marion et moi dans le raft. J’ai lu partout que c’était les 7 premiers miles les plus amusants, ceux que l’ont effectue sur East Fork of the Chulitna, qui n’est pas une rivière glaciaire (donc théoriquement limpide, sans limon) et qu’il faut prendre son temps pour la déguster. En effet, Caroline et Arnaud se sont bien amusés avec le canoë mais en raft, quelle galère ! La rivière est en fait trop étroite par rapport à la largeur du raft et de ses avirons, si bien qu’on est le jouet des flots, gonflés par la pluie qui dure depuis plusieurs jours, ce qui donne le sentiment d’être une bille dans un flipper. On se fait violemment projeter de rocher en tronc d’arbre sans pouvoir y faire grand-chose. On n’en mène pas large d’autant plus que je guette ce fameux barrage de bois. Heureusement je sais qu’en étant attentif on l’aperçoit à temps et qu’il est facile à contourner. En effet, nous le passons facilement en tirant le raft sur les galets ronds pendant une trentaine de mètres. Je réalise alors que Tom n’a pas descendu récemment cette partie de la rivière…. Bon… bah, on verra bien. Après l’obstacle, Marion préfère embarquer sur le canoë tellement on est balloté sur le raft. On parcourt encore quelques miles jusqu’à la jonction avec West Fork of the Chulitna : à partir de là, le débit double et ça devrait aller mieux. On essaie de positiver même si avec la pluie et le ciel bouché, on a un peu de mal !
Chulitna RAFT J2 (Me 11/08) Pluie…. Quel dommage, on passe entre des falaises ocre sur lesquelles un rayon de soleil serait du plus bel effet. Idem pour une partie en canyon…. On se débrouille mieux, la rivière étant plus large, mais on se fait tout de même une belle frayeur en se faisant drosser contre une paroi rocheuse. Le raft prend de la gîte, pas plus de 45°C, ça dure quelques secondes puis nous nous échappons. Le raft est autovideur, heureusement ! Marion est revenue dans le raft car le canoë est plus difficile à manœuvrer à 3. On avance vite car le courant est puissant : le GPS nous indique à un moment 14,8 km/h sans donner un coup d’aviron. Fred, aux avirons, et les grands dans le canoë n’ont pas froid mais Marion et moi, inactives, sommes obligées de faire de grands moulinets avec les bras pour nous réchauffer, ce qui ne manque pas de susciter quelques fous rires et par la suite d’engendrer quelques courbatures ! Il faut dire qu’en plus de la pluie on a maintenant le vent dans le nez. Dire que j’ai choisi cette rivière pour ses paysages ! Le plafond nuageux est à 100m ! A part quelques aigles et canards, pas le moindre animal à l’horizon (bouché il est vrai) Avec ce temps le paysage est absolument lugubre : la rivière s’étale sur plusieurs centaines de mètres et se divise en différents bras qui se faufilent entre des gravières grisâtres. L’eau est chargée de limon si bien qu’il est impossible de détecter la présence de rochers ou de hauts-fonds. Le lit de la rivière est jonché de souches d’arbres immenses que nous avons parfois bien du mal à éviter. Certains dérivent parfois au fil de l’eau. Le niveau de la Chulitna est si haut qu’il faut prendre garde de ne pas se laisser embarquer dans une veine qui passe carrément dans des forêts denses de saules. Vive les vacances ! Je voulais du wild, on est servi ! Après 30 miles parcourus à un train d’enfer, on pose le camp à la jonction avec Fountain River. De mieux en mieux : le brouillard tombe, tout baigne ! Fred, qui en vraiment plein les biscottos (manier un raft est bien plus physique qu’un kayak ou un canoë !) trouve comme d’habitude le courage de nous préparer un bon repas qui a pour vertu de remonter le moral des troupes. Un bon petit feu, quelques chamallows, une tente douillette et ça va mieux !
Chulitna RAFT J3 (JE 12/08) C’est le pompon ! Il y a un brouillard à couper au couteau à tel point qu’on a peur de se perdre de vue d’un bateau à l’autre. A part ça, il pleut mais ça c’est normal… On est à peu près à mi-chemin, il reste une quarantaine de miles… La rivière s’élargit de plus en plus et on a du mal à choisir notre route entre les multiples bras : on fait ça à l’instinct puisqu’on n’y voit pas à 50 m. On reste dans la veine du courant le plus fort et ça marche bien jusqu’au moment où celui-ci nous emmène irrémédiablement vers un arbre sur la souche duquel, pointée vers l’amont, nous venons violemment buter. Une des racines vient se coincer dans la ligne de vie qui entoure le raft, il me faut quelques secondes pour la dégager mais c’est trop tard : le courant plaque le raft à la verticale contre la souche, nous nous cramponnons tous les 3 aux racines pour ne pas passer à l’eau. Arnaud depuis le canoë nous hurle de tout lâcher mais il n’est en pas question ! Pas envie de nous retrouver dans une eau à moins de 5°C, même avec les combinaisons étanches et les gilets. Je réfléchis à 200 à l’heure : pas d’idée là, m…alors ! Je crois bien que c’est la première fois que ça m’arrive et c’est très désagréable ! Au bout de ce qui nous a semblé une éternité (mais sans doute pas plus de 30 secondes), la pression du courant emporte les sacs rangés à l’avant, retenus heureusement par un bout de sécurité assez long : tout ça part à l’eau, le courant pousse dessus et cette force supplémentaire fait pivoter la souche et libère le raft ! Ouah la trouille ! Ne reste plus qu’à récupérer la glacière et les 2 bidons d’eau qui n’étaient pas assurés. On se rendra compte le soir qu’on a perdu nos 2 gourdes, on s’en sort bien ! Quelques centaines de mètres plus loin la rivière retrouve un lit plus étroit : il n’y a qu’un flux unique, on avance bien à tel point qu’on envisage un moment d’aller d’une traite jusqu’à Talkeetna pour en finir au plus vite avec cette rivière ! Mais ça nous ferait naviguer jusqu’à la tombée de la nuit et avec la fatigue accumulée et nos récentes émotions, ça ne nous parait finalement pas prudent. Quelques km après le pont situé à proximité du Denali Princess Lodge (soit après 20 miles de navigation), nous installons le bivouac sur une petite île. L’endroit ne m’emballe pas car nous sommes très près du niveau de l’eau et je me méfie avec toute cette pluie d’une éventuelle montée de la rivière pendant la nuit. On amarre soigneusement les bateaux et on range du mieux qu’on peut les affaires pour un éventuel départ précipité dans la nuit. Je place un repère au bord de l’eau : ça a l’air de plutôt descendre. Ouf, pourvu que ça dure ! Il nous reste une vingtaine de miles jusqu’à Talkeetna, qui devraient ne pas poser de problème, aussi nous festoyons en liquidant nos dernières victuailles. Après ça je vais faire la vaisselle à une trentaine de mètres en amont. Fred et les enfants font griller des chamallows en me tournant le dos pour éviter la fumée car il y a un peu de vent. Je suis là, à 4 pattes au bord de l’eau quand malgré le grondement de la rivière, je perçois un bruit de voix. Alors que nous n’avons vu personne depuis 3 jours, arrive un raft bien chargé dont les occupants me saluent en passant. Je leur réponds d’un signe de la main quand je les vois s’agiter de plus en plus : qu’ils sont chaleureux et conviviaux ces américains tout de même! Le chien aussi, qui se met même à aboyer, sympa ! C’est alors que j’entends la petite voix de Marion : « Maman, il y a un ours derrière toi ! » Bon sang ! Mais à quelle distance ?! Pensé-je le temps de me retourner ! Quelle journée ! Un grizzly avance droit sur moi, il est à 20m. Habillée de gris anthracite, à 4 pattes au bord de l’eau, je comprends qu’il a du me prendre pour un animal. Je m’empresse de lui prouver qu’il se trompe en me redressant de toute ma hauteur et en lui parlant (je ne sais plus ce que je lui ai dit) tout en suggérant aux autres de trouver le bear spray au plus vite ! Ah ben oui, tiens, ils n’y avaient même pas pensé : Fred s’est pr��cipité sur son caméscope, Marion sur l’appareil photo. Nan mais j’vous jure, des vrais touristes ! A défaut de bear spray je me saisis de ma gamelle fraîchement lavée dans la rivière, tend la poêle à Arnaud et nous les frappons énergiquement avec des galets. Caroline déniche enfin le bear spray (dire que les premiers jours je le mettais à la ceinture !) Le raft providentiel (on peut le dire) disparait très vite dans le brouillard : ses occupants nous hurlent sans doute quelques conseils auxquels on ne comprend rien. On les remercie en vitesse avant de nous retourner vers notre ours, qui n’a pas du tout envie de partir. En rang serré on avance vers lui en criant et en frappant nos gamelles : à contrecoeur il finit par faire demi-tour, traverse un petit chenal et quitte très lentement notre île pour disparaitre un peu plus loin dans la forêt. Glups, on est déstabilisé par son sang-froid : il n’a absolument pas peur de nous, c’est clair. On envisage un moment de déplacer le camp mais il est déjà 21h et nous n’aurions pas le temps de nous réinstaller avant la nuit. Fred suggère de monter des tours de garde mais avec ce brouillard, c’est complètement illusoire, on n’y voit rien ! Le temps d’installer la clôture anti-ours autour de la tente (bah oui on avait décidé de ne pas la mettre pour la dernière nuit, déçus de ne pas avoir vu un seul ours pendant toute la descente), le voilà qui revient tranquillement ! M…. !!! Il commence à faire très sombre, il est maintenant vraiment impossible de déménager, il faut jouer le tout pour le tout et lui faire vraiment peur, mais comment ?! C’est Marion qui aura le dernier mot : alors qu’elle l’avait trouvé très mignon la 1ère fois, elle commence à en avoir vraiment marre ce coup-ci et le lui fait savoir de sa voix haut perchée ! Bingo, il n’aime pas les aigus ! On le course en poussant des cris perçants, tout en restant à bonne distance pour ne pas l’acculer et il se précipite en courant dans la rivière dont le courant l’emporte bien loin en aval du camp. Il prend pied (patte) sur la berge opposée et disparaît dans la forêt ! Ouf, cette fois-ci c’est bon, il a compris à qui il avait à faire, non mais ! Enfin, on espère…. On installe tout de même la bouffe à bonne distance de la tente, c’est plus prudent.
4ème et dernier jour de raft sur la Chulitna (Ve 13/08) Pas de pluie cette nuit, tous les espoirs sont permis ! Pas d’ours non plus, la bouffe n’a pas bougé ! En route pour les 20 derniers miles jusqu’à Talkeetna ! Au moment où nous mettons à l’eau arrivent 3 rafts chargés de touristes qui font une descente à la journée. On se dit que ça doit être tranquille dorénavant vu la moyenne d’âge des passagers. Ils viennent du Denali Princess Lodge et sont tout étonnés que l’on vienne de East Fork. Tiens… Le lit de la rivière s’élargit à nouveau mais avec le temps qui se dégage l’impression est toute autre que les jours précédents : une nature vierge, sauvage et préservée. En dehors des agglomérations qui s’apparentent le plus souvent à des casse-autos, la nature en Alaska est absolument indemne de toute cochonnerie, que ce soir dans l’intérieur du pays ou sur les côtes. Bon, ne parlons pas du pétrole et des pipelines !!! C’est une nature puissance 10 par rapport à ce que nous connaissons en Europe. On peut pagayer en mer ou sur les rivières pendant des jours sans croiser ni route, ni ligne électrique, ni barrage, ni maison, ni bouteille en plastique, ni morceau de filet de pêche, ni boite de conserve, ni cannette, ni rien qui vienne nous rappeler qu’il y a des hommes quelque part sur la planète. Et en plus, quand il fait moche, qu’il pleut, que le temps est couvert, on ne voit pas non plus les avions et leurs traces ! Positivons ! Au détour d’un méandre, nous avons soudain une apparition ! Le Mont Denali dans toute sa splendeur, illuminé par le soleil du matin. 6194 mètres (c’est le plus haut sommet d’Amérique du Nord) qui émergent d’un coup de la toundra et c’est ce qui le rend vraiment impressionnant. Quand on le cherche dans le ciel ennuagé, habitué à nos sommets entourés de chaînes secondaires, type Préalpes par exemple, on est à chaque fois surpris de le trouver si haut sur l’horizon. Certes le Denali fait partie de l’Alaska Range, magnifique chaîne de montagnes qui s’étire d’est en ouest sur plus de 600 km mais cette chaîne est très étroite si bien que la montagne semble littéralement jaillir de la plaine. Il faut dire aussi que le 2ème sommet de la chaîne, le Mount Foraker, voisin du Denali est presque 1 km moins haut. Bref l’effet est saisissant ! Ce relief énorme crée un microclimat qui fait qu’on ne peut voir le sommet que moins de 20% du temps ce qui a pour effet de placer son observateur dans un état d’euphorie exaltée ! Et c’est exactement ce qui nous arrive ! On oublie (presque) les épreuves des jours passés et on profite à 200% de ces heures privilégiées. Faut dire qu’on ne les a pas volées ! Je suis sûre que la vue du Denali ne procure pas le même effet à ces touristes des autres rafts qui ont passé une confortable nuit au Denali Princess Lodge ! Nous passons au pied des falaises de sable dont Tom nous a dit qu’elles étaient à une heure de Talkeetna. Il faut maintenant bien tenir notre gauche pour ne pas louper le village. Un dernier effort pour croiser le flux de la Susitna puis de la Talkeetna River et nous voilà déjà arrivés ! Ralalala, si seulement on avait pu avoir une autre journée comme celle-là ! Mais bon, qui ne tente rien… Nous portons le raft et le matériel jusqu’à la voiture, remballons le tout (tout est trempé et plein de sable limoneux gris très fin, mmmhhh) et allons prendre nos quartiers à la Roadhouse. Qui voit-on arriver bientôt ? Bill le chauffeur qui est tout content de nous voir là ! Nous aussi ! Douche, lessive, internet…. Comme c’est bon le confort moderne, même si la nuit a été perturbée par un générateur qui n’a cessé de tourner : au moins ça m’a permis de bien profiter du contact des draps frais et de l’impression de nid douillet dégagée par les murs en rondins.
Retour sur Anchorage (SA 14/08) Il pleut, tiens ! A vrai dire ça m’aurait vraiment fait râler qu’il fasse beau en partant ! On a RDV à 14h30 chez Brian pour rendre le raft donc on a le temps de faire un petit détour par Hatcher Pass (piste d’environ 50 miles entre Willow et Palmer, qui passe dans la montagne, bien plus belle que la route normale par Wassilia)d’autant plus qu’en allant vers le sud, le temps s’arrange. Dès les premiers miles de cette route, nous rencontrons une femelle élan et son petit, chouette ! La piste est facile et les paysages agréables. Il y a plein de campeurs motorisés installés pour le WE avec gros 4X4, grosses remorques pleines de quad, grosses caravanes, gros barbecues, gros chiens, grosses glacières, qui sont là pour pêcher (de gros poissons ?) Ils nous font penser à des pionniers des temps modernes, même si ce n’est que pour un WE. Certains semblent installés plus durablement : je pense que ce sont des chercheurs d’or car on croise régulièrement des pancartes indiquant qu’ici ou là c’est un claim réservé. Finalement nous n’aurons pas de soleil plus haut dans la montagne… Après le col nous hésitons à visiter Independance Mine mais avec ce temps gris, visiter des vestiges miniers ne nous emballe pas. On préfère refaire un tour vers les hydravions : on adore ce spectacle inhabituel pour nous. Après avoir rendu le raft, le téléphone satellite et le bear spray, nous filons déposer les enfants et le matos chez Great Alaskan Holidays (GAH, le loueur de camping car) avant d’aller rendre la voiture à l’aéroport en 2 mn chrono, où la navette de GAH vient nous chercher aussitôt. Le camping car est quasiment neuf, impeccable. On laisse 2 sacs en consigne chez GAH et habitué au camping car, on prend immédiatement nos marques. En route vers le Wal Mart où nous dévalisons les rayons de fruits et légumes ! Ras le bol de la mauvaise bouffe américaine (il doit exister de bons restaurants mais on n’est pas là pour ça !), des pâtes et du riz ! Le camping car est bien équipé (le four n’a jamais servi !), profitons-en ! On prend demain à 16h00 à Whittier le ferry pour Cordova (et son fameux Child’s Glacier. Cordova n’est pas reliée au réseau routier), nous ne devons donc pas trop nous éloigner. J’ai repéré une balade au-dessus de Hope que nous pourrions faire demain. Nous avançons donc jusqu’à Portage Lake où nous trouvons un coin pour dormir près de la rivière. Il pleut mais ça ne nous fait plus le même effet qu’avant !
Hope, Palmer Creek, Cordova (Di 15/08) Surprise ! Il fait beau ! La chance aurait-elle enfin tourné ? On roule jusqu’au lac pour prendre le petit déjeuner puis nous prenons la route vers Hope. On voit enfin le Turnagain Arm avec le soleil ! Au loin les Chugach Mountains. Hope serait un charmant petit hameau si ses habitants n’avaient pas fait le choix de créer un parking/camping pour RV (= camping car) juste en front de mer. Nous prenons la piste qui grimpe sur les hauteurs de Hope au-delà des arbres. C’est splendide ! Ca fait un bien fou de s’affranchir de ces arbres qui si souvent en Alaska ferment l’horizon. Heureusement que compte- tenu de la latitude de cet état, il suffit de monter de quelques centaines de mètres pour qu’ils disparaissent. C’est parti pour 3h d’une superbe balade au milieu des fleurs et des petits ruisseaux jusqu’à 2 mignons lacs glaciaires. On essaie de boucler la boucle mais le ferry ne nous attendra pas : il nous faut redescendre ! Nous voilà tout ragaillardis par cette belle randonnée ensoleillée. Tout ça nous donne bien envie une autre fois de découvrir la péninsule de Kenaï que nous allons zapper cette fois-ci. En quittant Hope, nous croisons 2 ours noirs qui traversent la route ! En arrivant à Whittier, il….. (Quel suspense…)…..pleut ! A 15h, l’embarquement sur le ferry, assez laborieux (on n’est pas en Norvège) commence. J’ai réservé les billets sur le site de Alaska Marine Highway il y a très longtemps. Le ferry est en fait loin d’être plein, sans doute à cause du temps… A 16h, on appareille sous la pluie et ça continue pendant toute la traversée. Le ferry très récent marche à 38 nœuds ! A 19h15, après avoir parcouru les 150 km de large du Prince William Sound, nous arrivons à Cordova avec un timide rayon de soleil. Pas vu le moindre animal marin pendant la traversée… Il y a pourtant à bord du ferrry une rangerette équipée de jumelles qui traque la bestiole mais rien… Nous prenons la route vers le sud qui mène à Hartney Bay (car j’envisage demain si le temps le permet de faire le Heney Ridge Trail et nous serons ainsi à pied d’œuvre) et découvrons la baie sous une lumière divine. Vite, vite, on se gare près du pont pour en profiter. Quelle surprise ! C’est marée haute et il ya quelques phoques qui chassent le saumon dans la baie, passant et repassant sous le pont où nous nous tenons. On voit distinctement un saumon essayer de se cacher dans les anfractuosités de la berge pour échapper à son prédateur. Pour une fois, il y a pas mal de moustiques au point que l’un d’entre nous doit s’arracher à ce spectacle pour aller chercher le répulsif. On se trouve un coin au bord de l’eau juste à côté du pont pour passer la nuit. De nos fenêtres (non équipées de double vitrage, dommage car la buée est très gênante) nous observons les phoques qui chassent.
Cordova, Child’s Glacier (Lu 16/08) C’est râpé pour la rando, tout est dans les nuages et… il pleut. Du coup on prend notre temps avant de filer vers l’est et le Child’s Glacier. On fait quelques courses, un petit tour dans l’Ilanka Cultural center. En route vers Child’s Glacier on fait un petit détour vers Alaganik Slough où la passerelle qui permet d’observer les marais est en travaux… On arrive enfin après un parcours d’environ 50 miles (dont les ¾ de piste facile) au campground de Child’s Glacier. Les craquements du glacier sont très impressionnants, ça résonne dans toute la cage thoracique et en plus ils sont très fréquents. On gare le camping car et on file voir le glacier ! C’est tout juste si on peut en apercevoir un bout ! Le temps est exécrable ! D’ailleurs à part l’host du camping (que nous ne verrons même pas) et une tente, il n’y a que nous ! Les autres ont été plus malins et attendent un meilleur créneau météo, ce qui se conçoit vu le prix du ferry ! Si c’était à refaire je ne prendrais des billets qu’au dernier moment, en fonction de la météo, au risque de ne pas avoir de place… Consolons-nous, à défaut de voir le glacier on l’entend et on le perçoit (je pense que la sensation pour un aveugle doit être terrible !) Allons voir à quoi ressemble ce fameux Million Dollar Bridge ! Il s’agit d’un pont construit vers 1945 sur la Copper River dans le but de relier Chitina et la Richardson Highway à la Copper Highway et Cordova (pour le moment Cordova reste donc inaccessible par la route) Ce pont a été endommagé par le fameux tremblement de terre de 1964 et du coup le projet de route a avorté. En 2005 les autorités ont renforcé le pont, craignant qu’il ne s’abime encore plus en posant 2 piles métalliques de part et d’autre de la zone où le tablier du pont s’est décalé d’environ 70 cm. Bref, on peut passer dessus en toute sécurité (tiens je viens de lire dans le Milepost qu’il est limité à 6600lbs, notre camping car faisait bien 4,5T mais on n’a pas vu de panneau…). On essaie de continuer la piste aussi loin que possible mais au bout de quelques km les bas côtés sont envahis par la végétation qui nous empêche de passer. Soirée crêpes rythmée par les grondements du glacier.
Child’s Glacier, Cordova (Ma 17/08) Le vent dilue un peu le brouillard : on voit mieux le (bas du) glacier ce matin. Sans interruption, des séracs s’écroulent dans la Copper River, c’est fascinant. Ca génère des vagues d’à peine une quarantaine de cm de haut qui sont vite freinées par le courant de la rivière. On a du mal à imaginer la taille des séracs qui ont pu générer les vagues énormes, de véritables tsunamis qui sont indiqués sur ce panneau. On repasse le Million Dollar Bridge, la vue est moins brumeuse qu’hier. On tente une petite balade à droite juste avant le pont mais on trouve d’énormes traces de grizzly toutes fraîches, accompagnées de traces de bébé ours et la végétation est si dense qu’on a vraiment peur de se trouver nez à nez avec leurs propriétaires. Demi-tour donc, de toute façon… il… pleut ! On reprend la piste vers Cordova : un énorme élan mâle s’enfuit dans la forêt clairsemée inondée par la Copper River, magnifique animal, fugace apparition. J’ai repéré quelques randonnées dans le coin mais avec ce temps il est inutile de grimper, on serait dans les nuages. En route donc pour Saddlebag Trail : 10 km A/R dont la première moitié dans une forêt aux arbres couverts de mousse, assez monotone. La 2ème moitié est un peu plus variée, elle chemine dans une vallée encaissée où court un petit ruisseau. Il y a des dizaines de crottes d’ours, on n’en a jamais vu autant. « Promenons-nous dans les bois, tralalalala… !» On arrive finalement à un petit lac où se jette un glacier moribond. Bof… Pas de pluie durant cette rando, mais on a les jambes trempées à cause de la végétation. De retour au camping car, elle reprend…. On va voir à quoi ressemble le coin d’Orca Road, au nord de Cordova, glauque… Demi-tour vers Hartney Bay et comme l’avant-veille, on a droit à un petit rayon de soleil. On aime cet endroit ! On dort là !
Ferry pour Valdez, Denali Highway (Me 18/08) A 8 h30, le ferry appareille : on quitte Cordova sous le soleil. Je suis dégoûtée car il a plu quasiment sans interruption pendant les presque 72 h passées sur la péninsule. Pfff… On découvre des sommets dont seule la carte nous laissait soupçonner l’existence ! Toujours pas d’animaux marins (à part des loutres et des phoques) durant le trajet en ferry (2h45, environ 120 km) vers Valdez, mais de beaux paysages. Valdez se situe au fond d’un fjord qui semble emprisonner les nuages. Le terminal pétrolier (celui où le fameux Exxon Valdez était venu remplir ses soutes avant de faire naufrage, causant cette marée noire historique que tout le monde a encore en mémoire. C’était en 89…) a le bon goût de rester pudiquement caché dans le brouillard. On se gare sur le port pour y faire un petit tour et on tombe aussitôt sur cette adorable loutre qui batifole au fond du port, là où les gens mettent leurs bateaux à l’eau, sans la perturber le moins du monde. Trop mignonne ! Il faut dire que c’est la belle vie ici pour elle (faisons abstraction des résidus d’essence qui flottent à la surface de l’eau) car elle récupère sans effort les restes des saumons qui sont nettoyés sur le quai. Les mouettes aussi en profitent. Valdez nous a bien plu (avec du soleil, c’est plus facile) : on y trouve un mélange sympathique de bateaux de travail, de plaisance (il y a même quelques voiliers) et même quelques kayaks. Le tout au pied des montagnes ! Nous y faisons un gros ravitaillement (c’est bien plus cher qu’à Anchorage) car nous devons être autonomes pour les 5 jours à venir. Le trajet jusqu’au Denali National Park via la Richardson Highway puis la Denali Highway ne passe que dans des hameaux de quelques maisons. On ne trouve pas non plus grand-chose à l’entrée du Denali NP… Les 50 premiers km après Valdez sont agréables, très montagneux et spectaculaires. On redescend ensuite dans une plaine monotone (encore les épinettes qui forment un rideau continu de part et d’autre de la route) pendant une bonne centaine de km avant d’arriver à Paxson, point de départ de la fameuse Denali Highway. Nous y faisons le plein et c’est parti pour 135 miles (216 km) d’une piste superbe qu’on a adorée ! (attention, je crois que certains loueurs de camping cars ne l’autorisent pas) A cette latitude, la limite forêt/toundra n’est pas bien haute, environ 600 m. Nous allons longer toute la chaîne de l’Alaska Range sur son versant sud. La journée est déjà bien avancée, l’été se termine, c’est déjà le début de l’automne et les couleurs sont superbes. Quelle chance d’avoir du beau temps ! On se pose pour la nuit un peu après Tangle Lakes (dont la piste d’accès est fermée pour travaux).
Denali Highway (Je 19/08) On décolle de bonne heure, tout émoustillés par ce qui nous attend. Nous passons devant les trailhead de Landmark Gap Lake (rando en A/R jusqu’à un lac, au fond d’une large vallée) et Glacier Lake (très humide parait-il) pour monter jusqu’à Mac Larren Summit, plus haut point de la piste (1245 m) où nous allons nous balader. Bien pratique le popotin blanc des caribous pour les repérer de loin ! Voici enfin l’occasion de faire sécher la tente que nous transportons mouillée depuis presqu’une semaine. Il est encore tôt et comme nous sommes les premiers aujourd’hui sur ce sentier, nous rencontrons plein de caribous ! Les jeunes sont très curieux, comme celui-ci que je n’avais pas remarqué ! La toundra commence à prendre ses couleurs d’automne et c’est superbe ! On surplombe une vaste plaine qui curieusement me fait penser à une savane africaine. Nous cheminons entre des petits lacs d’origine glaciaire et y remarquons ces étranges tracés semi-circulaires. A la périphérie des cercles, les cailloux les plus gros, au milieu les petits. Bizarre ! J’ai lu que c’est la conséquence du gel et de la neige mais sans bien comprendre le détail de leur formation. Si quelqu’un sait ? Tout est beau ici, jusqu’au moindre détail ! Sur le chemin du retour, nous croisons des américains qui voyagent à 4 ou 5 camping cars (ils sont 20, de New York) avec plein d’enfants. Les montagnes ici sont déjà si impressionnantes qu’ils me demandent si c’est le Denali ! En fait on en est encore à 200 km et les montagnes ici ne font « qu’un peu plus de 4000m » ! Nous reprenons la piste, traversons la Susitna (nous l’avions déjà traversée en raft quelques jours plus tôt mais bien plus en aval, juste avant Talkeetna) et remontons ensuite sur un plateau qui offre une vue absolument époustouflante sur l’Alaska Range. On en reste scotché, à tel point qu’on décide de dormir là ! On est absolument hypnotisé par le spectacle. Bouquet final !
Denali Highway, J1 au Denali NP (Ve 20/08) Après un tel coucher de soleil, pas question de rater le lever! Le thermomètre doit être faux, il indique -3°C mais il n’y a pas de givre. Disons que le fond de l’air est frais. D’ailleurs, ça fume, tout là-bas, au niveau des lacs et rivières. Il doit y en avoir des animaux dans cette vallée (on est à 20 km des montagnes, selon le GPS) D’ailleurs il y a pas mal de chasseurs en quad (la chasse a rouvert le 15/08) mais on n’entend quasiment pas de coups de feu, tant mieux ! On croise puis on longe ensuite pendant un moment la Nenana River, que j’avais un moment envisagé de descendre en partie en canoë mais le temps nous manque car il faut une grande journée (20 miles, classe I. Il faut pagayer mais il parait que c’est très « scenic ») pour aller de son croisement avec la Denali Highway à celui sur la George Parks Highway. La Denali Highway descend finalement dans la plaine pour rejoindre la George Parks Highway. Cette Denali Highway était jusqu’à la construction de la George Parks Highway en 1972, la seule voie d’accès au Denali NP. Un hors d’œuvre magnifique ! 50 km plus au nord, nous entrons dans le Denali National Park. J’ai pas mal hésité à aller dans ce NP un peu particulier. Contrairement aux autres NP américains que l’on peut sillonner librement en voiture, celui-ci est très réglementé. Il y a une unique piste de 89 miles de long qui longe le massif du Denali sur son flanc nord. On peut aller avec son propre véhicule jusqu’au mile 15. Avec une réservation pour 3 nuits minimum au Teklanika River campground (mile 29) on peut y conduire son véhicule mais on n’a plus le droit d’y toucher jusqu’à ce qu’on quitte le parc. C’est le choix que nous avons fait. Au-delà, il faut marcher, pédaler, ou prendre le bus. Vu les distances, on opte pour le bus ! Il s’agit de bus très rustiques, la vitesse est limitée à 30 mph, ils font de nombreux arrêts pour voir les animaux, des arrêts-pipi toutes les 1h30 à 2h00… Bref, pour faire toute la piste aller-retour de l’entrée du parc à Wonder Lake, il faut… 11h ! Passer nos vacances dans un bus ne nous tentait pas vraiment mais s’il fallait en passer par là pour découvrir la faune et les paysages de ce parc, ben, on allait tenter l’expérience. Au pire, si ça nous gave trop, on pourrait toujours quitter le parc avant les 3 nuits. Après les formalités rapidement effectuées au WAC (Wilderness Access Center. NB : en cette fin août, il y avait de la place dans tous les campgrounds sauf Wonder lake, celui qui est au bout de la piste), nous prenons la route et au bout de quelques km, croisons un grizzly qui vient de couper la route à un bus ! Sur la route vers le Teklanika Campground, nous croisons quelques caribous. Camping pas terrible, un parking arboré disons, on est les uns sur les autres (en RV ce n’est pas trop grave mais pour les tentes, pas terrible), aucune vue (normal, le camping est caché dans la forêt, ce qui est louable), des toilettes et un robinet. Point positif, il est au bord du lit de la Teklanika (je précise le lit car la rivière, gringalette, est finalement assez éloignée) : l’hôtesse, très sympa, nous rappelle les consignes de sécurité (il y aurait un ours et un lynx qui rôderaient dans le coin, pas vus en ce qui nous concerne…) On pose le camping car et on saute dans le bus pour notre première balade, pas loin (il est déjà 14h) Après 45 minutes de bus (et un arrêt-pipi au bout de 10 mn, pour ceux qui viennent de l’entrée…), le chauffeur nous débarque à Cathedral Mountain, en même temps d’ailleurs qu’une autre famille avec 3 enfants. Aussitôt, la moyenne d’âge dans le bus remonte en flèche ! Pas beaucoup d’enfants au Denali… Ce sont des habitués et ils nous indiquent le chemin, qui finalement est facile à trouver car assez fréquenté. Il n’y a quasiment pas de sentiers officiels au Denali (sauf à l’entrée du parc) Dans les endroits assez fréquentés, on trouve des sentiers. Ailleurs et le plus souvent, c’est du hors-piste, pas toujours facile du fait de la végétation. Pas de chasse bien sûr dans le parc, si bien que l’on peut facilement approcher les animaux, qui ne nous ont toutefois pas semblé beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. On contourne une curieuse montagne de sable ocre pour finalement surplomber une impressionnante vallée glaciaire. Au loin, en contrebas, on entend soudain hurler : bear ! bear ! On ne voit pas l’ours mais on voit bien 2 randonneurs remonter la pente à toute vitesse ! Finalement ils ne planteront pas leur tente près de la rivière mais un peu plus haut au bord d’un lac. On peut bivouaquer partout dans le parc (à au moins 1 mile de la route), à condition d’avoir préalablement demandé un permis au WAC car le nombre maxi de campeurs par zone est contingenté. Pas facile d’improviser donc… Les enfants deviennent experts ès/crottes et baies ! Belle balade, sans soleil, dommage car la couleur de cette montagne est étonnante. En attendant le bus on remarque ce panneau : le vandalisme existe donc aussi chez les animaux ?! On peut monter et descendre à sa guise du bus où l’on veut dans le parc : il suffit de faire signe au chauffeur. En fin de journée, les bus qui retournent vers l’entrée du parc sont bien remplis et seul Arnaud peut grimper dans le 1er bus. On attend donc une vingtaine de minutes le suivant qui nous prend tous les 4. Nuit très calme (les générateurs des camping- cars doivent être arrêtés à 20h. De toute façon, il est indiqué sur le mode d’emploi du nôtre que le générateur n’est pas capable de recharger la batterie. Il ne sert donc que pour avoir ponctuellement du 110V, par exemple pour le micro-ondes. En arrêtant le chauffage durant la nuit, car le ventilateur est bruyant et doit consommer pas mal, nous aurons assez d’électricité pour ces 4 jours au Denali. Heureusement nous avons nos sacs de couchage car nous aurions eu un peu froid en n’utilisant que les couvertures fournies.)
J2 dans le Denali NP ( Sa 21/08) J’ai réservé le bus jusqu’à Wonder Lake, situé presqu’au bout de la piste, mais d’un commun accord nous décidons de ne pas aller jusque là : trop de bus ! A 7h30 on grimpe dans le bus et 1h30 plus tard, après avoir croisé quelques mooses imposants, admiré de belles montagnes derrière la vitre du bus (grrr…), nous demandons au chauffeur de nous laisser à Highway Pass. Les autres occupants du bus nous regardent un peu comme des bêtes curieuses quand nous descendons à ce col, où il n’y a « rien » (ni visitor center ni toilettes !) Enfin, rien d’autre que des montagnes de sable rouge encore un peu enneigées en cette fin d’été qui font face à des vallées sauvages et encaissées. On fait une belle balade au soleil (dommage on ne quitte pas la vue de la piste où les bus se succèdent à intervalles réguliers), il fait très bon, pas un souffle de vent. Fred et Arnaud, devant, aperçoivent des renards, on observe un moment un combat aérien entre un corbeau et un rapace tout en bullant au soleil : toujours pas le moindre moustique, quelle chance ! On a même la chance d’apercevoir le sommet du Denali ! Nous rejoignons enfin la piste et hélons un bus qui nous amène jusqu’au visitor center de Eielson où nous remplissons les gourdes. Au-delà de cet endroit, la piste redescend au fond de la vallée vers Wonder Lake. Il nous a semblé qu’au-delà le paysage devenait moins accidenté donc moins intéressant. Nous rebroussons donc chemin vers l’est et lors de l’arrêt à Toklat River,
demandons au chauffeur de nous déposer vers Polychrome Pass (un peu à l’ouest du mile 47). Il semble sceptique, nous expliquant que ça descend très raide depuis la route vers la rivière qui est en contrebas et que nous voulons longer. En effet ! Ca descend bien raide mais le sol est meuble donc c’est sans problème. En contrebas de la route, on ne soupçonne absolument pas sa présence, on ne voit et n’entend rien d’autre que le bruit du ruisseau et c’est bien agréable ! Les couleurs nous épatent, mélange de rouge, jaune, bleu du ciel (ahhhh !) ponctué de jolis nuages ! Tiens qu’est-ce donc que ce truc gris ?! Une bonne grosse marmotte prête à bientôt affronter les privations de l’hiver. Il y a une multitude d’empreintes le long de la rivière. Des crottes aussi bien sûr… Glou, glou, glou ! On les entend avant de les voir : des lagopèdes… Fred repère plus haut des mouflons de Dall (facile, ils sont d’un blanc immaculé), qui ont l’air de descendre vers la rivière : quelle chance. En effet, nous les retrouvons un peu plus loin au pied de la falaise. Ils se laissent très facilement approcher si bien qu’on va passer 1 ou 2 h en leur compagnie ! Quelle expérience ! Comment avec un tel pelage peuvent-ils échapper à leurs prédateurs ? Toujours plein de traces qui stimulent notre imagination : on essaie de reconstituer la scène du crime… En descendant la vallée on est régulièrement amené à sauter plusieurs petits affluents et on finit par être obligés de se faufiler dans le bush. Pas facile ! Pourvu qu’on ne se trouve pas nez à nez avec un grizzly. « Promenons-nous dans les bois… » Finalement on trouve un endroit pour traverser la rivière et rejoindre la piste. On émerge sur celle-ci en haut d’un raidillon : il n’y a plus qu’à attendre le bus, enfin plutôt les bus car encore une fois nous devons nous diviser en 2 groupes : d’abord les enfants puis Fred et moi. Sur le trajet du retour, la lumière est de toute beauté et ça fait vraiment l’œuf d’être dans ce bus ! Comme nous sommes 5 nous ne prenons pas le risque de prendre le dernier ou l’avant dernier bus pour rentrer car s’ils sont pleins, il faut attendre qu’un véhicule vienne nous chercher depuis l’entrée du parc, ce qui nécessite au bas mot quelques heures ! On retrouve les enfants au camping car : ils ont vu 3 ours sur une colline, les veinards !
J3 dans le Denali NP (Di 22/08) On les revoit ce matin : une maman grizzly et ses 2 petits. Plus loin on retrouve « nos » mouflons d’hier : depuis le bus, l’effet n’est pas le même ! Cette fois on se fait déposer à Stony Dome. Pas de soleil mais il ne pleut pas, c’est déjà ça…. Après avoir traversé une petite rivière, on remonte une petite vallée pleine de marmottes avant d’arriver à un col. Monter jusqu’au sommet ne nous apporterait pas grand-chose de plus car le temps est assez couvert. On préfère chercher un passage pour faire une boucle vers une très belle vallée que nous avons repérée en passant en bus. Hélas, elle est inaccessible ! C’est assez difficile dans le Denali (et en Alaska en général) de se faire une idée précise des reliefs car les cartes sont peu détaillées. Demi-tour donc, c’est plus prudent ! Le temps se couvre de plus en plus. Superbe arc en ciel près de Toklat River ! Malgré le temps, on décide d’aller explorer une vallée colorée que nous avons repérée sur Polychrome Mountain : elle nous a tapé dans l’œil à Caroline et moi. Un signe au chauffeur et hop, on descend ! On essuie quelques gouttes, rien de méchant et on grimpe dans la vallée jusqu’à apercevoir un groupe de « mouflettes » de Dall. Ces dames sont bien plus sauvages que les mâles, impossible de les approcher : elles sont toutes effarouchées et disparaissent finalement derrière un col. Cette fois le ciel s’assombrit de partout : demi-tour ! On se poste au bord de la route : 1er bus : 1 place seulement. Arnaud y monte (le veinard, il va voir un loup qui va trottiner au bord de la route pendant au moins 2 km !) On attend un bon moment le 2ème bus, le fond de l’air est de plus en plus frais mais on ne veut pas marcher le long de la route pour nous réchauffer car il pleut de partout sauf au-dessus de nos têtes ! Drôle d’impression ! Les sommets tout proches seront même blanchis. 2ème bus : 2 places, pfff… Fred et Caro y montent avec pour mission de commencer à faire les lasagnes ! 3ème bus : Marion et moi aurons finalement attendu 1h15 avant de pouvoir monter dans un camper bus : atmosphère d’ailleurs très sympa, il ramène des gens qui ont campé à Wonder Lake. Ce n’est pas le même public que dans les autres bus où on a vu des gens roupiller ou lire sur leur ipad ! Il y a d’autres randonneurs complètement trempés et frigorifiés qui visiblement ont attendu le bus un bon moment sous la flotte. On a eu plus de chance ! En conclusion ce système de bus est tout de même très contraignant : c’est un crève-cœur de perdre matin et soir plusieurs heures dans les transports, juste au moment où la lumière est la plus belle. Le dernier jour entre la fin de la balade, l’attente du bus et l’arrivée au camping de Teklanika, nous avons mis 3 heures (pour une vingtaine de miles )! (Auxquelles il faut ajouter 2h le matin pour aller à Stony Dome) Il est vrai que les paysages du Denali sont vraiment très beaux : c’est un mélange de larges vallées glaciaires austères, gorges profondes, montagnes colorées, glaciers, sommets enneigés mais je trouve l’organisation du parc vraiment trop pesante pour avoir envie d’y retourner. Voilà c’est dit ! Je dois dire aussi que je tenais tout de même à voir ce parc pour me faire mon idée, pas de regrets donc ! Je pense que pour bien profiter du parc (sans avoir une impression de métro/rando/dodo) il faut pouvoir partir camper quelques jours loin de la piste ce qui implique de porter un gros sac. Pas facile non plus pour une première visite dans le parc de bien cerner où s’y balader….et vu qu’il faut dire à l’avance au WAC dans quel secteur on va bivouaquer, impossible de se décider au vu des paysages rencontrés depuis le bus.
Denali NP, Anchorage (Lu 23/08) Il y a un peu plus de 400 km jusqu’à Anchorage, où nous reprenons l’avion demain.Ce matin dans le parc, le ciel est couvert mais les couleurs d’automne commencent tout de même à flambloyer. Plus au sud, ça se dégage et la vue de Denali Viewpoint South est à tomber ! On aperçoit en contrebas la Chulitna où nous sommes passés quelques jours plus tôt dans le brouillard. A Trapper Creek (à la hauteur de Talkeetna) nous prenons la Petersville Road qui file vers l’ouest. Cette route nous permet d’apercevoir le Denali sous un autre angle : elle n’a pas vraiment d’autre intérêt. Comme il fait beau nous décidons de repasser par Hatcher Pass mais comme la dernière fois, le temps se couvre finalement. Ce détour nous permet de rencontrer une nouvelle fois la femelle élan et son petit. Cette piste (non autorisée par le loueur ce qui signifie que l’on n’y est pas assuré) ne présente pas de difficulté ce jour là. La descente est assez raide et le frein moteur bien utile. On passe à Anchorage Downtown : la ville est en fait assez petite. Il y a des quertiers qui semblent très agréables à vivre avec plein de belles maisons en bois. La ville est idéalement située entre mer et montagnes. Nous allons passer la nuit sur les hauteurs de la ville à Glen Alp, dans le Chugach State Park. Il y a un monde fou ici : c’est un départ de randos à quelques minutes de la ville et la vue y est magnifique. On assiste à un coucher de soleil wagnérien sur Anchorage, ponctué de quelques averses bien drues ! Au loin, l’écume des vagues éclairée par le soleil couchant souligne la côte d’un trait presque fluorescent. Derrière nous, un ultime nuage rose avant que la nuit ne tombe définitivement.
Adieu Alaska et Denali ! (Ma24/08) Magnifique cadeau d’adieu ce matin : le Denali se détache parfaitement sur l’horizon ! Il est à plus de 200 km à vol d’oiseau ! On est scotché par ce spectacle mais il nous faut rendre le camping car avant 10h. En 10 mn, c’est chose faite et la navette nous conduit à l’aéroport, duquel d’ailleurs nous apercevons toujours le Denali. On décolle en début d’après-midi et très rapidement on vole « à côté » du Denali : magnifique ! Je constate non sans une pointe de satisfaction égoïste que la piste du Denali NP est sous les nuages, comme tout le flanc nord du massif. Moi qui était déjà en train d’échafauder des plans pour retourner en Alaska à l’automne et dans le nord, je réalise que le beau temps est rare partout en Alaska, pas uniquement sur la côte !
CONCLUSION Avant d’opter finalement pour l’Alaska, j’avais étudié la possibilité d’un voyage au Kamchatka, son voisin de l’est ! J’étais attirée par ses paysages sauvages, ses volcans, ses ours, ses rivières et rêvait d’y randonner ou d’y faire une descente en raft ou canoë. Malheureusement cette région ne s’est ouverte au tourisme qu’en 1992 au moment de la Perestroïka et les infrastructures y sont encore peu développées. Il est très difficile d’y voyager sans guide (et encore plus si on ne parle pas le russe) et les devis demandés auprès des agences locales y étaient absolument exorbitants. Conditions de confort spartiates, nécessité de porter d’énormes sacs pour y trekker (je ne pense pas que les russes soient déjà initiés à la philosophie MUL), impossibilité d’y être autonome, manque de réactivité des agences locales pour répondre à mes mails. Bref, je décidai finalement de me tourner vers l’Alaska et là tout a été ultra-simple : on trouve plein d’infos, cartes, récits, photos sur le net qui permettent de préciser ses attentes. Les américains ont un sens du service qui nous épate à chaque fois ! On avait un timing assez serré et tout a marché comme sur des roulettes, ils sont très pro ! Pas facile cependant vu la taille de l’état de faire des choix : il mérite à coup sûr plusieurs voyages ! On a fait un voyage passionnant même si la météo aurait pu, si elle avait été complice, le rendre absolument époustouflant !
Nos plus forts souvenirs (après sondage familial) seront : La rencontre rapprochée avec le grizzly L’ours noir sur la plage L’adorable loutre à Valdez et les loutres en général, trop mignonnes Les aigles à tous les coins de forêts et les phoques La « pêche au saumon », morts de rire ! Le Denali dans toute sa splendeur Les mouflons de Dall La pluie !!! La (très) grosse trouille en raft contre la souche
BUDGET ALASKA
J'ai profité en décembre 2009 d'un euro avantageux par rapport au dollar (1$ = 1,50 euro à l'époque) pour payer le ferry, la location du camping-car, les accomptes pour le kayak et le raft, le camping/Tek Pass/entrée au Denali, Child's glacier campground. J'avais aussi acheté en décembre des dollars pour payer sur place le solde kayak/raft, les hébergements, restaurants, bouffe. Bref, il n'y a que la location de voiture et le carburant qu'on a payés avec un dollar un peu moins avantageux (1$ = 1,29 euro) Vu le prix des prestations en Alaska, il n'y a pas de petits profits!
Avion pour 5, vol direct Francfort-Anchorage avec Condor4880 euro
Location 2 kayaks doubles+1 simple pour 7 jours1085$ Transferts en watertaxi 1880$ Total kayak :3035$ soit 2154 euro
Location raft 4 jours pleins 400$280 euro Navette pour dépose raft250$175 euro Total raft : 650$455 euro
Location VHF 7jours70$47 euro Location tél satellite 2 semaines150$ 106 euro Location bear spray 2 semaines 50$ 35 euro Clôture anti ours120 euro Total sécurité308 euro
Location minivan 14javec plein assur maxi732$567 euro Essence minivan 40$31 euro Total minivan 14j598 euro
Camping car 25' 10 jours, assurance maxi1592$1114 euro Propane40$28 euro Essence camping car 26l/100 km 1700 km459$355 euro Total 10j camping car 1497 euro
2 nuits 5 pers AJ Girdwood240$168 euro 2 nuits Talkeetna Roadhouse284$200 euro Childs's glacier campground avec résa34$25 euro 3 nuits à Teklanika campground (Denali)73$49 euro Total hébergements 442 euro
Ferry Whittier/Cordova/valdez CC+5P1091$722 euro
TEK Pass pour 3 jours pour 5 (bus dans Denali)92$61 euro
Ravitaillements, gaz, pêche 25j à 51000$670 euro Restos, fast food300$200 euro Total Bouffe, divers sur placeenviron 1000 euro
TOTAL pour 25j à 512117 euro
BIBLIOGRAPHIE ALASKA
Le Milepost est un énorme annuaire contenant une masse d'informations diluées au milieu de publicités. Nécessite un temps d'adaptation avant de s'y retrouver. Très utile pour le voyageur motorisé. Poids rédhibitoire pour les autres.
Lonely Planet Alaska : bien, pas mal d'idées de randonnées, pas mal de cartes.
55 Ways of the Wilderness in South Central Alaska, 5th edition de Helen D. Nienhueser and John Wolfe Jr : plein d'idées de rando, cartes succintes.
The Alaska River Guide de Karen Jettmar : la référence pour choisir sa rivière.
Denali National Park Guide to Hiking, Photography and Camping de Ike Waits. Plein d'idées de randos dans le Denali NP. Topos pas très précis mais difficile de faire mieux vu qu'il n'y a pas de sentiers. Cartes très grossières.
Cartes du National Geographic : Prince William Sound West (utilisée en kayak) 1/110000ème Prince William Sound East (pour la région de Cordova) 1/105600 Denali 1/225000ème On est loin de nos cartes IGN au 1/25000ème mais ces cartes sont agréables à lire et plastifiées. Au moins un bivouac de kayak indiqué qui n'existe pas sur PWS West. Je ne crois pas qu'il existe des cartes papier plus détaillées de toute façon. Il faut donc un peu « d'inspiration » pour lire le terrain plutôt que la carte, pas toujours facile.
Cartes GPS On a téléchargé des cartes topo gratuites pour Garmin. Attention il en existe (au moins) 2 types : pour l'un des 2 impossible de transférer les cartes et les waypoints sur le GPS donc mieux vaut faire un essai avant de rentrer tous les waypoints et de piquer une crise quand ça coince! On a utilisé ça : http://www.gpsfiledepot.com/maps/view/302/ Bien utile pour évaluer la distance parcourue en kayak ou en raft et s'assurer qu'on est bien là où on croit! Amusant aussi pour mesurer la vitesse en raft : record 14,8 km sans donner un coup de pagaie!
Scats and Tracks of Alaska de James C. Halfpenny : crottes et traces d'Alaska, bien fait, léger, les enfants le connaissent par coeur.
Alaska Wild Berries and berry-like fruit de Verna E. Pratt pratique, léger, bien utile vu l'abondance de baies diverses et variées.
On aurait du acheter ces 2 petits livrets au début du voyage mais l'occasion ne s'en est présentée que plus tard. Si vous les trouvez sur le net, n'hésitez pas!
Pour le récit illustré, cliquez ici
Bonne lecture!
ALASKA ! Enfin ! L’idée d’aller en Alaska nous turlupinait, Fred et moi, depuis longtemps. On n’avait cependant pas envie de survoler superficiellement cet immense état américain (le plus grand, 3X la France) On voulait le découvrir sous son aspect le plus sauvage, loin de la civilisation, loin des routes, au plus près de la nature. Pas facile en 3 semaines de vacances. Pas facile avec 3 enfants. Il nous a donc fallu attendre patiemment qu’ils grandissent, physiquement mais aussi dans leur tête, car nous nous doutions que le wilderness sous ces latitudes est vraiment très « wild ». Bref, nous (Marie, Fred, Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) débarquons enfin à Anchorage ce 01/08/10 et récupérons nos 180 kg de bagages… 180 kg !? Oui, on prévoit de commencer par une semaine de camping itinérant en kayak de mer, suivie de 4 jours de descente en raft : tout ça nécessite un sacré fourbi, d’autant que nous emmenons notre canoë gonflable. Comme je me doute que notre résistance à la rude vie au grand air alaskan risque d’avoir ses limites, je choisis de terminer notre voyage par la location d’un camping car pendant 10 jours. Avec un tel programme nous n’allons découvrir qu’une infime partie de l’Alaska, à notre rythme. Ce sera l’occasion d’y retourner !
Cogitations/préparatifs Pour les prix, voir dans la partie budget à la fin VOL Pour le vol, rien de bien compliqué : Condor Airlines, filiale lowcost de Lufthansa, opère des vols directs pour Anchorage depuis Francfort. 2h30 de route de Nancy, aéroport très pratique. Bien que cher (presque 1000 euro A/R) on n’hésite pas longtemps devant l’attrait d’un vol direct et le prix de toute façon assez élevé aussi des vols avec escale (pb des retards, correspondances ratées, bagages perdus, passage de douane…) passant par les US ou le Canada. KAYAK DE MER On avait adoré notre virée en kayak au Groenland et bien envie de recommencer. Le but était de se balader dans des espaces vierges, sans trop d’humains, sans ferry, bateau de pêche, vedettes à moteur… Bref sans autre bruit que celui des cascades, du vent et de la mer, des animaux et du crépitement des glaçons mêlé aux craquements sinistres des glaciers.. Euh….j’avais oublié celui de…la pluie ! Après avoir comparé les mérites respectifs de Valdez, Seward, Homer et Whittier (dans tous ces endroits on trouve à louer des kayaks de mer), je choisissai finalement cette dernière. Whittier est un endroit absolument glauque, le pot de chambre de l’Alaska avec une pluviométrie record, mais c’est une bonne base de départ vers la partie ouest du PWS (Prince William Sound : gigantesque baie parsemée d’îles, située au SE d’Anchorage) qui est une zone très abritée de la houle océanique du fait de la présence de nombreuses îles. Bien sûr il y a des endroits avec plus de glaciers (Valdez), plus d’animaux (Seward), mais cette zone me parait réunir pas mal d’atouts : protégée de la houle, quelques glaciers, de bonnes chances d’y voir des animaux, pas trop de difficulté pour y bivouaquer (la forêt pluviale, exubérante vient souvent jusqu’à la limite de la haute mer) Après quelques échanges de mail, je retenai Epicchartesr (Brooke le patron n’a pas été avare d’informations sur le coin) pour louer les kayaks : 2 doubles+1 simple. S’éloigner de la civilisation a un coût certain en Alaska car l’absence de route sur la plus grande partie de cet état nécessite le recours à un avion, hydravion ou bateau. En l’occurrence c’est en « watertaxi » (toujours avec Epiccharters) que nous nous ferons déposer à environ 75 km au sud de Whittier (au-delà des zones de pêche), puis récupérer un peu plus loin une semaine plus tard. Pourquoi ne pas prendre un tour guidé ? Ben… parce que quand on ne peut compter que sur soi-même, les sensations sont décuplées !
RAFT C’est précisément pour éviter le coût non négligeable d’une dépose aérienne (à 5+ matos de camping+bateaux il faut 2 rotations car les coucous sont minuscules) que je choisissai finalement de descendre la Chulitna. Après avoir demandé des devis pour accéder à des rivières perdues dans le nord de l’état, je réalisais que, d’une part cela ferait exploser le budget, d’autre part cela nous demanderait d’y consacrer beaucoup de temps (il faut le temps de monter là-haut et d’en redescendre+journée de sécurité pour le vol de dépose, idem pour la reprise) 3 ou 4 jours me semblaient la bonne durée : assez longue pour bien entrer dans l’ambiance du trip, assez courte pour ne pas engendrer de monotonie. Les enfants voulaient que ça bouge un peu (on a été servi…) Je ne voulais pas d’une rivière trop près d’une route. Je ne voulais pas de portage. Je voulais enfin avoir la possibilité de voir des animaux et de beaux paysages. Je jetai donc mon dévolu sur la Chulitna pour laquelle le point de mise à l’eau est accessible par la George Parks Highway et qui après 77 miles passe – comme c’est pratique- dans le village de Talkeetna. La Chulitna passe dans la même vallée que la George Parks Highway, à une distance de plusieurs km si bien qu’on ne perçoit pas sa présence (sauf sur qq km au début où l’on entend un peu la circulation). En cas de problème il ne faut toutefois pas trop compter pouvoir rejoindre la route car le terrain est difficile : forêt impénétrable, marais, ravins… Elle longe sur son flanc est tout le massif du Denali, plus haut sommet d’Amérique du nord qui culmine à 6029m. Elle court ainsi dans une vallée glaciaire du nord vers le sud, recevant plusieurs affluents qui augmentent considérablement son débit (de 1 à 4 entre le début et la fin de notre parcours) Cette rivière étant classée II+ voir III en cas de fort débit, je préférai louer un raft plutôt que des canoës gonflables . (Bien m’en a pris, boudiou !) Craignant que les enfants ne s’ennuient sur le raft, je décidai d’amener notre canoé gonflable (super bonne idée) Je réservai donc un raft Aire de 15’chez Alaska Raft Connection (à Anchorage) dont le patron Brian est très réactif. J’ajoutai dans nos bagages une galerie gonflable Handyrack et des sangles car transporter un raft et ses avirons n’est pas une sinécure.
VOITURE Après plusieurs jours de recherche sur le net, je tombai enfin sur un tarif tout à fait raisonnable (pour l’Alaska hein !) pour la location d’un Dodge Grand Caravan chez Alamo. C’est fou, les prix vont de 1 à 5 ! Bien chercher avant de se décider donc. Pourquoi louer une voiture pour faire du kayak et du raft ?! Ben, pour les transferts pardi ! En fait, les transports en communs pour 5 sont + chers qu’une location et en plus impraticables avec tout notre fourbi. Pas le choix donc, même si ça fait râler de louer une voiture pour la laisser 7+4 jours au parking… Voiture quasi neuve, 12000 miles au compteur, récupérée en 5 minutes en arrivant à l’aéroport.
CAMPING CAR Bien moins cher à partir du 15 août, on a sauté sur l’occasion. On a donc loué pour 10 jours chez Great Alaskan Holidays un camping car de 25’, nécessaire et suffisant pour 5 personnes. On ne voulait pas plus grand afin de pouvoir rester relativement « agile »… Organisation parfaite, camping car étincelant. Il y a PLEIN de camping cars en Alaska et ça se comprend : on peut s’arrêter où on veut, en « pleine nature », en toute légalité (ce qui n’est pas le cas dans beaucoup d’autres états américains). Vu les distances, la rareté et le coût de l’hôtellerie, la qualité de la « restauration » tout-venant, c’est une solution qui serait presqu’idéale si ces bestiaux ne consommaient pas 25 l/100 km minimum (26 en ce qui nous concerne en roulant hypercool)
SECURITE Rassurez-vous je ne parle pas des Américains, en général vraiment sympas mais de la Nature et de ses Habitants. Prévoyant de nous balader dans des coins perdus, en bonne santé mais pas à l’abri d’une gamelle, crise d’appendicite - que sais-je encore - dans une nature réputée pour sa population d’ours (noir et grizzly) je préférai louer (chez Alaska raft Connexion toujours) un téléphone satellite et un bear spray (spray répulsif contre les ours) pour la partie kayak et raft. Je louai aussi (cette fois chez Epiccharters) une VHF (finalement inutile car il n’y avait pas un chat là où nous avons fait du kayak et la portée de cet appareil est très limitée) Enfin je décidai de fabriquer une « bear fence », clôture électrique anti-ours (destinée à entourer la tente), afin de pouvoir dormir un peu plus sereinement. J’ai trouvé tous les ingrédients en Europe (je ne voulais pas commander aux US à cause des frais de douane+dossier éventuels) Evidemment cet attirail ne dispense pas de respecter aussi scrupuleusement que possible les consignes pour éviter des rencontres trop rapprochées avec les ours. La rando en kayak se déroulant dans la Chugach National Forest, Epiccharters avait récupéré pour nous auprès du visitor center cinq boîtes anti-ours destinées à stocker la nourriture et les trucs odoriférants qui pourraient intéresser ces gourmands. Bien pratiques pour s’asseoir mais d’un volume insuffisant pour une semaine d’autonomie. Un peu encombrantes dans les kayaks même si heureusement elles tenaient verticalement entre nos jambes. Pas étanches, dommage.
Le voyage (Dim 01/08/10) Ouf, l’hôtesse de l’enregistrement ne moufte pas quand elle nous voit enregistrer 8 sacs pour 5 personnes. Depuis peu la franchise de bagages en soute est limitée à 1 sac de 23kg/personne mais comme les billets ont été achetés l’année dernière, nous bénéficions encore des 2X23kg. On décolle enfin avec 3h de retard (on s’est donc levé à 4h du mat pour rien…) 8h45 plus tard, après avoir survolé le Groenland puis (chance !) aperçu le Denali émergeant d’une mer de nuages, nous nous posons vers 14h à Anchorage. Il fait gris mais il ne pleut pas, environ 17°C. On récupère la voiture au terminal domestique en un clin d’œil et après nous être trompés d’adresse (j’avais noté l’adresse postale, ne nous énervons pas… une adorable commerçante nous a retrouvé la bonne adresse sur le net), on déniche enfin Alaska Raft Connection, dans un hangar près de Lake Hood juste à côté de l’aéroport pour récupérer le tél satellite et le bear spray. Le dépaysement est immédiat car ce lac sert en fait d’aérodrome pour les hydravions. Il y en a des centaines, garés sur l’eau ou sur les parkings. Si le trafic sur le gros aéroport parait modeste, ici, ça turbine ! Ce spectacle nous occupe bien en attendant que notre téléphone atterrisse ! Enfin, il arrive : une famille de Suédois (avec un garçon de 15 ans et une fille de 18 ans) vient de rentrer en hydravion d’une randonnée de plusieurs jours en raft sur la Talachulitna River. Ils ont attendu leur hydravion pendant plus de 24h à cause du mauvais temps et sont affamés. Ils ont eu de la pluie quasiment en permanence… On compatit… « I wouldn’t do it again » dit sobrement la maman. Bien, bien, bien… Je me rassure en me disant que la météo a l’air tout à fait correcte pour les jours à venir. Ils ont tout de même vu un ours, un lynx, des élans et pas mal de moustiques (ça m’inquiète un peu cette appréciation, surtout venant de Suédois !) Brian nous explique que le mois de juillet a battu tous les records de pluviométrie. Bon…ça ne peut que s’améliorer en août, pas vrai ? Bref, ils avaient 2 tél satellite (on n’est jamais trop prudent mais j’avoue que ça ne m’était pas venu à l’idée. Peut-être avaient-ils des impératifs professionnels ou familiaux nécessitant de fréquents appels) On récupère celui qui n’a pas servi et dont la batterie est pleine. Direction ensuite le Wal Mart pour les courses de bouffe et achat de gaz : on vide le rayon de ses 4 dernières petites cartouches. Enfin nous prenons la route en direction de Girdwood , petit village situé à environ 1h de route d’Anchorage en direction de Whittier, le long du Turnagain Arm, gigantesque bras de mer entre Anchorage et la Péninsule de Kenai. Le temps est bouché, je suis cuite, ça circule énormément, pas de photos. Il y a un monde fou sur cette route mais les chambres que j’ai réservées dans l’AJ de Girdwood : GABI (Girdwood Alaska Backpacker Inn) sont au calme sur l’arrière. A 20h après 26h de route/avion/courses/route, on s’écroule enfin !
En route vers Point Nowell (Prince William Sound PWS) Lu 02/08 Avec 10h de décalage horaire, on est réveillé à l’aube et ça tombe bien car on a RDV à 7h45 avec Epiccharters. Pas le temps de profiter de l’auberge, pourtant bien sympathique. On passe le tunnel (12$, circulation alternée sur une seule voie pour les voitures et le train) sans attente si bien qu’on a le temps de visiter Whittier et ses alentours (il n’y a que qq km de routes) Sous la pluie, dans le brouillard, on aperçoit notre premier aigle pêcheur, ravis. On se rend compte qu’avec la fatigue d’hier on a mal compté le nombre de jours de bouffe à acheter : du coup on rachète à prix d’or un ou deux paquets de nouilles à la petite épicerie du coin et on se laisse tenter par une machette/scie qui plait bien aux garçons. Quelle bonne idée ! Les kayaks nous attendent, parfaitement préparés, disposés sous un auvent (ça tombe bien il pleut toujours) juste en haut de la passerelle qui mène au ponton où est amarré le bateau. Matériel impeccable (2 Seda Tango et un Prijon Seayak ), rien ne manque. On récupère la VHF. Grand déballage de printemps, on retire tous les emballages inutiles, emballe tout ou presque dans des sacs étanches. Pas le temps de vérifier que ça rentre dans les kayaks, faudra bien ! Après avoir signé moult décharges, embarqué les kayaks sur le watertaxi, écouté comme dans l’avion les consignes de sécurité (difficile de ne pas sourire discrètement), c’est parti pour 1h30 de navigation tape-cul à fond avec les 2 moteurs de 200 CV. Le GPS indique 55 km/h. Faites le calcul… Sur le trajet on ne voit pas grand-chose, brouillard… On arrive un peu groggy sur la plage (de galets hein !) de Point Nowell : en un clin d’œil nous voilà débarqués avec armes et bagages. « Enjoy ! » nous lance Brooke puis le bateau disparait très vite dans le brouillard. Bon ben, ‘y a plus qu’à ! Le tour du propriétaire est vite fait : la plage fait 300 m de long, 30 de large (3 à marée haute), au-delà la côte est faire de rochers infranchissables. Sur toute sa longueur elle est bordée d’une épaisse forêt pluviale. Seul 2 ou 3 endroits permettent de planter une tente à sa lisière. On choisit le plus plat, juste suffisant pour notre tente de 6 personnes. On n’y voit pas à 10 m dans cette forêt et moi qui depuis des mois lis tous les jours des histoires d’ours, je n’en mène pas large ! Les autres me prennent pour une parano, à jeter sans arrêt des coups d’oeil dans tous les coins. En plus il y a des crottes d’ours un peu partout ! Très vite, on retrouve nos habitudes de bivouac en famille : Caroline et moi montons la tente tandis qu’Arnaud et Marion ramassent du bois pour faire un feu (heureusement il y a plein de bois flotté, pas besoin d’aller farfouiller dans cette forêt touffue pleine d’ours) et Fred se lance dans la popote. Repus, crevés par le voyage et le décalage horaire, nous décidons à l’unanimité de ne pas bouger aujourd’hui et les enfants et moi filons faire la sieste tandis que Fred, fidèle à son habitude, s’oblige à adopter de suite les bons horaires. Bien lui en a pris car un peu plus tard il nous appelle : 2 ou 3 baleines croisent à quelques centaines de mètres, on entend même leur souffle, chouette ! Après cette digression, on resombre dans le coma et on n’émerge que pour le repas du soir. Il fait très bon, pas de vent, pas de moustique à ma grande surprise, pas vu d’ours non plus pour le moment. Tiens, un lion de mer vient nous rendre une petite visite. Pas fait de photo vu le manque de lumière, persuadée qu’on en verrait d’autres après : mais nan ! J’insiste pour attacher la bouffe en hauteur ; pas facile de trouver un endroit propice. Ce serait ballot de se faire piquer la bouffe dès le 1er jour ! Depuis, j’ai vu des vidéos qui m’ont convaincue qu’un ours noir est capable d’acrobaties auxquelles notre installation n’aurait pas résisté longtemps… Nuit pas vraiment réparatrice du fait du décalage horaire et du sentiment de claustrophobie généré par cette épaisse forêt qui nous entoure. De plus il y a eu un bourdonnement continuel de bateaux à moteur qui ne s’est interrompu qu’au milieu de la nuit. La mer est très calme, bordée de côtes montagneuses et le bruit porte très loin.
Vers Ewan Bay (Ma 03/08) On se lève avec le jour et le soleil nous gratifie d’un magnifique spectacle ! Quel silence, les pêcheurs sont au lit ! On profite de la chaleur du soleil pour faire sécher la tente, la lumière est incroyable. On a bien fait de se lever tôt car à 6h30 le soleil disparait. C’est tout pour aujourd’hui ! J’inaugure le sac étanche Ewa Marine pour l’appareil photo. J’ai comme objectif un 24-105 mais dans ce sac je ne peux que déclencher : impossible de zoomer, toutes les photos sont donc prises au 24 mm, ni de régler quoi que ce soit. De plus il faut de la persévérance pour réussir à appuyer sur le déclencheur à travers cet épais plastique. Enfin il faut plusieurs minutes pour entrer/sortir l’appareil photo du sac. Seule qualité du bazar : c’est vraiment étanche ( a trempé pendant des jours dans l’eau stagnant dans la jupe). Si c’était à refaire j’achèterais plutôt un compact étanche. Je suis très déçue par la qualité des photos, souvent « voilées » par la partie en verre qui recouvre l’objectif qu’on ne peut pas garder propre (embruns, pluie). Le fait de ne pas pouvoir zoomer est évidemment très gênant. Pour le caméscope Fred utilise un caisson étanche qui l’autorise à utiliser toutes les fonctions du cam mais il a de gros problèmes de condensation, malgré l’utilisation de silicagel. On est sur l’eau à 7h15, pas mal ! Après une bonne heure de pagaie nous approchons de Junction Island où Brooke nous a indiqué une colonie de phoques. En effet, jusqu’ici nous avions croisé quelques phoques épars mais sitôt viré un premier caillou, c’est la débandade ! Il y en a partout, des dizaines. Certains disparaissent discrètement sous l’eau sans un frémissement tandis que d’autres manifestent leur mécontentement d’être ainsi dérangés par de violents coups de reins avant de plonger. Ils s’éloignent d’une vingtaine de mètres tout au plus et-curieux- nous observent attentivement. Trop mignons s’exclament les enfants. Oh les bonnes têtes, regarde çui-là ! Et là derrière, il nous suit ! Bref, un régal. On débarque sur « leur plage » jonchée de crottes de phoques (je vous passe les détails mais ça p… autant que des crottes d’oiseaux) Ils sont là tout autour de l’île à nous observer patiemment. Dès que nous réembarquons, ils reprennent possession de leur territoire : bon débarras les perturbateurs ! (à notre décharge, il nous fallait ajuster les cales-pieds…) Nous longeons ensuite la côte ouest de Chenega Island, et c’est un régal. On se faufile entre la côte et une multitude d’îlots touffus qui donnent l’air de déborder de végétation. Malgré le ciel couvert, l’eau vert émeraude contraste avec le jaune des algues et le vert profond des forêts. A cet endroit la côte est particulièrement découpée et c’est une surprise renouvelée au détour de chaque îlot ou de chaque baie. Nous qui sommes plutôt des voileux apprécions vraiment de pouvoir jouer au rase-cailloux sans souci de tirant d’eau. Encore plus mignonnes que les phoques, les loutres égaient notre journée. Plus on va vers le sud, plus elles sont nombreuses. On rencontre plein de mamans qui font la planche avec leur petit sur le ventre. Parfois elles rêvassent ou elles dorment et on peut s’en approcher à quelques mètres puis, surprises, elles s’enfoncent dans les flots après un petit sursaut. Brooke m’a indiqué au fond de Ewan Bay la présence d’une cascade d’eau salée. Lors du gros tremblement de terre de 1964, un décalage est apparu entre une toute petite crique et le reste de la baie si bien qu’à certaines heures de la marée cette crique se vide par une cascade d’eau de mer ce qui crée une mousse identique à celle générée par une tempête. Nous nous dirigeons donc vers le fond d’Ewan Bay quand il se met à pleuvoir. Après cette première matinée de pagayage on en a plein les bras et on décide de se trouver d’abord un endroit pour la nuit car les opportunités sont plutôt rares. Miraculeusement on trouve un endroit que Brooke nous avait indiqué, sur une petite île dans un endroit relativement dégagé qui me plait infiniment plus que notre emplacement d’hier. Ici, ni trace ni crotte d’ours. Comme hier, il n’y a pas de ruisseau à proximité mais nous avons 2 bidons de 15 litres donc une autonomie d’au moins 3 ou 4 jours. Une fois la tente montée, il pleut de plus belle et nous préférons remettre au lendemain la visite de la cascade, située à 2 ou 3 km. Fred s’installe pour faire à manger : rien à faire, le réchaud (Primus Omnifuel ) ne veut pas démarrer ! Lui qui avait fonctionné comme une horloge au Groenland refuse obstinément de s’allumer alors que j’ai choisi cette fois d’utiliser du gaz plutôt que de l’essence car cela pose théoriquement moins de problème. Hier il a marché au poil… Gros coup de stress : nous voilà bien avec nos kilos de pâtes et de riz prévus pour toute la semaine. Bien sûr on a un téléphone satellite et la possibilité de nous faire récupérer par Epiccharters mais ce serait trop la honte, dès le 2ème jour ! Pas question ! « On va faire un feu, histoire de conjurer le sort ! Ca va faire marcher le réchaud ! » Ben voyons… Fred le démonte et le remonte X fois de A à Z, je tente aussi ma chance, des fois que… Niet ! Il pleut toujours : on se dépêche de ramasser bois et brindilles encore pas trop mouillés pour allumer le feu, tandis que Fred autopsie encore le réchaud. Quelle bonne idée on a eu d’acheter cette machette à Whittier ! On envisage la possibilité de cuisiner midi et soir au feu de bois mais s’il continue à pleuvoir ainsi, ça va être impossible sans allume feu. M…. de m… Quelle c… de ne pas avoir pris un 2ème réchaud ! C’est quand même le B.A.BA quand on va dans un coin perdu ! Du coup on n’a même plus faim, sauf les enfants ! Alors que le feu démarre enfin nous percevons soudain un ronflement puissant : ça marche ! Enfin si on peut dire : jouant le tout pour le tout, Fred a élargi le trou de la buse et la flamme ressemble maintenant à celle de la fusée Ariane mais elle se maintient. Ouf, sauvés ! Il consomme certainement plus mais on a prévu large en gaz. Aujourd’hui nous n’avons ni vu ni entendu le moindre bateau !
Vers Gaamak Cove (Me 04/08) Il pleut toute la nuit et au petit matin nous réalisons que nous avons douillettement dormi sur un lit de tourbe à présent totalement imbibée d’eau. Heureusement la tente est bien étanche. Après cogitation nocturne, je réalise que ce matin la marée n’est pas propice pour voir la cascade. Tant pis on laisse tomber d’autant plus que je ne sais pas trop où nous pourrons trouver à bivouaquer pour la prochaine étape. La carte mentionne bien un bivouac au sud de Jackpot Bay mais Brooke a l’air de douter de son existence. Nous replions le camp sous une pluie persistante et c’est reparti ! On se faufile le long de la côte, toujours au plus près des rochers, croisant des dizaines de loutres. On ne se les signale même plus, elles sont devenues banales. Idem pour les aigles pêcheurs, très faciles à repérer avec leur tête blanche. Moins banal cet ours noir que l’on aperçoit s’enfuyant dans une zone herbeuse, pour une fois non envahie par la forêt. Je pense que nous l’avons effrayé, ce qui nous rassure, ainsi que sa petite taille. On dirait un gros chien s’exclament les enfants. Oui, disons un gros terre neuve, c’est vrai. Un peu plus loin, nous remarquons un arbre qui se balance en cadence alors qu’il n’y a pas la moindre brise : un ours noir y est grimpé et ne nous a pas vus, il a l’air de bien s’amuser. Nous l’observons quelques dizaines de secondes puis il disparait dans la forêt. A présent il pleut des cordes et ça dégouline de partout : des cascades éphémères, qui pour certaines ont un débit impressionnant. Elles se succèdent tout au long de la côte alors qu’hier, avant la pluie, nous n’en avons pas vu une seule. Bien que la visibilité soit des plus réduites, nous reconnaissons bientôt nos premiers icebergs. Plus nous avançons vers le sud, plus ils sont nombreux. Ils ont l’air de fondre à toute vitesse. Comme je le craignais le bivouac espéré et indiqué sur la carte au sud de Jackpot Bay n’existe pas. Il y a bien une grande plage de galets mais la forêt occupe tout l’espace jusqu’à la mer. Ca fait déjà quelques heures que l’on pagaie sous la flotte, les garçons sont trempés, on débarque en vain en plusieurs autres endroits sans succès. Pas le moindre recoin pour la tente. Bon, ben, Gaamak Cove est à 8 km, on en a pour 2 heures, allons-y, ça va nous réchauffer. Le vent se lève, de face bien sûr et on utilise au mieux les reliefs de la côte pour s’en abriter, pas toujours possible. Heureusement avec cette pluie (positivons) il reste faible. On arrive enfin en vue du bivouac, situé sur une île reliée au continent par un isthme étroit à marée basse. Les craquements du glacier (situé au-delà) sont de plus en plus intenses. On adore ! Nous sommes accueillis par les cris de centaines de mouettes. Une cascade magnifique tombe de la falaise où se trouve la colonie d’oiseaux. Il pleut des cordes, on ne passe pas tout près (rappelez-vous que je n’ai que mon 24 mm), ça manque de lumière, j’en ai plein les pattes : je ferai une belle photo demain... Ce bivouac est du tonnerre ! Pas étonnant qu’il ait l’air relativement fréquenté : l’herbe est « usée ». Tiens, il y a plein de traces et de crottes d’ours partout, hum ! Du bout du pied, en tâtonnant, on se choisit l’endroit qui fait le moins sploutch quand on prend appui. La vue est dégagée, il y a de l’espace pour se promener un peu et on est au milieu des fleurs et des glaçons. Ne manque que le soleil ou au moins l’absence de pluie (à la longue, on devient moins exigeant) On monte le tarp pour se changer. Alors que nous portons des combinaisons théoriquement étanches et respirantes, Fred et Arnaud sont trempés jusqu’à l’os (Fred a une vieille combin’ Helly Hansen et Arnaud une combin’ Rasdex comme Marion mais moins imperméable, pourquoi ?), Marion a les épaules humides et Caroline et moi sommes sèches (c’est nous 2 qui avons les combin’ les plus simples et les moins chères pourtant, des Typhoon Racer drysuits) Ce serait bien que la pluie cesse un jour afin de pouvoir un peu faire sécher le matériel. A la longue, l’humidité commence à s’infiltrer un peu partout. Heureusement la tente est bien ventilée mais il est pourtant impossible avec cette humidité ambiante d’y faire sécher quoi que ce soit. On verra bien demain. Pas de feu ce soir, tout est absolument détrempé ! Comme on a bien avancé (20 km à vol d’oiseau sous la flotte) on décide de rester là 2 nuits. Il n’y a en ligne directe qu’une trentaine de km entre l’endroit où on s’est fait déposer et celui où nous allons être récupérés. Le but n’est pas d’aligner les km mais de découvrir cette région tranquillement à notre rythme en explorant criques et baies. Les américains ont d’ailleurs pour habitude de se faire déposer avec tout le confort moderne (glacière, bières, barbecue, grande tente moustiquaire, fauteuils…) dans un endroit sympa et de rayonner à partir de là. Compte-tenu des aléas météorologiques, je ne voulais pas d’un parcours trop ambitieux qui nous aurait obligés à forcer ou à prendre des risques pour être au RDV à la fin de la semaine.
Gaamak Cove-Nassau Fjord-Chenega Glacier (Je 05/08) Il a plu toute la nuit, pfff… Enfin, la pluie finit par s’arrêter en début de matinée, il était temps. Le moral remonte avec le baromètre : on va peut-être enfin découvrir les sommets qui nous entourent ? On profite de l’accalmie pour « recharger les batteries » : une grande opération séchage est décrétée mais pour cela, à défaut de soleil, il nous faut un bon feu. Il n’a pas fallu moins de 1h30 à Fred, armé de son réchaud supersonique, pour obtenir enfin un vrai bon feu qui chauffe. Pendant ce temps-là on se disperse tous azimuts en chantant « promenons-nous dans les bois… « (enfin, surtout moi) pour trouver du bois. C’est moins facile qu’ailleurs car l’endroit est régulièrement fréquenté. Inutile de dire que le bois est trempé. C’est alors que je réalise que ma belle cascade au débit si impressionnant est désormais réduite à un mince filet d’eau insignifiant. Flûte ! Je comprends aussi que le ruisseau tout proche repéré hier et auquel je comptais refaire le plein doit lui aussi se réduire de minute en minute : en effet, il n’y coule plus que quelques gouttes d’une eau teintée de tourbe. J’y recueille péniblement quelques décilitres puis abandonne. On a encore quelques litres en réserve. En début d’après-midi le temps se lève et on aperçoit du ciel bleu : en route donc pour explorer Nassau fjord, tout proche, où se jette le Chenega glacier. On n’oublie pas de prendre les bidons, fermement décidé à trouver enfin de l’eau. C’est marée haute et on peut donc prendre le petit raccourci au milieu des glaçons. On profite de l’étale pour remonter le fjord, sans oser s’approcher trop près du glacier. Nous en sommes là à 2 km d’après le GPS et ça nous semble bien suffisant. Nous dérangeons quelques phoques vautrés sur les icebergs. On va faire le plein dans ce petit chenal où on a enfin dégoté une cascade relativement accessible où on peut remplir un bidon sans se faire doucher en même temps. Puis le courant s’inverse et nous nous retrouvons sur un véritable tapis roulant d’icebergs qui nous emmène lentement mais sûrement vers notre bivouac. En plus on a un peu de vent dans le dos. Cool ! D’autant plus que le soleil arrive ENFIN. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Ca fait du bieeeeeeeennnnnnnnn ! Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Que c’est bôôôôôôôô ! Non ! Caroline ne s’est pas transformée en Shiva. Elle a simplement récupéré la pagaie perdue par Fred, tout absorbé qu’il était par le maniement du caméscope qui avec la chaleur du soleil se remplit de buée ! Petit arrêt Twix au soleil, mmmmhhhh ! On fait le tour de notre îlot pour aller voir cette colonie d’oiseaux de plus près. Ils sont des centaines à virevolter au-dessus de nos têtes par vagues coordonnées. Curieusement et à notre grande satisfaction, nous ne recevrons aucun « cadeau » On approche les nids de tout près (heureusement, avec l’objectif que j’ai…), il n’y a pas de houle et on est vraiment au pied de la falaise. Je fais plein de photos, espérant en avoir quelques unes qui soient nettes vu que je ne peux pas régler la vitesse. On quitte finalement cette colonie assourdissante pour pagayer vers notre bivouac situé juste au-dessus de la plage sur laquelle j’aperçois soudain… un ours noir, encore un ! Il déambule tranquillement, totalement indifférent à notre présence, pourtant c’est sûr il a du nous voir, nous sommes à 150 m tout au plus. Youpi !! M….. ! Full card !!! Ma carte mémoire est pleine de photos d’oiseaux floues ! Pas trop de regret tout de même car on est trop loin pour le 24 mm et on ne veut pas s’approcher de peur de faire fuir la bestiole. Fred « l’attrape » au caméscope. Il prend son temps, zigzague, renifle, gratouille le sable et parcourt finalement toute la plage d’un bout à l’autre pour traverser le petit chenal avant d’aller longuement inspecter une zone herbeuse sur « le continent » où on l’observe encore un bon moment avant qu’il ne disparaisse. On est tout content de cette apparition mais aussi un peu inquiet car, en gros, vu sa trajectoire, il venait sans doute de notre campement. Dans quel état allons-nous le retrouver ? Intact ! Il faut dire que la bouffe est dans des sacs ou bidons étanches ce qui doit limiter les odeurs. On avait aussi allumé la clôture électrique qui protège la tente, pas envie de se retrouver « à la rue » avec ce climat ! Ouf ! Quelle journée ! Le glacier, les icebergs, les oiseaux et pour finir cet ours et tout ça avec du soleil ! La fin d’après-midi se passe à buller au soleil. Pour une fois il y a quelques mouches et moustiques si peu nombreux que Fred néglige de mettre du produit anti-moustiques. Il le paiera cher avec l’apparition, curieusement quelques jours plus tard, de dizaines de piqûres douloureuses dans le dos, sur les jambes et les bras. On découvre émerveillé le paysage qui nous entoure, c’est grandiose et poétique en même temps. Arnaud et Marion fourbissent leurs armes (des bâtons taillés en pointe) pour les chamallows grillés de ce soir. Avons-nous été repérés à cause de l’épaisse fumée générée par notre feu de bois mouillé ? Vers 20h30, nous voyons arriver 3 kayakistes dans « notre baie », scrogneugneu. Très vite, nous somme rassurés, ils doivent être aussi sauvages que nous car ils vont s’installer sur le continent, précisément là où l’ours avait longuement reniflé l’herbe avant de disparaitre. Faut-il les prévenir ? Bah, de toute façon tout le monde ici sait qu’il y a des ours : le coin est jonché de traces et crottes. Ce sont des grands garçons, laissons les tranquilles. Très bonne nuit sans pluie !
Vers Dual Head (Ve 06/08) Il fait « beau », c’est-à-dire qu’il ne pleut pas mais il n’y a pas de soleil. Au moment où nous chargeons les kayaks, un de nos voisins vient nous dire bonjour (c’est marée basse et le chenal est à sec) Ils ont eu ce matin la visite de l’ours qui heureusement s’est révélé » très timide ». Il nous demande des infos sur la quantité de glace dans le Nassau Fjord où ils comptent aller aujourd’hui. Apparemment l’endroit a l’air assez piégeux : Brooke nous avait d’ailleurs déconseillé d’y bivouaquer car selon le vent et le courant il arrive que l’on puisse y rester bloqué par la glace. Ils se sont fait déposer sur Knight Island et se feront récupérer dans quelques jours à Point Nowell. Aujourd’hui nous avons une courte étape jusqu’à Dual Head, lieu de RDV pour notre « pick-up ». Nous allons y passer 2 nuits ce qui nous permettra d’explorer un peu les environs. Les rencontres avec des baleines y sont parait-il fréquentes… je lève le suspense de suite : on n’en verra pas malgré la fréquentation d’Orca Cove et de Whale Bay. On aurait peut-être du aller jusqu’à Humpback Cove ou Mink Cove ! Faut dire que vu la pluie qui s’est remise à tomber dès midi on n’a pas été très courageux et on a passé l’après-midi au coin du feu. On est si bien sur notre petite presqu’île perso. Pas de place à Dual Head ! La foule du mois d’août sans doute : il y a 3 tentes et plus de place. Heureusement qu’on a trouvé ce petit lopin un peu plus loin. Comme personne ne vient jamais là, il y a plein de bois. Ca tombe bien Arnaud a entrepris de défricher l’Alaska. Il y a du boulot ! Un peu glissantes ces boîtes à ours !
Dual Head. Orca Cove (Sa 07/08) Ce matin il y a dans la tente une luminosité tout-à-fait inhabituelle qui me fait me lever d’un bond! Mais wouihhh il y a du soleil ! Quelques nuages aussi d’ailleurs et c’est tant mieux ! Nan ? C’est marée basse et notre périmètre d’action passe donc de 50 à 500 mètres. La forêt en arrière plan est comme d’habitude absolument impénétrable et on ne peut que longer la mer si le relief le permet. En l’occurrence je repère une belle cascade et en profite pour un récurage complet avant le retour demain à la civilisation ! Ah, ça fait du bien et ça me fait un alibi pour ne pas participer au ramassage des ridicules petites moules (en Amérique tout est grand sauf les moules) avec lesquelles Fred compte améliorer l’ordinaire (rappelez-vous notre erreur de calcul en faisant les courses) Au fil de la matinée, le soleil finit par s’imposer et nous en profitons pour à nouveau jouer les fées du logis. Marion bouquine, Arnaud continue de défricher, tandis que Caroline perd notre 10ème et dernier leurre. J’avais bien dit que le fil était trop fin pour les gros poissons d‘Alaska mais Fred avait décrété qu’on verrait bien. Comme je n’aime ni pêcher, ni tuer, ni nettoyer les poissons, je n’ai pas insisté. On a bien vu ! Il y a maintenant une dizaine de pauvres poissons qui se baladent avec un piercing. Festin de moules à midi, bravo Fred, elles sont petites mais excellentes ! Après ça, nous partons pour un ultime tour en kayak vers Orca Cove. J’adore me faufiler dans ces petites criques où on a l’impression de naviguer dans une prairie. On arrive enfin au fond de la baie d’Orca Cove et on y découvre une belle rivière pleine de saumons. Ca frétille de partout là-dedans. L’herbe des berges est toute aplatie et il y a plein de crottes d’ours partout. A moitié rassuré on remonte un peu la rivière puis la végétation s’épaissit et on préfère faire demi-tour. Un superbe aigle-pêcheur surveille nos allées et venues. L’eau est peu profonde, on n’a plus qu’un maigre paquet de nouilles pour ce soir, c’en est trop, Fred n’y résiste pas ! Sus aux saumons ! On peut réellement parler de pêche sportive, même si elle n’est pas très élégante…. Ames sensibles, abstenez-vous de regarder cette vidéo ! L’aigle d’ailleurs s’est envolé à tire d’aile ! En vue du camp, la pluie se remet à tomber : on devient d’autant plus philosophe que le camp est déjà installé. Dans la soirée on voit passer 2 kayakistes avec lesquels nous échangeons quelques mots : ils nous avertissent de l’arrivée de vents forts pour demain après-midi et nous les rassurons en leur disant que nous rentrons en water taxi demain matin. Eux prévoient de pagayer jusqu’à Whittier en une dizaine de jours. Ils sont venus avec le ferry Kennicott qui dessert Chenega Bay sur Ewans Island. C’est une solution bien plus économique que le water taxi mais les dates du ferry (voir le site de Alaska Ferry Adventures) ne nous convenaient pas. Pas envie non plus de pagayer près de Whittier, au milieu des bateaux à moteur. Nous sommes bien contents d’échapper à cette tempête : au total on n’aura pratiquement jamais eu ni vent ni la moindre houle, des conditions idéales pour le kayak si on fait abstraction de la pluie ! Je profite du téléphone satellite pour prévenir Epiccharter de notre position puisque nous ne sommes pas tout à fait au lieu de RDV prévu. Heureusement l’endroit est tout à fait propice pour beacher le bateau. Nous passons la soirée à alimenter un feu d’enfer avec tout ce qu’Arnaud a coupé. Dernière séance chamallows grillés, sous la pluie.
Retour à la civilisation (Di 08/08) A 9h pile, le bateau d’Epiccharters accoste et nous embarquons – sous la pluie et dans le brouillard. 2h plus tard, nous débarquons, réglons le solde de la location+transferts (ils nous font une remise de 100$ car « tout s’est bien passé ». Je crois qu’ils étaient un peu inquiets. Ils nous ont dit que c’était rare que des européens s’aventurent ainsi sans guide) et renonçons à la randonnée vers Portage Pass, que j’avais envisagée car…il pleut et le ciel est bien bas. Nous repassons par le tunnel pour aller jusqu’à Girdwood et son AJ, dans le jardin de laquelle nous mettons à sécher tente, duvets et combinaisons (mais oui, il ne pleut plus !) puis nous passons une paire d’heures à regarder les pêcheurs de la rivière voisine. On a l’impression que certains attrapent plusieurs fois le même poisson, qu’ils relâchent à chaque fois ! Une sorte de contrat entre le poisson qui gagne un ver ( ?) à chaque fois et le pêcheur qui satisfait son ego ! Bonne douche ramollissante puis grosse lessive à Girdwood, nous sommes fin prêts pour la suite de nos aventures.
Vers Talkeetna (Lun 09/08) Ca souffle très fort ce matin sur le Turnagain Arm, on est bien content de ne pas être dans nos kayaks… Après un ravitaillement au Wal Mart (où nous achetons un 2ème réchaud Coleman et des cartouches Coleman, il n’y a plus de cartouches pour le Primus…), nous arrivons chez Alaska Raft Connection en fin de matinée. Il ne nous faut pas moins de 1h30 pour réussir à charger la voiture : après différents essais, on met les avirons et 3 sacs sur le toit et le raft et les autres sacs à l’intérieur. On laisse 2 sacs pleins d’affaires inutiles chez Brian. La route vers Talkeetna est facile mais monotone, entre deux rangées d’épinettes (faut dire que vu le temps on ne voit rien mais je ne suis pas sûre qu’il y ait grand-chose à voir !) : il nous faut un peu plus de 3h car il y a des travaux. J’ai réservé la Little Cabin in the Back de la Talkeetna Roadhouse. On y arrive en milieu d’après-midi ce qui nous laisse le temps d’aller repérer l’endroit le plus propice pour notre arrivée en raft (facile, il n’y en a qu’un) et de préparer notre matériel. C’est alors que Fred réalise que les cartouches Coleman ne vont pas sur le réchaud Coleman !! Enfer et damnation ! Pas de panique, Talkeetna est la ville qui sert de point de départ pour les ascensions du Denali, on va forcément trouver ce qu’il nous faut… Bah non, le village, pas bien grand et très touristique compte plusieurs mignonnes petites boutiques mais on n’y trouve que des « souvenirs » et rien de vraiment utile. Pas plus de chance à la groceries. Tout le monde est vraiment désolé, farfouille un peu partout, en vain. Grmbl ! Je prends la voiture pour retourner à la jonction avec la Parks Highway (14 miles X2) où se trouve un supermarché : ils explorent leurs stocks de fond en comble, rien, que des cartouches identiques à celles qu’on a et qui ne vont pas ! Impossible de partir sans gaz d’autant que la météo prévoit un temps pourri pour les 3 prochains jours. Je suis d’ailleurs un peu inquiète quant au niveau de la rivière. C’est alors que je me rappelle que Tom Waite de Denali Overland, qui doit nous véhiculer jusqu’au départ de notre parcours en raft m’avait écrit qu’il était un ancien guide de raft. Peut-être a-t-il du matos outdoor ? Je l’appelle et 5 mn plus tard il arrive avec les cartouches tant espérées : on est sauvé ! J’en profite pour lui demander ce qu’il pense de la rivière. Il me dit l’avoir descendue la semaine dernière et que c’était « nice ». Ce qui me chiffonne un peu est qu’il ne semble pas avoir connaissance du logjam (amoncellement d’arbres) qui bloque la rivière au mile 3,1 (J’ai eu cette info sur Alaska Outdoors Forums et elle est toute fraiche -moins de 2 semaines) Bizarre… Peut-être quelqu’un a-t-il récemment dégagé cet obstacle finalement (sur le forum précité quelqu’un avait parlé de dynamiter le tas de bois, un autre voulait l’attaquer à la tronçonneuse !) Très sympa cette Roadhouse, assez dans son jus, avec plein de photos accrochées un peu partout aux murs des différentes expéditions vers le Denali, des revues du National Geographic plus vieilles que moi, un vieux piano désaccordé et une cuisine roborative et bon marché qui attire une clientèle d’habitués assez haute en couleur. La Little Cabin est tout en rondins, très douillette mais il faut faire quelques pas pour les sanitaires qui sont dans la maison principale.
En route vers East Fork of the Chulitna RAFT J1 (Ma 10/08) A 9h00 comme prévu, Bill, le collègue de Tom nous emmène dans son gros van au départ de la descente en raft, 80 miles et 1h20. Il nous faudra 3 ou 4 jours pour redescendre. Je sens qu’il est inquiet, il nous demande si on a déjà fait du raft, si on a un téléphone satellite, des allumettes, quel jour on compte arriver, etc.…. C’est là qu’on comprend qu’on ne part pas pour une balade de santé…. Bref, nous arrivons enfin au bord de la rivière, aux environs du mile 185 de la George Parks Highway et il nous fait ses adieux. Inutile de préciser qu’il pleut toujours : on commence donc par monter le tarp pour casser une petite croûte et mettre nos combinaisons sèches (façon de parler, hum !) On gonfle le raft et le canoë, on met le matériel dans le raft et c’est parti pour 77 miles (123 km) : Arnaud et Caroline dans le canoë, Fred, Marion et moi dans le raft. J’ai lu partout que c’était les 7 premiers miles les plus amusants, ceux que l’ont effectue sur East Fork of the Chulitna, qui n’est pas une rivière glaciaire (donc théoriquement limpide, sans limon) et qu’il faut prendre son temps pour la déguster. En effet, Caroline et Arnaud se sont bien amusés avec le canoë mais en raft, quelle galère ! La rivière est en fait trop étroite par rapport à la largeur du raft et de ses avirons, si bien qu’on est le jouet des flots, gonflés par la pluie qui dure depuis plusieurs jours, ce qui donne le sentiment d’être une bille dans un flipper. On se fait violemment projeter de rocher en tronc d’arbre sans pouvoir y faire grand-chose. On n’en mène pas large d’autant plus que je guette ce fameux barrage de bois. Heureusement je sais qu’en étant attentif on l’aperçoit à temps et qu’il est facile à contourner. En effet, nous le passons facilement en tirant le raft sur les galets ronds pendant une trentaine de mètres. Je réalise alors que Tom n’a pas descendu récemment cette partie de la rivière…. Bon… bah, on verra bien. Après l’obstacle, Marion préfère embarquer sur le canoë tellement on est balloté sur le raft. On parcourt encore quelques miles jusqu’à la jonction avec West Fork of the Chulitna : à partir de là, le débit double et ça devrait aller mieux. On essaie de positiver même si avec la pluie et le ciel bouché, on a un peu de mal !
Chulitna RAFT J2 (Me 11/08) Pluie…. Quel dommage, on passe entre des falaises ocre sur lesquelles un rayon de soleil serait du plus bel effet. Idem pour une partie en canyon…. On se débrouille mieux, la rivière étant plus large, mais on se fait tout de même une belle frayeur en se faisant drosser contre une paroi rocheuse. Le raft prend de la gîte, pas plus de 45°C, ça dure quelques secondes puis nous nous échappons. Le raft est autovideur, heureusement ! Marion est revenue dans le raft car le canoë est plus difficile à manœuvrer à 3. On avance vite car le courant est puissant : le GPS nous indique à un moment 14,8 km/h sans donner un coup d’aviron. Fred, aux avirons, et les grands dans le canoë n’ont pas froid mais Marion et moi, inactives, sommes obligées de faire de grands moulinets avec les bras pour nous réchauffer, ce qui ne manque pas de susciter quelques fous rires et par la suite d’engendrer quelques courbatures ! Il faut dire qu’en plus de la pluie on a maintenant le vent dans le nez. Dire que j’ai choisi cette rivière pour ses paysages ! Le plafond nuageux est à 100m ! A part quelques aigles et canards, pas le moindre animal à l’horizon (bouché il est vrai) Avec ce temps le paysage est absolument lugubre : la rivière s’étale sur plusieurs centaines de mètres et se divise en différents bras qui se faufilent entre des gravières grisâtres. L’eau est chargée de limon si bien qu’il est impossible de détecter la présence de rochers ou de hauts-fonds. Le lit de la rivière est jonché de souches d’arbres immenses que nous avons parfois bien du mal à éviter. Certains dérivent parfois au fil de l’eau. Le niveau de la Chulitna est si haut qu’il faut prendre garde de ne pas se laisser embarquer dans une veine qui passe carrément dans des forêts denses de saules. Vive les vacances ! Je voulais du wild, on est servi ! Après 30 miles parcourus à un train d’enfer, on pose le camp à la jonction avec Fountain River. De mieux en mieux : le brouillard tombe, tout baigne ! Fred, qui en vraiment plein les biscottos (manier un raft est bien plus physique qu’un kayak ou un canoë !) trouve comme d’habitude le courage de nous préparer un bon repas qui a pour vertu de remonter le moral des troupes. Un bon petit feu, quelques chamallows, une tente douillette et ça va mieux !
Chulitna RAFT J3 (JE 12/08) C’est le pompon ! Il y a un brouillard à couper au couteau à tel point qu’on a peur de se perdre de vue d’un bateau à l’autre. A part ça, il pleut mais ça c’est normal… On est à peu près à mi-chemin, il reste une quarantaine de miles… La rivière s’élargit de plus en plus et on a du mal à choisir notre route entre les multiples bras : on fait ça à l’instinct puisqu’on n’y voit pas à 50 m. On reste dans la veine du courant le plus fort et ça marche bien jusqu’au moment où celui-ci nous emmène irrémédiablement vers un arbre sur la souche duquel, pointée vers l’amont, nous venons violemment buter. Une des racines vient se coincer dans la ligne de vie qui entoure le raft, il me faut quelques secondes pour la dégager mais c’est trop tard : le courant plaque le raft à la verticale contre la souche, nous nous cramponnons tous les 3 aux racines pour ne pas passer à l’eau. Arnaud depuis le canoë nous hurle de tout lâcher mais il n’est en pas question ! Pas envie de nous retrouver dans une eau à moins de 5°C, même avec les combinaisons étanches et les gilets. Je réfléchis à 200 à l’heure : pas d’idée là, m…alors ! Je crois bien que c’est la première fois que ça m’arrive et c’est très désagréable ! Au bout de ce qui nous a semblé une éternité (mais sans doute pas plus de 30 secondes), la pression du courant emporte les sacs rangés à l’avant, retenus heureusement par un bout de sécurité assez long : tout ça part à l’eau, le courant pousse dessus et cette force supplémentaire fait pivoter la souche et libère le raft ! Ouah la trouille ! Ne reste plus qu’à récupérer la glacière et les 2 bidons d’eau qui n’étaient pas assurés. On se rendra compte le soir qu’on a perdu nos 2 gourdes, on s’en sort bien ! Quelques centaines de mètres plus loin la rivière retrouve un lit plus étroit : il n’y a qu’un flux unique, on avance bien à tel point qu’on envisage un moment d’aller d’une traite jusqu’à Talkeetna pour en finir au plus vite avec cette rivière ! Mais ça nous ferait naviguer jusqu’à la tombée de la nuit et avec la fatigue accumulée et nos récentes émotions, ça ne nous parait finalement pas prudent. Quelques km après le pont situé à proximité du Denali Princess Lodge (soit après 20 miles de navigation), nous installons le bivouac sur une petite île. L’endroit ne m’emballe pas car nous sommes très près du niveau de l’eau et je me méfie avec toute cette pluie d’une éventuelle montée de la rivière pendant la nuit. On amarre soigneusement les bateaux et on range du mieux qu’on peut les affaires pour un éventuel départ précipité dans la nuit. Je place un repère au bord de l’eau : ça a l’air de plutôt descendre. Ouf, pourvu que ça dure ! Il nous reste une vingtaine de miles jusqu’à Talkeetna, qui devraient ne pas poser de problème, aussi nous festoyons en liquidant nos dernières victuailles. Après ça je vais faire la vaisselle à une trentaine de mètres en amont. Fred et les enfants font griller des chamallows en me tournant le dos pour éviter la fumée car il y a un peu de vent. Je suis là, à 4 pattes au bord de l’eau quand malgré le grondement de la rivière, je perçois un bruit de voix. Alors que nous n’avons vu personne depuis 3 jours, arrive un raft bien chargé dont les occupants me saluent en passant. Je leur réponds d’un signe de la main quand je les vois s’agiter de plus en plus : qu’ils sont chaleureux et conviviaux ces américains tout de même! Le chien aussi, qui se met même à aboyer, sympa ! C’est alors que j’entends la petite voix de Marion : « Maman, il y a un ours derrière toi ! » Bon sang ! Mais à quelle distance ?! Pensé-je le temps de me retourner ! Quelle journée ! Un grizzly avance droit sur moi, il est à 20m. Habillée de gris anthracite, à 4 pattes au bord de l’eau, je comprends qu’il a du me prendre pour un animal. Je m’empresse de lui prouver qu’il se trompe en me redressant de toute ma hauteur et en lui parlant (je ne sais plus ce que je lui ai dit) tout en suggérant aux autres de trouver le bear spray au plus vite ! Ah ben oui, tiens, ils n’y avaient même pas pensé : Fred s’est pr��cipité sur son caméscope, Marion sur l’appareil photo. Nan mais j’vous jure, des vrais touristes ! A défaut de bear spray je me saisis de ma gamelle fraîchement lavée dans la rivière, tend la poêle à Arnaud et nous les frappons énergiquement avec des galets. Caroline déniche enfin le bear spray (dire que les premiers jours je le mettais à la ceinture !) Le raft providentiel (on peut le dire) disparait très vite dans le brouillard : ses occupants nous hurlent sans doute quelques conseils auxquels on ne comprend rien. On les remercie en vitesse avant de nous retourner vers notre ours, qui n’a pas du tout envie de partir. En rang serré on avance vers lui en criant et en frappant nos gamelles : à contrecoeur il finit par faire demi-tour, traverse un petit chenal et quitte très lentement notre île pour disparaitre un peu plus loin dans la forêt. Glups, on est déstabilisé par son sang-froid : il n’a absolument pas peur de nous, c’est clair. On envisage un moment de déplacer le camp mais il est déjà 21h et nous n’aurions pas le temps de nous réinstaller avant la nuit. Fred suggère de monter des tours de garde mais avec ce brouillard, c’est complètement illusoire, on n’y voit rien ! Le temps d’installer la clôture anti-ours autour de la tente (bah oui on avait décidé de ne pas la mettre pour la dernière nuit, déçus de ne pas avoir vu un seul ours pendant toute la descente), le voilà qui revient tranquillement ! M…. !!! Il commence à faire très sombre, il est maintenant vraiment impossible de déménager, il faut jouer le tout pour le tout et lui faire vraiment peur, mais comment ?! C’est Marion qui aura le dernier mot : alors qu’elle l’avait trouvé très mignon la 1ère fois, elle commence à en avoir vraiment marre ce coup-ci et le lui fait savoir de sa voix haut perchée ! Bingo, il n’aime pas les aigus ! On le course en poussant des cris perçants, tout en restant à bonne distance pour ne pas l’acculer et il se précipite en courant dans la rivière dont le courant l’emporte bien loin en aval du camp. Il prend pied (patte) sur la berge opposée et disparaît dans la forêt ! Ouf, cette fois-ci c’est bon, il a compris à qui il avait à faire, non mais ! Enfin, on espère…. On installe tout de même la bouffe à bonne distance de la tente, c’est plus prudent.
4ème et dernier jour de raft sur la Chulitna (Ve 13/08) Pas de pluie cette nuit, tous les espoirs sont permis ! Pas d’ours non plus, la bouffe n’a pas bougé ! En route pour les 20 derniers miles jusqu’à Talkeetna ! Au moment où nous mettons à l’eau arrivent 3 rafts chargés de touristes qui font une descente à la journée. On se dit que ça doit être tranquille dorénavant vu la moyenne d’âge des passagers. Ils viennent du Denali Princess Lodge et sont tout étonnés que l’on vienne de East Fork. Tiens… Le lit de la rivière s’élargit à nouveau mais avec le temps qui se dégage l’impression est toute autre que les jours précédents : une nature vierge, sauvage et préservée. En dehors des agglomérations qui s’apparentent le plus souvent à des casse-autos, la nature en Alaska est absolument indemne de toute cochonnerie, que ce soir dans l’intérieur du pays ou sur les côtes. Bon, ne parlons pas du pétrole et des pipelines !!! C’est une nature puissance 10 par rapport à ce que nous connaissons en Europe. On peut pagayer en mer ou sur les rivières pendant des jours sans croiser ni route, ni ligne électrique, ni barrage, ni maison, ni bouteille en plastique, ni morceau de filet de pêche, ni boite de conserve, ni cannette, ni rien qui vienne nous rappeler qu’il y a des hommes quelque part sur la planète. Et en plus, quand il fait moche, qu’il pleut, que le temps est couvert, on ne voit pas non plus les avions et leurs traces ! Positivons ! Au détour d’un méandre, nous avons soudain une apparition ! Le Mont Denali dans toute sa splendeur, illuminé par le soleil du matin. 6194 mètres (c’est le plus haut sommet d’Amérique du Nord) qui émergent d’un coup de la toundra et c’est ce qui le rend vraiment impressionnant. Quand on le cherche dans le ciel ennuagé, habitué à nos sommets entourés de chaînes secondaires, type Préalpes par exemple, on est à chaque fois surpris de le trouver si haut sur l’horizon. Certes le Denali fait partie de l’Alaska Range, magnifique chaîne de montagnes qui s’étire d’est en ouest sur plus de 600 km mais cette chaîne est très étroite si bien que la montagne semble littéralement jaillir de la plaine. Il faut dire aussi que le 2ème sommet de la chaîne, le Mount Foraker, voisin du Denali est presque 1 km moins haut. Bref l’effet est saisissant ! Ce relief énorme crée un microclimat qui fait qu’on ne peut voir le sommet que moins de 20% du temps ce qui a pour effet de placer son observateur dans un état d’euphorie exaltée ! Et c’est exactement ce qui nous arrive ! On oublie (presque) les épreuves des jours passés et on profite à 200% de ces heures privilégiées. Faut dire qu’on ne les a pas volées ! Je suis sûre que la vue du Denali ne procure pas le même effet à ces touristes des autres rafts qui ont passé une confortable nuit au Denali Princess Lodge ! Nous passons au pied des falaises de sable dont Tom nous a dit qu’elles étaient à une heure de Talkeetna. Il faut maintenant bien tenir notre gauche pour ne pas louper le village. Un dernier effort pour croiser le flux de la Susitna puis de la Talkeetna River et nous voilà déjà arrivés ! Ralalala, si seulement on avait pu avoir une autre journée comme celle-là ! Mais bon, qui ne tente rien… Nous portons le raft et le matériel jusqu’à la voiture, remballons le tout (tout est trempé et plein de sable limoneux gris très fin, mmmhhh) et allons prendre nos quartiers à la Roadhouse. Qui voit-on arriver bientôt ? Bill le chauffeur qui est tout content de nous voir là ! Nous aussi ! Douche, lessive, internet…. Comme c’est bon le confort moderne, même si la nuit a été perturbée par un générateur qui n’a cessé de tourner : au moins ça m’a permis de bien profiter du contact des draps frais et de l’impression de nid douillet dégagée par les murs en rondins.
Retour sur Anchorage (SA 14/08) Il pleut, tiens ! A vrai dire ça m’aurait vraiment fait râler qu’il fasse beau en partant ! On a RDV à 14h30 chez Brian pour rendre le raft donc on a le temps de faire un petit détour par Hatcher Pass (piste d’environ 50 miles entre Willow et Palmer, qui passe dans la montagne, bien plus belle que la route normale par Wassilia)d’autant plus qu’en allant vers le sud, le temps s’arrange. Dès les premiers miles de cette route, nous rencontrons une femelle élan et son petit, chouette ! La piste est facile et les paysages agréables. Il y a plein de campeurs motorisés installés pour le WE avec gros 4X4, grosses remorques pleines de quad, grosses caravanes, gros barbecues, gros chiens, grosses glacières, qui sont là pour pêcher (de gros poissons ?) Ils nous font penser à des pionniers des temps modernes, même si ce n’est que pour un WE. Certains semblent installés plus durablement : je pense que ce sont des chercheurs d’or car on croise régulièrement des pancartes indiquant qu’ici ou là c’est un claim réservé. Finalement nous n’aurons pas de soleil plus haut dans la montagne… Après le col nous hésitons à visiter Independance Mine mais avec ce temps gris, visiter des vestiges miniers ne nous emballe pas. On préfère refaire un tour vers les hydravions : on adore ce spectacle inhabituel pour nous. Après avoir rendu le raft, le téléphone satellite et le bear spray, nous filons déposer les enfants et le matos chez Great Alaskan Holidays (GAH, le loueur de camping car) avant d’aller rendre la voiture à l’aéroport en 2 mn chrono, où la navette de GAH vient nous chercher aussitôt. Le camping car est quasiment neuf, impeccable. On laisse 2 sacs en consigne chez GAH et habitué au camping car, on prend immédiatement nos marques. En route vers le Wal Mart où nous dévalisons les rayons de fruits et légumes ! Ras le bol de la mauvaise bouffe américaine (il doit exister de bons restaurants mais on n’est pas là pour ça !), des pâtes et du riz ! Le camping car est bien équipé (le four n’a jamais servi !), profitons-en ! On prend demain à 16h00 à Whittier le ferry pour Cordova (et son fameux Child’s Glacier. Cordova n’est pas reliée au réseau routier), nous ne devons donc pas trop nous éloigner. J’ai repéré une balade au-dessus de Hope que nous pourrions faire demain. Nous avançons donc jusqu’à Portage Lake où nous trouvons un coin pour dormir près de la rivière. Il pleut mais ça ne nous fait plus le même effet qu’avant !
Hope, Palmer Creek, Cordova (Di 15/08) Surprise ! Il fait beau ! La chance aurait-elle enfin tourné ? On roule jusqu’au lac pour prendre le petit déjeuner puis nous prenons la route vers Hope. On voit enfin le Turnagain Arm avec le soleil ! Au loin les Chugach Mountains. Hope serait un charmant petit hameau si ses habitants n’avaient pas fait le choix de créer un parking/camping pour RV (= camping car) juste en front de mer. Nous prenons la piste qui grimpe sur les hauteurs de Hope au-delà des arbres. C’est splendide ! Ca fait un bien fou de s’affranchir de ces arbres qui si souvent en Alaska ferment l’horizon. Heureusement que compte- tenu de la latitude de cet état, il suffit de monter de quelques centaines de mètres pour qu’ils disparaissent. C’est parti pour 3h d’une superbe balade au milieu des fleurs et des petits ruisseaux jusqu’à 2 mignons lacs glaciaires. On essaie de boucler la boucle mais le ferry ne nous attendra pas : il nous faut redescendre ! Nous voilà tout ragaillardis par cette belle randonnée ensoleillée. Tout ça nous donne bien envie une autre fois de découvrir la péninsule de Kenaï que nous allons zapper cette fois-ci. En quittant Hope, nous croisons 2 ours noirs qui traversent la route ! En arrivant à Whittier, il….. (Quel suspense…)…..pleut ! A 15h, l’embarquement sur le ferry, assez laborieux (on n’est pas en Norvège) commence. J’ai réservé les billets sur le site de Alaska Marine Highway il y a très longtemps. Le ferry est en fait loin d’être plein, sans doute à cause du temps… A 16h, on appareille sous la pluie et ça continue pendant toute la traversée. Le ferry très récent marche à 38 nœuds ! A 19h15, après avoir parcouru les 150 km de large du Prince William Sound, nous arrivons à Cordova avec un timide rayon de soleil. Pas vu le moindre animal marin pendant la traversée… Il y a pourtant à bord du ferrry une rangerette équipée de jumelles qui traque la bestiole mais rien… Nous prenons la route vers le sud qui mène à Hartney Bay (car j’envisage demain si le temps le permet de faire le Heney Ridge Trail et nous serons ainsi à pied d’œuvre) et découvrons la baie sous une lumière divine. Vite, vite, on se gare près du pont pour en profiter. Quelle surprise ! C’est marée haute et il ya quelques phoques qui chassent le saumon dans la baie, passant et repassant sous le pont où nous nous tenons. On voit distinctement un saumon essayer de se cacher dans les anfractuosités de la berge pour échapper à son prédateur. Pour une fois, il y a pas mal de moustiques au point que l’un d’entre nous doit s’arracher à ce spectacle pour aller chercher le répulsif. On se trouve un coin au bord de l’eau juste à côté du pont pour passer la nuit. De nos fenêtres (non équipées de double vitrage, dommage car la buée est très gênante) nous observons les phoques qui chassent.
Cordova, Child’s Glacier (Lu 16/08) C’est râpé pour la rando, tout est dans les nuages et… il pleut. Du coup on prend notre temps avant de filer vers l’est et le Child’s Glacier. On fait quelques courses, un petit tour dans l’Ilanka Cultural center. En route vers Child’s Glacier on fait un petit détour vers Alaganik Slough où la passerelle qui permet d’observer les marais est en travaux… On arrive enfin après un parcours d’environ 50 miles (dont les ¾ de piste facile) au campground de Child’s Glacier. Les craquements du glacier sont très impressionnants, ça résonne dans toute la cage thoracique et en plus ils sont très fréquents. On gare le camping car et on file voir le glacier ! C’est tout juste si on peut en apercevoir un bout ! Le temps est exécrable ! D’ailleurs à part l’host du camping (que nous ne verrons même pas) et une tente, il n’y a que nous ! Les autres ont été plus malins et attendent un meilleur créneau météo, ce qui se conçoit vu le prix du ferry ! Si c’était à refaire je ne prendrais des billets qu’au dernier moment, en fonction de la météo, au risque de ne pas avoir de place… Consolons-nous, à défaut de voir le glacier on l’entend et on le perçoit (je pense que la sensation pour un aveugle doit être terrible !) Allons voir à quoi ressemble ce fameux Million Dollar Bridge ! Il s’agit d’un pont construit vers 1945 sur la Copper River dans le but de relier Chitina et la Richardson Highway à la Copper Highway et Cordova (pour le moment Cordova reste donc inaccessible par la route) Ce pont a été endommagé par le fameux tremblement de terre de 1964 et du coup le projet de route a avorté. En 2005 les autorités ont renforcé le pont, craignant qu’il ne s’abime encore plus en posant 2 piles métalliques de part et d’autre de la zone où le tablier du pont s’est décalé d’environ 70 cm. Bref, on peut passer dessus en toute sécurité (tiens je viens de lire dans le Milepost qu’il est limité à 6600lbs, notre camping car faisait bien 4,5T mais on n’a pas vu de panneau…). On essaie de continuer la piste aussi loin que possible mais au bout de quelques km les bas côtés sont envahis par la végétation qui nous empêche de passer. Soirée crêpes rythmée par les grondements du glacier.
Child’s Glacier, Cordova (Ma 17/08) Le vent dilue un peu le brouillard : on voit mieux le (bas du) glacier ce matin. Sans interruption, des séracs s’écroulent dans la Copper River, c’est fascinant. Ca génère des vagues d’à peine une quarantaine de cm de haut qui sont vite freinées par le courant de la rivière. On a du mal à imaginer la taille des séracs qui ont pu générer les vagues énormes, de véritables tsunamis qui sont indiqués sur ce panneau. On repasse le Million Dollar Bridge, la vue est moins brumeuse qu’hier. On tente une petite balade à droite juste avant le pont mais on trouve d’énormes traces de grizzly toutes fraîches, accompagnées de traces de bébé ours et la végétation est si dense qu’on a vraiment peur de se trouver nez à nez avec leurs propriétaires. Demi-tour donc, de toute façon… il… pleut ! On reprend la piste vers Cordova : un énorme élan mâle s’enfuit dans la forêt clairsemée inondée par la Copper River, magnifique animal, fugace apparition. J’ai repéré quelques randonnées dans le coin mais avec ce temps il est inutile de grimper, on serait dans les nuages. En route donc pour Saddlebag Trail : 10 km A/R dont la première moitié dans une forêt aux arbres couverts de mousse, assez monotone. La 2ème moitié est un peu plus variée, elle chemine dans une vallée encaissée où court un petit ruisseau. Il y a des dizaines de crottes d’ours, on n’en a jamais vu autant. « Promenons-nous dans les bois, tralalalala… !» On arrive finalement à un petit lac où se jette un glacier moribond. Bof… Pas de pluie durant cette rando, mais on a les jambes trempées à cause de la végétation. De retour au camping car, elle reprend…. On va voir à quoi ressemble le coin d’Orca Road, au nord de Cordova, glauque… Demi-tour vers Hartney Bay et comme l’avant-veille, on a droit à un petit rayon de soleil. On aime cet endroit ! On dort là !
Ferry pour Valdez, Denali Highway (Me 18/08) A 8 h30, le ferry appareille : on quitte Cordova sous le soleil. Je suis dégoûtée car il a plu quasiment sans interruption pendant les presque 72 h passées sur la péninsule. Pfff… On découvre des sommets dont seule la carte nous laissait soupçonner l’existence ! Toujours pas d’animaux marins (à part des loutres et des phoques) durant le trajet en ferry (2h45, environ 120 km) vers Valdez, mais de beaux paysages. Valdez se situe au fond d’un fjord qui semble emprisonner les nuages. Le terminal pétrolier (celui où le fameux Exxon Valdez était venu remplir ses soutes avant de faire naufrage, causant cette marée noire historique que tout le monde a encore en mémoire. C’était en 89…) a le bon goût de rester pudiquement caché dans le brouillard. On se gare sur le port pour y faire un petit tour et on tombe aussitôt sur cette adorable loutre qui batifole au fond du port, là où les gens mettent leurs bateaux à l’eau, sans la perturber le moins du monde. Trop mignonne ! Il faut dire que c’est la belle vie ici pour elle (faisons abstraction des résidus d’essence qui flottent à la surface de l’eau) car elle récupère sans effort les restes des saumons qui sont nettoyés sur le quai. Les mouettes aussi en profitent. Valdez nous a bien plu (avec du soleil, c’est plus facile) : on y trouve un mélange sympathique de bateaux de travail, de plaisance (il y a même quelques voiliers) et même quelques kayaks. Le tout au pied des montagnes ! Nous y faisons un gros ravitaillement (c’est bien plus cher qu’à Anchorage) car nous devons être autonomes pour les 5 jours à venir. Le trajet jusqu’au Denali National Park via la Richardson Highway puis la Denali Highway ne passe que dans des hameaux de quelques maisons. On ne trouve pas non plus grand-chose à l’entrée du Denali NP… Les 50 premiers km après Valdez sont agréables, très montagneux et spectaculaires. On redescend ensuite dans une plaine monotone (encore les épinettes qui forment un rideau continu de part et d’autre de la route) pendant une bonne centaine de km avant d’arriver à Paxson, point de départ de la fameuse Denali Highway. Nous y faisons le plein et c’est parti pour 135 miles (216 km) d’une piste superbe qu’on a adorée ! (attention, je crois que certains loueurs de camping cars ne l’autorisent pas) A cette latitude, la limite forêt/toundra n’est pas bien haute, environ 600 m. Nous allons longer toute la chaîne de l’Alaska Range sur son versant sud. La journée est déjà bien avancée, l’été se termine, c’est déjà le début de l’automne et les couleurs sont superbes. Quelle chance d’avoir du beau temps ! On se pose pour la nuit un peu après Tangle Lakes (dont la piste d’accès est fermée pour travaux).
Denali Highway (Je 19/08) On décolle de bonne heure, tout émoustillés par ce qui nous attend. Nous passons devant les trailhead de Landmark Gap Lake (rando en A/R jusqu’à un lac, au fond d’une large vallée) et Glacier Lake (très humide parait-il) pour monter jusqu’à Mac Larren Summit, plus haut point de la piste (1245 m) où nous allons nous balader. Bien pratique le popotin blanc des caribous pour les repérer de loin ! Voici enfin l’occasion de faire sécher la tente que nous transportons mouillée depuis presqu’une semaine. Il est encore tôt et comme nous sommes les premiers aujourd’hui sur ce sentier, nous rencontrons plein de caribous ! Les jeunes sont très curieux, comme celui-ci que je n’avais pas remarqué ! La toundra commence à prendre ses couleurs d’automne et c’est superbe ! On surplombe une vaste plaine qui curieusement me fait penser à une savane africaine. Nous cheminons entre des petits lacs d’origine glaciaire et y remarquons ces étranges tracés semi-circulaires. A la périphérie des cercles, les cailloux les plus gros, au milieu les petits. Bizarre ! J’ai lu que c’est la conséquence du gel et de la neige mais sans bien comprendre le détail de leur formation. Si quelqu’un sait ? Tout est beau ici, jusqu’au moindre détail ! Sur le chemin du retour, nous croisons des américains qui voyagent à 4 ou 5 camping cars (ils sont 20, de New York) avec plein d’enfants. Les montagnes ici sont déjà si impressionnantes qu’ils me demandent si c’est le Denali ! En fait on en est encore à 200 km et les montagnes ici ne font « qu’un peu plus de 4000m » ! Nous reprenons la piste, traversons la Susitna (nous l’avions déjà traversée en raft quelques jours plus tôt mais bien plus en aval, juste avant Talkeetna) et remontons ensuite sur un plateau qui offre une vue absolument époustouflante sur l’Alaska Range. On en reste scotché, à tel point qu’on décide de dormir là ! On est absolument hypnotisé par le spectacle. Bouquet final !
Denali Highway, J1 au Denali NP (Ve 20/08) Après un tel coucher de soleil, pas question de rater le lever! Le thermomètre doit être faux, il indique -3°C mais il n’y a pas de givre. Disons que le fond de l’air est frais. D’ailleurs, ça fume, tout là-bas, au niveau des lacs et rivières. Il doit y en avoir des animaux dans cette vallée (on est à 20 km des montagnes, selon le GPS) D’ailleurs il y a pas mal de chasseurs en quad (la chasse a rouvert le 15/08) mais on n’entend quasiment pas de coups de feu, tant mieux ! On croise puis on longe ensuite pendant un moment la Nenana River, que j’avais un moment envisagé de descendre en partie en canoë mais le temps nous manque car il faut une grande journée (20 miles, classe I. Il faut pagayer mais il parait que c’est très « scenic ») pour aller de son croisement avec la Denali Highway à celui sur la George Parks Highway. La Denali Highway descend finalement dans la plaine pour rejoindre la George Parks Highway. Cette Denali Highway était jusqu’à la construction de la George Parks Highway en 1972, la seule voie d’accès au Denali NP. Un hors d’œuvre magnifique ! 50 km plus au nord, nous entrons dans le Denali National Park. J’ai pas mal hésité à aller dans ce NP un peu particulier. Contrairement aux autres NP américains que l’on peut sillonner librement en voiture, celui-ci est très réglementé. Il y a une unique piste de 89 miles de long qui longe le massif du Denali sur son flanc nord. On peut aller avec son propre véhicule jusqu’au mile 15. Avec une réservation pour 3 nuits minimum au Teklanika River campground (mile 29) on peut y conduire son véhicule mais on n’a plus le droit d’y toucher jusqu’à ce qu’on quitte le parc. C’est le choix que nous avons fait. Au-delà, il faut marcher, pédaler, ou prendre le bus. Vu les distances, on opte pour le bus ! Il s’agit de bus très rustiques, la vitesse est limitée à 30 mph, ils font de nombreux arrêts pour voir les animaux, des arrêts-pipi toutes les 1h30 à 2h00… Bref, pour faire toute la piste aller-retour de l’entrée du parc à Wonder Lake, il faut… 11h ! Passer nos vacances dans un bus ne nous tentait pas vraiment mais s’il fallait en passer par là pour découvrir la faune et les paysages de ce parc, ben, on allait tenter l’expérience. Au pire, si ça nous gave trop, on pourrait toujours quitter le parc avant les 3 nuits. Après les formalités rapidement effectuées au WAC (Wilderness Access Center. NB : en cette fin août, il y avait de la place dans tous les campgrounds sauf Wonder lake, celui qui est au bout de la piste), nous prenons la route et au bout de quelques km, croisons un grizzly qui vient de couper la route à un bus ! Sur la route vers le Teklanika Campground, nous croisons quelques caribous. Camping pas terrible, un parking arboré disons, on est les uns sur les autres (en RV ce n’est pas trop grave mais pour les tentes, pas terrible), aucune vue (normal, le camping est caché dans la forêt, ce qui est louable), des toilettes et un robinet. Point positif, il est au bord du lit de la Teklanika (je précise le lit car la rivière, gringalette, est finalement assez éloignée) : l’hôtesse, très sympa, nous rappelle les consignes de sécurité (il y aurait un ours et un lynx qui rôderaient dans le coin, pas vus en ce qui nous concerne…) On pose le camping car et on saute dans le bus pour notre première balade, pas loin (il est déjà 14h) Après 45 minutes de bus (et un arrêt-pipi au bout de 10 mn, pour ceux qui viennent de l’entrée…), le chauffeur nous débarque à Cathedral Mountain, en même temps d’ailleurs qu’une autre famille avec 3 enfants. Aussitôt, la moyenne d’âge dans le bus remonte en flèche ! Pas beaucoup d’enfants au Denali… Ce sont des habitués et ils nous indiquent le chemin, qui finalement est facile à trouver car assez fréquenté. Il n’y a quasiment pas de sentiers officiels au Denali (sauf à l’entrée du parc) Dans les endroits assez fréquentés, on trouve des sentiers. Ailleurs et le plus souvent, c’est du hors-piste, pas toujours facile du fait de la végétation. Pas de chasse bien sûr dans le parc, si bien que l’on peut facilement approcher les animaux, qui ne nous ont toutefois pas semblé beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. On contourne une curieuse montagne de sable ocre pour finalement surplomber une impressionnante vallée glaciaire. Au loin, en contrebas, on entend soudain hurler : bear ! bear ! On ne voit pas l’ours mais on voit bien 2 randonneurs remonter la pente à toute vitesse ! Finalement ils ne planteront pas leur tente près de la rivière mais un peu plus haut au bord d’un lac. On peut bivouaquer partout dans le parc (à au moins 1 mile de la route), à condition d’avoir préalablement demandé un permis au WAC car le nombre maxi de campeurs par zone est contingenté. Pas facile d’improviser donc… Les enfants deviennent experts ès/crottes et baies ! Belle balade, sans soleil, dommage car la couleur de cette montagne est étonnante. En attendant le bus on remarque ce panneau : le vandalisme existe donc aussi chez les animaux ?! On peut monter et descendre à sa guise du bus où l’on veut dans le parc : il suffit de faire signe au chauffeur. En fin de journée, les bus qui retournent vers l’entrée du parc sont bien remplis et seul Arnaud peut grimper dans le 1er bus. On attend donc une vingtaine de minutes le suivant qui nous prend tous les 4. Nuit très calme (les générateurs des camping- cars doivent être arrêtés à 20h. De toute façon, il est indiqué sur le mode d’emploi du nôtre que le générateur n’est pas capable de recharger la batterie. Il ne sert donc que pour avoir ponctuellement du 110V, par exemple pour le micro-ondes. En arrêtant le chauffage durant la nuit, car le ventilateur est bruyant et doit consommer pas mal, nous aurons assez d’électricité pour ces 4 jours au Denali. Heureusement nous avons nos sacs de couchage car nous aurions eu un peu froid en n’utilisant que les couvertures fournies.)
J2 dans le Denali NP ( Sa 21/08) J’ai réservé le bus jusqu’à Wonder Lake, situé presqu’au bout de la piste, mais d’un commun accord nous décidons de ne pas aller jusque là : trop de bus ! A 7h30 on grimpe dans le bus et 1h30 plus tard, après avoir croisé quelques mooses imposants, admiré de belles montagnes derrière la vitre du bus (grrr…), nous demandons au chauffeur de nous laisser à Highway Pass. Les autres occupants du bus nous regardent un peu comme des bêtes curieuses quand nous descendons à ce col, où il n’y a « rien » (ni visitor center ni toilettes !) Enfin, rien d’autre que des montagnes de sable rouge encore un peu enneigées en cette fin d’été qui font face à des vallées sauvages et encaissées. On fait une belle balade au soleil (dommage on ne quitte pas la vue de la piste où les bus se succèdent à intervalles réguliers), il fait très bon, pas un souffle de vent. Fred et Arnaud, devant, aperçoivent des renards, on observe un moment un combat aérien entre un corbeau et un rapace tout en bullant au soleil : toujours pas le moindre moustique, quelle chance ! On a même la chance d’apercevoir le sommet du Denali ! Nous rejoignons enfin la piste et hélons un bus qui nous amène jusqu’au visitor center de Eielson où nous remplissons les gourdes. Au-delà de cet endroit, la piste redescend au fond de la vallée vers Wonder Lake. Il nous a semblé qu’au-delà le paysage devenait moins accidenté donc moins intéressant. Nous rebroussons donc chemin vers l’est et lors de l’arrêt à Toklat River,
demandons au chauffeur de nous déposer vers Polychrome Pass (un peu à l’ouest du mile 47). Il semble sceptique, nous expliquant que ça descend très raide depuis la route vers la rivière qui est en contrebas et que nous voulons longer. En effet ! Ca descend bien raide mais le sol est meuble donc c’est sans problème. En contrebas de la route, on ne soupçonne absolument pas sa présence, on ne voit et n’entend rien d’autre que le bruit du ruisseau et c’est bien agréable ! Les couleurs nous épatent, mélange de rouge, jaune, bleu du ciel (ahhhh !) ponctué de jolis nuages ! Tiens qu’est-ce donc que ce truc gris ?! Une bonne grosse marmotte prête à bientôt affronter les privations de l’hiver. Il y a une multitude d’empreintes le long de la rivière. Des crottes aussi bien sûr… Glou, glou, glou ! On les entend avant de les voir : des lagopèdes… Fred repère plus haut des mouflons de Dall (facile, ils sont d’un blanc immaculé), qui ont l’air de descendre vers la rivière : quelle chance. En effet, nous les retrouvons un peu plus loin au pied de la falaise. Ils se laissent très facilement approcher si bien qu’on va passer 1 ou 2 h en leur compagnie ! Quelle expérience ! Comment avec un tel pelage peuvent-ils échapper à leurs prédateurs ? Toujours plein de traces qui stimulent notre imagination : on essaie de reconstituer la scène du crime… En descendant la vallée on est régulièrement amené à sauter plusieurs petits affluents et on finit par être obligés de se faufiler dans le bush. Pas facile ! Pourvu qu’on ne se trouve pas nez à nez avec un grizzly. « Promenons-nous dans les bois… » Finalement on trouve un endroit pour traverser la rivière et rejoindre la piste. On émerge sur celle-ci en haut d’un raidillon : il n’y a plus qu’à attendre le bus, enfin plutôt les bus car encore une fois nous devons nous diviser en 2 groupes : d’abord les enfants puis Fred et moi. Sur le trajet du retour, la lumière est de toute beauté et ça fait vraiment l’œuf d’être dans ce bus ! Comme nous sommes 5 nous ne prenons pas le risque de prendre le dernier ou l’avant dernier bus pour rentrer car s’ils sont pleins, il faut attendre qu’un véhicule vienne nous chercher depuis l’entrée du parc, ce qui nécessite au bas mot quelques heures ! On retrouve les enfants au camping car : ils ont vu 3 ours sur une colline, les veinards !
J3 dans le Denali NP (Di 22/08) On les revoit ce matin : une maman grizzly et ses 2 petits. Plus loin on retrouve « nos » mouflons d’hier : depuis le bus, l’effet n’est pas le même ! Cette fois on se fait déposer à Stony Dome. Pas de soleil mais il ne pleut pas, c’est déjà ça…. Après avoir traversé une petite rivière, on remonte une petite vallée pleine de marmottes avant d’arriver à un col. Monter jusqu’au sommet ne nous apporterait pas grand-chose de plus car le temps est assez couvert. On préfère chercher un passage pour faire une boucle vers une très belle vallée que nous avons repérée en passant en bus. Hélas, elle est inaccessible ! C’est assez difficile dans le Denali (et en Alaska en général) de se faire une idée précise des reliefs car les cartes sont peu détaillées. Demi-tour donc, c’est plus prudent ! Le temps se couvre de plus en plus. Superbe arc en ciel près de Toklat River ! Malgré le temps, on décide d’aller explorer une vallée colorée que nous avons repérée sur Polychrome Mountain : elle nous a tapé dans l’œil à Caroline et moi. Un signe au chauffeur et hop, on descend ! On essuie quelques gouttes, rien de méchant et on grimpe dans la vallée jusqu’à apercevoir un groupe de « mouflettes » de Dall. Ces dames sont bien plus sauvages que les mâles, impossible de les approcher : elles sont toutes effarouchées et disparaissent finalement derrière un col. Cette fois le ciel s’assombrit de partout : demi-tour ! On se poste au bord de la route : 1er bus : 1 place seulement. Arnaud y monte (le veinard, il va voir un loup qui va trottiner au bord de la route pendant au moins 2 km !) On attend un bon moment le 2ème bus, le fond de l’air est de plus en plus frais mais on ne veut pas marcher le long de la route pour nous réchauffer car il pleut de partout sauf au-dessus de nos têtes ! Drôle d’impression ! Les sommets tout proches seront même blanchis. 2ème bus : 2 places, pfff… Fred et Caro y montent avec pour mission de commencer à faire les lasagnes ! 3ème bus : Marion et moi aurons finalement attendu 1h15 avant de pouvoir monter dans un camper bus : atmosphère d’ailleurs très sympa, il ramène des gens qui ont campé à Wonder Lake. Ce n’est pas le même public que dans les autres bus où on a vu des gens roupiller ou lire sur leur ipad ! Il y a d’autres randonneurs complètement trempés et frigorifiés qui visiblement ont attendu le bus un bon moment sous la flotte. On a eu plus de chance ! En conclusion ce système de bus est tout de même très contraignant : c’est un crève-cœur de perdre matin et soir plusieurs heures dans les transports, juste au moment où la lumière est la plus belle. Le dernier jour entre la fin de la balade, l’attente du bus et l’arrivée au camping de Teklanika, nous avons mis 3 heures (pour une vingtaine de miles )! (Auxquelles il faut ajouter 2h le matin pour aller à Stony Dome) Il est vrai que les paysages du Denali sont vraiment très beaux : c’est un mélange de larges vallées glaciaires austères, gorges profondes, montagnes colorées, glaciers, sommets enneigés mais je trouve l’organisation du parc vraiment trop pesante pour avoir envie d’y retourner. Voilà c’est dit ! Je dois dire aussi que je tenais tout de même à voir ce parc pour me faire mon idée, pas de regrets donc ! Je pense que pour bien profiter du parc (sans avoir une impression de métro/rando/dodo) il faut pouvoir partir camper quelques jours loin de la piste ce qui implique de porter un gros sac. Pas facile non plus pour une première visite dans le parc de bien cerner où s’y balader….et vu qu’il faut dire à l’avance au WAC dans quel secteur on va bivouaquer, impossible de se décider au vu des paysages rencontrés depuis le bus.
Denali NP, Anchorage (Lu 23/08) Il y a un peu plus de 400 km jusqu’à Anchorage, où nous reprenons l’avion demain.Ce matin dans le parc, le ciel est couvert mais les couleurs d’automne commencent tout de même à flambloyer. Plus au sud, ça se dégage et la vue de Denali Viewpoint South est à tomber ! On aperçoit en contrebas la Chulitna où nous sommes passés quelques jours plus tôt dans le brouillard. A Trapper Creek (à la hauteur de Talkeetna) nous prenons la Petersville Road qui file vers l’ouest. Cette route nous permet d’apercevoir le Denali sous un autre angle : elle n’a pas vraiment d’autre intérêt. Comme il fait beau nous décidons de repasser par Hatcher Pass mais comme la dernière fois, le temps se couvre finalement. Ce détour nous permet de rencontrer une nouvelle fois la femelle élan et son petit. Cette piste (non autorisée par le loueur ce qui signifie que l’on n’y est pas assuré) ne présente pas de difficulté ce jour là. La descente est assez raide et le frein moteur bien utile. On passe à Anchorage Downtown : la ville est en fait assez petite. Il y a des quertiers qui semblent très agréables à vivre avec plein de belles maisons en bois. La ville est idéalement située entre mer et montagnes. Nous allons passer la nuit sur les hauteurs de la ville à Glen Alp, dans le Chugach State Park. Il y a un monde fou ici : c’est un départ de randos à quelques minutes de la ville et la vue y est magnifique. On assiste à un coucher de soleil wagnérien sur Anchorage, ponctué de quelques averses bien drues ! Au loin, l’écume des vagues éclairée par le soleil couchant souligne la côte d’un trait presque fluorescent. Derrière nous, un ultime nuage rose avant que la nuit ne tombe définitivement.
Adieu Alaska et Denali ! (Ma24/08) Magnifique cadeau d’adieu ce matin : le Denali se détache parfaitement sur l’horizon ! Il est à plus de 200 km à vol d’oiseau ! On est scotché par ce spectacle mais il nous faut rendre le camping car avant 10h. En 10 mn, c’est chose faite et la navette nous conduit à l’aéroport, duquel d’ailleurs nous apercevons toujours le Denali. On décolle en début d’après-midi et très rapidement on vole « à côté » du Denali : magnifique ! Je constate non sans une pointe de satisfaction égoïste que la piste du Denali NP est sous les nuages, comme tout le flanc nord du massif. Moi qui était déjà en train d’échafauder des plans pour retourner en Alaska à l’automne et dans le nord, je réalise que le beau temps est rare partout en Alaska, pas uniquement sur la côte !
CONCLUSION Avant d’opter finalement pour l’Alaska, j’avais étudié la possibilité d’un voyage au Kamchatka, son voisin de l’est ! J’étais attirée par ses paysages sauvages, ses volcans, ses ours, ses rivières et rêvait d’y randonner ou d’y faire une descente en raft ou canoë. Malheureusement cette région ne s’est ouverte au tourisme qu’en 1992 au moment de la Perestroïka et les infrastructures y sont encore peu développées. Il est très difficile d’y voyager sans guide (et encore plus si on ne parle pas le russe) et les devis demandés auprès des agences locales y étaient absolument exorbitants. Conditions de confort spartiates, nécessité de porter d’énormes sacs pour y trekker (je ne pense pas que les russes soient déjà initiés à la philosophie MUL), impossibilité d’y être autonome, manque de réactivité des agences locales pour répondre à mes mails. Bref, je décidai finalement de me tourner vers l’Alaska et là tout a été ultra-simple : on trouve plein d’infos, cartes, récits, photos sur le net qui permettent de préciser ses attentes. Les américains ont un sens du service qui nous épate à chaque fois ! On avait un timing assez serré et tout a marché comme sur des roulettes, ils sont très pro ! Pas facile cependant vu la taille de l’état de faire des choix : il mérite à coup sûr plusieurs voyages ! On a fait un voyage passionnant même si la météo aurait pu, si elle avait été complice, le rendre absolument époustouflant !
Nos plus forts souvenirs (après sondage familial) seront : La rencontre rapprochée avec le grizzly L’ours noir sur la plage L’adorable loutre à Valdez et les loutres en général, trop mignonnes Les aigles à tous les coins de forêts et les phoques La « pêche au saumon », morts de rire ! Le Denali dans toute sa splendeur Les mouflons de Dall La pluie !!! La (très) grosse trouille en raft contre la souche
BUDGET ALASKA
J'ai profité en décembre 2009 d'un euro avantageux par rapport au dollar (1$ = 1,50 euro à l'époque) pour payer le ferry, la location du camping-car, les accomptes pour le kayak et le raft, le camping/Tek Pass/entrée au Denali, Child's glacier campground. J'avais aussi acheté en décembre des dollars pour payer sur place le solde kayak/raft, les hébergements, restaurants, bouffe. Bref, il n'y a que la location de voiture et le carburant qu'on a payés avec un dollar un peu moins avantageux (1$ = 1,29 euro) Vu le prix des prestations en Alaska, il n'y a pas de petits profits!
Avion pour 5, vol direct Francfort-Anchorage avec Condor4880 euro
Location 2 kayaks doubles+1 simple pour 7 jours1085$ Transferts en watertaxi 1880$ Total kayak :3035$ soit 2154 euro
Location raft 4 jours pleins 400$280 euro Navette pour dépose raft250$175 euro Total raft : 650$455 euro
Location VHF 7jours70$47 euro Location tél satellite 2 semaines150$ 106 euro Location bear spray 2 semaines 50$ 35 euro Clôture anti ours120 euro Total sécurité308 euro
Location minivan 14javec plein assur maxi732$567 euro Essence minivan 40$31 euro Total minivan 14j598 euro
Camping car 25' 10 jours, assurance maxi1592$1114 euro Propane40$28 euro Essence camping car 26l/100 km 1700 km459$355 euro Total 10j camping car 1497 euro
2 nuits 5 pers AJ Girdwood240$168 euro 2 nuits Talkeetna Roadhouse284$200 euro Childs's glacier campground avec résa34$25 euro 3 nuits à Teklanika campground (Denali)73$49 euro Total hébergements 442 euro
Ferry Whittier/Cordova/valdez CC+5P1091$722 euro
TEK Pass pour 3 jours pour 5 (bus dans Denali)92$61 euro
Ravitaillements, gaz, pêche 25j à 51000$670 euro Restos, fast food300$200 euro Total Bouffe, divers sur placeenviron 1000 euro
TOTAL pour 25j à 512117 euro
BIBLIOGRAPHIE ALASKA
Le Milepost est un énorme annuaire contenant une masse d'informations diluées au milieu de publicités. Nécessite un temps d'adaptation avant de s'y retrouver. Très utile pour le voyageur motorisé. Poids rédhibitoire pour les autres.
Lonely Planet Alaska : bien, pas mal d'idées de randonnées, pas mal de cartes.
55 Ways of the Wilderness in South Central Alaska, 5th edition de Helen D. Nienhueser and John Wolfe Jr : plein d'idées de rando, cartes succintes.
The Alaska River Guide de Karen Jettmar : la référence pour choisir sa rivière.
Denali National Park Guide to Hiking, Photography and Camping de Ike Waits. Plein d'idées de randos dans le Denali NP. Topos pas très précis mais difficile de faire mieux vu qu'il n'y a pas de sentiers. Cartes très grossières.
Cartes du National Geographic : Prince William Sound West (utilisée en kayak) 1/110000ème Prince William Sound East (pour la région de Cordova) 1/105600 Denali 1/225000ème On est loin de nos cartes IGN au 1/25000ème mais ces cartes sont agréables à lire et plastifiées. Au moins un bivouac de kayak indiqué qui n'existe pas sur PWS West. Je ne crois pas qu'il existe des cartes papier plus détaillées de toute façon. Il faut donc un peu « d'inspiration » pour lire le terrain plutôt que la carte, pas toujours facile.
Cartes GPS On a téléchargé des cartes topo gratuites pour Garmin. Attention il en existe (au moins) 2 types : pour l'un des 2 impossible de transférer les cartes et les waypoints sur le GPS donc mieux vaut faire un essai avant de rentrer tous les waypoints et de piquer une crise quand ça coince! On a utilisé ça : http://www.gpsfiledepot.com/maps/view/302/ Bien utile pour évaluer la distance parcourue en kayak ou en raft et s'assurer qu'on est bien là où on croit! Amusant aussi pour mesurer la vitesse en raft : record 14,8 km sans donner un coup de pagaie!
Scats and Tracks of Alaska de James C. Halfpenny : crottes et traces d'Alaska, bien fait, léger, les enfants le connaissent par coeur.
Alaska Wild Berries and berry-like fruit de Verna E. Pratt pratique, léger, bien utile vu l'abondance de baies diverses et variées.
On aurait du acheter ces 2 petits livrets au début du voyage mais l'occasion ne s'en est présentée que plus tard. Si vous les trouvez sur le net, n'hésitez pas!
Ouest américain: de Las Vegas à Yellowstone English translation pending
Comme beaucoup d'entre vous, et après avoir glané et reçu pas mal d'infos sur ce site, je me permets de faire un compte rendu de notre voyage, à la fois classique et un peu atypique dans ses contraintes.
Petit flash-back. Ce voyage est avant tout pour les 18 ans de notre fils; c’est donc lui qui donne la ligne directrice : pas de villes, de la nature ! Grand Canyon, par exemple… A partir de là, j’ai carte blanche. Oui, mais les parents, eux, rêvent de voir Yellowstone. Il ne reste donc plus qu’à trouver de quoi s’occuper entre Grand Canyon et Yellowstone. Je me lance frénétiquement dans la lecture du Routard et du Lonely Planet et je m’aperçois rapidement de l’ampleur du problème car malheureusement une contrainte de taille existe, nous ne disposons que d’une quinzaine de jours. Rapidement, LA solution me saute aux yeux : abandonner l’idée d’aller à Yellowstone. Mais là, je m’oppose à un NON catégorique. Bon, et bien, la quadrature du cercle à côté de çà, ce serait super fastoche ! De plus, via « Voyage Forum », je découvre le SITE « OUESTUSA.FR » et tout bascule. C’est quoi cette « Wave » dont aucun guide ne parle, et cette route 12 qui est soit-disant si belle, et Burr Trail, et Strike Valley Overlook, … Comme je voudrais en mettre plein les yeux à mon petit groupe, je vais tenter la loterie de CBN et pour çà, je veux mettre toutes les chances de mon côté. 3 jours à PAGE, rien que çà. Autour de ces 3 jours, je vais construire notre voyage, qui certes, ne sera pas optimal mais qui répondra à toutes nos contraintes. Je vais délibérément laisser tomber des merveilles (non, ne frappez pas tout de suite, le cœur m’en est déjà assez brisé). Mais finalement, cela m’arrange bien, ce sera l’excuse pour revenir ! Assez de suspens, place au récit.
J1 : BRUXELLES – ATLANTA - LAS VEGAS C’est de loin la journée qui m’angoisse le plus. Je sais qu’elle sera longue et qu’il faut peu de chose pour qu’elle se change en parcours du combattant. J’ai encore en mémoire les déboires de Cendryon à Heathrow et ce n’est pas pour me rassurer. D’ailleurs, la journée commence plutôt en mode mineur. Nous prenons le train qui devrait nous conduire directement à Brussel Airport mais c’est sans compter sans la pagaille qui perdure depuis pas mal de temps à la SNCB. Le train arrive avec du retard, il s’étire péniblement et une voix tout aussi languissante nous annonce que le train a un problème de locomative et que nous allons devoir changer de train. Bon, les mecs, Las Vegas, c’est pas tout près faudrait quand même s’activer ! Heureusement, l’avion, lui, part à l’heure. Cela me rassure car malgré qu’on dispose de 3H00 pour les formalités à Atlanta, je sais que le moindre retard pourrait mettre en péril notre connection. Nous voilà d’ailleurs, quelques films plus tard, à Atlanta. Je presse ma petite troupe pour sortir de l’avion et suis déjà prête psychologiquement à faire une longue queue à l’immigration et oh surprise, il n’y a personne ! Un monsieur charmant vérifie nos passeports, mon cœur cogne qu’il ne trouve pas trace de nos visas ESTA et nous remballe d’où on vient mais au contraire, il nous assiste gentiment pour la prise d’empreintes et autres formalités. Nous mettons moins d’une demi-heure pour passer l’immigration, récupérer et ré-enregister nos bagages. La file est un peu plus longue à la douane et les policiers sont un peu moins sympas mais on s’applique et là aussi, le passage se fait sans problème. Bref, en moins d’une heure, tout est fait. Je me fais chambrer car depuis le départ, je parle de cette course d’obstacles qui devait nous attendre à Atlanta. Nous avons même le temps de manger car pour nous, il est déjà 20H00 et les estomacs crient famine. C’est donc l’esprit serein que nous nous présentons à la porte d’embarcation pour Las Vegas. Et là, on se rend compte que l’avion est « overbooked ». Damned ! On vérifie fébrilement si nos sièges figurent dans la liste des sièges concernés. Ouf, ils n’y figurent pas. Et là, je repense à Cendryon qui a judicieusement coincé un jour de récup à Las Vegas. Je me dis que la prochaine fois, je ferai pareil ! Mais pour cette fois, cela ira, nous embarquons à l’heure, tout va bien. C’est sans compter sur l’orage qui nous retardera plus d’une heure sur le tarmac. Ce n’est pas grave car nous tombons tous les quatre dans les bras de morphée. Nous voilà enfin à Las Vegas et là, on se prend la chaleur en pleine tronche ! Je le savais mais comme çà, c’est assez violent. Je rassemble mon courage car il va encore falloir passer l’épreuve de la récupération de la voiture chez Alamo. Briefée par de nombreux posts sur Voyage Forum, je suis prête au combat. Et là, à nouveau, c’est un autre scénario qui se déroule. La préposée n’essaye pas de nous refiler des tas de trucs en plus, elle essaye bien de nous faire upgrader mais nous déclinons gentiment. A mon avis, elle est aussi fatiguée que nous. Arrivés sur le parking, puisqu’on peut choisir, je cours d’une voiture à l’autre, et à l’aide de recueil de tous les conseils lus et relus sur ce forum, nous jetons notre dévolu sur une NISSAN XTERRA. Voilà, ma mission s’arrête ici, pour aujourd’hui. C’est au tour de mon mari de nous sortir d’ici et de nous conduire à l’hôtel. Le strip n’est pas bien loin heureusement, car comme il veut à tout bout de champ débrayer et changer de vitesse, nous faisons des arrêts réguliers et intempestifs sur Las Vegas Boulevard, ce qui ne nous aide pas dans notre progression. C’est donc lentement que nous arrivons à l’hôtel et que nous garons notre carrosse dans le parking. Vite, on fait le check-in et on décide de ressortir aussitôt, voir de plus près et à pied ce Las Vegas dont on parle tant. Et puis, les estomacs sur patte qui m’accompagnent ont à nouveau faim. Ce sera Mac Do car je sais que là, nous trouverons du « free wi-fi » (merci Voyage forum) pour envoyer nos premiers mails. Nous ferons quelques achats au Hard Rock Café (et oui, déjà), admirons les fontaines du Bellagio, juste avant que nos piles ne soient à plat. Dès lors, nous courons plutôt que nous marchons pour retrouver notre lit car la fatigue se fait méchamment sentir. Allez, demain is another day ! Yes, on y est !
Petit flash-back. Ce voyage est avant tout pour les 18 ans de notre fils; c’est donc lui qui donne la ligne directrice : pas de villes, de la nature ! Grand Canyon, par exemple… A partir de là, j’ai carte blanche. Oui, mais les parents, eux, rêvent de voir Yellowstone. Il ne reste donc plus qu’à trouver de quoi s’occuper entre Grand Canyon et Yellowstone. Je me lance frénétiquement dans la lecture du Routard et du Lonely Planet et je m’aperçois rapidement de l’ampleur du problème car malheureusement une contrainte de taille existe, nous ne disposons que d’une quinzaine de jours. Rapidement, LA solution me saute aux yeux : abandonner l’idée d’aller à Yellowstone. Mais là, je m’oppose à un NON catégorique. Bon, et bien, la quadrature du cercle à côté de çà, ce serait super fastoche ! De plus, via « Voyage Forum », je découvre le SITE « OUESTUSA.FR » et tout bascule. C’est quoi cette « Wave » dont aucun guide ne parle, et cette route 12 qui est soit-disant si belle, et Burr Trail, et Strike Valley Overlook, … Comme je voudrais en mettre plein les yeux à mon petit groupe, je vais tenter la loterie de CBN et pour çà, je veux mettre toutes les chances de mon côté. 3 jours à PAGE, rien que çà. Autour de ces 3 jours, je vais construire notre voyage, qui certes, ne sera pas optimal mais qui répondra à toutes nos contraintes. Je vais délibérément laisser tomber des merveilles (non, ne frappez pas tout de suite, le cœur m’en est déjà assez brisé). Mais finalement, cela m’arrange bien, ce sera l’excuse pour revenir ! Assez de suspens, place au récit.
J1 : BRUXELLES – ATLANTA - LAS VEGAS C’est de loin la journée qui m’angoisse le plus. Je sais qu’elle sera longue et qu’il faut peu de chose pour qu’elle se change en parcours du combattant. J’ai encore en mémoire les déboires de Cendryon à Heathrow et ce n’est pas pour me rassurer. D’ailleurs, la journée commence plutôt en mode mineur. Nous prenons le train qui devrait nous conduire directement à Brussel Airport mais c’est sans compter sans la pagaille qui perdure depuis pas mal de temps à la SNCB. Le train arrive avec du retard, il s’étire péniblement et une voix tout aussi languissante nous annonce que le train a un problème de locomative et que nous allons devoir changer de train. Bon, les mecs, Las Vegas, c’est pas tout près faudrait quand même s’activer ! Heureusement, l’avion, lui, part à l’heure. Cela me rassure car malgré qu’on dispose de 3H00 pour les formalités à Atlanta, je sais que le moindre retard pourrait mettre en péril notre connection. Nous voilà d’ailleurs, quelques films plus tard, à Atlanta. Je presse ma petite troupe pour sortir de l’avion et suis déjà prête psychologiquement à faire une longue queue à l’immigration et oh surprise, il n’y a personne ! Un monsieur charmant vérifie nos passeports, mon cœur cogne qu’il ne trouve pas trace de nos visas ESTA et nous remballe d’où on vient mais au contraire, il nous assiste gentiment pour la prise d’empreintes et autres formalités. Nous mettons moins d’une demi-heure pour passer l’immigration, récupérer et ré-enregister nos bagages. La file est un peu plus longue à la douane et les policiers sont un peu moins sympas mais on s’applique et là aussi, le passage se fait sans problème. Bref, en moins d’une heure, tout est fait. Je me fais chambrer car depuis le départ, je parle de cette course d’obstacles qui devait nous attendre à Atlanta. Nous avons même le temps de manger car pour nous, il est déjà 20H00 et les estomacs crient famine. C’est donc l’esprit serein que nous nous présentons à la porte d’embarcation pour Las Vegas. Et là, on se rend compte que l’avion est « overbooked ». Damned ! On vérifie fébrilement si nos sièges figurent dans la liste des sièges concernés. Ouf, ils n’y figurent pas. Et là, je repense à Cendryon qui a judicieusement coincé un jour de récup à Las Vegas. Je me dis que la prochaine fois, je ferai pareil ! Mais pour cette fois, cela ira, nous embarquons à l’heure, tout va bien. C’est sans compter sur l’orage qui nous retardera plus d’une heure sur le tarmac. Ce n’est pas grave car nous tombons tous les quatre dans les bras de morphée. Nous voilà enfin à Las Vegas et là, on se prend la chaleur en pleine tronche ! Je le savais mais comme çà, c’est assez violent. Je rassemble mon courage car il va encore falloir passer l’épreuve de la récupération de la voiture chez Alamo. Briefée par de nombreux posts sur Voyage Forum, je suis prête au combat. Et là, à nouveau, c’est un autre scénario qui se déroule. La préposée n’essaye pas de nous refiler des tas de trucs en plus, elle essaye bien de nous faire upgrader mais nous déclinons gentiment. A mon avis, elle est aussi fatiguée que nous. Arrivés sur le parking, puisqu’on peut choisir, je cours d’une voiture à l’autre, et à l’aide de recueil de tous les conseils lus et relus sur ce forum, nous jetons notre dévolu sur une NISSAN XTERRA. Voilà, ma mission s’arrête ici, pour aujourd’hui. C’est au tour de mon mari de nous sortir d’ici et de nous conduire à l’hôtel. Le strip n’est pas bien loin heureusement, car comme il veut à tout bout de champ débrayer et changer de vitesse, nous faisons des arrêts réguliers et intempestifs sur Las Vegas Boulevard, ce qui ne nous aide pas dans notre progression. C’est donc lentement que nous arrivons à l’hôtel et que nous garons notre carrosse dans le parking. Vite, on fait le check-in et on décide de ressortir aussitôt, voir de plus près et à pied ce Las Vegas dont on parle tant. Et puis, les estomacs sur patte qui m’accompagnent ont à nouveau faim. Ce sera Mac Do car je sais que là, nous trouverons du « free wi-fi » (merci Voyage forum) pour envoyer nos premiers mails. Nous ferons quelques achats au Hard Rock Café (et oui, déjà), admirons les fontaines du Bellagio, juste avant que nos piles ne soient à plat. Dès lors, nous courons plutôt que nous marchons pour retrouver notre lit car la fatigue se fait méchamment sentir. Allez, demain is another day ! Yes, on y est !
Norvège 2009: partie 1 de Rouen aux îles Lofoten English translation pending
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR
1ère Partie - ROUEN - ÎLES LOFOTEN
Genèse du voyage L'idée de ce voyage estival en Norvège s'est imposée d'elle-même lors de la croisière que nous avions réalisée sur l'Hurtigruten, l'express côtier de Norvège, fin décembre 2008 et début janvier 2009 entre Bergen et Kirkenes.
Nous étions curieux de connaitre les conditions de luminosité à cette période de l'hiver dans les hautes latitudes et n'avons pas été déçus. De Bergen jusqu'à Bodø, une météo et des périodes de jour à peu près équivalentes à celles que nous connaissons dans le nord de la France à la même époque, avec une infime couche de neige à partir du 3ème jour. Mais une fois franchi le Cercle Polaire Arctique (66° 33' de latitude Nord), et arrivés à Bodø, changement radical d'ambiance, pénombre à partir de 14 h 00, nuit totale vers 15 h 30, et une épaisse couche de neige fraîche dès l'arrivée aux îles Lofoten.
A partir de là, nous progresserons vers le Nord en traversant des paysages enveloppés d'une lumière étrangement bleuâtre, à la fois douce et électrique, réfléchie par la neige qui recouvre tout. Ce bleu blafard devenu omniprésent rend les paysages irréels. Et dans le brouillard, sous les grains de pluie ou de neige, les montagnes bleutées, un ciel cendré et une mer plombée et confuse se fondent en des limites mouvantes et incertaines.
Et il faut faire vite, la brièveté des périodes de jour relatif impose de ne rien perdre de ces bouts de paysages faiblement éclairés. Autant que faire se peut, J-J passe de longs moments sur la coursive extérieure du pont 6 complètement emmitouflé pour se protéger du froid et du vent mordant, le plus souvent à l'avant du MS Trollfjord, à regarder, scruter ou contempler cette fantasmagorie naturelle en perpétuelle évolution.
Nous voulions voir l'hiver dans les régions septentrionales, nous avons donc été gâtés par la luminosité et la météo qui étaient les vedettes de ce voyage hivernal. Mais très vite, sur la coursive du pont 6 du MS Trollfjord est arrivé un profond sentiment de frustration… Ces paysages mystérieux, si beaux sous la neige et dans la pénombre, devraient sans aucun doute être splendides et grandioses sous la lumière estivale.
Les slaloms entre les îles, la vue des côtes escarpées, les arrivées dans les ports, l'été cela doit avoir aussi son charme…
Refaire la même croisière l'été, idéalement en juin ! Pourquoi pas l'été prochain ? Et pourquoi pas en sens inverse, de Kirkenes à Bergen pour avoir une autre vision des choses ? Et quitte à faire un si long voyage, pourquoi ne pas le compléter par un circuit en voiture et visiter l'intérieur du pays ? Pourquoi pas ?
Début janvier 2009, à peine débarqués à Kirkenes, nous savions que nous reviendrons rapidement visiter la Norvège.
Généralités Restait à mettre au point les modalités d'un tel voyage :
· En étudiant la brochure d'Hurtigruten, nous avons compris que dans le sens nord-sud, Kirkenes-Bergen, le transport de la voiture était compris dans le prix du billet des passagers, ce qui incitait forcément à faire le trajet dans ce sens.
· Une escapade au Cap Nord trouvait ainsi sa justification par le fait d'avoir à se rendre à Kirkenes, aux confins du pays.
· Vu les coûts prohibitifs de l'hôtellerie et la restauration en Norvège, le camping s'imposait.
· Et puisqu'il fallait camper, pourquoi ne pas utiliser et transformer le Renault Espace en mini camping-car, alliant ainsi logement, autonomie et indépendance… et économie ?
Et les cogitations ont réellement commencé en mars 2009...
Durée du voyage Avant toute connaissance approfondie des hauts-lieux de la Norvège touristique, l'idée de base était de rejoindre Oslo, puis le fjord de Geiranger, parcourir les îles Lofoten et gagner le Cap Nord avant de se rendre à Kirkenes et embarquer sur l'Hurtigruten. Au retour après Bergen, l'idée était de rejoindre le sud de la Norvège avant de traverser vers le Danemark.
Combien de temps pour réaliser un si vaste programme ? A priori, 3 semaines pour arriver à Kirkenes, 1 semaine à bord de l'Hurtigruten jusqu'à Bergen, 1 semaine pour redescendre à Rouen, donc 5 semaines.
Garde-robe et bagages Premier casse-tête ! Comment s'habiller pour vivre dans des conditions précaires pour une longue durée dans des régions à la météo aussi capricieuse. Nous avons donc prévu les mêmes parkas, sweats polaires et bonnets que l'hiver précédent (et ils nous ont bien servis), des T-sirts et bermudas (ils nous ont servis aussi, mais beaucoup moins), des vêtements de pluie, pulls, avec les changes indispensables, etc, etc… sans négliger les chaussures de randonnée, …mais nous avons oublié les gants !
De plus, nous ne pouvions avoir l'air de campeurs à bord de l'Hurtigruten, nous avions également besoin d'une garde-robe plus élaborée, sans pour autant être grand chic, pour une semaine.
Autant dire que le poids et surtout le volume de ces bagages risquait d'être conséquent. Résultat : une grande valise rigide, 3 ou 4 bagages souples et quantité d'autres petits sacs… rien que pour l'habillement !
En pratique, les bagages les plus usuels restaient dans l'habitacle durant la journée et devaient être transférés tous les soirs sur les sièges avant. La manutention bi-quotidienne de ces bagages ne restera pas le meilleur souvenir de ce voyage.
Heureusement, l'emprunt d'un grand coffre de toit a permis de stocker tout ce qui n'était pas d'utilisation quotidienne, ainsi que la literie (couette, drap, oreillers).
Aménagement de l'habitacle de l'Espace Le problème a priori le plus ardu à résoudre était l'aménagement de l'Espace en un véhicule à tout faire, suffisamment pratique pour faire du tourisme et surtout pour y vivre dans des conditions rustiques (pique-nique, camping), et climatiques incertaines (pluie, froid, vent, etc).
· Une fois les sièges passagers débarqués, il reste dans l'Espace un vaste plancher parfaitement plan de 2.20 m de long et de 1.17 m de large (minimum au niveau du passage des roues AR).
· Sur ce plancher, 7 caisses en plastique de 0.60 x 0.40 m et 0.23 m de hauteur, pour stocker toute l'alimentation emmenée depuis la France.
· Sur ces caisses judicieusement disposées, un "sommier" amovible en trois parties réalisé en contreplaqué de 13 mm d'épaisseur.
· Un matelas gonflable de 1.90 m de long et 1.16 m de large (juste la dimension du passage de roues), opportunément trouvé chez Décathlon.
· Acquisition d'un gonfleur électrique 12 v raccordé sur une prise allume-cigare permettant de gonfler le matelas sans fatigue en moins de deux minutes.
· Réalisation de "rideaux" en tissu occultant tendus sur des tiges souples en fibre de verre assurant une protection vis-à-vis des éventuels indiscrets et aussi une pénombre illusoire au cours des nuits estivales sous les hautes latitudes.

Aménagement extérieur de l'Espace On peut aussi penser qu'une fois ouvert, le vaste hayon arrière de l'Espace prolonge efficacement l'habitacle. C'est en partie en partie exact, à condition que la pluie ne tombe que verticalement et encore… Pour que cela soit réellement confortable, le mieux serait de s'équiper d'un auvent recouvrant entièrement le hayon et débordant largement sur le pavillon (le toit) de l'Espace, avec des joues latérales fixées au sol par des piquets. Rien de tel n'existe dans le commerce.
Fort opportunément, une de nos relations nous procure ce que nous cherchons ou du moins, quelque chose d'approchant. Renault avait commercialisé une série limitée de Kangoo, dénommée "Décathlon" et fournissait avec cette voiture quelques gadgets, dont un abri léger à fixer sur le hayon afin de donner un aspect baroudeur à ce véhicule. Très bien, sauf que le concepteur de cet abri n'a pas été efficacement jusqu'au bout de la bonne idée : un échantillonnage trop léger des tissus et surtout une absence évidente d'étanchéité à la pluie. Si les 3 côtés de cet abri offraient une bonne protection, il n'en était pas ainsi au niveau de la toiture… Néanmoins cet abri, bricolé pour notre Espace, sera surtout utile les jours de vent pour protéger la cuisinière devant ses fourneaux et nous n'aurons pas à regretter de l'avoir emmené.
Restait à résoudre l'étanchéité supérieure de l'installation en cas de pluie violente ou prolongée. Pas d'autre solution que de recouvrir l'ensemble d'une grande bâche en plastique bleu du plus bel effet, elle aussi tendue sur des piquets. Peu esthétique, mais efficace ! Nous n'aurons qu'à nous servir une seule fois de cette bâche sur la route du retour au Danemark.

Matériel Pour le reste, nous avons utilisé le matériel du campeur lambda :
· Une table pliante et deux fauteuils pliants.
· Un réchaud 2 feux et 2 bouteilles de gaz de 2.5 kg (1 seule aurait suffit).
· Une glacière (réfrigérée à l'aide d'une bouteille d'eau que l'on a fait congeler 2 ou 3 fois dans les campings, de moins en moins nécessaire à mesure que nous montions vers le nord !).
· Deux vaches à eau de 10 l, utiles surtout pour la vaisselle des pique-niques du midi et lors des soirées passées en camping sauvage.
· Une valise à pique-nique très pratique pour ranger et protéger toute la vaisselle.
Alimentation Tout, absolument tout a été acheté en France, et globalement l'intendante avait fort bien calculé ses quantités. Cela était réparti dans les différentes caisses en plastique (petit-déjeuner, plats de résistance, dessert, etc…).
La totalité du ravitaillement intégralement fait en France se justifiait pour deux raisons :
· Les coûts prohibitifs généralement pratiqués en Norvège (exemple : fruits vendus à la pièce pour le prix du kilo en France).
· Les étiquetages étant uniquement en norvégien, cela évitait les déconvenues lors de la consommation de produits qui ne correspondent pas obligatoirement à nos goûts.
Nous n'avons complété notre ravitaillement que par du pain (genre pain de mie), que l'on tranche soi-même dans les nombreuses supérettes, et aussi l'achat de pavés de saumon (très bon et relativement abordable, de même que les crevettes en vrac surgelées.
Côté conservation, peu de problèmes, même avec les légumes frais, les fruits et les œufs. Nous avions une glacière que l'on a tenté de refroidir les premiers jours avec une bouteille d'eau glacée dont nous renouvelions la congélation dans les frigos des terrains de camping. Pratique de moins en moins nécessaire au fur et à mesure que nous montions vers le nord et dont nous nous sommes complètement dispensés ensuite (au Cap Nord, il faisait plus chaud dans la glacière qu'à l'intérieur de la voiture… !).
Production d'électricité Un aussi long voyage supposait la prise de nombreuses photos ou vidéos et nous risquions d'être confrontés aux difficultés de recharge des batteries dans des lieux isolés. Nous ne pouvions pas être tributaires que des prises de courant disponibles à rechercher dans des lieux publics. Il nous fallait notre autonomie et notre indépendance électrique.
Nous devions aussi embarquer l'ordinateur portable pour envoyer quelques mails et transférer photos et vidéos pour éviter la saturation des cartes mémoire. Face à l'étendue des besoins électriques, nous nous sommes donc équipés d'un convertisseur de courant 12v/220v de 300 ampères capable de supporter la recharge de l'ordinateur, l'appareil photo, le caméscope et les 2 téléphones portables ! La gestion de la charge de ces différents appareils sera une préoccupation constante durant tout ce voyage
Internet Dès mars 2009, J-J a surfé de longues heures sur la toile pour rassembler le maximum de renseignements pratiques sur le trajet prévu. Ces heures passées en amont ont grandement facilité la réussite du périple.
· Au XXIème siècle, Internet est devenu un outil indispensable pour la préparation de n'importe quel voyage car on y trouve, rien que sur les sites en français quantité d'informations historiques, géographiques, culturelles, humaines concernant le pays à visiter. Les guides papier (Michelin, Routard, etc…), gardant leur utilité au niveau de l'information locale plus détaillée.
· Les sites en anglais sont innombrables et permettent d'accéder à davantage d'informations. La pratique d'un anglais scolaire basique permet néanmoins de naviguer sur ces sites, d'y trouver et d'interpréter le minimum de ces informations, surtout utile pour tout ce qui concerne l'hébergement, les transports, etc…
· La pratique du norvégien aurait été un plus… La consultation de sites en norvégien, donc sans traduction anglaise (et encore moins française), est surtout inécessaire pour la connaissance des horaires et des tarifs des nombreux ferries locaux. Beaucoup de termes s'apparentent à l'anglais ou l'allemand, en mélangeant les deux et après quelques temps, on arrive à s'y retrouver.
· La lecture des forums de voyage, des multiples sites personnels ou de blogs créés par de nombreux camping-caristes à été fort utile. Une vraie mine d'or, tant chacun a sa façon spécifique de voyager, d'insister sur ses points d'intérêt propres (itinéraires, paysages, excursions, rencontres, musées, alimentation, etc…). Il y a toujours quelque chose de positif à retirer de la lecture et la synthèse de tous ces récits, ce qui à permis de peaufiner notre trajet en fonction.
· La consultation de Google Earth est très intéressante. Ce site permet de comprendre la géographie du pays en détail. En superposant les routes sur la vue satellite et en ouvrant les nombreuses photos Panoramio qui sont annexées, on imagine très bien quel itinéraire on va emprunter.
· Internet nous a également été utile pour choisir et réserver les traversées en ferry entre le Danemark et la Suède à l'aller et entre la Norvège et le Danemark au retour
Road book L'itinéraire prévisionnel à d'abord été établi à l'aide d'une carte d'une carte éditée par l'I.G.N. au 1/850.000, complétée par une carte touristique de la Norvège. La consultation du site Via Michelin permettait de déterminer rapidement la longueur et les temps de parcours des différentes étapes. Très vite, on comprend que la connaissance des horaires des ferries locaux détermine l'organisation de l'étape du jour sur certains trajets.
Ce road book comprenait par jour :
· La longueur de l'étape et sa durée prévisionnelle y compris pour les points de passage intermédiaires ou caractéristiques.
· Les sites ou ville à visiter y compris les coûts des visites.
· Les ouvrages à péages (tunnels ou ponts, assez nombreux), et le coût du passage.
· Les ferries avec horaires, durée de traversée et coût.
Arrivés sur place, ce document nous a bien aidé à anticiper l'itinéraire et nous a évité de commettre bien des erreurs de trajet (le G.P.S. nous a également bien servi).
L'élaboration de ce road book devait sans doute être bien faite, car au final le programme a été respecté presque à la lettre. Nous avons fait tout le parcours sans flâner, mais sans jamais nous presser.
Jour 1 - Ma 16/06/2009 - Rouen - Århus (DK)
Donc, nous avons quitté Rouen à 5 h 20, cap sur Århus au Danemark que nous voulions atteindre dans la soirée, soit environ 1.300 km à parcourir essentiellement sur autoroute.
Nelly a conduit jusqu’à Liège que l'on atteint à 09 h 30. Ensuite, J-J a repris le volant pour traverser l’Allemagne. Les autoroutes allemandes sont gratuites, mais on n’en a que pour son argent… La vitesse n’y est en principe pas limitée… sauf signalisation contraire, sauf ralentissement et bouchons, sauf travaux, si bien qu’on n’y roule pas si vite que cela.
Et s’il existe un enfer autoroutier, c’est entre Brème et Hambourg (125 km). Des zones de travaux de 6 kms de long en alternance, avec des voies réduites au plus strict minimum pour le passage d’un camion et d’une voiture avec peu d’espace entre chaque. Dantesque et hyper stressant. Il faut qu’il n’arrive rien sinon cela doit vite tourner à la catastrophe comme on l’a vu dans l’autre sens, avec des bouchons monstrueux sur plusieurs dizaines de kms.
Traverser l'Allemagne sur ces autoroutes infernales (650 km), nous a paru pénible et très dangereux, aussi nous étions bien contents de passer la frontière danoise à 16 h 45. Au Danemark, tout devenait plus calme, peu de circulation, l’autoroute passé à la serpillère et toute la campagne époussetée et passée au peigne fin… Trop propre !
18 h 50, nous sommes fourbus lorsque nous arrivons au camping Blommenhaven à Højbjerg, à 5 km au sud d'Århus. Camping calme dans les bois et en bord de mer.
Nous avions trouvé ce camping sur Internet et le GPS nous a guidés dans un dédale de petites rues dans une banlieue résidentielle avant d'arriver au but. La technologie nous a bien facilité la vie ce soir là, car la recherche de ce terrain aurait été vraisemblablement laborieuse vu notre état de fatigue l'arrivée. Un souci de moins !
Bilan de la journée : 13 h 30 de route et 1.280 kms. Ca fait du bien quand ça s’arrête !!!
Quoi que ! Il a fallu organiser le campement ! Tout retrouver ce qui était tout bien rangé, c'est-à-dire tout soulever et tout fouiller 2 fois avant de mettre la main sur quoi que ce soit ! Galère !
Dans ce camping nous avons découvert et utilisé la cuisine et la salle à manger collectives qui sont de rigueur dans tous les campings scandinaves. Nelly à pu préparer tranquillement le dîner.
Nous avons surtout passé la soirée a essayer d'y voir clair dans notre organisation et à cogiter sur un rangement cohérent du matériel, des bagages, des vivres, de la vaisselle, de la literie sans avoir à tout remuer systématiquement deux fois. L'ampleur de la tâche est démoralisante et avec la fatigue J-J a l'impression que cela ne sera jamais résolu. Pas facile, la vie de nomade !
Jour 2 - Me 17/06/2009 - Århus (DK) - Varberg (S)
07 h 00, réveil après une première nuit plutôt frisquette. En fait, on n’a pas beaucoup dormi ! C'est qu'il a fallu trouver nos marques dans notre Espace. La première cause du froid lors du sommeil provenait du matelas pneumatique. En interposant une mince couverture isolante, le problème a été résolu efficacement dès la nuit suivante.
Nous nous réveillons à l'ombre de grands arbres… Aussitôt, nous déplaçons l'Espace sur un emplacement ensoleillé plus agréable pour prendre le petit-déjeuner, et nous nous réchauffons doucement.
09 h 15, départ du camping après avoir tout rangé dans la voiture. Pas évident d'être efficace. Direction Århus.
10 h 00, visite de Gamle By. A peine à l'écart du centre ville, il s'agit d'un village ancien reconstitué à l'aide de bâtiments traditionnels démontés, transportés et réunis en un même lieu. L'ensemble est fort bien réussi. Sous prétexte de la sauvegarde d'un patrimoine ancien de grande valeur, les concepteurs ont transformé chaque boutique, atelier ou habitation en un musée de l'artisanat et des traditions danoises. Tout ce qui faisait la vie d'un village ancien est ainsi présenté et mis en valeur, parfois avec le concours de personnes en costume d'époque qui fabriquent, travaillent, vendent ou expliquent en situation, comme la boulangère, le tonnelier et même le pasteur… Très intéressant. Nous y resterons une bonne partie de la matinée.
Ensuite, nous avons le temps de faire un détour par le village de Ebeltoft sur la presqu'île de Molls. Nous parcourons ainsi la rue principale d'un village qui a gardé un cachet rustique, une rue typique et animée bordée de jolies façades colorées.
12 h 40, nous gagnons Grenaa, où nous devons prendre le ferry pour la Suède. Nous sommes en avance et pique-niquons sur l'aire d'embarquement avant de passer.
Nous avions réservé notre passage par Internet, aussi les formalités sont réduites à leur plus simple expression. Internet, le G.P.S., l'espace Schengen et l'euro (dans une moindre mesure dans les pays scandinaves), facilitent bien la vie des voyageurs en Europe…
14 h 00, nous embarquons à bord du ferry Stena Nautica, qui visiblement commence à dater (1986), même s'il a tété rénové en 2002. Peu de monde à bord, la traversée s'annonce tranquille.
14 h 25, appareillage de Grenaa. Il fait un temps splendide, inespéré pour la région, grand soleil et chaleur tout l'après-midi, pas de vent apparent. Nous profitons d'autant plus du sun deck pendant les quatre heures que dure la traversée qu'il y a peu de monde à bord.
18 h 40, débarquement à Varberg en Suède après une traversée de rêve.
19 h 00, arrivée au camping de Geteröns, à 4 km au nord du port. Très pratique ! Encore un camping repéré depuis longtemps sur Internet. Il s'agit d'un vaste terrain plat sans arbres, occupé essentiellement par des grosses caravanes sédentaires, pratique courante en Scandinavie.
Nous discutons en mauvais anglais avec notre voisin qui nous indique qu'il y aura du vent et de la pluie durant la nuit. A peine avons-nous terminé la discussion que le ciel si bleu jusque là se voile très rapidement et que le vent se lève.
Nous installons l'auvent Décathlon sur le hayon de l'Espace pour que Nelly puisse cuisiner dans les meilleures conditions. Notre installation intrigue, puis fait sourire les quelques campeurs qui passent devant nous. Nous dinons rapidement sous l'auvent car il ne fait pas bien chaud. Vu le temps qui s’annonce, une p’tite soupe et au lit ! Encore faut-il se retrouver dans notre amoncellement de matériel à l'intérieur de la voiture ! La technique n'est pas encore bien rodée.
21 h 00, coucher. Nelly regarde un film sur l'ordinateur…
Jour 3 - Je 18/06/09 - Varberg (S) - Oslo (N)
A 4 h, il fait grand jour, la pluie se met à tomber et le vent se renforce, mais bien au chaud sous la couette, quel confort !
09 h 00, le vent et la pluie qui l'accompagne ne nous ont pas incité à sortir rapidement de sous la couette. Vu la météo, nous préparons le petit déjeuner dans la cuisine collective et le consommons dans la salle commune à disposition dans le camping. Pratique !
Ensuite, autoroute en Suède. Paysages vallonnés et verdoyants très agréable à regarder : forêts de sapins, champs, etc… sauf que l’on roule sous les grains et les averses, ce qui nous gâche un spectacle qui aurait pu être agréable.
12 h 45, passage de la frontière norvégienne à Svinnesund et aussitôt, premier poste de péage routier. Des douaniers très laxistes regardent stoïquement les voitures et les camions passer… Nous faisons nos premiers tours de roues en Norvège en suivant la route E6 (laquelle route se termine à… Kirkenes, 2 700 km plus loin !).
15 h 00, arrivée à Oslo au camping Ekeberg (encore trouvé sur Internet et guidé par le G.P.S.), par un temps qui semble vouloir s’améliorer. Nous choisissons notre emplacement et empruntons le bus 74 pour nous rendre en ville et qui nous dépose devant le théâtre.
Oslo n’étant pas le but de notre voyage, nous n’y consacrons que la fin de l’après-midi, pour faire une rapide tour sur les quais du nouveau quartier d'Aker Brygge avec ses boutiques et ses terrasses surplombant le port.
Nous visitons le parc Vigeland, célébrissime et immanquable par ses multiples statues de bronze ou de pierre d’hommes, femmes et enfants dans le plus simple appareil, qui symbolisent tous les moments de la vie, de l’enfance à la vieillesse. On aime ou on n’aime pas. Tout cela se termine sur un promontoire où se dresse un gigantesque phallus constitué de corps nus emmêlés. On vous le dit, c’est un must d’Oslo !
Ensuite, découverte du nouvel opéra d’Oslo. Construit au bord du fjord, c’est un bâtiment tout blanc, à l’architecture ultramoderne et audacieuse symbolisant un iceberg, inauguré en 2008. Surprenant mais très réussi. On peut marcher sur les différents plans inclinés assez raides des toitures. Ca vaut le détour !
Une foule endimanchée se précipite à l'intérieur, nous y pénétrons aussi. Ce soir (19 h 00), on joue Elektra de Richard Strauss. Beaucoup de monde autour des différents bars du hall d'entrée et chacun y va de sa coupe avant d'assister au spectacle. Apparemment, c'est l'habitude.
20 h 00, retour au camping Ekeberg. Le ciel se dégage. Ce soir, c'est repas au soleil ! On a quand même gardé la polaire !
Oslo - L'Hôtel de Ville - Le parc de Vigeland
Jour 4 - Ve 19/06/2009 - Oslo - Lillehammer - Lom

04 h 00, le soleil ne doit pas être loin de se lever.
9 h 15, départ d’Oslo par la route E6, route à 2 fois 2 voies sur les premiers kilomètres où l'on roule à bonne allure. Puis, beaucoup de zones de travaux pour prolonger cette voie rapide. Ensuite, nous roulons sur route nationale à double sens, limitée à 80 km/h comme dans tout le pays. Les Norvégiens sont très calmes au volant, ça ne roule jamais très vite, les distances entre véhicules sont telles qu'il est rarissime de pouvoir doubler.
La conduite est plutôt tranquille et finalement, par la force des choses, on finit par conduire comme les autochtones… parce qu'il est impossible d'aller plus vite qu'eux ! Les piétons sont rois : avant même d'avoir l'intention de traverser un carrefour les voitures sont déjà arrêtées pour les laisser passer. Surprenant au début !
11 h 45, arrivée à Lillehammer (où se sont déroulés les Jeux Olympiques d’hiver de 1994). Rapide parcours dans cette agglomération sans cachet particulier, si ce n’est une grande église de style néo-gothique en briques que nous ne pourrons pas visiter à cause d'un service d'inhumation.
Nous arpentons la rue principale Storgata. Il y souffle un vent frisquet, nous sommes en blouson et les autochtones en t-shirt… Au bout de la rue, un marché avec plusieurs vendeurs de produits… français, vendus à des prix norvégiens ! Nous y achetons à prix d’or, une baguette, vendue comme française…
13 h 15, pique-nique à l'écart de la route E6, près du parc d'attractions de Hunderfossen. En fouinant, nous nous installons dans une zone boisée, au soleil et au bord d'un petit étang. Un bel endroit entouré de plusieurs huttes aux toits faits en terre et en mousse. Bucolique à souhait ! Jusque là, nous avions privilégié la route aux paysages. A partir de maintenant, on va se calmer un peu et entrer dans le vif du sujet.
L’après-midi sera donc consacré à la découverte de plusieurs églises dites "en bois debout", spécialité de cette région de la Norvège intérieure. Ce sont des églises datant du Moyen-âge (un peu restaurées), entièrement construites en bois y compris la couverture en lauzes de couleur sombre.
15 h 00, arrêt à Ringebu pour visiter la première de ces églises, un édifice imposant construit à flanc de colline et entouré de son petit cimetière. Nous visitons l'intérieur où il fait très sombre. Peu de fenêtres et des murs en bois goudronné ne favorisent pas la mise en valeur de la décoration.
Arrêt pour voir l'église de Sor-Fron, curieux édifice octogonal datant de 1787, avec un très joli porche. Eglise malheureusement fermée.
Malgré tous nos renseignements, nous n'avons pas été assez malins pour trouver l'église octogonale de Otta. En la cherchant, nous nous trompons de route et nous arrêtons en bordure de la E6 devant l'église toute blanche de Selsverket. Fermée, elle aussi !
17 h 50, à l'écart de l'itinéraire initialement prévu, nous traversons le village de Sel et suivons une petite route sinueuse qui nous mène à Vagamo, où s'élève une magnifique église en bois debout au milieu de son traditionnel cimetière. Très belle église… fermée !
En principe, Vagamo était notre étape du soir, mais visiblement l'unique camping du village ne semblait pas prêt à nous accueillir, quasi désert et de plus, en travaux. Nous poursuivons notre chemin.
18 h 30, arrivée à Lom au camping Nordal Turistheim, assez mal organisé, en bord de route et surplombant une zone d'activités. Nous nous en satisferons, c'est le seul à plusieurs kilomètres à la ronde, et nous nous installons pour la soirée et la nuit.
Après le repas, nous admirons la dernière église en bois debout de la journée à quelques pas de notre camping par une belle soirée ensoleillée. Un très bel édifice, les murs en bois et la toiture en lauze prennent des couleurs chaudes sous le soleil qui décline. Beaucoup de sculptures sur les poteaux et les linteaux arrondis. Vestiges de paganisme, des têtes de dragons ornent également le faîtage de la toiture. Et si ce soir, l'église est ouverte, c'est pour un office et non pour les touristes que nous sommes… Décidément, nous n'aurons pas eu de chance avec la visite des églises aujourd'hui !
Une fête ou une foire se termine dans le centre du petit village, nous parcourons les quelques stands où l'on nous propose du saucisson d'élan ou de renne. Non, non, pas ce soir, merci…
De retour au camping, la vie commence à s’améliorer, le rangement de la nourriture et des vêtements s’organise et les manutentions deviennent moins fastidieuses. Et la météo nous devient globalement de plus en plus favorable.
Jour 5 - Sa 20/06/2009 - Lom - Geiranger - Valldal

Depuis notre arrivée en Norvège, été oblige, nous ne connaissons plus l'obscurité. A 01 h 40, cette nuit, il faisait… grand jour ! Pour peu que le soleil brille dès le matin, cela chauffe rapidement dans le Home Espace, donc ce matin, lever à 7 h 15.
Petit-déjeuner en terrasse et départ à 9 h 15 pour une journée importante du tourisme norvégien : la découverte du fjord de Geiranger, localement dénommé "le plus beau site naturel du monde".
Mais avant cela, il nous faut traverser l'une des régions les plus froides de Norvège (les nombreuses plaques de neige sur les bas côtés de la route l'attestent), puis franchir un plateau aride parsemé de petits lacs, pour enfin parvenir à 1 000 m d’altitude et trouver un grand lac encore complètement gelé et cerné de sommets enneigés. Spectaculaire !
La réputation de la région n'est pas usurpée, aussi lorsque nous sortons de la voiture pour contempler les reflets bleutés de la glace du lac Djupvatn, nous sommes complètement frigorifiés et transis par une petite pluie bien piquante. Pourtant le paysage mériterait que l'on s'y attarde davantage. Toute la surface de ce lac est prise par la glace, la neige recouvre tout jusqu'aux berges, et nous ne sommes qu'à mille mètres d'altitude ! Nous nous refugions quelques instants dans le chalet situé à l'extrémité du lac, où nous trouvons une douce chaleur et où Nelly a déjà repéré sa première boutique de souvenirs…
En face du chalet et à l’écart du trajet, une piste à péage grimpe en lacets serrés et escarpés jusqu'à 1 500 mètres vers le sommet de Dalsnibba, d'où l'on a, paraît-il, une vue grandiose. Les nuages nous rattrapent durant l'ascension et surtout masquent partiellement les sommets environnants couverts de neige, ce qui ne présage rien de bon lorsque nous serons arrivés sur place.
A cause du brouillard, le paysage évolue à chaque seconde et dans le dernier virage les nuages se dispersent quelque peu, nous laissant entrevoir quelques bribes de paysage montagneux.
11 h 15, arrivés à Dalsnibba, en quittant l'Espace, nous sommes surpris. La température est basse, certes, mais nous nous attendions à pire. L'absence de vent, quelques timides rayons de soleil qui filtrent à travers les nuages font que c'est tout à fait supportable. Finalement, l'atmosphère est plus agréable ici qu'auprès du lac Djupvatn, 500 mètres plus bas.
D'une vaste plateforme, nous contemplons un paysage mouvant, changeant en quelques secondes au gré du passage des nuages ou des bancs de brume qui s'effilochent… Des hautes montagnes acérées, des névés sporadiques, les innombrables lacets de la R63 qui serpentent en contrebas et que nous emprunterons dans un moment.
On ne s'y attendait plus, alors que nous sommes encore à l'ombre des nuages, nous pouvons contempler 1.500 m plus bas l'extrémité du fameux fjord de Geiranger inondé de soleil. Magique ! Vu d'ici, il ressemble plus à un lac bleuté serti dans un écrin de montagnes abruptes. Nous restons un bon moment subjugués, planant au dessus de la nature, dominant un paysage en perpétuel mouvement.
L'endroit est fréquenté. Nous devisons un bon moment avec un Français établi à Lillehammer, qui est en excursion avec un groupe d'apprentis d'une école hôtelière. Soudain, dans cet endroit calme et propre à la méditation, nous sommes intrigués par un long grondement sourd qui enfle à mesure. Une grosse moto surgit sur le parking dans une pétarade caractéristique des Harley-Davidson et pilotée par un biker pur jus. Une moto, puis deux, trois, dix, cent, deux cent peut-être, menées par des bikers de circonstance… Toutes les Harley de Norvège sont au rendez-vous. La "Horde Sauvage" investit tout le site dans un énorme tintamarre, les rois de la poignée de gaz provoquent le ronflement des moteurs et les groupes de motards s'invectivent gentiment.
Il est temps de quitter les lieux. Nous reprenons la piste. A la descente, les ravins qui la bordent sont encore plus impressionnants et dans les derniers virages la vue sur le lac gelé est splendide. Un à un, nous enfilons les lacets serrés de la R63 que nous dominions il y a quelques instants du plateau de Dalsnibba et descendons vers Geiranger. Les virages serrés nous laissent quelques splendides échappées sur le fond du fjord.
12 h 15, au cours de la descente, nous pique-niquons sur un promontoire dominant le fjord : un vrai site de carte postale, grandiose ! De ce promontoire, maintenant sous le soleil, nous dominons le petit village et l'extrémité du fjord. De hautes montagnes tombent à-pic, de part et d'autre du fjord argenté. Un paquebot blanc est déjà ancré et un navire Hurtigruten glisse lentement, sans bruit vers son escale, suivi d'un autre paquebot.
Nous restons ainsi un long moment à contempler "le plus beau site naturel du monde". C'est à peine exagéré ! Il fait beau, la température est agréable et l'atmosphère est limpide…
Le village de Geiranger est plutôt touristique et c’est le week-end… autant dire très fréquenté. Beaucoup de Norvégiens sont en promenade et les "bikers" redescendus de Dalsnibba se télescopent avec les croisiéristes des paquebots qui partent en excursion à terre. Un joli désordre !
Nous embarquons sur une vedette touristique qui en 1 h 30, nous permet de voir la partie la plus spectaculaire du fjord et nous ne serons pas déçus. Une navigation somptueuse et grandiose entre des berges quasi verticales, des sommets encore enneigés ; plusieurs belles cascades dévalent les parois sur plusieurs centaines de mètres, tout cela dans un jeu d'ombres et de lumières, de contre-jours ou de couleurs incertaines.
16 h 00, nous reprenons l'Espace. A la sortie du village de Geiranger, nous mettons cap au nord en escaladant "la route des Aigles" qui grimpe de 600 m en 11 virages en épingle à cheveux pour sortir du fjord. Un promontoire marque le point haut de la route : encore une vue à couper le souffle sur la dernière courbe du fjord. Sublime… Et les bateaux qui naviguent nous paraissent bien petits…
Puis, lente redescente vers un autre fjord pour emprunter à 17 h 15 le 1er ferry de notre voyage. Nous attendons quelques minutes à Linge pour traverser le Nordalsfjord en 15 minutes. A peine le temps de descendre de voiture…
17 h 45, nous nous posons au camping d'Uritun, petit terrain tranquille et rustique à la sortie de Valdall. Ambiance familiale, cadre rural au cœur d’une vallée agricole où l’on ne cultive que des fraisiers en plein champ ; ils sont à peine en fleurs !
19 h 00, apéritif, mais un petit vent frais nous oblige à monter l'abri Décathlon pour que Nelly puisse préparer son repas confortablement et ce soir, c'est sérieux, c'est crêpes !
21 h 00, promenade digestive aux abords du camping.
Le lac Djupvatn Le Fjord de Geiranger
Jour 6 - Di 21/06/2009 - Valldal - Trollstigen - Bæverfjord

Départ du camping de Valldal à 10 h 15. Au bout de quelques kilomètres, arrêt sur un pont face à la chute d’une large rivière dans un éboulis de roches. Une petite maison (en réalité, une mini centrale électrique), est coincée entre les rochers et la cascade. Nous discutons avec quelques membres d’un groupe de français voyageant dans un bus suédois et qui se sont arrêtés en même temps que nous.
Puis, nouvel arrêt aux chutes de Gudbrand. Un torrent tumultueux s’encastre sous la roche dans une gorge très étroite avant de disparaître sous terre. L'aménagement du site est en cours. Tous les cheminements et les garde-corps sont en acier, étrange ! Quel sera le résultat final dans plusieurs mois ?
Nous nous élevons en altitude vers un plateau en suivant une vallée glaciaire quasi désertique enserrée entre des sommets enneigés, entrecoupée de petits lacs. Un ciel pur et une atmosphère limpide, font que la vue porte loin, ce qui augmente encore l’aspect grandiose et les dimensions impressionnantes du site. Epoustouflant !
11 h 30, arrêt au plateau de Stigrøra, qui en fait est un col à 852 m d’altitude. De là, part un chemin menant à un belvédère devenu un site touristique incontournable d’où l’on domine "l’Echelle des Trolls". C'est une route escarpée, ouverte en 1936 mais fermée en hiver, qui en une douzaine de virages en épingle à cheveux escalade littéralement la montagne (pente à 11 ou 12 %, par endroits). Les croisements sont souvent difficiles entre les camping-cars et les nombreux bus de tourisme qui fréquentent l’itinéraire. Là encore, époustouflant !
Du belvédère, très fréquenté, nous disposons d'une vue panoramique sur la longue vallée glaciaire qui mène à Andalsnes. En cours de visite, nous discutons un bon moment avec 3 angevins voyagent en 4x4 (style RAV 4), et qui logent en hytter. Ils redescendent du Cap Nord, où ils ont eu un temps magnifique.
12 h 15, nous empruntons donc cette route escarpée à la descente, et faisons un court arrêt devant la cascade de Stigfossen (haute de 180 m). En quelques coups de volant et pied sur le frein, nous nous retrouvons dans la vallée, au pied de la montagne. Et vu d'en bas, ce n'est pas la montagne mais un véritable mur de 550 mètres de haut que nous venons de dégringoler !
13 h 00, pique-nique en bas de l’échelle des Trolls.
14 h 30, second ferry du voyage entre Afarnes et Sølnes pour traverser le Langfjord. 15 h 00, arrivée à Molde, petite ville agréable au bord d’un large fjord où nous avions fait escale en fin d’après-midi l’hiver dernier. Beau panorama sur les sommets enneigés de l’autre coté du fjord. Nous arpentons la rue principale, comme nous l'avions fait l'hiver dernier ; de jour, tout est si différent. Puis, promenade à pied sur les quais jusqu’à l'Aker Stadion (où doit se dérouler un match de football, ce soir), et le Rica Hôtel, bâtiment contemporain en forme de voile.
17 h 00, arrivée à Kanestraum, le ferry vient juste de partir sous notre nez. L'attente ne sera pas trop longue, une demi-heure. L'endroit est isolé, une minuscule boutique (épicerie, journaux, confiserie), essaie de vivre du trafic des ferries…
Notre bac arrive… Désormais, c'est Nelly qui embarque l'Espace sur les ferries. Le prix des traversées est toujours un forfait voiture et chauffeur compris, les passagers supplémentaires paient séparément. Mais les passagers retraités de plus de 67 ans ne paient que 50% du tarif. En dépit de son jeune âge mais grâce aux cheveux blancs, J-J se permet de gratter quelques couronnes norvégiennes à chaque passage. Malin ! On se demande quand même si les Norvégiens dans leur honnête candeur, peuvent se douter de la filouterie de quelques étrangers astucieux. Nous n'en sommes même pas sûrs !
En 20 minutes nous traversons le Halsafjord et arrivons à Halsa. Un débarcadère au bout d'une route, rien d'autre. Juste après, la route E39 vers Trondheim semble barrée et nous prenons une déviation par la R65, ce qui nous vaut un détour conséquent.
18 h 00, nous nous installons au camping de Bæverfjord, petit terrain paisible et pas cher. La responsable ne parle que norvégien, pas facile de se comprendre.
19 h 00, dîner. La soirée est agréable, ensoleillée. Nous faisons une courte promenade au bout du fjord près du camping. Mais le terrain est marécageux et nous faisons rapidement demi-tour.
La traversée du Halsafjord en ferry
Jour 7 - Lu 22/06/2009 - Bæverfjord - Trondheim - Vegset
A 05 h 00, le soleil brille, largement au-dessus des montagnes environnantes.
Route 65 vers Trondheim en suivant une longue vallée où règne une forte activité agricole.
11 h 00, arrivée à Trondheim, 3ème ville de Norvège que nous avions déjà visitée l’hiver dernier. Cette fois-ci, le beau temps règne et il fait même chaud. Autant, cette ville était déserte en décembre, autant elle est animée aujourd’hui. Il y a déjà bien du monde aux terrasses des cafés de la rue principale, Munkegata.
Stationnement en centre ville, sur Dronningensgata, juste à côté de la bibliothèque municipale. Pas fait exprès, mais cela tombe bien ! Nous commençons donc par essayer d’envoyer un mail, gratuit depuis cette bibliothèque.
Il faut d’abord trouver un ordinateur libre, puis se familiariser avec les menus et commandes de l’ordi en norvégien, et ensuite taper le message sur un clavier qwerty, sans accents, sans apostrophes, sans cédilles, mais avec des caractères norvégiens inhabituels, tels que ø, æ, å, Ø, Æ, Å. Mais, on a réussi et le message est bien parvenu à tous ses destinataires.
Nelly est en manque et veut absolument trouver une boulangerie pour y acheter du pain : gageure en Norvège, où nous n’avons pas encore vu ce genre de boutique. Près du marché, nous pénétrons sans conviction dans une galerie marchande. Et, bien en vue au milieu de cette galerie… une boulangerie-viennoiserie vend… des "baguettes françaises" (écrit tel quel sur les étiquettes), mais le prix, lui, reste norvégien ! Et même la vendeuse s’exprime en français.
Avec l’Espace, nous nous déplaçons dans le quartier de Bakklandet. Pique-nique ensoleillé sur un terre-plein sur la rivière Nidelva, face aux entrepôts multicolores. Au même endroit, le 31 Décembre, nous étions sous les bourrasques de neige fondue.
Passage sur le vieux pont Gamlebybru, puis montée à la forteresse de Kristiansten Festning, construction blanche et massive. Depuis les talus en herbe, quelques points de vue sur la ville et le fjord.
Retour à la voiture par les rues de Nedre Bakklandet, bordées de maisons anciennes et colorées.
15 h 00, repris la route par la E6 via Levanger et Steinkjer au fond du fjord de Trondheim.
Poursuite sous une averse orageuse en longeant le lac de Snåsa,
18 h 10, au bout du lac, nous trouvons le camping de Vegset. Personne à la réception, entrée libre, le gérant passera plus tard… Il y a même un tableau avec les clés des hytter à disposition avec une boite à lettres pour déposer l’argent le lendemain matin… Installez-vous ! C’est la Norvège…
Mais l’orage menace… D’où une grosse hésitation pour installer notre campement. Avant toute décision, petite balade dans le camping et sur les bords du lac. Dans le camp, il y a beaucoup de caravanes avec des avancées, des auvents en dur, terrasses en bois, etc… dénotant un aménagement en plusieurs phases. Sans doute une astuce pour contourner un règlement particulier ?
19 h 30, début de l’orage. Finalement, on se réfugie dans une hytte (280 NOK) pour 4 personnes. Un peu sombre, équipée d’un frigo, four électrique et 2 plaques chauffantes, chauffage électrique que l’on n’a pas utilisé, éclairage et prises de courant. Couvertures et oreillers. Mais pas d’eau, il faut utiliser les installations communes, (sans doute à cause du gel en hiver).
Pendant que l’orage se déchaîne, on est au sec et l’on dîne sur une vraie table. De plus, on a pu recharger tous les appareils électriques à bloc.
Finalement, ce choix s’avérera judicieux, car le lendemain matin, il pleut encore.
Trondheim - Les anciens hangars sur les rives de la Nidelva
Jour 8 - Ma 23/06/2009 - Vegset - Brønnøysund - Thorghatten

Il a plu toute la nuit. Réveil à 07 h 30. Il crachine et la visibilité est mauvaise. On regrette encore moins d’avoir choisi la hytte. P’tit dej à l’abri, puis rangement dans l’Espace de toutes les caisses qu’on avait du sortir. Finalement, la hytte c’est contraignant ; et en plus il faut nettoyer la hutte.
A 08 h 30, le gérant du camping vient réclamer son dû. Nous redéposerons la clé au tableau en partant !
Départ vers Grong, puis bifurqué par la R775, toute petite route étroite et sinueuse. Nous slalomons au ralenti entre les moutons éparpillés sur la chaussée et les accotements. Imprévisible et dangereux, surtout à la sortie des virages, ces animaux n’ont vraiment pas conscience du danger !
A Høylandet, nous rejoignons la R17, la route côtière touristique (Kystriksveien), que l’on va suivre jusqu’à Bodø pendant près de 600 km.
Paysages vallonnés, rivières, belles forêts de sapins, fonds de fjords sous la pluie intermittente rendant les vues bouchées.
12 h 30, arrivée sous la pluie à Holm pour prendre le 4ème bac du voyage. A cause de la pluie, pique-nique dans la voiture dans la file d’attente. Traversée du Bindalsfjord jusqu’à Vennesund en 20 minutes sur un gros ferry, 4 files de véhicules, grands salons, boutique bien achalandée, cafétéria où tous les Norvégiens mangent des hot-dogs faits de grosses saucisses genre Francfort. Le temps encore bouché nous empêche de gambader sur le pont extérieur
En débarquant du ferry, la visibilité semble vouloir s’améliorer doucement. Le paysage change aussi, devient plus maritime et pourrait rappeler certains coins de Bretagne nord.
14 h 30, arrêt à Vik pour visiter par hasard une église en bois (et miracle, elle est ouverte !). L’extérieur est couleur blanc et caramel. On a pu visiter l'intérieur peint en rose et mauve, décoration minimaliste, orgue contemporain, et une belle galerie de portraits des anciens pasteurs.
15 h 30, arrivée à Brønnøysund. Ville et port tout en longueur sans cachet exceptionnel. Quelques courses dans un supermarché, avec de super prix… surtout les fruits. On a eu bien raison de faire le maximum de ravitaillement au départ de France !
Sur le port, Nelly visite une petite galerie marchande, pendant que J-J regarde l'arrivée par le nord du MS Lofoten d’Hurtigruten.
17 h 00, arrivée au site de Torghatten et installation au camping du même nom au pied du rocher. Nous trouvons un emplacement exceptionnel en bord du sund avec une jolie vue sur les sommets du continent. Idéal… sauf que le gérant du camp vient allumer un feu de camp à notre vent, sans doute pour célébrer la Saint-Jean, mais est-ce la vraie raison ?
Sans tout comprendre, nous préférons déménager pour ne pas être enfumés, et trouvons un autre endroit près d’une mini-plage. Beaucoup de camping-cars en passagers.
18 h 00, marche vers le trou du rocher de Torghatten. Ce gigantesque trou est une curiosité géologique creusée par la mer dans des temps immémoriaux. Il traverse de part et d'autre un immense rocher en forme de chapeau de gendarme. Inhabituel, ici, on ne tombe pas dans le trou, on y monte ! 125 m à gravir dans la caillasse avant de pénétrer dans le fameux trou, qui fait 160 m de long, 20 de large et 30 de hauteur. Il faut redescendre un escalier en bois pour atteindre la base d'une vaste salle, et vers le sud il y a une jolie vue sur un semis d’îles basses à perte de vue et une ferme isolée en 1er plan.
21 h 00, balade à pied aux abords du camping au fond d’une anse. Nous repérons de nombreux bigorneaux, on s’équipera mieux la prochaine fois. Les nuages se déchirent et l’on comprend que le soleil n’est pas pressé de se coucher…
Jour 9 - Me 24/06/2009 - Thorghatten - Nesna
Grand soleil dès le matin.
Peu après Brønnøysund, ferry entre Horn et Anddalsvåg pour traverser le Vellfjord avec un peu d’attente. Continuation sur la R17.
11 h 30, arrivée à Fjorvik et attente du second ferry de la journée. Promenade à pied sur le port de plaisance et dans le hameau.
12 h 05, ferry pour Tjøtta. Très agréable traversée d’une heure dans un enchevêtrement d’îles et d’îlots, sous un ciel sans nuage, un chaud soleil et une forte luminosité. L'eau du fjord est d'un bleu intense, inimaginable pour la région. Passé tout le temps sur le pont pour admirer un paysage magnifique : une grande île de roche rouge, d’autres vert sombre, plantées de sapins, et la face orientale du massif des 7 Sœurs en arrière-plan. Discuté avec un couple de Liégeois, vus à Torghatten, qui circulent dans un gros camping-car gris et qui font leur deuxième voyage en Norvège.
Pique-nique peu après Tjøtta, juste au bord du Velsnfjord avec de jolies montagnes en arrière-plan. Un endroit très calme propice au repos.
Arrêt à la nécropole russe (2ème guerre mondiale), minimaliste.
Arrêt à l’église médiévale d'Alstahaug construite en pierre dans un très joli cadre verdoyant près de la mer. A l'intérieur, belle chaire et tableaux en bois sculpté et polychrome. Curieux clocher à bulbe. Comme souvent en Norvège, cimetière bucolique et bien entretenu autour de l’église, avec quelques "pierres" tombales en fonte. Très bel ensemble.
Longé le versant occidental du massif des 7 Sœurs avant d’arriver à Sandnessjøen, petite ville vite visitée : la rue principale et le port sont d’un intérêt réduit.
Passage sur le haut pont à haubans de Helgelandbru (devenu gratuit) franchissant l’étroit Leirfjord.
17 h 00, 3ème ferry du jour à Levang pour rejoindre Nesna. A l'embarcadère de Levang, cadre typique de Norvège avec des huttes de pêcheurs rouge sang construites sur pilotis. Traversée du Ranafjord en longeant des côtes verdoyantes parsemées de grosses exploitations agricoles en bordure du fjord. L'activité est intense, c'est la période des foins. Belles montagnes enneigées dans le lointain. Cadre splendide.
Installation au camping de Nesna, intégré dans un motel-centre de vacances (!?), à faible distance du village et du débarcadère du ferry, et en bordure de fjord. Accueil sympathique. Parties communes bien équipées, cuisine, salle de repos et de télé. Terrain très agréable.
Pêche aux bigorneaux devant le campement, belle récolte. Après le repas de bigorneaux et de crêpes, promenade à pied jusqu’à l’église du village et au port, toujours sous le soleil.
Transfert des photos et des films dans la salle télé du camping.
22 h 50, le soleil qui brille toujours passe derrière les montagnes et nous nous couchons au grand jour. En fait, nous sommes à 120 km du Cercle polaire et il n’y a maintenant plus de nuit.
En résumé, une journée exceptionnelle.
Le Velsnfjord
Jour 10 - Je 25/06/2009 - Nesna - Svartisen - Reipa

Grande luminosité durant toute la nuit. 06 h 45, réveil sous un grand soleil et déjà (!) la chaleur.
08 h 20, tenue vestimentaire d'été (T-shirt et bermuda), départ et trajet par une route longeant des fjords tranquilles donnant de beaux reflets dans l'eau calme ainsi que des cimes enneigées en arrière-plan, (Sjonafjord).
10 h 00, arrivée à Kilboghamn, soit un parcours de 90 km en 1 heure 50 ! Il ya déjà une longue file de voitures et un bus pour emprunter un ferry qui paraît bien petit. Suspense, jusqu'à ce qu'arrive notre tour. Montera, montera pas ? Finalement, on rentre, mais de justesse ! Le bac suivant était 2 heures plus tard.
Toujours du très beau temps, mais bizarrement, un petit vent frisquet oblige à trouver un abri sur le pont du ferry. Belle navigation de 70 minutes en slalomant entre de nombreuses îles. Passage du Cercle Polaire (annoncé par l'équipage), et devant la boule métallique marquant le lieu : 66°33' N immortalisée par tous les photographes du bord.
Débarquement à Jetvik, puis pique-nique express au fond du beau Tongsfjord, chassés par un vent glacial et surtout des mouches très agressives.
Toujours sous un franc soleil, courte traversée du Skardsfjord, entre Ågskardet et Forøy. Du ferry, on a quelques vues sur le sommet du glacier Svartisen.
Arrêt à Braset sur le Hollandsfjord, pour plusieurs points de vue sur l'Engabreen, bras du glacier Svartisen se jetant pratiquement dans le fjord. Pris une vedette pour traverser le fjord et rejoindre la base de l'Engabreen, mais il reste 3,6 Km à faire à pied avant d'y parvenir. Chemin très facile au début, malgré la forte chaleur (eh, oui !), devenant plus difficile au pied du glacier sur la roche polie et lissée au fil des siècles par l'avancée du glacier. Il y a même des chaînes pour s'agripper à la montée. Dur ! Finalement, on cale en cours de route, aussi à cause de la chaleur. (Ce sera en réalité, la journée la plus chaude de ce voyage).
On a toutefois de très belles vues du glacier et du fjord qui brillent de mille éclats sous le soleil. ("Le soleil fait pétiller la mer", dixit Nelly). C'est vraiment magnifique. Sans toucher la glace, nous en sommes assez près et malgré tout, cette balade devait être faite.
Retour à la voiture et poursuite en empruntant les tunnels de Glomfjord. Trois tunnels à la suite de 7 km,1 km et 2 km de long avant d'arriver à Ørnes.
Camping à Reipa, 5 km après Ørnes, dans un terrain quasiment vide, exposé au vent et à l'ombre des montagnes avoisinantes, donc très froid.
Promenade à pied sur une grève des environs.
23 h 30, le soleil brille nettement au-dessus de l'horizon entre les 2 montagnes au nord du camp.
Le terrain de camping de Reipa
Jour 11 - Ve 26/06/2009 - Reipa - Bodø - Å i Lofoten
Toujours du grand soleil au réveil
09 h 45, départ du camping. Nombreux arrêts le long des fjords, notamment à Storvik et sa longue plage de sable (mer bleue intense), et au lac de Valnes, avec quelques abris colorés et plusieurs barques échouées sur les berges.
12 h 00, arrêt au pont de Saltstraumen pour voir les courants entrant ou sortant du Skjerstadfjord, par un goulet de 150 m de large (± 400 millions de m3/h à 28 nœuds aux plus fortes marées). Descente à pied sous le pont sur la rive est. Nous arrivons à la fin du jusant, donc rien d'extraordinaire, mais en un quart d'heure le flot arrive et le phénomène s'accélère. L'eau défile alors très vite et bruyamment ; marmites et tourbillons sont en évolution permanente : impressionnant. Pique-nique sur place accompagnés de nombreux pêcheurs ou curieux venus, comme nous, regarder l'eau passer.
Nous montons à pied sur le pont pour avoir une vue d'ensemble du phénomène et ne sommes pas déçus, c'est encore plus spectaculaire, surtout de voir à quelle vitesse l'eau rentre dans ce fjord. De plus, très beau panorama sur l'amont du fjord et les montagnes enneigées vers le sud.
Fin de la route 17 à Løding, un très bel itinéraire de près de 600 km réalisé en 3 jours ½ et qui méritait d'être fait, bien mis en valeur par une météo exceptionnelle.
15 h 45, arrivée à Bodø à l'embarcadère du ferry pour Moskenes (Lofoten). Sur le vaste terre-plein, déjà beaucoup de monde à attendre sur 6 files. Il semble que suite à une avarie, le ferry de 15 h 00 ait deux heures de retard, et que la file d'attente soit en conséquence ! Nous n'avons pas réservé notre passage. Donc, suspense et patience !
Le MS Trollfjord d'Hurtigruten est à quai. Nous étions à cette même escale le 1er Janvier dernier, mais sous une météo et une luminosité bien différente.
16 h 30 Petit tour rapide en ville. Peu d'intérêt, ce que nous savions déjà.
17 h 00, retour à l'embarcadère. Un ferry vient d'arriver (celui de 15 h 00 ?), beaucoup d'incertitude pour embarquer normalement dessus. Cela ne semble pas organisé ou bien c'est la panique parmi le personnel chargé de l'embarquement.
Ce sont les vacances, c'est aussi le week-end et il y a affluence. L'énervement grandit parmi les passagers, d'autant qu'après ce ferry, le suivant est à 00 h 45 !!!. C'est la grande valse-hésitation sur le terre-plein, et à cause de la panique générale du personnel, la montée des véhicules se fait au compte-gouttes, allongeant encore la durée du désordre.
18 h 00, ça y est ! Nous sommes parmi les tous derniers à embarquer sur le catmaran MS Bodø. C'est vraiment passé de justesse. Les 5 files de véhicules sont remplies. A l'intérieur, dans le grand salon une longue queue se forme instantanément à la cafétéria bien avant le départ. Ensuite, la plupart des passagers s'installent et mangent. Nous pique-niquerons également à bord et Nelly s'offrira une glace.
18 h 15, appareillage. A peine virées les îles à la sortie du port que l'on aperçoit déjà les Lofoten à l'horizon… soit une visibilité proche de 90 km !
Ciel toujours clair, temps calme, mer plate. Traversée agréable à une vitesse de 16 nœuds (soit 29 km/h), donc, pas très chaud sur le pont extérieur en fin de journée. Vers l'arrière, vues sur les montagnes enneigées du continent norvégien, et se rapprochant, "le Mur des Lofoten", fait de montagnes escarpées, paraît infranchissable.
21 h 30, arrivée à Moskenes, petit port tranquille au sud de l'archipel. En contre-jour, les montagnes ont des reflets très sombres dans les eaux du port. L'éclairage est très contrasté, aussi de beaux reflets des bateaux et des rorbuer.
21 h 50, arrivée à Å i Lofoten et installation au camping de Moskenesstraumen à l'extrémité du village. Le Guide du Routard avait raison, pas terrible ! Accueil minimaliste. Cher pour le peu de prestations offertes, nous sommes installés sur un terre-plein exigu et tristounet, coincés entre 2 camping-cars.
Balade à pied jusqu'à l'extrémité du camping (inaccessible aux véhicules), où le site est plus grandiose et sauvage. Nous partons explorer le village et marcher autour du port au milieu des rorbuer rouge sang, bâtis sur pilotis. Ces rorbuer semblent fréquentés par des amateurs de pêche sportive qui ramènent de belles prises : flétans énormes et autres qu'ils découpent ensuite sur place.
Storvik - Å i Lofoten
Jour 12 - Sa 27/06/2009 - Å - Svolær - Handelsand
Petit déjeuner dans la salle commune du camping face à la mer.
08 h 45, départ du camping et déjà arrêtés quelques centaines de mètres plus loin pour photos et films du port de Å, avec ses rorbuer multicolores, des petits chalutiers et les montagnes acérées et à pic en arrière-plan, le tout accompagné par les cris stridents des mouettes. Ce village est la carte postale des Lofoten.
Puis, au port de Reine, les rorbuer rouge sang se détachent des eaux bleues du port et contrastent, là encore, avec les montagnes tombant à-pic brutalement dans la mer. Typique ! Ensuite, arrêt à Hamnøy.
10 h 15, Flakstad, immense plage de sable blanc baignée par une mer turquoise avec montagnes en arrière plan. Paysage surréaliste, inimaginable à cette latitude, et pourtant bien réel. Il ne manque que les cocotiers pour que ce site soit paradisiaque. Résultat, personne, absolument personne sur cette longue plage, si ce n'est 1 ou 2 couples d'huitriers-pie qui courent avec nous sur le sable en lançant des cris stridents.
10 h 30, à l'écart de la route, le port sauvegardé de Nusfjord, là encore, cliché des Lofoten. Péage de 5.50 € par personne (un peu exagéré), pour l'entretien et la conservation du site. Rorbuer jaune et rouge sur pilotis autour d'un petit port en fer à cheval. Dans quelques bâtiments d'époque, espace muséographique concernant la pêche, le travail de la morue et tous les métiers s'y rapportant. Boutique de souvenirs dans une échoppe restée dans son état d'origine. Site très visité.
Arrêt au panorama de Felsa, sur un tertre à l'écart de la route. Vaste point de vue sur une large vallée verdoyante.
12 h 00, détour par la plage d'Haukland, sur la côte nord de l'archipel. Malheureusement, d'épais nuages et du vent fort arrivent sur place en même temps que nous, difficile de rester. Franchement dommage, car c'est une belle plage de sable blanc.
A proximité, et après être passés sous un tunnel, pique-nique sur la plage d'Utakleiv. Ecourté à cause du temps très maussade et du vent froid. Encore dommage, car nous avions une très belle et longue plage face à nous.
13 h 00, passage à Stamsund, courte escale Hurtigruten de l'hiver dernier que nous avons bien du mal à reconnaitre. Retour du beau temps et poursuite par la R815 sur la côte sud de l'archipel par Valberg, dans de beaux paysages de montagnes tombant brutalement dans des plaines marécageuses.
Visite du port de Henningsvær, situé sur une île et accessible par un pont à voie unique réglé par des feux tricolores. Sur fond de montagne abrupte, un port tout en longueur entouré de constructions blanches sur pilotis.
16 h 00, arrêt à Kabelvåg, où se déroule un rassemblement de vieux gréements locaux, ainsi qu'une fête populaire sur la place du village. Une animation que nous n'avons jamais retrouvée ailleurs en Norvège. Les gens sur des tables et des bancs au milieu de la place mangent du poisson ou des crevettes. Un groupe joue de la musique sous un kiosque. Nous achetons 1 litre de crevettes pour le dîner.
A la sortie du village, une très belle église en bois peint en marron est en cours de restauration.
18 h 30, Svolvær. Nous assistons à l'arrivée du MS Polarlys d'Hurtigruten qui débarque son lot de touristes pour des excursions dans l'archipel. Difficile de reconnaitre de jour l'escale faite de nuit et sous la neige l'hiver dernier.
La géographie se prête à l'observation du soleil de minuit et nous voudrions faire du camping sauvage sur la côte nord pour cela. Il fait beau, bien que le ciel ait l'air de se couvrir légèrement et qu'un vent frisquet commence à souffler. Ce soir, nous pique-niquons avant de trouver l'endroit idéal : repas de crevettes.
Plus nous roulons vers la côte nord, plus le temps se couvre. Arrivés à Laukvik, il bruine ! De plus, de la route, nous ne trouvons pas d'accès commode vers la plage ; de toute façon, le soleil à minuit paraît bien compromis.
21 h 00, dépités, nous poursuivons notre itinéraire vers Fiskebol par une petite route qui se transforme vite en piste en traversant des paysages désertiques pendant plusieurs kilomètres. Dans la grisaille, rien pour accrocher le regard, pas une maison, pas une voiture, rien ! Difficile de trouver un endroit sympathique et sûr dans un tel désert pour camper.
21 h 30, en roulant, sur la gauche et bien à l'écart de la route, une petite église isolée et à côté les toits de 2 camping-cars. A gauche toute ! Au bout du chemin, au pied de l'église, une petite place en herbe où stationnent pour la nuit 2 camping-cars immatriculés dans l'Orne.
Installation rapide du campement sous le crachin et café bien chaud.
22 h 30, le temps se dégage timidement. Marche à pied vers le rivage, l'horizon vers le nord rosit à peine. Le soleil reste bien caché derrière les nuages. Raté !
Retour à la voiture pour notre première nuit dans la nature. Aussi, nous pensons que près de l'église, il ne devrait rien nous arriver...
A suivre…
2ème Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie
1ère Partie - ROUEN - ÎLES LOFOTEN
Genèse du voyage L'idée de ce voyage estival en Norvège s'est imposée d'elle-même lors de la croisière que nous avions réalisée sur l'Hurtigruten, l'express côtier de Norvège, fin décembre 2008 et début janvier 2009 entre Bergen et Kirkenes.
Nous étions curieux de connaitre les conditions de luminosité à cette période de l'hiver dans les hautes latitudes et n'avons pas été déçus. De Bergen jusqu'à Bodø, une météo et des périodes de jour à peu près équivalentes à celles que nous connaissons dans le nord de la France à la même époque, avec une infime couche de neige à partir du 3ème jour. Mais une fois franchi le Cercle Polaire Arctique (66° 33' de latitude Nord), et arrivés à Bodø, changement radical d'ambiance, pénombre à partir de 14 h 00, nuit totale vers 15 h 30, et une épaisse couche de neige fraîche dès l'arrivée aux îles Lofoten.
A partir de là, nous progresserons vers le Nord en traversant des paysages enveloppés d'une lumière étrangement bleuâtre, à la fois douce et électrique, réfléchie par la neige qui recouvre tout. Ce bleu blafard devenu omniprésent rend les paysages irréels. Et dans le brouillard, sous les grains de pluie ou de neige, les montagnes bleutées, un ciel cendré et une mer plombée et confuse se fondent en des limites mouvantes et incertaines.
Et il faut faire vite, la brièveté des périodes de jour relatif impose de ne rien perdre de ces bouts de paysages faiblement éclairés. Autant que faire se peut, J-J passe de longs moments sur la coursive extérieure du pont 6 complètement emmitouflé pour se protéger du froid et du vent mordant, le plus souvent à l'avant du MS Trollfjord, à regarder, scruter ou contempler cette fantasmagorie naturelle en perpétuelle évolution.
Nous voulions voir l'hiver dans les régions septentrionales, nous avons donc été gâtés par la luminosité et la météo qui étaient les vedettes de ce voyage hivernal. Mais très vite, sur la coursive du pont 6 du MS Trollfjord est arrivé un profond sentiment de frustration… Ces paysages mystérieux, si beaux sous la neige et dans la pénombre, devraient sans aucun doute être splendides et grandioses sous la lumière estivale.
Les slaloms entre les îles, la vue des côtes escarpées, les arrivées dans les ports, l'été cela doit avoir aussi son charme…
Refaire la même croisière l'été, idéalement en juin ! Pourquoi pas l'été prochain ? Et pourquoi pas en sens inverse, de Kirkenes à Bergen pour avoir une autre vision des choses ? Et quitte à faire un si long voyage, pourquoi ne pas le compléter par un circuit en voiture et visiter l'intérieur du pays ? Pourquoi pas ?
Début janvier 2009, à peine débarqués à Kirkenes, nous savions que nous reviendrons rapidement visiter la Norvège.
Généralités Restait à mettre au point les modalités d'un tel voyage :
· En étudiant la brochure d'Hurtigruten, nous avons compris que dans le sens nord-sud, Kirkenes-Bergen, le transport de la voiture était compris dans le prix du billet des passagers, ce qui incitait forcément à faire le trajet dans ce sens.
· Une escapade au Cap Nord trouvait ainsi sa justification par le fait d'avoir à se rendre à Kirkenes, aux confins du pays.
· Vu les coûts prohibitifs de l'hôtellerie et la restauration en Norvège, le camping s'imposait.
· Et puisqu'il fallait camper, pourquoi ne pas utiliser et transformer le Renault Espace en mini camping-car, alliant ainsi logement, autonomie et indépendance… et économie ?
Et les cogitations ont réellement commencé en mars 2009...
Durée du voyage Avant toute connaissance approfondie des hauts-lieux de la Norvège touristique, l'idée de base était de rejoindre Oslo, puis le fjord de Geiranger, parcourir les îles Lofoten et gagner le Cap Nord avant de se rendre à Kirkenes et embarquer sur l'Hurtigruten. Au retour après Bergen, l'idée était de rejoindre le sud de la Norvège avant de traverser vers le Danemark.
Combien de temps pour réaliser un si vaste programme ? A priori, 3 semaines pour arriver à Kirkenes, 1 semaine à bord de l'Hurtigruten jusqu'à Bergen, 1 semaine pour redescendre à Rouen, donc 5 semaines.
Garde-robe et bagages Premier casse-tête ! Comment s'habiller pour vivre dans des conditions précaires pour une longue durée dans des régions à la météo aussi capricieuse. Nous avons donc prévu les mêmes parkas, sweats polaires et bonnets que l'hiver précédent (et ils nous ont bien servis), des T-sirts et bermudas (ils nous ont servis aussi, mais beaucoup moins), des vêtements de pluie, pulls, avec les changes indispensables, etc, etc… sans négliger les chaussures de randonnée, …mais nous avons oublié les gants !
De plus, nous ne pouvions avoir l'air de campeurs à bord de l'Hurtigruten, nous avions également besoin d'une garde-robe plus élaborée, sans pour autant être grand chic, pour une semaine.
Autant dire que le poids et surtout le volume de ces bagages risquait d'être conséquent. Résultat : une grande valise rigide, 3 ou 4 bagages souples et quantité d'autres petits sacs… rien que pour l'habillement !
En pratique, les bagages les plus usuels restaient dans l'habitacle durant la journée et devaient être transférés tous les soirs sur les sièges avant. La manutention bi-quotidienne de ces bagages ne restera pas le meilleur souvenir de ce voyage.
Heureusement, l'emprunt d'un grand coffre de toit a permis de stocker tout ce qui n'était pas d'utilisation quotidienne, ainsi que la literie (couette, drap, oreillers).
Aménagement de l'habitacle de l'Espace Le problème a priori le plus ardu à résoudre était l'aménagement de l'Espace en un véhicule à tout faire, suffisamment pratique pour faire du tourisme et surtout pour y vivre dans des conditions rustiques (pique-nique, camping), et climatiques incertaines (pluie, froid, vent, etc).
· Une fois les sièges passagers débarqués, il reste dans l'Espace un vaste plancher parfaitement plan de 2.20 m de long et de 1.17 m de large (minimum au niveau du passage des roues AR).
· Sur ce plancher, 7 caisses en plastique de 0.60 x 0.40 m et 0.23 m de hauteur, pour stocker toute l'alimentation emmenée depuis la France.
· Sur ces caisses judicieusement disposées, un "sommier" amovible en trois parties réalisé en contreplaqué de 13 mm d'épaisseur.
· Un matelas gonflable de 1.90 m de long et 1.16 m de large (juste la dimension du passage de roues), opportunément trouvé chez Décathlon.
· Acquisition d'un gonfleur électrique 12 v raccordé sur une prise allume-cigare permettant de gonfler le matelas sans fatigue en moins de deux minutes.
· Réalisation de "rideaux" en tissu occultant tendus sur des tiges souples en fibre de verre assurant une protection vis-à-vis des éventuels indiscrets et aussi une pénombre illusoire au cours des nuits estivales sous les hautes latitudes.

Aménagement extérieur de l'Espace On peut aussi penser qu'une fois ouvert, le vaste hayon arrière de l'Espace prolonge efficacement l'habitacle. C'est en partie en partie exact, à condition que la pluie ne tombe que verticalement et encore… Pour que cela soit réellement confortable, le mieux serait de s'équiper d'un auvent recouvrant entièrement le hayon et débordant largement sur le pavillon (le toit) de l'Espace, avec des joues latérales fixées au sol par des piquets. Rien de tel n'existe dans le commerce.
Fort opportunément, une de nos relations nous procure ce que nous cherchons ou du moins, quelque chose d'approchant. Renault avait commercialisé une série limitée de Kangoo, dénommée "Décathlon" et fournissait avec cette voiture quelques gadgets, dont un abri léger à fixer sur le hayon afin de donner un aspect baroudeur à ce véhicule. Très bien, sauf que le concepteur de cet abri n'a pas été efficacement jusqu'au bout de la bonne idée : un échantillonnage trop léger des tissus et surtout une absence évidente d'étanchéité à la pluie. Si les 3 côtés de cet abri offraient une bonne protection, il n'en était pas ainsi au niveau de la toiture… Néanmoins cet abri, bricolé pour notre Espace, sera surtout utile les jours de vent pour protéger la cuisinière devant ses fourneaux et nous n'aurons pas à regretter de l'avoir emmené.
Restait à résoudre l'étanchéité supérieure de l'installation en cas de pluie violente ou prolongée. Pas d'autre solution que de recouvrir l'ensemble d'une grande bâche en plastique bleu du plus bel effet, elle aussi tendue sur des piquets. Peu esthétique, mais efficace ! Nous n'aurons qu'à nous servir une seule fois de cette bâche sur la route du retour au Danemark.

Matériel Pour le reste, nous avons utilisé le matériel du campeur lambda :
· Une table pliante et deux fauteuils pliants.
· Un réchaud 2 feux et 2 bouteilles de gaz de 2.5 kg (1 seule aurait suffit).
· Une glacière (réfrigérée à l'aide d'une bouteille d'eau que l'on a fait congeler 2 ou 3 fois dans les campings, de moins en moins nécessaire à mesure que nous montions vers le nord !).
· Deux vaches à eau de 10 l, utiles surtout pour la vaisselle des pique-niques du midi et lors des soirées passées en camping sauvage.
· Une valise à pique-nique très pratique pour ranger et protéger toute la vaisselle.
Alimentation Tout, absolument tout a été acheté en France, et globalement l'intendante avait fort bien calculé ses quantités. Cela était réparti dans les différentes caisses en plastique (petit-déjeuner, plats de résistance, dessert, etc…).
La totalité du ravitaillement intégralement fait en France se justifiait pour deux raisons :
· Les coûts prohibitifs généralement pratiqués en Norvège (exemple : fruits vendus à la pièce pour le prix du kilo en France).
· Les étiquetages étant uniquement en norvégien, cela évitait les déconvenues lors de la consommation de produits qui ne correspondent pas obligatoirement à nos goûts.
Nous n'avons complété notre ravitaillement que par du pain (genre pain de mie), que l'on tranche soi-même dans les nombreuses supérettes, et aussi l'achat de pavés de saumon (très bon et relativement abordable, de même que les crevettes en vrac surgelées.
Côté conservation, peu de problèmes, même avec les légumes frais, les fruits et les œufs. Nous avions une glacière que l'on a tenté de refroidir les premiers jours avec une bouteille d'eau glacée dont nous renouvelions la congélation dans les frigos des terrains de camping. Pratique de moins en moins nécessaire au fur et à mesure que nous montions vers le nord et dont nous nous sommes complètement dispensés ensuite (au Cap Nord, il faisait plus chaud dans la glacière qu'à l'intérieur de la voiture… !).
Production d'électricité Un aussi long voyage supposait la prise de nombreuses photos ou vidéos et nous risquions d'être confrontés aux difficultés de recharge des batteries dans des lieux isolés. Nous ne pouvions pas être tributaires que des prises de courant disponibles à rechercher dans des lieux publics. Il nous fallait notre autonomie et notre indépendance électrique.
Nous devions aussi embarquer l'ordinateur portable pour envoyer quelques mails et transférer photos et vidéos pour éviter la saturation des cartes mémoire. Face à l'étendue des besoins électriques, nous nous sommes donc équipés d'un convertisseur de courant 12v/220v de 300 ampères capable de supporter la recharge de l'ordinateur, l'appareil photo, le caméscope et les 2 téléphones portables ! La gestion de la charge de ces différents appareils sera une préoccupation constante durant tout ce voyage
Internet Dès mars 2009, J-J a surfé de longues heures sur la toile pour rassembler le maximum de renseignements pratiques sur le trajet prévu. Ces heures passées en amont ont grandement facilité la réussite du périple.
· Au XXIème siècle, Internet est devenu un outil indispensable pour la préparation de n'importe quel voyage car on y trouve, rien que sur les sites en français quantité d'informations historiques, géographiques, culturelles, humaines concernant le pays à visiter. Les guides papier (Michelin, Routard, etc…), gardant leur utilité au niveau de l'information locale plus détaillée.
· Les sites en anglais sont innombrables et permettent d'accéder à davantage d'informations. La pratique d'un anglais scolaire basique permet néanmoins de naviguer sur ces sites, d'y trouver et d'interpréter le minimum de ces informations, surtout utile pour tout ce qui concerne l'hébergement, les transports, etc…
· La pratique du norvégien aurait été un plus… La consultation de sites en norvégien, donc sans traduction anglaise (et encore moins française), est surtout inécessaire pour la connaissance des horaires et des tarifs des nombreux ferries locaux. Beaucoup de termes s'apparentent à l'anglais ou l'allemand, en mélangeant les deux et après quelques temps, on arrive à s'y retrouver.
· La lecture des forums de voyage, des multiples sites personnels ou de blogs créés par de nombreux camping-caristes à été fort utile. Une vraie mine d'or, tant chacun a sa façon spécifique de voyager, d'insister sur ses points d'intérêt propres (itinéraires, paysages, excursions, rencontres, musées, alimentation, etc…). Il y a toujours quelque chose de positif à retirer de la lecture et la synthèse de tous ces récits, ce qui à permis de peaufiner notre trajet en fonction.
· La consultation de Google Earth est très intéressante. Ce site permet de comprendre la géographie du pays en détail. En superposant les routes sur la vue satellite et en ouvrant les nombreuses photos Panoramio qui sont annexées, on imagine très bien quel itinéraire on va emprunter.
· Internet nous a également été utile pour choisir et réserver les traversées en ferry entre le Danemark et la Suède à l'aller et entre la Norvège et le Danemark au retour
Road book L'itinéraire prévisionnel à d'abord été établi à l'aide d'une carte d'une carte éditée par l'I.G.N. au 1/850.000, complétée par une carte touristique de la Norvège. La consultation du site Via Michelin permettait de déterminer rapidement la longueur et les temps de parcours des différentes étapes. Très vite, on comprend que la connaissance des horaires des ferries locaux détermine l'organisation de l'étape du jour sur certains trajets.
Ce road book comprenait par jour :
· La longueur de l'étape et sa durée prévisionnelle y compris pour les points de passage intermédiaires ou caractéristiques.
· Les sites ou ville à visiter y compris les coûts des visites.
· Les ouvrages à péages (tunnels ou ponts, assez nombreux), et le coût du passage.
· Les ferries avec horaires, durée de traversée et coût.
Arrivés sur place, ce document nous a bien aidé à anticiper l'itinéraire et nous a évité de commettre bien des erreurs de trajet (le G.P.S. nous a également bien servi).
L'élaboration de ce road book devait sans doute être bien faite, car au final le programme a été respecté presque à la lettre. Nous avons fait tout le parcours sans flâner, mais sans jamais nous presser.
Jour 1 - Ma 16/06/2009 - Rouen - Århus (DK)
Donc, nous avons quitté Rouen à 5 h 20, cap sur Århus au Danemark que nous voulions atteindre dans la soirée, soit environ 1.300 km à parcourir essentiellement sur autoroute.
Nelly a conduit jusqu’à Liège que l'on atteint à 09 h 30. Ensuite, J-J a repris le volant pour traverser l’Allemagne. Les autoroutes allemandes sont gratuites, mais on n’en a que pour son argent… La vitesse n’y est en principe pas limitée… sauf signalisation contraire, sauf ralentissement et bouchons, sauf travaux, si bien qu’on n’y roule pas si vite que cela.
Et s’il existe un enfer autoroutier, c’est entre Brème et Hambourg (125 km). Des zones de travaux de 6 kms de long en alternance, avec des voies réduites au plus strict minimum pour le passage d’un camion et d’une voiture avec peu d’espace entre chaque. Dantesque et hyper stressant. Il faut qu’il n’arrive rien sinon cela doit vite tourner à la catastrophe comme on l’a vu dans l’autre sens, avec des bouchons monstrueux sur plusieurs dizaines de kms.
Traverser l'Allemagne sur ces autoroutes infernales (650 km), nous a paru pénible et très dangereux, aussi nous étions bien contents de passer la frontière danoise à 16 h 45. Au Danemark, tout devenait plus calme, peu de circulation, l’autoroute passé à la serpillère et toute la campagne époussetée et passée au peigne fin… Trop propre !
18 h 50, nous sommes fourbus lorsque nous arrivons au camping Blommenhaven à Højbjerg, à 5 km au sud d'Århus. Camping calme dans les bois et en bord de mer.
Nous avions trouvé ce camping sur Internet et le GPS nous a guidés dans un dédale de petites rues dans une banlieue résidentielle avant d'arriver au but. La technologie nous a bien facilité la vie ce soir là, car la recherche de ce terrain aurait été vraisemblablement laborieuse vu notre état de fatigue l'arrivée. Un souci de moins !
Bilan de la journée : 13 h 30 de route et 1.280 kms. Ca fait du bien quand ça s’arrête !!!
Quoi que ! Il a fallu organiser le campement ! Tout retrouver ce qui était tout bien rangé, c'est-à-dire tout soulever et tout fouiller 2 fois avant de mettre la main sur quoi que ce soit ! Galère !
Dans ce camping nous avons découvert et utilisé la cuisine et la salle à manger collectives qui sont de rigueur dans tous les campings scandinaves. Nelly à pu préparer tranquillement le dîner.
Nous avons surtout passé la soirée a essayer d'y voir clair dans notre organisation et à cogiter sur un rangement cohérent du matériel, des bagages, des vivres, de la vaisselle, de la literie sans avoir à tout remuer systématiquement deux fois. L'ampleur de la tâche est démoralisante et avec la fatigue J-J a l'impression que cela ne sera jamais résolu. Pas facile, la vie de nomade !
Jour 2 - Me 17/06/2009 - Århus (DK) - Varberg (S)
07 h 00, réveil après une première nuit plutôt frisquette. En fait, on n’a pas beaucoup dormi ! C'est qu'il a fallu trouver nos marques dans notre Espace. La première cause du froid lors du sommeil provenait du matelas pneumatique. En interposant une mince couverture isolante, le problème a été résolu efficacement dès la nuit suivante.
Nous nous réveillons à l'ombre de grands arbres… Aussitôt, nous déplaçons l'Espace sur un emplacement ensoleillé plus agréable pour prendre le petit-déjeuner, et nous nous réchauffons doucement.
09 h 15, départ du camping après avoir tout rangé dans la voiture. Pas évident d'être efficace. Direction Århus.
10 h 00, visite de Gamle By. A peine à l'écart du centre ville, il s'agit d'un village ancien reconstitué à l'aide de bâtiments traditionnels démontés, transportés et réunis en un même lieu. L'ensemble est fort bien réussi. Sous prétexte de la sauvegarde d'un patrimoine ancien de grande valeur, les concepteurs ont transformé chaque boutique, atelier ou habitation en un musée de l'artisanat et des traditions danoises. Tout ce qui faisait la vie d'un village ancien est ainsi présenté et mis en valeur, parfois avec le concours de personnes en costume d'époque qui fabriquent, travaillent, vendent ou expliquent en situation, comme la boulangère, le tonnelier et même le pasteur… Très intéressant. Nous y resterons une bonne partie de la matinée.
Ensuite, nous avons le temps de faire un détour par le village de Ebeltoft sur la presqu'île de Molls. Nous parcourons ainsi la rue principale d'un village qui a gardé un cachet rustique, une rue typique et animée bordée de jolies façades colorées.
12 h 40, nous gagnons Grenaa, où nous devons prendre le ferry pour la Suède. Nous sommes en avance et pique-niquons sur l'aire d'embarquement avant de passer.
Nous avions réservé notre passage par Internet, aussi les formalités sont réduites à leur plus simple expression. Internet, le G.P.S., l'espace Schengen et l'euro (dans une moindre mesure dans les pays scandinaves), facilitent bien la vie des voyageurs en Europe…
14 h 00, nous embarquons à bord du ferry Stena Nautica, qui visiblement commence à dater (1986), même s'il a tété rénové en 2002. Peu de monde à bord, la traversée s'annonce tranquille.
14 h 25, appareillage de Grenaa. Il fait un temps splendide, inespéré pour la région, grand soleil et chaleur tout l'après-midi, pas de vent apparent. Nous profitons d'autant plus du sun deck pendant les quatre heures que dure la traversée qu'il y a peu de monde à bord.
18 h 40, débarquement à Varberg en Suède après une traversée de rêve.
19 h 00, arrivée au camping de Geteröns, à 4 km au nord du port. Très pratique ! Encore un camping repéré depuis longtemps sur Internet. Il s'agit d'un vaste terrain plat sans arbres, occupé essentiellement par des grosses caravanes sédentaires, pratique courante en Scandinavie.
Nous discutons en mauvais anglais avec notre voisin qui nous indique qu'il y aura du vent et de la pluie durant la nuit. A peine avons-nous terminé la discussion que le ciel si bleu jusque là se voile très rapidement et que le vent se lève.
Nous installons l'auvent Décathlon sur le hayon de l'Espace pour que Nelly puisse cuisiner dans les meilleures conditions. Notre installation intrigue, puis fait sourire les quelques campeurs qui passent devant nous. Nous dinons rapidement sous l'auvent car il ne fait pas bien chaud. Vu le temps qui s’annonce, une p’tite soupe et au lit ! Encore faut-il se retrouver dans notre amoncellement de matériel à l'intérieur de la voiture ! La technique n'est pas encore bien rodée.
21 h 00, coucher. Nelly regarde un film sur l'ordinateur…
Jour 3 - Je 18/06/09 - Varberg (S) - Oslo (N)
A 4 h, il fait grand jour, la pluie se met à tomber et le vent se renforce, mais bien au chaud sous la couette, quel confort !
09 h 00, le vent et la pluie qui l'accompagne ne nous ont pas incité à sortir rapidement de sous la couette. Vu la météo, nous préparons le petit déjeuner dans la cuisine collective et le consommons dans la salle commune à disposition dans le camping. Pratique !
Ensuite, autoroute en Suède. Paysages vallonnés et verdoyants très agréable à regarder : forêts de sapins, champs, etc… sauf que l’on roule sous les grains et les averses, ce qui nous gâche un spectacle qui aurait pu être agréable.
12 h 45, passage de la frontière norvégienne à Svinnesund et aussitôt, premier poste de péage routier. Des douaniers très laxistes regardent stoïquement les voitures et les camions passer… Nous faisons nos premiers tours de roues en Norvège en suivant la route E6 (laquelle route se termine à… Kirkenes, 2 700 km plus loin !).
15 h 00, arrivée à Oslo au camping Ekeberg (encore trouvé sur Internet et guidé par le G.P.S.), par un temps qui semble vouloir s’améliorer. Nous choisissons notre emplacement et empruntons le bus 74 pour nous rendre en ville et qui nous dépose devant le théâtre.
Oslo n’étant pas le but de notre voyage, nous n’y consacrons que la fin de l’après-midi, pour faire une rapide tour sur les quais du nouveau quartier d'Aker Brygge avec ses boutiques et ses terrasses surplombant le port.
Nous visitons le parc Vigeland, célébrissime et immanquable par ses multiples statues de bronze ou de pierre d’hommes, femmes et enfants dans le plus simple appareil, qui symbolisent tous les moments de la vie, de l’enfance à la vieillesse. On aime ou on n’aime pas. Tout cela se termine sur un promontoire où se dresse un gigantesque phallus constitué de corps nus emmêlés. On vous le dit, c’est un must d’Oslo !
Ensuite, découverte du nouvel opéra d’Oslo. Construit au bord du fjord, c’est un bâtiment tout blanc, à l’architecture ultramoderne et audacieuse symbolisant un iceberg, inauguré en 2008. Surprenant mais très réussi. On peut marcher sur les différents plans inclinés assez raides des toitures. Ca vaut le détour !
Une foule endimanchée se précipite à l'intérieur, nous y pénétrons aussi. Ce soir (19 h 00), on joue Elektra de Richard Strauss. Beaucoup de monde autour des différents bars du hall d'entrée et chacun y va de sa coupe avant d'assister au spectacle. Apparemment, c'est l'habitude.
20 h 00, retour au camping Ekeberg. Le ciel se dégage. Ce soir, c'est repas au soleil ! On a quand même gardé la polaire !
Oslo - L'Hôtel de Ville - Le parc de VigelandJour 4 - Ve 19/06/2009 - Oslo - Lillehammer - Lom

04 h 00, le soleil ne doit pas être loin de se lever.
9 h 15, départ d’Oslo par la route E6, route à 2 fois 2 voies sur les premiers kilomètres où l'on roule à bonne allure. Puis, beaucoup de zones de travaux pour prolonger cette voie rapide. Ensuite, nous roulons sur route nationale à double sens, limitée à 80 km/h comme dans tout le pays. Les Norvégiens sont très calmes au volant, ça ne roule jamais très vite, les distances entre véhicules sont telles qu'il est rarissime de pouvoir doubler.
La conduite est plutôt tranquille et finalement, par la force des choses, on finit par conduire comme les autochtones… parce qu'il est impossible d'aller plus vite qu'eux ! Les piétons sont rois : avant même d'avoir l'intention de traverser un carrefour les voitures sont déjà arrêtées pour les laisser passer. Surprenant au début !
11 h 45, arrivée à Lillehammer (où se sont déroulés les Jeux Olympiques d’hiver de 1994). Rapide parcours dans cette agglomération sans cachet particulier, si ce n’est une grande église de style néo-gothique en briques que nous ne pourrons pas visiter à cause d'un service d'inhumation.
Nous arpentons la rue principale Storgata. Il y souffle un vent frisquet, nous sommes en blouson et les autochtones en t-shirt… Au bout de la rue, un marché avec plusieurs vendeurs de produits… français, vendus à des prix norvégiens ! Nous y achetons à prix d’or, une baguette, vendue comme française…
13 h 15, pique-nique à l'écart de la route E6, près du parc d'attractions de Hunderfossen. En fouinant, nous nous installons dans une zone boisée, au soleil et au bord d'un petit étang. Un bel endroit entouré de plusieurs huttes aux toits faits en terre et en mousse. Bucolique à souhait ! Jusque là, nous avions privilégié la route aux paysages. A partir de maintenant, on va se calmer un peu et entrer dans le vif du sujet.
L’après-midi sera donc consacré à la découverte de plusieurs églises dites "en bois debout", spécialité de cette région de la Norvège intérieure. Ce sont des églises datant du Moyen-âge (un peu restaurées), entièrement construites en bois y compris la couverture en lauzes de couleur sombre.
15 h 00, arrêt à Ringebu pour visiter la première de ces églises, un édifice imposant construit à flanc de colline et entouré de son petit cimetière. Nous visitons l'intérieur où il fait très sombre. Peu de fenêtres et des murs en bois goudronné ne favorisent pas la mise en valeur de la décoration.
Arrêt pour voir l'église de Sor-Fron, curieux édifice octogonal datant de 1787, avec un très joli porche. Eglise malheureusement fermée.
Malgré tous nos renseignements, nous n'avons pas été assez malins pour trouver l'église octogonale de Otta. En la cherchant, nous nous trompons de route et nous arrêtons en bordure de la E6 devant l'église toute blanche de Selsverket. Fermée, elle aussi !
17 h 50, à l'écart de l'itinéraire initialement prévu, nous traversons le village de Sel et suivons une petite route sinueuse qui nous mène à Vagamo, où s'élève une magnifique église en bois debout au milieu de son traditionnel cimetière. Très belle église… fermée !
En principe, Vagamo était notre étape du soir, mais visiblement l'unique camping du village ne semblait pas prêt à nous accueillir, quasi désert et de plus, en travaux. Nous poursuivons notre chemin.
18 h 30, arrivée à Lom au camping Nordal Turistheim, assez mal organisé, en bord de route et surplombant une zone d'activités. Nous nous en satisferons, c'est le seul à plusieurs kilomètres à la ronde, et nous nous installons pour la soirée et la nuit.
Après le repas, nous admirons la dernière église en bois debout de la journée à quelques pas de notre camping par une belle soirée ensoleillée. Un très bel édifice, les murs en bois et la toiture en lauze prennent des couleurs chaudes sous le soleil qui décline. Beaucoup de sculptures sur les poteaux et les linteaux arrondis. Vestiges de paganisme, des têtes de dragons ornent également le faîtage de la toiture. Et si ce soir, l'église est ouverte, c'est pour un office et non pour les touristes que nous sommes… Décidément, nous n'aurons pas eu de chance avec la visite des églises aujourd'hui !
Une fête ou une foire se termine dans le centre du petit village, nous parcourons les quelques stands où l'on nous propose du saucisson d'élan ou de renne. Non, non, pas ce soir, merci…
De retour au camping, la vie commence à s’améliorer, le rangement de la nourriture et des vêtements s’organise et les manutentions deviennent moins fastidieuses. Et la météo nous devient globalement de plus en plus favorable.
Jour 5 - Sa 20/06/2009 - Lom - Geiranger - Valldal

Depuis notre arrivée en Norvège, été oblige, nous ne connaissons plus l'obscurité. A 01 h 40, cette nuit, il faisait… grand jour ! Pour peu que le soleil brille dès le matin, cela chauffe rapidement dans le Home Espace, donc ce matin, lever à 7 h 15.
Petit-déjeuner en terrasse et départ à 9 h 15 pour une journée importante du tourisme norvégien : la découverte du fjord de Geiranger, localement dénommé "le plus beau site naturel du monde".
Mais avant cela, il nous faut traverser l'une des régions les plus froides de Norvège (les nombreuses plaques de neige sur les bas côtés de la route l'attestent), puis franchir un plateau aride parsemé de petits lacs, pour enfin parvenir à 1 000 m d’altitude et trouver un grand lac encore complètement gelé et cerné de sommets enneigés. Spectaculaire !
La réputation de la région n'est pas usurpée, aussi lorsque nous sortons de la voiture pour contempler les reflets bleutés de la glace du lac Djupvatn, nous sommes complètement frigorifiés et transis par une petite pluie bien piquante. Pourtant le paysage mériterait que l'on s'y attarde davantage. Toute la surface de ce lac est prise par la glace, la neige recouvre tout jusqu'aux berges, et nous ne sommes qu'à mille mètres d'altitude ! Nous nous refugions quelques instants dans le chalet situé à l'extrémité du lac, où nous trouvons une douce chaleur et où Nelly a déjà repéré sa première boutique de souvenirs…
En face du chalet et à l’écart du trajet, une piste à péage grimpe en lacets serrés et escarpés jusqu'à 1 500 mètres vers le sommet de Dalsnibba, d'où l'on a, paraît-il, une vue grandiose. Les nuages nous rattrapent durant l'ascension et surtout masquent partiellement les sommets environnants couverts de neige, ce qui ne présage rien de bon lorsque nous serons arrivés sur place.
A cause du brouillard, le paysage évolue à chaque seconde et dans le dernier virage les nuages se dispersent quelque peu, nous laissant entrevoir quelques bribes de paysage montagneux.
11 h 15, arrivés à Dalsnibba, en quittant l'Espace, nous sommes surpris. La température est basse, certes, mais nous nous attendions à pire. L'absence de vent, quelques timides rayons de soleil qui filtrent à travers les nuages font que c'est tout à fait supportable. Finalement, l'atmosphère est plus agréable ici qu'auprès du lac Djupvatn, 500 mètres plus bas.
D'une vaste plateforme, nous contemplons un paysage mouvant, changeant en quelques secondes au gré du passage des nuages ou des bancs de brume qui s'effilochent… Des hautes montagnes acérées, des névés sporadiques, les innombrables lacets de la R63 qui serpentent en contrebas et que nous emprunterons dans un moment.
On ne s'y attendait plus, alors que nous sommes encore à l'ombre des nuages, nous pouvons contempler 1.500 m plus bas l'extrémité du fameux fjord de Geiranger inondé de soleil. Magique ! Vu d'ici, il ressemble plus à un lac bleuté serti dans un écrin de montagnes abruptes. Nous restons un bon moment subjugués, planant au dessus de la nature, dominant un paysage en perpétuel mouvement.
L'endroit est fréquenté. Nous devisons un bon moment avec un Français établi à Lillehammer, qui est en excursion avec un groupe d'apprentis d'une école hôtelière. Soudain, dans cet endroit calme et propre à la méditation, nous sommes intrigués par un long grondement sourd qui enfle à mesure. Une grosse moto surgit sur le parking dans une pétarade caractéristique des Harley-Davidson et pilotée par un biker pur jus. Une moto, puis deux, trois, dix, cent, deux cent peut-être, menées par des bikers de circonstance… Toutes les Harley de Norvège sont au rendez-vous. La "Horde Sauvage" investit tout le site dans un énorme tintamarre, les rois de la poignée de gaz provoquent le ronflement des moteurs et les groupes de motards s'invectivent gentiment.
Il est temps de quitter les lieux. Nous reprenons la piste. A la descente, les ravins qui la bordent sont encore plus impressionnants et dans les derniers virages la vue sur le lac gelé est splendide. Un à un, nous enfilons les lacets serrés de la R63 que nous dominions il y a quelques instants du plateau de Dalsnibba et descendons vers Geiranger. Les virages serrés nous laissent quelques splendides échappées sur le fond du fjord.
12 h 15, au cours de la descente, nous pique-niquons sur un promontoire dominant le fjord : un vrai site de carte postale, grandiose ! De ce promontoire, maintenant sous le soleil, nous dominons le petit village et l'extrémité du fjord. De hautes montagnes tombent à-pic, de part et d'autre du fjord argenté. Un paquebot blanc est déjà ancré et un navire Hurtigruten glisse lentement, sans bruit vers son escale, suivi d'un autre paquebot.
Nous restons ainsi un long moment à contempler "le plus beau site naturel du monde". C'est à peine exagéré ! Il fait beau, la température est agréable et l'atmosphère est limpide…
Le village de Geiranger est plutôt touristique et c’est le week-end… autant dire très fréquenté. Beaucoup de Norvégiens sont en promenade et les "bikers" redescendus de Dalsnibba se télescopent avec les croisiéristes des paquebots qui partent en excursion à terre. Un joli désordre !
Nous embarquons sur une vedette touristique qui en 1 h 30, nous permet de voir la partie la plus spectaculaire du fjord et nous ne serons pas déçus. Une navigation somptueuse et grandiose entre des berges quasi verticales, des sommets encore enneigés ; plusieurs belles cascades dévalent les parois sur plusieurs centaines de mètres, tout cela dans un jeu d'ombres et de lumières, de contre-jours ou de couleurs incertaines.
16 h 00, nous reprenons l'Espace. A la sortie du village de Geiranger, nous mettons cap au nord en escaladant "la route des Aigles" qui grimpe de 600 m en 11 virages en épingle à cheveux pour sortir du fjord. Un promontoire marque le point haut de la route : encore une vue à couper le souffle sur la dernière courbe du fjord. Sublime… Et les bateaux qui naviguent nous paraissent bien petits…
Puis, lente redescente vers un autre fjord pour emprunter à 17 h 15 le 1er ferry de notre voyage. Nous attendons quelques minutes à Linge pour traverser le Nordalsfjord en 15 minutes. A peine le temps de descendre de voiture…
17 h 45, nous nous posons au camping d'Uritun, petit terrain tranquille et rustique à la sortie de Valdall. Ambiance familiale, cadre rural au cœur d’une vallée agricole où l’on ne cultive que des fraisiers en plein champ ; ils sont à peine en fleurs !
19 h 00, apéritif, mais un petit vent frais nous oblige à monter l'abri Décathlon pour que Nelly puisse préparer son repas confortablement et ce soir, c'est sérieux, c'est crêpes !
21 h 00, promenade digestive aux abords du camping.
Le lac Djupvatn Le Fjord de GeirangerJour 6 - Di 21/06/2009 - Valldal - Trollstigen - Bæverfjord

Départ du camping de Valldal à 10 h 15. Au bout de quelques kilomètres, arrêt sur un pont face à la chute d’une large rivière dans un éboulis de roches. Une petite maison (en réalité, une mini centrale électrique), est coincée entre les rochers et la cascade. Nous discutons avec quelques membres d’un groupe de français voyageant dans un bus suédois et qui se sont arrêtés en même temps que nous.
Puis, nouvel arrêt aux chutes de Gudbrand. Un torrent tumultueux s’encastre sous la roche dans une gorge très étroite avant de disparaître sous terre. L'aménagement du site est en cours. Tous les cheminements et les garde-corps sont en acier, étrange ! Quel sera le résultat final dans plusieurs mois ?
Nous nous élevons en altitude vers un plateau en suivant une vallée glaciaire quasi désertique enserrée entre des sommets enneigés, entrecoupée de petits lacs. Un ciel pur et une atmosphère limpide, font que la vue porte loin, ce qui augmente encore l’aspect grandiose et les dimensions impressionnantes du site. Epoustouflant !
11 h 30, arrêt au plateau de Stigrøra, qui en fait est un col à 852 m d’altitude. De là, part un chemin menant à un belvédère devenu un site touristique incontournable d’où l’on domine "l’Echelle des Trolls". C'est une route escarpée, ouverte en 1936 mais fermée en hiver, qui en une douzaine de virages en épingle à cheveux escalade littéralement la montagne (pente à 11 ou 12 %, par endroits). Les croisements sont souvent difficiles entre les camping-cars et les nombreux bus de tourisme qui fréquentent l’itinéraire. Là encore, époustouflant !
Du belvédère, très fréquenté, nous disposons d'une vue panoramique sur la longue vallée glaciaire qui mène à Andalsnes. En cours de visite, nous discutons un bon moment avec 3 angevins voyagent en 4x4 (style RAV 4), et qui logent en hytter. Ils redescendent du Cap Nord, où ils ont eu un temps magnifique.
12 h 15, nous empruntons donc cette route escarpée à la descente, et faisons un court arrêt devant la cascade de Stigfossen (haute de 180 m). En quelques coups de volant et pied sur le frein, nous nous retrouvons dans la vallée, au pied de la montagne. Et vu d'en bas, ce n'est pas la montagne mais un véritable mur de 550 mètres de haut que nous venons de dégringoler !
13 h 00, pique-nique en bas de l’échelle des Trolls.
14 h 30, second ferry du voyage entre Afarnes et Sølnes pour traverser le Langfjord. 15 h 00, arrivée à Molde, petite ville agréable au bord d’un large fjord où nous avions fait escale en fin d’après-midi l’hiver dernier. Beau panorama sur les sommets enneigés de l’autre coté du fjord. Nous arpentons la rue principale, comme nous l'avions fait l'hiver dernier ; de jour, tout est si différent. Puis, promenade à pied sur les quais jusqu’à l'Aker Stadion (où doit se dérouler un match de football, ce soir), et le Rica Hôtel, bâtiment contemporain en forme de voile.
17 h 00, arrivée à Kanestraum, le ferry vient juste de partir sous notre nez. L'attente ne sera pas trop longue, une demi-heure. L'endroit est isolé, une minuscule boutique (épicerie, journaux, confiserie), essaie de vivre du trafic des ferries…
Notre bac arrive… Désormais, c'est Nelly qui embarque l'Espace sur les ferries. Le prix des traversées est toujours un forfait voiture et chauffeur compris, les passagers supplémentaires paient séparément. Mais les passagers retraités de plus de 67 ans ne paient que 50% du tarif. En dépit de son jeune âge mais grâce aux cheveux blancs, J-J se permet de gratter quelques couronnes norvégiennes à chaque passage. Malin ! On se demande quand même si les Norvégiens dans leur honnête candeur, peuvent se douter de la filouterie de quelques étrangers astucieux. Nous n'en sommes même pas sûrs !
En 20 minutes nous traversons le Halsafjord et arrivons à Halsa. Un débarcadère au bout d'une route, rien d'autre. Juste après, la route E39 vers Trondheim semble barrée et nous prenons une déviation par la R65, ce qui nous vaut un détour conséquent.
18 h 00, nous nous installons au camping de Bæverfjord, petit terrain paisible et pas cher. La responsable ne parle que norvégien, pas facile de se comprendre.
19 h 00, dîner. La soirée est agréable, ensoleillée. Nous faisons une courte promenade au bout du fjord près du camping. Mais le terrain est marécageux et nous faisons rapidement demi-tour.
La traversée du Halsafjord en ferryJour 7 - Lu 22/06/2009 - Bæverfjord - Trondheim - Vegset

A 05 h 00, le soleil brille, largement au-dessus des montagnes environnantes.
Route 65 vers Trondheim en suivant une longue vallée où règne une forte activité agricole.
11 h 00, arrivée à Trondheim, 3ème ville de Norvège que nous avions déjà visitée l’hiver dernier. Cette fois-ci, le beau temps règne et il fait même chaud. Autant, cette ville était déserte en décembre, autant elle est animée aujourd’hui. Il y a déjà bien du monde aux terrasses des cafés de la rue principale, Munkegata.
Stationnement en centre ville, sur Dronningensgata, juste à côté de la bibliothèque municipale. Pas fait exprès, mais cela tombe bien ! Nous commençons donc par essayer d’envoyer un mail, gratuit depuis cette bibliothèque.
Il faut d’abord trouver un ordinateur libre, puis se familiariser avec les menus et commandes de l’ordi en norvégien, et ensuite taper le message sur un clavier qwerty, sans accents, sans apostrophes, sans cédilles, mais avec des caractères norvégiens inhabituels, tels que ø, æ, å, Ø, Æ, Å. Mais, on a réussi et le message est bien parvenu à tous ses destinataires.
Nelly est en manque et veut absolument trouver une boulangerie pour y acheter du pain : gageure en Norvège, où nous n’avons pas encore vu ce genre de boutique. Près du marché, nous pénétrons sans conviction dans une galerie marchande. Et, bien en vue au milieu de cette galerie… une boulangerie-viennoiserie vend… des "baguettes françaises" (écrit tel quel sur les étiquettes), mais le prix, lui, reste norvégien ! Et même la vendeuse s’exprime en français.
Avec l’Espace, nous nous déplaçons dans le quartier de Bakklandet. Pique-nique ensoleillé sur un terre-plein sur la rivière Nidelva, face aux entrepôts multicolores. Au même endroit, le 31 Décembre, nous étions sous les bourrasques de neige fondue.
Passage sur le vieux pont Gamlebybru, puis montée à la forteresse de Kristiansten Festning, construction blanche et massive. Depuis les talus en herbe, quelques points de vue sur la ville et le fjord.
Retour à la voiture par les rues de Nedre Bakklandet, bordées de maisons anciennes et colorées.
15 h 00, repris la route par la E6 via Levanger et Steinkjer au fond du fjord de Trondheim.
Poursuite sous une averse orageuse en longeant le lac de Snåsa,
18 h 10, au bout du lac, nous trouvons le camping de Vegset. Personne à la réception, entrée libre, le gérant passera plus tard… Il y a même un tableau avec les clés des hytter à disposition avec une boite à lettres pour déposer l’argent le lendemain matin… Installez-vous ! C’est la Norvège…
Mais l’orage menace… D’où une grosse hésitation pour installer notre campement. Avant toute décision, petite balade dans le camping et sur les bords du lac. Dans le camp, il y a beaucoup de caravanes avec des avancées, des auvents en dur, terrasses en bois, etc… dénotant un aménagement en plusieurs phases. Sans doute une astuce pour contourner un règlement particulier ?
19 h 30, début de l’orage. Finalement, on se réfugie dans une hytte (280 NOK) pour 4 personnes. Un peu sombre, équipée d’un frigo, four électrique et 2 plaques chauffantes, chauffage électrique que l’on n’a pas utilisé, éclairage et prises de courant. Couvertures et oreillers. Mais pas d’eau, il faut utiliser les installations communes, (sans doute à cause du gel en hiver).
Pendant que l’orage se déchaîne, on est au sec et l’on dîne sur une vraie table. De plus, on a pu recharger tous les appareils électriques à bloc.
Finalement, ce choix s’avérera judicieux, car le lendemain matin, il pleut encore.
Trondheim - Les anciens hangars sur les rives de la NidelvaJour 8 - Ma 23/06/2009 - Vegset - Brønnøysund - Thorghatten

Il a plu toute la nuit. Réveil à 07 h 30. Il crachine et la visibilité est mauvaise. On regrette encore moins d’avoir choisi la hytte. P’tit dej à l’abri, puis rangement dans l’Espace de toutes les caisses qu’on avait du sortir. Finalement, la hytte c’est contraignant ; et en plus il faut nettoyer la hutte.
A 08 h 30, le gérant du camping vient réclamer son dû. Nous redéposerons la clé au tableau en partant !
Départ vers Grong, puis bifurqué par la R775, toute petite route étroite et sinueuse. Nous slalomons au ralenti entre les moutons éparpillés sur la chaussée et les accotements. Imprévisible et dangereux, surtout à la sortie des virages, ces animaux n’ont vraiment pas conscience du danger !
A Høylandet, nous rejoignons la R17, la route côtière touristique (Kystriksveien), que l’on va suivre jusqu’à Bodø pendant près de 600 km.
Paysages vallonnés, rivières, belles forêts de sapins, fonds de fjords sous la pluie intermittente rendant les vues bouchées.
12 h 30, arrivée sous la pluie à Holm pour prendre le 4ème bac du voyage. A cause de la pluie, pique-nique dans la voiture dans la file d’attente. Traversée du Bindalsfjord jusqu’à Vennesund en 20 minutes sur un gros ferry, 4 files de véhicules, grands salons, boutique bien achalandée, cafétéria où tous les Norvégiens mangent des hot-dogs faits de grosses saucisses genre Francfort. Le temps encore bouché nous empêche de gambader sur le pont extérieur
En débarquant du ferry, la visibilité semble vouloir s’améliorer doucement. Le paysage change aussi, devient plus maritime et pourrait rappeler certains coins de Bretagne nord.
14 h 30, arrêt à Vik pour visiter par hasard une église en bois (et miracle, elle est ouverte !). L’extérieur est couleur blanc et caramel. On a pu visiter l'intérieur peint en rose et mauve, décoration minimaliste, orgue contemporain, et une belle galerie de portraits des anciens pasteurs.
15 h 30, arrivée à Brønnøysund. Ville et port tout en longueur sans cachet exceptionnel. Quelques courses dans un supermarché, avec de super prix… surtout les fruits. On a eu bien raison de faire le maximum de ravitaillement au départ de France !
Sur le port, Nelly visite une petite galerie marchande, pendant que J-J regarde l'arrivée par le nord du MS Lofoten d’Hurtigruten.
17 h 00, arrivée au site de Torghatten et installation au camping du même nom au pied du rocher. Nous trouvons un emplacement exceptionnel en bord du sund avec une jolie vue sur les sommets du continent. Idéal… sauf que le gérant du camp vient allumer un feu de camp à notre vent, sans doute pour célébrer la Saint-Jean, mais est-ce la vraie raison ?
Sans tout comprendre, nous préférons déménager pour ne pas être enfumés, et trouvons un autre endroit près d’une mini-plage. Beaucoup de camping-cars en passagers.
18 h 00, marche vers le trou du rocher de Torghatten. Ce gigantesque trou est une curiosité géologique creusée par la mer dans des temps immémoriaux. Il traverse de part et d'autre un immense rocher en forme de chapeau de gendarme. Inhabituel, ici, on ne tombe pas dans le trou, on y monte ! 125 m à gravir dans la caillasse avant de pénétrer dans le fameux trou, qui fait 160 m de long, 20 de large et 30 de hauteur. Il faut redescendre un escalier en bois pour atteindre la base d'une vaste salle, et vers le sud il y a une jolie vue sur un semis d’îles basses à perte de vue et une ferme isolée en 1er plan.
21 h 00, balade à pied aux abords du camping au fond d’une anse. Nous repérons de nombreux bigorneaux, on s’équipera mieux la prochaine fois. Les nuages se déchirent et l’on comprend que le soleil n’est pas pressé de se coucher…
Jour 9 - Me 24/06/2009 - Thorghatten - Nesna
Grand soleil dès le matin.Peu après Brønnøysund, ferry entre Horn et Anddalsvåg pour traverser le Vellfjord avec un peu d’attente. Continuation sur la R17.
11 h 30, arrivée à Fjorvik et attente du second ferry de la journée. Promenade à pied sur le port de plaisance et dans le hameau.
12 h 05, ferry pour Tjøtta. Très agréable traversée d’une heure dans un enchevêtrement d’îles et d’îlots, sous un ciel sans nuage, un chaud soleil et une forte luminosité. L'eau du fjord est d'un bleu intense, inimaginable pour la région. Passé tout le temps sur le pont pour admirer un paysage magnifique : une grande île de roche rouge, d’autres vert sombre, plantées de sapins, et la face orientale du massif des 7 Sœurs en arrière-plan. Discuté avec un couple de Liégeois, vus à Torghatten, qui circulent dans un gros camping-car gris et qui font leur deuxième voyage en Norvège.
Pique-nique peu après Tjøtta, juste au bord du Velsnfjord avec de jolies montagnes en arrière-plan. Un endroit très calme propice au repos.
Arrêt à la nécropole russe (2ème guerre mondiale), minimaliste.
Arrêt à l’église médiévale d'Alstahaug construite en pierre dans un très joli cadre verdoyant près de la mer. A l'intérieur, belle chaire et tableaux en bois sculpté et polychrome. Curieux clocher à bulbe. Comme souvent en Norvège, cimetière bucolique et bien entretenu autour de l’église, avec quelques "pierres" tombales en fonte. Très bel ensemble.
Longé le versant occidental du massif des 7 Sœurs avant d’arriver à Sandnessjøen, petite ville vite visitée : la rue principale et le port sont d’un intérêt réduit.
Passage sur le haut pont à haubans de Helgelandbru (devenu gratuit) franchissant l’étroit Leirfjord.
17 h 00, 3ème ferry du jour à Levang pour rejoindre Nesna. A l'embarcadère de Levang, cadre typique de Norvège avec des huttes de pêcheurs rouge sang construites sur pilotis. Traversée du Ranafjord en longeant des côtes verdoyantes parsemées de grosses exploitations agricoles en bordure du fjord. L'activité est intense, c'est la période des foins. Belles montagnes enneigées dans le lointain. Cadre splendide.
Installation au camping de Nesna, intégré dans un motel-centre de vacances (!?), à faible distance du village et du débarcadère du ferry, et en bordure de fjord. Accueil sympathique. Parties communes bien équipées, cuisine, salle de repos et de télé. Terrain très agréable.
Pêche aux bigorneaux devant le campement, belle récolte. Après le repas de bigorneaux et de crêpes, promenade à pied jusqu’à l’église du village et au port, toujours sous le soleil.
Transfert des photos et des films dans la salle télé du camping.
22 h 50, le soleil qui brille toujours passe derrière les montagnes et nous nous couchons au grand jour. En fait, nous sommes à 120 km du Cercle polaire et il n’y a maintenant plus de nuit.
En résumé, une journée exceptionnelle.
Le VelsnfjordJour 10 - Je 25/06/2009 - Nesna - Svartisen - Reipa

Grande luminosité durant toute la nuit. 06 h 45, réveil sous un grand soleil et déjà (!) la chaleur.
08 h 20, tenue vestimentaire d'été (T-shirt et bermuda), départ et trajet par une route longeant des fjords tranquilles donnant de beaux reflets dans l'eau calme ainsi que des cimes enneigées en arrière-plan, (Sjonafjord).
10 h 00, arrivée à Kilboghamn, soit un parcours de 90 km en 1 heure 50 ! Il ya déjà une longue file de voitures et un bus pour emprunter un ferry qui paraît bien petit. Suspense, jusqu'à ce qu'arrive notre tour. Montera, montera pas ? Finalement, on rentre, mais de justesse ! Le bac suivant était 2 heures plus tard.
Toujours du très beau temps, mais bizarrement, un petit vent frisquet oblige à trouver un abri sur le pont du ferry. Belle navigation de 70 minutes en slalomant entre de nombreuses îles. Passage du Cercle Polaire (annoncé par l'équipage), et devant la boule métallique marquant le lieu : 66°33' N immortalisée par tous les photographes du bord.
Débarquement à Jetvik, puis pique-nique express au fond du beau Tongsfjord, chassés par un vent glacial et surtout des mouches très agressives.
Toujours sous un franc soleil, courte traversée du Skardsfjord, entre Ågskardet et Forøy. Du ferry, on a quelques vues sur le sommet du glacier Svartisen.
Arrêt à Braset sur le Hollandsfjord, pour plusieurs points de vue sur l'Engabreen, bras du glacier Svartisen se jetant pratiquement dans le fjord. Pris une vedette pour traverser le fjord et rejoindre la base de l'Engabreen, mais il reste 3,6 Km à faire à pied avant d'y parvenir. Chemin très facile au début, malgré la forte chaleur (eh, oui !), devenant plus difficile au pied du glacier sur la roche polie et lissée au fil des siècles par l'avancée du glacier. Il y a même des chaînes pour s'agripper à la montée. Dur ! Finalement, on cale en cours de route, aussi à cause de la chaleur. (Ce sera en réalité, la journée la plus chaude de ce voyage).
On a toutefois de très belles vues du glacier et du fjord qui brillent de mille éclats sous le soleil. ("Le soleil fait pétiller la mer", dixit Nelly). C'est vraiment magnifique. Sans toucher la glace, nous en sommes assez près et malgré tout, cette balade devait être faite.
Retour à la voiture et poursuite en empruntant les tunnels de Glomfjord. Trois tunnels à la suite de 7 km,1 km et 2 km de long avant d'arriver à Ørnes.
Camping à Reipa, 5 km après Ørnes, dans un terrain quasiment vide, exposé au vent et à l'ombre des montagnes avoisinantes, donc très froid.
Promenade à pied sur une grève des environs.
23 h 30, le soleil brille nettement au-dessus de l'horizon entre les 2 montagnes au nord du camp.
Le terrain de camping de ReipaJour 11 - Ve 26/06/2009 - Reipa - Bodø - Å i Lofoten
Toujours du grand soleil au réveil09 h 45, départ du camping. Nombreux arrêts le long des fjords, notamment à Storvik et sa longue plage de sable (mer bleue intense), et au lac de Valnes, avec quelques abris colorés et plusieurs barques échouées sur les berges.
12 h 00, arrêt au pont de Saltstraumen pour voir les courants entrant ou sortant du Skjerstadfjord, par un goulet de 150 m de large (± 400 millions de m3/h à 28 nœuds aux plus fortes marées). Descente à pied sous le pont sur la rive est. Nous arrivons à la fin du jusant, donc rien d'extraordinaire, mais en un quart d'heure le flot arrive et le phénomène s'accélère. L'eau défile alors très vite et bruyamment ; marmites et tourbillons sont en évolution permanente : impressionnant. Pique-nique sur place accompagnés de nombreux pêcheurs ou curieux venus, comme nous, regarder l'eau passer.
Nous montons à pied sur le pont pour avoir une vue d'ensemble du phénomène et ne sommes pas déçus, c'est encore plus spectaculaire, surtout de voir à quelle vitesse l'eau rentre dans ce fjord. De plus, très beau panorama sur l'amont du fjord et les montagnes enneigées vers le sud.
Fin de la route 17 à Løding, un très bel itinéraire de près de 600 km réalisé en 3 jours ½ et qui méritait d'être fait, bien mis en valeur par une météo exceptionnelle.
15 h 45, arrivée à Bodø à l'embarcadère du ferry pour Moskenes (Lofoten). Sur le vaste terre-plein, déjà beaucoup de monde à attendre sur 6 files. Il semble que suite à une avarie, le ferry de 15 h 00 ait deux heures de retard, et que la file d'attente soit en conséquence ! Nous n'avons pas réservé notre passage. Donc, suspense et patience !
Le MS Trollfjord d'Hurtigruten est à quai. Nous étions à cette même escale le 1er Janvier dernier, mais sous une météo et une luminosité bien différente.
16 h 30 Petit tour rapide en ville. Peu d'intérêt, ce que nous savions déjà.
17 h 00, retour à l'embarcadère. Un ferry vient d'arriver (celui de 15 h 00 ?), beaucoup d'incertitude pour embarquer normalement dessus. Cela ne semble pas organisé ou bien c'est la panique parmi le personnel chargé de l'embarquement.
Ce sont les vacances, c'est aussi le week-end et il y a affluence. L'énervement grandit parmi les passagers, d'autant qu'après ce ferry, le suivant est à 00 h 45 !!!. C'est la grande valse-hésitation sur le terre-plein, et à cause de la panique générale du personnel, la montée des véhicules se fait au compte-gouttes, allongeant encore la durée du désordre.
18 h 00, ça y est ! Nous sommes parmi les tous derniers à embarquer sur le catmaran MS Bodø. C'est vraiment passé de justesse. Les 5 files de véhicules sont remplies. A l'intérieur, dans le grand salon une longue queue se forme instantanément à la cafétéria bien avant le départ. Ensuite, la plupart des passagers s'installent et mangent. Nous pique-niquerons également à bord et Nelly s'offrira une glace.
18 h 15, appareillage. A peine virées les îles à la sortie du port que l'on aperçoit déjà les Lofoten à l'horizon… soit une visibilité proche de 90 km !
Ciel toujours clair, temps calme, mer plate. Traversée agréable à une vitesse de 16 nœuds (soit 29 km/h), donc, pas très chaud sur le pont extérieur en fin de journée. Vers l'arrière, vues sur les montagnes enneigées du continent norvégien, et se rapprochant, "le Mur des Lofoten", fait de montagnes escarpées, paraît infranchissable.
21 h 30, arrivée à Moskenes, petit port tranquille au sud de l'archipel. En contre-jour, les montagnes ont des reflets très sombres dans les eaux du port. L'éclairage est très contrasté, aussi de beaux reflets des bateaux et des rorbuer.
21 h 50, arrivée à Å i Lofoten et installation au camping de Moskenesstraumen à l'extrémité du village. Le Guide du Routard avait raison, pas terrible ! Accueil minimaliste. Cher pour le peu de prestations offertes, nous sommes installés sur un terre-plein exigu et tristounet, coincés entre 2 camping-cars.
Balade à pied jusqu'à l'extrémité du camping (inaccessible aux véhicules), où le site est plus grandiose et sauvage. Nous partons explorer le village et marcher autour du port au milieu des rorbuer rouge sang, bâtis sur pilotis. Ces rorbuer semblent fréquentés par des amateurs de pêche sportive qui ramènent de belles prises : flétans énormes et autres qu'ils découpent ensuite sur place.
Storvik - Å i LofotenJour 12 - Sa 27/06/2009 - Å - Svolær - Handelsand
Petit déjeuner dans la salle commune du camping face à la mer.08 h 45, départ du camping et déjà arrêtés quelques centaines de mètres plus loin pour photos et films du port de Å, avec ses rorbuer multicolores, des petits chalutiers et les montagnes acérées et à pic en arrière-plan, le tout accompagné par les cris stridents des mouettes. Ce village est la carte postale des Lofoten.
Puis, au port de Reine, les rorbuer rouge sang se détachent des eaux bleues du port et contrastent, là encore, avec les montagnes tombant à-pic brutalement dans la mer. Typique ! Ensuite, arrêt à Hamnøy.
10 h 15, Flakstad, immense plage de sable blanc baignée par une mer turquoise avec montagnes en arrière plan. Paysage surréaliste, inimaginable à cette latitude, et pourtant bien réel. Il ne manque que les cocotiers pour que ce site soit paradisiaque. Résultat, personne, absolument personne sur cette longue plage, si ce n'est 1 ou 2 couples d'huitriers-pie qui courent avec nous sur le sable en lançant des cris stridents.
10 h 30, à l'écart de la route, le port sauvegardé de Nusfjord, là encore, cliché des Lofoten. Péage de 5.50 € par personne (un peu exagéré), pour l'entretien et la conservation du site. Rorbuer jaune et rouge sur pilotis autour d'un petit port en fer à cheval. Dans quelques bâtiments d'époque, espace muséographique concernant la pêche, le travail de la morue et tous les métiers s'y rapportant. Boutique de souvenirs dans une échoppe restée dans son état d'origine. Site très visité.
Arrêt au panorama de Felsa, sur un tertre à l'écart de la route. Vaste point de vue sur une large vallée verdoyante.
12 h 00, détour par la plage d'Haukland, sur la côte nord de l'archipel. Malheureusement, d'épais nuages et du vent fort arrivent sur place en même temps que nous, difficile de rester. Franchement dommage, car c'est une belle plage de sable blanc.
A proximité, et après être passés sous un tunnel, pique-nique sur la plage d'Utakleiv. Ecourté à cause du temps très maussade et du vent froid. Encore dommage, car nous avions une très belle et longue plage face à nous.
13 h 00, passage à Stamsund, courte escale Hurtigruten de l'hiver dernier que nous avons bien du mal à reconnaitre. Retour du beau temps et poursuite par la R815 sur la côte sud de l'archipel par Valberg, dans de beaux paysages de montagnes tombant brutalement dans des plaines marécageuses.
Visite du port de Henningsvær, situé sur une île et accessible par un pont à voie unique réglé par des feux tricolores. Sur fond de montagne abrupte, un port tout en longueur entouré de constructions blanches sur pilotis.
16 h 00, arrêt à Kabelvåg, où se déroule un rassemblement de vieux gréements locaux, ainsi qu'une fête populaire sur la place du village. Une animation que nous n'avons jamais retrouvée ailleurs en Norvège. Les gens sur des tables et des bancs au milieu de la place mangent du poisson ou des crevettes. Un groupe joue de la musique sous un kiosque. Nous achetons 1 litre de crevettes pour le dîner.
A la sortie du village, une très belle église en bois peint en marron est en cours de restauration.
18 h 30, Svolvær. Nous assistons à l'arrivée du MS Polarlys d'Hurtigruten qui débarque son lot de touristes pour des excursions dans l'archipel. Difficile de reconnaitre de jour l'escale faite de nuit et sous la neige l'hiver dernier.
La géographie se prête à l'observation du soleil de minuit et nous voudrions faire du camping sauvage sur la côte nord pour cela. Il fait beau, bien que le ciel ait l'air de se couvrir légèrement et qu'un vent frisquet commence à souffler. Ce soir, nous pique-niquons avant de trouver l'endroit idéal : repas de crevettes.
Plus nous roulons vers la côte nord, plus le temps se couvre. Arrivés à Laukvik, il bruine ! De plus, de la route, nous ne trouvons pas d'accès commode vers la plage ; de toute façon, le soleil à minuit paraît bien compromis.
21 h 00, dépités, nous poursuivons notre itinéraire vers Fiskebol par une petite route qui se transforme vite en piste en traversant des paysages désertiques pendant plusieurs kilomètres. Dans la grisaille, rien pour accrocher le regard, pas une maison, pas une voiture, rien ! Difficile de trouver un endroit sympathique et sûr dans un tel désert pour camper.
21 h 30, en roulant, sur la gauche et bien à l'écart de la route, une petite église isolée et à côté les toits de 2 camping-cars. A gauche toute ! Au bout du chemin, au pied de l'église, une petite place en herbe où stationnent pour la nuit 2 camping-cars immatriculés dans l'Orne.
Installation rapide du campement sous le crachin et café bien chaud.
22 h 30, le temps se dégage timidement. Marche à pied vers le rivage, l'horizon vers le nord rosit à peine. Le soleil reste bien caché derrière les nuages. Raté !
Retour à la voiture pour notre première nuit dans la nature. Aussi, nous pensons que près de l'église, il ne devrait rien nous arriver...
A suivre…
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